L’Inde se projette dans l’espace.

D’ici cinq à sept ans l’Inde aura sa propre station spatiale, a annoncé le gouvernement indien. Et le premier vol habité avant 2022. Le directeur de l’Agence spatiale indienne ne cache pas son enthousiasme : « Puis nous allons nous joindre à la communauté internationale pour aller sur la lune. Et nous voulons créer une colonie sur la lune ».

La station spatiale indienne sera un petit module destiné à réaliser des expériences de micro-gravité. « Nous n’avons pas un grand plan pour envoyer des humains faire du tourisme ».

Le programme spatial indien est une réalité.

Le 15 juillet, l’ISRO, L’agence indienne, lancera sa deuxième mission lunaire, pour déposer un atterrisseur et un robot sur la surface de la lune le 6 septembre.

L’Inde sera la quatrième nation, après les Etats-Unis, la Russie et la Chine à poser un appareil sur la lune, devenant une nation « spatiale ».

Le vol habité est annoncé pour 2022, prélude à l’installation de cette mini station spatiale.

D’ici là, l’Inde sera peut-être le premier pays du monde quant à sa population (elle devrait dépasser la Chine en 2030.)

Que signifie cette ambition spatiale dans un pays où la pauvreté est partout et où les besoins en infrastructures routières, ferroviaires, médicales, éducatives sont criants ?

A la fois que l’Inde, conformément au discours de son Premier ministre, compte assumer son rôle de géant mondial et participer au concert des grandes nations, pour des raisons de prestige, - et militaires – d’autre part que la stratégie de croissance indienne ne se situe pas dans le rattrapage mais dans la projection.

Il y aurait quatre millions de scientifiques en Inde. Le gouvernement indien entend devenir une puissance technologique avant de résoudre les questions sociales et non l’inverse.

 

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