Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • La Bulgarie en tête des progrès en matière d’État de droit, la Grèce en queue de peloton

    La Bulgarie en tête des progrès en matière d’État de droit, la Grèce en queue de peloton

    Alors que les États membres de l’Union européenne sont les plus avancés en matière d’État de droit dans le monde, notamment parce que l’État de droit est en recul un peu partout, au sein de l’UE, la Bulgarie et la Slovénie ont réalisé les progrès les plus importants en 2023, tandis que l’État de droit s’est le plus dégradé en Grèce et en Belgique, selon un nouveau rapport du World Justice Project.

    En bref :

    État de droit
    La Bulgarie, qui avait la deuxième plus mauvaise note de l’UE (0,56 sur 1) en 2023, est en tête du classement en ce qui concerne les progrès de l’État de droit, avec une augmentation de 1,7 % par rapport à 2022 et une croissance dans tous les domaines, à l’exception de l’application de la loi. [Respiro / Shutterstock]
    • 14 des 27 États membres de l’UE ont régressé entre 2022 et 2023.
    • La Bulgarie s’est classée au premier rang mondial en termes de progression (+1,7 %), tandis que la Slovénie s’est classée au quatrième rang (+1,6 %). La Bulgarie utilisera probablement ce résultat pour inciter l’Autriche et les Pays-Bas à lever leur veto à son intégration à l’accord de Schengen.
    • En ce qui concerne les progrès, la Grèce et la Belgique sont les plus mauvais élèves de l’UE, puisqu’elles ont respectivement régressé de 1,4 % et de 1 % par rapport à 2022.
    • La Hongrie n’a baissé que de 0,2 % par rapport à sa note de 2022, accumulant une baisse de 9,9 % depuis 2016, se classant plus bas que les pays des Balkans qui aspirent à intégrer l’UE.
    • La Pologne a baissé de 0,6 % par rapport à 2022, accumulant une baisse de 11 % depuis 2016.

    Pente glissante

    Selon le rapport, 78 % des pays du monde ont connu un recul de l’État de droit depuis 2016, les assemblées législatives, le pouvoir judiciaire et la société civile ayant perdu du terrain dans leur capacité de contrôle du pouvoir exécutif à l’échelle mondiale. Les scores de l’indice de contrôle gouvernemental et de l’équilibre des pouvoirs ont chuté dans 74 % des pays au cours des sept dernières années.

    Même si l’UE reste un bastion de l’État de droit, les États européens ayant moins régressé que les pays d’autres régions, 14 États membres ont enregistré une baisse de l’indice entre 2022 et 2023.

    L’indice de l’État de droit est basé sur des évaluations des systèmes juridiques des pays, de la transparence du gouvernement, des contraintes pesant sur le gouvernement, de l’évaluation du respect des droits fondamentaux, de l’ordre et de la sécurité, et enfin de l’application de la loi.

    Les champions de l’UE

    La Bulgarie, qui avait la deuxième plus mauvaise note de l’UE (0,56 sur 1) en 2023, est en tête du classement en ce qui concerne les progrès de l’État de droit, avec une augmentation de 1,7 % par rapport à 2022 et une croissance dans tous les domaines, à l’exception de l’application de la loi.

    Actuellement candidate à l’entrée dans l’espace Schengen, la Bulgarie pourrait utiliser ce classement pour faire pression sur les États qui posent leur veto à son intégration, dont l’Autriche et les Pays-Bas, qui citent tous deux les préoccupations relatives à l’État de droit comme les arguments phares justifiant leur blocage.

    Dans le même temps, ces bonnes nouvelles stabiliseront les positions de la coalition réformiste pro-UE au sein du parlement bulgare, qui se bat pour poursuivre les réformes.

    L’amélioration du système judiciaire et de son indépendance peut être attribuée aux réformes radicales qui ont été lancées au printemps et qui concernent principalement les procureurs.

    Les partis pro-UE de Sofia, avec le soutien de l’ancien ministre de la justice réformateur Krum Zarkov, ont réussi à limoger le procureur général de Bulgarie, Ivan Geshev, autrefois intouchable.

    La Bulgarie prévoit également de nouvelles réformes constitutionnelles d’ici la fin de l’année, notamment en ce qui concerne le Conseil supérieur de la magistrature et le Parquet. Le pays devrait également donner aux citoyens un accès direct à la Cour constitutionnelle.

    La Slovénie, quant à elle, arrive en quatrième position en termes de progrès annuel, avec une augmentation de 1,6 % entre 2022 et 2023 et une croissance dans tous les domaines. Elle obtient actuellement une note de 0,69 sur 1.

    Sous le précédent gouvernement de droite, la Slovénie a subi de sérieux revers en ce qui concerne l’indépendance institutionnelle, la liberté des médias et le système judiciaire. Un nouveau gouvernement progressiste a été formé en 2022, dont le principal parti a promis pendant la campagne électorale de mettre fin à ce recul et de rétablir l’État de droit.

    En juillet dernier, le gouvernement a adopté une loi polyvalente abrogeant 11 lois de l’exécutif précédent et, peu après, a rétabli le financement de l’Agence de presse slovène (STA), un point litigieux dans les derniers rapports de l’UE sur l’État de droit.

    Plus récemment, le gouvernement a également proposé des changements constitutionnels en vertu desquels le parlement ne peut plus nommer les juges.

    La liste des mauvais élèves

    Parmi les États membres de l’UE qui ont régressé, la Grèce arrive en tête.

    Alors que les législateurs européens soulignent depuis des années que l’État de droit en Grèce se trouve dans la « zone dangereuse », l’indice indique une baisse de 1,4 % depuis 2022 et de 0,4 % depuis 2016. Le pays se classe actuellement au troisième rang le plus bas de l’UE avec une note de 0,61, la plus forte régression étant enregistrée dans les domaines de la justice civile et pénale, avec une diminution respective de 2,2 % et 4,3 % par rapport à 2022.

    Le système judiciaire grec a été continuellement évoqué dans les rapports annuels de l’UE sur l’État de droit. Le rapport 2023 a constaté une détérioration de l’accès à la justice et a indiqué que des changements étaient nécessaires, notamment une réforme du mode de nomination des hauts magistrats afin de préserver leur indépendance.

    L’exemple le plus récent est le très controversé « Watergate grec», un scandale d’écoutes téléphoniques dans lequel les téléphones de plusieurs personnalités politiques, des affaires et journalistes ont été mis sur écoute par le logiciel espion illégal Predator.

    Bien que le scandale ait éclaté en juillet 2022, la justice grecque n’a jusqu’à présent obtenu aucun résultat dans son enquête. Les partis d’opposition affirment qu’une pression continue est exercée sur la justice pour couvrir les responsables du scandale.

    Le score de la Belgique a baissé de 1 % par rapport à 2022 dans tous les domaines, en particulier en ce qui concerne la justice civile, l’application de la réglementation et l’ouverture du gouvernement. Cependant, elle reste l’un des pays les mieux notés avec un score de 0,78 en 2023.

    Cela peut s’expliquer par la longueur des procédures civiles et le caractère restrictif de la loi sur les manifestations en Belgique.

    Selon le rapport 2023 de l’UE sur l’État de droit, la Belgique ne respecte pas non plus systématiquement les décisions de justice, n’analyse pas l’efficacité de son système judiciaire et présente des lacunes en matière de transparence.

    Qu’en est-il des suspects habituels ?

    La Hongrie et la Pologne, les deux pays dont le score en matière d’État de droit est depuis longtemps en baisse, ne sont pas directement mentionnées dans le rapport, bien que celui-ci mette en lumière les tendances à long terme dans ces deux pays.

    La Hongrie a perdu 0,2 % par rapport à sa note de 2022 et accumule une régression de 9,9 % par rapport à sa note de 2016 pour atteindre un taux total de 0,51 en 2023 – le plus bas de l’UE.

    Avec une note de 0,51, la Hongrie se classe en dessous des pays candidats à l’UE dans les Balkans, notamment le Monténégro (0,56), la Moldavie (0,53) et la Macédoine du Nord (0,53). La Hongrie est également moins bien notée que le Kosovo (0,56) et la Géorgie (0,60), deux pays qui aspirent à entamer le processus d’adhésion à l’UE.

    Pour sa part, la Pologne a perdu 0,6 % depuis 2022 et accumulé une baisse de 11 % depuis 2016, avec un taux actuel de 0,64 – au-dessus de la Hongrie, de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Croatie et de la Grèce.

    Étant donné les récentes élections qui ont donné une majorité aux forces pro-UE, la note de l’État de droit de la Pologne devrait probablement s’améliorer de manière significative au cours de l’année à venir.

    [Contributions de Krassen Nikolov, Sebastijan R. Maček et Anne-Sophie Gayet.]


    CONSULTER LA PUBLICATION ORIGINALE

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.10.23

    Bonjour à tous les Français de l’étranger, nous sommes le jeudi 26 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Le voyage en 4 étapes d’Emmanuel Macron au Proche-Orient, Les Entreprises des Français à l’étranger attendent leur label, Hausse du chômage en France. 

    Emmanuel Macron entre soutien à Israël et logique humanitaire avec les Palestiniens

    Mardi et Mercredi, le président de la République a visité 4 Etats au Proche-Orient, dont Israël où il a rencontré les familles des 31 morts et des 9 otages. Il est allé en suite en Cisjordanie rencontrer le président de l’autorité palestinienne pour trouver des solutions humanitaires. Une première proposition a été faite en Egypte avec l’envoi d’un bateau hôpital pour s’occuper des Gazaouites. 

    La table ronde des EFE 

    EFE ? Kézako ? C’est un nouveau label qui distingue les sociétés créées par des Français à l’étranger et qui importent soit des produits français soit un savoir-faire. Née en septembre 2021, la plateforme des EFE milite pour la création d’un label « Made by France » qui permettra d’identifier ses entreprises et ainsi leur ouvrir les portes des aides françaises. La loi a déjà été votée au Sénat, Olvier Becht, le ministre des Français de l’étranger, lors de la table ronde lundi 23 septembre à l’Assemblée des Français de l’étranger, a indiqué qu’il voulait que la loi soit examinée par l’Assemblée nationale en 2024.  

    Français à l’étranger

    Hausse du chômage en France 

    Le gouvernement le redoutait mais cette fois ça devient une réalité. Le chômage est reparti à la hausse en France. En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a augmenté de 0,7 % (+19.300) au troisième trimestre 2023, selon l’administration, même s’il reste en baisse de 3,8 % sur un an.

    C’est tout pour ce jeudi on se retrouve demain pour le dernier bulletin des Français de l’étranger de la semaine. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Entreprises de Français à l’étranger

    Les Entreprises de Français à l’étranger

    Ce lundi 23 octobre, l’Assemblée des Français de l’étranger inaugurait sa 39 ème session. Reçus pour la première fois au sein du Conseil économique et social à Paris, les 70 élus représentant près de 3 millions d’expatriés ont accueilli le Ministre Olivier Becht avant de s’atteler à leurs missions. Parmi les rencontres proposées, nous nous sommes intéressés à celle organisée par les Conseillers au commerce extérieur et par les Chambres de Commerce et d’Industrie France International. Elle était dédiée aux Entreprises de Français à l’étranger (EFE). Une EFE est une entreprise étrangère portée par un entrepreneur français. Une entreprise française à l’étranger est une entreprise française qui a implanté une succursale à l’étranger ou qui exporte des produits ou un savoir-faire français. On estime qu’il existe 130000 EFE dans le monde.

    Qu’est qu’une entreprise de Français à l’étranger?

    Une entreprise de Français à l’étranger est une entreprise étrangère portée par un entrepreneur Français. On associe également le terme Entrepreneur Français de l’Etranger au signe EFE. Cependant, les entreprises de Français à l’étranger ne bénéficient pas du soutien de l’État français et ne font pas l’objet d’un recensement systématique. Le nombre important de dépôts de bilan d’EFE lors de la crise de la COVID-19 a accentué la pression sur l’économie française, alertant de fait le gouvernement. Ce constat a mené à la création de EFE International.

    Français à l’étranger
    Lundi 23 octobre s’est ouverte la 39ème session de l’AFE

    Soutenir les 500 000 entrepreneurs Français dans le monde

    Pour mieux soutenir nos créateurs d’entreprises Français à travers le monde, la députée Anne Genetet a proposé en 2020 au gouvernement de créer le label France Impact.

    Ce dernier faciliterait l’identification des EFE et ainsi permettrait à ces dernières :

    De se faire connaître des pouvoirs publics français ;

    D’être inclus dans les circuits de visite officielle ;

    De gagner en reconnaissance ;

    D’intégrer des appels d’offres français ;

    D’avoir un contact avec les institutions françaises ;

    De disposer des aides au financement de la part d’opérateurs français ;

    D’intégrer un réseau d’entreprise relié aux Chambres de Commerce françaises.

    Déposée en 2020, la proposition de loi est toujours bloquée au niveau de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale.

    Et pourtant, elle serait accueillie par les 500 000 Français de l’étranger entrepreneurs comme une preuve de reconnaissance de leur rôle dans l’économie de leur Nation. Mais la lumière pourrait venir du Sénat qui a lui adopté en première lecture une autre proposition.

    Ce court texte, qui a été amendé par les sénateurs, propose :

    • Une définition de l’entrepreneur Français à l’étranger: il s’agit d’ « un citoyen de nationalité française, inscrit au registre des Français établis hors de France, qui crée, assure la direction générale ou exerce le contrôle effectif du capital d’une entreprise de droit local sans lien capitalistique avec une entreprise de droit français, ou en détient une part égale au maximum de ce qu’autorise le droit local lorsqu’existent des conditions restrictives de possession d’une société par un associé étranger » ;
    • La création d’un label pour valoriser les entrepreneurs Français à l’étranger « dont l’activité professionnelle contribue à la promotion d’un savoir-faire français, à la distribution de biens ou services français, à l’attractivité ou au rayonnement de la France à l’étranger » ;
    • L’instauration d’un comité d’identification chargé de recenser les entrepreneurs français à l’étranger souhaitant obtenir ce label et de sélectionner les bénéficiaires ;
    • Le regroupement dans un répertoire public des bénéficiaires du label.

    Ce nouveau label sera rattaché au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Un décret devra définir son nom, sa durée de validité, ses conditions d’octroi… Le texte initial proposait un label dénommé « Made by French ». Mais là aussi, l’Assemblée n’a toujours pas programmé son examen. Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger, s’est engagé devant les élus que le texte soit étudié en 2024 pour une mise en application sûrement courant 2025.

    Français à l’étranger
    Au cours de la table ronde consacrée aux EFE, plusieurs Français partis créer des entreprises à l’étranger ont partagé leur expérience.

    Accompagner ceux qui créent des entreprises

    Au cours de la table ronde consacrée aux EFE organisée au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger, Alain Taieb, Président d’EFE International, administrateur des Conseillers du  Commerce Extérieur de la France et aussi de l’Union des Français de l’Etranger tout en étant aussi Président du Conseil de Surveillance du groupe Mobilitas, a voulu aborder ce qui fait la vie des entrepreneurs.

    Pour cela, il a convié par vidéos interposées des Français partis créer des entreprises aux 4 coins du monde pour partager leur expérience. Vous pourrez les écouter en regardant la vidéo en fin d’article.

    Mais aussi, fort de son expérience et des retours des chefs d’entreprises, Alain Taieb a voulu alerter au cours de cette table ronde sur les risques de disparition ou tout simplement d’absorption de nos entreprises françaises lorsque l’heure de passer la main arrive. En effet, c’est un moment crucial de la vie d’une entreprise qui souvent finit par une cession entraînant de fait la disparition d’une entreprise de Français à l’étranger. Tout simplement car il manque des candidats.

    Lors de la table ronde, il nous a été exposé les avantages des Entreprises de Français à l’étranger pour notre Nation :

    • Participer au rayonnement de la France ;
    • Réduire le déficit abyssal de notre balance de commerce extérieur ;
    • Accélérer les transferts technologiques vers ou depuis la France ;
    • Etre une source d’emplois pour les Français de l’étranger mais aussi de l’hexagone.

    Mais il existe aussi de nombreux freins à leur développement :

    • Absence de reconnaissance officielle;
    • Absence d’aides du fait d’être de droit local et non français ;
    • Défaut d’informations auprès des candidats à l’expatriation ou des Français de l’étranger ;
    • Recul de la culture entrepreneuriale dans notre pays.

    Ainsi, les Conseillers au commerce extérieur et par l’intermédiaire des Chambres de Commerce et d’Industrie France International, ont crée une plateforme, le forum EFE International. Fondée en septembre 2021, elle se donne comme missions de développer le commerce extérieur de la France, d’apporter des services aux Entrepreneurs Français de l’Étranger et ainsi de renforcer le lien des Entrepreneurs Français de l’Étranger avec la France.

    Pour cela, Alain Taieb et ses équipes veulent multiplier l’envoi de Volontaires Internationaux en Entreprise (V.I.E.) vers les EFE actionnaires tout en leur portant assistance. Enfin, le forum et tous ses partenaires se mobiliseront afin de faciliter l’accès aux informations, la mise en contact avec des prestataires, partenaires ou de potentiels investisseurs de France et de l’étranger.


    DECOUVRIR LE FORUM EFE


    Français à l’étranger

    REGARDEZ LA TABLE RONDE DU LUNDI 23 OCTOBRE A L’AFE

  • Un voyage en 4 étapes pour Emmanuel Macron au Proche-Orient 

    Un voyage en 4 étapes pour Emmanuel Macron au Proche-Orient 

    Emmanuel Macron s’est finalement décidé à se rendre en Israël, plus de deux semaines après les attaques terroristes lancées par le Hamas, et alors que les bombardements meurtriers menés en représailles contre la bande de Gaza se poursuivent. L’avion du chef de l’Etat s’est posé, mardi 24 octobre au matin, à Tel-Aviv. En 36h, il sera allé aussi, en Cisjordanie pour échanger avec Mahmoud Tahhan Abbas, puis à Amman, rencontrer le roi de Jordanie avant d’échanger avec le président égyptien au Caire. On fait le point pour les Français de l’étranger 

    Les Français d’Israël 

    Le président français a commencé sa visite par une rencontre, dans un salon de l’aéroport Ben-Gourion, avec les familles des victimes françaises de l’assaut du 7 octobre, dont celles des neuf disparus.

    « Nous sommes liés à Israël par le deuil », a tweeté le chef de l’Etat. 

    L’État hébreu

    L’Elysée l’a clamé haut et fort à la veille du déplacement : l’objectif premier du président de la République est d’exprimer la « solidarité » de la France avec Israël, après les attaques commises par le Hamas le 7 octobre, qui ont fait plus de 1 400 morts. « Soyez sûrs que nous ne vous laisserons pas seuls dans cette guerre contre le terrorisme », a dit le chef de l’Etat à Isaac Herzog, au début de leur entretien. 

    Il a ensuite rencontré le premier ministre de l’Etat hébreu, Benyamin Nétanyahou, le ministre sans portefeuille Benny Gantz, ainsi que Yaïr Lapid, le chef de l’opposition. 

    La visite d’Emmanuel Macron survient après celles du président américain, Joe Biden, du chancelier allemand, Olaf Scholz, du premier ministre britannique, Rishi Sunak, et de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, venus déjà faire part de leur « solidarité » envers Israël. La veille de son arrivée, c’est le chef du gouvernement néerlandais, Mark Rutte, qui est passé par Tel-Aviv, ainsi qu’à Ramallah.

    Au contraire de ses homologues occidentaux, le chef de l’Etat a d’abord temporisé, indiquant vouloir que son déplacement soit « utile », alors qu’Israël intensifie ses frappes sur la bande de Gaza. Destinés officiellement à « détruire » le Hamas, ces raids ont fait près de 6 000 morts, selon le ministère de la santé de l’enclave palestinienne, gouvernée par l’organisation. « Emmanuel Macron aurait dû y aller beaucoup plus tôt, observe Yves Aubin de La Messuzière, ancien ambassadeur et ancien directeur Afrique du Nord-Moyen-Orient au Quai d’Orsay.

    L’étape de Ramallah 

    Ses entretiens à peine terminés à Jérusalem, Emmanuel Macron est parti sous bonne escorte pour Ramallah, mardi 24 octobre, afin d’y soutenir Mahmoud Abbas, fragilisé comme jamais par la guerre qui oppose Israël au Hamas. Ce voyage très sécurisé – un militaire en arme montait la garde tous les 50 mètres – marquait une rupture avec la politique d’isolement du président de l’Autorité palestinienne (AP) qu’appliquent de fait les Européens depuis la reprise du conflit.

    Pourtant à  Ramallah, des manifestants ont brûlé un portrait d’Emmanuel Macron, qu’ils accusent de soutenir sans mesure l’Etat hébreu dans sa guerre. 

    French President Emmanuel Macron meets with the Palestinian President Mahmoud Abbas, in Ramallah, West Bank, October 24, 2023. French President Emmanuel Macron visited Israel on Tuesday, where he reaffirmed calls to prevent the war from expanding into Lebanon and the wider Arab world, and called for a « decisive » political process with the Palestinians for a viable peace. Christophe Ena/Pool via REUTERS

    Emmanuel Macron leur a répondu indirectement en déclarant  sur place « Rien ne saurait justifier » les « souffrances » des civils à Gaza, à l’issue d’un tête-à-tête de plus d’une heure avec Mahmoud Abbas. « La vie d’un civil vaut celle d’un autre civil, quelle que soit sa nationalité. Une vie palestinienne vaut une vie française, qui vaut une vie israélienne », a-t-il ajouté. « J’adresse mes pensées aux blessés, aux familles qui ont perdu un proche, aux civils qui, aujourd’hui à Gaza, vivent dans une situation de très grande détresse », a souligné M. Macron. 

    À Amman, cap vers la paix ? 

    Emmanuel Macron, rattrapé lui-même par des attentats islamistes en France, a donc pris soin d’afficher une politique équilibrée dans la région, avec l’ambition d’y jouer un rôle pour tenter de surmonter le séisme provoqué par l’attaque du Hamas. Avec le roi de Jordanie, il a ainsi souhaité réactiver la « solution à deux Etats », palestinien et israélien, qui semblait devenue caduque ces dernières années sur fond de normalisation progressive des relations entre Israël et pays arabes voisins.

    « Il est difficile en ce moment de parler de la reprise d’un processus de paix », a-t-il concédé alors qu’Israël panse encore ses plaies après des massacres sans précédent de civils sur le sol israélien. « Mais elle est plus que jamais nécessaire » pour éviter que les « groupes terroristes les plus radicaux » ne continuent à prospérer, a-t-il déclaré à Ramallah. « Il ne peut y avoir de paix durable s’il n’y a pas la reconnaissance du droit légitime du peuple palestinien de disposer d’un Etat », a-t-il insisté.

    Au Caire, la France fait de l’humanitaire 

    En Egypte, alors que de nombreux dirigeants arabes ont accusé l’Occident de penser que « les vies palestiniennes valent moins que les vies israéliennes », le président français a affirmé que « toutes les vies se valent, toutes les victimes méritent notre compassion, notre engagement durable pour une paix juste et durable au Proche-Orient ». 

    Enfin, en conclusion de ce périple de 36 heures, Emmanuel Macron a annoncé depuis la capitale de l’Egypte l’envoi d’un « navire de la marine nationale pour soutenir les hôpitaux de Gaza » qui partira de Toulon « dans les prochaines 48 heures ».

    Concernant l’aide humanitaire un « avion français se posera dès demain » sur le sol égyptien » et « d’autres suivront », a-t-il ajouté.

  • Propriétaire en France ? De nouvelles règles fiscales en 2024 

    Propriétaire en France ? De nouvelles règles fiscales en 2024 

    Les Français de l’étranger ont, pour certains, conservé un bien en France. Dans la plupart des cas, il s’agit soit de l’ancienne résidence principale, soit d’un investissement locatif ou d’un héritage. Comme vous le savez, les revenus issus d’un bien immobilier sont toujours imposés dans le pays où il se situe. Ainsi, même si on est installé à l’étranger, les règles fiscales françaises s’appliquent de plein droit sur les revenus issus des locations ou des cessions. Pour l’année 2024, les députés français, sous l’impulsion du gouvernement d’Élisabeth Borne, ont procédé à des modifications. On fait le point pour les expatriés.

    La location de meublés de tourisme

    Première mesure, une modification de l’imposition de la location de meublés de tourisme. En effet, le texte prévoit un rabotage de l’avantage fiscal dont bénéficient les personnes qui louent des locaux meublés de tourisme classés.

    Jusqu’à présent, si leurs revenus annuels sont inférieurs à 188.700 euros, l’activité relève du régime fiscal du micro-BIC et donne droit à un abattement forfaitaire de 71 % au titre des frais et charges supportés.

    Mais l’amendement retenu, émanant du gouvernement, supprime cet abattement singulier et l’aligne sur celui applicable à la location de locaux meublés classiques. Il est actuellement de 50 % et est applicable aux bailleurs dégageant moins de 77.700 euros de revenus annuels.

    Cette mesure d’équité permettra de mettre fin à une différence de traitement en fonction du classement des locaux qui ne correspond plus à la réalité économique de ces activités

    Ministère de l’économie à l’AFP 

    Néanmoins, le gouvernement intègre une exception. Les locations classées meublés proposées dans des territoires en déficit d’offre touristique et où l’offre de résidences principales est suffisante pourront continuer à bénéficier de l’abattement de 71 %. Mais le seuil du chiffre d’affaires annuel pour prétendre à cet abattement est fortement abaissé, à 50.000 euros.

    Le calcul de la taxe sur les plus-values immobilières modifié

    L’un des points clés de cette réforme est donc le changement de la méthode de calcul de la taxe sur les plus-values immobilière. Explication : lorsque les propriétaires achètent un bien immobilier, ils peuvent en tirer un bénéfice via la location, mais également en réalisant une plus-value, s’ils ont l’opportunité de le revendre plus cher que le prix initial.

    Cette plus-value reste cependant sujette à imposition, et le niveau de cette taxe est alors calculé selon plusieurs facteurs, comme le montant du bénéfice concrétisé, la période de détention de ce bien, ou la réalisation de certains travaux d’aménagement. Les députés souhaitent alors modifier ce calcul en incluant ce qu’on appelle “l’amortissement comptable du logement”.

    L’amortissement reflète la dépréciation de la valeur du bien au fil du temps. En conséquence, le changement proposé pourrait alors significativement impacter les propriétaires de logements meublés sous le statut LMNP.

    Par exemple, dans le cas d’un logement acheté à 200 000 euros, amorti à hauteur de 5 000 euros annuels pendant 5 ans, puis vendu ultérieurement pour 300 000 euros, la plus-value imposable serait de 125 000 euros après l’application de ces nouvelles règles, contre 100 000 auparavant.

    règles fiscales propriétaires 2024
    Les propriétaires en France devront s’attendre à de nouvelles règles fiscales en 2024

    Déliaison de la taxe foncière et de la taxe d’habitation

    Enfin, un autre amendement concernant la fiscalité des propriétaires est finalement intégré : la déliaison entre les taux de taxe foncière et de taxe d’habitation. C’est peu connu du grand public mais les municipalités (et intercommunalités dotées d’une fiscalité propre) ne sont pas totalement libres de voter les taux d’imposition souhaités.

    Soit, d’une année à l’autre, elles font varier dans une même proportion les taux de la taxe foncière, de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale, et de la cotisation foncière des entreprises. Soit elles peuvent dissocier les variations mais en respectant certaines contraintes.

    Par exemple, il existe actuellement une règle qui impose que le taux de la taxe d’habitation ne puisse pas augmenter plus que le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties.

    L’amendement retenu par l’exécutif supprime ce lien entre taxe foncière et taxe d’habitation si la collectivité n’opte pas pour la variation proportionnelle. Il « vise à assouplir les règles de lien entre les taux des différentes impositions locales pour redonner des marges de manœuvre aux élus locaux dans leur politique fiscale », justifient les députés du groupe Horizons et apparenté à l’initiative de cette proposition.

    Cette disposition s’ajoute à la taxe sur les résidences secondaires qui frappent tous les Français de l’étranger. Une proposition de loi a été adopté par les sénateurs instaurant la création d’une résidence de repli. Ce dispositif permettait aux expatriés de voir un de leur bien en France considéré comme une résidence principale d’un résident. Ainsi, la sur imposition ne leur serait plus applicable. Malheureusement, le texte, près de 10 mois après, n’est toujours par planifié à l’Assemblée nationale. Ce lundi 23 octobre, lors de l’ouverture de la 39ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger, Olivier Becht, le ministre en charge des expatriés, a indiqué qu’il voulait voir cette mesure inscrite à l’ordre du jour des députés dans les meilleurs délais. Espérons que cela se fasse rapidement, mais il y a peu de chance que cette disposition soit applicable en 2024.

  • Économie, il ne faut pas toujours imiter les Américains 

    Économie, il ne faut pas toujours imiter les Américains 

    De part et d’autre de l’Atlantique, une course de vitesse s’est engagée pour réussir la transition énergétique à coups de subventions et de mesures plus ou moins protectionnistes. Tout en critiquant les États-Unis, les Européens adoptent des mesures identiques à celles que ces derniers ont prises ces derniers mois. 

    Première puissance économique et industrielle de la zone euro, l’Allemagne craint que son industrie automobile perde des parts de marché au profit des constructeurs de voitures électriques chinois ou américains subventionnés par leurs États respectifs. Au-delà de l’Allemagne, ce sont tous les pays européens qui ont peur d’un décrochage économique par rapport à leur allié américain.

    La croissance de la zone euro ne devrait pas dépasser 0,7 %, trois fois moins que celle des États-Unis

    Les économies du vieux continent sont, depuis une dizaine d’années, en difficulté avec une croissance faible et un vieillissement rapide de leur population. Selon le FMI, la croissance de la zone euro ne devrait pas dépasser 0,7 % en 2023, soit trois fois moins que celle des États-Unis. 

    En une décennie, l’écart de croissance devient conséquent avec une divergence des niveaux de vie. Longtemps, les Européens ont masqué leur déficit relatif de croissance par rapport aux États-Unis en pointant les inégalités réelles qui caractérisent ce pays. 

    Aujourd’hui, les salaires moyens aux États-Unis sont supérieurs de plus de 30 % à ceux de la zone euro (80 000 euros aux États-Unis et 50 000 euros en France). Pour rattraper leur retard, les Européens considèrent qu’ils doivent aligner leur politique industrielle sur celle de l’administration de Joe Biden. L’Union européenne (UE) a assoupli les règles en matière d’aides d’États. Les investissements visant à favoriser la transition énergétique peuvent être dorénavant subventionnés. L’électricité verte peut également faire l’objet d’aides. Cela concerne également le nucléaire, les Allemands ayant accepté, après une longue négociation, de classer cette énergie parmi celles considérées comme propres. 

    Au Royaume-Uni, le parti travailliste qui pourrait emporter les élections législatives de 2024 prévoit un grand programme d’aides en faveur de l’industrie, programme qui tournerait le dos à la politique initiée par Margaret Thatcher en 1979.

    Les entreprises chassent les subventions en lieu et place des clients

    Dans les années 1980, les gouvernements occidentaux avaient cessé de subventionner leurs entreprises considérant que cette politique générait des effets d’aubaine et aboutissait à un gaspillage des deniers publics. Les entreprises chassent les subventions en lieu et place des clients. Elles ont tendance à négliger leur rentabilité et prendre des risques. Les subventions accordées aux entreprises disposant des meilleurs relais dans les pouvoirs publics ne favorisent pas l’émergence de concurrents et donc l’innovation. Elles génèrent une bureaucratisation de la vie des affaires. La France qui a toujours eu une politique plus dirigiste que ses partenaires est réputée pour la lourdeur de ses procédures administratives. 

    L’économie de marché a prouvé sa capacité d’adaptation. En 2022, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, les Européens ont craint de manquer de gaz et d’électricité en trouvant des solutions pour palier à l’arrêt des importations russes d’énergie. La Russie fournissait, en 2021, 58% du gaz, 45% du charbon et 27% du pétrole à l’Union européenne. Certains étaient dans une situation de dépendance totale. La substitution s’est opérée essentiellement par le recours de système de marché même si une supervision a été assurée par la Commission de Bruxelles.

    Américains
    La multiplication des subventions nationales risque de fragiliser l’Union européenne

    L’Europe est en avance avec la création d’un marché unique du carbone

    Au niveau de la lutte pour la transition énergétique, l’Europe est en avance avec la création d’un marché unique du carbone, marché qui n’existe pas aux États-Unis. Après des débuts difficiles dans les années 2000, le système d’échange de droits d’émission (ETS) est devenu ces dernières années la référence en matière de tarification du carbone, incitant le secteur privé à trouver les moyens les plus efficaces de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 

    La multiplication des subventions nationales risque de fragiliser l’Union européenne, chaque État essayant d’attirer sur son territoire des usines. Les grands pays comme la France ou l’Allemagne sont avantagés en raison de leur plus grande surface financière. Il n’y a pas de création de valeurs mais des distorsions de concurrence coûteuses. L’argent ainsi gaspillé pourrait être utilisé pour financer des recherches sur la décarbonation. La multiplication des sites de batteries ou de microprocesseurs risque d’aboutir à un excès de production non rentable. Il serait plus utile de moderniser les réseaux. L’Allemagne devrait mettre à niveau son système ferroviaire. La France devrait cesser de bloquer les interconnexions en matière de réseaux électriques afin de favoriser son énergie nucléaire.

    Le protectionnisme est une tentation facile et populaire

    Les gouvernements français successifs, pour des motifs écologiques, empêchent l’Espagne d’exporter son énergie solaire vers l’Allemagne. Le protectionnisme est une tentation facile et populaire. Il reçoit l’assentiment d’une grande partie des populations européennes au nom d’un nationalisme grégaire et au nom de la défense de l’emploi. Comme les États-Unis et la Chine le pratiquent, l’Europe doit faire de même. Si les États-Unis demeurent la première puissance économique mondiale, ils le doivent avant tout à la prééminence du marché. La résurgence du protectionnisme depuis quelques années dans ce pays n’est pas un signe de bonne santé. L’Europe aurait tout à gagner, pour une fois, à ne pas imiter l’Amérique.

  • Pourquoi nous devons soutenir l’accord de commerce entre l’UE et la Nouvelle-Zélande

    Pourquoi nous devons soutenir l’accord de commerce entre l’UE et la Nouvelle-Zélande

    Alors que le Parlement européen va se prononcer sur l’accord commercial entre l’UE et la Nouvelle-Zélande, l’eurodéputée Marie-Pierre Vedrenne exprime sa position en faveur d’un accord qui doit devenir le socle d’un nouveau modèle vertueux de commerce international, écrit-elle. 

    Marie-Pierre Vedrenne est eurodéputée française, co-présidente de la délégation des députés européens de la majorité présidentielle française au sein du groupe Renew (L’Europe ensemble) et vice-présidente de la commission parlementaire du commerce international (INTA). 

    L’accord de libre-échange UE-Nouvelle-Zélande a été signé entre les exécutifs le 9 juillet dernier, puis sera voté le 24 octobre en commission INTA, avant d’être porté devant l’ensemble des parlementaires européens pour un vote lors de la prochaine séance plénière du Parlement européen prévue entre 21 et le 23 novembre. 

    Pas d’ouverture délétère, pas de fermeture mortifère, mais des règles claires et respectées qui permettent à l’Union européenne de défendre ses principes et intérêts.

    Concrétiser la fin de la naïveté et utiliser la puissance commerciale pour façonner une mondialisation régulée, juste et durable est mon engagement en tant que vice-présidente de la commission du commerce international et co- présidente de la délégation l’Europe ensemble (Renew).

    Se doter d’instruments complémentaires de la puissance et de l’unité

    Dans un contexte où les allants protectionnistes sont de plus en plus forts et où le commerce est utilisé comme une arme pour limiter la liberté et la souveraineté, la crédibilité et l’efficacité de l’Union européenne sont mises à rudes épreuves.

    Réciprocité sur les marchés publics, règlement sur les subventions étrangères, mécanisme carbone aux frontières, lutte contre la coercition économique, création d’un procureur commercial européen … la réaction est enfin là !

    L’arsenal juridique s’est considérablement renforcé depuis 2019 changeant le logiciel de pensées et d’actions. Le travail se poursuit face à toutes les formes de prédations de pays tiers.

    Établir une doctrine commune sur la stratégie sur la sécurité économique européenne demeure un cap important, toute comme la nécessité impérieuse de multiplier la création de nouvelles « mesures miroirs ».

    Ces outils d’affirmation jouent un rôle déterminant et complémentaire à côté des accords bilatéraux qui fixent eux aussi les règles du jeu.

    À gauche, Jacinda Ardern, Première ministre de la Nouvelle-Zélande, à droite, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors d'une conférence de presse le 30 avril 2022, à Bruxelles. [Union européenne]
    À gauche, Jacinda Ardern, Première ministre de la Nouvelle-Zélande, à droite, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse le 30 avril 2022, à Bruxelles. [Union européenne]

    Façonner des accords nouveaux passe par un soutien à l’accord avec la Nouvelle-Zélande

    Oui, ces accords doivent évoluer pour qu’ils répondent au besoin de prévisibilité et de stabilité de nos entreprises et pour qu’ils jouent leur rôle dans la protection des droits humains et de la planète.

    Oui, ces accords doivent être pourvoyeurs de concurrence loyale et de réciprocité.

    Oui, ces accords doivent être d’ambitieux leviers de convergence.

    Cela devrait être nos exigences communes. Force est de constater que toutes nos oppositions françaises se contenteront de voter contre cet accord en se murant dans une approche du commercial mondial dépassée.

    Nous sommes la seule force politique au Parlement européen à peser de tout notre poids pour établir une nouvelle génération d’accords.

    Après avoir validé la position du Parlement européen « pas de Mercosur en l’état » en octobre 2020, le message envoyé à la Commission était clair : nous ne voulons pas d’accord d’un autre temps et qui n’intègre pas l’accord de Paris.

    La mise en œuvre, la mère des batailles

    Intégrer les clauses de l’accord de Paris dans le commerce mondial, c’est l’ambition affichée par l’accord de libre-échange entre l’UE et la Nouvelle-Zélande.

    Ce combat n’a pu être mené sans celui de réformer les chapitres sur le développement durable ni celui de promouvoir et protéger nos savoir-faire à travers les indications géographiques. Il n’a pu non plus être mené sans obtenir un traitement équitable des investisseurs européens dans les marchés publics ni établir des clauses de sauvegarde.

    Enfin, il n’a pu être mené sans intégrer des sanctions en cas de non-respect des engagements.

    Avec un partenaire néo-zélandais enclin à créer ces nouveaux standards, nous avons obtenu ces avancées impensables !

    Conclure ou ratifier un accord de commerce ne constitue pas une fin en soi. Le plein respect des engagements réciproques est l’enjeu majeur.

    Sur ces fondements, cet accord crée une base solide pour la France et pour l’UE pour défendre ses principes et ses intérêts avec, pour la première fois, l’intégration de sanctions.

    Tous ces gains doivent être un standard minimum, c’est pourquoi ils doivent voir le jour.


    CONSULTER LA PUBLICATION ORIGINALE

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 25.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 25.10.23

    Bonjour à tous, nous sommes le mercredi 25 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Dernière semaine pour participer à l’orchestre des Lycées français du monde ou pour candidater pour le STAFE, au niveau national, on revient évidemment sur la visite d’Emmanuel Macron au Proche Orient. 

    Jeune et musicien ? 

    Si oui tentez votre chance pour rejoindre les musiciens de l’Orchestre des Français du Monde. Pour cela c’est simple, une vidéo du lycéen ou collégien en train de jouer un instrument de musique, une autorisation des parents et de l’établissement scolaire ! Les répétitions se feront en distanciel, miracle de la technologie, avant une semaine en présentiel à Bruxelles où les jeunes artistes se produiront dans l’écrin du BoZart au mois de mars. 

    Orchestre des Lycées français du monde 
    Orchestre des Lycées français du monde 

    STAFE : l’heure de remise des dossiers

    Vos associations se mobilisent souvent pour créer du lien entre Français où qu’ils soient dans le monde. Souvent les moyens manquent ! Pour pallier à ce problème financier, elles peuvent candidater avec un projet qui sera financé par l’Etat français à hauteur maximum de 80%. Pour cela, elles doivent impérativement remettre le dossier complet avant ce vendredi minuit, heure de Paris. 

    STAFE
    STAFE

    Emmanuel Macron au Proche-Orient 

    Le président de la République voulait un voyage utile. Pourtant ce fut une visite express ! Son objectif : afficher le soutien de la France aux Israéliens tout en appelant tous les belligérants à ne pas élargir le conflit. Évidemment, depuis Jérusalem, Emmanuel Macron a demandé la libération des otages retenus à Gaza, il a aussi appelé à bâtir une coalition contre le Hamas. Il a rencontré aussi le président de l’autorité palestinienne qui ne contrôle pas la bande gazaouite et fit aussi une étape en Jordanie. 

    C’est tout pour ce mercredi ! Passez une belle journée ! Toute la rédaction vous dit à demain pour une nouvelle édition. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Jusqu’à 1 chance sur deux de décoller en retard depuis ces aéroports ! 

    Jusqu’à 1 chance sur deux de décoller en retard depuis ces aéroports ! 

    Prendre l’avion peut être synonyme de stress pour certaines personnes. Les Français de l’étranger qui utilisent régulièrement l’avion pour rentrer en France peuvent en témoigner. FlightFinder a publié une nouvelle étude sur les aéroports européens ! Alors lesquels sont à éviter pour partir à l’heure ? 

    Des retards qui peuvent avoir de lourdes conséquences

    A la peur de perdre sa valise, de rater son vol ou d’oublier quelque chose, s’ajoute le risque de voir son avion retardé. Dans certains cas, en plus de mettre nos nerfs à rude épreuve, un retard de quelques heures peut avoir de fâcheuses conséquences sur la suite du voyage. Correspondance manquée, bus de voyagiste loupé ou rendez-vous annulé…

    En effet, tout retard peut avoir des conséquences significatives sur la poursuite de son voyage (correspondances ratées, annulation d’un séjour touristique, attente interminable dans un hall de départ, vacances gâchées, etc.) et peut aussi se traduire, dans le cas d’un voyage d’affaires, par la perte d’un client et donc une baisse de votre chiffre d’affaires. Si au moment où ce type d’évènement survient, il est malheureusement déjà trop tard, il demeure néanmoins important d’obtenir la juste indemnisation des désagréments et préjudices que l’on a subis. Mais l’idéal c’est d’éviter de décoller en retard. 

    aéroports
    Dans certaines villes d’Europe, Il y aurait une chance sur deux de voir son vol retardé

    Frankfort, Londres, Paris

    Si vous souhaitez minimiser les risques, il semblerait qu’il existe certains aéroports à éviter. De fait, le site FlightFinder vient de dresser une liste des endroits cumulant le plus d’heures de retard en Europe. Dans certaines villes, il y aurait même une chance sur deux d’avoir un vol retardé. Curieux de découvrir ce classement ? Nous vous le dévoilons juste en dessous. Notons que la France comme l’Angleterre font figure de mauvaises élèves puisqu’elles sont présentes chacune 2 fois parmi les 5 villes les plus concernées par les retards à l’aéroport. 

    • Frankfurt International Airport, avec 49 % de vols en retard
    • London Gatwick, avec 41 % de vols en retard
    • Paris-Charles de Gaulle (ou Roissy-Charles de Gaulle), avec 39 % de vols en retard
    • Paris Orly, avec 38 % de vols en retard
    • Istanbul Airport, avec 33 % de vols en retard
    • London Heathrow, avec 28 % de vols en retard
● Radio en direct
En pause