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  • Heureux les malheureux !

    « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous » écrit saint Luc. Complétant cette première Béatitude avec le proverbe allemand « Heureux comme Dieu en France », un esprit simple pourrait croire que la France est un paradis. Ce qu’elle est : Les malheureux y sont plus nombreux qu’ailleurs, alors qu’elle n’a jamais été aussi riche. Tel est le paradoxe français.

    98% des Français sont heureux de vivre dans leur pays (Eurostat, mars 2018), soit plus que la moyenne européenne (91%). Pourtant, 69% des Européens ont confiance dans l’avenir, seulement 58% des Français. Le plus mauvais score avec les Italiens. Les Français sont parmi les plus pessimistes du monde, hormis les pays en guerre. Ils sont rétifs à la mondialisation (55% favorables), dubitatifs quant à  l’économie de marché (40%), rétifs à l’Etat providence (34%). Ce sont là des chiffres très bas par rapport à tous autres pays européens.

    La situation de la France est-elle si mauvaise ?

    Certes, le pouvoir d’achat individuel stagne depuis la crise de 2008. Mais jamais il n’a été aussi élevé. Serait-ce uniquement au profit des plus riches ? Quel que soit le mode de calcul, la France est le moins inégalitaire des grands pays du monde.

    La pauvreté recule constamment. La France est, parmi les grands pays, celui où le taux de pauvreté est le plus faible. Encore cela ne mesure-t-il pas tous les services gratuits ou quasi gratuits de l’Etat Providence le plus généreux du monde. Jamais les dépenses sociales n’ont été aussi élevées.

    Que l’on observe les dépenses de santé, l’espérance de vie, les retraites, les études universitaires, les allocations sociales, les indemnités de chômage, toutes les données confirment que les 34% du PIB auxquelles correspondent les prestations sociales correspondent à des maxima mondiaux. Record mondial que traduit forcément un record de prélèvements.

    Vivrait-on, en France, dans une insécurité permanente ? Le taux d’homicides par habitant y est, il est vrai, le double de la Suède : 1.2 pour 100.000 habitants contre 0.6. C’est pourtant la moyenne européenne. Un  havre de tranquillité dans le monde : Aux Etats-Unis, 5.4 ; en Russie, 11, au Brésil, 30. Jamais la France n’a été aussi peu criminogène.

    La déprime viendrait-elle de familles en décomposition ? La natalité y reste une de plus élevées d’Europe. Quant au divorce, la France reste dans une quelconque moyenne.

    Les Français deviendraient-ils plus radicaux ? Tout montre l’inverse : une France tolérante, pour les mœurs comme pour les religions. Les Français seraient-ils plus égoïstes ? Les réactions après les attentats comme après l’incendie de Notre-Dame traduit une forte cohésion nationale, et les gestes de solidarité  sont permanents, comme les engagements bénévoles et associatifs.

    Quelle est donc la cause du mal-être français, quand 70% de nos compatriotes soutenaient les revendications des gilets jaunes, qui, de ronds points en rond points ne cessaient de proclamer leur désespoir, seulement réduits au silence par des actes violents ?

    Le sociologue Hervé le Bras, comme la Revue des Sciences humaines, ont étudié ce « paradoxe français », celui d’un pays qui va bien et de Français malheureux. Ils montrent que les Français n’ont pas conscience du « paradis » dans lequel ils vivent par rapport aux autres pays. Soit.

    Mais peut-être ont-ils conscience de quelque chose qui va au delà des chiffres.

    Cette génération pense être la dernière à vivre mieux que la précédente. Tous ces avantages, combien de temps encore ? Est-il encore vrai que les études, que le travail, paient ? La République récompense-t-elle l’effort ? L’Etat, celui qui fit la Nation, est-il si solide ?

    Soit, la vie en France est plutôt aisée, par rapport aux autres. Mais si la France va bien, c’est aussi qu’elle n’est plus en danger. Rien ne la motive vraiment. Derrière l’accumulation des commémorations, la France exprime-t-elle encore une ambition nationale ? Un grand pays ne se définit pas par la taille, mais par ses ambitions. Les Français sont déçus de tout : de l’Etat, des medias, des syndicats, des partis, des politiques, même de la démocratie. C’est dire.

    Peut-être sont-ils conscients de ce que la France, si bien dotée, gâche ses chances. A force de craintes. Les Français ont tort d’avoir peur du monde qui vient. Ils ont tort de croire que l’Etat, investi d’une autre politique, leur révélerait une voie nouvelle. Les Français sont plus novateurs que les gouvernements. Ils sont parmi les premiers à saisir les opportunités qu’offre le nouveau monde, celui de la civilisation du savoir. La France peut être la Hollande du XVIIIème : petit pays par le nombre parmi les grandes puissances, grand pays par l’audace, l’innovation, la culture. Elle en a les caractéristiques.

    Quelle peine de voir les Français pessimistes et les politiques ignorer ce que les sociétés ouvertes, mobiles, permettent de fulgurances, d’aventures, qui profitent à tous.

    Voilà de quoi se plaignent les Français : d’une société trop immobile, figée, bloquée. Il ne faut pas leur proposer le retour au passé, mais plus de mouvements, c’est à dire  de chances.

    C’est pourquoi les Français de l’étranger sont aux avant postes. Ils ont chacun une histoire individuelle à raconter. Une preuve que le succès – qui n’est pas forcément monétaire- ne vient pas du confort, ni du ressassement des frustrations, mais de la découverte.

    Le gouvernement voudrait rétablir un service national ? Il a tort. Il devrait donner la chance à tous les jeunes français, d’un « grand tour », un temps à l’étranger, comme le demandent les grandes écoles. Comment rendre heureux les malheureux ? « Heureux qui comme Ulysse /a fait un long voyage. »… Les Français ont le goût du monde, de là viendront les succès.

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Suisse et France : début de la transparence fiscale

    La Justice suisse a plié ! le Tribunal fédéral reconnaît que la Suisse ne peut plus refuser une demande de renseignements sur un contribuable français, sous prétexte que ceux-ci ne seraient pas pertinents. Selon la plus « cour suprême » suisse, c’est donc désormais au pays demandeur, la France, d’apprécier leur « pertinence vraisemblable ».

    Les transferts invisibles étaient de moins en moins facile, les points de contrôle s’étant multipliés, seules les commissions rogatoires internationales « oubliées » dans les tiroirs des palais de justice ou des administrations fiscales faisaient encore barrage aux investigations de Bercy.

    Dans un arrêt du 1er février 2019, que peu de média ont relayé, le Tribunal fédéral donne pratiquement tous les droits à la direction générale des Finances publiques françaises, y compris de savoir le mode d’imposition d’un Français en Suisse.

    C’est donc la fin du secret du forfait fiscal qui permet aux riches contribuables étrangers de ne pas payer des impôts sur leurs revenus et leurs fortunes, mais sur leur train de vie (soit l’équivalent de cinq à sept fois la valeur locative du logement occupé).

    Transparence absolue sur les contribuables de nationalité française

    Tribunal fédéral a tranché une affaire opposant Le fisc français qui avait adressé depuis le 17 décembre 2015 trois demandes d’assistance administrative à l’administration fédérale des contributions concernant un citoyen français pour les années 2010 à 2013. Bercy estime que cette personne est, en fait, un résident fiscal français au moins jusqu’en 2013. Elle s’interroge donc sur la réalité de la résidence suisse et des conditions matérielles dans laquelle elle se réalisait et si oui ou non la Suisse lui avait concédé le fameux forfait fiscal.

    les services fiscaux ont souhaité aussi accéder à  une copie des déclarations déposées, ainsi qu’à l’avis d’imposition. La demande est poussée jusqu’à obtenir les déclarations qu’auraient faites le français visé. Pour finir, la France a réclamé tous les comptes bancaires de ce contribuable dont il était directement ou indirectement titulaire ou ayant droit économique ou pour lesquels il disposait d’un pouvoir de procuration. Alors que le forfait fiscal est une vielle tradition et une prérogative de chaque canton et qui peut oui ou on l’attribuer ou non d’un forfait fiscal , la France s’octroie le droit de posséder un regard sur ce forfait.

    Une collaboration sans frontière désormais entre les deux états

    Le contribuable français (dont le Tribunal fédéral protège l’anonymat) s’oppose à l’octroi de cette assistance administrative.  le 15 novembre 2016  une première décision tombe : l’administration fédérale des contributions révèle à la France qu’il est domicilié dans le canton de Vaud, et qu’il est bien imposé à la dépense (le forfait). Les suisses communiquent même le montant de la dépense imposable ! Ainsi dévoilé, le résident suisse recourt auprès du Tribunal administratif fédéral puisque ses avocats lui ont communiqué les jurisprudences qui furent jusqu’à présent favorable au défendeur. Le 20 juin 2018,  celui-ci confirme que toutes les informations peuvent être transmises au fisc français, à l’exception de la mention selon laquelle le contribuable français est « imposé en Suisse d’après la dépense. Finalement, l’affaire est portée devant le Tribunal fédéral, qui estime que l’imposition d’après la dépense est également une information vraisemblablement pertinente pour « déterminer la résidence fiscale d’une personne physique ».

    En d’autres termes, le fisc suisse n’a plus à s’imposer de limite pour collaborer avec son homologue tricolore. Les conséquences risquent de ne pas être négligeables.

  • Tunisie : hospitalisation inquiétante du Président dans un climat de chaos

    Alors que Tunis est frappée par une attaque dont la piste dirige vers le terrorisme islamiste, le Président Béji Caïed Essebsi, BCE, a été victime d’un grave malaise et est actuellement hospitalisé.

    La Présidence de la République tunisienne a confirmé son transfert dans un hôpital militaire suite à un malaise sérieux. Malgré ce qu’a annoncé la page LREM des Français de Tunisie, le Président ne serait pas décédé.

    L’élection présidentielle de 2019 en sursis

    Si les informations sur l’élection présidentielle de 2019 sont encore incertaines, le décès où l’incapacité de BCE pourrait changer beaucoup de choses. L’élection est prévue pour novembre 2019 et à quelques mois de ce scrutin majeur, le favori, le magnat des médias Nabil Karoui, et la mécène Olfa Terras-Rambourg risquent d’être écartés.

    L’état de santé de BCE pourrait tout changer, des incertitudes demeurant en cas de vacance du pouvoir. Un scénario serait la réunion de la Cour Constitutionnelle constatant la vacance permanente du pouvoir et investissant le Président de l’Assemblée des fonctions de Président de la République par intérim, pour une période de quarante-cinq jours au moins et de quatre-vingt-dix jours au plus. Une autre possibilité, si il est estimé que le Président peut se remettre de son malaise, est que le pouvoir soit confié, pour une période de 30 jours renouvelable une fois, au chef du gouvernement.

    Le tourisme et l’économie tunisienne mises à rude épreuve

    Les récentes attaques à Tunis et les informations inquiétantes concernant le Président mettent en tout état de cause à mal une économie tunisienne déjà à rude épreuve, notamment en raison du climat sécuritaire et de la guerre civile toute proche.

    La saison touristique qui s’ouvre ne risque pas de bénéficier de ces éléments. Les Français et franco—tunisiens, très présents dans le pays berceau du printemps arabe, pourraient eux aussi pâtir de cette situation, et ce alors que le pays est vu comme un phare de la démocratie au sein du monde arabe

  • En Espagne, la royauté française s’expose dans le quartier des Lettres à Madrid

    S.A.R Anne d’Orléans, Princesse de France, a exposé le 16 juin dernier ses oeuvres des quatre dernières années, en collaboration avec la Fondation Esther Koplowitz et l’architecte Ricardo de Landaluce.
    Comme pour toutes ses expositions, une partie des fonds récoltés sera utilisée pour des oeuvres sociales.
    Cette année, c’est la Fondation Nido qui sera soutenue. Celle-ci, présidée par Andrés Aberasturi, vient en aide à des personnes atteintent de paralysie cérébrale sévère.
    La nouvelle collection a été dévoilée au coeur de Madrid dans le « quartier des Lettres »,Anne d’Orléans C/ Cenicero 11.
    Anne d’ Orléans, artiste depuis toute petite, compte plus de 20 expositions à travers le monde. Ce nouveau rendez-vous offre l’opportunité de la découvrir sous un angle différent qui dévoile sa personnalité.

    Découvrir son oeuvre

  • La francophobie, un fléau toujours présent

    Deux Françaises au Royaume-Uni ont été victimes d’agressions car elles parlaient français dans les rues. Des agressions qui ont eu lieu dans le Kent et à Londres. Ces deux jeunes femmes, installées de longue date pour l’une et en concert pour l’autre, subissent l’hystérisation de la vie politique anglaise, en pleine tempête du Brexit.

    Parlant français dans la rue, les deux françaises ont violemment été prises à partie et ont subi des propos racistes et menaçants. Plusieurs élèves du Lycée français Charles de Gaulle, parmi les plus importants du réseau français hors de France, ont également été victimes d’agressions. Notons notamment des évènements survenus en 2018 durant lesquels des élèves ont été amenés à «rentrer chez vous ».

    “Au cours des 12 mois précédant le référendum sur l’UE, un total de 3.046 crimes de haine ont été signalés à la police. Mais dans l’année qui a suivi ce vote, 4.980 incidents ont fait l’objet d’une enquête policière” selon le journal britannique The Independant.

    Une obsession francophobe en Belgique pendant la coupe du monde

    La récente Coupe du Monde, qui a vu la victoire de la France en finale pour la deuxième fois, a vu de nombreuses démonstrations francophobes en Belgique. En particulier pendant la demi-finale France Belgique qui vit la victoire des Bleus. La Fan Zone française pendant le match vit la discrète indication de la police belge qu’elle se tenait prête « au cas où ».

    A travers les réseaux sociaux en particulier, une certaine francophobie s’est montrée à jour, accusant les Bleus de tricherie, d’achats de l’arbitre, de chauvinisme. Cela n’a pas empêché une magnifique célébration populaire à Paris, dans l’Hexagone et l’Outre-mer et parmi les Français de l’étranger.

    Un French bashing particulièrement présent aux USA pendant la guerre en Irak

    Ce fut durant la guerre en Irak quand Jacques Chirac soutenait le refus d’une intervention en Irak que le « French-bashing » fut le plus présent aux Etats-Unis. Une haine qui se concrétisa jusqu’au Congrès qui rebaptisa les « French fries » de la cantine en « liberty fries ». Des manifestations de haine qui eurent lieu dans tous le pays y compris dans les très libérales New-York et Californie.

    Le racisme est malheureusement encore aujourd’hui omniprésent dans le monde. Les Français de l’étranger ne font pas exception et la vigilance est à avoir. La présence française dans le monde est universelle et largement acceptée, ne laissons pas ces malheureux exemples résumer la vie de 2,5 millions de Français à l’étranger.

  • Attentat à Tunis à proximité de l’ambassade de France

    La Tunisie est une nouvelle fois le théâtre d’attaques terroristes. Ce jeudi, un kamikaze a visé la police sur la principale avenue de Tunis, la capitale, a indiqué un policier sur place, ajoutant que deux civils et trois policiers ont été blessés. « Il s’agit d’un attentat suicide, commis à 10 h 50 », a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.

    Les autorités font également état d’une seconde explosion, cette fois à proximité d’une caserne de la Garde nationale. Quatre personnes ont été blessées dans ce deuxième attentat simultané.

    Près de l’ambassade de France

    Des morceaux de corps jonchaient la chaussée autour d’une voiture de police sur l’avenue Bourguiba, l’avenue principale, près de la vieille ville, très fréquentée par les touristes et les Tunisiens. Une des explosions s’est produite à quelques mètres de l’ambassade de France, l’autre près de la garde nationale.

    Le 30 octobre dernier, une femme s’était fait exploser sur cette avenue Bourguiba, faisant au moins 20 blessés.

  • Emmanuel Macron à la rencontre des Français du Japon

    Emmanuel Macron à la rencontre des Français du Japon

    C’est devant une foule compacte lors d’un déplacement dans le cadre du G20 que le Président de la République s’est adressé à la communauté française du Japon. Forte d’environ 15 000 personnes, majoritairement des hommes d’affaires et ingénieurs et leurs familles, la communauté vit notamment autour du très dynamique Lycée français de Tokyo que le Président Macron a mis en avant.

    Le Lycée français de Tokyoingénieurs et leurs familles, la communauté vit notamment autour du très dynamique Lycée français de Tokyo que le Président Macron a mis en avant.

    En manière d’enseignement français à l’étranger, le Président a annoncé qu’il dévoilera des mesures dans quelques semaines. Il a réaffirmé son ambition en la matière. Il a également salué la Chambre du Commerce et de l’Industrie, la deuxième plus importante au monde à travers le réseau français international.

     

    Les difficultés des Français divorcés et le drame de Tiphaine Veron

    Le Président de la République a également évoqué les difficultés des Français divorcés de leur compagne japonaise et qui ne peuvent, très souvent, plus voir leur enfant en raison du système juridique japonais. Il a aussi parlé du cas de

    Tiphaine Veron, disparue au Japon en juillet 2018

    Tiphaine Veron. Celle-ci, alors en vacances au pays du soleil levant, disparu subitement le 29 juillet dernier et n’a pas été retrouvée depuis.

    Des liens anciens, une fascination réciproque

    Sur une note plus légère, le Président a également rappelé des points communs entre les deux pays : un goût pour l’étrange, une fascination réciproque dans le domaine de l’art, une coopération concrète dans de nombreux domaines dont la défense et le commerce.

    Il a également rappelé l’importance de l’alliance Renault-Nissan, un « fleuron auquel sont attachés les salariés des deux pays ».

    Le Président a mis en avant la saison culturelle française au Japon en 2021 et la coopération sportive dans le cadre des JO de Tokyo en 2020 et Paris en 2024.

    Un partenariat dans l’espace indo-pacifique

    Emmanuel Macron a également évoqué sa volonté de mettre en place un partenariat franco-japonais dans l’espace indo-pacifique, rappelant la présence française à la Réunion, Mayotte, et la Nouvelle-Calédonie notamment. Il a souligné les inquiétudes face à la présence chinoise toujours plus forte et des volontés sur des projets concrets dans la protection de l’environnement par exemple.

    Naruhito, le nouvel empereur japonais

    La visite présidentielle se fait dans le cadre du G20 au Japon et en préparation du G7 à Biarritz en Août. L’ambition présidentielle est de lutter contre le protectionnisme et d’avoir un commerce international respectueux de l’environnement. Un message indirectement adressé à Donald Trump. Il a expliqué que le groupe Danone, très présent au Japon, sera chargé de démarcher les entreprises japonaises sur ce point.

    Le dernier voyage à l’étranger de l’actuel empereur avant son intronisation  fut en France, et notamment à Lyon qui a des liens anciens avec le Japon. La visite présidentielle et son allocution a la communauté française confirment cet attachement réciproque.

  • Report du Brevet : Que faire si votre enfant vous rejoint dès lundi sur votre lieu d’expatriation?

    De nombreuses interrogations entourent l’annonce hier du report du brevet des collèges à cause de l’épisode caniculaire qui touche le pays. Ce mardi matin Jean-Michel Blanquer en a dévoilé un peu plus sur  les conditions de participation à la session de septembre.

    Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé lundi le report des épreuves écrites du brevet des collèges en France métropolitaine en raison de l’épisode caniculaire qui touche le pays. Cet examen, qui devait se tenir les jeudi 27 et vendredi 28 juin, aura finalement lieu les lundi 1er et mardi 2 juillet. Un report qui bouscule tout le programme de certaines familles.

     

    Conscient des conséquences que peut avoir ce changement de dates, Jean-Michel Blanquer a précisé que les élèves de troisième candidats au Brevet qui auraient des « empêchements majeurs » pourront participer aux sessions de mi-septembre. Une deuxième sessions prévue « plus large que d’habitude pour tenir compte de tous les cas où les élèves n’auraient pas pu se rendre à cette nouvelle date », a détaillé le ministre. Une session de remplacement oui, mais sous quelles conditions?

    • Une session de remplacement « plus large »

    Tous les ans, une session « extraordinaire » est organisée courant du mois de septembre pour les élèves qui n’ont pas pu passer leur brevet au mois de juin. Cette année ces épreuves de remplacement sont prévues les 16 et 17 septembre.

    D’habitude, cette deuxième session est réservée aux cas bien précis  comme l’indique le ministère de l’Education nationale sur un dossier du Brevet 2018:

    « En cas d’absence, le candidat est admis, sous réserve d’un justificatif valable (maladie, accident, décès dans la famille proche) à se présenter à la session de remplacement », écrivent-il sur leur site internet.

    D’après les dires du ministre cette année les conditions d’absence devraient être donc être élargies.

    • Qu’est ce qu’un « empêchement majeur »?

    Le ministre de l’Education nationale a en effet assuré que les élèves ayant un « empêchement majeur » pourront s’inscrire à cette session, sous réserve de leur chef d’établissement, mais que « cela devra rester une exception ».

    D’après le Parisien, pourraient être considérés comme des empêchements majeurs des réservations pour des vacances ou un rendez-vous médical. Selon les informations transmises par le ministère de l’Education, un nombre de candidats à la deuxième session plus important que d’habitude sera anticipé. Rejoindre sa famille en expatriation est bien entendu aussi, donc, un empêchement majeur ! 

    Invité de franceinfo ce mardi matin, Jean-Michel Blanquer a donné un peu plus de détails:

    « Nous sommes dans des circonstances exceptionnelles, on peut comprendre que certaines familles soient dans des situations particulières parce que ce qu’il s’est passé était un peu imprévisible et j’ai demandé aux principaux de collège d’avoir une vision large de ce qu’est un empêchement; en montrant un billet d’avion ou un billet de train par exemple », a-t-il déclaré.

    Le ministre a également expliqué que « les circonstances familiales justifiées seront un critère suffisant pour passer la session de septembre ».

    • Va-t-on assister à une ruée des collégiens sur cette session ?

    Depuis l’annonce hier du report des épreuves, les réactions vont bon train sur les réseaux sociaux et les familles de collégiens sont en colère. En effet, bon nombre de parents métropolitains avaient prévu de partir en vacances ou réservé des billets de train et d’avion qui risquent de ne pas être remboursés tandis que ceux dont les enfants font les études en France alors qu’eux même sont expatriés sont tous confrontés à ce problème. Les premiers départs ayant lieu dès vendredi.

    Alors là bravo le brevet des collèges est décalé à lundi voilà qui viens ruiner l’arrivée de mes deux filles. Deux billets A/R pour la Colombie de perdu plus le prix de nouveaux billets !  ?

    Ils sont mignon a reporter le mais entre ceux qui ont prévus des vacances, ceux qui comme mon petit frère, dont les parents sont séparés, doivent aller rejoindre leur père en Afrique. Faut se rendre compte que changer les dates au dernier moment est gênant.

    Alors va-t-on assister à une ruée des collégiens sur cette session de mi-septembre? Les élèves risquent en effet d’être nombreux à souhaiter s’y présenter, mais tout dépend de la souplesse du ministère qui assure que les situations seront gérées « au cas par cas ».

    Des consignes précises et des repères ont été donnés aux chefs d’établissements selon le ministre de l’Education, qui doit dévoiler officiellement les conditions d’accession à cette session extraordinaire dans la journée. S’il a assuré comprendre la colère des familles, Jean-Michel Blanquer a également rappelé aux familles qui ont réservé des vacances dès la semaine prochaine, que la date officielle de fin des cours est le 6 juillet.

  • « Le Royaume-Uni perd son temps », s’agace Donald Tusk

    Les dirigeants européens ont écarté la perspective d’un nouveau report du Brexit à l’issue du sommet européen qui s’est achevé vendredi (21 juin), Donald Tusk, accusant le Royaume-Uni de gaspiller son délai de six mois, qui expire le 31 octobre.

    « Je crains que vous (le Royaume-Uni) ne perdiez votre temps. Je ne suis pas satisfait de cela, mais je dois accepter la réalité politique », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, aux journalistes lors de la conférence de presse de clôture du sommet.

    À l’origine, le sommet devait être l’occasion de discuter des progrès accomplis à mi-parcours du report de six mois obtenu par la Première ministre britannique sortante, Theresa May. En fin de compte, les dirigeants n’ont passé que dix minutes à discuter du Brexit, ont déclaré des sources à Euractiv.

    « Sur le Brexit, il n’y a rien de nouveau, car nous le répétons à l’unanimité : il n’y aura pas de renégociation de l’accord de retrait », a ajouté Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

    Le 20 juin, les députés conservateurs britanniques ont voté pour Boris Johnson et Jeremy Hunt au deuxième tour du scrutin pour remplacer Theresa May au poste de Premier ministre. Boris Johnson est le grand favori mais le vainqueur sera annoncé le 22 juillet.

    Tous deux ont promis de renégocier l’accord de retrait du Royaume-Uni ou de quitter l’UE sans accord le 31 octobre si les conditions ne s’amélioraient pas.

    Mais les promesses des candidats conservateurs à la direction n’ont guère de poids parmi les dirigeants européens.

    « Ce n’est pas parce que vous changez de dirigeant au Royaume-Uni que nous devons retarder les décisions », a déclaré vendredi le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. « Non, il nous faut une raison. »

    Il a ajouté que « la décision (de renégocier l’accord de retrait) ne se prend pas à Londres. »

    Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a déclaré jeudi soir à la presse que les dirigeants européens étaient « très hostiles » à toute nouvelle prolongation du Brexit, ajoutant qu’elle ne serait envisagée que pour permettre la tenue d’une élection générale ou d’un second référendum.

    La chancelière allemande Angela Merkel a toutefois adopté un ton un peu plus conciliant. « Nous reprendrons les consultations lorsqu’un nouveau Premier ministre aura pris ses fonctions au Royaume-Uni, mais nous avons réaffirmé que l’accord de retrait représentait notre point de vue », a-t-elle déclaré.

    Alors que Boris Johnson et Jeremy Hunt s’opposent catégoriquement à un nouveau référendum sur l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE, les chances d’une élection générale anticipée augmentent rapidement.

    Les députés britanniques se sont engagés à empêcher le gouvernement de faire sortir le Royaume-Uni de l’UE sans un accord, ce qui pourrait conduire le nouveau Premier ministre à perdre un vote de confiance et à être forcé d’organiser des élections dans les semaines suivant son entrée en fonction.

    Face aux journalistes le vendredi 21 juin au matin, le Premier ministre bulgare Boyko Borissov avait abordé le sujet du Brexit, en se vantant d’avoir dit de longue date que le Brexit se ferait sans accord.

    Commentant la déclaration de Boris Johnson selon laquelle le Royaume-Uni quitterait l’UE sans accord, mais avec une période de transition, il l’avait qualifiée d’« absurde ».

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Une pétition demande le retrait de la Légion d’honneur donnée à la Cheffe de l’éxecutif Hongkongais.

    Une pétition, mise en ligne le 14 juin dernier et initiée par une étudiante hongkongaise, Shuk Ying Chan, demande au Président de la République française, Emmanuel Macron et au Général d’armée Benoît Puga, Grand chancelier de la Légion d’honneur, le retrait de la Légion d’honneur donnée, par la France, à la Cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, en 2015.

     

    Cette pétition fait suite à la décision de Carrie Lam de mettre au vote une loi extrêmement controversée visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale (Fugitive Offenders and Mutual Legal Assistance in Criminal Matters Legislation Amendment Bill).

     

    Près de 2 millions de personnes, pour la plupart vêtus de noir, sont descendus dans la rue le 16 juin dernier, soit plus de 28% de la population que compte la région administrative spéciale (7,4 millions d’habitants), pour demander le retrait de ce projet de loi. Il s’agit là de la plus grande manifestation jamais organisée à Hong-Kong, juste une semaine après celle réunissant plus de 1 million de personnes, toujours opposées à ce projet de loi, et qui avait fait l’objet d’une répression violente des forces de l’ordre.

    La Cheffe de l’exécutif est intervenue pour présenter ses excuses aux hongkongais et annoncer la suspension pour une période indéfinie de cette loi, là où les manifestants en réclamaient son retrait.

     

    Plus de 160.000 personnes ont signé la pétition qui a été envoyée à Emmanuel Macron le 18 juin dernier. Extraits.
    « Compte tenu du rôle de leadership exercé par la chef de l’exécutif Carrie Lam pour faire adopter un projet d’extradition qui risque de mettre en danger les droits et libertés des résidents et des visiteurs à Hong Kong, nous souhaitons que vous révoquiez le titre d’officier de la Légion d’honneur de Mme Lam”, explique l’auteure de la pétition, pétition diffusée en anglais et en français.
    « De plus, la gestion par Mme Lam de la contestation entourant le projet de loi a été universellement sanctionnée. L’Union européenne et Amnistie internationale ont toutes deux critiqué l’emploi excessif de la force par la police de Hong Kong dans leur répression d’une manifestation largement pacifique le 12 juin”, peut-on également lire dans cette pétition.
    Peu importe son bilan passé, elle n’est visiblement plus la « leader et fonctionnaire modèle » dont le Consul général de France (NDLR: De l’époque), Arnaud Barthélémy a fait l’éloge. Ses actes en tant que chef de l’exécutif de Hong Kong

    Carrie Lam, Cheffe de l’exécutif de Hong-Kong

    ont gravement affaibli, plutôt que consolidé, les idéaux français de liberté et d’égalité pour tous. C’est pourquoi nous vous demandons de révoquer le titre d’officier de la Légion d’honneur de Mme Lam”, conclut ce texte.

     

    Les contestataires sont en attente d’une réponse de l’Elysée, n’hésitant pas à accuser la Chine continentale d’ingérence et de non respect du principe “un pays, deux systèmes”, garantissant à Hong-Kong, jusqu’en 2047, un statut particulier lui laissant une certaine autonomie et lui garantissant des libertés, notamment d’expression.

    Catya Martin

    Rédactrice en Chef du magazine francophone de Hong-Kong