Pour conclure notre série dédiée aux élections européennes de 2024, nous vous proposons une interview de Max Orville, député européen français. Ce parlementaire a la particularité d’être un Français de l’étranger par sa naissance, en effet il a vu le jour en 1962 dans la jeune république de Côte d’Ivoire, indépendante depuis 1960.
« Je me considère comme un Français de l’étranger et comme un expatrié »
Max Orville, député européen français – MoDem/RENEW
Candidat en 24ᵉ position sur la liste Renaissance aux élections européennes de 2019 pour le compte du MoDem, il entre au Parlement européen en mai 2022, à la suite de la nomination de Chrysoula Zacharopoulou au gouvernement comme secrétaire d’Etat à la francophonie.
Max Orville
Les Français de l’étranger, des Européens comme les autres
Les Français de l’étranger sont souvent installés dans l’Union européenne (environ 50% des 3 millions d’expatriés). Même s’ils ont posé leur valise sur un autre continent, ces Français peuvent compter sur l’Union européenne et la solidarité des Etats membres.
Revenant sur le travail des parlementaires entre Bruxelles et Strasbourg, Max Orville nous rappelle que tous les Français sont égaux face aux autres Européens et dans leur pays d’accueil aussi comme ailleurs.
« Je suis là pour tous les Européens, expatriés y compris »
Max Orville, député européen français – MoDem/RENEW
Quel compatriote vivant loin de l’Hexagone n’a jamais été touché par un profond sentiment de nostalgie ? Vivre loin de sa patrie de naissance c’est, certes, s’offrir la possibilité de tracer librement un itinéraire de vie singulier, loin du déterminisme des origines, et de se mêler au bouillonnement du monde. Mais vivre loin implique aussi de ressentir le poids de la distance quand on a laissé derrière soi des êtres chers et des terres aimées qu’on ne reverra que pour les vacances ou tout simplement jamais. La nostalgie faite du pincement au coeur de celui qui est parti n’est jamais loin.
« De la Lettre à France de Polnareff aux Lettres à la France du site Lesfrançais.press »
Quand Michel Polnareff écrit en 1977 sa « Lettre à France », il compose une ode languissante au pays qu’il a dû quitter précipitamment quatre ans plus tôt pour vivre en exil aux Etats-Unis. Cette chanson à succès est aussi un hommage à France Gall avec qui Polnareff a connu une idylle malheureuse.
A l’image de cette missive enflammée devenue célèbre, j’ai voulu interroger des compatriotes sur leur rapport intime à la France, sur leurs amours, souvent à l’origine de leur itinéraire de vie, les faire parler de leurs sentiments liés à une expatriation pas seulement décrite sous l’angle des choix professionnels, mais vécue à travers des anecdotes de vie, des rencontres, des virages négociés ou des bifurcations soudaines.
Nous avons demandé à nos interlocuteurs trois choses : de rédiger l’ébauche de leur propre « Lettre à France » et de me fournir la photographie de deux lieux chers et évocateurs, en France et dans leur lieu de résidence à l’étranger.
De cette mosaïque de mots et d’images se dégagent les portraits personnels de ces compatriotes de l’étranger qui forment la mosaïque de la France d’outre-frontière en même temps que les réminiscences de la France d’hier et d’aujourd’hui.
Varsovie, un soir de printemps. Un petit bar du centre aux lumières tamisées. Je suis attablé avec Pierre-Yves Heleut, Breton charpenté à l’oeil rieur et au sourire parfois mélancolique.
Le Breton de Rungis s’installe à Varsovie pour l’amour de Gosia, la fille au pair :
« Je pars à 27 ans en Pologne. C’est ma première escale. Je suis alors un Breton de Paris et je vis un célibat un peu fou-fou dans le Paris libéré de 1996 ».
Je bosse alors à Rungis dans l’import-export de fruits exotiques. Rungis ça brasse mais je rêve de partir loin. J’ai le virus de l’ouverture qui est arrivé tout petit. Mon père était prof d’anglais et avec lui j’ai eu la chance de voyager très jeune, dans des pays d’Europe, en camping. On bourlinguait en famille et c’était l’aventure. Mes premiers souvenirs de gamin sur la route c’est quand en 1985 on a un accident dans une Opel Ascona miteuse sur la route du Péloponnèse. On est secouru par un car entier qui s’arrête pour nous. En 86 on file en Hongrie. C’est juste après Tchernobyl. On appelle le ministère des Affaires étrangères pour être informés sur la radioactivité. On nous rassure et on se baigne tranquillement dans le lac Balaton. Aujourd’hui encore quand j’ai des réactions cutanées bizarres je me dis que c’est ça. Avec ces voyages j’apprends une première leçon : tu as autant de plaisir d’être chez toi que de revenir chez toi.
« Quand tu es Nord finistérien, être à Paris c’est synonyme de stagnation »
Quand tu es Nord finistérien, être à Paris c’est synonyme de stagnation. J’ai une grosse crise d’étranger. J’ai besoin de m’impliquer dans une autre culture et dans une autre langue. J’avais besoin de connaître les autres pour me connaître aussi. La personne que je rencontre est polonaise. Elle aurait été turque j’aurais été à Istanbul. Notre rencontre ? Ce jour-là je suis en train de regarder Téléfoot en pyjama, j’ai les yeux et les cheveux collés. Mon pote arrive et me dit « y a un pique-nique dans les jardins de Vincennes. J’hésite, je suis crevé. « Pierrot, fais pas le con, y aura des filles, viens ». Je suis au Kremlin-Bicêtre, avenue Eugène Thomas, on fonce.
J’arrive là-bas au bois : les filles sont toutes filles au pair. Mon pote drague une jolie Tchèque et moi dans le lot j’accroche avec une très jolie Polonaise. C’est l’époque des rollers. Je la revois, on fait deux sorties rollers ensemble.
«Avec mon appendicite, j’ai pensé qu’on ne se reverrait jamais »
Un soir où je suis avec elle, je bois trois gorgées d’un demi et j’ai des nausées. J’étais tellement dans les émotions à son contact que je pensais que ça venait de là. Je rentre chez moi à la peine. Je suis en train de faire en réalité une appendicite aiguë. L’hôpital me prend en extrême limite.
Mais du coup je ne vais pas au rendez-vous qu’on s’était fixé pour le lendemain. A l’époque il n’y a pas de portable. Je n’ai qu’un numéro de fixe. Après deux ou trois tentatives infructueuses je laisse un message à son attention. J’ai fait en sorte qu’elle me rappelle à la clinique et qu’elle passe me voir. Je pense que je la reverrai jamais. Qu’elle est sûrement furieuse du rendez-vous raté. Mais elle débarque et je lui explique tout. L’appendicite qui m’a cloué au lit. Elle comprend. On aurait pu tout bonnement se rater.
« A Montmartre, on se donne notre premier baiser, il ne manquait plus que Doisneau pour immortaliser ça »
On va manger une glace à Montmartre à côté du Sacré-Coeur pour fêter ça. On se donne notre premier baiser sur les marches. Il ne manquait plus que Robert Doisneau pour immortaliser la scène.
Elle m’accueille dans sa famille au pair, une famille très riche dans le 16ème arrondissement qui possède même une maison en Sologne et une autre à Saint-Jean-de-Luz. La famille est très heureuse que la fille au pair ait trouvé un « petit Français » et ils sortent systématiquement une bouteille de très bon vin blanc pendant qu’on garde les enfants. Je suis aux anges.
Au bout de deux mois les choses sérieuses commencent. Elle vient habiter chez moi, quitte le circuit fille au pair. Après une soirée arrosée à Montmartre je lui promets d’aller m’installer dans son pays et d’apprendre sa langue. Elle éclate de rire. On passe 6 mois en France ensemble et l’envie profonde d’étranger, l’appel d’un autre pays monte, monte en trombe.
Au bout de 6 mois je rencontre sur Rungis une société qui veut ouvrir une filiale en Pologne. Je prends un job d’acheteur alors que je n’ai jamais rien acheté de ma vie.
« 3 avril 2000, on atterrit en Pologne, mais où est passé le petit mec avec des lunettes et notre bagage ? »
3 avril 2000 on atterrit donc en Pologne. On montait l’entreprise de zéro. Des semi-remorques étaient partis de Paris et nous nous étions partis avec nos valises de Roissy. On avait fait le plus grand Bigos (sorte de choucroute polonaise) du monde lors de notre soirée de départ en France. Nos amis nous avaient offert chacun un sac de voyage. On arrive à Roissy en surpoids avec quatre valises chacun. On est bloqué. On ne peut pas abandonner nos bagages. Comment faire ? J’avise une personne seule que je charge de prendre notre valise en surplus. Un petit mec avec des lunettes. Il enregistre le bagage de Gosia.
Mais coup du sort : l’hôtesse nous annonce qu’on ne part plus à cause du surbooking.
On atterrit donc plus tard par un autre avion. Gosia est très contente de retrouver son pays mais… a perdu son bagage avec toutes ses affaires de fille au pair… Et le petit mec à lunettes qui a pris l’avion avant nous est introuvable. On va passer nos premiers temps en Pologne à remplacer les affaires perdues. Un jour la soeur de Gosia l’appelle et lui dit qu’elle a reçu une lettre bizarre. La trace de la valise est retrouvée. On a une adresse de contact. On y va. Le petit mec à lunettes nous reçoit dans son appartement et il est d’humeur glaciale. On lui donne alors le Cognac et le Champagne qu’on a achetés pour lui. Sa femme arrive, ça détend l’atmosphère. On se marre, et ils deviennent des amis pour la vie, des amis très proches qu’on a gardés jusqu’à aujourd’hui. Et Gosia a retrouvé sa valise.
« 2000-2006, une Pologne avec des parfums persistants de communisme »
On reste en Pologne jusqu’en 2006, on travaille tous les deux. C’est un pays qui a des parfums persistants de communisme. On vit dans une banlieue éloignée de Varsovie et on travaille avec une plateforme de logistique qui gère les achats de fruits et légumes avec des petits producteurs qui réclament d’être payés tout de suite.
Derrière les campagnes on sent l’éclosion de la ville, les grandes surfaces en 96 et 97 sont arrivées et on peut trouver déjà du Camembert et du pinard français. Mais il y a des manques d’infrastructures béantes, des trous dans les routes. Les Polonais sont en retard par rapport aux Tchèques et aux Slovaques. Le vrai développement ce sera la préparation de l’Euro de Football plus tard en 2012. Au début des années 2000, c’était assez excitant car on sentait qu’on vivait un moment d’Histoire en direct, avec les pourparlers de l’Union européenne en cours (adhésion en 2004), c’était des moments très forts. On assiste à la réélection de Kwasnieski en 2000 face à un Lech Walesa qui fait seulement 1,1 pour cent des voix. Je suis choqué car j’avais encore en tête l’image du héros national. Mon fils né en 2003 à Wroclaw.
« La Pologne d’aujourd’hui, avec beaucoup d’inégalités »
Aujourd’hui en 2023 je vois beaucoup d’inégalités, un développement un peu gâché, une Pologne qui fait la part belle à des secteurs comme l’immobilier qui se développe de façon sauvage, des cours qui s’envolent de façon déraisonnable. D’un pays un peu sous-développé on est passé par un pays happé par la mondialisation qui vient fausser le développement qu’elle était en train de vivre dans les années 2000.
Le retour en France à Dax entre 2006 et 2012 : « Y en a toujours un qui est chez lui et l’autre pas. C’est blanc ou noir »
On va connaître un retour en France en 2006. Ma femme quand elle revient c’est à contrecoeur. Notre vie l’embarque en France et on s’installe dans le sud-ouest à Dax. J’avais fait alors 6 ans en Pologne et j’avais ma dose, je force un peu les choses pour qu’on revienne et elle me suit un peu forcée. Quand on rajoute deux cultures sentimentales, les chances de réussite sont plus aléatoires. Y en a toujours un qui est chez lui et l’autre pas. C’est blanc ou noir ; l’un des deux doit abandonner une part de sa personne pour suivre, voir l’autre s’épanouir dans son milieu. J’ai vécu 6 ans à Dax avec l’impression d’avoir les valises sur le palier et il y avait des tensions dans le couple. Je vivais dans un endroit magnifique mais c’est comme si on me confisquait le droit d’en profiter. Je partais en Pologne faire des missions pour la sous traitance d’une entreprise vendant des canapés, et Gosia restait à Dax. J’allais en Chine et elle restait à Dax. Ma fille nait. Les années passent. En 2016, une société RH Bretonne vient me chercher pour aller en Pologne à nouveau.
Retour en Pologne en 2016, la pire expérience professionnelle de ma vie
Je me dis que c’est le bon train, je saute dedans. Je me prépare psychologiquement. Ce groupe n’était en fait pas prêt à se développer internationalement. Cela devient la pire expérience professionnelle de ma vie. Ou la pire décision tout court. Le projet qui était séduisant n’est pas viable faute de préparation et de fonds nécessaires. Tout va s’arrêter du jour au lendemain au bout d’un an. Je suis groggy, j’ai quelques mois de réflexion. Je crée alors mon entreprise. Il a fallu passer par là. Maintenant, je me sens épanoui et bien dans ma peau.
« Même si je ne suis pas avec toi je me soucie de ton bien être » : une séparation synonyme de relation nouvelle
Aujourd’hui on est séparé avec Gosia. Mais dans le divorce on est soucieux du bien-être de l’autre. L’essence de notre relation c’est le lien des enfants et c’est ce qui prédomine dans la nouvelle relation qu’on construit. On a évité les comportements destructeurs, auto-centrés. Même si je ne suis pas avec toi je me soucie de ton bien-être. Je ne pourrais pas vivre en la sachant malheureuse, ce n’est donc pas une séparation totale.
« Un jour j’écrirai un livre. Car à l’étranger on déverrouille des horizons. C’est probablement le petit Tesson qui sommeille en moi »
Je veux livrer une dernière anecdote pour illustrer la double culture : j’étais alors dans le bureau du directeur financier de Capdevielle qui oppose une fin de non recevoir à une de mes propositions polonaises. Et il me dit : « tu es en train de devenir plus polonais que les Polonais ». Il y a cette phrase en polonais « wszystko jest do załatwienia » : « on peut tout arranger ». Finalement quand je suis en Pologne j’explore les contours de ma personnalité alors qu’en France les contours sont beaucoup plus normés dans l’entreprise. Il y a un cadre culturel qui nous code et nous cadre. Qui fait que la vie entre deux ou plusieurs pays crée une hybridation. Cela nous permet de puiser dans chaque culture avec laquelle on a été en contact. Qui aurais-je été si j’avais été en France ? A l’étranger on déverrouille des horizons. Un jour j’écrirai un livre. C’est probablement le petit Tesson qui sommeille en moi. Certains soirs il prend des allures de Tesson de bouteille (rires). J’ai déjà le titre du livre. Ce sera « les petites portes ». Derrière chacune des portes il y a des perspectives exponentielles.
Les deux photos choisies :
La photo de la Pointe Saint-Mathieu :
Le point le plus à l’Ouest de la France. C’est là où le mot Finistère prend tout son sens. Ma grand-mère qui est la personne que je chérie le plus au monde et qui a 94 ans habite à trois kilomètres de là. Elle est aussi mon phare. J’envoie des emails qu’elle lit tous les jours, elle s’est mise à l’internet. Je rentre trois fois par an.
Moi, j’aimerais être enterré ou incinéré dans un endroit fixe, dans le Finistère ça c’est certain. J’ai des ressentis, des intuitions, je ne suis ni croyant ni mystique mais on va se fixer un point de rendez-vous dans notre famille. Si par accident quelqu’un devait disparaître il y aurait ce lieu qui rappellerait le disparu.
La Pointe-Saint-Mathieu
Le Palais de la culture à Varsovie :
Là il est pris de haut, en 2023. De la tour la plus haute d’Europe. La Warsaw Tower. On se met maintenant à le dominer alors que c’est ce symbole du communisme qui nous dominait jusque-là.
Le Palais de la culture à Varsovie
Sa lettre à France
Pierre-Yves, résident à Varsovie
« Depuis que je suis loin de toi… eh bien, je me suis rapproché de moi !
Habitant en Pologne, j’explore un autre moi, en baignant dans une autre culture qui tolère, voire encourage d’autres expressions de caractères. Paradoxalement, je pense n’avoir jamais autant aimé la France que depuis que je l’ai quittée. Avec les années, un mythe se bâtit de ses parfums, ses villes structurées, sa large façade maritime, son tintamarre culturel… chaque retour en France me rend incrédule et heureux de pouvoir jouir de mon chez moi, de ces familiarités perdues. Et pourtant.. je sais qu’alors, c’est ma ‘polonitude’ qui trépigne, et qu’à mon retour en terre slave, c’est aussi un chez-moi ; l’autre, que je vais retrouver. C’est probablement le lot des expatriés que d’être tiraillé entre tout ce que l’on a et l’on souhaite de meilleur, que d’être aimantés par la biculture ».
Des milliers de personnes se sont pressées sur les Champs Elysées pour admirer le défilé militaire du 14 juillet. Un jour de gloire pour l’armée française et pour les 240 soldats indiens qui ont ouvert le défilé à pied. L’Inde était l’invitée d’honneur cette année.
Regardez le reportage de TV5MONDE
L’armée indienne représentée au défilé
Après avoir reçu la grand’croix de la Légion d’honneur, Narendra Modi a assisté au défilé militaire. Le défilé militaire à pied a été ouvert par 240 membres des forces armées indiennes. Et le défilé aérien comprenait trois Rafale indiens, selon l’Elysée. Paris et New Delhi célèbrent cette année le 25e anniversaire de leur partenariat stratégique, que la France ambitionne de renforcer pour peser dans la zone Asie-Pacifique. « Nous allons continuer à renforcer cette relation de confiance historique entre nos deux pays », a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une prise de parole conjointe, avant un dîner officiel au musée du Louvre.
Une foule de touristes et de Parisiens s’est massée vendredi 14 juillet au soir pour admirer le feu d’artifice du 14 juillet tiré de la tour Eiffel. Selon la mairie de Paris, comme l’an passé, quelque 70 000 personnes ont pris place dans la zone sécurisée du Champ-de-Mars pour assister au concert classique, retransmis en direct sur France 2, qui a précédé le spectacle pyrotechnique, à partir de 23 heures. Un spectacle sous surveillance renforcée : environ 10 000 policiers et gendarmes étaient sur le terrain, dans la capitale et ses départements limitrophes.
Vivez le feu d’artifice du 14 juillet grâce au site Le Parisien
Laurence Boone, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de l’Europe, était à Londres (Royaume-Uni) les 13 et 14 juillet. Après le Sommet franco-britannique du 10 mars dernier, cette visite était une nouvelle occasion d’aborder les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. La Secrétaire d’État s’est entretenue avec son homologue britannique, Leo Docherty, pour évoquer, notamment, les questions énergétiques, celles liées aux migrations ainsi qu’à la mobilité.
Elle s’est rendue également dans les locaux de DeepMind, entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA), filiale du groupe Alphabet (Google), où elle a rencontré ses dirigeants et les chercheurs. Elle a également eu un échange avec différents acteurs du secteur privé, des universités et des think-tanks sur le sujet de l’intelligence artificielle, de son développement et de sa régulation.
Enfin, elle a prononcé un discours à l’occasion de la réception organisée par l’Ambassade de France au Royaume-Uni à l’occasion de la Fête nationale française où étaient invités plus de 1600 Français.
Rencontres avec des ministres
Le ministre britannique pour l’Europe, Leo Docherty, s’est dit, à l’issue de la rencontre, satisfait du dialogue noué entre les deux pays.
“Nous faisons le point sur les avancées réalisées depuis le sommet France-Royaume-Uni avec mon homologue française Laurence Boone. Nous travaillons en étroite collaboration pour lutter contre la migration illégale, pour la coopération énergétique et pour renforcer notre sécurité collective.”
Le ministre britannique pour l’Europe, Leo Docherty
Laurence Boone partage ce sentiment comme elle l’a déclaré.
“Je suis ravie de retrouver mon homologue Leo Docherty à Londres pour travailler à renforcer la coopération France-Royaume-Uni après le Sommet du 10 mars, sur la mobilité des jeunes, la pêche, l’énergie, les migrations, et échanger sur les relations avec l’Europe et les Balkans occidentaux.”
Laurence Boone, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de l’Europe
Fête nationale à la Résidence de France
Comme chaque 14 juillet 2023, une garden-party s’est tenue dans les jardins de la Résidence de France de Londres pour célébrer notre fête nationale. Comme souvent, la pluie anglaise s’est invitée mais n’a rien gâché de la fête. Autour de Madame Hélène Duchêne, Ambassadrice de France à Londres, et du consul Général de France, Samer Melki, en plus de Laurence Boone, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, 3 sénateurs des Français de l’étranger étaient présents, Joëlle Garriaud-Maylam (LR), Olivier Cadic (UDI) et Yan Chantrel (PS).
Laurence Boone était évidemment l’invitée d’honneur, dans son discours elle est revenue sur son expérience londonienne quand elle était étudiante, il y a seulement 9 ans. Clin d’oeil aux expatriés présents dans les jardins de la Résidence de France, mais elle a aussi évoqué le pont entre les deux rives de la Manche que symbolise « l’Entente Cordiale ». Evoquant l’échange avec ses homologues, elle a tenu à souligner le travail accompli depuis le Sommet du 10 mars dernier. Enfin, elle a mentionné l’Ukraine en rappelant que la France comme le Royaume-Uni sont des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et des piliers de l’OTAN, revenant ainsi sur le rôle primordial des deux nations dans la résolution de ce conflit avec la Russie.
Permettre aux Français de vivre sereinement au Royaume-Uni
“Protéger vos droits, de vivre ici, de travailler et d’étudier dans ce pays, est le « point d’attention » évoqué lors d’un dialogue constant entre les autorités britanniques et nous-mêmes. Parce qu’à travers vos carrières, souvent à travers vos vies personnelles, vous représentez la relation franco-britannique dans toute sa diversité. J’espère que notre amitié va se renforcer.”
Laurence Boone, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de l’Europe
Laurence Boone a conclu son discours en rendant hommage aux principes et valeurs qui unissent la France et le Royaume-Uni tout en se félicitant de la « revitalisation des relations entre les deux pays« .
Anne-Marie Trevelyan, ministre d’État au Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, était, elle-aussi, à la Résidence de France. Elle a souhaité aux personnes un “Joyeux 14 juillet.” La ministre britannique était réjouie de célébrer la fête nationale française avec nos compatriotes. “L’amitié entre nos deux pays est tissée.”
Anne-Marie Trevelyan, ministre d’État britannique au Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement
Elle a aussi parlé de l’Entente cordiale, de la Coupe du monde de rugby et des Jeux Olympiques que la France va organiser. Mme Trevelyan a aussi parlé “des agresseurs de l’Ukraine« , reprenant ainsi la même ligne que la secrétaire d’Etat française.
Au final, malgré la pluie, la fête fut joyeuse et 1 600 personnes ont dégusté mets et vins français dans un esprit de concorde.
La réception en grande pompe par Emmanuel Macron du Premier ministre indien Narendra Modi, accusé d’être à l’origine d’une dérive autoritaire de son pays, laisse pantois les défenseurs des droits de l’homme, alors que l’Élysée parle d’un partenaire « incontournable ».
Le symbole de cette visite officielle est d’autant plus chargé que le Premier ministre indien sera l’invité d’honneur du défilé militaire du 14 juillet, tradition de la France pour sa fête nationale. « Il est profondément inquiétant que la France célèbre les valeurs de liberté et d’égalité avec un dirigeant très critiqué pour avoir ébranlé la démocratie en Inde », s’indigne Philippe Bolopion de l’ONG Human Rights Watch dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire l’Obs.
Narendra Modi, depuis son arrivée au gouvernement en 2014, fait glisser l’Inde vers un régime autoritaire, d’après les organisations internationales de défense des droits de l’homme.
La liberté de la presse est mise à mal sous l’autorité du dirigeant nationaliste indien : le rapport de Reporters sans frontières (RSF), publié en mai 2023, classe l’Inde à la 161e place (sur 180 pays). Le pays perd onze places en un an dans ce classement sur la liberté de la presse.
« Les journalistes indiens un peu trop critiques sont l’objet de campagnes d’attaques et de harcèlement tous azimuts » et « la loi indienne, théoriquement protectrice, est instrumentalisée à une échelle toujours plus grande contre les journalistes critiques du gouvernement », détaille RSF.
Des pratiques également dénoncées par l’ONG de protection des droits de l’homme Amnesty International, qui pointe la « répression brutale » contre les minorités religieuses, notamment musulmanes, les arrestations arbitraires de figures critiques du pouvoir et les restrictions aux libertés de réunion et d’expression — entre autres.
Pour la Ligue des droits de l’Homme (LDH France), cette invitation « envoie à nouveau un signal catastrophique en termes de négation de nos valeurs démocratiques ». Il s’agit de la troisième visite de Narendra Modi en France sous la présidence d’Emmanuel Macron (2019, 2022, 2023).
Le Premier ministre indien Narendra Modi reçu à l’Elysée en mai 2022 par Emmanuel et Brigitte Macron. [EPA-EFE/YOAN VALAT]
Partenaire « incontournable »
Ces nombreuses interrogations n’empêchent pas la France de donner une place de choix à l’Inde, Narendra Modi étant l’invité d’honneur du grand défilé militaire de la fête nationale française. Trois avions Rafale indiens survoleront les Champs-Élysées, où des représentants des Armées indiennes défileront parmi les militaires français sous les yeux des hauts responsables français et de la délégation indienne conduite par son Premier ministre.
Alors que les chancelleries occidentales avaient l’habitude de qualifier l’Inde de « plus grande démocratie du monde », cela n’est pas revenu dans les éléments de langage de l’Élysée lorsqu’il présentait la visite à la presse. À la présidence française, l’on préfère citer « le caractère désormais incontournable de ce partenariat et de cette relation » avec l’Inde, et de son « caractère désormais dimensionnant […] dans les relations internationales ».
Dès lors, il est nécessaire « de pleinement les engager pour obtenir des résultats sur les grands enjeux globaux, a fortiori une année où l’Inde est à la présidence du G20 », explique l’Élysée.
Au-delà de cela, la France et l’Inde sont liées par un partenariat important en matière de défense et d’énergie, que le président Emmanuel Macron souhaite approfondir dans les échanges entre sociétés civiles, en particulier du monde étudiant.
Enfin, l’Inde devrait s’engager à acheter une vingtaine de nouveaux Rafale et des sous-marins à propulsion nucléaire à la France lors de ce déplacement. Sollicité, l’Élysée n’avait ni confirmé ni démenti l’information au moment de l’écriture de cet article.
Bonjour à tous, joyeuse fête nationale à tous les Français de l’étranger ! Ce 14 juillet dans la dernière édition du flash quotidien des expatriés de la saison 2022/2023, nous ferons le point sur cette année 2022/2023 avec 3 faits qui marquent votre actualité !
Changement de direction à la tête de l’administration consulaire
L’ancienne consule générale de France à San Francisco, Mme Pauline Carmona, quitte son poste de Conseillere diplomatique auprès de la première ministre pour prendre la succession, le 1 er septembre, de Mme Laurence Haguenauer qui régnait sans partage sur l’administration consulaire depuis 2019. La nouvelle directrice va devoir relever des défis importants, rétablir le lien de confiance avec les élus locaux, réussir le déploiement de France consulaire et bien d’autres chantiers laissés en jachère. On lui souhaite la bienvenue et bonne chance pour son nouveau mandat qu’on souhaite réussi.
Pauline Carmona
La débancarisation continue
Malgré le renforcement du droit au compte et la promesse des députés comme du gouvernement, les Français de l’étranger sont de plus en plus nombreux à voir leur compte fermé par leur banque en France. La raison ? La lourdeur administrative qui frappe ces dossiers. Désormais même les banques en ligne comme Boursorama ou Revolut exige la résidence fiscale en France pour obtenir un IBAN en France. Mais bonne nouvelle les Banques populaires, les Caisses d’épargne et votre média s’associent pour créer France Pay qui sera accessible à tout citoyen français et ce quelque soit son pays de résidence. L’offre qui comprend des cartes émises en France, un compte avec un IBAN FR, l’accès à la détaxe automatisée ainsi qu’à des crédits immobiliers sera disponible au cours du mois de novembre sur tous les smartphones.
Page d’accueil du site France Pay
L’éducation hors de France en danger ?
C’est le sentiment qui se dégage après une année compliquée pour l’AEFE sur le plan social. En effet, alors que les professeurs en France ont pu bénéficier du Grenelle de l’éducation soit une augmentation conséquente de leur rémunération, ceux détachés sont toujours rémunérés selon les anciens barèmes. En plus, les règles pour le détachement se sont durcies, il faut désormais s’engager pour 6 ans.. Tout ceci ne facilite pas le recrutement. Pour y palier l’AEFE comptait sur les Instituts régionaux de formation qui avaient comme ambition de former des Français expatriés ou des francophones sur les 5 continents. Munis d’un diplôme sanctionnant leur formation, ils pourraient rejoindre les établissements scolaires homologués. Problème, la pression session a tourné avec moins d’1/3 des candidats attendus. On le comprend, les 500 établissements vont se confronter de plus en plus à des problèmes de recrutement.
AEFE
C’est tout pour cette saison. Laurent Dominati, Fabien Ferasson de Quental et toute la rédaction se joignent à moi pour vous souhaiter un bel été ! On se retrouve le lundi 21 aout pour une nouvelle saison ! Passez de bonnes vacances ! A bientôt
Nous recevons pour finir cette saison 2022/2023, la conseillère consulaire des Français de Rabat (PS), Isabelle Frej, pour parler de la Caisse des Français de l’étranger. En effet, elle assure la présidence du conseil d’administration de la « sécu des expatriés » depuis le 17 mars 2022.
Avec Isabelle Frej, nous revenons sur les rumeurs quant à d’éventuelles difficultés financières que rencontrerait l’institution selon un article d’un média dédié aux arcanes du monde politique et administratif français. On en profitera pour faire un tour d’horizon des activités de la CFE sans oublier ses ambitions pour les mois à venir.
Ecoutez le podcast avec Isabelle Frej
La CFE en danger ?
Pour le site qui a publié l’article, « La CFE a cumulé des pertes liées à des placements financiers qui se sont révélés hasardeux. Ces derniers ont été validés par le bureau du conseil d’administration, renouvelé en mars 2022, composé de la présidente Isabelle Frej (Parti socialiste, PS) et des vice-présidents Gérard Sénac (Les Républicains, LR) et Stéphanie Héricher (ex-PS). Ces mauvais choix financiers ont creusé le trou de la Caisse des Français de l’étranger. »
Une analyse que conteste la présidente de la CFE, Isabelle Frej, dans un courrier envoyé, dès le 27 juin, aux élus consulaires. Pour elle, et comme le confirment les différentes publications financières disponibles à ce jour, les placements incriminés n’ont généré aucune perte de liquidités.
« Effectivement, le déficit de 43 millions s’explique par des provisions, des écritures comptables, suite à une baisse de valeur de certains de nos placements. Mais on ne peut pas dire qu’ils sont hasardeux. Nous sommes contraints par la législation ! «
Isabelle Frej, présidente du conseil d’administration de la CFE
La vocation de la CFE
Comme nous le rappelle Isabelle Frej, la CFE a été créée pour accompagner les entreprises qui envoyaient des salariés et leur famille hors de France.
Construite comme un organisme privé, la Caisse des Français de l’étranger a une mission de service public qui la pousse à accompagner les mutations de l’expatriation.
« C’est un organisme privé avec une mission de service public. Il est régi par le code de la sécurité sociale et non par le code des assurances «
Isabelle Frej, présidente du conseil d’administration de la CFE
Ainsi, alors que désormais les Français de l’étranger partent souvent de France sans le soutien d’une entreprise, la CFE s’est adaptée et propose à tous de conserver une couverture santé à la française, et permet aussi de continuer à cotiser au régime français des pensions. Aussi, dans le cadre de l’Union européenne, elle s’est ouverte à tous les Européens. Enfin, Isabelle Frej précise, à raison, que la CFE est la seule assurance internationale à accueillir tous les citoyens, et ce quels que soient leur âge, leurs revenus et sans questionnaire de santé !
« On accepte un assuré à 75 ans qui n’a pas de lien avec la CFE et qui va être couvert pour ses pathologies. Pourtant il n’a pas participé à la mutualisation du risque »
Isabelle Frej, présidente du conseil d’administration de la CFE
Mais dans le cadre des règles de la sécurité sociale, la CFE doit aussi dégager les marges nécessaires pour couvrir ses coûts de fonctionnement, ce que n’ont pas à prendre en compte les caisses classiques de l’Hexagone.
« Nous sommes une caisse solide, des remboursements sont faits, des cotisations rentrent et des réserves importantes existent «
Isabelle Frej, présidente du conseil d’administration de la CFE
Des décisions seront donc à prendre pour assurer la pérennité du dispositif unique dont disposent les Français de l’étranger !
Les priorités de la CFE
Si la Caisse des Français de l’étranger veut retrouver son équilibre financier dans les meilleurs délais, Isabelle Frej tient à préciser que la CFE ne renoncera pas à ses particularités. Ainsi, autour du conseil d’administration, la direction de l’organisme s’engage à maintenir :
la catégorie aidée (qui permet aux Français à l’étranger ayant un faible revenu de disposer d’une couverture adaptée à un tarif dit « social »)
une couverture de qualité
la CFE dans le giron de la sécurité sociale
Autre chantier qu’Isabelle Frej veut voir pris à bras le corps, c’est la relation avec les affiliés. En effet, la CFE s’est engagée depuis un an dans une refonte des canaux de communication, de l’interface sur le net et dans la mise en place d’une agence relais à Paris.
Caisse des Français de l’étranger
La CFE est-elle assez soutenue ?
Si la CFE est une société privée, elle est constituée de capitaux publics et sa gouvernance est reliée à la sphère politique des Français de l’étranger.
En période de « trou financier », la Caisse des Français de l’étranger a besoin du soutien du corps politique et de l’administration consulaire. Sans elle, de nombreux compatriotes seraient privés de couverture sociale. Elle est donc un acteur majeur pour les Français de l’étranger et facilite la réussite de leur expatriation.
« Tout le monde doit se tenir par la main, les parlementaires, l’administration, le conseil d’administration et les salariés de la CFE »
Isabelle Frej, présidente du conseil d’administration de la CFE
Même si le dispositif SOS Covid a cessé depuis le mois d’août 2022, les Français de l’étranger peuvent accéder à tout un panel d’allocations et d’aides s’ils sont en difficulté dans leur pays d’expatriation. Grâce à la mobilisation des élus des Français établis hors de France, l’administration a concédé une augmentation des taux de base, qui permettent de calculer le montant alloué, et d’élargir l’assiette d’éligibilité de nos compatriotes. On fait le point en ce début d’été.
Quelles sont les aides auxquelles les expatriés peuvent prétendre ?
Pour commencer, on liste les aides actuellement mises en place par l’Etat français pour ses citoyens résidant en dehors du territoire national.
Les bourses scolaires
Des bourses scolaires sont possibles pour les familles qui souhaitent inscrire leurs enfants dans un établissement français à l’étranger mais n’ont pas les moyens de le faire. Deux conseils consulaires sont organisés chaque année pour examiner les dossiers. Le premier a lieu en avril et le second en octobre.
Le secours mensuel spécifique en faveur des enfants en détresse (SMSE)
Cette aide permet de venir en aide aux enfants de moins de 18 ans qui se retrouvent en grandes difficultés financières, afin de prendre en charge des soins médicaux et un soutien psychologique.
L’allocation enfant handicapé (AEEH)
L’Allocation enfant handicapé est attribuée aux personnes qui ont à charge un enfant ou un adolescent en situation de handicap. Les enfants doivent avoir moins de 20 ans et être atteints d’une invalidité d’au moins 50% ou titulaires d’une carte d’invalidité délivrée par la MDPH. Cette aide ne peut pas être cumulable avec une aide locale ou de l’employeur.
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
Cette aide s’adresse aux Français âgés de 65 ans ou plus ou, à partir de 60 ans en cas d’inaptitude au travail (constaté médicalement), disposant de revenus inférieurs au taux de base, établis par le Consulat en fonction de la réalité du pays de résidence. Cette allocation n’est pas possible dans l’Union européenne.
L’allocation adulte handicapé (AAH)
Cette allocation est prévue pour les adultes handicapés âgés d’au moins 20 ans, disposant de faibles revenus et titulaires d’une carte d’invalidité (taux d’incapacité au moins égal à 80%) délivrée par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). En tant qu’expatrié, vous dépendez soit de la MDPH de Paris ou de celle de votre dernier lieu de résidence en France. Cette allocation n’est pas disponible dans l’Union européenne.
L’allocation à durée déterminée (ADD)
Cette allocation d’une durée de quelques mois permet d’aider des personnes en situation de difficultés financières temporaires liées à une situation personnelle ou familiale. Elle est accordée suite à un examen du Consulat de chaque situation. Cette allocation n’est, aussi, pas disponible dans l’Union européenne.
La Prestation d’assistance consulaire (PAC)
Cette prestation n’est disponible que pour les résidents de l’Union européenne qui n’ont pas le droit à l’Allocation à durée déterminée, l’Allocation adulte handicapé ou l’allocation de solidarité. La PAC n’est que temporaire, en attendant de recevoir les aides locales.
Les aides exceptionnelles (AEX)
Ces aides concernent des Français dans une situation de détresse qui sont de passage et ne sont pas inscrits sur le registre consulaire. Cela peut par exemple concerner des Français détenus à l’étranger.
Comment ces aides sont-elles attribuées ?
Le recueil des demandes se fait par consulat. Une fois votre demande faite c’est lors des Conseils Consulaires réunis en format Protection et Aides Sociales (C.C.P.A.S.) que votre dossier sera examiné.
Pour le constituer, vous devez vous rapprocher de votre consulat pour connaître les modalités et les dates propres à votre circonscription consulaire.
Au sein du Conseil consulaire, les conseillers des Français de l’étranger auront la tâche de défendre les dossiers et la prise en compte des situations de nos compatriotes vulnérables. Si une majorité est réunie votre dossier continuera son parcours administratif.
En effet, la transmission des propositions budgétaires et l’examen des dossiers se font par la DFEA (Direction des Français à l’Étranger et de l’Administration consulaire) avec une validation des décisions par la commission permanente pour la protection sociale des Français de l’étranger basée à Paris.
Le taux de base, la pierre angulaire du calcul
Le taux de base correspond au plafond de revenus au-delà duquel un Français n’est pas éligible à l’aide sociale consulaire. Ce taux, fixé en fonction du pays, est réévalué régulièrement en fonction de l’évolution du niveau de vie local, du taux de change et de l’inflation observée dans le pays.
Pourquoi l’indexer ?
Selon son compte-rendu, publié le 26 juin 2023 par l’AFE, la commission permanente pour la protection sociale des Français de l’étranger estime cette année qu’il est nécessaire d’indexer le budget de certains pays. L’objectif est de compenser l’inflation généralisée qu’on rencontre dans le monde depuis 2022.
Nous vous proposons de découvrir le classement établi par les sites de réservation de séjours Abritel et Expedia.fr. des 10 destinations à découvrir en France sans se ruiner !
Pour ce faire, ils ont comparé le nombre de réservations effectuées dans différentes villes de France, afin de réunir des destinations dépaysantes, mais abordables. En effet, si vous n’avez pas envie de vous ruiner pour passer quelques jours sur la French Riviera qui sera déjà inondée de touristes, ce classement vous donne de nombreux lieux bien plus proches de la frontière qui sauront vous ravir sans vider votre compte en banque.
Le Nord-Ouest de la France : le coin idéal
Comme le relaye “Elle France”, les données récoltées par les deux entreprises spécialisées dans le tourisme, indiquent que les villes de la côte nord-ouest de la France rencontrent de plus en plus de succès auprès des vacanciers puisque les recherches de locations dans ces régions ont augmenté par rapport à 2022 sur le site Abritel. Bretagne, Normandie, Loire-Atlantique… Des régions de bord de mer où une nuit en location coûte 30 à 50 % moins cher que les destinations du sud de la France pendant l’été. Le bonus : arpenter des chemins de randonnée qui ne sont pas surpeuplés de touristes et pouvoir étendre sa serviette sur la plage sans devoir chercher pendant plusieurs minutes un morceau de sable disponible au préalable.
St Malo
Saint-Calais, trésor architectural
Deux époques séparées par une rivière, l’Anille. D’un côté la ville haute médiévale où l’on perçoit encore des traces de la vie féodale, de l’autre celle basse et moderne : bienvenue à Saint-Calais. Classée aux côtés de Château-Chalon (Haut-Jura), Locronan (Finistère) et les Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône) dans les 20 villages de rêve pour l’été 2021 par Le Parisien, la petite ville sarthoise sait séduire le voyageur.
À seulement une quarantaine de kilomètres du Mans, à deux pas du Loir-et-Cher, la ville frappe par la qualité de son environnement et le dynamisme associatif et culturel. Les amateurs d’architecture peuvent admirer la cohabitation harmonieuse des styles néoclassique et haussmannien avec les restes du passé féodal. Parmi les nombreux endroits à visiter, les jardins, les lavoirs ou encore les gloriettes (petits pavillons de jardin) sont un incontournable. La balade peut se poursuivre vers le musée-bibliothèque inauguré en 1889 par l’architecte de l’Opéra de Paris, Charles Garnier, originaire de la localité.
Mais ce n’est pas tout. Kayak, randonnée ou encore VTT, les passionnés de sport ont l’embarras du choix. Tout cela sans oublier de prendre une minute ou deux pour goûter le célèbre chausson aux pommes.
Saint-Calais, Sarthe
Andernos pour déguster des huîtres
Sans doute pas la cité balnéaire la plus hype du bassin, mais son port ostréicole vaut vraiment le détour. On y vient pour déguster de délicieux plateaux de fruits de mer ou un ceviche de daurade accompagné de patates douces avec vue sur les bateaux échoués à marée basse. Deux adresses incontournables pour manger délicieusement bien dans un cadre parfait. L’Atelier au port ostréicole et le Fish Head pour une chouette ambiance devant un coucher de soleil à couper le souffle qui rase la terrasse le soir.
L’Huître Bleue Direct Producteur
Les gorges du Verdon
Les gorges du Verdon se doivent de figurer dans une liste des lieux à découvrir si ce n’est déjà fait. Certains sites y subissent une pression touristique très forte. Il est cependant possible d’explorer des chemins bien moins fréquentés et tout aussi incroyables. Si vous êtes à la recherche de verticalité dans une autre atmosphère, le Cirque de Gavarnie a tout pour vous séduire.
Kayak dans les gorges du Verdon
L’archipel des Glénan
Surnommé « les Caraïbes bretonnes » en raison de son eau turquoise, de ses plages paradisiaques, son côté « sauvage » et totalement dépaysant, l’archipel des Glénan, composé de sept îles et îlots principaux, est protégé depuis des années. En 1973, l’Île Saint-Nicolas, la plus grande des îles, est devenue un site classé. Un an plus tard, la Réserve naturelle nationale de Saint-Nicolas a été créée. En 2004, la loi Natura 2 000 a été appliquée sur 5 300 ha de l’archipel, dont 98 % en domaine maritime. Depuis 2013, la protection Natura 2000 s’étend sur 58 636 ha, 99 % de mer et le reste de terres, dunes, plages.
Toutes les mesures et les lois prises pour préserver la faune, la flore et le site, que ce soit par l’État ou par la commune de Fouesnant, engagée depuis des années dans une politique de préservation de l’environnement, ne suffisent plus face aux risques pouvant entraîner à moyen et long terme la dégradation de l’archipel. Ces risques ont été confirmés par une étude lancée par la préfecture concluant à « la nécessité de franchir une nouvelle étape pour anticiper et protéger l’avenir de l’archipel. »
L’archipel des Glénan
Les sources de l’Huveaune
Un lieu encore secret à découvrir en 2023 ?Les sources de l’Huveaune dans le Var : une eau turquoise et limpide, une végétation dense et verdoyante, une balade parfaite pour se ressourcer ! À noter : il faut prévoir 3h de randonnée, le départ de la randonnée est à Nans Les Pins et la baignade est interdite. Il faut absolument préserver cet endroit, en ne jetant pas ses déchets n’importe où, par exemple ! Attention, l’été la source est souvent asséchée ! Il faut privilégier l’hiver et surtout le printemps.
Les sources de l’Huveaune
Les passerelles himalayennes du Drac
Les passerelles Himalayennes du Drac, dans les Gorges du Drac et au-dessus du lac de Monteynard Avignonet. Le paysage y est magnifique, une randonnée de 12,5 km est possible et, cerise sur le gâteau, on peut prendre une passerelle himalayenne de plus de 200 mètres de longueur avec 80 m de vide sous les pieds ! Un lieu insolite sur différents points.
Les passerelles himalayennes du Drac
La côte bleue
Au nord de Marseille, la Côte Bleue est une façade qui démarre après l’Estaque et se prolonge jusqu’à Martigues. Elle aussi a ses calanques, certes un peu moins spectaculaires, mais accessibles en train puis à pied. L’approche par la mer demeure la plus magique… Les capitaines du jour cabotent librement au pied des falaises, et mouillent par exemple devant la calanque de l’Erevine, une petite plage de galets blancs et à l’eau translucide, difficile d’accès par la garrigue. Puis ils s’amarrent au ponton de la calanque de Niolon, pour y déjeuner à la terrasse de la Pergola, d’un loup de mer ou de rougets fraîchement pêchés (9 € les 100 grammes).
C’est dans ce port provençal de poche que fut tourné en 1987 le feuilleton télévisé bien nommé La Calanque, avec Franck Fernandel (le fils de Fernandel), Jean-Pierre Darras, Marthe Villalonga et Paul Préboist. Depuis la terrasse paradisiaque, le regard porte jusqu’à Marseille qui semble bien loin…
La côte bleue
La vallée secrète de l’Eyrieux
Au nord de l’Ardèche, la vallée secrète de l’Eyrieux se descend en canoë, en partie, ou à vélo le long de la Dolce Via. Le glacier Terre adélice s’est agrandi avec un beau salon glacier face à la rivière où l’on se régale d’une boule châtaigne – marrons confits.
Deux nouvelles haltes gourmandes jalonnent l’itinéraire : le quai des Haltes, dans l’ancienne gare de Chalencon, qui propose des paniers pique-nique à base de produits locaux (10,50 € à 13 €, à réserver la veille avant 18 heures) ainsi qu’un petit escape game, des jeux en plein air et un service de location de vélo (quaideshaltes.fr) ; et le food-truck paysan « L’Assiette du Jardin », présent du vendredi au dimanche en contrebas de champs en terrasse où est récolté le menu du jour. Possibilité de camping à la ferme, à Saint-Michel-de-Chabrillanoux (tél: 0033 7 87 98 86 34).
La vallée secrète de l’Eyrieux
Les galeries souterraines des mines de Bruoux
Offrez-vous une pause fraîcheur dans les galeries souterraines des mines de Bruoux , où le format de visite guidée limite la fréquentation (9,50 €, réservation obligatoire). Avec l’écomusée Okhra, cette mine fait partie des lieux recommandés depuis l’été 2022 par l’application Waze à ses usagers en cas de forte affluence au Colorado provençal, dans le cadre d’un partenariat inédit mené avec le centre régional du tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’automobiliste voit s’afficher sur l’écran de son smartphone des suggestions en cas de surfréquentation, afin d’améliorer la gestion des flux touristiques.
Une alternative existe : les ocres de la Bruyère, à Villars. Si cet espace naturel sensible comporte un peu moins d’ocre que le Colorado provençal, il offre de jolies vues sur cette ancienne carrière. L’accès est libre, avec des randonnées de deux à quatre heures selon la boucle choisie, à l’écart de l’agitation touristique.