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  • Budget 2024 : «le gouvernement doit faire mieux !»

    Budget 2024 : «le gouvernement doit faire mieux !»

    L’Assemblée nationale, comme chaque année en automne, doit approuver, amender, ou rejeter, le volet « dépenses » du Budget 2024 de la Nation. Parmi les programmes qui sont étudiés, plusieurs concernent les Français de l’étranger (en particulier les 151 et 185). Les 90 représentants des Français de l’étranger réunis à l’occasion de la 39ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), la semaine dernière à Paris, ont eu l’occasion de se pencher sur les propositions de l’Etat. Après avoir désigné une commission transpartisane, ils se sont prononcés à l’unanimité sur le projet gouvernemental via un avis (téléchargeable en fin d’article).

    Pour eux, le budget 2024 n’est pas en adéquation avec les ambitions annoncées. La rapporteuse de l’avis, Cécilia Gondard (Secrétaire générale de la fédération des Français de l’étranger du Parti socialiste et élu des Français de Bruxelles) résume ainsi le ressenti de nos élus : « le gouvernement doit faire mieux ! »

    L’inflation

    Si les fonds qui seront consacrés aux Français de l’étranger sont en augmentation de façon significative c’est avant tout à cause des hausses de contributions internationales et européennes conséquences des effets d’une inflation galopante. Les élus des Français de l’étranger l’ont bien compris.
    Ils soulignent même dans leur avis, adopté à l’unanimité, que « l’inflation mondiale, qui impacte directement les Françaises et Français de l’étranger, implique que lignes budgétaires stables sont en réalité en baisse ».

    Car s’il y a une augmentation globale du budget, il y a de nombreux parents pauvres. Et parmi ces derniers, beaucoup concernent le soutien et l’accompagnement des expatriés.

    Le programme 151 : Français à l’étranger et affaires consulaires

    Dans le projet du gouvernement pour le budget 2024, le montant global annoncé est de 21,5 millions d’euros. La ventilation des fonds est la suivante :

    • L’Action Sociale directe s’élève à 16,16 millions d’euros ;
    • L’Action Sociale indirecte est de 3,4 millions d’euros dont 1,4 million d’euros pour les OLES et 2 millions d’euros pour les associations à travers le STAFE ;
    • Les Centres Médicaux Sociaux (11) sont, eux, financés à hauteur de 250 000 euros,
    • La subvention qui finance la protection sociale de solidarité des Français de l’étranger affiliés à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) n’est que de 380 000 euros.
    • Le budget réservé pour les rapatriements (sanitaire et indigence) est lui de 800 000 euros.

    118 millions d’euros pour les bourses scolaires

    Le Ministère indique que les crédits consacrés à l’accès des élèves français au réseau scolaire de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et à la langue française s’élèveront à 118 millions d’euros en 2024.

    Si les crédits d’aide à la scolarité affichés dans le PLF passent de 106 millions d’euros à 121 millions d’euros, soit une hausse de 15 millions d’euros par rapport à 2023, malgré un contexte de restriction budgétaire, l’impact pour les familles sera bien limité.
    L’enveloppe annoncée dans le PLF et par le Ministre Becht est répartie ainsi :

    • 118 millions d’euros pour les bourses scolaires des enfants scolarisés dans le réseau AEFE
    • 1,5 million d’euros pour les bourses AESH (assistance des enfants en situation de handicap)
    • 1 million d’euro pour le Pass éducation langue française (pour financer des cours de Français à ceux qui n’ont pas pu aller dans le réseau AEFE.

    Ces sommes correspondent aux besoins constatés en 2023, soit 117 millions d’euros. Ainsi, le budget 2024 ne fait que s’aligner sur les dépenses réelles et non celles budgétées pour 2023.
    Or le développement prévisible du réseau de l’AEFE, voulu par le Président de la République amènera à une augmentation du nombre des demandes de bourses. En sus, le système scolaire n’est pas hermétique à l’inflation, il faut donc s’attendre à une hausse des frais de scolarité. Dans leurs avis, les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger alertent sur le fait que « le budget risque de s’avérer insuffisant ce qui entraînera la réduction du montant individuel des bourses attribuées. ».

    Une réalité que le ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, avait annoncée dès l’ouverture de la 39ème session en indiquant que le budget « ne pourra pas suivre le rythme de l’inflation mondiale ».

    Sous-financement de l’action sociale de la CFE

    Cette année, le rapport financier de la Caisse des Français de l’étranger pour 2022, a provoqué l’inquiétude générale. En effet, cette dernière affichait une large perte comptable due à une dépréciation d’actifs. Si la capacité financière de la sécurité sociale des expatriés n’est pas, à court terme, remise en cause, la baisse de ses réserves pourrait devenir un souci.

    Car si globalement, l’institution est à l’équilibre, comme l’obligent les textes qui la régissent, le coût de son volet « aides sociales » n’est que faiblement compensé par l’Etat. Ainsi ce sont les affiliés qui supportent largement la solidarité nationale. Les 380 000 d’euros affectés dans le budget 2024 pour cette mission de service publique représentent qu’un tout petit tiers des sommes dépensées, dans ce cadre, par la CFE.

    Les services publics consulaires

    Avec près de 3 millions d’expatriés, l’administration consulaire a vu ses missions se densifier au fil des dernières années. Aujourd’hui, sur certains territoires, les Français expatriés attendent de leur consulat les mêmes services que ceux rencontrés dans une mairie. Depuis plusieurs années, elle procède donc à sa mutation. Pour cela, le gouvernement promet un renforcement des emplois.

    Si 165 équivalents temps plein sont annoncés, les parlementaires comme les élus consulaires s’inquiètent de la répartition de ces derniers. En 2023, sur les 100 postes créés, seulement 18 ont été affectés au renforcement des services publics consulaires. Et parmi ces derniers, ils n’étaient que 11 à avoir rejoint les consulats (7 visas, 2 pour les affaires sociales, 2 pour l’état civil).

    L’effort est donc porté majoritairement sur le déploiement des nouveaux services numériques comme France Consulaire. Des dispositifs qui sont de vraies innovations qui devraient faciliter la vie des Français de l’étranger. Cependant, de nombreux citoyens ne sont pas encore à l’aise avec ces outils. Beaucoup, parmi les élus, s’inquiète du renforcement de la fracture numérique qui se combinerait avec l’éloignement, créant potentiellement un sentiment d’abandon chez les citoyens concernés.

    Le programme 185 : Rayonnement culturel français

    C’est dans le programme 185 (dont une première mouture a été rejetée en commission des finances mercredi 25 octobre) qu’on retrouve le budget dédié au rayonnement culturel français dans le monde. C’est dans ce dernier que sont nichées les subventions liées aux coûts de fonctionnement à l’AEFE, aux Alliances françaises et aux Instituts français.

    Pas d’indexation à l’inflation

    Là aussi, l’inflation inquiète. Si la subvention à l’AEFE se chiffre à 455 millions d’euros dans le Projet de Loi de Finances pour l’année 2024 contre 447 millions d’euros pour celle de 2023, soit une hausse de 8 millions d’euros soit 1,8%, on est bien loin des taux d’inflation rencontrés dans le monde ou même en France.

    Pour autant, la direction générale de l’AEFE, auditionnée les 25 et 26 octobre par l’AFE, considère que la situation de l’agence est toujours solide et se réjouit de la hausse du budget dans un contexte contraint. Un avis que ne partage pas la commission « Education » de l’AFE qui déclare s’interroger « sur la capacité de l’agence à faire face, à moyens constants, à l’inflation et aux besoins futurs liés à la politique d’expansion du réseau (plan 2030). »

    Du côté des Alliances françaises, les subventions sont, donc, en augmentation passant de 7,2 millions d’euros en 2023 à 8,7 millions d’euros, soit une hausse de 1,5 million d’euros. Là aussi, l’augmentation est bien loin de l’impact de l’inflation sur leurs coûts de fonctionnement. Déjà frappées lourdement par la crise Covid, combien d’Alliances françaises pourront passer l’année à venir.

    Enfin, les subventions de l’Institut français sont stabilisées à 28,3 millions d’euros ce qui de fait correspond à une chute de leurs réels moyens d’action. Là encore, les directrices et directeurs de ces institutions vont devoir inventer de nouvelles sources de revenus pour maintenir leur mission dans les pays où elles sont implantées.

    Une loi de programmation ?

    Dans leurs conclusions, les membres de la commission, suivis par l’ensemble des représentants des Français de l’étranger, proposent de changer de paradigme. Actuellement, les besoins sont gérés d’année en année. Pour ces derniers, il est temps d’avoir une vision pluriannuelle. Pour cela, ils ont, officiellement, proposé au gouvernement, à travers l’avis voté à l’unanimité par l’AFE, de mettre en place une loi de programmation pour l’Action Extérieure de l’Etat sur plusieurs années.

    Cecilia Gondard avec Ramzi Sfeir VP de l Afe et Benoit Mayrand VP de la commission budget

    S’ils expriment ce vœu à long terme, dans leurs conclusions, ils alertent sur les problèmes qui, pour eux, seront rencontrés avec le budget 2024. Car pour eux, « les crédits en 2024 se calent sur les dépenses réelles de 2023 mais ne prennent pas en compte l’inflation mondiale en 2024 ». Ils appellent donc à :

    • Revaloriser le budget des bourses
    • Mieux répartir les emplois créés
    • Renforcer le soutien à la CFE
    • Revaloriser les aides sociales destinées aux Français de l’étranger

    Mais dans ce climat de tensions budgétaires, et avec la volonté affichée du gouvernement de reprendre la main sur le budget de la Nation qui s’est fortement dégradé au cours des 3 dernières années du fait de la COVID-19 et de la lutte contre l’impact sur le pouvoir d’achat de l’inflation, leurs voix seront-elles écoutées ?

  • 139 cimetières de la Première guerre mondiale inscrits au Patrimoine mondial

    139 cimetières de la Première guerre mondiale inscrits au Patrimoine mondial

    En septembre, le Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco a officialisé l’inscription de 139 sites funéraires, répartis entre Flandres, Wallonie, Nord et Nord-Est français (96 se trouvent en France, 16 en Wallonie et 27 en Flandre). Ils incarnent le souvenir de la barbarie qui a dévasté le continent européen lors de la première guerre mondiale : 10 millions de morts issus de 130 Nations, et 20 millions d’amputés.

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    La France, la Wallonie et la Flandre voient dans ces sites funéraires des symboles de réconciliation et d’égalité

    La réconciliation dans la mort

    La France, la Wallonie et la Flandre ont introduit cette demande commune un peu avant le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Elles voient dans ces sites des symboles de réconciliation et d’égalité, puisqu’on y honore aussi bien des soldats alliés que des soldats ennemis.

    « La France s’associe à la Belgique pour se réjouir de l’inscription des Sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest) sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et par là même, de la reconnaissance de leur valeur universelle exceptionnelle »

    La délégation permanente de la France auprès de l’Unesco sur X

    Mais comme l’indique la RTBF, il aura fallu près de 20 ans pour que ce projet aboutisse. Le dossier franco-belge avait été introduit officiellement en 2017 auprès de l’Unesco.

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    La liste des sites funéraires inscrits comprend aussi le plus grand cimetière chinois de France

    Des sites de toutes tailles en Lorraine

    La liste comprend « de grandes nécropoles, abritant les dépouilles de dizaines de milliers de soldats de plusieurs nationalités », mais aussi « des cimetières minuscules et plus simples, en passant par des monuments commémoratifs uniques », précise le site de l’Unesco.

    Mais surtout elle témoigne du caractère planétaire de cette guerre : un cimetière portugais, un mémorial indien, etc. Et aussi le plus grand cimetière chinois de France! A Noyelles-sur-Mer (Somme), 842 Chinois, qui travaillaient pour l’armée britannique à l’arrière du front, sont ainsi inhumés. 

    On notera que le célèbre ossuaire de Douaumont (Meuse) fait notamment partie de cette liste de monuments. Ce site abrite les ossements de 130 000 soldats tués à Verdun. Inauguré en 1920, l’ossuaire était rentré dans les livres d’histoire lorsque François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl s’étaient donné la main en signe de fraternité, le 22 septembre 1984.

  • Lancement de l’Alliance Française de Montréal

    Lancement de l’Alliance Française de Montréal

    Le 26 octobre dernier avait lieu le lancement officiel de la nouvelle Alliance Française de Montréal en présence d’institutions françaises et québécoises, de partenaires du monde des affaires et d’organismes qui font la richesse du tissu socio-économique de la ville.

    Le Français à Montréal, cette métropole vibrante et multiculturelle

    Au Québec, société distincte par excellence, le statut de la langue française est particulier car elle est la seule langue officielle et commune. Le Français est le dénominateur commun, partie intégrante de l’identité culturelle québécoise, ce qui en fait sa force et son unicité. Avec l’enrichissement des vagues successives d’immigration parfois allophone, la renaissance de l’Alliance Française de Montréal permet un ancrage linguistique, culturel et interculturel important.

    Alliance Française de Montréal
    Le 25 novembre dernier a été officiellement lancée l’Alliance Française de Montréal (©Sarra Hamdi et Jeanne Gillot Bordais)

    Faire partie d’un réseau prestigieux garant d’excellence

    Cette célébration était également celle d’une renaissance pour l’organisme qui a eu un passé local de 1902 jusqu’aux années 2000. Cette soirée de lancement était donc l’occasion de découvrir les missions, les services et produits pédagogiques, les valeurs ainsi que les futures activités culturelles de cette institution au riche passé.

    Avoir l’agrément de la Fondation des Alliances Françaises du monde, c’est pouvoir être partie prenante du  plus grand réseau culturel mondial dans l’apprentissage du français. Les chiffres parlent avec puissance, en effet avec plus de 840 Alliances Françaises, dont 10 au Canada, réparties sur les 5 continents, le réseau témoigne d’expertise unique et reconnue de l’excellence. À souligner que l’Alliance Française de Montréal compte non seulement assumer un rôle de leader dans ce domaine, mais également veut devenir un pôle incontournable de la culture francophone en favorisant les dialogues interculturels.

    L’Alliance Française de Montréal est l’une des premières Alliances Françaises qui ait existé au Canada. Cet organisme a vu le jour en 1902.  Malheureusement, en 1980, celui-ci a dû fermer, faute de personnel pour en assurer la gestion. Ce n’est qu’il y a un an qu’un groupe fondateur s’est monté puis s’est lancé le défi très attendu de créer une nouvelle Alliance Française de Montréal.

    Alliance Française de Montréal
    Marc Cerdan, Secrétaire Général de la Fondation des Alliances Françaises

    Devenir un acteur majeur autour de trois missions

    Les trois missions propres à l’Alliance Française de Montréal lui sont spécifiques et sont en lien avec la réalité multiculturelle et culturelle locale : apprentissage du français, cultures francophones et interculturel. Il s’agit bien entendu de l’apprentissage de la langue de Molière comme socle fondateur en soulignant sa vision inclusive éloignée d’un certain ethnocentrisme. En effet la francophonie est le vecteur parfait pour les échanges culturels et l’interculturel qui favorisent l’intégration des différentes communautés immigrantes. Le Québec et Montréal en particulier, sont les lieux tout désignés pour rencontrer les conditions parfaites à l’interculturel.

    Parce que plus que jamais, le métissage culturel dans une vision globale de la francophonie sera mis de l’avant dans l’action pédagogique de l’Alliance Française de Montréal. Imprégnée par la communauté montréalaise, l’Alliance Française a pour intention de se démarquer par sa créativité et son dynamisme.

    Depuis ses locaux au 4388, rue Saint-Denis, en plein cœur du Plateau-Mont-Royal, l’Alliance Française de Montréal souhaite être un lieu d’échanges et d’accueil des cultures francophones qui se côtoient à Montréal, pour les accompagner dans un apprentissage social et humain de la langue française. On pourrait résumer en disant que les valeurs qui sous-tendent cette nouvelle Alliance Française seraient excellence, bienveillance et interculturel.

    Ce qui fait la force des Alliances Françaises, c’est qu’elles constituent le plus large réseau culturel au monde. On peut actuellement dénombrer plus de 840 Alliances Francaises, localisées dans 135 pays. C’est un réseau soudé et fermé, structuré par une Charte des Alliances Françaises. Toute cette organisation est gérée par la Fondation qui s’occupe de veiller à la qualité des Alliances Francaises, ainsi que de labéliser les établissements. 

    Alliance Française de Montréal
    Marie Lapierre, Consule Générale de France à Montréal et Eric Lamouroux, Consul Général de France à Québec

    Un programme riche

    L’Alliance Française de Montréal propose une large gamme de cours de français pour répondre à des besoins et intérêts différents qui tissent pédagogie et culture pour une approche intégrative. Sur place ou en ligne, ainsi, le public éloigné pourra accéder aux cours pour tous les niveaux, en journée, soirée ou en fin de semaine, dans le souci de s’adapter aux réalités.

    Les prochains projets culturels à venir se promettent d’être captivants avec des partenaires comme Cinemania, le Salon du livre de Montréal, Francophonie Sans Frontières et bien d’autres. Et si vous avez le désir de participer à cette grande aventure comme partenaires ou bénévoles, vous êtes les bienvenus !

    Ecouter le podcast avec le DG de l’AF-Montréal

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.10.23

    Bonjour, à tous nous sommes le vendredi 27 octobre, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés du mois. En effet, nous faisons le pont, on se retrouvera donc jeudi 02 novembre. Mais avant ce long week-end, voici les titres de cette édition : 35 morts en Israël, 54 Français bloqués à Gaza – Un rapport pour réformer l’AFE – Le budget des expatriés en hausse ou effet d’optique ? 

    Des morts, des otages et des citoyens pris au piège 

    Le ministère des Affaires étrangères vient de communiquer un nouveau bilan des victimes françaises en Israël. Selon le Quai d’Orsay, 35 ressortissants sont morts, 9 restent disparus, « dont certains d’entre eux sont otages du Hamas ». Aussi, 170 personnes devraient être évacuées de Gaza, 54 Français et leurs proches. Mais à l’heure où nous enregistrons aucune solution concrète a été trouvée.

    Enterrement de Français en Israël ©AFP/France 24

    Réinventer l’AFE

    Un groupe de travail a été constitué dans l’institution pour préparer « une autre étape de développement » pour l’AFE. Le rapport présenté ce jour demande également un renforcement des pouvoirs de cette assemblée « notamment dans sa capacité délibérative ». Il s’agit ainsi pour l’AFE d’être notamment plus « présente dans la vie de la République ». Et de donner aux élus une capacité concrète sur les décisions concernant par exemple les « dossiers du STAFE, du dispositif FLAM » (français langue maternelle), ou bien encore « des bourses scolaires ou des aides sociales ». Retrouvez l’interview du président du groupe sur le site Lesfrancais.press et sur toutes les plateformes de streaming. 

    Jean-François Deluchey
    Jean-François Deluchey, président du groupe en charge de la réforme de l’AFE ©LFP/Jeremy Michel

    Une hausse du budget des Français de l’étranger

    C’est la ligne du ministère et des élus Renaissance mais du côté de l’opposition on ne voit pas les choses de la même façon. Si factuellement, le budget bénéficie d’une hausse sans précédent. C’est avant tout l’indexation des barèmes à l’inflation qui est en à l’origine. Pour les bourses scolaires, le budget 2024 est égal à celui réellement dépensé en 2023, c’est donc mécaniquement une augmentation du reste à charge des familles. L’autre grande annonce du gouvernement c’est la création de 160 postes au sein de la direction des affaires consulaires. En 2023, c’était 100 postes annoncés, mais au final seulement 11 ont été déployés dans les consulats. Les élus de l’AFE dans un avis rendu ce jour, vendredi, alertent le gouvernement sur ces points. À suivre 

    Jean Calvignac
    Bercy

    C’est tout pour cette semaine, bon week-end de la Toussaint à tous, on se retrouve le 02 novembre. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • 35 morts, des otages et 54 Français bloqués à Gaza 

    35 morts, des otages et 54 Français bloqués à Gaza 

    Dix-neuf jours après les attaques du Hamas, l’armée israélienne a mené une nouvelle incursion « ciblée » dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire inquiète.

    Le Quai d’Orsay annonce 35 morts Français, 9 sont toujours portés disparus

    Le Ministère des Affaires Etrangères vient de communiquer un nouveau bilan des victimes françaises en Israël. Selon le Quai d’Orsay, 35 ressortissants sont morts, 9 restent disparus, « dont certains d’entre eux sont otages du Hamas ».

    Par ailleurs, Emmanuel Macron va organiser « dans les prochaines semaines » un hommage pour les victimes françaises de l’attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, a annoncé jeudi la présidence à l’AFP.

    « Le Président a décidé d’organiser dans les prochaines semaines un hommage pour les victimes françaises de l’attaque terroriste du 7 octobre en Israël »

    Déclaration de l’Elysée

    An Israeli tank participates in a military drill near Israel's border with Lebanon in northern Israel, October 26, 2023. REUTERS/Lisi Niesner
    54 Français demeurent bloqués dans la bande de Gaza

    Gaza : la France veut faire évacuer près de 170 personnes, dont 54 Français

    Ils sont 54 Français bloqués dans la bande Gaza. Le chiffre donné par Emmanuel Macron lors d’un discours au Caire ce mercredi 25 octobre englobe des humanitaires, mais aussi des employés de l’Institut français à Gaza et des binationaux, selon Franceinfo.

    Au total, le chef de l’Etat a indiqué que la France souhaitait protéger « près de 170 Français, personnels de notre institut et ayants droit ».

    Parmi eux, René Elter, de l’ONG Première urgence internationale, qui dénonce auprès du Figaro « une véritable incompétence de la part de la diplomatie française » pour sortir ses ressortissants de « ce pétrin ». Déplacé en raison des bombardements israéliens, il se trouve actuellement dans le sud de la bande de Gaza, attendant d’être évacué.

    « On doit nous faire sortir, nous prendre en charge. On ne peut pas nous laisser dans cette souricière »

    Réné Elter

    Palestinians gather at the site of Israeli strikes on houses, as the conflict between Israel and Palestinian Islamist group Hamas continues, in Khan Younis in the southern Gaza Strip, October 26, 2023. REUTERS/Mohammed Salem
    Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2023, Israël a mené des opérations militaires dans le nord de la bande de Gaza

    Israël a conduit des « opérations ciblées » avec des tanks dans le nord de la bande de Gaza au cours de la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre 2023, a annoncé l’armée israélienne ce jeudi, alors que le lancement d’une opération terrestre d’envergure promise à plusieurs reprises par les autorités israéliennes se fait attendre.

    Du coté des autorités de Gaza, le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi que 7.028 personnes, dont 2.913 enfants, avaient été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza le 7 octobre.

    Selon le ministère, 1.709 femmes ont été tuées et 18.484 personnes blessées. A son 20ème jour, cette guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien est la plus meurtrière depuis le retrait unilatéral d’Israël de ce petit territoire palestinien en 2005, deux ans avant que le Hamas n’y prenne le pouvoir.

  • Jean-François Deluchey : « Que le gouvernement prenne en compte les Français de l’étranger »

    Jean-François Deluchey : « Que le gouvernement prenne en compte les Français de l’étranger »

    L’avenir de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a fait débat lors des dernières élections sénatoriales. Dans nos podcasts, « En toute confidence », les différents candidats se sont exprimés sur cette question. 

    Parallèlement, l’AFE s’est, elle-même, auto-saisie de son futur. Lesfrancais.press a pu interviewer Jean-François Deluchey sur ce sujet. Il préside en effet le groupe de travail sur la réforme de l’Assemblée des Français de l’étranger. Il présente le rapport final ce vendredi 27 octobre en session plénière à Paris. 

    Ecoutez le podcast avec Jean-François Deluchey

    Groupe de travail réforme de l’AFE : l’ensemble des groupes politiques représentés

    12 élus de l’AFE sont membres de ce groupe de travail et représentent l’ensemble des groupes politiques. C’est sur la base du consensus que les travaux ont pu avancer. Or, « ce n’est pas évident de mettre tout le monde d’accord » nous confie Jean-François Deluchey. Pour autant, les résolutions qui construisent le rapport final ont quasi toutes été adoptées à l’unanimité dans le groupe de travail. 

    Jean-François Deluchey
    Les élus AFE – 39eme session plénière

    Mesures anti-covid, les retraites, la fiscalité, l’immigration…

    Force est de constater que l’AFE reste peu consultée sur certains dossiers nationaux. Or, les élus représentant les expatriés souhaitent un changement. Le rapport demande que l’AFE puisse « donner son avis sur les grands projets gouvernementaux ». Les exemples de sujets donnés par notre invité portent sur les mesures anti-covid, les retraites, la fiscalité, l’immigration … 

    « Faire comprendre au gouvernement que les Français de l’étranger doivent être pris en compte »

    Répondant à nos questions, Jean-François Deluchey est optimiste sur les avancées de ce rapport. « On a eu beaucoup de débats » nous dit-il. Et il fixe le cap : « Maintenant, il faut faire comprendre au gouvernement que les Français de l’étranger doivent être pris en compte à chaque projet gouvernemental ».

    Jean-François Deluchey
    Groupe de travail réforme AFE

    Une AFE plus « présente dans la vie de la République »

    Le président du groupe de travail parle aussi « d’une autre étape de développement » pour l’AFE. Le rapport présenté demande également un renforcement des pouvoirs de cette assemblée « notamment dans sa capacité délibérative ». Il s’agit ainsi pour l’AFE d’être notamment plus « présente dans la vie de la République ». Et de donner aux élus une capacité concrète sur les décisions concernant par exemple les « dossiers du STAFE, du dispositif FLAM » (français langue maternelle), ou bien encore « des bourses scolaires ou des aides sociales » comme évoqué par l’élu des Français du Brésil dans son interview. 

    Être en définitive des élus aux compétences similaires à ceux de l’hexagone. Comme l’ont d’ailleurs promis des candidats au cours de la campagne pour les élections sénatoriales de septembre dernier. 

  • Changement d’heure ce week-end : Où ? Et pourquoi ?

    Changement d’heure ce week-end : Où ? Et pourquoi ?

    Le passage à l’heure d’hiver aura lieu le dimanche 29 octobre 2023 à 3 heures du matin (il faudra alors enlever 60 minutes à l’heure légale, il sera donc 2 heures du matin). Le changement d’heure est en vigueur en France métropolitaine depuis 1976.

    Depuis 1916

    Le changement d’heure a été appliqué pour la première fois en 1916, après l’Allemagne et le Royaume-Uni, dans le but d’économiser des ressources énergétiques comme le charbon. À la Libération en 1944, l’heure d’été est abandonnée en France. Un décret du 14 août 1945 fixe l’heure légale avec une heure de décalage par rapport à l’heure de son fuseau horaire (temps universel coordonné : UTC+1).

    Le décret du 19 septembre 1975 introduit une heure d’été en France métropolitaine pour économiser l’énergie en réduisant les temps d’éclairage artificiel le soir. L’heure d’été est fixée à UTC+2. Cette mesure qui devait être provisoire est toujours appliquée.

    Outre-mer, le changement d’heure ne s’applique pas (sauf pour Saint-Pierre-et-Miquelon). Ces territoires français ont un temps légal défini par un décret de mars 2017.

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    Dimanche 29 octobre à 3h, il faudra reculer sa montre d’une heure

    Arrêt du changement d’heure, les Français comme les Européens majoritairement favorables

    Si le sujet est sur la table depuis 2018 au sein de la sphère politique, les Français, eux, sont en grande majorité favorables à l’arrêt du changement d’heure en hiver et en été. Selon un sondage mené en 2019 par la Commission des Affaires Européennes de l’Assemblée nationale, 83,71% des sondés se disaient favorables à la fin du changement d’heure.

    Ce changement d’heure dans la nuit du 29 au 30 octobre en France sera-t-il le dernier ? Les chefs d’État des membres de l’Union se sont prononcés pour l’arrêt du changement d’heure, mais les élus des différents pays peinent à s’entendre sur l’heure définitive à adopter. Plutôt heure d’hiver ou heure d’été ? Les avis divergent, provoquant un blocage au sein du Conseil européen. Résultat, la question reste à ce jour en suspens.

    Car l’heure estivale avait été progressivement généralisée à tous les pays de l’Union européenne (UE) dans les années 1980. Dans un premier temps, chaque pays définissait sa propre date de changement d’heure.

    Par la suite, afin de simplifier les échanges au sein de l’UE, il a été décidé d’harmoniser les dates de changement d’heure. C’est l’objet de la directive 2000/84/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 janvier 2001 concernant les dispositions relatives à l’heure d’été.

    Depuis 2002, le changement d’heure s’opère de façon homogène dans tous les États membres :

    • Le passage à l’heure d’été s’effectue dans la nuit du dernier samedi au dimanche du mois de mars ;
    • Le passage à l’heure d’hivers’effectue dans la nuit du dernier samedi au dimanche du mois d’octobre.

    Pour rappel, les pays de l’UE sont répartis sur trois fuseaux horaires actuellement :

    • Europe occidentale (UTC) : Irlande et Portugal ;
    • Europe centrale (UTC+1) : Allemagne, Autriche, Belgique, Croatie, Danemark, Espagne, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie et Suède ;
    • Europe orientale (UTC+2) : Bulgarie, Chypre, Estonie, Finlande, Grèce, Lettonie, Lituanie et Roumanie.
    changement d'heure
    Plusieurs autres Etats du monde sont également concernés par le changement d’heure

    Et dans le reste du monde ?

    À travers le monde, d’autres pays et États sont également concernés. En effet, le Canada, Israël, la Nouvelle-Zélande, le Liban ou encore le Chili et le Paraguay appliquent aussi le changement d’heure. En Australie, si les régions du sud-est, changent d’heure, ce n’est pas le cas pour le reste du pays.

    Par le passé, d’autres pays s’ajoutaient à la liste comme le Brésil, l’Argentine, le Pérou, la Bolivie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, l’Afrique du Sud, mais aussi la Russie, l’Inde, le Japon, la Turquie ou encore la Chine. Ces pays ont finalement décidé d’abandonner ce système pour des raisons purement pratiques. Selon le site Statista, sur les 140 pays et États qui ont un jour mis en place le changement d’heure, seuls 40 % l’appliquent encore aujourd’hui.

    Outre-Atlantique, le Sénat a approuvé mardi 15 mars 2022 un projet de loi baptisé The Sunshine Protection Act permettant de rendre l’heure d’été permanente aux États-Unis. Si celle-ci est finalement promulguée, les Américains n’auront plus à changer d’heure deux fois par an. Pour l’heure, le changement d’heure est toujours en place outre-Atlantique et aura lieu dans la nuit du 4 novembre au 5 novembre 2023.

    Aux Etats-Unis, le passage à l’heure d’été avait débuté en 1918 afin de gagner quelques heures de clarté durant les mois les plus chauds de l’année. Certains États ne se plient pas à cette règle. C’est notamment le cas d’Hawaï et de l’Arizona.

  • Proche-Orient : le conflit vu par les intellectuels africains

    Proche-Orient : le conflit vu par les intellectuels africains

    La guerre entre le Hamas et Israël a suscité des réactions contrastées en Afrique. Alors que le gouvernement israélien s’efforce depuis plusieurs années de raffermir ses liens avec le continent, une poignée de pays seulement lui a ouvertement manifesté son soutien. TV5MONDE a invité la sociologue Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre de la Culture du Mali pour livrer son regard sur le conflit au Proche-Orient.

    Un des aspects fondamentaux de la réalité historique du sionisme : sa dimension coloniale

    Le conflit israélo-palestinien est ainsi avant tout un «conflit de légitimité» où la guerre des mots et des symboles est peut-être aussi déterminante que la guerre réelle. Parce que le regard externe de l’Occident, et pas seulement des Américains, est un élément clé dans la façon dont s’organise le rapport de force sur le terrain, les gouvernements israéliens successifs n¹ont eu de cesse de vouloir neutraliser les effets du sentiment d’injustice de plus en plus aiguisé en Europe depuis le déclenchement de la seconde Intifada. Il est vrai que, sur le plan de la communication, Israël a une longueur d’avance sur les Palestiniens, et que le procédé d’amalgame antisionisme/antisémitisme est de ce point de vue au cœur de la stratégie de communication visant à renverser aux yeux des opinions publiques la relation oppresseur/victime. 

    Proche-Orient
    Aminata Dramane Traoré

    La faible influence d’Israël en Afrique

    Le Cameroun, le Kenya, le Ghana, le Togo, la République démocratique du Congo (RDC) et la Zambie, qui ont clairement pris position pour Israël, sont ses alliés traditionnels. Ils ont avec ce pays des liens étroits et anciens et la plupart d’entre eux avaient d’ailleurs continué à cultiver des relations, même après les deux grands moments de rupture qu’ont été la guerre des Six-Jours en 1967 et la guerre de Kippour en 1973. Mais, à l’échelle du continent, ce ne sont pas des pays qui ont un rôle géopolitique de premier ordre.

    Il y a aussi un certain nombre de pays qui ne reconnaissent pas Israël : Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Mauritanie, Djibouti. De façon classique, ceux-ci ont exprimé leur soutien aux Palestiniens. D’autres pays reconnaissent Israël mais ont une vision double de leur relation. Ils entretiennent des liens diplomatiques et commerciaux avec les Israéliens tout en considérant que leur traitement de la question palestinienne est immoral. C’est par exemple le cas du Nigeria et plus encore de l’Afrique du Sud : malgré des relations économiques assez fortes avec Israël, le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) demeure inflexible vis-à-vis du conflit israélo-palestinien. Et cette fois encore, l’Afrique du Sud s’est rangée du côté des Palestiniens.

    Regarder l’interview d’Aminata Dramane Traoré sur TV5MONDE

  • Les investisseurs internationaux boudent l’Empire du Milieu 

    Les investisseurs internationaux boudent l’Empire du Milieu 

    L’ouverture de la Chine au monde, à compter de la fin des années 1970, s’est accompagnée de l’arrivée d’un grand nombre d’investisseurs. Les grandes entreprises internationales ont financé de nombreuses usines industrielles permettant l’essor sans précédent des exportations et contribuant à la croissance du pays. Ces flux de capitaux semblent depuis 2021 se tarir en lien avec les tensions commerciales avec l’Occident et l’augmentation des coûts de production.

    L’attitude de plus en plus hostile du gouvernement chinois

    Les investissements directs des entreprises étrangères en Chine qui représentaient en moyenne plus de 250 milliards de dollars dans les années 2000/2020 s’élevaient à 400 milliards de dollars. En 2023, ce montant est tombé à 20 milliards de dollars traduisant tout à la fois la faible croissance de l’économie chinoise et une détérioration brutale de son image parmi les entreprises étrangères.

    L’attitude de plus en plus hostile du gouvernement chinois à leur encontre joue en la défaveur des investissements. La crainte de l’augmentation des droits de douane sur les produits chinois dissuade également les entreprises étrangères d’investir en Chine.

    Empire du Milieu
    La croissance potentielle de la Chine se réduit d’année en année

    La croissance potentielle de la Chine se réduit d’année en année

    Avec le vieillissement démographique et le recul des gains de productivité, les baisses de perspectives de croissance de la Chine expliquent également le changement de cap des capitaux. La population âgée de 20 à 64 ans diminue chaque année de 0,2 %. En 2030, la contraction sera de 1 %. La productivité par tête qui augmentait de 8 % dans les années 2000 ne croît plus que de 2 % par an depuis 2021.

    La croissance potentielle de la Chine se réduit d’année en année. Après avoir atteint plus de 8 % dans les années 2000, elle tend vers 3 %.

    La multiplication des sanctions américaines et européennes vis-à-vis de la Chine (équipements de télécommunication, semi-conducteurs, etc.) freine les investissements. Depuis 2021, les importations en provenance de la Chine pour les États-Unis et la zone euro sont en forte baisse, -20 %.

    Les entreprises internationales optent pour d’autres pays d’implantation

    Une partie de ces importations a été compensée par celles en provenance d’autres pays d’Asie qui reconditionnent des produits fabriqués en Chine afin de contourner les sanctions et les droits de douane.

    L’augmentation des coûts de production incite, par ailleurs, les entreprises internationales à opter pour d’autres pays d’implantation. La forte chute des investissements directs des entreprises étrangères affaiblit la croissance de la Chine et provoque une dépréciation du RMB. En 2023, un dollar s’échange contre 8 RMB, contre 7 en 2021. Les pays occidentaux privilégient désormais les autres pays d’Asie de l’Est, Vietnam, Cambodge, la Malaisie les Philippines ou l’Inde.

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