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  • Le temps des combats : Nicolas Sarkozy à Marrakech

    Le temps des combats : Nicolas Sarkozy à Marrakech

    « Il arrive…Il arrive… » Il est 11 h 07 lorsque le véhicule transportant Nicolas Sarkozy apparaît devant l’entrée d’un célèbre café situé en plein cœur du centre-ville de Marrakech. 

    Sa venue en ce jeudi hivernal était à la fois prévue et en même temps très attendue. Aussi bien par les Marrakchis que par Nicolas Sarkozy himself au vu du large sourire qu’il arborait. 

    Monsieur Le Président

    Des dizaines de personnes ont tenu à être présentes pour saluer « Monsieur le Président », le tout dans une ambiance chaleureuse, qui s’apparente, disent certains à celle des « campagnes électorales de Nicolas ». « Ca fait vraiment plaisir de le voir ici, malgré le fait d’être enrhumée, je ne pouvais pas manquer ça », lâche Florence, installée à Marrakech depuis une dizaine d’années. 

    Il aura fallu dix bonnes minutes avant que Nicolas Sarkozy arrive à se frayer un chemin au milieu de la foule et des photographes et prenne place à l’intérieur de l’établissement pour donner le coup d’envoi de la séance de dédicace de son dernier livre « Le temps des combats »

    Nicolas Sarkozy à Marrakech
    Nicolas Sarkozy à Marrakech

    Dédicaces

    1 heure 30 durant, l’ancien locataire de l’Elysée a échangé des mots, des sourires, parfois des blagues avec les lecteurs venus à sa rencontre. Sans oublier les séances dédicacées, elles aussi, de photos et autres selfies. « C’est la première fois que je le vois en vrai, j’en reviens pas…Nicolas Sarkozy, j’ai pris une photo avec lui, que tous les deux », nous dit Amina, franco marocaine, encore sous le coup de l’émotion. « Un moment immortel, je vous assure » ajoute-t-elle avant de rejoindre sa petite famille. 

    Tout à tour, des femmes et des hommes de différentes générations se sont présentés devant Nicolas Sarkozy qui enchaînait les dédicaces et les « chouquettes » (pour lesquelles il semble avoir un faible) pour le plus grand bonheur des personnes présentes dont de nombreux membres de la communauté française installée à Marrakech. 

    Nicolas Sarkozy à Marrakech
    Nicolas Sarkozy en dédicace à Marrakech

    Engouement

    Dans un coin de la grande salle du café, on entend un petit bruit de fond : « Vite…vite…Il faut récupérer des livres, il va en manquer ». En effet, les organisateurs avaient prévu un peu plus de 200 livres de l’auteur, un nombre qui au fil des minutes allait s’avérer insuffisant. Une situation qui n’est pas sans déplaire à un membre du staff de Nicolas Sarkozy. 

    « Franchement, on ne s’y attendait pas, c’est vraiment une belle et bonne surprise. Ça fait vraiment plaisir de voir cet engouement pour Nicolas Sarkozy ». Ce dernier, toujours aussi souriant, nous lâche : « J’aime Marrakech et les Marrakchis, y a un parfum, une couleur, qui sont propres à cette ville. L’occasion m’a été donnée de rencontrer mes lecteurs, cette occasion a été saisie et c’est un grand succès »

    Un succès qui laisse à penser que Nicolas Sarkozy pourrait revenir très prochainement dans la cité ocre. « Possible dans les prochains jours mais cette fois-ci pour se reposer en famille ».

    Peut-être comme un certain mois de décembre 2019, et plus précisément lors des fêtes de fin d’année, date à laquelle il avait répondu à l’invitation du Roi Mohammed VI. « Un séjour bref mais enchanteur » comme mentionné dans son livre ou de larges passages sont consacrés au Maroc, à son Roi et à…Marrakech. 

  • Olivier Becht aux Etats-Unis

    Olivier Becht aux Etats-Unis

    Ce voyage ministériel sur la Côte Est des Etats-Unis, du 10 au 15 décembre, ambitionnait notamment de consolider le lien avec les entreprises américaines susceptibles d’investir en France.

    Cette semaine, Olivier Becht a traversé l’océan. Le ministre français du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, est venu sur la Côte Est des Etats-Unis, pour saluer ses compatriotes expatriés et vanter l’industrie bleu-blanc-rouge auprès des Américains. L’Alsacien de naissance et de scrutin (il a été élu député de la cinquième circonscription du Haut-Rhin à deux reprises) aura eu l’occasion de pratiquer son anglais de Boston à Houston, en passant par Washington, Austin, et New York. Objectifs affichés : renforcer les liens commerciaux avec les Etats-Unis et promouvoir les échanges de biens et de personnes entre nos deux pays. 

    Le Lycée français : « Faire circuler les idées »

    De passage au Lycée français de New York le mercredi 13 décembre, Olivier Becht a dialogué avec plusieurs élèves. « C’est très bien d’avoir des cerveaux [comme les vôtres] qui vivent hors de France, a félicité le Ministre. Les produits ne doivent pas être les seuls à circuler, mais aussi les hommes, et avec eux leurs idées ». Répété la veille à Washington, ce mot d’ordre de M. Becht s’accompagne d’une analyse : « Il y a parfois, aux Etats-Unis, une tentation de repli. Or il n’y a que par le multilatéralisme que l’on réglera nos problèmes », croit le Ministre.

    Olivier Becht aux Etats-Unis
    ©Lycée français de NYC

    Choose France

    Ce même multilatéralisme, le politicien en visite chez l’Oncle Sam compte le défendre à chaque étape de son voyage. Il s’agit en effet de poser certains jalons en amont de la prochaine réunion de l’Organisation Mondiale du Commerce, prévue en février 2024, où il faudra « sauver le multilatéralisme », notamment en concluant certains accords plus engageants sur l’acier ou l’aluminium, dixit Olivier Becht. Pour y parvenir, le Ministre se donne la mission d’un pêcheur : il espère hameçonner les entreprises américaines susceptibles d’investir en France. Le voyage du Ministre Becht s’inscrit donc dans un projet plus long-termiste : ferrer les patrons de la Côte Est et les convaincre qu’ils sont attendus à Versailles en mai 2024, au sommet Choose France. Ce rendez-vous dédié à l’attractivité de la France se veut un nouvel incontournable, où les investissements américains sont attendus. Ainsi, après avoir parlementé avec Don Graves et Katherine Tai, respectivement secrétaire adjoint au Commerce des Etats-Unis et représentante du pays au Commerce extérieur, M. Becht est allé tendre la main aux entrepreneurs de la tech à Austin, avec une délégation française souhaitant obtenir des marchés.

    « C’est une bonne chose que le Ministre fasse le déplacement avec ses deux casquettes, celle du commerce extérieur, et celle des Français à l’étranger », approuve Patrick Pagni, conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription de New York. Le passage d’Olivier Becht à New York coïncide justement avec la réunion des conseillers du commerce extérieur, à laquelle celui-ci a participé. Un arrêt au Consulat, sur la Cinquième Avenue, a été l’occasion de rencontrer la communauté française, ces concitoyens « qui habitent dans un pays symbole de la liberté », et entretiennent le lien entre nos deux pays, selon le Ministre.

    Olivier Becht aux Etats-Unis
    ©Lycée français de NYC

    70 000 Français à New-York

    Les conseillers des Français de l’étranger qui ont eu une entrevue avec Olivier Becht lui ont remonté leurs doléances. Patrick Pagni souhaitait mettre en avant les questions liées à l’éducation des enfants de la communauté française. « Il devient de plus en plus difficile pour le gouvernement de suivre la montée du coût de la scolarité aux Etats-Unis » alors que celui-ci continue d’augmenter à New York, relève le conseiller.

    Outre le grand nombre d’expatriés résidant dans la ville aux cinq boroughs – entre 60 000 et 70 000 personnes en 2023 selon les chiffres du Consulat, l’escale d’Olivier Becht ici est opportune : la communauté économique française y est bien ancrée, avec les sièges américains des banques de l’Hexagone et une foule de cadres made in France travaillant dans des compagnies new-yorkaises. Soit autant d’ambassadeurs, d’entremetteurs naturels.

    Olivier Becht l’a affirmé devant les élèves du Lycée français : « ll faut que les entreprises françaises s’internationalisent et exportent ». Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, prendre des risques en s’ouvrant à de nouveaux marchés… le Ministre y voit là une solution prometteuse à l’aune des impacts et chocs économiques présents et à venir, qu’ils soient sanitaires, militaires, environnementaux. Et l’envoyé du gouvernement de conclure : « Penser qu’on va se protéger des chocs en construisant des murailles autour de nos pays, c’est penser comme à un autre siècle ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 15.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 15.12.23

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du vendredi 15 décembre, aujourd’hui, dans nos titres : Retour sur le voyage d’Olivier Becht aux USA – Primes de fin d’année françaises et non-résidents – Une crèche de confession juive attaquée en France 

    Chose France

    C’était le message porté par Olivier Becht cette semaine aux USA. Sur place, pour préparer le sommet de l’OMC qui se déroulera en février, le ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger est allé au contact de la communauté française. Les Conseillers des Français de New-York en ont profité pour alerter le gouvernement sur le dérapage du coût de l’Education française aux USA. Une problématique qui suit Olivier Bech de pays en pays.. 

    Fonctionnaires ou salariés du privé français 

    Vous travaillez pour l’Etat, une collectivité territoriale ou une entreprise privée, et vous vous interrogez sur l’accès aux primes de fin d’année mises en place par le gouvernement d’Emmanuel Macron pour lutter contre l’inflation. Les réponses sont aussi diverses que les situations, pour simplifier si votre employeur est l’Etat ou un hôpital, les non-résidents ne sont pas éligibles au dispositif, si vous travaillez pour une collectivité territoriale, et si celle-ci met en place cette prime, alors sachez que vous y êtes éligible et cela en franchise d’impôts français. Pour ceux qui travaillent pour le secteur privé, si votre entreprise peut faire ce geste, alors vous pourrez en bénéficier aux mêmes conditions que vos collègues en France. À condition bien sûr d’y payer vos impôts, sinon l’Etat de résidence devrait imposer sa grille fiscale sur ce complément de revenus. 

    prime de fin d'année
    ©Stockadobe/LFP

    Agression antisémite dans une crèche du Val de Marne 

    Un homme s’est introduit mardi dans une crèche et a menacé avec un couteau la directrice de l’établissement situé dans le Val-de-Marne, l’agonissant d’injures antisémites. L’agression s’est déroulée en milieu d’après-midi mardi, vers 15h30. L’homme, armé d’une lame d’environ 15 centimètres « a pénétré dans la crèche ‘Les mini Kids’ située à Champigny-sur-Marne », s’est introduit dans le bureau de la directrice avant de la menacer verbalement, brandissant l’arme dans sa direction, a indiqué mercredi le parquet de Créteil à l’AFP.

    Crèche René Rousseau

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour la dernière semaine de bulletins dédiés aux Français de l’étranger de l’année 2023. Bon week-end où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Primes de fin d’année en France et non-résidents 

    Primes de fin d’année en France et non-résidents 

    Comme chaque année, et encore plus en 2023 où tout un chacun a été frappé par l’inflation, se pose la question épineuse de l’éligibilité des non-résidents aux primes de fin d’année exceptionnelles que ce soit dans le public ou le privé.  On fait le point pour les Français de l’étranger ! 

    Prime de pouvoir d’achat exceptionnelle de l’État et de la fonction publique

    On commence par la mauvaise nouvelle, car malheureusement les non-résidents ne seront pas éligibles à cette prime même s’ils travaillent en France. 

    En effet, le décret n° 2023-702 du 31 juillet 2023, portant création d’une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle pour certains agents publics civils de la fonction publique de l’Etat et de la fonction publique hospitalière ainsi que pour les militaires qui a été publié au Journal officiel du 1er août 2023, n’est pas favorable aux frontaliers et plus généralement aux non-résidents. 

    Ce texte met en œuvre l’une des mesures de lutte contre l’inflation annoncées par le ministre de la transformation et de la fonction publique lors de la conférence salariale du 12 juin dernier et il précise que ne peuvent pas bénéficier de la prime de pouvoir d’achat exceptionnelle les personnels dans les situations suivantes : 

    – Les personnes affectées à l’étranger ;
    – Les agents frontaliers qui travaillent en France mais résident à l’étranger ;

    prime de fin d'année
    ©Stockadobe/LFP

    Prime de pouvoir d’achat exceptionnelle fonction publique territoriale

    Ce 31 octobre a été publié le décret concernant les fonctionnaires des collectivités territoriales. Et surprise, dans ce dernier, les conditions d’obtention ne prennent pas en compte le lieu de résidence, à la différence de celui concernant les fonctionnaires d’État, mais uniquement les employeurs et le niveau de revenu. Une bonne nouvelle qui a enflammé les réseaux sociaux des frontaliers dès le jeudi 2 novembre. 

    Pour être éligibles à la prime, les agents devront avoir perçu une rémunération brute ne dépassant pas 39.000 euros sur la période du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023 (soit 3.250 euros par mois). En sachant que la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa) et la rémunération issue des heures supplémentaires défiscalisées ne sont pas à prendre en compte. À noter aussi : si leur collectivité-employeur décide de verser la prime, les assistants maternels et assistants familiaux remplissant les conditions (notamment de revenus), la percevront. Attention, les collectivités territoriales ne sont pas contraintes de verser cette prime et si elles le décident, elles peuvent l’étaler dans le temps. 

    Prime de partage de la valeur

    La prime Macron (également connue sous le nom de « prime de partage de la valeur ») a été créée par la loi n°2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat. Un dispositif similaire avait été instauré en 2019. Il s’agissait de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat.

    La prime Macron a remplacé cet ancien dispositif qui aura été applicable jusqu’en 2021. En pratique, la prime Macron est un outil de rémunération à la disposition des entreprises leur permettant de verser un montant forfaitaire à leurs salariés dans le cadre d’un régime fiscal et social avantageux. Bien qu’intéressante pour récompenser les salariés, cette prime n’est toutefois pas obligatoire au niveau de l’entreprise.

    Du côté des salariés, peuvent bénéficier de la prime Macron tous ceux qui sont titulaires d’un contrat de travail au moment de son paiement, ou au moment de la signature de la décision unilatérale de l’employeur, ou du dépôt de l’accord d’entreprise ou de groupe. Les employés concernés peuvent être liés à l’entreprise concernée par un CDI, par un CDD, et travailler à temps plein ou à temps partiel et résider n’importe où ! 

    La prime Macron est exonérée de charges sociales, au niveau du salarié et de l’employeur, que celles-ci soient d’origine légale ou conventionnelle, dans la limite de 3.000 euros par bénéficiaire et par année civile. Le seuil passe de 3.000 euros à 6.000 euros pour les entreprises ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.

    Du côté des salariés bénéficiaires, la prime Macron est exonérée d’impôt sur le revenu, de CSG, de CRDS (ou de l’impôt de solidarité pour les résidents dans l’UE).) et de taxe sur les salaires, dans les mêmes limites qu’en matière sociale (3.000 euros par bénéficiaire et par année civile ; 6.000 euros en présence d’un dispositif d’intéressement ou de participation au sein de l’entreprise).

    Cette exonération d’impôt concerne les salariés, ayant perçu au cours des 12 mois précédant le versement de la prime, une rémunération inférieure à 3 fois la valeur annuelle du SMIC. L’exonération s’applique pour les primes versées entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2023. Pour les salariés gagnant plus de 3 fois la valeur annuelle du SMIC, la prime est exonérée des charges sociales (à l’exception de la CSG et la CRDS ou l’impôt de solidarité pour les résidents dans l’UE). Toutefois, ces salariés ne bénéficient pas de l’exonération d’impôt sur le revenu.

  • Alerte à la Covid-19 en France

    Alerte à la Covid-19 en France

    À l’approche de Noël, alors que les Français de l’étranger s’apprêtent à reprendre le chemin de l’hexagone, on apprend que l’épidémie de Covid est sur une pente ascendante en France. En effet, sur place progresse une nouvelle version très transmissible du virus, relançant les appels à la vigilance avant les fêtes ! 

    4 ans après toujours là !

    Près de quatre ans après le démarrage de la pandémie de Covid-19, « on n’a pas autant d’indicateurs qu’à d’autres périodes mais des faisceaux d’indications convergent :  la circulation du virus est très intense », a déclaré Étienne Simon-Lorière, responsable du Centre national de référence (CNR) des virus des infections respiratoires à l’Institut Pasteur à l’AFP. En médecine de ville comme à l’hôpital, l’activité liée au Covid a encore marqué une « légère augmentation », notamment pour les seniors, selon le dernier bulletin de Santé publique France, il y a une semaine.

    Rien qu’aux urgences, plus de 4 350 passages hebdomadaires pour suspicion de Covid ont alors été recensés, et plus de 1 820 hospitalisations ont suivi. Si, depuis début mai, l’Organisation mondiale de la santé ne considère plus la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale, elle a réaffirmé en novembre que le Covid-19 reste une menace. « Avec le Covid, on est dans une phase intermédiaire, pas encore endémique comme la grippe saisonnière », a exposé l’infectiologue Xavier Lescure, membre du Covars à l’AFP.

    Covid-19
    ©AFP

    Variant très contagieux

    « Depuis le début de la pandémie, les vagues se produisent environ tous les quatre mois, essentiellement sous l’effet d’une baisse d’immunité populationnelle », à laquelle s’ajoute « la recrudescence hivernale prévisible, avec la baisse des températures extérieures et plus de temps passé en intérieur, où les transmissions virales sont facilitées », a-t-il noté. Possibles porteurs de rebonds, plusieurs variants du virus (XBB.1.5, XXB.1.16, EG.5, BA.2.86) sont sous surveillance renforcée dans le monde. Un sous-lignage de BA.2.86, appelé JN.1, est spécialement scruté.

    « Apparu brusquement et beaucoup plus transmissible que ses prédécesseurs, JN.1 a un échappement immunitaire quasiment aussi important que ses cousins de la famille XBB […] mais dû à une combinaison de mutations génétiques complètement différente », a précisé Étienne Simon-Lorière. En France, début décembre, 30 % des cas de Covid recensés en laboratoire relevaient de JN.1. Jusqu’alors, rien ne suggère une sévérité accrue par rapport aux autres lignées.

    « Si on a été infecté par le virus il y a moins de six mois ou, mieux, vacciné il y a moins de six mois, les chances de se retrouver à l’hôpital à cause de JN.1 sont très réduites, malgré toutes ses nouvelles mutations. Grâce au boost d’anticorps mais aussi aux réponses cellulaires de l’organisme – peu affectées par l’évolution du virus -, il va être éliminé avant de provoquer une forme sévère de la maladie dans la grande majorité des cas, mais peut a priori être transmis », selon Étienne Simon Lorière.

    Une campagne de vaccination à la traîne

    Moins d’un quart des Français de 65 ans et plus a reçu un rappel depuis le démarrage, début octobre, de la nouvelle campagne. Le masque reste recommandé « en cas de symptômes, dans les lieux fréquentés et en présence de personnes fragiles », selon Santé publique France. Dans certains hôpitaux, comme à Chambéry et Aix-les-Bains depuis ce mercredi, il est redevenu obligatoire. Des collectifs de patients et de soignants ont réclamé fin novembre une obligation « dans tous les établissements de soins ».

    Partout en Europe

    Ailleurs en Europe, le constat est similaire. «Nous observons la même tendance à la hausse de circulation du virus dans les eaux usées en Belgique. On peut considérer que le virus est devenu endémique en Europe et qu’il est désormais inscrit au registre des virus “classiques”», souligne Leslie Ogorzaly, coordinatrice du projet Coronastep à l’institut des Sciences et Technologies du Luxembourg, chargé de pister le virus dans les eaux usées. «Il n’y a cependant rien d’étonnant car, comme les autres infections respiratoires, nous sommes dans la période favorable au virus.»

    Un constat partagé (en partie) par le Professeur Enouf: «Les muqueuses sont plus susceptibles aux infections en hiver et le risque est d’autant plus important qu’il existe un relâchement sur les gestes barrières. En revanche, difficile à ce stade de dire qu’il est bien devenu un virus hivernal, donc saisonnier, car on constate qu’il n’a jamais vraiment disparu».

  • Quel sens pour l’histoire ? 

    Quel sens pour l’histoire ? 

    Le déclin de l’Occident est une antienne qui en permanence se régénère dans l’histoire. En ce début de XXIe siècle, il est à nouveau évoqué par maints commentateurs. Plusieurs facteurs semblent leur donner raison.

    Au niveau démographique, les pays du G7 ne représentent plus que 10 % de la population mondiale quand les BRICS (le Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) rassemblent plus de 40 % de la population mondiale. Au 1er janvier prochain, ils seront rejoints par six nouveaux pays (Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Argentine, Éthiopie, Iran, Egypte) qui renforceront le poids de ce club de pays émergents.

    Le poids relatif de l’Occident au niveau de la création de richesses diminue

    La croissance démographique de l’Afrique marquera les prochaines années, sa population passant de 1,2 milliard de personnes à 2,5 milliards de 2022 à 2050. Le poids relatif de l’Occident au niveau de la création de richesses diminue également d’année en année. Il en est de même pour le PIB. En 1975, lors de la création du G5 par Valéry Giscard d’Estaing, devenu rapidement G7, les principales puissances occidentales représentaient 75 % du PIB. En 2022, elles n’en représentent plus que 45 %. Les BRICS se rapprochent du G7 avec plus de 30 % du PIB mondial.

    La Chine est devenue en quelques années la deuxième puissance économique et le premier exportateur mondial. L’image de l’Occident est sortie abimée de la crise financière de 2007/2009, crise qui a failli conduire à l’implosion totale du système financier à l’échelle mondiale.

    Les gouvernements des pays émergents et en développement sont de plus en plus nombreux à considérer que les États occidentaux maintiennent un système néocolonialiste en imposant leurs normes et leurs modes de pensée. L’interventionnisme des années 2000 et 2010 s’est soldé par de nombreux échecs pour les États-Unis et leurs alliés, les interventions militaires ne débouchant pas sur l’instauration d’institutions réellement démocratiques viables. Par ailleurs, les motifs de ces interventions ne sont pas apparus d’une évidente clarté aux yeux du plus grand nombre.

    Le déclin des pays développés n’est pas nouveau. Après la Première guerre mondiale avec ses dix millions de morts et ses vingt et un millions de blessés, l’idée que les pays européens s’étaient fourvoyés fut communément admise. Le livre d’Oswald Spengler, « Le déclin de l’Occident » en est une des expressions publiques.

    Les années Trente et la Seconde Guerre mondiale ne feront que confirmer aux yeux de nombreux observateurs que l’Occident rime avec destructions et malheurs.

    L’affirmation des États-Unis comme première puissance économique et militaire mondiale a occulté cette question, d’autant plus que la seconde partie du XXe siècle a été marquée par une forte croissance.

    histoire
    @stockadobe – Charlie Chaplin – Le temps du travail

    Le déclin occidental mis en exergue par les dirigeants des pays émergents concerne à la fois l’économie, les mœurs et la culture

    Le déclin occidental mis en exergue par les dirigeants des pays émergents et en développement est protéiforme. Il concerne tout à la fois l’économie, les mœurs et la culture. La baisse du niveau scolaire, la diminution de l’espérance de vie aux États-Unis, la moindre créativité, que ce soit au niveau des sciences ou sur le plan culturel semble leur donner raison.

    Pour autant, bien souvent, les pays émergents et en développement sont en proie à des problèmes similaires. Ces pays sont traversés par des lignes de fractures parfois plus marquées qu’en Occident et que les régimes autoritaires tentent de masquer. L’Iran en est un triste exemple. La chute de la croissance, de la productivité et de l’innovation ne connaît pas de frontières.

    L’histoire n’a de sens que celui que nous lui donnons. Depuis la première révolution industrielle, le progrès a servi de guide.

    Une crise de confiance sur la marche du monde

    Valeur occidentale, il s’est diffusé à toute la planète ou presque en créant néanmoins des tensions quand il rencontrait des systèmes de valeurs contraires. Aujourd’hui, le progrès n’impose plus sa magie aux peuples. Il apparaît inopérant face aux défis à relever. Nul n’ose plus affirmer que la science garantit des jours meilleurs. Il y a une véritable crise de confiance sur la marche du monde. Cette crise de confiance s’exprime vis-à-vis des pays avancés et au sein même de ces pays. La situation économique et géopolitique des prochaines années dépendra sans nul doute de la capacité des dirigeants à redonner du sens à l’action humaine et au progrès.

  • L’UE juge le projet d’accord de la COP28 «insuffisant» et «inacceptable»

    L’UE juge le projet d’accord de la COP28 «insuffisant» et «inacceptable»

    Dans le projet de texte définitif de la 28e Conférence des parties sur le climat (COP28), Sultan Al Jaber, en charge des négociations, n’a pas préconisé une sortie progressive des énergies fossiles — ce qui a suscité des critiques immédiates de la part des pays occidentaux qui espéraient qu’un tournant historique serait opéré à Dubaï.

    Alors qu’un premier projet de texte mentionnait l’option d’un « abandon progressif » (phase out en anglais) du pétrole, du gaz et du charbon, le nouveau projet de texte se concentre sur une « réduction à la fois de la consommation et de la production des énergies fossiles » afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

    Les équipes de Sultan Al Jaber, président de la COP28, ont opté pour cette formulation dans une tentative de compromis visant à convaincre les Saoudiens. Ce choix a toutefois déçu les dirigeants occidentaux, l’Union européenne, les États-Unis, l’Allemagne et la France, qui avaient tous réclamé une formulation plus ferme.

    « Nous considérons ce texte comme insuffisant », a déclaré Teresa Ribera, ministre espagnole de la Transition écologique, qui fait partie de la délégation de l’UE à la COP28. « Certains éléments du texte sont totalement inacceptables », a-t-elle ajouté, faisant référence à l’absence de référence explicite à un abandon progressif des combustibles fossiles.

    La négociatrice française Agnès Pannier-Runacher a fait écho à ces propos. « En l’état actuel, le texte présenté par la présidence de la COP28 est une déception. Il est insuffisant. Nous devons faire mieux. Notre objectif reste d’obtenir l’accord le plus ambitieux possible sur les énergies fossiles — et sur leur sortie », a-t-elle commenté sur X.

    Les États-Unis ont salué les efforts des Émirats, ont demandé que le texte sur les combustibles fossiles soit « substantiellement renforcé ».

    L’Arabie saoudite et ses alliés exportateurs de pétrole refusent pour leur part tout texte s’attaquant aux énergies fossiles qui font leur richesse.

    Toutefois, une personne au fait des réflexions de la présidence de la COP28 a qualifié le texte de « phase d’ouverture » sur laquelle il est possible de s’appuyer.

    « Nous nous y attendions », a affirmé mardi le directeur général de la COP28, Majid Al Suwaidi. « Nous voulions que le texte déclenche une conversation », a-t-il ajouté, se félicitant de désormais connaître les véritables « lignes rouges » des différentes nations.

    Les négociateurs, qui ont passé 12 jours dans la métropole bâtie sur les pétrodollars, devaient travailler toute la nuit, et peu d’entre eux s’attendaient à ce qu’un accord soit conclu avant la clôture officielle des négociations ce mardi (12 décembre).

    Le projet d’accord prévoit que les pays peuvent prendre des mesures visant à une « réduction à la fois de la consommation et de la production des énergies fossiles d’une manière juste, ordonnée et équitable, de façon à atteindre zéro net d’ici à, avant ou autour de 2050, comme préconisé par la science ».

    COP28
    « Nous considérons ce texte comme insuffisant », a déclaré Teresa Ribera, ministre espagnole de la Transition écologique, qui fait partie de la délégation de l’UE à la COP28. [Tim McPhie]

    En ce qui concerne le charbon, la source d’énergie la plus polluante, le texte prévoit de limiter la production d’électricité à partir de charbon sans dispositif d’atténuation. Ainsi, les projets qui utilisent les nouvelles technologies de captage et stockage du dioxyde de carbone (CSC) pourraient être poursuivis.

    Le texte prévoit une option de « suppression progressive » des subventions « inefficaces aux combustibles fossiles » qui encouragent « le gaspillage ».

    Le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, a déclaré qu’il y avait « quelques bonnes choses » dans le projet de texte, mais que dans l’ensemble, il était « clairement insuffisant et inadéquat » pour traiter la question du climat et atteindre l’un des objectifs clés de l’Accord de Paris : maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

    « Les scientifiques sont on ne peut plus clairs sur ce qui est nécessaire », a déclaré M. Hoekstra. « Et en haut de cette liste, il y a l’abandon progressif des combustibles fossiles ».

    Il a toutefois exprimé l’espoir qu’une solution puisse être trouvée.

    « Ces choses ne sont jamais terminées tant qu’elles ne sont pas terminées », a expliqué M. Hoekstra à des journalistes à Dubaï, affirmant qu’une « grande majorité de pays » exigeait l’abandon progressif des combustibles fossiles et l’abandon du charbon, y compris des petites îles, ainsi que des pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie.

    « C’est à nous de faire en sorte que ces voix soient entendues et que le problème soit résolu demain, ou dans les jours qui viennent, ou dans le temps qu’il faudra », a-t-il ajouté.

    Le commissaire européen a énuméré les éléments d’un accord qui serait acceptable pour l’Union européenne, affirmant que le texte devait être clair sur l’élimination progressive des combustibles fossiles, « avec 2030 comme première date précise dans le temps », et « précis sur la manière dont le monde devrait traiter le charbon ».

    Si M. Hoekstra a reconnu que les combustibles fossiles ne pouvaient être éliminés du jour au lendemain et que certaines technologies telles que le captage et stockage du dioxyde de carbone seraient nécessaires pour les secteurs de l’économie les plus difficiles à décarboner, « il ne faut pas se méprendre sur le fait que pour la grande majorité de nos émissions, nous n’avons pas d’autre choix que de les réduire et de les éliminer au plus vite ».

    « Nous n’avons pas d’autre choix que de poursuivre les discussions et de nous assurer que nous parvenons à maintenir [l’objectif de] 1,5 [degrés] », a-t-il conclu.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.12.23

    Bonjour à tous, bienvenu dans le flash quotidien des expatriés du jeudi 14 décembre. Aujourd’hui, dans nos titres : les 40 ans de TV5MONDE – Cap sur la fusion nucléaire en France – Alerte au Covid dans l’hexagone 

    Une soirée pour ses 40 ans 

    TV5 Monde est une chaîne multilatérale francophone basée à Paris, associant les radiodiffuseurs publics de la France, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Suisse, du Canada, du Québec et, depuis 2022, de Monaco. Dans quelques jours, en janvier 2024, la référence télévisuelle de la Francophonie fêtera ses 40 ans ! Hier soir, à Paris, sous le pont Alexandre III, tout le PAF était réuni pour fêter par anticipation la vénérable institution mondiale. 

    TV5MONDE
    40 ans – TV5MONDE – Photo

    Le plan 2030 d’Emmanuel Macron 

    Le plan France 2030 vise à investir 54 milliards d’euros sur cinq ans pour « rattraper le retard industriel français, investir massivement dans les technologies innovantes ou encore soutenir la transition écologique », peut-on lire sur le site du ministère de l’Économie. À Toulouse, lundi dernier, le président de la République en a profité pour faire de nouvelles annonces en matière d’énergie et de décarbonations de l’industrie, pour « aller plus vite, plus fort dès la rentrée » avec « enfin une stratégie française et la réforme de notre stratégie européenne ». Bien que le potentiel de la fusion nucléaire soit important, cette technologie, en l’état de la science, ne devrait pas être opérationnelle avant plusieurs décennies. Dès lors, elle ne devrait pas participer à l’atteinte des objectifs de décarbonation pour 2030 ni même 2050.

    fusion nucléaire
    fusion nucléaire

    Le Covid-19 viendra-t-il ruiner les fêtes en France ?

    À dix jours de Noël, l’épidémie connaît une nouvelle progression, bien qu’elle soit toujours difficile à mesurer en raison d’un nombre d’indicateurs plus limité qu’au plus fort de la pandémie. En médecine de ville comme à l’hôpital, l’activité liée au Covid a encore marqué une « légère augmentation », notamment pour les seniors, selon le dernier bulletin de Santé publique France, il y a une semaine. Rien qu’aux urgences, plus de 4.350 passages hebdomadaires pour suspicion de Covid ont alors été recensés, et plus de 1.820 hospitalisations ont suivi.

    C’est tout pour ce jeudi on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine ! Bonne journée à toutes et à tous ! 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • TV5 Monde fête ses 40 ans ! 

    TV5 Monde fête ses 40 ans ! 

    TV5 Monde est une chaîne multilatérale francophone basée à Paris, associant les radiodiffuseurs publics de la France, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Suisse, du Canada, du Québec et, depuis 2022, de Monaco. Dans quelques jours, en janvier 2024, la référence télévisuelle de la Francophonie fêtera ses 40 ans ! L’occasion, pour nous, Français de l’étranger, de faire un point sur cette chaîne qui nous accompagne partout dans le monde. 

    Au service de la Francophonie

    Sa mission, définie dans la « Charte TV5 Monde », consiste à servir de vitrine à l’ensemble de la Francophonie, à promouvoir la diversité culturelle, à refléter la dimension multilatérale de la chaîne, à favoriser les échanges de programmes entre les pays francophones et l’exportation internationale de programmes francophones. Concrètement, TV5MONDE est un lieu de coopération entre les radiodiffuseurs partenaires et participe à favoriser l’expression de la créativité audiovisuelle et cinématographique francophone. 

    Elle diffuse ses programmes par câble, satellite, TNT, IPTV, OTT dans plus de 200 pays et territoires dans le monde, couvrant 403 millions de foyers. 

    TV5-monde
    TV5 Monde

    Une famille francophone réunie dans TV5 Monde

    D’abord, simplement appelé, TV5, la chaîne est créée à Paris le 2 janvier 1984, sous l’impulsion du ministère des Affaires étrangères français, alors dirigé par Claude Cheysson, par cinq chaînes de télévision publique francophones : les françaises TF1, Antenne 2, et FR3, la TSR suisse et la RTBF belge. Ces cinq partenaires sont à l’origine du chiffre « 5 » de TV5. La chaîne émet alors 3 heures par jour. En France, TV5 Monde commence à mettre à l’antenne lors de son inauguration commerciale de la télévision par câble à Cergy-Pontoise le 18 décembre 1985 avec RTL, TMC, Sky1, 2 chaînes locales, et quelques jours plus tard Canal J.

    En 1986, le Consortium de Télévision Québec-Canada (CTQC) rejoint les cinq partenaires. L’année suivante, à la suite de sa privatisation, TF1 quitte l’actionnariat de TV5, mais continue cependant à lui fournir des programmes jusqu’en 1995. Le 1er septembre 1988, la chaîne TV5 Québec Canada qui émet depuis Montréal est créée. En 1989, TV5 se dote d’une rédaction et diffuse ses premiers journaux télévisés. À cette époque, la chaîne met aussi en place une présence humaine inter-programmes avec des speakers pour lancer les différentes émissions et faire la météo européenne. Ainsi, des présentateurs comme Jean-Marc Laurent ou Eve Biazzi y sont présents. En 1991, la chaîne émet 14 heures par jour en semaine et 18 heures le week-end.

    En 1992, TV5 poursuit son extension extra-européenne avec le lancement de TV5 Afrique à destination de l’Afrique francophone, et TV5 Amérique Latine à destination de l’Amérique latine et des Caraïbes. La chaîne émet 24h/24 à partir de 1993, et lance son site internet en 1995. Ce site compte deux portails pédagogiques multilingues pour apprendre et enseigner le français gratuitement. Ils proposent des exercices interactifs ludiques, des vidéos et des articles pour les élèves, et mettent à disposition des enseignants différents contenus sur lesquels s’appuyer pour leurs cours.

    En 1996, la zone de couverture de la chaîne s’élargit à l’Asie-Pacifique avec la création de TV5 Asie à la suite du lancement du satellite de télécommunications Asiasat 2 le 28 novembre 1995. En 1997, TV5 ouvre son premier bureau régional en Asie à Bangkok (Thaïlande). La chaîne s’étend ensuite aux États-Unis avec TV5 États-Unis et enfin au monde arabe avec TV5 Orient en 1998.

    En 1999, TV5 passe au numérique et se voit régionalisée en 7 chaînes indépendantes : TV5 Afrique, TV5 Amérique Latine, TV5 États-Unis, TV5 Europe, TV5 Orient, TV5 Québec Canada et la nouvelle TV5 France-Belgique-Suisse. Cette dernière est issue de la scission du signal européen en deux : TV5 France-Belgique-Suisse à destination des pays francophones et TV5 Europe pour les autres. TV5 met en place une nouvelle programmation articulée autour de l’information avec des flashs toutes les heures, deux journaux télévisés de sa propre rédaction et la rediffusion des JT de ses actionnaires. Cette même année, le groupement d’intérêt économique (GIE), formé par La Cinquième et Arte France devient actionnaire de TV5 à hauteur de 12,5 %. TV5 diffuse quelques émissions d’Arte France qu’elle co-produit ou achète et réalise le sous-titrage en plusieurs langues.

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    60 millions de téléspectateurs

    Le nombre de téléspectateurs uniques s’élève à 59,6 millions par semaine en 2021, soit un niveau supérieur à 2020 (59,2 millions) malgré l’estompement de l’effet positif de la crise sanitaire sur les audiences, et l’évolution du panel de pays mesurés (la mesure de l’audience au Tchad s’est substituée à celle du Vietnam, se traduisant par une réduction de 0,4 million de téléspectateurs mesurés). 

    En Afrique francophone, l’audience hebdomadaire s’établit à 49,3 millions de téléspectateurs, en progression par rapport à 2020 (+2,6 millions) en cumul sur 14 pays. Ce résultat agrège les données d’audience de la déclinaison africaine de TV5 Monde et de la chaîne thématique jeunesse TiVi5 ciblant le public âgé de 4 à 14 ans, toutes deux en progression. En pourcentage, la chaîne jeunesse touche plus de la moitié du public cible (52%) chaque semaine, niveau stable par rapport à 2020, et en retrait de 5 points par rapport à 2019 en raison d’une concurrence accrue des acteurs étrangers, notamment Disney. 

    En Europe, l’audience hebdomadaire de TV5 Monde s’établit à 5,3 millions de téléspectateurs, en baisse de 0,6 million par rapport à 2020, année exceptionnelle en raison du contexte sanitaire. L’audience hebdomadaire de TV5 Monde reste toutefois supérieure de 0,4 million par rapport à 2019. 

    TV5 Monde et les Français de l’étranger

    Quand on a le mal du pays, rien de plus réconfortant que de retrouver un univers familier en allumant sa télévision. Et si aujourd’hui, il est possible via l’IPTV, Molotiv ou le satellite de retrouver les chaines françaises, TV5Monde reste LA chaîne des Français vivant à l’étranger. Lien indispensable avec notre culture, TV5Monde est reconnue par tous les expatriés comme un outil indispensable. 

    Pont avec la France mais aussi entre francophones, les 7 chaînes de TV5 Monde et la plateforme d’AVOD TV5MONDEPlus sont au cœur du quotidien des Français installés dans des pays non francophones ou loin des rivages de l’hexagone. 

    Chaque mois, nous vous proposons d’ailleurs de découvrir les programmes de la chaîne au sein de deux articles publiés sur notre site. A tout moment, vous pouvez découvrir les programmes en cours de diffusion ou à venir grâce au widget TV5 Monde. Les programmes affichés s’adaptent automatique à votre lieu de résidence. 

    TV5Monde
    TV5MONDEplus

    TV5MONDEplus

    Enfin, on ne pouvait pas ne pas évoquer l’avenir, le streaming ! Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle et tenir la dragée haute aux géants américains, Yves Bigot, célèbre journaliste producteur et désormais Président du consortium international, a lancé en septembre 2020, TV5MONDEplus, une plateforme de streaming gratuite réclamée par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, lors d’un sommet international.

    Gratuite, mais avec de la publicité, et disponible sur le web, TV5MONDEplus répartit ses programmes sur onze catégories, à savoir cinéma, découverte, culture, arts de ville, divertissement, langue française, partenaires culturels, séries, fictions télé, environnement, mémoires, société, jeunesse et podcast.

    Cette application donne accès à un vaste choix de séries, films, documentaires… En tout, plus de 4000 heures de programmes et de contenus francophones à télécharger sur TV5MONDEplus.com.

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