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  • Les démocraties sont-elles raisonnables ?

    Bolsonaro, élu au Brésil, un fasciste. Comme Orban, réélu trois fois. Erdogan, un mégalomane. Duterte, aux Philippines, un assassin. Zelensky, en Ukraine, un clown. Il y a aussi un acteur au Guatemala, Jimmy Morales, un footballeur au Liberia, George Weah, et Trump, un lunatique. Démocratie de dingues ? Mais que font les électeurs ?

    Dans l’ancienne démocratie athénienne, après Périclès, modèle de l’homme d’Etat, vint Cléon, figure du démagogue. Mêmes recettes : augmenter les salaires, prôner la guerre, faire payer les étrangers, alliés ou non. Le résultat fut la défaite, la révolte, la guerre civile puis la tyrannie.

    La démocratie sombre-telle toujours dans la démagogie ?

    La démocratie sombre-telle toujours dans la démagogie ? Faut-il un homme fort, pour y mettre de l’ordre ? Ceux là montrent les signes les plus évidents de la démagogie et se droguent à la propagande.

    Les autocrates seraient-ils plus raisonnables ? Que l’on songe au Sultan du Barhein, au Prince Salmane, au Maréchal Sissi, à Bachar El Assad, à Khamenei. N’est ce pas Xi Ping, qui fit venir son lit de Chine pour sa visite en France ? Ceux des palaces de la côte ne sont pas assez doux. Faudrait-il regretter ces hommes bons, généreux, modestes, que furent Mao, Staline, Castro, Pinochet, Franco, Aquino, etc… belles brochettes d’assassins, de sadiques, de paranoïaques mégalomanes, qui, non contents de tuer, ruinaient aussi leur pays ?

    Aujourd’hui, en Chine, la justice traque la corruption les ennemis du maitre du parti. Les Ouighours musulmans, qui sont plus d’un million dans des camps. En Russie, pays en voie de dé-démocratisation, les journalistes et les contestataires sont en prison, ou à l’étranger. En Turquie, autre pays en recul démocratique, les fonctionnaires sont limogés, les journalistes poursuivis, les élections qui déplaisent, annulées.

    C’est si merveilleux, le pouvoir !

    Ce qui rend peu raisonnable, c’est la recherche de la popularité, la jouissance du pouvoir. A sa femme, qui lui reprochait une vie éreintante, peu lucrative, instable, faite de combats politiciens, de trahisons, de coups bas, de sollicitations perpétuelles, de mépris non voilé, un politicien britannique répondit : « Tu as raison. C’est une vie stupide. C’est dire si c’est merveilleux, le pouvoir ! »

    Voilà le problème : ce ne sont pas la démocratie, ni les élus, ni la « classe politique », ni les électeurs, ni la télé, qui sont dingues : c’est le pouvoir. La question est de savoir comment les peuples, les citoyens, – car « le peuple » est une mythologie à l’usage de ceux qui prétendent se l’approprier et parler en son nom – peuvent se prémunir des excès du pouvoir.

    C’est pourquoi le respect du droit, « Rule of law », l’état de droit est la composante essentielle de l’idéal démocratique : L’obligation pour le pouvoir -pour l’Etat- de respecter le droit. Et dans quel système celui-ci est-il plus respecté que dans une démocratie, l’élu fut-il fasciste, fou, lunatique, paranoïaque, assassin, etc ?

    Evidemment, cela suppose que des pouvoirs concurrents soient capables d’arrêter le pouvoir. C’est la vieille théorie des contrepouvoirs, celle de la Constitution américaine, qui l’a emprunté à un français, Montesquieu. Cocorico, à condition d’en être digne.

    Pour conserver le pouvoir, la meilleure solution est de le partager

    Les démocraties sont malades de la démagogie. Mais les autocraties aussi : elles se gavent d’autocélébration, les grands hommes qui les gouvernent ont un besoin maladif de popularité, tant ils se savent illégitimes. Les démocraties ont l’avantage du droit, de la stabilité. Elles seules sont capables d’ordonner une société de confiance, impossible dans des systèmes où prolifèrent l’abus de droit et l’arbitraire.

    Rarement les démocraties tombent. Elles ont compris que pour conserver le pouvoir, la meilleure manière solution était de le partager. Tout autre système conduit à sa concentration, à sa rigidité, à sa faillite. C’est pourquoi la France, comme les autres, devrait toujours veiller à maintenir l’indépendance totale du monde judiciaire, des medias et de la politique, et s’amender de son péché mignon : la concentration du pouvoir au niveau présidentiel.

  • Quatre habitants de la planète sur cinq sur Internet

    Au sein des pays avancés, plus des quatre cinquièmes de la population ont accès à Internet que ce soit par l’intermédiaire d’un ordinateur ou d’un téléphone portable.

    Le ratio de personnes connectées en Chine est de 58%. Ce taux est de 39% pour le reste du monde. De ce fait, les grandes compagnies du digital afin de maintenir des taux de croissance élevés investissent de plus en plus au sein des pays émergents et des pays en voie de développement.

    La diffusion du digital y est rapide mais nécessite la prise en compte de certaines spécificités. Ainsi, pour une partie non négligeable d’Indiens, le téléphone portable ou l’ordinateur peuvent être le premier produit industriel dont ils ont l’usage.

    Doublement du nombre de consommateurs en Inde en deux ans

    Le simple fait de devoir allumer ou éteindre l’appareil n’est pas instinctif. En revanche, le taux de diffusion, une fois les fondamentaux acquis est très rapide. Ainsi, en 2016, les villages en milieu rural de l’Inde n’étaient pas couverts. Aujourd’hui, leur population est à 40 % équipée. Selon le régulateur indien des télécommunications, les abonnements aux services large bande mobile ont plus que doublé entre fin 2016 et fin 2018, passant de 218 millions à 500 millions. En moyenne, le coût d’un téléphone portable est de 3 500 roupies, soit 50 dollars pour un modèle bas de gamme, ce qui correspond à un mois de salaire en moyenne. La forte concurrence du marché indien entraîne de fortes baisses du prix des équipements et des abonnements. La consommation de données a ainsi été multipliée par dix, passant à 8,8 Go par abonné et par mois. Les Indiens engloutissent maintenant près de trois fois plus de données sur leur téléphone que les Américains. Ils pourraient devancer les Chinois en matière de consommation de données d’ici quelques années.

    De nouvelles langues

    Selon l’International Télécommunications Union, une agence de l’ONU, 710 millions de nouveaux utilisateurs d’Internet sont attendus au cours des sept prochaines années. La croissance du nombre d’utilisateurs baisse. Elle a été divisée par deux en dix ans mais elle reste néanmoins élevée. Cette mondialisation d’Internet entraîne la montée en puissance d’autres langues que l’anglais et le mandarin. Le mode de consommation évolue.

    Le smartphone est le premier écran

    En Occident, Internet est accessible soit en ayant recours à un ordinateur, à un téléphone ou à un téléviseur.

    Pour les pays en voie de développement, Ie smartphone est le premier écran. La connexion s’effectue via le mobile et non pas par liaison fixe. Les nouveaux connectés bénéficient de l’apport technologique des précédentes générations de téléphone. Un smartphone d’entrée de gamme offre aujourd’hui plus de puissance et de fonctionnalités que le premier iPhone en 2007 pour un prix divisé par dix.

    Au sein des pays avancés, avant de devenir un instrument de loisirs, Internet a été un outil de travail. Au sein des pays émergents, le téléphone portable devient de manière très rapide un loisir. Selon Payal Arora, professeur à l’université Erasmus de Rotterdam, Internet est l’économie de loisirs des pauvres du monde.

    Une économie de loisirs

    À défaut d’avoir accès à d’autres formes de loisirs, les consommateurs des pays pauvres se connectent aux sites de jeux, de vidéos ou de musique. Le succès des séries télévisées en ligne est mondial. Contrairement aux espoirs de certains, Internet ne favorise pas le décollage des territoires isolés. Quand le Brésil a ouvert des milliers de cybercafés subventionnés à la fin des années 2000, le taux de couverture de la population des habitants des quartiers 20 pauvres a atteint 60 %. Mais l’usage d’Internet se limitait aux films vidéo, aux jeux et aux sites permettant d’organiser des trafics.

    En 2016, il n’y avait que 20 chaînes YouTube indiennes comptant plus d’un million d’abonnés. Aujourd’hui, elles sont 600. L’une des 50 chaînes YouTube les plus diffusées au monde est en langue bhojpuri, langue parlée seulement dans certains des États les moins avancés de l’Inde. La population serait devenue dépendante des vidéos en ligne. Ce serait sa principale activité avec comme conséquence son maintien dans un état d’extrême pauvreté. Google estime que la vidéo représente trois quarts du trafic mobile en Inde.

    La video s’impose

    Pour beaucoup d’Internautes pauvres, peu qualifiés et vivant dans des pays en voie de développement, YouTube est la page d’entrée dans le monde de l’Internet. Elle est utilisée pour rechercher non seulement des divertissements mais aussi tout le reste. Si ce n’est pas sur YouTube, c’est nulle part pour de nombreux Internautes. La vidéo s’impose comme moyen d’expression numéro un car elle est plus facilement compréhensible que l’écrit.

    Internet toujours dominé par l’Occident

    Avec un langage simplifié, avec des images permettant de suppléer la voix, les consommateurs peuvent dépasser plus facilement la barrière des langues. Le texte est de plus en plus banni. Dans les pays émergents ou en développement, le nombre d’analphabètes reste important. Au sein des pays avancés, les jeunes générations éprouvent de plus en plus de difficultés à écrire. Elles préfèrent recourir aux photos, aux vidéos ou aux enregistrements. Les messageries en ligne les y incitent par ailleurs. Les nouveaux utilisateurs d’Internet en Inde utilisent régulièrement des commandes vocales pour faire fonctionner leur téléphone, notamment pour effectuer des appels.

    Internet reste encore dominé par l’Occident. Ainsi, en 2018, 46 % des revenus de Google provenaient des États-Unis et 15 % de l’Asie. En y ajoutant l’Europe, plus de trois quarts des revenus venus d’Internet proviennent des pays avancés. Les utilisateurs de Facebook en Amérique du Nord génèrent douze fois plus de revenus que ceux d’Asie.

  • L’Inde se projette dans l’espace.

    D’ici cinq à sept ans l’Inde aura sa propre station spatiale, a annoncé le gouvernement indien. Et le premier vol habité avant 2022. Le directeur de l’Agence spatiale indienne ne cache pas son enthousiasme : « Puis nous allons nous joindre à la communauté internationale pour aller sur la lune. Et nous voulons créer une colonie sur la lune ».

    La station spatiale indienne sera un petit module destiné à réaliser des expériences de micro-gravité. « Nous n’avons pas un grand plan pour envoyer des humains faire du tourisme ».

    Le programme spatial indien est une réalité.

    Le 15 juillet, l’ISRO, L’agence indienne, lancera sa deuxième mission lunaire, pour déposer un atterrisseur et un robot sur la surface de la lune le 6 septembre.

    L’Inde sera la quatrième nation, après les Etats-Unis, la Russie et la Chine à poser un appareil sur la lune, devenant une nation « spatiale ».

    Le vol habité est annoncé pour 2022, prélude à l’installation de cette mini station spatiale.

    D’ici là, l’Inde sera peut-être le premier pays du monde quant à sa population (elle devrait dépasser la Chine en 2030.)

    Que signifie cette ambition spatiale dans un pays où la pauvreté est partout et où les besoins en infrastructures routières, ferroviaires, médicales, éducatives sont criants ?

    A la fois que l’Inde, conformément au discours de son Premier ministre, compte assumer son rôle de géant mondial et participer au concert des grandes nations, pour des raisons de prestige, – et militaires – d’autre part que la stratégie de croissance indienne ne se situe pas dans le rattrapage mais dans la projection.

    Il y aurait quatre millions de scientifiques en Inde. Le gouvernement indien entend devenir une puissance technologique avant de résoudre les questions sociales et non l’inverse.

     

  • Sénateurs des Français de l’étranger: bilan à un an des élections

    Sénateurs des Français de l’étranger: bilan à un an des élections

    12 sénateurs représentent les Français de l’étranger. Renouvelés en deux fois tous les 3 ans, élus par les élus consulaires dont le mandat est lui-même renouvelé en mai prochain, sauf surprise institutionnelle qui n’a en tout cas pas été annoncée par le Premier Ministre lors de son discours de politique générale du 12 juin, 6 d’entre eux remettent donc leur mandat au Palais du Luxembourg en jeu.

    Olivier Cadic (Union Centriste), Robert del Picchia (LR), Jacky Deromedi (LR), Christophe-André Frassa (LR), Claudine Lepage (PS) et Richard Yung (LREM), remettront alors leur mandat en jeu, certains, n’en doutons pas se représenteront.

    Le Sénat toujours dominé par la droite, mais qui pourrait évoluer

    En dehors d’une courte période pendant les Présidences Sarkozy et Hollande, le Sénat est depuis 1958 dominé par la droite. C’est également le cas pour les Sénateurs des Français hors de France : 7 sont membres ou rattachés Les Républicains, un représente l’Union centriste. Parmi les autres Sénateurs, 3 sont rattachés au groupe du Parti Socialiste et un de LREM.

    Le Sénat est actuellement largement dominé par la droite

    La situation pourrait changer lors des prochains scrutins tant, comme cela fut notamment montré lors des élections européennes, les soutiens du Président de la République dominent largement la vie politique des Français hors de France. Dans presque tous les consulats, la liste Renaissance est arrivée en tête, et souvent largement.

    Un bémol cependant, et qui fut constaté lors d’élections partielles des Français de l’étranger, souvent ce sont les listes associatives qui sont parmi les plus populaires.

    Les Sénateurs des Français de l’étranger impliqués dans les groupes parlementaires d’amitié inter-étatiques

    Concernant l’activité des Sénateurs des Français de l’étranger, un point commun, l’implication dans de très nombreux groupes d’amitié entre la France et des pays étrangers. A titre d’exemple, M. Cadic est membre du groupe d’amitié France – Corée du Sud, Mme Deromedy est Présidente du groupe France – Asie du Sud Est et M. Le Gleut est Président du groupe France – Suisse.

    De très nombreux Sénateurs sont par ailleurs membres de la commission en charge du suivi du Brexit, preuve s’il en est que ce sujet est majeur pour les Français de l’étranger.

    Parmi les questions qui font l’objet de sujets de débats et de polémiques, toujours celle des Lycées Français, des problématiques sécuritaires dans certaines régions et encore la possible future réforme des élus.

    Une chambre des territoires et une circonscription géante

    Gérard Larcher qualifie régulièrement l’assemblée qu’il préside de « chambre des territoires » tant l’ancrage local, et souvent rural, y est présent. Cela est cependant difficilement applicable pour les Sénateurs des Français de l’étranger. Liste unique pour l’ensemble du globe hors-France, l’ancrage territorial est moins évident. Deux moyens pour pallier à cette difficulté, la présence dans des commissions chargées des problématiques des Français de l’étranger comme l’éducation, et une présence plus importante dans certains pays. Robert del Picchia est par exemple membre du Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, tout comme Claudine Lepage, et Richard Yung. La francophonie tient également fortement à coeur les Sénateurs, ainsi 7 d’entre eux sont membres de commissions qui y sont liées. Outre les précités, citons Évelyne Renaud-Garabedian, Ronan Le Gleut, Joëlle Garriaud-Maylam, Christophe-André Frassa et Hélène Conway-Mouret.

    Les élections, municipales et consulaires de mai 2020 permettront de voir si nous assistons à un remodelage du paysage politique français comme les trois derniers scrutins le laissent penser. Cela amènerait, par ricochet, à une transformation du Sénat.

    L’Activité détaillée de vos sénateurs

     

    Olivier Cadic

    Elu inscrit au groupe parlementaire Union des Centristes 

    Membre de la commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il a écrit 9 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez découvrir en cliquant ICI

    Il a déposé 82 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est Président du groupe d’études et de contact France-République populaire démocratique de Corée

    Il est aussi membre du Groupe de suivi sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne

     

    Hélène Conway-Mouret

    Elue inscrit au groupe parlementaire Socialistes et Républicains

    Membre de la commission des affaires étrangères défense forces armées

    Elle a écrit 20 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez découvrir en cliquant ICI

    Elle a déposé 70 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Elle est Présidente du groupe France-Caraïbes

    Elle est également Présidente adjointe du groupe France-Afrique de l’Ouest

     

    Elle est également membre suppléante de la Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

    Robert del Picchia

    Elu rattaché au groupe parlementaire Les Républicains

    Il est Vice-Président de la commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il a écrit 13 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez découvrir en cliquantICI

    Il a déposé 57 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est par ailleurs membre du Groupe français de l’Union Interparlementaire (U.I.P.)

     

     

    Jacky Deromedi

    Elue au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Elle est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale

    Elle est aussi membre de la Délégation Sénatoriale aux entreprises

    Elle a écrit 4 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Elle a déposé 152 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Elle est par ailleurs Présidente du groupe France – Asie du Sud Est

     

    Christophe-André Frassa

    Elu au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale

    Il est membre de la  Commission des Affaires européennes

    Il a écrit 16 rapports (2014 – 2018) que vous pouvez consulter ICI

    Il a déposé 75 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est par ailleurs Président du groupe France – Afrique centrale

     

    Il est aussi membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

     

    Joëlle Garriaud-Maylam

    Elue au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Elle est secrétaire de la  commission des affaires étrangères défense forces armées

    Elle est membre de la  Commission des Affaires européennes 

    Elle est Vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances

    Elle a écrit 15 rapports (2014 – 2018) que vous pouvez consulter ICI

    Elle a déposé 123 amendements que vous pouvez consulter ICI

     

    Elle est par ailleurs Présidente-déléguée du groupe France – Afrique centrale

    Egalement Présidente-déléguée du groupe France – Asie du Sud Est

    Et aussi Présidente-déléguée du groupeFrance – Pays du Golfe

    Elle est aussi membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

    Ronan Le Gleut

    Elu au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Il est membre de la  commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il est Président du groupe France – Suisse

    Il est Vice-Président du groupe sur le Brexit

    Il a écrit 3 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Il a déposé 32 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est membre suppléant de la Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN

    Il est membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

    Jean-Yves Leconte

    Elu inscrit au groupe parlementaire Socialistes et Républicains

    Il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale

    Il est membre de la  Commission des Affaires européennes

    Il a écrit 13 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Il a déposé 88 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est également membre du groupe France-Afrique de l’Ouest

    Il est Président délégue du groupe France – Balkans Occidentaux

     

    Claudine Lepage

    Elue inscrite au groupe parlementaire Socialistes et Républicains

    Elle est secrétaire de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication

    Elle est Vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances

    Elle a écrit 4 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Elle a déposé 83 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Elle est Présidente du Groupe d’études Francophonie

    Elle est Présidente du Groupe France – Canada

    Elle est membre du groupe sur le Brexit

    Elle est membre du Conseil d’Administration de l’Institut français

    Elle est membre de la Commission nationale des bourses de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger

    Elle est membre du Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger

    Elle est membre du Conseil supérieur des programmes

     

     

    Elle est membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

    Elle est membre du bureau de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

     

     

    Damien Regnard

    Elu au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Il est membre de la Commission de la culture et de l’éducation

    Il a déposé 15 amendements qui sont disponibles ICI

     

     

     

     

     

    Evelyne Renaud – Garabedian

    Rattachée au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Elle est membre de la Commission des Affaires économiques

    Elle a publié 28 amendements qui sont disponibles ICI

    Elle est membre du Groupe d’études Francophonie

     

     

     

     

    Richard Yung

    Il est membre du groupe LREM

    Il est membre de la  commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il a publié 15 rapports (2014 – 2018) qui sont disponibles ICI

    Il a publié 65 amendements qui sont disponibles ICI

    Il est membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

    Il est membre du groupe de suivi sur le Brexit

     

     

     

     

  • Voyage en France en voiture ? Crit’air obligatoire pour tous depuis le 1 avril

    Depuis le premier avril, la période de tolérance pour les véhicules immatriculés à l’étranger est finie.

    Il faut donc afin de circuler librement et sans contrainte sur le territoire français que les véhicules étrangers observent l’obligation d’être muni d’une vignette anti-pollution, notamment lorsqu’ils traversent des villes ayant adopté le dispositif. Cette vignette permet la classification écologique du véhicule.

    Si vous êtes améné à traverser une zone concernée par le dispositif Crit’air (exemple : Lille, Strasbourg, Paris, etc.) et que vous n’êtes pas munis de la pastille anti-pollution vous risquez une amende allant jusqu’à 135 euros.

    Le délai de la fabrication et de la réception de votre vignette à votre adresse étrangère est compris entre 15 et 30 jours. Toutefois, vous recevrez par courrier électronique votre certificat provisoire sous 48 heures afin de pouvoir circuler légalement en France.

    Pour rappel, 350 000 vignettes ont déjà été commandées par des automobilistes étrangers.

  • Seisme au Québec: la loi sur l’immigration est adoptée

    Après des semaines de débats et de polémiques, en particulier venant des camps de l’opposition, la très controversée loi sur l’immigration du nouveau Premier Ministre Québécois François Legault a été adoptée.

    Le Premier Ministre du Québec M. Legault

    Le gouvernement, à travers cette loi et comme nous l’avions déjà évoqué dans lesfrancais.press, a mis à la poubelle plus de 18000 dossiers de demande de visas, dont de nombreux Français et dont 3500 déjà sur place.

    En ajoutant les proches de ces personnes, le chiffre monte à 50 000. Toutes ces personnes vont devoir recommencer leur parcours pour obtenir un visa, parcours couteux et qui met en péril les situations professionnelles de nombre d’entre eux.

    Un nouveau système de sélection excluant de nombreux demandeurs

    Le ministre de l’immigration de la Belle Province, Simon Jolin-Barrette, a été clair: « il faut répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ».

    Une autre explication cependant résulte de la campagne du Premier Ministre Legault, campagne en partie axée sur la crainte pour les Québécois de voir déferler des populations immigrés dans leurs villes et villages. Et ce alors que ces populations sont principalement établies à Montréal, une ville cosmopolite qui vote peu pour M. Legault.

    Montréal, une ville cosmopoliite

    Une décision, en tout cas, qui pénalise y compris des Français établis de longue date au Québec. Bilingues français-anglais, travaillant sur place depuis des années, certains vont devoir soit demander un nouveau visa, soit partir.

    Une situation qui inquiète jusqu’au patronat québécois. La Belle Province a un taux de chômage très faible à moins de 5% et une demande de main d’oeuvre permanente. Le populisme de certaines mesures risque t’il d’entraver la belle dynamique de ce morceau de francophonie outre-atlantique?

    De très nombreux francophones du Québec se sont insurgés contre cette mesure tout comme l’opposition. Un vote unanime a été formulé par l’opposition contre cet amendement. Le Québec, comme d’autres territoires, semble tomber dans la tentation du populisme. Il reste à voir si cela demeurera un bastion de la francophonie…

  • Libra la nouvelle monnaie numérique ! Le bon plan pour les expats ?

    Facebook se lance dans la crypto-monnaie. L’objectif faire disparaitre les frais de paiements et les frais de change. 

    Le pari d’une monnaie universelle, infalsifiable et basée sur l’économie réelle, la nouvelle monnaie idéale pour les expatriés ? On a décrypté Libra et la technologie du Blockchain pour vous !  

    la future crypto-monnaie de Facebook sera un stablecoin, c’est à dire que sa valeur sera rattachée à un panier de devises dans le but de stabiliser son prix. Facebook travaille  actuellement à la constitution d’un capital d’une valeur d’environ 1 milliards de dollars pour servir de collatéral à sa future monnaie.

    Libra, qui doit être officiellement lancée et déployée en 2020

    Libra, qui doit être officiellement lancée et déployée en 2020, permettra aux utilisateurs de Facebook et ses plateformes soeurs telles que WhatsApp, d’échanger de l’argent sans frais. Facebook cherche également à développer des partenariats avec des sites marchands extérieurs à la plateforme afin que ceux-ci acceptent Libra comme moyen de paiement.

    Avec cette innovation, Facebook marche sur les plate-bandes de WeChat, qui est déjà largement utilisé en Chine comme moyen de paiement grâce à son service WeChat Pay. Mais contrairement au géant Chinois, propriété de Tencent, dont le service est restreint aux paiements en yuan depuis des comptes bancaires en yuan, Facebook offrira un service de paiement international par définition, puisque basé sur une crypto-monnaie. Il s’agit d’une véritable innovation qui permettrait notamment au niveau individuel, de faciliter les versements d’argent des migrants expatriés vers leurs familles, pour lesquels ils font aujourd’hui face à des frais de change exorbitants. Mais c’est au niveau commercial que l’utilisation de Lybra, si elle venait à se démocratiser, pourrait avoir les impacts les plus significatifs: en effet, il s’agirait d’une nouvelle étape de la mondialisation, dans laquelle le pays où est basé le consommateur deviendrait véritablement neutre vis à vis de l’acte d’achat et de paiement en particulier.

    Encore faut-il que les états collaborent avec Facebook sur le volet régulatoire. L’entreprise américaine, qui s’est illustré ces dernières années par de nombreuses controverses portées jusque devant les instances publiques, aux Etats Unis comme en Europe, a pris les devants en rencontrant le Département du Trésor, ainsi que le gouverneur de la Banque d’Angleterre.

    Si la régulation autour des crypto-monnaies, encore en cours de définition dans de nombreux pays, semble surmontable pour Facebook, nombreux sont ceux qui s’inquiètent d’une extension du domaine d’activité de Facebook, entreprise déjà considérée comme quasi monopolistique dans le domaine de la communication. En effet, avec 2,4 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, le pouvoir de Facebook est déjà considérable et il n’est plus une élection politique majeure sans son lot de rappels du rôle crucial de Facebook dans la transmission des informations.

    Mais c’est sur le plan de la vie privée que cette dernière innovation sera scrutée. En effet, le paiement in-app via la crypto-monnaie de Facebook partagerait de facto nos informations d’achat avec la plateforme. D’autre part, Facebook est restée floue jusqu’à présent sur les modalités d’opération et de gouvernance de la blockchain sur laquelle sa crypto-monnaie sera basée. La seule information ayant filtré est que Facebook s’apprêterait à proposer à des entreprises indépendantes d’opérer un « noeud » du réseau – ce qui consiste à valider les transactions – pour la somme de 10 millions de dollars. Les entreprises opérant des noeuds seraient également membres d’un comité de gestion appelé à prendre des décisions majeures sur les développements futurs de la cypto-monnaie et de sa blockchain, indépendamment de Facebook. Alors que des entreprises technologiques phares comme PayPal, Uber, Stripe, et Booking, mais aussi des entreprises traditionnelles de paiement telles que Visa et Mastercard, se sont montrées intéressées, on ne sait toujours pas quel niveau d’accès aux données auront ces entreprises.

     

     

    Pour aller plus loin  : Zoom sur la technologie du Blockchain

    La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).

    Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

    Blck-schema

    Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs.

    Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

     

  • Reforme du chômage : Pas de changement en cas de retour en France

    Vous travaillez à l’étranger, mais votre entreprise vous licencie et vous décidez de rentrer en France.

    Vous travaillez pour une entreprise française mais vous résidez dans un autre pays.

    Notre article vous concerne. La réforme du chômage avait fait craindre des ajustements pour les transfrontaliers ou en cas de retour en France car selon une étude de l’Unedic, la France a versé 919 millions d’euros d’indemnisation chômage à des demandeurs d’emploi frontaliers en 2017 mais n’a été remboursée qu’à hauteur de 210 millions.

    Le système actuel d’indemnisation chômage  des travailleurs frontaliers, en cours de révision au niveau européen, a représenté un surcoût d’environ 700 millions d’euros en 2017 pour la France, principalement dû à la Suisse, selon une étude de l’Unedic.

    Les règles européennes actuelles prévoient qu’un travailleur frontalier cotise dans l’État où il travaille, soit pour un Français, principalement la Suisse, le Luxembourg, l’Allemagne et la Belgique. S’il se retrouve au chômage, la charge de l’indemnisation revient en revanche à son État de résidence (la France) où il bénéfice de droits identiques à celui qui y a exercé son activité.

    La Suisse est responsable de 74% de ce surcoût.

    L’État de l’emploi ne rembourse ensuite à l’État de résidence qu’une partie des allocations versées. Ainsi la France a versé 919 millions d’euros d’indemnisation chômage à des demandeurs d’emploi frontaliers en 2017 mais n’a été remboursée qu’à hauteur de 210 millions.

    La Suisse, où travaillent plus de 170.000 frontaliers, est responsable de 74% de ce surcoût, suivi du Luxembourg, 13%. Ce surcoût a progressé de 50 millions d’euros par an depuis 2013.

    La hausse des salaires en cause.

    En cause, non seulement la hausse du nombre de frontaliers mais aussi celle des salaires : le salaire moyen en Suisse était en 2017 de 78.000 euros brut contre 38.000 en France. En outre, les allocataires qui travaillaient en Suisse « ont des durées de droit et des nombres de mois consommés plus élevés car ils perdent plus souvent des contrats longs », selon l’Unedic. En conséquence, ces allocataires ont une indemnisation mensuelle nettement supérieure à ceux ayant perdu un emploi en France : 2.780 euros en Suisse contre 1.160 euros en France.

    Face à ces déséquilibres, la Commission européenne a proposé en décembre 2016 de basculer la compétence d’indemnisation chômage et d’accompagnement au retour à l’emploi de l’État de résidence vers l’État d’emploi. La Commission suggérait initialement que ce basculement intervienne après 12 mois d’activité. Les États membres se sont mis d’accord en juin 2018 pour que ce changement intervienne au bout de trois mois seulement. Mais le Parlement européen a voté en décembre pour laisser au travailleur frontalier la possibilité de s’affilier à l’État de résidence.

    Cependant les règles générales qui s’appliquent aux chômeurs français évolueront dès 2020.

    Vous prévoyez de revenir en France et d’affronter cette période de chômage au pays, les règles seront donc modifiés par étape au cours des prochains mois. Lesfrançais.press vous les décrypte.

    DES REGLES D’INDEMNISATION DURCIES

    A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28. C’est un retour à la règle d’avant la crise de 2009. Le seuil minimal de « rechargement des droits » sera fortement durci: si on est en situation de cumul emploi-chômage, il faudra avoir travaillé six mois pour ouvrir un nouveau droit au lieu d’un mois aujourd’hui. Le cumul de ces deux mesures est la plus grosse source d’économies attendue, avec 2,85 milliards d’euros.

    A partir du 1er avril, le calcul de l’indemnisation sera modifié de façon à ce que « à travail égal, allocation égale ». L’indemnité est actuellement plus favorable, pour la même quantité de travail, aux personnes alternant contrats courts et inactivité qu’à celles travaillant en continu. Et cela aboutit, selon Pôle emploi, à ce que près de 600.000 personnes aient droit à une allocation mensuelle supérieure à leur ancien salaire mensuel moyen, même s’il s’agit de petits montants d’indemnisation.

    Dorénavant, l’indemnité ne sera plus calculée en divisant les revenus par les seuls jours travaillés au sein de la période d’affiliation, mais par le nombre de jours entre le premier et le dernier contrat. L’indemnité sera comprise entre 65 et 96% du salaire net mensuel moyen. Cela fait 690 millions d’euros d’économies.

    Les salariés qui avaient un revenu du travail supérieur à 4.500 euros brut par mois verront leur indemnisation réduite, au début du 7e mois d’indemnisation, de 30%, avec un plancher à 2.261 euros net. Les salariés âgés de 57 ans ou plus ne seront pas concernés par la mesure. Le plafond de l’indemnisation maximale restera de 6.615 euros net. Cette mesure doit rapporter 210 millions d’euros.

    DAVANTAGE DE DROITS POUR LES DEMISSIONNAIRES ET LES INDEPENDANTS

    L’élargissement de la couverture pour les démissionnaires, à partir du 1er novembre, doit concerner 20 à 30.000 bénéficiaires. Quelque 70.000 démissions par an donnent déjà lieu aujourd’hui à une indemnisation.

    Cette indemnisation sera ouverte aux démissionnaires ayant travaillé dans la même entreprise au cours des cinq dernières années. Elle sera conditionnée à un projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise.

    Les indépendants bénéficieront eux d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire et de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire.

    UN ACCOMPAGNEMENT DES CHOMEURS RENFORCE

    Plus de 1.000 nouveaux conseillers Pôle emploi seront recrutés pour trois ans pour mettre en place de nouveaux services d’accompagnement, mettant ainsi fin à trois années de diminution des effectifs de l’organisme public. Avec les gains de productivité et la baisse du chômage, ce seront 4.000 agents qui pourront être mobilisés en plus pour l’accompagnement, soit une dépense de 350 millions d’euros selon le gouvernement.

    A partir du 1er janvier, les conseillers de Pôle emploi vont proposer deux demi-journées d’accompagnement intensif aux demandeurs d’emploi qui le souhaitent dans les quatre premières semaines qui suivent leur inscription à l’organisme de recherche d’emploi. Actuellement, les demandeurs d’emploi ne bénéficient d’un entretien post-inscription que de 45 minutes.

    Par ailleurs, dès lors qu’une offre d’emploi sera restée sans réponse plus de 30 jours après son dépôt, Pôle emploi recontactera l’entreprise pour l’aider. Et l’accompagnement des personnes en cumul emploi chômage fera l’objet d’une prestation particulière pour les aider à retrouver un emploi durable que Pôle emploi confiera à des opérateurs privés.

     

  • Les compagnies aériennes vont-elles causer leur propre crash ?

    Alors que se tient le salon de l’aéronautique Paris Air Show, la question climatique est passée sous silence. Bertrand Piccard estime que les compagnies aériennes devraient devenir actrices du changement en compensant systématiquement leurs émissions, plutôt que  de risquer d’en être les victimes.

    Bertrand Piccard psychiatre et aéronaute suisse. Il a fait le tour du monde en avion solaire pour démontrer qu’un transport sobre en carbone était envisageable, et travaille sur la question du changement climatique au sein de la fondation qu’il préside, Solar Impulse Foundation.

    Il y a deux façons de répondre à l’adversité : tenter de s’y opposer le plus longtemps possible ou l’embrasser pour se l’approprier et la contrôler.

    S’y opposer, comme Kodak face à l’avènement de la photographie digitale, jusqu’à disparaitre dans une faillite colossale ; comme les banques suisses dans les années 1990 qui ont envoyé balader le Congrès juif mondial lors de la crise des fonds en déshérence avant d’être condamnées à payer des milliards de dollars de pénalités ; comme les constructeurs automobiles qui ont snobé la voiture électrique, mais qui courent maintenant derrière le succès de Tesla sans parvenir à rattraper leur retard. Ils ont tous résisté sans comprendre que cela allait causer leur perte.

    Taxer le kerosène, un incontournable

    L’autre attitude consiste à diriger le changement comme un maître stratège qui a toujours un coup d’avance sur la vie et la fait ainsi évoluer dans une direction qui lui est plus favorable. Si les compagnies aériennes l’avaient compris, c’est elles qui spontanément introduiraient la compensation carbone sur chaque billet vendu. Pourquoi ? Parce que les grèves pour le climat et l’exemple de Greta Thunberg, en mobilisant la jeunesse, ont déclenché un phénomène nouveau : « la honte de prendre l’avion », le flygskam en suédois. Dans certaines régions l’impact sur le taux de remplissage des vols commence déjà à se faire sentir. Et cela ne peut aller qu’en augmentant, alors que de nombreuses figures politiques en Europe soutiennent désormais l’interdiction des liaisons aériennes nationales au profit du train. Certains pays, comme les Etats-Unis, le Brésil, le Japon, la Norvège, ou encore la Suisse ont déjà commencé à taxer le kérosène pour les vols intérieurs. Dans le cas de la France, c’était d’ailleurs une des revendications des « gilets jaunes » : comment oser taxer davantage le diesel des travailleurs au SMIC sans s’attaquer au privilège dont jouit l’aviation ?

    On voit bien aujourd’hui qu’il n’y a pas besoin d’obtenir un consensus mondial pour agir. On peut déjà commencer à l’échelle nationale. Les avions seront bien obligés de ravitailler même dans les pays qui seront les seuls à taxer le kérosène, car cela serait encore beaucoup plus cher de transporter à l’aller le carburant du retour. Quant à l’argument pessimiste prétendant que les passagers se rendront à l’étranger pour prendre un vol moins cher, je n’y crois pas une seconde : le trajet pour s’y rendre coûtera plus cher que les quelques euros économisés.

    Alors, résister le plus longtemps possible au risque de passer pour des pollueurs irresponsables et perdre des parts de marché face à d’autres moyens de transport, ou au contraire prendre le problème à bras le corps ? Par une simple décision administrative, l’industrie aéronautique pourrait très bien compenser intégralement ses émissions de CO2. L’offset du gaz carbonique consiste à financer la baisse des émissions dans un autre secteur où il est plus facile de le faire, comme l’assainissement de vieilles usines, le remplacement de centrales au charbon par des centrales au gaz, la reforestation ou l’installation de champs solaires et éoliens. Des organisations le permettent déjà pour des passagers qui, sans y être forcés, payent leur offset carbone, mais cela ne suffit évidemment pas. Il est urgent que les compagnies aériennes s’y mettent elles-mêmes à grande échelle.

    La compensation, un coût modeste

    Combien cela leur coûterait-il ? De 4 euros par passager de classe économique sur un vol européen à 200 euros par passager en classe affaire sur un vol transocéanique. Les marges étant faibles, les compagnies devront répercuter une partie de ces montants sur le prix des billets, ce qui passerait totalement inaperçu puisque les politiques tarifaires font varier les prix du simple au quintuple suivant le moment et le lieu où l’on achète son billet. Quand deux passagers du même vol ont payé leur billet, l’un 25 euros et l’autre 250 euros, qui va remarquer qu’il y a quelque part 4 euros d’offset carbone ?

    Ce faisant, les compagnies aériennes seraient perçues comme responsables, et, encore plus que cela, elles déculpabiliseraient leurs clients. De quel meilleur marketing pourraient-elles rêver ? Le secteur de l’aviation ne serait plus considéré comme un coupable mais deviendrait acteur dans la lutte contre le changement climatique, dans laquelle chacun doit prendre sa part de responsabilité.

    Bien entendu, ce mécanisme doit aller de pair avec une réduction des émissions du secteur aérien. Il est nécessaire d’innover constamment dans des matériaux plus légers, des moteurs plus performants voire hybrides, des biocarburants, ou encore dans l’amélioration des plans de vol afin de minimiser la consommation de chaque trajet. Je sais bien qu’il serait impossible de voler sans émettre le moindre gramme de CO2, à l’instar de Solar Impulse. Sur ce point, l’industrie a déjà fait beaucoup puisqu’aujourd’hui, un vol produit moitié moins de CO2 que le même vol trente ans plus tôt. Mais nous devons aller encore plus loin : pour toutes les émissions restantes, la compensation carbone permettrait aux compagnies aériennes de neutraliser entièrement leur impact sur la planète.

    Des objectifs de réduction d’émission irresponsables 

    L’OACI, l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile, rétorquera qu’elle a pris les devants dès 2017 avec le système CORSIA. De quoi s’agit-il ? D’un engagement à plafonner les émissions du secteur aérien au niveau de 2020 et de ne compenser que ce qui dépassera ce niveau. Oui, vous avez bien lu. Alors que tous les pays essayent de baisser leurs émissions en dessous du niveau de 1990, l’aviation, elle, a pris une date future comme référence, en se permettant d’augmenter encore ses émissions d’ici là, et de s’y maintenir. Quelle supercherie déguisée en prise de responsabilité…

    Je prends beaucoup l’avion et j’aime ce mode de transport. Je compense volontairement les émissions carbone de mes vols, mais cette pratique encore marginale doit désormais être généralisée par les compagnies aériennes. Si l’industrie aéronautique continue à se défiler, à essayer de passer entre les gouttes, elle n’échappera pas à l’orage. La « honte de l’avion » va lui coûter de plus en plus cher, les changements réglementaires ne l’épargneront pas et les gouvernements lui imposeront les taxes qu’elle aura refusé de mettre elle-même en place. Elle aura perdu du temps, de l’argent et du capital sympathie. Et nous, nous aurons gagné quelques mégatonnes de CO2 en plus dans l’atmosphère…

    Bertrand Piccard

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Les divisions persistent sur le financement du budget de la zone euro

    Les ministres européens des Finances ont trouvé un accord sur un  budget de la zone euro, mais son envergure est bien en deçà des attentes françaises et presque tous les aspects de ce dossier, y compris la source de financement, continent de diviser.

    Les partenaires de la zone euro n’ont pris aucune décision supplémentaire pour renforcer l’union économique et monétaire, malgré les encouragement à agir de la Commission européenne et du FMI à agir avant que ne frappe la prochaine crise financière.

    Après deux ans de croisade politique menée par la France, six mois de discussions entre les ministres des Finances et un torrent d’avertissements de la part des experts et universitaires sur la nécessité de compléter l’union économique avec un pilier budgétaire, l’Eurogroupe n’est pas parvenu ce 14 juin à s’accorder sur un véritable budget de la zone euro.

    Les orientations édulcorées adoptées par les dirigeants en décembre dernier avaient déjà signé le renoncement au véritable budget de la zone euro.

    À cette époque, un groupe emmené par les Pays-Bas avait accepté d’ouvrir les discussions seulement si la nouvelle réserve budgétaire était dépourvue de tout rôle de stabilisateur. Les dirigeants avaient aussi limité sa puissance aux ressources provenant du cadre financier pluriannuel (CPF), le budget de l’UE à long terme. Dans ce contexte, certaines estimations évaluaient cette réserve à 17 milliards d’euros.

    Aucun progrès

    Après 15 heures de négociations, les Pays-Bas et d’autres ont continué à s’opposer à toute extension des sources de revenus. La Haye et comparses voulaient aussi mettre l’accent sur la dimension de soutien plutôt que sur celle d’investissement, défendue par la France, l’Espagne, le Portugal ou la Commission.

    Les décideurs de la zone euro ont reconnu que les progrès réalisés étaient loin de ceux qui étaient nécessaires.

    « D’une certaine manière, c’est vrai que ce ne sont que de petites étapes », a admis le commissaire aux affaires économiques, Pierre Moscovici. Il a toutefois déclaré que la décision « ouvre la porte » à d’autres progrès pour atteindre un véritable budget de la zone euro.

    « C’est le meilleur accord que nous pouvions trouver dans l’état actuel des choses », a-t-il ajouté, ciblant les Pays-Bas. Pierre Moscovici a souligné le « symbolisme » des mesures prises.

    Le Maire enthousiaste

    Ses commentaires ont été ignorés par son compatriote et grand défenseur d’un budget de la zone euro, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.

    « Nous avons un budget de la zone euro », a déclaré ce dernier devant les journalistes. Selon lui, les conclusions de l’Eurogroupe correspondent aux engagements pris par Emmanuel Macron durant sa campagne.

    « C’est une mini-révolution… un véritable changement », a assuré Bruno Le Maire, qui fait campagne pour devenir le prochain commissaire français.

    Pourtant, l’idée première du président français était d’avoir un budget de la zone euro « équivalent à plusieurs points de PIB » de la zone euro. Un résultat dont on est pour l’heure bien loin.

    Le ministre des Finances a donc souligné qu’il était conscient que « du chemin restant à parcourir » par rapport au financement du budget. Pour lui, l’idée est de commencer petit à petit et de donner au nouvel instrument « le potentiel de croître au fil du temps. »

    Refiler la patate chaude

    Selon des sources de l’UE, ces commentaires contrastent totalement avec ce qu’il s’est passé dans la salle de réunion. Autour de minuit, la France et les pays favorables à un budget de la zone euro avaient déjà compris que peu de progrès seraient atteints durant la rencontre de l’Eurogroupe.

    Selon Mario Centeno, président de l’Eurogroupe, les chefs d’État doivent fournir des lignes directrices sur la source de financement, le volume du fonds ou les objectifs à financer.

    Ceux favorables à un budget de la zone euro, comme Pierre Moscovici ou la ministre espagnole des Finances, Nadia Calviño, ont trouvé du réconfort dans le fait que rien n’a été exclu et que le futur instrument pourra toujours jouer un rôle de stabilisateur pour amortir les chocs économiques.

    Malgré des progrès limités, Nadia Calviño s’est dite convaincue qu’un jour il existerait un budget pour la zone euro, étant donné qu’il s’agit d’un instrument budgétaire « essentiel » complétant l’union économique et monétaire.

    Elle doute toutefois du fait que les dirigeants revoient les termes établis en décembre étant donné que le programme du sommet des 20 et 21 juin est déjà bien chargé et sera dominé par la nomination aux hauts postes de l’UE.

    CFP

    Les discussions se poursuivront au niveau ministériel et technique, dans le but de trouver un accord avant la clôture du CFP (2021-2027), probablement durant le premier trimestre de l’année prochaine.

    Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a souligné que son pays était prêt à tout pour conclure un accord durant la présidence allemande de l’UE, qui aura lieu à la deuxième moitié de 2020.

    Olaf Scholz a adhéré aux conclusions optimistes de Bruno Le Maire, mais s’est montré moins enthousiaste. « Personne ne s’attendait à ce que nous en soyons encore là » un an après l’accord passé entre la France et l’Allemagne à Meseberg pour renforcer la zone euro.

    Pas de SEAD

    L’Eurogroupe n’a pas non plus avancé sur un des gros dossiers en suspens : le Système européen d’assurance des dépôts.

    Après six mois de discussions techniques, l’Allemagne continue de faire obstacle. Berlin a passé plus de cinq ans à s’opposer à la mutualisation des dépôts jusqu’à ce que les risques diminuent davantage. Pourtant, les prêts « toxiques » dans l’UE ne représentent que 3,3 % du total.

    Pierre Moscovici et le directeur du Mécanisme européen de stabilité, Klaus Regling, ont exprimé leur déception vis-à-vis de ce manque d’avancées.

    Les ministres des Finances n’ont réussi que la réforme du mécanisme européen de stabilité.La révision du mécanisme lui permettrait d’apporter un soutien au fonds de l’UE destiné à résoudre le problème des banques en difficulté afin qu’elle ne perde jamais leur capacité maximale d’environ 60 milliards d’€ en cas de crise bancaire comme en 2008. De nouvelles fonctionnalités ont également été ajoutées pour aider les États membres en détresse avant qu’ils ne demandent un véritable programme de renflouement.

    La conclusion du processus de renforcement de l’Union économique et monétaire, qui a duré deux ans, est cependant loin de solidifier les défenses de l’euro contre une future crise.

    Le 9 mai 2010, après près de 10 heures de discussion, les ministres de la zone euro s’étaient mis d’accord sur l’embryon du MES. À cette époque, l’Europe était en pleine crise. La monnaie unique devra probablement attendre la prochaine récession pour se rapprocher de l’âge adulte. Et certains pensent que la prochaine grosse tempête risque d’arriver plus tôt que prévu.

    Jorge Valero