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  • Comment financer la transition écologique ? 

    Comment financer la transition écologique ? 

    L’ensemble des investissements nécessaires à la transition énergétique, à la gestion de l’eau, et au maintien de la biodiversité, a été évalué à 4 points de PIB pendant près de 30 ans.

    La décarbonation des activités apparaît comme une reconstruction de l’économie assimilable à ce que peuvent connaître des États après une guerre. La différence est qu’en cas de destructions physiques, la nécessité de la reconstruction s’impose de fait. Or, dans le cas de la lutte contre le réchauffement climatique, la nécessité est moins palpable, moins évidente.

    Les États occidentaux fortement endettés sont dans l’obligation de chercher des ressources pour financer la transition énergétique. Quatre solutions sont à la disposition des gouvernements :

    -Obliger les agents économiques à épargner ;

    -Accroître la pression fiscale ;

    -Imposer des taux d’intérêt réels à long terme inférieurs à la croissance réelle par une politique monétaire très expansionniste ;

    -Créer de la monnaie ex nihilo pour financer ces investissements.

    L’augmentation de l’épargne

    Un accroissement de l’épargne faciliterait le financement des investissements. Il aurait comme conséquence une diminution de la consommation et de la croissance. Les taux d’épargne sont, en Europe, et tout particulièrement en France, élevés laissant peu de marges de manœuvre en la matière.

    Pour accroître le taux d’épargne, une augmentation de sa rémunération serait nécessaire, ce qui aurait pour effet de relever les coûts d’emprunt, limitant d’autant plus les capacités d’investissement des agents économiques.

    L’autre voie serait d’inciter fiscalement les ménages à placer leurs liquidités sur des produits « verts ». Cette réorientation de l’épargne pourrait pénaliser des acteurs économiques qui ont également des besoins de financement importants. Cette réorientation de l’épargne pourrait peser sur la productivité sachant qu’en l’état actuel des techniques, les énergies renouvelables ont une efficience moindre que celle des énergies carbonées.

    Transition écologique
    @Stockadobe

    L’augmentation de la pression fiscale

    Les États pourraient passer par un recours à l’impôt pour financer la transition énergétique. Si des marges de manœuvre existent, dans certains pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, voire l’Allemagne, ce n’est pas le cas en France, ni dans les États d’Europe du Nord ou du Sud. En France, la crise des « gilets jaunes » en 2018 a montré la sensibilité croissante des opinions publiques sur ce sujet.

    La baisse des taux d’intérêt

    Les banques centrales pourraient imposer des taux d’intérêt les plus bas possibles afin de faciliter les investissements nécessaires à la transition énergétique. Compte tenu des niveaux d’endettement, la seule action sur les taux directeurs pourrait ne pas suffire, les prêteurs exigeant une prime de risques accrue. Les banques centrales seraient alors contraintes de lancer des programmes d’achats d’obligations d’État comme entre 2010 et 2021.

    De faibles taux d’intérêt seraient une incitation à l’endettement et alimenteraient des bulles spéculatives notamment sur les marchés « actions » et « immobilier ».

    L’augmentation de la masse monétaire

    La solution pourrait passer par la création monétaire en dupliquant la pratique des banques centrales entre 2010 et 2021. La quantité de monnaie pourrait être accrue par l’achat de titres publics par les banques centrales.

    Entre 2008 et 2023, la base monétaire de la FED est passée de 1 000 à 8 000 milliards de dollars. Sur la même période, l’encours de la dette publique détenue par la FED est passé de 1 000 à 5 000 milliards de dollars. Toujours sur la même période, la base monétaire de la BCE est passée de 800 à plus de 5 500 milliards d’euros, l’encours de dette publique qu’elle détient passant de 100 à 4 500 milliards d’euros.

    Comme les banques centrales reversent les intérêts qu’elles perçoivent aux États sous forme de distribution de bénéfices acquis et qu’elles rachètent les tombées de coupons, la dette devient irréversible. La situation équivaut à une annulation de dette et à une augmentation de la masse monétaire.

    Cette hausse peut générer des effets inflationnistes si la production n’est pas capable de répondre à la demande.

    Le financement de la transition énergétique constitue un réel défi pour les États occidentaux, d’autant plus qu’il s’ajoute à celui du vieillissement démographique.

    Concilier transition énergétique et productivité en jouant sur l’innovation

    Aucune des solutions, augmentation des impôts, épargne forcée, baisse des taux d’intérêt, création monétaire, n’est sans défaut.

    La voie la plus saine est de concilier transition énergétique et productivité en jouant sur l’innovation. Les pouvoirs publics devraient veiller à ne pas perturber plus que mesure le fonctionnement des marchés pour éviter un gaspillage des fonds publics et la baisse de la productivité.

  • À part en France, les Européens majoritairement optimistes sur l’avenir de l’UE

    À part en France, les Européens majoritairement optimistes sur l’avenir de l’UE

    Plus de la moitié des personnes interrogées dans les Etats membres de l’Union européenne sont optimistes sur l’avenir de l’UE, sauf en France, où le pessimisme l’emporte, selon un sondage Eurobaromètre publié mercredi (6 décembre) à six mois des élections européennes.

    Les Danois et les Irlandais sont les plus confiants, avec 83 % de « très » ou « plutôt » optimistes.

    Cette proportion est de 58 % pour les Allemands, 55 % pour les Hongrois.

    Elle tombe sous la barre des 50 % dans un seul pays, la France, où les sondés ne sont que 46 % à se dire optimistes, dépassés par les pessimistes (49 %). Cette morosité semble avoir gagné du terrain en trois ans, puisque 52 % des Français étaient, selon un sondage de fin 2020, « très » ou « plutôt » optimistes sur l’avenir (contre 44 % de pessimistes).

    Sur l’ensemble des 27 pays de l’UE toutefois, 48 % des sondés estiment que « les choses vont dans la mauvaise direction » dans l’UE (contre 33 % qui pensent que « les choses vont dans la bonne direction »).

    Mais 61 % des personnes interrogées considèrent que l’adhésion de leur pays à l’UE est une bonne chose – une proportion à peu près stable par rapport à septembre 2018. Et quelque 70 % des Européens estiment que les actions de l’UE ont « un impact sur leur vie quotidienne ».

    Avenir de l’UE
    Un peu plus de la moitié (53 %) pense que l’invasion russe de l’Ukraine doit être l’occasion d’accélérer l’élargissement de l’UE. Cette proportion a toutefois baissé par rapport à avril-mai 2022, quelques mois après le déclenchement de la guerre par Moscou. [Ivan Marc/Shutterstock]

    Un peu plus de la moitié (53 %) pense que l’invasion russe de l’Ukraine doit être l’occasion d’accélérer l’élargissement de l’UE. Cette proportion a toutefois baissé par rapport à avril-mai 2022, quelques mois après le déclenchement de la guerre par Moscou.

    À six mois des élections européennes des 6-9 juin lors desquelles les citoyens des 27 Etats membres seront appelés à élire 720 eurodéputés, seuls 28 % des Européens sont au courant de la date de ce scrutin. Une majorité (57 %) se dit toutefois intéressée par ces élections.

    Et si 64 % des Européens ont « récemment lu, vu ou entendu quelque chose à propos du Parlement européen », ils ne sont que 41 % en France.

    L’Eurobaromètre publié mercredi se base sur 26 523 entretiens réalisés entre le 25 septembre et le 19 octobre auprès d’une population européenne âgée de 15 ans et plus dans les 27 Etats membres.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.12.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.12.23

    Bonjour à tous, bienvenu dans l’édition du lundi 11 décembre 2023 du flash quotidien des expatriés. Aujourd’hui dans nos titres : Fuite de données à l’AEFE – Téléthon 2023 : le bilan – Des peines pour les parents défaillants en France 

    Faille dans la cybersécurité à l’AEFE

    Si vous avez scolarisé ou scolarisez actuellement vos enfants dans un établissement en gestion direct de l’AEFE, vous avez dû recevoir un mail vous indiquant de vos coordonnées bancaires, votre prénom, nom, celui de votre conjoint comme celui de vos enfants ont pu être piratés par des cybercriminels. En effet, on a appris la semaine dernière que l’agence a été victime d’un acte malveillant de cyberpiraterie. Un doute ? N’hésitez pas à prendre attache avec l’établissement, tous ceux qui sont concernés ont mis en place des cellules d’accompagnements. 

    cyberattaque
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    80 millions pour l’AFM-Téléthon

    La 37e édition du Téléthon s’est achevée, en France, dans la nuit de ce samedi 9 décembre sur un compteur de plus de 80 millions d’euros, a annoncé l’association AFM-Téléthon. Cet argent va permettre de financer des projets de recherche sur les maladies rares, dont 95 % restent sans traitement, voire sans diagnostic. Les Français de l’étranger étaient aussi mobilisés à travers différentes actions que ce soit à Boston, à Tokyo ou encore Madrid, les expatriés étaient présents. Retrouvez l’interview aujourd’hui à 15h (CET) de la responsable du Téléthon Français de l’étranger sur Lesfrançais.press.

    Téléthon 2023
    Téléthon 2023

    Des travaux d’intérêts généraux pour les parents défaillants

    C’est l’annonce du week-end en France, Aurore Bergé, la ministre des Familles, a donc décidé la mise en place « de travaux d’intérêt général pour les parents défaillants, le paiement d’une contribution financière pour les parents d’enfants coupables de dégradations auprès d’une association de victimes et une amende pour les parents ne se présentant pas aux audiences qui concernent leurs enfants » a-t-elle détaillé auprès de La Tribune Dimanche.

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger $

  • Après l’or, c’est pas l’or.

    Après l’or, c’est pas l’or.

    C’est l’heure de l’or : record historique dépassé. Rien ne devrait porter l’or à ce niveau, hors des phantasmes. L’or est le refuge des temps de peur, spéculation du père peinard. Depuis les accords de Bretton Woods, puis la fin de la convertibilité du dollar en or, il ne devrait jouer aucun rôle particulier. Ce n’est jamais le cas.

    Pourquoi l’or monte ? Un certain nombre de pays, Russie et Chine en tête, ont vu que le dollar pouvait devenir un piège, comme il le fut pour l’Iran avec les lois d’extraterritorialité. Le dollar est une arme. Les achats d’obligations (de dette) américaines par la Chine ont diminué d’un quart. Les réserves russes en dollar ont fondu. Ces deux pays ont donc acheté de l’or, suivis par quelques autres. Ce qui fait monter l’or.

    L’heure de la peur, c’est l’heure de l’or.

    Cela ne serait pas suffisant si l’actualité n’alertait sur le retour des guerres, voire de la prochaine guerre mondiale. Ce qui choque, c’est le retour de la barbarie dans une des périodes le plus sûres, les plus douces de l’histoire humaine. Nous nous étions habitués à la paix, à la croissance, à la tranquillité.

    Depuis soixante-dix ans, aucune puissance majeure n’a osé se faire la guerre directement, des empires, coloniaux, soviétique, se sont effondrés sans fracas, au contraire : en offrant des chances. L’humanité était devenue bienveillante, à part quelques dérapages. Et puis la violence bête, barbare, revient. Avec elle, la peur. L’heure de la peur, c’est l’heure de l’or.

    Il y a d’autres causes que la peur. Purement financières, mais qui vont au-delà de la finance. Où mettre son argent ?Les taux d’intérêt montent. Mécaniquement, la valeur des obligations, titres de dettes d’états, baisse. Alors se tourner vers les actions, les entreprises ? Mais avec ces taux d’intérêt, chacun s’attend à une stagnation économique. C’est vrai pour l’Europe, qui frôle la récession, la Chine, et même, demain, les Etats-Unis. L’économie mondiale, avec la multiplication de mesures protectionnistes, avec la baisse du commerce international, qui était son moteur, patine. Quand on ne sait pas quoi faire, on achète de l’or.

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    Les équations d’hier dépassées

    Il y a encore autre chose. Chaque génération a le sentiment de vivre une transition, ce qui est toujours vrai. Cette fois il s’agit d’une révolution sur plusieurs générations, avec une accélération des transformations radicales qui rendent les équations d’hier dépassées. Y compris dans la finance. D’où le recours à l’or, « relique barbare », pour conjurer les démons immaîtrisables de la finance mondiale. Les banques centrales savent-elles ce qu’elles font ? L’inflation que l’on connaît est-ce de l’inflation ? Sommes-nous, sous couvert d’inflation, en tendance déflationniste ? Quelle est la part du shadow banking dans la création monétaire ? Combien de spécialistes peuvent répondre à ces questions ? Le bon peuple s’en fout ? Les conséquences de ces mutations sont dans le panier de la ménagère.

    Est-ce la folie du capitalisme mondial ? Le capitalisme permet de vivre sans capital, à crédit, c’est-à-dire sur l’avenir. Sans l’espérance du progrès et des gains à venir, tout se bloque. Nulle folie.

    Question de crédibilité : de l’or, du dollar, de l’Euro. Quand la France atteint 110% de dette publique, 3100 milliards, il est juste de s’inquiéter. Surtout quand, malgré les déclarations, le budget 2024 annonce un déficit de 118 milliards. Il n’était « que » de 72 milliards en 2018. Moitié moins il y a dix ans.

    La récente querelle franco-allemande sur les « critères de Maastricht » inquiète. Les Français demandaient que les dépenses pour « la transition écologique et la défense » sortent du calcul du déficit. Et pourquoi pas l’éducation ? Un sou est un sou ; un déficit, un déficit. Cela revenait à donner un permis de dépense. Si l’Allemagne pensait que la France allait devenir sérieuse, elle a eu la preuve qu’il n’en était rien.

    L’euro ne sera pas une monnaie de réserve tant que l’Europe n’aura pas une « Navy » européenne.

    En revanche l’Allemagne cultive ses mauvaises querelles : nucléaire, industries de défense, subventions, rôle de la Banque centrale. Elle ne comprend pas qu’isolée, elle sera une proie. Que la finance n’est pas que de la finance. Toute finance, de l’or aux bitcoins, repose sur le crédit, l’avenir. Une Europe sans crédibilité n’a ni avenir ni monnaie. L’euro ne sera pas une monnaie de réserve tant que l’Europe n’aura pas une « Navy » européenne, pour surveiller les câbles sous-marins, les trafics, les pays pirates, complices du terrorisme, de la criminalité, du chantage. Empêcher, par exemple, les attentats, comme celui qui a été commis en Baltique entre la Finlande et l’Estonie : un navire chinois aurait saboté le gazoduc Balticonnector. La Chine aide la Russie à punir la Finlande de son adhésion à l’OTAN.  

    Est-ce pour autant que la France a raison ? Non : Les dépenses publiques ont atteint un seuil d’alerte. Même les anciens socialistes comme Migaud et Moscovici, il est vrai devenus Présidents de la Cour des Comptes (le trotskysme mène à tout, à condition d’en sortir), émettent des mises en garde cinglantes à un gouvernement plus socialiste, en termes financiers, qu’aucun autre avant lui : 55% de dépenses publiques, 45 % de prélèvements obligatoires. Mitterrand avait jugé que 43% était excessif (Il frôlait les 45%). Avec De Gaulle, c’était 32%. Sans dette. Les trente glorieuses avant les trente piteuses.

    Les chiffres deviennent fous. Toute certitude s’évapore.   

    Le bon peuple, dit-on, s’en fout. Pourtant le paiement des intérêts de la dette, sera, dans quatre ans, de 70 milliards, plus élevé que celui de l’éducation nationale. Sans dette, on pourrait doubler le nombre de profs. Au moment où le classement international PISA de l’éducation nationale dégringole, cela mériterait de le faire savoir au bon peuple, plus attentif qu’on ne le croit : il place des milliards en épargne. Jamais l’épargne française ne fut plus élevée. Sagesse ou peur ?

    Les chiffres deviennent fous. Toute certitude s’évapore. Hier les accords d’Abraham menaient vers la paix en Israël. Aujourd’hui, qui croit à une paix possible ? Hier, la Chine allait dépasser les États-Unis. Aujourd’hui, la dette chinoise est passée de 7.000 milliards de dollars en 2018 à 12.700 milliards.  Aujourd’hui, l’Inde a une croissance de 7%. La bourse indienne rejoint, en capitalisation, celle de Hong Kong, qui décline. Forcément : elle a été mise au pas par Xi Jing Ping.

    Tout puissant mais dépassé, ce génie annonce la guerre à Taiwan avant 2039.  Taïwan, un des dix pays le plus riches du monde par habitant, un des dix pays les plus démocratiques est un insupportable contre modèle. Autant qu’une Ukraine démocratique et prospère. Une guerre à Taiwan bloquerait le monde. Cela ruinerait la Chine pour un temps, sans doute, comme s’est ruinée la Russie, mais endommagerait le monde.

    La guerre annoncée de Taiwan serait stupide. Mais la guerre d’Ukraine aussi.  

    La guerre annoncée de Taiwan serait stupide. Mais la guerre d’Ukraine aussi. Comme le massacre du Hamas, du moins pour les Palestiniens, sacrifiés par l’Iran. Les velléités d’annexion d’une partie du Guyana par le Venezuela plus encore. « Ceux qui croient que les peuples suivront leurs intérêts plutôt que leurs passions n’ont rien compris au XXe siècle. » disait Aron. Comprendre : les dirigeants agitent les passions des peuples dans leur intérêt, celui de rester au pouvoir.  

    Convoi militaire en direction de l’Ukraine en 2021 ©AFP

    Cela s’appelle la manipulation, ou la politique. Cela se décrypte dans le cours de l’or.

    Ne pas investir dans l’or. Plutôt dans l’intelligence.

    Ces stratèges néo impérialistes qui parient sur l’or et se croient malins oublient que 80% de celui-ci est en Occident. D’où l’inconvénient d’être dirigé par des génies prétentieux.  

    Pendant ce temps, surgit un autre monde : celui de l’IA, du cybermonde, de la nanomédecine, des énergies qui feront passer les éoliennes d’aujourd’hui pour des moulins à vent. On peut parier sur la guerre et la peur. Ou sur le nouveau monde.

    Ne pas investir dans l’or. Plutôt dans l’intelligence. C’est le pétrole d’hier, l’or d’avant-hier. Le Parlement européen vient de légiférer sur l’intelligence artificielle. Pourquoi pas. Ne faudrait-il pas la libérer, l’intelligence, artificielle ou pas ?

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati  

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Edouard Philippe à Bruxelles : Une liste commune pour les Européennes ?

    Edouard Philippe à Bruxelles : Une liste commune pour les Européennes ?

    « Horizons » a lancé depuis Bruxelles la campagne pour les élections européennes de la majorité. Près de 200 personnes étaient réunies au club The Merode pour échanger avec Edouard Philippe et d’autres cadres de son parti

    Européennes

    « Notre Europe » le hors-série de la revue d’Horizons

    L’ancien Premier ministre a notamment présenté aux militants ou curieux le hors-série de la revue éditée par sa formation politique. Intitulée « Notre Europe », cette publication rassemble des contributions politiques, diplomatiques ainsi que d’autres plus techniques. Elle aborde les thèmes du système de décisions des institutions européennes, de la stratégie africaine de l’Europe, ou bien encore de l’intelligence artificielle, pour ne prendre que ces exemples. Parmi les personnalités ayant contribué figurent Michel Barnier, qui n’est pas membre d’Horizons, Jean-Luc Demarty, un ancien directeur général de la Commission européenne, ou Georgina Wright de l’Institut Montaigne, pour ne citer que quelques noms.  

    « Notre ambition : perpétuer la majorité pro-européenne »

    Nathalie Loiseau et Gilles Boyer, tous les deux députés européens, ont également participé à ce hors-série. Ils étaient à la tribune lors de l’événement à Bruxelles. L’ancienne ministre des Affaires européennes s’est exprimée sur le Brexit. « Les jeunes britanniques ne décolèrent pas de s’être fait voler leur avenir » affirme-t-elle au micro. Quant à l’ancien conseiller d’Edouard Philippe à Matignon, il s’est projeté vers les élections européennes de juin prochain. « Notre ambition : perpétuer la majorité pro-européenne ».  

    Européennes

    Le lien Français de l’étranger et Union européenne

    Parmi les autres orateurs, Jérémy Michel, élu consulaire et délégué du comité Horizons pour la Belgique a rappelé l’importance des Français de l’étranger et de leur lien avec l’Union européenne. Tokia Saifi, ancienne ministre qui a été députée européenne pendant 15 ans, a partagé les actions menées par les différents responsables de son parti dans les différents pays. Louis Vogel, sénateur, coordinateur du pôle idées, a fait un bilan des activités en cours et dressé des perspectives. 

    Européennes

    « Une campagne au moment où les démocraties libérales sont attaquées »

    Cette vision de l’Europe, c’est enfin Edouard Philippe qui l’a exprimée. Il a rappelé que Bruxelles est « avec Strasbourg, je dis bien, avec Strasbourg, le meilleur endroit pour parler d’Europe ». Rappelons que le siège officiel du Parlement européen se trouve dans la capitale alsacienne. La France se bat pour préserver ce lieu. Pro-européen convaincu, il a martelé qu’« aucun des grands enjeux auxquels nous sommes confrontés ne peut être résolu sans l’Union européenne », balayant tour à tour les enjeux commerciaux, le climat, la défense etc… Au cours de son intervention, le maire du Havre a aussi souligné que cette campagne pour les élections européennes qui s’ouvre va se dérouler dans un moment où « les démocraties libérales sont attaquées »

    Une liste commune aux élections européennes

    Parlant cuisine électorale, l’ancien locataire de Matignon évoque la « constitution d’une liste commune » avec les partenaires de la majorité (Renaissance, Modem, Territoires de Progrès …) tout en soulignant qu’Horizons n’est « ni une œuvre de bienfaisance, ni un think tank » mais un « parti politique » qui est « fait pour conquérir et exercer le pouvoir ». Le ton est donné. Derrière les élections européennes, c’est aussi la présidentielle de 2027 qu’Edouard Philippe a dans son viseur.  

  • « La nuit leur appartient : Mehdi, le chanteur Français de Lisbonne » 

    « La nuit leur appartient : Mehdi, le chanteur Français de Lisbonne » 

    Lisbonne la nuit. Ses rues qui penchent comme un navire qui aurait de la gîte sous la houle. Ses tramways de couleur qui éclairent le soir. Sa poésie urbaine à chaque coin de rue. Lisbonne, capitale aux nuits paisibles, à l’image de ses habitants à l’indolence raffinée ?

    La nuit y est pourtant intense et animée. Les touristes qu’on croise dans les quartiers du centre à toute heure du jour et de la nuit ne s’y trompent pas. Mais loin des guides touristiques et de leurs itinéraires balisés, je voulais découvrir la culture de la fête portugaise, comprendre les pratiques locales et percer quelques-uns des mystères de la nuit lisboète.

    Il me fallait partir en quête d’un guide, le genre d’expert dont les heures les plus denses commencent à minuit pour s’étaler jusqu’au petit matin blême. Un homme à qui la nuit portugaise appartiendrait. Je l’ai trouvé sans le chercher : Mehdi Benlahcen est une figure de la communauté française du Portugal qu’il a longtemps représentée comme conseiller consulaire auprès de l’Ambassade. Ce Toulousain chaleureux enseigne également l’économie au lycée français de Lisbonne. Politique et professeur ? Diantre. Voilà un homme qui sur le papier connaît sans doute mieux le sérieux protocolaire et les lois du marché plutôt que les endroits festifs. 

    Et pourtant… Mehdi est aussi un noctambule qui s’assume et le chanteur charismatique d’un groupe de rock à la notoriété croissante, les Badoites. Mehdi aime la nuit comme il aime les gens :  Il se laisse porter par les rencontres d’un soir, ne retient pas son rire communicatif et s’affiche sans snobisme dans les bouges les plus improbables tout en étalant sa faconde de méridional sur les terrasses les plus branchées. 

    J’ai vite compris que c’était mon homme. Mon sésame pour entrer dans la nuit portugaise. Nous nous sommes donc retrouvés ce soir-là au Bar Procopio. La nuit était encore tendre en ce mois de novembre à Lisbonne. 15 degrés en soirée. Une veste légère et une écharpe suffisaient à mon bonheur de marcheur pendant que je grimpais vers le lieu de rendez-vous en flirtant avec les pavés glissants. Le Bar sentait les couches d’histoires accumulées, la décoration art nouveau se mariait aux lampes tamisées et les banquettes rouges donnaient une impression tenace de maison close d’antan. Loin des nouvelles ligues de vertus, des femmes lascives affichaient des poitrines dodues dans des cadres de bois bruns. Une clientèle parsemée à cette heure et des accents variés témoignaient de la présence d’une population locale et internationale. 

    Ce lieu cosmopolite aurait plu au marin de légende Corto Maltese s’il avait eu l’heur de croiser par ses latitudes. Dans cette alcôve urbaine, on se sentait dans un lieu protégé du regard d’autrui au fond d’une petite impasse végétalisée. Le Procopio, ce cocon pour rendez-vous discrets où avec Medhi nous avons trinqué au Porto Tonic sans voir la nuit s’écouler au-dehors. 

    La nuit nous appartient
    Mehdi Benlahcen
    Boris Faure : « Pourquoi avez-vous choisi ce lieu pour notre rendez-vous ? »

    Mehdi : « Le Bar Procopio est un haut lieu de la révolution des Œillets dont nous allons bientôt fêter le cinquantenaire. C’est ici que les militaires se réunissaient pour préparer la révolution. De l’extérieur, cela ressemble à une petite maison de quartier discrètement située au fond d’une impasse. Cela résume la dualité du Portugal, avec un côté traditionnel et progressiste à la fois. »

    Boris Faure : « Pouvez-vous me parler de la nuit Portugaise. Où fait-on la fête dans le pays ? »

    Mehdi : « Entre Lisbonne et Porto, je vois des lieux communs, des quartiers et des rues qui se ressemblent. La rue de Paris à Porto est emblématique comme le Bairro Alto et la Pink Street ici à Lisbonne. »

    « La nuit lisboète a évolué »

    Boris Faure : « Vous êtes arrivé au Portugal voilà 16 ans. Quelles ont été les évolutions du monde de la nuit ? »

    Mehdi : « La nuit lisboète a évolué car elle est organisée autour de concepts multiples. Au départ, le cœur de la nuit, ce sont d’abord des lieux historiques : le Lux Fragil ou le Lounge qui sont des discothèques ou bars célèbres, puis ensuite les lieux venus avec la Jet-setisation. La nuit est devenue un peu plus chic avec la politique visant à attirer des étrangers (exonérations fiscales) et le développement économique. Jusque-là, la nuit ressemblait à celle de la Movida madrilène avec un côté bohème, arty, populaire et baroque. On a vu s’ouvrir le Baron comme à Paris, qui a disparu, et le Mama Shelter. Des lieux où sont pratiqués une certaine sélection sociale. On a vu aussi se développer des bars de plage assez sélects, on pourrait presque dire des bars de plage tropéziens avec l’arrivée massive des Français. Les bars de plage, jusque-là, étaient assez poisseux et dans leur jus. Maintenant, les bars de plages ne pratiquent plus les mêmes tarifs. C’est 15 à 16 euros la petite assiette de poisson contre 8 euros avant. Les bars de plage ont leur DJ désormais et se sont donc transformés en profondeur. »

    Boris Faure : «Et la clientèle ? Quelle est la proportion entre les touristes et les locaux ?»

    Mehdi : « Il y a des quartiers et des lieux populaires, constitués par les lieux historiques de Lisbonne, le Barrio Alto et la Rua da Bica, où l’on peut encore sortir pour pas cher. On y croise des locaux bien sûr, mais la nuit est très mixte et les bonnes adresses sont connues des touristes. A côté des lieux accessibles, il y a toute une nouvelle catégorie de bars très prisés, comme certains rooftops, dont le Javà où j’étais ce week-end. Et je veux croire qu’il reste encore des lieux qui sont des secrets bien gardés des seuls résidents. Que je ne vais pas dévoiler ici…(sourire) »

    La nuit nous appartient
    Lisbonne la nuit

    « La culture de descendre les bars »

    Boris Faure : « Est-ce qu’il y a des circuits de déambulation nocturne, des itinéraires empruntés par les nighters ? »

    Mehdi : « Il y a cette culture de descendre des bars, au fur et à mesure de la nuit. Tu pars des hauteurs des collines et tu descends de bar en bar vers les quais où tu vas trouver les boîtes et finir la nuit. C’est une manière de sortir et de déambuler très typique de cette ville étagée. Le Pensao De Amor qui est un ancien bordel transformé en bar dansant est une des étapes incontournables. Il est ouvert jusqu’à 4 heures du matin. Il y a bien sûr des circuits informels et plus personnels. Mais l’idée est de descendre (rires)… »

    Boris Faure : « Vous êtes chanteur dans un groupe de rock français. Vous êtes l’un des animateurs de la nuit. Est-ce qu’il y a beaucoup de bars musicaux qui proposent de la musique live à Lisbonne ? »

    Mehdi : « Il y en a beaucoup avec des groupes très solides. Lisbonne a beaucoup cédé à la mode des DJ, donc cela menace la musique live. Avec mon groupe, on a fait une des premières soirées sur l’avenue de la liberté qui est l’équivalent des Champs à Paris. Il faut trouver les bons segments, c’est-à-dire faire se rencontrer la musique, un public et l’identité d’un lieu. Cela demande aux restaurants qui proposent du live de s’adresser à une clientèle qui est prête à payer plus cher pour bien manger et avoir le groupe en animation sonore. »

    « Ici, il y a des fêtes populaires qui sont extraordinaires »

    Boris Faure : « Le portugais se lâche-t-il en soirée ? »

    Mehdi : « Il aime faire la fête très clairement. Mais par rapport à mes racines du sud-ouest, il n’y a pas cette créativité, cette folie dans la fête et cette autodérision qui peut tourner à la déconne ou à la galéjade. On le retrouve un peu moins ici, même s’ils adorent danser et chanter. Quand la fête est belle, ils gardent tout de même leur petit côté sérieux. Je n’ai jamais vu de gens danser sur les tables (rires). 

    Il y a cependant des fêtes populaires au Portugal qui sont extraordinaires. Les fêtes de Lisbonne en juin sont fabuleuses, avec la même retenue tout de même. Il y a dans les rues une marée humaine, un mélange entre modernité et tradition. Ca, c’est presque sans équivalent. »

    Boris Faure : « Et la drague et la rencontre, c’est facile ici ? »

    Mehdi : « Il y a des différences de générations, de milieux sociaux. Je ne pense pas qu’emballer une Portugaise le premier soir soit si courant (sourire). Même avec une rencontre non conventionnelle au départ, il faut quand même passer par une phase conventionnelle ensuite. Il y a un poids culturel et éducatif qui fait qu’on ne joue pas avec les conventions. Lors de mes premières années au Portugal, je me souviens de certains de mes élèves de terminale, m’expliquant qu’il était plus simple pour eux d’avoir des histoires avec des « Françaises » car le poids des conventions était trop fort chez les « Portugaises ». C’est le stéréotype autour des Françaises qui a sans doute la vie dure. La communauté française locale est d’ailleurs dense (Mehdi a été conseiller des Français du Portugal de 2014 à 2021). »

    « Une ville gay friendly, très clairement »

    Boris Faure : « Et le Lisbonne LGBT, pouvez-vous m’en parler ? »

    Mehdi : « C’est une ville gay friendly, très clairement. A partir des années 2010, la ville est devenue un haut lieu de la communauté LGBT. Le quartier qui est autour de la place des fleurs est toute proportion gardée l’équivalent du Marais. »

    Boris Faure : « Et la consommation de drogues ? »

    Mehdi : « Je ne suis pas un expert. La consommation de Cannabis n’est pas forcément pénalisée. Il y a une forme de liberté par rapport à cela.  Il y a moins de retenue sur la drogue que sur le sexe. »

    Boris Faure : « Le catholicisme influence les comportements, j’imagine ? »

    Mehdi : « Il y a une hypocrisie sur le sexe. On trouve des établissements de nuit avec des escorts et une prostitution à peine voilée. Mais personne n’en parle. »

    La nuit nous appartient
    Mehdi Benlahcen

    «De plus en plus de restaurants sont tenus par des Français»

    Boris Faure : « Vous connaissez beaucoup de Français qui investissent dans la nuit ? »

    Mehdi : « De plus en plus de restaurants et de bars sont tenus par des Français et notamment des bars de plage. Il y a eu l’appel d’air de l’exemption fiscale décidée par le gouvernement. Des personnes qui sont arrivées et se sont d’abord tournées vers le monde de la restauration. Il y a ensuite eu une deuxième vague avec le Brexit. Des personnes plus fortunées avec des capitaux à investir.  Un Portugais face à l’inflation va choisir de sortir ailleurs, et donc les endroits sélects qui ont été créés risquent d’avoir des difficultés vu le niveau des prix et du pouvoir d’achat. Ça reste un pays où les inégalités sont tellement fortes que seuls les établissements chics avec de la trésorerie ou plus populaires et reconnus vont pouvoir réellement s’en sortir. Alors que les établissements intermédiaires auront du mal, je le crains. »

    Boris Faure : « Des fermetures à craindre ? »

    Mehdi : « Il y a une dynamique d’ouvertures et fermetures assez nette. Il y a toujours eu une rotation. Il y a aussi des fermetures qui ne sont pas économiques mais administratives. C’était le cas du Baron. »

    « Ici on ne programme jamais sa nuit »

    Boris Faure : « Et ta plus grosse fiesta, tu peux nous la raconter ? »

    Mehdi : « Je préfère parler de ma fiesta type. C’est la fiesta improbable que tu n’as pas programmée. Typiquement, le phénomène de descente fait que les rencontres se multiplient. Des gens s’agrègent puis constituent un groupe. Ici, on ne programme jamais sa nuit. Je programme au départ une soirée qui ne va pas se dérouler ni se finir comme je l’avais prévue. »

    Boris Faure : « Et le lieu où tu rêverais de jouer avec ton groupe ? »

    Mehdi : « On a déjà fait beaucoup d’endroits sympas. Sur des rooftops, à l’Ambassade de France, dans les jardins du Marquis de Pombal, au pavillon Carlos Lopez devant 1200 personnes. Mais l’endroit où je rêverais de jouer c’est au coucher de soleil sur la plage de Costa De Caparica. Peu importe le bar qui me prend là-bas, j’y vais (rire). »


    Regardez la video du groupe the badoites band

    Vous pouvez également retrouver The Badoites Band sur Deezer et sur Spotify.

    Résidents au Portugal ou simblement de passage ? Ne ratez pas le prochain concert du groupe The Badoites Band à Lisbonne le 16 décembre 2023 !

  • Cyberattaque à l’AEFE : des données personnelles divulguées 

    Cyberattaque à l’AEFE : des données personnelles divulguées 

    Dans un article de ce jour, nous évoquions les conséquences d’une cyberattaque généralisée sur les services directs ou connexes liés à l’Éducation nationale en France. Celle-ci a conduit au report de la commission nationale des bourses ! Mais par des courriers envoyés par des proviseurs d’établissements en gestion directe de l’AEFE aux parents d’élèves, on apprend aussi que des données personnelles auraient été divulguées.

    ELAP

    Alors que le logiciel SCOLA, qui gère l’accès sécurisé en ligne ou physiquement de nombreuses administrations, a été frappé par la cyberattaque, on apprend que la société ELAP le fut aussi. Celle-ci est le fournisseur du logiciel comptable utilisé par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE). Elle a fait l’objet d’un incident de cybersécurité le dimanche 5 novembre dernier avec l’installation d’un logiciel de rançon. Ce dernier a été déployé sur le serveur de pièces jointes intégrées à l’application fournie par ELAP à l’AEFE et aux établissements scolaires en gestion directe. 

    Évidemment, l’AEFE a signalé, dans les meilleurs délais, l’incident auprès de l’Autorité Nationale pour la Sécurité Informatique et a aussi porté plainte. Mais l’agence fut contrainte d’effectuer une déclaration auprès de la Commission Nationale Informatique et Libertés. Certains fichiers, qui auraient pu être dérobés, pourraient comprendre des données personnelles, soit celles des parents ou celles des enfants. 

    cyberattaque AEFE
    ©Stockadobe

    De potentielles nuisances pour les familles

    De l’aveu des proviseurs, dans les différents courriers que nous avons pu consulter, « les risques potentiels pourraient concerner une utilisation malveillante de ces données personnelles, des mouvements bancaires suspects, une atteinte à la réputation ou une perte de la confidentialité des données».

    En effet, parmi les documents qui auraient pu « fuiter », on retrouve la facturation des droits de scolarité, les aides de la caisse de solidarité, les documents aux bourses scolaires, et ce, depuis 2016. Ainsi, les noms et prénoms, ceux des enfants ou des parents, les montants ainsi que les coordonnées bancaires pourraient avoir été divulgués.

    Les établissements scolaires concernés ont bien sûr mis en place des dispositifs d’accompagnement pour les parents qui en auraient besoin. Que ce soit localement dans les écoles, collèges ou Lycées ou en France avec l’AEFE et la société ELAP, tous les acteurs « ont conscience des difficultés et sont pleinement mobilisés pour garantir la sécurité des usagers ».

  • La Commission nationale des bourses scolaires reportée pour cyberattaque 

    La Commission nationale des bourses scolaires reportée pour cyberattaque 

    Discrètement, sans avertir les élus des Français de l’étranger, hormis ceux censés y participer, l’administration a reporté la commission nationale des bourses scolaires. Prévue les 13 et 14 décembre, cette instance devait valider les propositions des conseils consulaires quant à l’attribution des allocations aux familles éligibles. 

    Une cyberattaque

    D’une source proche du dossier, « ce report est provoqué suite à une cyberattaque qui a affecté un prestataire informatique de l’AEFE et qui a conduit à suspendre l’accès au logiciel SCOLA, permettant de faire remonter les demandes de bourses entre les pays de résidence et l’AEFE à Paris ».

    Ce logiciel est distribué par un acteur majeur de la gestion intelligente des accès
    pour établissements scolaires que ce soit physiquement (tourniquets, portiques, etc) ou en ligne (CROUS, établissements scolaires et universités en France, cantines, etc.). Dans notre cas, le logiciel Scola permet de pré-instruire les demandes de bourses scolaires en calculant les quotités de bourses à partir des données des familles qui ont été saisies par les consulats. 

    La cyberattaque, dont la date n’a pas été communiquée, n’a donc sûrement pas visé spécifiquement le dispositif bourse des Français de l’étranger mais plus globalement le secteur éducatif français. 

    Mais la conséquence est potentiellement lourde pour les familles. En effet, comme l’indique Florent Bohême, élu au Cambodge, sur son site, « les gestionnaires chargés des bourses ne peuvent pas, en conséquence, finaliser la préparation de la prochaine commission nationale des bourses qui devait se tenir les 13 et 14 décembre ».

    cyberattaque
    ©Stockadobe

    Le rôle central de la Commission nationale

    Pour rappel, les familles éligibles aux bourses scolaires doivent déposer leur dossier auprès des consulats. Une fois leur conformité vérifiée par l’administration consulaire, les dossiers sont soumis au Conseil consulaire réuni spécialement pour statuer sur ces demandes. 

    Si le dossier des familles passe les deux premiers filtres, c’est au tour de la commission nationale des bourses scolaires de se prononcer. 

    Pour cela, elle se réunit deux fois par an, en décembre et en juin. Elle est donc consultée sur toutes les questions relatives aux bourses scolaires et donne son avis sur les propositions des conseils consulaires. Présidée par la directrice de l’AEFE, Claudia Scherer-Effosse, la commission réunit des représentants du ministère de l’Éducation nationale ainsi que du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, des parlementaires et des conseillers de l’AFE ainsi que des représentants des syndicats d’enseignants, des associations de parents d’élèves, des associations gestionnaires d’établissements et des associations de Français établis hors de France.

    Alors que va-t-il se passer pour les familles en attente des fonds pour compenser le coût important de l’éducation française hors de France ? Vos élus locaux s’interrogent et alertent les autorités sur les potentielles conséquences désastreuses pour les familles alors que l’inflation frappe tout le monde partout ! 

  • Le Téléthon c’est maintenant ! Même à l’étranger ! 

    Le Téléthon c’est maintenant ! Même à l’étranger ! 

    Grâce au Téléthon, on va pouvoir transformer l’adage « Loin des yeux loin du cœur » en « Loin des yeux, près du cœur ». Eh oui car les Français de l’étranger savent se mobiliser pour les grandes causes nationales, ils l’ont déjà prouvé et le prouveront encore cette année. 

    Ce vendredi c’est le top départ en France mais aussi hors de l’hexagone. On fait le point pour vous sur les enjeux et on vous donne quelques pistes pour participer, vous aussi, et ce où que vous soyez ! 

    Regarder la bande-annonce du Téléthon 2023

    Le Téléthon, c’est quoi ?

    L’AFM-Téléthon est née d’une conviction et d’une volonté : guérir des maladies longtemps considérées comme incurables. L’AFM-Téléthon, c’est aussi le Téléthon, une mobilisation populaire unique au monde qui a fait sortir les maladies rares du désert scientifique et médical et permis une triple révolution génétique, sociale et médicale.

    Entre défis fil rouge, mobilisation des villes ambassadrices, exploits des bénévoles… le Téléthon a su mobiliser les Français, dans toutes les villes et villages de France, et à l’étranger autour du combat des malades et des familles. Traversées en slackline, défis sportifs, mobilisation de 100 villes et villages, réalisation d’une écharpe de plus de 3km, confection de la plus longue tarte du monde ou de milliers de crêpes, ascension d’un sommet de 3637 m ou vol en montgolfière…

    10 ans hors de France

    Après un essai en 2013, la Coordination 99 du Téléthon des Français de l’étranger a été créée en 2014. Depuis ce sont des dizaines d’évènements qui ont été organisés à travers le monde. 

    Téléthon
    ©AFM-Téléthon 99

    Et les Français de l’étranger ne manquent pas d’idées pour contribuer à la collecte des fonds pour le Téléthon. En 2019, dernière année de plein exercice, avant la pandémie, plus de 90 animations avaient été organisées dans 22 pays à travers le monde.

    Cette année, même si la reprise a eu lieu en 2022, il y aura moins d’évènements mais toujours réalisés avec autant de passions et d’engagements. Vous pouvez les découvrir dans la carte ci-dessous. 

    Carte interactive

    Si votre évènement n’est pas indiqué, merci d’écrire à [email protected] afin qu’il soit ajouté. ©LPF2023

    Mais même s’il n’y a pas d’évènements à côté de chez vous, vous pouvez participer à cet élan national de générosité grâce à la page de collecte ou au défi de gaming. 

    Le Téléthon Gaming

    Le Téléthon Gaming revient pour 50h de stream non-stop, en direct de l’INSEP, les 8, 9 et 10 décembre. Installez-vous confortablement dans votre fauteuil, préparez-vous un thermos (ou deux) de café, soutenez votre streamer préféré (ou lancez votre propre stream solidaire) et faites grimper le compteur du Téléthon Gaming pour changer le monde des maladies rares !

    Regarder le teaser

    Animées par Jules Thiébaut, co-animateur de la matinale de Mouv’, l’une des antennes de Radio France, les 50h de gaming non-stop, diffusées sur les chaînes Twitch de l’AFM-Téléthon et de France Télévisions, démarreront le vendredi 8 décembre à 18h pour s’achever le dimanche 10 décembre à 20h.
    50 streamers sont attendus sur place et au moins autant à distance.

    Retrouvez Samuel EtienneKayaneBenzaieTVWomen In GamesEnki, ou encore Valentin Squirello.

    A ne pas manquer :

    • Un match FIFA avec les e-sportifs de la FFF,
    • Un match d’exhibition de Ping VR avec la Fédération Française de Tennis de Table,
    • Un match d’exhibition sur League Of Legends avec les joueuses de Women In Games,
    • 2 émissions sur la médecine de demain et l’accessibilité du jeu vidéo animées par des chercheurs et acteurs associatifs,
    • L’espace innovation avec PlayAbility, HandiGamers, HandiArcade, et le Techlab APF France Handicap.

    Au-delà des tournois e-sport, les 50h de gaming seront ponctuées de talk-shows avec des jeunes qui combattent la maladie au quotidien, des chercheurs déterminés à trouver des traitements, des rencontres atypiques, et plein de surprises !


    Rendez-vous sur Twitch

    Téléthon

    La page de collecte Téléthon – Français de l’étranger

    Enfin, il existe une solution simple et efficace, le don ! Sur une page dédiée qui s’adresse aux Français établis à l’étranger, vous pourrez participer au Téléthon. En effet, la coordination a mis en place cet outil en ligne pour faciliter la collecte de leurs dons. Pour rappel, si vous payez des impôts en France, vous pourrez déduire le don de vos impôts selon les modalités usuelles. 

    Amis, connaissances, famille de partout dans le monde peuvent aussi y glisser leur don et ainsi augmenter la collecte des Français de l’étranger.

    La maladie ne connaît pas les frontières…la générosité non plus !


    Donner au Téléthon

● Radio en direct
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