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  • La France face une vague de chaleur exceptionnelle

    Ruées sur les ventilateurs, fontaines temporaires dans les villes, accompagnement des plus vulnérables: une canicule d’une précocité sans précédent a démarré sur la France, avec des températures qui pourraient dépasser dans la semaine les 40°C.

    Cette vague de chaleur exceptionnelle venant du Maghreb et d’Espagne ravive le souvenir de la canicule d’août 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes, en grande majorité des personnes âgées.

    L’alerte canicule niveau « orange » a été déclenchée pour Paris et ses départements limitrophes ainsi qu’en Seine-et-Marne, selon Météo-France qui s’attend à ce que d’autres départements passent à ce niveau lundi.

    « C’est une canicule sans précédent de par sa précocité pour un mois de juin, et ce depuis 1947 », a affirmé à l’AFP Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo-France.

    – Records en vue –

    D’après lui, des records de chaleur vont être établis pour un mois de juin et même « localement tous mois confondus ».

    Le jour le plus chaud se situera « entre jeudi et vendredi… ça va atteindre les 40°C ou les dépasser localement », a-t-il indiqué.

    La canicule « devrait s’étendre au week-end, au moins sur une large moitié du sud-est », selon le prévisionniste.

    Lundi, les très fortes chaleurs (entre 35°C et 38°C) séviront entre Loire et vallées du Massif Central, la vallée du Rhône et l’arrière-pays provençal, pour gagner mardi le nord-est, avant de s’étendre entre mercredi et jeudi sur une grande partie de l’ouest du pays.

    « Ilots de chaleur » urbains, Paris et Lyon souffriront particulièrement, marqués par les sols artificiels, peu d’arbres et des activités humaines importantes.

    La Ville de Paris a d’ailleurs activé dès dimanche le niveau alerte orange et annoncé une série de mesures de prévention.

    Il est ainsi possible pour les seniors et les personnes malades de s’inscrire, par un appel téléphonique au 3975, au fichier « Chalex » pour qu’elles soient « contactées par téléphone pour prendre de leurs nouvelles et leur rappeler les mesures préventives face à la chaleur », selon un communiqué de la Ville.

    En cas d’urgence, un médecin bénévole et un travailleur social seront mobilisés.

    Au programme également des « salles rafraîchies » dans les équipements publics, des fontaines temporaires et brumisateurs et une ouverture nocturne, en plus d’une distribution de gourdes aux SDF, ou l’installation de ventilateurs dans les crèches et les écoles.

    Autorités publiques et dermatologues ont rappelé la nécessité de boire régulièrement de l’eau, de mouiller son corps et de protéger sa peau, notamment chez les petits (chapeau, lunettes, t-shirt à manches longues, vêtements anti-UV).

    A éviter: l’alcool, les efforts physiques, laisser un enfant seul dans la voiture, se baigner dans l’eau fraîche d’un lac en raison du risque de chocs thermiques et bien sûr… ne pas se mettre en plein soleil.

    Un « kit canicule » est diffusé auprès des crèches et des écoles rappelant les bons réflexes.

    La plateforme d’information « Canicule info service » sera accessible au 0800 06 66 66 (numéro vert) pour des recommandations sur les conduites à tenir.

    Dans le milieu du travail, la ministre Muriel Pénicaud, citée par RTL, a rappelé « la responsabilité des employeurs » qui doivent « adapter les horaires et les équipements ».

    – Canicules plus nombreuses –

    L’annonce de l’arrivée de fortes chaleurs a provoqué une ruée sur les équipements pour rafraîchir l’air, ont affirmé plusieurs distributeurs à l’AFP.

    « Les premiers produits qui sont les plus demandés sont les ventilateurs, les climatiseurs, les rafraîchisseurs », selon  groupe Fnac-Darty, tandis que Boulanger a constaté une croissance de ses ventes de plus de 400% (par rapport à d’habitude) sur « la catégorie traitement de l’air ».

    Airparif, l’Association de surveillance de la qualité de l’air, prévoit un niveau de pollution « moyen » lundi. « On a une présence d’ozone assez importante mais on n’a pas atteint de pic », a précisé l’association à l’AFP.

    Ce coup de chaud est à mettre en lien avec le réchauffement climatique.

    En France, la hausse des températures moyennes est de 1,4°C depuis 1900.

    Selon les scénarios de Météo-France, « le réchauffement pourrait atteindre 2°C à l’horizon 2071-2100 » dans le pays, voire 4°C pour le plus pessimiste. Les vagues de chaleur pourraient devenir deux à trois fois plus nombreuses d’ici le milieu du siècle.

  • Le «fabriqué en France» majoritaire mais en baisse

    Selon l’INSEE, 81% des dépenses de consommation des ménages sont d’origine française. La définition du «fabriqué en France» est toujours complexe. Elle prend en compte le poids des intrants qui ne doivent pas dépasser un certain seuil (45 ou 50%). Dans le système d’éclatement des chaînes de valeurs, la traçabilité des produits est difficile à réaliser. Ainsi, une voiture en provenance de Roumanie pourra comporter de nombreuses pièces fabriquées en France mais être considérée comme un bien importé.

    La France est dans une position intermédiaire au même titre que ses proches partenaires européens, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, pour la consommation de biens et services d’origine nationale. Les petits pays ont par définition un taux de consommation d’origine nationale plus faible. Il est de 61% au Luxembourg et de 56% en Irlande. En revanche, ce taux est élevé au Brésil (89%), aux États-Unis (89%) ou au Japon (87%). Entre 2005 et 2015, le « made in » français a reculé de 1,9 point, contre une baisse de 1,0 point en moyenne pour les pays de l’OCDE (hors Chine et Mexique).

    La dynamique est semblable au Royaume-Uni (-1,6%), au Danemark (-1,3%) et en Italie (-1,0%). Le « made in » allemand a diminué plus nettement (-3,6%), tout comme celui du Japon (- 4,0%) ou de la Belgique (-4,3%). À l’inverse, les «made in» américains (+0,8%), espagnols (+0,5%) ou suédois (+1,7%) se sont accrus sur cette période.

    La proportion du « fabriqué en France » dépend de la nature des biens et des services. Ainsi, la consommation en biens manufacturés comprend 64% d’importations. Ce taux est de 87% pour la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure. Pour d’autres biens, cette part est plus faible : 40% pour la consommation de denrées alimentaires ou de boissons.

    Fort logiquement, le contenu en importation de la consommation de services est assez faible, moins de 10% en moyenne. Néanmoins, des services peuvent inclure des produits d’origine étrangère. Un restaurant peut proposer à ses clients de la viande d’argentine ou des poissons d’Europe du Nord. Les produits importés permettent de satisfaire la consommation des ménages, mais aussi l’investissement et les exportations. Ils représentent 25% de la demande finale française en 2015, dont 11% sont portés par la consommation des ménages, 8% par les exportations et 6% par les autres postes de la demande finale (investissement, variations de stocks et objets de valeur).

    La consommation en « fabriqué en France » est plus élevée chez les personnes âgées et les cadres du fait d’une forte consommation de services (loisirs, culture, hôtels-cafés-restaurants). À l’opposé, les ouvriers et les agriculteurs allouent une plus grande part de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons qui sont moins «fabriqué en France». Les jeunes qui ont besoin de s’équiper et dont le budget est plus faible achètent davantage de produits étrangers.

    Le contenu importé des produits consommés en France provient principalement d’Allemagne (13,0%), des États-Unis (8,0%), de Chine (7,7%), du Royaume-Uni (6,7%), d’Espagne (6,5%), d’Italie (6,2%) et de Belgique (5,4%). Les produits informatiques importés proviennent essentiellement de Chine, les véhicules automobiles sont importés d’Espagne quand les équipements électroniques et optiques proviennent de Suisse. Au niveau des services, le Luxembourg fournit des produits financiers (assurance vie). Les biens du champ manufacturier sont surtout importés d’Allemagne et de Chine et les denrées alimentaires d’Allemagne, des Pays-Bas et d’Italie. Enfin, les importations de textiles proviennent à 36% de la Chine.

    La structure par type de produits diffère d’un pays à l’autre. Ainsi, le « made in » en biens manufacturés de la France est proche de 40%, comme celui du Royaume-Uni. Il est inférieur à celui de l’Allemagne et de l’Italie (50%) et à celui de l’Espagne (45%). Celui des États-Unis approche les 65%. Les partenaires français restent assez stables entre 2005 et 2015. Cependant, le contenu de la consommation française en importations chinoises augmente sensiblement (+3,9%), alors que le contenu en importations italiennes recule (-2,5%). Les contenus de la consommation française en importations japonaises (-1,0%), espagnoles (-1,2%) et britanniques (-1,1%) se replient, quand ceux en importations américaines (+0,8%), polonaises (+0,9%) ou irlandaises (+0,5%) sont en progrès. Les importations de produits allemands pour satisfaire la consommation des ménages français en équipements de transports et en activités informatiques se sont largement développées entre 2005 et 2015 (respectivement +11,9% et +12,6%), de même que les importations de pétrole raffiné des États-Unis (+7,5%). La progression des contenus de la consommation française en importations chinoises résulte notamment des textiles (+20,6%), des équipements électriques (+17,2%) et des produits informatiques (+15,9%).

  • L’Allemagne aurait-elle avantage à changer de cap économique ?

    L’Allemagne est dans le collimateur de certains de ses partenaires européens en raison de la persistance d’importants excédents extérieurs et en raison d’une politique budgétaire restrictive.

    Le comportement allemand aboutirait à affaiblir la demande interne de la zone euro. L’Allemagne semble considérer que sa politique sert ses intérêts. Or, tel n’est pas le cas car cette dernière provoque une mauvaise allocation de la richesse produite et une faible croissance. Puisque le secteur privé épargne beaucoup en Allemagne, elle conduit globalement à un excès énorme d’épargne de l’Allemagne, d’où l’accumulation d’actifs extérieurs très importants. Mais le rendement de ces actifs extérieurs est faible, plus faible certainement que celui d’investissements privés ou publics en Allemagne.

    La réduction rapide du taux d’endettement public conduit à un excès de demande pour la dette publique de l’Allemagne, d’où un taux d’intérêt à long terme d’équilibre extrêmement bas, ce. qui pose un problème sérieux dans un pays vieillissant au taux d’épargne élevé.

    L’Allemagne croit s’enrichir en réduisant son taux d’endettement public. En réalité, elle s’appauvrit avec le faible rendement de ses actifs extérieurs et le rendement nul de son épargne domestique. Depuis 2012, le solde budgétaire allemand est positif et a atteint 1 % du PIB en 2018. La dette publique qui dépassait 80 % du PIB, en 2010, n’était plus que de 57 % en 2018. La balance des paiements courants dégage depuis 2003 un excédent qui s’est élevé à 8 % du PIB en 2018.

    En raison du vieillissement de la population, le taux d’épargne a tendance à progresser en Allemagne. Il est proche de 18 % du revenu disponible brut contre 15 % en 2003. Les entreprises dégagent également de fortes capacités d’épargne. L’Allemagne dispose donc d’une épargne abondante qui, depuis la crise des dettes souveraines, n’est plus recyclée au sein des États périphériques.

    Ce changement dans les circuits de financement oblige les autres États de la zone euro à rééquilibrer leurs comptes extérieurs, ce qui les amène à pratiquer des politiques restrictives. En optant pour des obligations sans risque, les Allemands contribuent à en baisser le rendement, ce qui pénalise les épargnants et les retraités

    Ce problème est d’autant plus important que la proportion de personnes de plus 60 ans est élevée : 28 % en 2018 et 36 % en 2040. Le taux d’intérêt à 10 ans pour les emprunts d’État est négatif en juin 2019 quand il dépassait 5 % en 2003. L’écart entre le taux d’intérêt et le PIB atteint près de deux points depuis cinq ans.

    Par ailleurs, l’allocation de l’épargne est défavorable aux investissements, tant en Allemagne qu’au sein de la zone euro. Les investissements des entreprises sont, pour l’Allemagne, inférieurs d’un point de PIB en 2019 à ceux d’avant la crise de 2008. L’investissement public en 2018 est de 2,2 % du PIB en Allemagne, et de 2,75 % en zone euro hors Allemagne contre respectivement 2,5 et 4 % en 2007.

    La rigueur allemande serait sur le long terme contreproductive. En effet, en n’investissant pas, le pays met en danger la croissance des prochaines années. Les Allemands en optant pour des produits de taux à faible rendement réduisent leur pouvoir d’achat et empêchent un recyclage optimal des capitaux au sein de la zone euro. De ce fait, le Gouvernement aurait tout intérêt à accroître les dépenses d’investissement et à inciter les entreprises allemandes à le faire également dans leur pays mais aussi dans les autres États membres.

  • Rencontre avec Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat, sur le SNU pour les jeunes Français de l’étranger

    Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’éducation nationale, en charge de la jeunesse a répondu aux questions de notre partenaire La French Radio

    Plusieurs questions et en particulier celle du SNU, le Service National Universel, qui vise les jeunes Français(e)s de 16 à 18 ans. Quid des Français de l’étranger, de la possibilité pour elles et eux de s’impliquer. Les réponses de M. Attal mettent en avant les difficultés logistiques de se rendre au service national en France, des options envisagées pour étendre ce SNU aux Français à l’étranger et de faire collaborer les ambassades et instituts français, etc.

     

    Gabriel Attal, bonjour, vouss êtes Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’éducation nationale, en charge de la jeunesse,  vous êtes à Lisbonne depuis le 22 juin pour participer à la conférence mondiale des ministres de la jeunesse sous l’égide de l’ONU. Alors quel était cette année le thème de cette conférence à Lisbonne ?

    Cette conférence qui regroupait des ministres du monde entier avait vocation, 21 ans après une précédente conférence ici même à adopter une déclaration sur les jeunes dans le multiculturalisme. Comment est ce que dans l’ensemble des enjeux qui sont abordés par les Etats comme le changement climatique, la lutte contre les discriminations, la transition numérique, les jeunes sont au cœur de cette stratégie ? Comment arriver à faire intégrer les jeunes à des décisions qui

    Gabriel Attal au micro de la French Radio

    les impacteront plus longtemps que les autres ? Comme l’a dit le Secrétaire Général de l’ONU, il ne s’agit pas de leur laisser une place sur la table mais d’être dans la décision. Nous avons adopté une déclaration qui sur l’ensemble de ces sujets de développement durable insiste sur la place et le rôle des jeunes. Quelques exemples : les jeunes ont un rôle essentiel de médiateurs dans la résolution  des conflits dont ils ne doivent pas être les victimes. Il faut mettre en valeur le rôle de la jeunesse sur la résolution des conflits. Sur le changement climatique c’est une cause générationnelle, l’ONU disait d’ailleurs que c’était un multilatéralisme par essence, c’est-à-dire que quand il s’agit de se coordonner entre Etats sur une problématique mondiale sans frontières, les jeunes dans leur ADN ont cette préoccupation. Nous avons vu des jeunes se mobiliser partout dans le monde sur la question climatique. Au Portugal ils étaient très présents, en France également et je me suis rendu à des manifestations. La question de la jeunesse doit être mise à l’agenda des Nations Unies et du multiculturalisme. Cela avance notamment au forum jeunesse de l’ONU à New-York.

     

    Nous en sommes au premier test du SNU, qui va se tenir pendant un an et ensuite cela devrait se généraliser à l’ensemble de l’Hexagone, et des départements d’Outre-mer. Il semble que les Français de l’étranger soient exclus. Un exemple concret : je réside au Portugal, Français(e) entre 16 et 18 ans, suis-je ou vais être concerné par le SNU sachant qu’actuellement cela semble très compliqué en tant que résidant à l’étranger ?

     

    Je vais répondre à votre question. D’abord les objectifs : qu’une génération, dans l’Hexagone et les territoires ultra-marins, se retrouve autour des valeurs de la République avec des jeunes qui viennent d’horizons sociaux, géographiques, parfois culturels radicalement différents mais qui finalement découvrent ce qu’ils partagent et se forgent un destin commun. Cela manque en France, un pays traversé ces derniers mois par des fractures comme la crise des gilets jaunes tandis que pour la jeunesse, une partie est intégrée dans la mondialisation et d’autres sont beaucoup moins à l’aise, se cherchent. Nous voulons susciter l’engagement. Nous avons besoin d’une jeunesse qui s’engage, qui fait du bien à soit même mais aussi à la collectivité, qui se pose les bonnes questions. Cela a démarré cette année avec une phase pilote, à terme cela concernera 800 000 jeunes, nous sommes pragmatiques et faisons une phase pilote. Sur la participation des jeunes expatriés, quand le service militaire existait, les jeunes expatriés n’étaient pas appelés à ce service, ils devaient le faire si ils remettaient un pied en France pendant la période d’appel. Pas d’obligations sinon. Cela a été remplacé par la journée d’appel à la défense qui n’est pas obligatoire pour les jeunes expatriés. Devons nous rendre obligatoire le SNU ? La réponse est non, je ne veux pas créer de charges lourdes pour des expatriés dont la situation est différente. Cela a un coût, une logistique pour faire venir son enfant en métropole, en revanche, je donne la possibilité à des familles qui souhaiteraient que leur enfant puisse participer au SNU, qui auraient par exemple prévu de revenir en France, à l’occasion de vacances par exemple et dont l’enfant souhaite participer au SNU, qu’ils aient l’occasion de le faire. Ce sont des Français et ils pourront, à terme, le faire sans problème.

     

    Donc cela pourrait laisser entendre que pendant les vacances l’enfant puisse faire le SNU et à son retour serait il possible alors d’aller travailler dans une société ou une association française pour continuer l’esprit du SNU ?

    Oui effectivement il y a une phase de cohésion qui est expérimentée, les jeunes métropolitains sont encadrés avec des formations de deux semaines dans un environnement encadré  SNU et deux semaines dans leur région d’origine  et ils feront une mission d’intérêt général auprès par exemple des pompiers. Je souhaite que tous les jeunes Français puissent s’engager y compris quand ils résident à l’étranger. Donc avec Jean-Yves Le Drian nous travaillons sur comment les ambassades, les instituts français et les lycées français pourront organiser des parcours citoyens avec des associations permettant à des jeunes d’avoir des engagements dans le pays où ils résident en plus des deux semaines en métropole. Cela sera plus des associations que des entreprises car le SNU n’est pas un travail, c’est l’intérêt général et nous réfléchissons sur cette question pour les Français de l’étranger.

     

    Une question un peu plus personnelle, vous avez été Français de l’étranger entre 2009 et 2010, deux ans, à Rome auprès du Directeur de la Villa Medicis. Que retenez vous de cette expérience à l’étranger ?

     

    Une expérience formidable dans un très bel établissement qu’est la Villa Medicis à Rome, une expérience de vie dans un autre pays que la France, s’interroger, gagner des expériences, je souhaite cela à tous les jeunes via notamment un doublement du budget Erasmus, l’opportunité de passer un temps long dans un autre pays européen. J’ai trouvé une communauté française à la fois intégrée à la vie romaine mais profondément, contrairement aux clichés, attachée très fortement à la France. Le fait parfois de s’éloigner renforce l’attachement à la France.

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  • Sophie Manaches, l’art de l’instantané

    Sophie Manaches est l’une de ces parisiennes que l’on croise dans le métro un crayon à la main, penchée sur son carnet de croquis, dévisageant les passagers les uns après les autres. Les visages l’inspirent. Un nez, un menton, un ovale, elle est happée par un détail, alors vite, elle sort son matériel, et elle croque.

     

    Elle ne dessine que d’après modèle vivant. Pourtant, ses personnages sont immédiatement reconnaissables – on pourrait même croire qu’elle emploie toujours le même modèle. Ses cahiers regorgent de portraits à la fois semblables et particuliers, des hommes, des femmes, habillés, nus, costumés, maquillés, Sophie aime le burlesque, le décalage, et son art évoque ainsi l’univers du jeu, du spectacle, où le travestissement est une autre manière d’être soi. Elle fréquente assidûment les ateliers de modèle vivant de Paris, fascinée par les poses lascives et les déguisements – une couronne de fleurs, une draperie bigarrée, et parfois rien, le corps nu, à vif, loin de toute idéalisation. 

    Elle recherche l’éphémère ; la rapidité d’une expression, d’un geste, la forme d’un corps en torsion. Ses personnages, toujours colorés, ont quelque chose de fragile. Capturés dans l’instant, à travers un trait solide et expressif, ils semblent sur le point de disparaître. De s’évaporer dans la feuille de papier pour retourner, comme ils sont apparus, à l’anonymat du métro.

     

    Découvrez les œuvres originales de Sophie Manaches sur 

  • San Francisco et Lisbonne : 3 français de l’étranger mettent les 2 villes en livre

    D’un côté le Golden Gate Bridge, de l’autre le pont du 25 avril. San Francisco et Lisbonne ont ce pont en commun, mais pas que… Marie Chivot-Buhler, éditrice, Aurélien Chivot et Béatrice Bloomfield, graphistes, alias Float ont décidé de créer un livre illustré sur ces deux villes jumelles qui s’intitule : SF LX, un livre illustré sur deux villes jumelles.

    Cette idée est venue d’une conversation qui ne cessait de revenir à chaque fois : ” Lisbonne est la petite soeur de San Francisco. Ces deux villes se ressemblent tellement. Le pont, les trams, le surf, la tech… “. Eureka, et si ils rassemblaient leur savoir-faire pour confectionner un bel objet qui met en lumière les ressemblances mais également les différences entre les deux villes qu’ils affectionnent tout particulièrement. SF LX Book vient de naître.

    Mais pour que le projet puisse vraiment aboutir, les trois jeunes entrepreneurs ont besoin d’un coup de pouce financier. C’est pourquoi ils lancent une campagne de financement participative, qui prendra fin le 1er juillet, sur le site Kickstarter, car pour mener à bien leur projet ils ont besoin de 10 000€ ! Pour les dons c’est par ici.

    La sortie de ce livre est prévue pour cet automne, ils comptent sur vous !

    Écoutez l’interview de Marie, l’éditrice, dans le podcast de notre partenaire

  • Les Vingt-Huit échouent à s’accorder sur le nom du remplaçant de Juncker

    Divisés, les dirigeants de l’UE ne sont pas parvenus à un accord sur les hauts postes de l’UE, et ont décidé de repousser le choix du futur président de la Commission au 30 juin, lors d’un nouveau sommet.

    Les Vingt-Huit sont encore loin d’un accord sur le nom du prochain président de la Commission européenne, après une nuit de négociation à Bruxelles. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré aux journalistes après la réunion que les dirigeants se réuniraient à nouveau le 30 juin pour un dîner de travail.

    « Le Conseil européen a eu une discussion approfondie sur les candidatures en tenant compte de mes consultations et des déclarations que j’ai faites au sein du Parlement européen. Il n’y a de majorité pour aucun candidat », a déclaré Donald Tusk aux journalistes. « Le Conseil européen a convenu de la nécessité d’une équipe reflétant la diversité de l’UE », a-t-il ajouté.

    « Je suis heureux de voir que je ne suis pas facile à remplacer », a plaisanté l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a déclaré qu’il ne serait pas plus facile d’obtenir un accord le 30 juin « mais cela doit être fait ».

    Lors d’une conférence de presse de quelques minutes vendredi à 2 heures du matin, Jean-Claude Juncker et Donald Tusk ont tous deux évité de mentionner le détail des négociations.

    Aucun progrès

    Interrogé sur les progrès réalisés au cours des quatre heures de discussion, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a répondu qu’il n’y en avait aucun.

    « C’est souvent plus rapide de choisir un Pape », a ironisé Leo Varadkar, Premier ministre irlandais.

    Faisant écho à la position d’autres dirigeants, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu’en « toutes circonstances, nous voulons un accord global avec le Parlement [européen] et le Conseil [européen] avant la première séance du Parlement […] tout le monde était d’accord là-dessus ». Le nouveau Parlement européen doit commencer ses travaux à Strasbourg avec sa première session le 2 juillet.

    Les vingt-Huit s’efforcent de parvenir à un accord global tenant compte des résultats des élections européennes, tout en respectant les équilibres de genre, de nationalité, entre grands et petits pays, etc.

    Le PPE, qui est sorti vainqueur des dernières élections, défend son droit à choisir le prochain président de la Commission selon le système de spitzenkandidaten. Mais les dirigeants socialistes, libéraux et verts au Conseil européen et au Parlement ont rejeté cette logique et refusé de soutenir Manfred Weber, le candidat du PPE à la présidence de la Commission.

    La chancelière allemande Angela Merkel a toutefois fait du respect du système des spitzenkandidaten un premier pas vers la création de listes transnationales pour les élections européennes, une proposition que la France défend.

    Les commentaires d’Angela Merkel visaient à réduire les divergences de vues entre la France et l’Allemagne, qui minent le processus de nomination. Le président français Emmanuel Macron est en effet le principal opposant au processus Spitzenkandidaten et, en particulier, à la candidature de Manfred Weber.

    « Je ne mets pas mon veto aux candidats parce qu’ils appartiennent à un parti politique », a déclaré Emmanuel Macron qui explique que ses réserves à l’égard de certains candidats sont fondées sur le manque de compétences requises pour le poste. En ligne de mire, l’absence d’expérience gouvernementale du candidat allemand.

    « C’est le système défendu par les partis politiques qui a été contesté aujourd’hui », a déclaré le président Macron, « ce n’est pas une question franco-allemande ».

    Le désaccord entre Berlin et Paris a pourtant bloqué toute avancée sur les nominations. L’Allemagne et la France « n’imposeront aucun accord aux 26 autres États membres », ont expliqué des sources de l’Élysée, mais un accord entre les deux gouvernements sera nécessaire pour avancer sur la question de postes clés de l’UE.

    Alexandra Brzozowski, Alicia Prager, Beatriz Rios, Florence Schulz et Jorge Valero

    traduit par Cécile Barbière

    Un article publie sur le site de notre partenaire

  • USA – IRAN : une opération annulée in extremis

    Le président américain a annulé au dernier moment l’opération alors qu’avions et bateaux étaient en position, rapportent le « New York Times » et ABC News.

    La provocation de trop? Dans la nuit du jeudi au vendredi 21 juin, la tension entre l’Iran et les États-Unis a bien failli atteindre un point de non-retour.

    Selon des informations du New York Times, corroborées ensuite par ABC News, Donald Trump avait approuvé tout un ensemble d’attaque à l’aube sur un certains nombre de cibles iraniennes, comme des radars ou des batteries de missiles, avant de se raviser. Comme le relate les médias américains, bateaux et avions étaient en position, quand le président a finalement décider de ne pas conduire l’opération à son terme.

    Selon les différentes sources interrogées par le NYT et ABC News, les raisons pour lesquelles Donald Trump a décidé de se raviser “ne sont pas claires”. ou si des enjeux logistiques ou stratégiques sont en cause. Aucun missile n’a été tiré, a déclaré un représentant de haut rang de l’administration, cité par le journal.

    La Maison Blanche et le Pentagone ont refusé de commenter cette information.

    Dans la journée de jeudi, les relations entre Washington et Téhéran s’étaient tendues encore un peu plus après la destruction d’un drone américain par l’Iran.Le locataire de la Maison Blanche avait lui-même assuré dans la journée sur Twitter, qu’il s’agissait d’une “très grosse erreur”.

    Dans un communiqué publié ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères iranien assure disposer de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu’affirme Washington qui assure que l’engin se trouvait dans l’espace aérien international.

    Les États-Unis ont eux choisi d’interdire les vols commerciaux américains dans la zone où a été abattu son drone. Pour l’Administration aéronautique fédérale américaine, ces restrictions sont justifiées par une “augmentation des activités militaires et la tension politique croissante dans la région, qui représentent un risque pour les opérations de l’aviation civile américaine” accompagné d’un risque d’“erreur d’identification”.

  • La 3 ème levée de fond de l’histoire pour une Start-up française

    Inconnue du public, les app et les sites français Meero sont pourtant un des plus gros succès français et la société grossit à vue d’œil.

    La start-up propose des outils on-line et des services numériques pour les photographes professionnels, elle a annoncé cette semaine une troisième levée de fond record, trois ans seulement après sa création.

    Moins d’un an après une levée de 45 millions de dollars, Meero obtient 230 millions de dollars lors d’un nouveau tour de table mené par Eurazeo Growth et Prime Ventures. C’est tout simplement la plus importante levée de cette année et la 3e plus importante de l’histoire de la FrechTech (seuls Parrot et OVH ont fait mieux avec respectivement 300 et 250 millions d’euros).

    Avec cette levée, Meero rejoint le clan des « licornes » françaises, ces entreprises non cotées valant plus d’un milliard de dollars.

    « Ce nouveau financement va permettre à Meero de continuer à asseoir sa mission dans le monde de la photographie », explique l’entreprise à BFM Business. A savoir, comme ils l’indiquent dans le communiqué de presse « proposer aux photographes des revenus d’appoint, via des missions pour le compte de marques, et bientôt de consommateurs, des outils pour simplifier leur gestion quotidienne du métier mais également les aider à se former et s’inspirer ».

    « Cela va également donner à la start-up l’opportunité d’accélérer le développement de ses services dédiés à la communauté des photographes. D’abord avec la suite d’outils mymeero (comptabilité, CRM, marketing…) destinée à faciliter la gestion de leur activité. Puis avec un panel de solutions destiné à les accompagner dans leur quotidien… », peut-on lire dans le communiqué de presse.

    Un marché de 80 milliards par an

    Enfin, ces fonds vont lui permettre de parfaire ses technologies d’édition automatique et d’enrichissement de contenu, basés sur l’intelligence artificielle. L’équipe “tech”, aujourd’hui forte de 80 employés, entend s’agrandir jusqu’à 300 collaborateurs fin d’année prochaine.

    C’est ce qui fait la force de l’entreprise, permettre aux photographes de réduire considérablement le travail de retouche et de l’automatiser grâce à des algorithmes.

    Meero va également profiter de cette levée de fonds pour développer ses revenus additionnels en développant des services (immobilier, mariages, eCommerce…), des solutions auprès de nouvelles audiences et dans de nouvelles géographies.

    La jeune pouce se rémunère grâce aux commissions prélevées sur les missions des photographes qui proposent leur talent à des agences immobilières (photographies d’appartements, de maisons…) et des chaînes d’hôtels-restaurants et toute entreprise ayant besoin de photos de qualité professionnelles.

    La start-up  compte aujourd’hui plus de 31 000 clients dans une centaine de pays, une communauté de 58.000 photographes et prévoit notamment de proposer ses services, jusque-là réservés aux professionnels, aux particuliers. Elle prévoit de finir l’année avec 1 200 employés répartis sur ses cinq bureaux dans le monde.

    Si on ne connaît pas ses performances financières, Meero estime le marché de la photographie professionnelle à 80 milliards d’euros par an. « Nous n’avons pas encore atteint le milliard de revenus, mais nous avons l’ambition de générer 5 à 10 milliards d’ici cinq ou sept ans », indique son président fondateur Thomas Rebaud aux Echos.

  • La fête de la musique dans le monde

    Imaginée par le musicien américain Joël Cohen pour France Musique auprès de qui il collaborait, la fête de la musique tous les 21 juin à l’occasion du solstice d’été, est aujourd’hui célébrée dans des centaines de lieux à travers tout l’Hexagone.

    Jack Lang, alors ministre de la culture et figure de la mitterrandie, en fit une fête nationale en 1982. Elle est depuis internationale, présente dans les quatre coins du globe. Il est estimé qu’environ 120 pays et 350 villes y participent désormais. Tour d’horizon.

    Une cinquantaine de villes participantes en Allemagne, une présence importante à New-York

    En Allemagne, c’est Berlin, ville connue pour sa scène artistique et sa vie nocturne, qui initia la première fête de la musique, dès 1995 et en français dans le texte . Aujourd’hui, ce sont plus de cinquante villes dans tout le pays qui participent à la fête.

    Au Canada, dans la Belle Province, ce sont les thématiques des arts de la ville qui sont mis en avant à Québec . A New-York, Make Music New-York , ce sont des centaines de groupes qui font swinguer tous les quartiers de la grosse pomme.

    En Belgique, de très nombreux évènements à travers tout le Royaume . L’Ambassade de France à Pékin est également collaboratrice des fêtes de la musique, à Pékin et Shanghai notamment et organisées par des volontaires. Au Portugal, plusieurs évènements. L’UFE et l’ADFE de Lisbonne décident d’organiser ensemble la fête de la musique, avec une diffusion en direct sur la French Radio Portugal.  Aussi, l’Alliance Française de l’Algarve organise le 21 juin à 21h30, un concert de Musique Française avec le Groupe Baisers Volés. Sinon, vous pouvez toujours vous rendre dans le plus français des restaurants du Portugal « Le Rendez-Vous ».

    Un évènement populaire et gratuit

    La fête de la musique à Berlin

    L’une des raisons principales du succès national et international de la fête de la musique est son côté convivial. Organisée souvent, et cette année encore espérons-le, sous un soleil radieux, elle permet à tous les musiciens, y compris de très nombreux amateurs, de montrer l’étendue de leur talent.

    Tous les styles coexistent lors de cet évènement familial et amical, et très souvent gratuit. Le caractère itinérant de cet évènement est aussi à mettre à son crédit, il permet de retrouver sa ville d’une nouvelle manière.

    Bonne fête de la musique à tous !