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  • Platini, de la Suisse à la « garde à vue » en France

    Michel Platini, le célèbre N10, résidant en suisse et ancien président de l’Uefa a été placé en garde à vue ce mardi 18 juin .Convoqué en tant que témoin par l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), l’ex attaquant des bleus a été arrêté à son arrivée dans les locaux de l’office.

    Son arrestation intervient après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour des « faits de corruption » liés à l’attribution de la  Coupe du monde 2022 au Qatar  L’ancien numéro 10 est interrogé sur le rôle qu’il a joué dans l’octroi de l’organisation du Mondial à cet émirat gazier, alors qu’il était encore président de l’UEFA. Les enquêteurs l’ont interrogé sur sa présence au déjeuner organisé par la présidence française le 23 novembre 2010. Tamin Ben Hamad al-Thani, le prince héritier du Qatar à l’époque était également convié à ce déjeuner.

    Il songeait voter pour les USA

    Selon Médiapart, Platini a laissé entendre qu’il n’imaginait pas voir le prince héritier du Qatar au rendez-vous. « C’est moi qui avais appelé Sophie (alors conseillère chargée des sports à la présidence) pour prendre rendez-vous avec Nicolas Sarkozy afin de lui annoncer pour qui j’allais voter. Et c’est en arrivant au déjeuner que j’ai vu qu’en plus du président et de claude Guéant (alors secrétaire général de l’Elysée), il y avait aussi le prince héritier et le premier ministre du Qatar » a-t-il déclaré ». Il ajoute avoir perçu au cours du déjeuner un message subliminal, lui qui envisageait voter pour les Etats Unis au lieu du Qatar. Cependant, Sarkozy ne lui avait rien imposé, assure-t-il.

  • «Droits voisins» : le moteur de recherche Qwant propose de rémunérer la presse française

    Le moteur de recherche indépendant français Qwant, « attend les RIB des éditeurs de presse » pour les rémunérer, assure à l’AFP son patron Éric Léandri, qui propose aussi de créer un système décentralisé pour vérifier facilement à qui appartiennent les photos publiées en ligne.

    Dans un entretien à l’AFP, le cofondateur et président de Qwant prend ainsi position sur la meilleure façon, selon lui, d’appliquer la réforme européenne sur le droit d’auteur, adoptée fin mars par les eurodéputés.

    Cette directive, que les États membres devront transposer dans leur droit national dans les deux années après la publication au journal officiel de l’Union européenne, prévoit la création d’un « droit voisin » du droit d’auteur pour la presse, afin que les plateformes (Google News, Facebook) rémunèrent mieux les médias pour les articles qu’ils utilisent.

    « Nous avions commencé à mettre en œuvre le paiement de la presse avant le vote », précise Éric Léandri, pour qui l’actualité « rend le moteur de recherche vivant ». « Sans les news, nos résultats web sont beaucoup moins pertinents », remarque-t-il.

    Il compte appliquer le même accord que celui passé avec VG Media, l’association des éditeurs de presse en Allemagne : 5 % des revenus « web et news » sont reversés aux médias concernés.

    En France, il espère que la presse va s’organiser de la même façon, mais en attendant, « on va envoyer des chèques à ceux qui nous envoient leur RIB », à commencer par le magazine Le Point, qui s’est déjà exécuté.

    Qwant pourrait ainsi verser environ 1 million d’euros aux éditeurs de presse en 2019, si ses résultats se révèlent à la hauteur de ses prévisions.

    « Si Google applique la même chose, il devra 150 à 200 millions par an à la presse française », affirme-t-il.

    Depuis 2015, dans le cadre de sa « Digital News initiative » (DNI ou Initiative pour le journalisme numérique), Google attribue des fonds pour l’innovation à des titres de presse sélectionnés lors d’appels à projets annuels, notamment sur « la diversification des sources de revenus ».

    En mars, son fonds pour les médias a ainsi redistribué un total de 25,6 millions d’euros en Europe, dont près de 6,6 millions d’euros en France. Les principaux lauréats étaient La Croix, Le Figaro, L’Équipe ainsi que Le Monde, Le Télégramme et le groupe régional Ebra.

    Panier décentralisé et ouvert

    Éric Léandri entend aussi profiter de la réforme européenne pour proposer une solution qui réponde aux enjeux actuels de rémunération de la propriété intellectuelle.

    Qwant a créé un « panier » numérique et décentralisé, qui a vocation à être utilisé par les propriétaires de contenus (photos, textes, vidéos, musique…) pour les « déposer », et par les sites qui publient des contenus, pour les authentifier au moment de la publication.

    « Ni les géants du web ni personne ne pourra dire : ‘on n’a pas pu vérifier à qui telle photo appartenait’ », explique Éric Léandri.

    Cette solution, qu’il compte mettre à disposition des acteurs concernés prochainement, vient s’opposer aux technologies de filtres, comme « Content ID » de Google, utilisé par sa filiale YouTube pour reconnaître les vidéos et repérer les infractions au droit d’auteur.

    Les partisans de la liberté sur internet associent ces filtres à une certaine forme de censure.

    « Nous voulons inverser le problème : au lieu de mettre des filtres sur les sites, on donne un endroit où on peut vérifier que ça n’appartient à personne d’autre », argumente M. Léandri, qui dit vouloir éviter « un contrôle total du web par les grandes plateformes ».

    « Si vous mettez Content ID devant Qwant, c’est terminé, ma promesse de garantir votre vie privée est finie, parce que Content ID est un filtre qui a accès aux adresses IP, qui regarde ce qui a été tapé, etc… », ajoute-t-il.

    Il assure qu’un tel « panier » n’est ni difficile, ni coûteux à mettre en place. « C’est une proposition qu’on met sur la table qui permet d’aller dans le sens de la loi, (…) dans une logique décentralisée et ouverte ».

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Français de l’étranger  : comment bénéficier de la détaxe lors d’un achat en France pendant vos vacances

    Quels acheteurs sont concernés ?

    Sont concernés les voyageurs ayant leur résidence habituelle dans un État non membre de l’Union européenne, quelle que soit leur nationalité, ou un État tiers (sont assimilés à des États tiers : la Polynésie française, la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et arctiques françaises, Saint-Martin et Saint-Barthélemy).

    Il est également nécessaire d’être de passage en France pour moins de 6 mois, et âgé de 16 ans au moins (une pièce d’identité en cours de validité doit être présentée au moment de l’achat).

    A noter : Les résidents de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion ou Monaco ne peuvent pas bénéficier de la détaxe de TVA lors de leur séjour en France métropolitaine.

    Pour quels produits et quel montant ?

    L’achat doit être une marchandise vendue au détail, à caractère touristique et non commercial. Il n’est pas possible d’acheter plus de 15 unités d’un même article. Les prestations de service, tabacs, armes, munitions, biens culturels, produits pétroliers sont notamment exclues de la détaxe.

    Les achats doivent être effectués le même jour, dans le même magasin. Le montant des achats, toutes taxes comprises (TTC), doit être supérieur à 175 €.

    A noter : Seuls certains commerçants proposent la vente à la détaxe. Certains peuvent être identifiés par un sticker « Détaxe électronique » apposé sur la devanture de leurs boutiques.

    Quelle est la procédure à suivre ?

    Lors de l’achat

    Le commerçant peut accorder directement la détaxe lors de l’achat, la vente étant alors réalisée hors taxe (HT).

    Autre possibilité, la vente est réalisée TTC, puis la TVA vous est remboursée lorsque vous quittez l’Union Européenne. Le vendeur vous remet alors un bordereau de vente à l’exportation qui doit être signé par le vendeur et par le client. Ce bordereau est ensuite validé lors de votre départ.

    À savoir

    Souvent, la TVA n’est pas totalement remboursée car le magasin prélève des frais administratifs. Renseignez-vous auprès du magasin.

    Lors du départ

    Les bordereaux de vente à l’exportation doivent obtenir un visa, grâce aux bornes PABLO, qui se trouvent en général dans les aéroports internationaux, les ports, les gares frontières, près des postes de Douane.

    Vous devez scanner le code-barres du bordereau sur la borne PABLO afin d’obtenir la validation du bordereau.

    Selon l’option choisie chez le commerçant, la TVA peut vous être remboursée directement auprès d’un guichet de change ou par virement bancaire. Si vous avez choisi le virement bancaire, vous n’avez pas besoin d’envoyer le bordereau signé au commerçant, la borne PABLO l’informe automatiquement.

    Dans le cas où le magasin n’a pas pu vous remettre un bordereau de l’interface PABLO, il peut vous remettre un bordereau cerfa. Le magasin est autorisé à utiliser le bordereau Cerfa uniquement dans certains cas exceptionnels et il doit alors justifier pourquoi il n’a pas pu utiliser l’interface PABLO.

    Dans ce cas, lors de votre sortie de l’Union Européenne, vous devez obtenir un visa du bureau de Douane sur votre bordereau. Il faudra ensuite adresser au vendeur le document visé par la Douane afin d’obtenir le remboursement de la TVA.

    Nouveauté : ZappTaxe l’app qui vous simplifie la vie

    La start-up belge ZappTax lance son application.

    Le pitch: faciliter le remboursement de la TVA prélevée sur des achats effectués en Europe par des non-résidents.

    Mode d’emploi :

    • Télécharger l’app,
    • Suivez les indications pour faire établir les factures des produits à détaxer,
    • Scanner les factures au fur à mesure des achats
    • Editer votre bordereau PABLO
    • Déposez votre bordereau
    • Faites vous remboursez en 24h

    Téléchargez gratuitement l’app

     

     

     

  • Baccalauréat 2019 : Besoin d’un rectorat dédié aux Français de l’Etranger ? Retrouvez tous les corrigés

    Le baccalauréat 2019 vient de débuter en France ! Traditionnellement il débute toujours par les épreuves de philosophie dans les différentes filières. Les sujets proposés dans l’Hexagone étaient variés de « Est-il possible d’échapper au temps ? » pour les séries L, à « La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? » chez les S en passant par « La morale est-elle la meilleure des politiques ? » pour les filières ES.

    Des dates variées selon les Lycées pour les épreuves

    Chez les Français de l’étranger, souvent naturellement en décalage horaire, les épreuves ont souvent commencé en amont. Les pays du groupe 1, à l’exception du Maroc mais incluant Israël, la Belgique, la péninsule ibérique et encore l’Allemagne entre autres ont finalisé les épreuves.

    Pour les pays du groupe 2, qui incluent Singapour, l’Australie ou encore la Corée du Sud, les dates sont fixées par le rectorat de rattachement en France, Bordeaux, Caen et Montpellier par exemple. La question de la création d’un rectorat dédié à l’enseignement français à l’étranger est un sujet récurrent qui pourrait aboutir prochainement et qui aurait le mérite d’apporter de la lisibilité à un réseau mondial.

    Des sujets variés et des épreuves anticipées chez les Français de l’étranger

    En philosophie, à Pondichéry, deux sujets pour la filière littéraire qui résonnent avec l’actualité : « Sommes-nous

    Lycée Français de Pondichéry

    responsables de tous nos actes ? » ou « Pour vivre en société, faut-il ne plus penser à soi ?« . Une question pour la filière ES en Amérique du Nord : « La connaissance de l’histoire est-elle utile à l’action présente ? » alors que la filière S au Liban a débattu sur deux thématiques : « En politique, chacun défend-il ses propres intérêts ? » ou « Suis-je défini par ma culture ? »

    En histoire-géo, une variété de sujets tels que « Les États-Unis et le monde depuis 1945 » ou « Gouverner la France depuis 1946 : État, gouvernement, administration » ainsi que des sujets très pointus tels que « Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus » ou « Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale ».

    Une grève qui semble ne pas prendre

    Certains syndicats dont la CGT et le SNES avaient annoncé des mouvements de grève à l’occasion des épreuves, au nom de revendications de hausses budgétaires. Chez les Français de l’étranger, plusieurs problématiques spécifiques également et en particulier la question des non-renouvellements de détachements et aussi, chez les parents d’élèves, des critiques récurrentes sur la hausse des frais de scolarité.

    Les épreuves se sont, et continuent, à se dérouler globalement dans le calme. Les Lycées français de l’étranger ont des résultats au baccalauréat en général d’excellence et donnent accès à des établissements d’enseignement supérieurs de référence. L’objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves devra prendre en compte cet aspect ainsi que celui de l’évolution des établissement pour s’adapter à la demande.

    Cliquer sur le sujet pour obtenir

    tous les corrigés pour les

    épreuves des lycées des Français de l’étranger

  • France – Nigéria ! Fiers d’être BleuEs

    Tous les sélectionneurs du monde maitrisent les arcanes d’une compétition avec une phase de groupes en trois matchs, dont une phase à élimination directe où l’équipe jouera sa tête à chaque sortie.

    La 3e rencontre, si tout ne s’est pas trop mal passé avant, représente donc le seul créneau pour accorder du temps de jeu à des remplaçants usant les bancs et rongeant leur frein depuis plusieurs matchs.

    Cela s’applique aux Bleues comme Corinne Diacre qui dans cette Coupe du monde 2019 en France après avoir disposé de la Corée du Sud (4-0) puis de la Norvège (2-1), elles affrontent le Nigeria, ce lundi soir à Rennes, en étant déjà qualifiées pour les 8es de finale.

    On pense malgré tout un petit peu à la suite de la compétition.

    C’est donc sans surprise que la sélectionneuse a annoncé, dimanche en conférence de presse de veille de match, « quelques changements » dans son onze de départ. Au motif que : « On (le staff technique de l’équipe de France) prend en compte l’état de forme des joueuses. Surtout, on pense malgré tout un petit peu à la suite de la compétition, pas très loin, tout simplement au 8e de finale. » L’idée étant donc à la fois de reposer les plus fatiguées tout en concernant celles qui pourraient, dans un proche avenir, faire pencher le destin du bon côté en entrant en cours de match. Mais alors, quels changements ?

    Entrée en cours de match par deux fois dans ce premier tour en tant qu’arrière latérale, un coup à gauche pour suppléer Amel Majri face à la Norvège, un coup à droite en relais de Marion Torrent contre la Norvège, récupérant au passage le brassard de capitaine, signe de la considération que lui porte malgré tout Corinne Diacre, c’est encore à droite qu’Eve Périsset débutera la rencontre de lundi soir, pour laisser Torrent récupérer de ses (nombreux) petits bobos, dont celui au genou qui aura permis à son équipe d’obtenir un penalty salvateur devant les Norvégiennes. Pour le reste, la sélectionneuse conservera en l’état son socle défensif, avec Sarah Bouhaddi dans les cages, Wendie Renard et Griedge Mbock en charnière, et Amel Majri à gauche.

    Les Bleues, déjà qualifiées pour les huitièmes de finale, disputent ce lundi soir à Rennes leur dernier match de poule face à la meilleure équipe d’Afrique.

    Voici 5 chiffres collectés par nos confrères du Parisien à connaître avant la rencontre :

    1

    Il n’y a qu’un seul précédent face aux Nigérianes en Coupe du monde. Il y a huit ans, lors du Mondial allemand, la France s’était difficilement imposée 1-0 grâce à un but de Marie-Laure Delie sur un centre d’Eugénie Le Sommer.

    8

    Lors de leur dernier match amical contre le Nigeria, en avril 2018, les coéquipières d’Amandine Henry ont fait le grand huit sans encaisser le moindre but (8-0). Avec entre autres un triplé de la Montpelliéraine Valérie Gauvin et des buts de Le Sommer et Thiney.

    Eugénie Le Sommer

    @ELS_9_FRANCE

    FOCUS ?⚪️? Dernier match de poule demain contre le Nigéria ?? Hâte de retrouver le public breton ?

    9

    Si les joueuses de Corinne Diacre s’imposent au Roazhon Park et réalisent neuf points sur neuf, ce sera la première fois que les Bleues remportent leurs trois matchs de poule en trois participations à une phase finale de Mondial. En 2011, les Françaises avaient gagné leurs deux premières rencontres avant de buter sur l’Allemagne, pays hôte de la compétition.

    14

    Le France-Nigeria d’avril 2018 a marqué le début d’une série (en cours) de 15 matchs consécutifs (amicaux ou Mondial) disputés dans l’Hexagone en quatorze mois. Avec un bilan de 14 victoires pour une défaite (0-1 contre l’Allemagne à Laval le 28 février dernier).

    38

    C’est le classement Fifa des Nigérianes, qui jouent lundi soir leur qualification. Lors de leur deuxième match, les Super Falcons ont battu la Corée du Sud (2-0), pourtant 14e nation sur l’échiquier planétaire.

    Equipe de France ⭐⭐

    @equipedefrance

    Entraînement veille de Nigéria⚡️France ????

  • Gilets Jaunes – Retour de la violence – VIDEO embed les manifestants

    31 samedi que les Gilets jaunes manifestent dans les rues de France cependant force est de constater que leur mouvement s’étiole depuis plusieurs semaines. Un noyau dur, radicalisé, tente de « tenir bon » à la veille de l’été.

    La mobilisation nationale a, donc, été estimée à 7000 participants dont 950 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Ils étaient 10 300 participants dont 1100 en Ile-de-France la semaine dernière.

    Toulouse – des heurts

    Plus d’un millier de « gilets jaunes » se sont rassemblés samedi à Toulouse mais ont rapidement été dispersés par les forces de l’ordre qui ont chargé quelques minutes après le départ du cortège. Comme pour Montpellier la semaine dernière, un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour faire de Toulouse la « capitale » nationale du mouvement pour ce 31e acte.

    « On avançait joyeusement, on chantait, et d’un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège », raconte Bastien, les yeux rougis. Plusieurs autres manifestants ont livré un récit similaire. En quelques secondes, sous un épais nuage de gaz lacrymogène, le cortège s’est dispersé. Des passants, dont des familles avec enfants, paniqués, ont couru se réfugier dans les commerces environnants.

    La place du Capitole interdite

    Mireille et son mari, tous les deux retraités et « gilets jaunes » de la première heure, sont choqués. « Je n’ai raté aucune manifestation depuis le début du mouvement (le 17 novembre, ndlr), mais en général je me retire vers 16H00, avant le début de la castagne », dit la septuagénaire, une canne à la main. « Qu’est-ce qu’ils nous veulent ? Pourquoi tant de violence ? », s’émeut-elle, encore essoufflée d’avoir couru pour se mettre à l’abri.

    Ce samedi se tient à Toulouse une grande braderie des boutiques du centre-ville, destinée justement à redynamiser l’activité commerçante, durement touchée par le mouvement des « gilets jaunes ». La préfecture a une nouvelle fois interdit aux manifestants l’accès à la place du Capitole, où va être retransmise ce soir, sur écran géant, la finale du Top 14 entre le stade Toulousain et l’ASM Clermont Auvergne.

    PARIS – retour des gaz lacrymogènes

    À Paris, le cortège est parti de la place de la Bastille en fin de matinée en direction du XVIIe arrondissement et de la place du Maréchal Juin.

    Plusieurs heurts ont eu lieu à l’arrivée, près de la porte de Champerret. Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre ont repoussé les manifestant avec des gaz lacrymogènes et des tirs de grenades GLI-F4. Une autre vidéo montre des policiers charger des manifestants dans la fumée des gaz lacrymogènes.

    VIDEO – EMBARQUEMENT POUR 3 HEURES DE MANIFESTATION

    https://www.youtube.com/watch?v=bycVc6zJg2s

  • 2 mois après l’incendie : Première messe à Notre-Dame

    En aube mais avec un casque de chantier, l’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a célébré samedi la première messe à Notre-Dame depuis l’incendie qui a partiellement détruit la cathédrale il y a deux mois, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Assurant que la cathédrale était « toujours vivante », le prélat a commencé son office à 18H00 devant un comité restreint d’une trentaine de personnes, composé pour moitié de prêtres et réuni dans la chapelle située juste derrière le chœur. Cette chapelle de la Vierge abritait la Couronne d’épines, un des trésors de la cathédrale aux yeux des catholiques, sauvée des flammes la nuit du sinistre.

    Dans son homélie, Mgr Aupetit a affirmé que Notre-Dame était avant tout un lieu de foi, alors que l’incendie qui a ravagé l’édifice le 15 avril avait soulevé une vague d’émotion bien au-delà de la seule communauté des croyants.

    « Cette cathédrale est un lieu de culte, c’est sa finalité propre et unique. Il n’y a pas de touristes à Notre-Dame », a-t-il déclaré dans un édifice encore profondément marqué par le sinistre.

    Au dessus du choeur, interdit d’accès, des filets pendent, quelques pierres dans leur toile. Des gravats jonchent encore le sol mais les stalles sont intactes. La lumière de la fin d’après-midi baigne les pierres du pignon sud.

    Affirmant que cette cathédrale « s’effondrerait » sans la présence du Christ, Mgr Aupetit a dénoncé « l’ignorance abyssale de nos contemporains » en matière de religion, qu’il a attribuée à « l’exclusion de la notion divine et du nom même de Dieu dans la sphère publique » au nom de la laïcité.

    « Avons-nous honte de la foi de nos ancêtres ? Avons-nous honte du Christ ? », a-t-il lancé.

    Les communiants s’étaient retrouvés peu avant 18H00 dans le chemin de déambulation. Dans l’assistance, outre Mgr Aupetit et le recteur de Notre-Dame Mgr Patrick Chauvet, se trouvaient des chanoines, des bénévoles et des personnes travaillant sur le chantier et des employés du diocèse de Paris.

    Le diocèse avait prévenu qu’il ne pouvait y avoir de fidèles à l’intérieur, « pour des raisons évidentes de sécurité ». L’office est toutefois retransmis en direct par la chaîne catholique KTO pour que les « chrétiens puissent y participer et communier ».

    La date de cette messe a été choisie en lien avec la fête de la Dédicace, qui commémore la consécration de l’autel de la cathédrale.

    Aux alentours du parvis, encore fermé au public pour des raisons de nettoyage, de nombreux badauds et équipes de journalistes étaient présents.

    Depuis l’incendie, entre 60 et 150 ouvriers s’affairent sur le chantier, continuant d’évacuer les gravats et de stabiliser la structure. Le monument est toujours dans sa phase de consolidation.

    Le président Emmanuel Macron s’est engagé à ce que le monument soit rebâti d’ici cinq ans.

  • Appel au Sommet pour les deux rives de la Méditerranée.

    Ils seront là, à Marseille, les 23 et 24 juin prochain, au chevet de la Méditerranée. France, Italie, Espagne, Malte et Portugal pour la rive nord ; Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie pour la rive nord.

    Soit, il ne s’agit que de la Méditerranée Occidentale. C’est déjà quelque chose. L’Union pour la Méditerranée ayant montré ses limites, il fallait reprendre une initiative, au risque de limiter ses ambitions. Aussi Emmanuel Macron, mettant ses pieds dans les pas de ses prédécesseurs, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui avaient peut-être vu trop grand, a repris l’idée du « Dialogue 5+5 », des rencontres plus ou moins régulières entre les dix pays de la Méditerranée occidentale.

    Chacun des dix pays sera représenté par une délégation menée par un représentant de la société dite civile, choisie par les gouvernements (pour la France Patricia Ricard, Présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard). Cinq thèmes ont été retenus : culture, jeunesse et éducation, environnement, énergie, économie.

    Cette fois, ont été invités l’Union Européenne et l’Allemagne, pour éviter qu’elles ne sabotent l’initiative, comme cela s’était passé pour la création de l’Union Pour la Méditerranée. S’y ajoutent la Banque Européenne d’Investissement, la Banque Mondiale, l’OCDE, la BERD, et bien évidemment l’Union Pour la Méditerranée, qui traine sa nostalgie.

    Les thèmes ont été choisis pour éviter les questions qui fâchent. Pas les migrations, pas la démocratie, ni les droits de l’homme, la criminalité organisée, la drogue, les dépenses d’armement, le terrorisme, les droits des femmes, la corruption, la liberté de la presse ou autre. Silence, vaguement en aparté. Un rien pourrait vexer. Se taire, parfois, peut permettre d’être utile.Et puis qui aurait l’auréole assez large pour donner des leçons et des conseils aux autres ?

    Avant de parler des sujets qui fâchent, il y une urgence : Sauver la Méditerranée. Car la Méditerranée, se meurt.

    150 millions de riverains, 175 millions dans vingt ans, sans compter les 275 millions de touristes, alors que 31% des villes de plus de dix mille habitants qui vivent sur ses rives n’ont pas de station d’épuration. 5000 km de littoraux seront urbanisés en plus d’ici 2025. 85% des déchets de la Méditerranée viennent de la terre,et 95% des déchets sur les plages et en Mer sont du plastique.Dans cette eau plastique,l’écosystème est partout en péril, 20% des espèces de poisson sont déjà menacés d’extinction. Le taux officiel de surpêche est de … 91%. Dans dix ans, on aura plus de chances d’y pécher des canards de salle de bain fabriqués en Chine que de rougets.

     

    Chaque année, les destructions font plus qu’augmenter et se répéter, elles se multiplient, s’amplifient, croissent de façon exponentielle sur un champ de mer de moins en moins résistant, il faut un siècle à la mer pour se renouveler. Au large de la Corse, une ile de déchets. Emotion, puis silence.

     

    La Méditerranée représente 30%du commerce maritime mondial ? Réjouissons-nous : Les échanges vont croitre de 15% par an. D’ici trente ans, les besoins en énergie dans les pays riverains du sud augmenteront de 100%, l’exploration sous marine de gisements pétroliers et gaziers s’intensifie, l’exploitation est proche. Nul doute que ce sera un succès, et qu’il pourrait tourner en désastre.

     

    Est-il possible que ce sommet des Deux Rives débouche sur quelque chose, avant que la mer ne se transforme en souvenir ?

     

    Plutôt que d’attendre un testament, les participants au Sommet des deux rives feraient bien de prononcer un serment.

    Pas une de ces déclarations finales diplomatiques que l’on oublie sans même les avoir lues, mais le serment de respecter une Charte. Comme celle des Nations Unies, celle de l’Union européenne, ou mieux encore, comme celle de la Convention Européenne du Conseil de l’Europe. Comme cette dernière, la Charte pour la Méditerranée aura une valeur juridique, elle sera contraignante pour les Etats et leurs gouvernements. Un Comité de la Charte, sera chargé du suivi des engagements de chaque Etat. Il s’appuiera sur un réseau de collectivités locales, d’associations, de citoyens.

     

    En attendant, quels engagements les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au Sommet des deux rives pourraient-ils prendre, tout de suite ?

     

    1. Assurer un suivi de la qualité des eaux, y compris en haute mer, et une évaluation pour tous les pays.
    2. Viser la dépollution plastique et le zéro plastique, avec une interdiction progressive généralisée. France, Italie, Maroc, Algérie, Tunisie, Espagne en ont formulé le vœu.
    3. Amorcer un droit spécifique à la Méditerranée, notamment pour le contrôle des navires. Uniformiser les systèmes d’information sur le trafic maritime.
    4. Edicter des normes communes pour tous les pays riverains, faire appliquer les accords déjà existants, par la Convention de Barcelone, par exemple en ce qui concerne les eaux de cales et des boues.
    5. Créer un partenariat Euro Méditerranée pour la gestion des déchets et le traitement des eaux.
    6. Assurer un transfert d’informations, de données, et de technologies.
    7. Edicter une politique de la pêche commune.
    8. Systématiser les recherches sur l’effet des polluants sur les milieux marins.
    9. Décider et financer la création d’aires marines protégées à l’exemple de ce qui s’est fait en Europe, sur l’ensemble du bassin méditerranéen.
    10. Créer un fonds international spécifique. Alimenter ce fonds par des contributions des Etats membres et des participations des touristes (10 € par touriste, ce serait aujourd’hui 2.7 milliards, demain 5 milliards par an. La Berd n’a financé que 2 Milliards de projets dans le domaine de la protection de l’environnement en Méditerranée).

     

    La Méditerranée doit être sauvée. C’est une obligation immédiate. Les succès remportés ici et là se reproduiront ailleurs, à l’identique, et en engendreront d’autres, comme des vagues, comme des ondes, enfin, positives. Ce qui marche à Nice et Barcelone peut se répéter à Alger et Tunis.

     

    Ce sommet ne résoudra pas la crise en Algérie, la panne économique tunisienne, la culture de la drogue et les trafics en Mauritanie et au Maroc, la guerre civile en Lybie. Ni la crise en Catalogne, l’abandon du sud italien, la tutelle bureaucratique française, la puissance de la criminalité organisée et internationale. Il ne fera pas grand-chose pour la démocratie, les droits de l’homme ou la liberté de la presse. Il ne sera pas utile aux migrants, n’effrayera pas les vendeurs d’hommes, les passeurs, les seigneurs du crime organisé, les corrompus et les corrupteurs des deux rives.

    Alors la seule excuse à ce silence gêné serait au moins de réussir dans ce domaine : la survie de la méditerranée. Là, une coopération concrète, financière, juridique, technologique, scientifique, culturelle est possible. Tout de suite. Et cette coopération permettra de réaliser des projets économiques et technologiques innovants.

     

    La France devrait en prendre l’initiative. Elle est la première puissance méditerranéenne.

     

    Le Sommet des Deux rives est une bonne idée. Comme l’Union Pour la Méditerranée. Mais le temps passe. Et si les bonnes idées ne devaient succéder qu’aux bonnes idées sans aucun résultat, alors on chercherait les responsabilités entre les impuissants, les incapables, les indifférents et les imbéciles. Dans les décombres d’une immense déchetterie marine.

     

    On dira : mais il y a la guerre civile, les rivalités politiques, la crise migratoire, la pauvreté, la mort et la misère. Il y aura encore la mort et la misère si les discours s’épuisent comme les bonnes volontés. Il y aura encore plus de morts dans une mer morte. Mais il y aura une chance de résoudre les crises par l’exemple du droit, de la confiance, et de la coopération.

    Tel qu’il est annoncé et programmé, il n’y a, a priori, pas grand-chose à attendre de ce sommet. Sauf une initiative française. Forte. Très forte, avec des ambitions qui la dépassent et qui l’honorent.

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Début de la collecte des signatures pour le référendum sur la privatisation d’ADP : aussi dans les Consulats

    Le débat sur la privatisation d’Aéroports de Paris, qui regroupe notamment les deux principaux aéroports français Roissy et Orly mais également le Bourget et de multiples aérodromes et participations dans d’autres aéroports, ainsi qu’un patrimoine foncier considérable, fait rage depuis plusieurs semaines.

     

    A l’Assemblée Nationale, l’opposition dans un rare moment d’unité a décidé de soutenir une proposition de loi référendaire visant à l’organisation d’une consultation de l’ensemble des Français, de l’Hexagone, l’outre-mer et l’étranger. Il est inhabituel de voir LR et la France Insoumise voter le même texte, preuve que le sujet est hautement sensible.

     

    Un référendum sur 9 mois, 4,7 millions de signatures requises

     

    Le texte soumis à référendum vise à « affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Autrement dit, empêcher la privatisation d’ADP, et sa vente à un groupe comme Vinci, qui exploite déjà de nombreuses plateformes à travers le monde.

     

    10% du corps électoral, soit 4.717.396 personnes devront signer ce texte, non contraignant, pour qu’il soit validé, et une période de 9 mois débute pour se faire. Les nom, prénom, et lieu de signature seront rendus publics par le Ministère de l’Intérieur.

     

    Une possibilité de signer via les Consulats

     

    Trois possibilités :

     

    -signer électroniquement via le site du ministère www.interieur.gouv.fr

     

    -via des points d’accès à internet, situés dans « la commune la plus peuplée de chaque canton »et au sein des Consulats pour les Français de l’étranger

     

    via un formulaire qui peut être déposé dans la commune ou au Consulat

     

    Les Français de l’étranger, qui souvent utilisent les plateformes parisiennes lors de leurs séjours en France, sont donc eux aussi invités à s’exprimer sur ce sujet important pour le pays tout entier. Ce sont en effet 100 millions de passagers qui sont transportés par un réseau qui représente environ 6 % du PIB et plus de 8% de l’emploi salarié de l’Île-de-France.

     

    Une gestion contestée d’aéroports critiqués

     

    Si certains voient dans une possible privatisation un abandon des missions de l’Etat, d’autres arguent que le secteur privé pourrait être à même de mieux géré des aéroports, et en particulier Roissy Charles de Gaulle, souvent classés parmi les moins agréables au monde en raison de la saleté, du manque de clarté en termes de signalisation et des difficultés à rejoindre le centre de Paris.

     

    Le récent recul concernant l’avenir du CDG Express censé remplacer un RER B au cœur des critiques montre que l’Etat ne met pas systématiquement l’avenir de Roissy au cœur de sa stratégie. Cela ne risque cependant pas de convaincre les opposants à la privatisation.

     

  • Le grand écart sur le climat de la France se confirme

    Les grandes ambitions sur le long terme et à Bruxelles contrastent avec les renoncements du gouvernement français, concrétisés dans la loi climat énergie actuellement en discussion.

    C’est la première et sans doute la seule loi énergie et climat qui sera adoptée sous le quinquennat de Macron. Le projet de loi énergie et climat, examiné cette semaine par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, frappe moins par son ambition que par ses renoncements successifs.

    « On a un double discours permanent de la part de la France. D’un côté elle pousse pour des objectifs plus ambitieux à Bruxelles sur le long terme. Mais à plus court terme, il y a un problème de mise en œuvre : la France a l’habitude de se fixer des objectifs et de ne pas les tenir », constate Anne Bringault, responsable transition énergétique du Réseau Action Climat.

    C’est le cas de l’objectif d’énergies renouvelables, qui sont censées représenter 23 % de la consommation d’énergie française en 2020, dans 6 mois. Or pour l’instant, elles n’en représentent que 16,3 %. De même, le budget carbone annuel  fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie a été allègrement dépassé en 2016 et 2017.

    Dans ce contexte, l’objectif de parvenir à la neutralité carbone en 2050, en divisant les émissions de gaz à effet de serre par au moins six, n’impressionne guère.  Car sur le fond, les messages sont brouillés : le gouvernement propose aussi dans le texte de loi de réduire de 40 % la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, mais ne prend pas de mesures concrètes pour y parvenir.

    Pour l’heure, la formulation du paragraphe 3 de la loi, portant sur les quatre dernières centrales thermiques à charbon d’ici à 2022, est peu clair : il propose que l’autorité environnementale plafonne la production des centrales dont les émissions de CO2 dépassent 0,550 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone par MWh. Ce qui concerne les centrales à charbon et au fioul. Des centrales qu’il ne s’agit pas de fermer donc contrairement à la promesse de campagne du président sur le charbon, mais dont la production sera progressivement limitée.

    Une des idées pourrait être de mélanger charbon et biomasse sur un des sites, à Cordemais en Loire-Atlantique.

    « Sachant que le repreneur de deux de ces centrales, le Tchèque Kretinski, s’est fait une spécialité de prolonger la durée de vie des centrales à charbon qu’il reprend, on peut s’interroger sur la fermeté de cet engagement », note Cécile Marchand, des Amis de la Terre.

    Marche arrière sur le nucléaire

    Sur la question du nucléaire, la loi fait marche arrière par rapport à la précédente adoptée sous Hollande, qui prévoyait de réduire la part du nucléaire à 50 % de la consommation d’énergie en 2025 : l’échéance est repoussée à 2035.

    « Nous avons proposé un chemin crédible pour réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 2035, avec le développement massif des renouvelables et notamment de l’éolien en mer », a expliqué le Premier ministre Édouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale, mercredi 12 juin devant l’Assemblée nationale.

    Un calendrier qui suppose d’allonger la durée de vie des centrales, qui sont déjà en bout de course : leur âge moyen atteindra près de 50 ans en 2035, alors qu’elles sont prévues pour durer 40 ans en moyenne.

    Pour le réseau « Sortir du nucléaire », cette décision consiste à « valider l’inaction ». « Nous souhaitons attirer votre attention sur les conséquences de cette trajectoire, tant en termes de démocratie et de politique énergétique et de sûreté », alerte l’ONG dans une lettre adressée aux députés français, qui souligne le danger de vétusté de ces centrales et a lancé une pétition pour éviter l’adoption de cette loi.

    Autre problème de la loi climat : la question de la taxe carbone, dont le niveau a été gelé fin 2018 après les revendications des Gilets jaunes.

    À plus court terme, la France ne soutient pas activement la révision à la hausse de l’engagement de l’UE dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, ce qui permettrait de montrer l’exemple aux autres signataires. Plus grave, malgré l’ambition de façade, les émissions de CO2 de l’UE sont reparties à la hausse depuis 2017, notamment en raison des émissions de lignite et du secteur industriel pourtant soumis à la contrainte du marché du carbone (EUTS). Les émissions de CO2 de l’industrie avaient pourtant reculé depuis 2010.

    Une preuve de l’inefficacité de ce marché pour l’industrie, compte tenu de la faiblesse de ses prix.

    Un article publié sur le site de notre partenaire