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  • Vacances d’été, les Français en pointe.

    Vacances d’été, les Français en pointe.

    Entre 1964 et 2018, la proportion de Français qui partent chaque année en vacances est passée, selon l’INSEE, de 43% à 66%. Les personnes nées entre 1940 et 1944 ont été les premières à connaître un fort taux de départ. L’habitude de partir en vacances s’est ensuite diffusée de génération en génération. Actuellement, ce sont les jeunes retraités qui partent le plus. L’arrivée progressive des générations nombreuses des baby-boomers à l’âge de la retraite devrait conforter ce « tourisme des seniors » dans les années à venir.

    Plutôt la mer

    Pour leurs vacances d’été, les Français privilégient nettement le bord de mer, où ils passent 46% de leurs nuitées. Ils résident majoritairement en hébergement non marchand (chez la famille, les amis ou dans leur résidence secondaire). Leurs activités favorites sont la promenade, la plage, ainsi que la visite de villes, de monuments ou de sites naturels.

    Selon une étude de l’IPSOS, en 2019, 69% des Français (stable par rapport à 2018) ont annoncé leur volonté de départ en vacances cet été contre 63% des Européens (soit -1 point par rapport à 2018). Le taux le plus élevé est enregistré en l’Autriche (70%). Avec une moyenne de deux semaines, les Français sont les Européens qui partent le plus longtemps durant les vacances d’été.

    À l’échelle mondiale, ils sont devancés par les Brésiliens qui comptent partir 2,2 semaines. 17% des Français pensent partir au moins trois semaines durant l’été 2019, 39% deux semaines et 29% au maximum une semaine.

    Longues vacances pour les Français et les Brésiliens

    En 2019, les Français devraient consacrer pour leurs vacances, en moyenne 2 201 euros (+10 % par rapport à 2018). Ils sont précédés par les Allemands (2 467 euros). En moyenne, les Européens devraient dépenser 2019 euros. 56% des Français partiront en vacances en France. Ce choix national est le plus élevé d’Europe.

    Après l’Hexagone, les destinations favorites des Français sont l’Espagne (16%) suivie par l’Italie (10%) et le Portugal (7%). 62% des vacanciers préfèrent le littoral contre 24 % la campagne et 23 % la montagne. Ces dernières années, la campagne et la montagne progressent dans les destinations de Français. 71 % des Français comptent se déconnecter cet été et plus particulièrement se déconnecter d’Internet.

    Au niveau européen, la France se positionne en deuxième position (après le Royaume-Uni) dans le classement des pays qui se déconnectent le plus (76%). 15% déclarent avoir déjà fait du tourisme écologique, axé sur la découverte et le respect de la nature, en évitant les activités touristiques entraînant des nuisances pour l’environnement (notamment le transport).

    2200 euros en moyenne

    Pour leurs vacances, les Français privilégient à 44%, la location de résidence saisonnière. Ce mode d’hébergement, au niveau des préférences, est en progression depuis plusieurs années (3 points pour la seule année 2018). La moyenne européenne s’établit, quant à elle, à 34%. Les Européens, les Américains et les Brésiliens choisissent l’hôtel comme principal mode d’hébergement.

    Les jeunes Français de moins de 35 ans anticipent moins leurs vacances (26% réservent moins d’un mois à l’avance) que les seniors de 65 ans (seulement 15%). Plus d’un tiers des seniors de plus de 65 ans (32%) favoriseront une destination estivale qu’ils connaissent déjà alors que le critère le plus important pour les moins de 35 ans repose sur le choix des activités sur place (27%). L’étude démontre que les « millennials » français préparent leurs vacances en utilisant les possibilités offertes par Internet. Ainsi, ont-ils recours aux avis des autres voyageurs (13% contre 6% des séniors) et aux photos présentes sur Internet (11% contre 3%). Ils privilégient à 71% les locations saisonnières sélectionnées sur Internet. 39% pratiquent l’échange gratuit. 38% ont déjà loué une chambre chez l’habitant contre 22% pour les autres Français.

    Aventures et assurances

    94% des Français déclarent disposer au moins d’une garantie d’assurance pour partir en vacances, soit un taux de couverture supérieur à la moyenne européenne (85%). Les éléments essentiels d’une assurance voyage pour les Français sont le transport médical d’urgence (63%), l’annulation de voyage (59%), et la couverture médicale (56%). Pour voyager en dehors de leur propre pays, les Européens continuent à privilégier la France, l’Espagne et l’Italie. En 2019, la France est la destination privilégiée par 32% des Belges et par 12% des Espagnols.

    En France, Disneyland est le premier site payant visité par les touristes. Ce parc devance le Musée du Louvre et le Domaine du Château de Versailles.

  • Forum Expat : Polémiques et départs des partenaires historiques

    Forum Expat : Polémiques et départs des partenaires historiques

    Le salon Forum Expat ouvre ses portes ce mercredi 12 juin à Paris.
    Source d’inspiration pour de nombreux Français de l’étranger, il fut longtemps la première démarche du parcours de l’expatriation. De nombreux acteurs du monde associatif, du travail, de la société civile se donnaient rendez-vous chaque année à ce salon.

    Et patatras… Cette édition 2019 est marquée par le départ des partenaires historiques : le réseau des CCI-FI, l’UFE et même nos confrères de Françaisaletranger.fr qui ont été remplacés par Le Petit Journal.

    Certains accusent le groupe Le Monde de  dérive commerciale autour de cet évènement. En effet, on note que  la régie publicitaire du groupe Le Monde a pris pleinement en charge l’organisation du Forum et non des professionnels de l’univers de la mobilité internationale.

    D’autres font mettre plutôt en avant la situation financière des Chambres de Commerces qui sont des sociétés de droit privé dans leurs pays d’accueil. Nombreuses sont celles au bord du dépôt de bilan. Les autorités de tutelle et les acteurs de ces chambres de commerce ont peut-être simplement décider d’arrêter de mettre la main au pot. Tandis que l’UFE pâtît du retrait progressif de son ancien président et fondateur du Groupe Accor, Gérard Pelisson et du financement qui lui était lié. En sus, les grands foyers de membres de cette association se sont dispersés, aujourd’hui l’UFE Algarve (2500 membres) est le dernier grand bastion de cette association classée comme proche des LR.

    Sur le contenu de ce Forum, on constatera surtout que seuls le Canada et Pôle emploi ont poursuivi leur participation comme partenaires.  Les pays et les réseaux de services locaux  mis en avant ne semblent pas être les pôles d’attraction naturels des français, comme la Belgique, le Maroc, le Royaume-Uni, le réseau BNP présent dans de nombreux pays, mais plutôt ceux ayant envie de les attirer comme le Bahrein ou HSBC, les sponsors de l’année.

    Mais peut-on demander une indépendance absolue a un évènement privée, aux coûts importants.

    Il a déjà le mérite d’exister.

  • Education à l’étranger, rencontre avec le député El Guerrab

    Education à l’étranger, rencontre avec le député El Guerrab

    Les questions de l’enseignement Français à l’étranger font l’objet de nombreux débats, rencontre avec le député des Français de la 9ème circonscription des Français hors de France M’jid El Guerrab

     

    Lesfrancais.press: Le Secrétaire d’Etat Lemoyne a récemment annoncé 31 millions d’Euros supplémentaires pour l’AEFE. Etes-vous satisfait de cette annonce et pensez-vous qu’elle sera suffisante?

    M’jid El Guerrab (Député des Français résidant en Afrique du Nord et de l’Ouest) :  Je voudrais tout d’abord préciser que le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne n’a pas annoncé un rebasage de la dotation pour charges de service public de 31 millions : en réponse à ma question, il a simplement précisé que ces 31 millions supplémentaires étaient demandés conformément à l’une des recommandations du rapport des inspections générales. J’espère, bien entendu, que Bercy répondra favorablement à cette demande mais, en revanche, force est de constater que cela ne fera passer l’AEFE que d’un état d’urgence absolue à un état d’urgence relative. Mais j’avoue que j’ai la naïveté de penser que c’est le politique qui prime et non Bercy… En tout cas, la volonté politique est là et en cela je salue cette annonce ! 

    En effet, ces 31 millions permettront de mettre fin au déficit structurel de l’agence, mais cela ne sera que temporaire car les pensions civiles continueront à augmenter du fait de ce qu’on appelle le « glissement vieillesse technicité » et viendront à nouveau impacter négativement le budget de l’AEFE. J’appelle, comme ma collègue Samantha Cazebonne, qui a produit un travail titanesque sur l’AEFE, à faire évoluer le décret 2002-22 qui régit les modalités de détachement des personnels résidents et expatriés et à ouvrir la réflexion sur la création d’un statut unique de l’enseignant détaché. Je suis attaché à l’école de la République et au service public fait par des agents publics même à l’étranger… 

    De nombreux parents sont agacés de coûts qu’ils jugent prohibitifs et en régulière hausse, il y a par ailleurs de fortes disparités selon les Lycées Français, pensez-vous que l’AEFE devrait plus fortement « encadrer » ceci? A l’inverse, Nathalie Loiseau que nous avons récemment interrogé nous a indiqué être favorable à une plus grande implication de fondations et d’acteurs privés, est-ce également votre cas?

    M’jid El Guerrab (Député des Français résidant en Afrique du Nord et de l’Ouest) : Je comprends que les parents puissent être agacés par des augmentations d’écolage régulières et parfois très importantes, surtout quand ils n’ont aucune visibilité sur celles-ci alors que la scolarisation d’un enfant représente un engagement financier sur 15 ans. La plupart des familles en ont plus d’un ! Faites le calcul.

    Aujourd’hui, l’AEFE fait du pilotage à vue car elle ne connait sa dotation pour charges de service public qu’année après année et n’a d’autre levier que de répercuter le désengagement progressif de l’Etat sur les établissements et donc sur les familles. Il me parait essentiel que l’Etat ait un vrai plan pluriannuel de soutien de l’AEFE et que l’évolution de la dotation budgétaire soit corrélée à la croissance du réseau des établissements en gestion directe et conventionnés. Il est essentiel aussi que l’agence recouvre sa capacité d’emprunter, afin de ne plus avoir à constituer des fonds de réserve alimentés par les écolages pour autofinancer les projets immobiliers des EGD. Quant aux disparités d’écolage qui existent dans le réseau, elles ne sont pas étonnantes vu la diversité des établissements qu’on y retrouve et le coût de la vie dans les différentes zones géographiques. En revanche, il me parait essentiel que, lors du suivi d’homologation, il y ait une analyse fine de la gouvernance des établissements en matière d’augmentations d’écolage, en particulier pour les établissements partenaires à but lucratif qui se développent à travers le monde et qui pourraient être tentés d’augmenter les écolages pour satisfaire leurs actionnaires.

    Sur les fondations et autres investisseurs privés, il faut faire très attention à une forme de volonté d’ouverture déraisonnable ! L’école n’est pas un bien de consommation comme un autre et on n’investit pas dans l’avenir de nos enfants comme dans un commerce avec des indicateurs de rentabilité classique. Faire de nos enfants des citoyens du monde éclairés et ayant acquis les savoirs de base, ne se fait qu’à la condition d’aimer l’éducation et d’aimer élever les consciences civiques. Même en tant qu’investisseur, cela doit être une vocation… 

    Dernière chose, je me fais un point d’honneur à me battre pour l’école publique, le service public, et je trouve qu’il faudrait dans cette mesure que les personnels encadrants soient soumis à une forme de modération salariale et de transparence. Certains salaires sont exorbitants, supérieurs au salaire du Président de la République ! Dans le service public de l’école, c’est incompréhensible. Les familles ne comprennent pas. 

    Votre circonscription est dotée d’un des plus importants réseaux d’écoles de langue française, le syndicat SNES a lancé un préavis de grève pendant les épreuves du bac, est-ce un sujet d’inquiétude parmi les parents de votre circonscription et comprenez-vous notamment les inquiétudes du corps enseignant concernant le non renouvellement de nombreux détachements?

    M’jid El Guerrab (Député des Français résidant en Afrique du Nord et de l’Ouest) : Un préavis de grève pendant les épreuves du baccalauréat est évidemment quelque chose qui inquiète les familles. Se préparer à un examen est déjà anxiogène, avec un préavis de grève, ça rend les révisions encore plus difficiles. Beaucoup de parents m’ont faire part de leur incompréhension devant cet appel à la grève car, parmi les motifs avancés par le SNES-FSU, il y a la dénonciation d’une carence des moyens qui s’aggrave et de future coupures de postes. Je le comprends. Mais ce sont les familles qui sont directement impactées et pour lesquelles ça se reflète par des augmentations d’écolage et un recours à des recrutés locaux qui n’ont pas toujours la formation adéquate. Certains enseignants dans nos écoles maîtrisent très mal la langue française… Vous avouerez que c’est inquiétant. 

    Pour les familles que j’ai rencontrées, faire grève alors que les élèves doivent passer le baccalauréat, c’est dans ce contexte les condamner à une double peine ! Maintenant, bien sûr, je comprends les inquiétudes des enseignants concernant les refus de renouvellement de détachement des enseignants résidents et je suis heureux que nous ayons pu, avec l’appui de nombreux parlementaires et l’investissement du ministre, débloquer les différents dossiers. Je sais qu’il reste encore quelques refus à travers le réseau, peu de résidents mais d’assez nombreux enseignants en détachement direct qui sont les grands oubliés et auxquels j’apporte mon soutien. J’ai eu la réponse du ministre Jean-Michel Blanquer par écrit et en Commission : il sera donné suite aux recours gracieux que ces enseignants ont fait.

  • Mr Bacchus, curator de la semaine

    Mr Bacchus, curator de la semaine

    Christopher Michaut, aka @Mr.Bacchus, est un curateur digital. Jeune parisien passionné d’histoire de l’art, il collabore avec de nombreux musées en France et à l’étranger, dont il promeut les collections permanentes ou temporaires. L’esthétique créative et pointue de son compte Instagram, exclusivement dédié aux Maîtres de la peinture, lui a permis de rapidement se faire un nom et d’attirer un nombre croissant followers. Mr Bacchus est ainsi désormais invité aux foires et aux grands événements artistiques du monde de l’art, où, muni de son Iphone, il partage les oeuvres qu’il aime sur les réseaux sociaux. Il est journaliste digital, ou « instagrammeur ».

     « Mu par l’exploration et l’onirisme, je m’entoure d’art, de nature, d’artistes, j’apprends à voir le monde à travers le filtre du beau. Pour moi, l’art est une expérience immersive, qui a la capacité de révéler au spectateur un monde infini de possibles. »

     

    Une collection exclusive pour The Curators

    Inspirés par une peinture classique dont ils cherchent à réinterpréter les codes, Clément Louis, Robin Petier et Patrick Byrnes sont les trois artistes choisis par Mr Bacchus pour représenter son univers. « Ils rendent chacun hommage au corps humain d’une manière différente. L’un est symboliste, le second expressionniste, et le troisième réaliste. Ils partagent un même désir de transcender le réel pour offrir au spectateur une vision moderne et sans compromis des contrastes qui nous opposent. »

     

    Découvrez la collection de Mr Bacchus x The Curatorssur la plateforme :

     

  • The Curators : une galerie d’art 2.0, notre partenaire pour les Arts

    The Curators : une galerie d’art 2.0, notre partenaire pour les Arts

    Fondée en 2017 par deux jeunes français établis à New York, la Galerie en ligne The Curators représente une centaine d’artistes contemporains à travers le monde.
    Lea Simone Allegria est écrivain. Son premier roman, Loin du Corps, publié aux éditions du Seuil, raconte l’histoire d’une étudiante en arts devenue mannequin. Une analyse du monde des images inspirée de sa propre vie. Son deuxième roman, Le Grand Art, paraîtra chez Flammarion en janvier.
    Augustin Doublet est photographe, producteur et réalisateur. Passionné d’art contemporain, il organise des expositions et des performances depuis son atelier d’artistes à Bushwick, Brooklyn, depuis près de dix ans.
    Ces deux français de l’étranger se sont rencontrés autour d’un projet commun : « utiliser les nouveaux outils de communication pour faire connaître les artistes que nous aimons, et en rencontrer de nouveaux. »
    Un nouveau marché de l’art 
    Grâce à la vente en ligne et aux réseaux sociaux, le monde de l’art s’ouvre, se démocratise.
    Les curateurs, ou commissaires d’exposition, créent des collections uniques pour la galerie. « Ils apportent une valeur aux œuvres, simplement parce qu’ils les ont choisies. » Lea et Augustin misent sur les nouvelles idoles des reseaux sociaux, les influenceurs. « Nous collaborons avec des influenceurs suivis pour leur goût ; ils sont designers, architectes d’intérieur, bloggeurs, ils mêlent la mode à l’art contemporain, au street art, à l’histoire de l’art. »
    L’oeil des influenceurs est une boussole pour les collectionneurs. Ils sont de plus en plus nombreux à  venir débusquer sur Instagram les artistes de demain. La galerie The Curators est avant tout une communauté – « nous mettons en relation artistes, curateurs et collectionneurs, dans le monde digital mais aussi dans le monde réel. »
    Une galerie itinérante
    Les Américains sont férus de vente en ligne – ils n’hésitent pas à acheter de l’art sans l’avoir vu. Les Français sont encore frileux ; peu sautent le pas, nous confient les Curators. Heureusement, une galerie en ligne ne signifie pas la fin des expositions physiques, loin de là ! « Il est primordial d’avoir un contact humain avec les artistes, comme avec les collectionneurs. »
    The Curators prévoit d’organiser des pop-ups, ou expositions éphémères, partout où vivent leurs artistes. « La première expo se tiendra bien sûr à Bushwick, Brooklyn, à la rentrée. Puis nous irons à Paris, à Londres, à Buenos Aires, et enfin à Beyrouth. »
    Suivez les pérégrinations de la galerie à travers le monde :
    @the.instagram
  • La gauche et les Verts boycottent l’« équipe de France » européenne

    La gauche et les Verts boycottent l’« équipe de France » européenne

    Les eurodéputés de gauche et écologistes ont décidé de ne pas se rendre à la rencontre organisée par le gouvernement français, refusant de faire front derrière un projet français au côté des élus du Rassemblement national.

    L’appel à jouer collectif du gouvernement français aux 79 eurodéputés fraîchement élus n’est pas passé. Invités à Matignon par le premier ministre français Edouard Philippe et la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, afin de discuter des «priorités» françaises au niveau européen,  la gauche et les écologistes français élu le 26 mai dernier ont décliné.

    L’objectif affiché par le gouvernement de créer une « équipe de France au Parlement européen » n’a pas convaincu. « Nous ne marquerons pas de but contre notre camp au Parlement européen, où nous siégeons par groupe politique. Les membres de la délégation appartiennent à l’équipe de la gauche pour changer l’Union européenne », a affirmé à Euractiv Sylvie Guillaume, la présidente de la délégation socialiste/place publique.

    Coordination 

    La coordination du travail entre les parlementaires européens et les différents services du gouvernement français en charge de l’Europe est une pratique habituelle. Mais l’appel à faire front commun derrière les priorités françaises établies par le  gouvernement a heurté les eurodéputés des autres familles politiques. Tout autant que le carton envoyé au Rassemblement national et ses 24 élus, qui assisteront à la réunion du 7 juin.

    Aucun des eurodéputés socialistes/Place publique ne se rendra donc à la réunion, à l’exception de Sylvie Guillaume, qui devrait jouer le rôle d’émissaire. « Mais je porte une appréciation négative sur l’attitude du gouvernement en convoquant cette réunion », précise la présidente.

    Du côté de la France Insoumise, la politique de la chaise vide sera aussi appliquée, puisqu’aucun des élus ne se rendra à Matignon. « Notre délégation européenne ne se rendra pas à l’invitation du gouvernement ce vendredi. Porteurs des engagements pris devant nos électeurs, nous n’avons pas de consignes à recevoir de sa part sur nos positions des 5 prochaines années de mandat », a précisé la tête de liste Manon Aubry. Chez les Verts, l’invitation a aussi été déclinée par les 13 eurodéputés, malgré l’appel de pied très clair d’Amélie de Montchalin.

    « Dans ce groupe Verts, il y a des gens qui ont cette culture de la coalition, cette culture du compromis. Les Verts allemands travaillent comme cela », a-t-elle souligné lors d’une interview sur France 3, affirmant qu’elle serait ravie de travailler avec Yannick Jadot.

    « Il est nécessaire que nous créions une équipe de France avec tous ceux qui sont prêts à travailler pour la France, qu’on puisse travailler ensemble sur un certain nombre de priorités que nous partageons », avait plaidé la secrétaire d’État.

    Outre les élus de la République En Marche, seuls ceux du Rassemblement national et une poignée des élus Les Républicains – dont Geoffroy Didier se rendront donc à Matignon.

    Un mauvais départ pour les élus LREM, qui tablent sur une large coalition avec la gauche et les Verts au Parlement européen.

    « Cette réunion intervient beaucoup trop tôt, certains groupes au Parlement européen ne sont même pas constitués, aujourd’hui on en est seulement à négocier la feuille de route », explique Karima Delli, eurodéputée écologiste.

    Cordon sanitaire

    Le candidat tête de liste de PS/Place publique, Raphaël Glucksmann a lui aussi dénoncé sur Twitter l’organisation d’une rencontre sous les auspices du gouvernement, en critiquant cette fois l’invitation des eurodéputés du Rassemblement national (RN).

    « Je ne fais partie d’aucune « équipe » avec le Rassemblement National et me sens plus proche d’un socialiste espagnol que d’un nationaliste français », a-t-il affirmé sur Twitter.

    « L’équipe de France est un terme très mal choisi : on est pas des coéquipiers du  Rassemblement national  », confirme l’eurodéputé Karima Delli. « De plus, en tant qu’eurodéputés nous sommes là pour servir tous les européens, et pas  les priorités du gouvernement  français ».

    Cécile Barbière

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Entrepreneurs Français: Michel Hasselwander, le guide des plaisirs bruxellois

    Entrepreneurs Français: Michel Hasselwander, le guide des plaisirs bruxellois

    Arrivé de Saint-Tropez en 1976 à Bruxelles, Michel Hasselwander a tout de suite été séduit par la capitale belge, qui présente selon lui tous les avantages d’une capitale et de la campagne. Il lança il y a 25 ans cette année « Fun in Brussels », magazine indique aux lecteurs les restaurants, hôtels, lieux culturels et événements dans la capitale belge.

    Michel Hasselwander

    Disponible en 4 langues, français anglais neerlandais et chinois, le magazine est distribué à 30 000 exemplaires et disponible dans des centaines de lobbys d’hôtels, restaurants, magasins.

    L’étendue de ce qu’il couvre est extrêmement large: 3600 restaurants pour tous les goûts, une rubrique shopping, une autre consacrée aux musées, théatres et cinémas par exemple.

    Son format poche était à la création du magazine, inédit. L’idée étant de pouvoir l’avoir toujours sur soi facilement. Fun in Brussels est par ailleurs membre de l’assocation des journalistes périodiques belges et étrangers.

    Un secteur de niche que M. Hasselwander pourrait envisager d’étendre à d’autres régions belges, pourquoi pas à l’avenir à Anvers et à Liège, mais en bon professionnel et fin connaisseur du secteur, il ne le ferait que si il est sûr de trouver sur place les professionnels connaissant finement le secteur.

    En attendant, bien dans sa vie et dans sa ville, Michel Hassewander s’implique aussi dans son quartier d’Ixelles nord, dans le centre de la capitale belge. Un quartier qui compte une forte communauté française expatriée. Ceux-ci, tout comme les touristes de passage, consultent régulièrement ce périodique qui reprend tout ce que Bruxelles compte comme activités récréatives.

    Le succès de fun in Brussels tient en effet au fait que le magazine est sans doute le plus précis et complet sur les différentes offres qui existent dans la capitale belge pour avoir du « fun ».

  • Coupe du Monde : Ca commence aujourd’hui ! Pronostics

    Coupe du Monde : Ca commence aujourd’hui ! Pronostics

     Aujourd’hui, en France,  débute la Coupe du monde féminine.

    Les Bleues attaquent la compétition avec  la Corée du Sud, ce vendredi à 21 h (CET) au Parc des Princes. Les joueuses de Corinne Diacre sont les favorites pour décrocher une étoile le 7 juillet.

    Avant de crier cocorico, notons que les  Françaises auront de la concurrence, avec notamment les États-Unis, l’Allemagne, l’Angleterre ou encore le Japon.

    L’équipe de France, en tant que pays hôte, aura de la concurrence pour imiter les hommes de 1998. À moins qu’une surprise ne se révèle durant la compétition ? À l’instar des Pays-Bas, lors du dernier Euro, qui ont décroché le titre à domicile, alors que les Bataves n’étaient pas forcément attendues à ce niveau-là.

    Allemagne

    Avec une quatrième place décevante lors du dernier Mondial, les Allemandes comptent sur cette édition 2019 pour reconquérir un titre qu’elles ont décroché à deux reprises (2003, 2007). Pour cela, la Mannschaft pourra compter sur sa meneuse de jeu lyonnaise Dzsenifer Marozsán qui ne sera pas dépaysée en France.

    Véritable épouvantail en Europe avec pas moins de huit Euros à son palmarès, l’Allemagne d’Alexandra Popp composée principalement de joueuse évoluant outre-Rhin se trouve dans un groupe à sa portée, mais devra se méfier de la Chine et de l’Espagne, nation émergente ces dernières saisons.

    Alexandra Popp, la capitaine de la Mannschaft, veut ramener le trophée en Allemagne. | REUTERS

    Angleterre

    Il aura fallu quelques années pour que l’Angleterre ne mise sur sa sélection féminine. Grâce à un championnat dont le niveau s’est considérablement élevé ces dernières années, les formations anglaises attirent désormais des joueuses de calibre international. Cela s’en est ressenti lors des performances des Lionesses qui sont désormais n° 3 au classement Fifa, juste devant la France.

    Médaillée de bronze lors de la dernière Coupe du monde au Canada, les Anglaises espèrent au moins faire aussi bien cet été dans l’Hexagone. Emmenée par des joueuses qui ont disputé la Ligue des champions cette saison, comme Toni Duggan (Barcelone, finaliste face à l’OL), Lucy Bronze (sacrée avec Lyon) ou encore Millie Bright, Carly Telford et Karen Carney (demi-finalistes avec Chelsea), l’Angleterre peut nourrir de réelles ambitions.

    L’Angleterre semble armée pour remporter un premier titre de championne du monde. | REUTERS

    États-Unis

    Triples championnes du monde les Américaines sont LA référence dans le monde du football féminin. Tenantes du titre, les partenaires de Carli Lloyd auront à cœur d’asseoir encore un peu plus leur domination au niveau international. Alors qu’elles n’ont jamais manqué un seul Mondial depuis que le tournoi est organisé par la Fifa (1991), les Stars and Stripes pourront compter sur des joueuses de renom telles que Megan Rapinoe, Julie Ertz ou encore Alex Morgan afin de ramener une nouvelle fois le trophée de l’autre côté de l’Atlantique.

    Dans un groupe relativement abordable composé du Chili, de la Thaïlande et de la Suède, seules les Scandinaves semblent en mesure de pouvoir bousculer les Américaines. Les n° 1 mondiales pourront compter sur de nombreux spectateurs ayant fait le déplacement jusqu’en France puisqu’il y a un mois, la FFF annonçait que 16 % des billets avaient été achetés aux États-Unis.

    Les Américaines sont les plus titrées, avec trois Coupes du monde à leur palmarès. | AFP

    France

    Devant leur public, les Françaises espèrent pouvoir rééditer la performance réalisée par les hommes au soir du 12 juillet 1998 et un premier titre de champion du monde. Alors qu’elles vont disputer leur premier match officiel depuis deux ans, les joueuses de Corinne Diacre devront gérer la pression d’un tel événement à domicile. Devant un Parc des Princes à guichets fermés ce vendredi soir face à la Corée du Sud, difficile de prédire comment les Françaises, peu habituées à évoluer devant des stades pleins, réussiront à appréhender ce moment. Cependant, elles pourront compter sur une ossature lyonnaise et parisienne, qui joue régulièrement devant plusieurs milliers de spectateurs, notamment en Ligue des champions.

    Le tirage au sort a mis la Corée du Sud, la Norvège et le Nigeria sur le chemin des Bleues. Au premier abord, le tirage semblait clément, mais les Françaises devront se méfier de ces trois nations et principalement de la Norvège, privée de son Ballon d’Or Ada Hegerberg, en froid avec sa fédération.

    La Française Wendie Renard, une des cadres des Bleues. | EPA

    Japon

    Titrées en 2011 quelque peu à la surprise générale face aux États-Unis, les Japonaises font désormais partie du gratin du football féminin mondial. Régulières, les Nipponnes étaient de nouveau finalistes l’édition suivante au Canada, s’écroulant devant la supériorité américaine cette fois-ci. Équipe très rigoureuse, elle sera guidée par sa capitaine Saki Kumagai, qui porte les couleurs de l’Olympique Lyonnais.

    Sacrées championnes du monde U20 l’été dernier en Bretagne, plusieurs d’entre elles ont intégré l’équipe A pour ce Mondial 2019. Le football japonais vit de très belles heures côté féminin et espère surfer sur cette vague pour inscrire une nouvelle ligne à son palmarès.

    Saki Kumagai et les Japonaises vont-elles réussir à décrocher un nouveau titre de championnes de monde ? | EPA
  • Trump s’en va-t-en guerre

    Trump s’en va-t-en guerre

    Guerre commerciale avec la Chine, c’est parti. Sur le papier, les Etats-Unis ont moins à perdre que la Chine. Ils sont la première puissance économique mondial, ils sont moins dépendants du commerce mondial, ils ont le dollar. D’où l’étonnement de Trump de constater que loin de céder, la Chine a tenté de le manœuvrer. Les Chinois pensent avoir le temps et la capacité d’encaisser les coups : ils comptent en décennies et n’ont pas d’électeurs. Les dirigeants chinois seraient plus fragilisés en perdant la face qu’avec un ralentissement économique. La guerre commerciale sino-américaine ferait perdre 0.5% de Pib mondial, dit le FMI, payé par les Américains, les Chinois, et le reste du monde, à commencer par les pays les plus pauvres.  Mais il n’y a pas que ce conflit, il y a un climat guerrier.

    Le tour de l’Inde.Comme le déficit se creuse aussi avec l’Inde, Trump la menace aussi de sanctions commerciales. En face de lui, Modi, un Premier ministre triomphant, renforcé par les élections, ultranationaliste hindou. Se laisserait-il impressionné, lui qui envoya quelques troupes préélectorales au Pakistan?

    Face au Mexique, un mur de taxes douanières.Parce qu’il ne peut pas construire son mur anti-immigrant, Trump taxe les produits mexicains pour obliger le gouvernement mexicain à contrôler lui-même l’immigration. Sauf que l’économie américaine a besoin des importations mexicaines.

    L’Europe se demande quand viendra son tour. Trump promet au Royaume-Uni le jackpot d’un traité commercial très avantageux en cas de Brexit dur. Ce qui parait illusoire, mais ceux qui ont cru aux mensonges de Boris Johnson peuvent croire à ceux de Trump. D’autant que Trump milite aussi pour un nouvel accord de libre échange avec l’UE, enfonçant un coin entre la France et l’Allemagne. Merkel a regretté publiquement le refus français.

    Dans le conflit  avec l’Iran, l’arme économique joue déjà à plein. S’y ajoutent les menaces militaires.On en est passé aux menaces directes, aux dénonciations d’actions terroristes et aux livraisons d’armes record à l’Arabie saoudite, déjà en guerre contre le Yemen, tandis que le Qatar est victime d’un blocus.

    Ceux qui disent que Trump est fou ont tort. Il est en campagne. Taper sur les Chinois, les Mexicains, les Allemands, les Français, les experts du FMI, qui alertent sur les folies d’une guerre commerciale, peut émouvoir les démocrates de New York, mais pas les Texans ni le Midwest. Trump doit conserver les Swing States arrachés aux Démocrates. Or les sondages donnent l’avantage à Joe Biden, favori des primaires démocrates, notamment dans l’Ohio et la Pennsylvanie.

    Pour mobiliser ses électeurs, rien de tel que déclarer la guerre.Si l’économie tient, c’est la preuve que la stratégie est la bonne. Pour l’instant elle tient. Dix ans de croissance. Le chômage au plus bas. Les taux baissent. Le prix du pétrole aussi.

    Maischaque jour qui passe augmente la probabilité de voir la fin du cycle. D’autant que les taxes sur les produits importés seront  payées par les contribuables américains et non par les Chinois : 800$ par tête. Quand les Américains vont-ils s’en apercevoir ? Avant ou après les élections ? Si l’économie flanche, Trump dira que c’est la faute aux Chinois, Indiens, Mexicains et Européens.

    A moins qu’une crise forte n’ait lieu avant, financière ou militaire.Notamment à cause de l’imprévisibilité de Trump. Les discours martiaux et nationalistes peuvent s’enflammer et créer des situations irréversibles. De coups de mentons en coups de mentons, de coups de bluffs en coups de bluffs, on se retrouve prisonnier de ses postures et des craintes que l’on a créées. Trump vit de l’imprévisible et croit grandir du conflit. La seule réponse à cela, c’est la devise du Cadre noir de Saumur: « Calme, droit, en avant ».  Encore faut-il, pour la France comme pour l’Europe, aller en avant. Avec une nouvelle Commission, c’est le moment.

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Les cinq recommandations économiques de la Commission aux États membres

    Les cinq recommandations économiques de la Commission aux États membres

    Alors que les finances publiques de tous les États membres de l’UE sont désormais en dehors de la zone rouge, la Commission européenne a encore des recommandations de politique économique strictes pour l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Grèce et l’Allemagne.

    La fiesta en Espagne…pour le moment

    Comme prévu, la Commission a proposé de fermer la procédure de déficit excessif contre l’Espagne. Les États membres devraient donner leur bénédiction à cette recommandation dans les semaines à venir.

    Une fois l’Espagne sortie de cette procédure, il ne restera aucun pays au sein du programme de surveillance budgétaire de l’UE, par rapport à 24 pays en 2011.

    Le déficit espagnol a fini par passer sous la barre des 3 % du PIB en 2018 (à 2,5 %) et restera sous cette limite cette année et la prochaine.

    « C’est la fin du cycle de procédures de déficit excessif qui a débuté avec la crise », a déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques.

    Même si la décision « marque la fin d’un chemin difficile », les problèmes perdurent pour l’économie ibérique, a-t-il ajouté. Avec en premier lieu le haut niveau de chômage dans le pays, le recours généralisé aux contrats temporaires et le haut volume de dette publique.

    À cet égard, Madrid fait encore face à une rude bataille pour équilibrer ses comptes publics. Le pays détient le record du plus grand déficit structurel de la zone euro (3 % du PIB, soit environ 36 milliards d’euros). Et depuis 2017, le pays n’a fait aucun effort pour le réduire.

    Pour régler ce problème, le vice-président de la Commission en charge de l’euro, Valdis Dombrovskis, a déclaré que l’Espagne devait consentir un effort structurel de 0,65 % de son PIB (soit environ 7,8 milliards) en 2019 et en 2020, soit en augmentant les impôts soit en réduisant les dépenses.

    Toutefois, le programme de stabilité soumis par Madrid présente un risque de « déviation importante » de cet objectif, prévient-il.

    Drame italien

    Après avoir évalué les efforts de l’Italie pour réduire la dette publique élevée (environ 132 % du PIB), la Commission a conclu que le gouvernement avait échoué à réaliser ces efforts imposés.

    Il est par conséquent « justifié » de lancer une procédure de déficit excessif en fonction du critère de la dette du programme de stabilité et de croissance, explique Valdis Dombrovskis.

    Les États membres devraient décider dans les prochaines semaines d’approuver cette recommandation. La procédure pourrait mener à une amende de 3,5 milliards d’euros pour Rome (ou 0,2 % du PIB italien).

    La situation s’est empirée depuis décembre dernier, quand l’exécutif européen a effacé la procédure de sanction contre Rome.

    Le commissaire français a souligné que la situation économique de l’Italie en décembre était différente. La croissance était censée atteindre 1,1 % cette année, mais n’a finalement atteint que 0,1 %, soit un point de moins que prévu. De plus, la décision prise à cette période était basée sur des prévisions et des plans budgétaires, alors qu’aujourd’hui il s’agit d’un verdict a posteriori, fondé sur l’exécution budgétaire de 2018, a expliqué le commissaire.

    La Commission a soutenu sa décision avec de nombreux chiffres, et en premier lieu avec la dette publique croissante (censée dépasser 135 % du PIB l’année prochaine) et le déficit (3,5 % du PIB en 2020).

    Pour Pierre Moscovici, reste à savoir si la procédure de déficit excessif pourrait contribuer à créer une marge de croissance et à assainir les finances publiques.

    « Ma porte est ouverte », a-t-il ajouté, en déclarant aux journalistes qu’il était prêt à avoir une « discussion factuelle » avec le gouvernement populiste italien sur la manière d’éviter la procédure de sanction.

    En pleine crise avec la France, le président du Conseil des ministres italien est intervenu à Strasbourg au Parlement européen durant une séance houleuse. Les principaux partis ont condamné l’attitude économique et politique de son gouvernement.

    Doutes belges

    L’Italie n’est pas le seul pays faisant l’objet d’un examen rigoureux. La Commission a également préparé des rapports sur la France, Chypre et la Belgique afin d’évaluer leurs efforts pour équilibrer leurs comptes publics.

    Mais contrairement à l’Italie, la Commission a déclaré qu’elle n’avait pas trouvé suffisamment de raisons pour recommander une procédure de sanction contre l’un de ces pays.

    La Belgique a été le cas le plus difficile à déterminer. Comme Moscovici l’a reconnu, le pays se trouve « à la limite ». Malgré le niveau élevé de la dette publique (102 % du PIB), le pays n’a pas fait d’effort structurel pour la réduire en 2018 et 2019.

    Toutefois, la Commission n’a pas trouvé son analyse suffisamment concluante pour faire passer le pays à l’étape suivante de la procédure de sanction.

    C’est la deuxième année consécutive que l’exécutif européen ne parvient pas à prendre de décision concernant la Belgique. Dans son rapport, l’institution blâme « les grandes incertitudes liées aux facteurs clés de la performance budgétaire en 2017 et 2018 », en particulier sur le caractère structurel de l’amélioration budgétaire. Si ces incertitudes sont prises en compte, l’écart significatif semble être « très faible », peut-on lire dans le rapport.

    La bonne nouvelle pour la Belgique est que les partis nationaux luttent désormais pour forger une coalition suite à des élections nationales non concluantes le 26 mai dernier.

    L’absence d’exécutif pourrait en effet limiter les dépenses publiques, comme cela a été le cas la dernière fois que le pays s’est retrouvé sans gouvernement pendant près de 20 mois.

    Retard grec

    Après avoir atteint ses objectifs budgétaires ces dernières années, le gouvernement de gauche mené par Alexis Tsipras a reçu de sérieux avertissements de la Commission à cause des dernières mesures anti-austérité annoncées à l’approche des élections anticipées du mois prochain.

    Les dernières décisions de la Grèce ne vont pas « dans la bonne direction politique », a déclaré Valdis Dombrovskis. « Il est important de ne pas gâcher les efforts consentis ces dernières années », a-t-il ajouté, rappelant que la dette publique du pays s’élève actuellement à 180 % du PIB, dont l’essentiel est dû à ses partenaires européens.

    Pierre Moscovici a également souligné les « retards » dans la mise en œuvre du programme « cash-for-reform » (« du liquide contre des réformes »)  lancé en 2010.

    La Grèce est sortie de son programme de sauvetage en août dernier. Mais les réductions d’impôts annoncées et les paiements pour les retraités ont mis à rude épreuve les relations entre Athènes et ses créanciers européens.

    Valdis Dombrovskis a déclaré que le paquet proposé par Alexis Tsipras annulait une partie du programme de réforme et présentait un risque pour la concrétisation de l’objectif convenu d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB pour cette année et au-delà.

    Dans le cadre de la stratégie de sauvetage, la Grèce a convenu avec ses créanciers de la zone euro d’atteindre un excédent budgétaire primaire annuel de 3,5 % jusqu’en 2022.

    Dépenses allemandes

    Le mandat 2014-2019 de cette Commission européenne se termine comme il a commencé : avec un fort accent sur l’investissement. Alors que le principal problème en 2014 était le faible niveau d’investissement par rapport aux volumes d’avant la crise, la priorité est désormais la qualité des dépenses et un meilleur alignement entre réformes et investissements.

    Afin de relever ces défis, la Commission a inclus pour la première fois des recommandations d’investissement dans son paquet économique.

    L’Allemagne, comme toujours, représente un cas particulier. Selon la Commission, la hausse de l’excédent de l’Allemagne reflète « un niveau d’investissement intérieur faible par rapport à l’épargne dans les secteurs privé et public ».

    Par conséquent, la recommandation numéro un pour la plus grande économie de la zone euro est d’accroître les investissements privés et publics, en particulier au niveau local et régional, dans des domaines tels que l’éducation, l’innovation, le haut débit, les transports durables et le logement.

    Malgré une augmentation de l’investissement public l’an dernier (7,7 %), la Commission a souligné que le taux d’investissement restait inférieur à la moyenne de la zone euro. L’exécutif européen a ajouté qu’il restait un important arriéré d’investissements publics dans les infrastructures et l’éducation, et a déploré que l’Allemagne n’ait pas profité de conditions de financement favorables.

    Un article publié sur le site de notre partenaire