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  • Un groupe FB face à Bercy ! Hier 400 français étaient réunis, en Belgique, contre la réforme fiscale

    Un groupe FB face à Bercy ! Hier 400 français étaient réunis, en Belgique, contre la réforme fiscale

    Le groupe Facebook « Non-résidents contribuables en France: alerte sur une catastrophe annoncée! » a réussi l’exploit de réunir 400 français non résidents pour réfléchir ensemble à de nouvelles solutions pour plus de justice fiscale ! La French Radio Benelux a interviewé M. Julien Kounowski son principal administrateur.

    Le groupe Facebook « Non-résidents contribuables en France: alerte sur une catastrophe annoncée! »

    La réunion a donc été lancée après l’interview.. Tout d’abord, revenons sur ce groupe Facebook les « Non-résidents contribuables en France: alerte sur une catastrophe annoncée! »

    C’est en moins de 10 mois plus de 2000 personnes inscrites, des dizaines de posts et de commentaires par jour et un évènement à Mouscron à la frontière belgo-française réunissant 400 personnes au pied levé.

    En effet, l’invitation a été émise que samedi dernier après qu’une délégation fut reçue le 01 février à Tourcoing par M. le Ministre délégué aux comptes publics, M. Darmanin.

    Loin des caricatures, ce groupe doit son succès à la simplicité de l’équipe qui le mène depuis le début.

    De simples citoyens qui se sont alertés, munis de leurs calculatrices et de leur….Smartphones !

    Vont il réussir là où les mouvements politiques classiques ont échoués sur cette réforme si délicate ?

    C’est la question qu’ils se posent.. En effet, tous au long des débats, alors que ces bénévoles ont acquis une technicité d’expert (souvent aidé par un bon bagage universitaire), ils ont souligné la non connaissance des députés en charge du dossier et en particulier celui de notre zone, qui est pleinement concernée avec les milliers de kilomètres de frontières entre la France et le Benelux comme le Luxembourg et donc d’opportunités de travailler ou de vivre d’un côté ou de l’autre .

    Mais la politique n’est jamais loin.. D’autant plus que la campagne consulaire s’amorce, les candidats se sont donc bousculés au portillon..

    Mais on put croiser Anthony Bisch pour les Républicains, Fabien Ferasson de Quental pour la liste citoyenne « Les Français de Belgique » (Ndlr : Il est aussi directeur de publication du site Lesfrancais.press et du réseau French Radio).

    Plus étonnant, Thierry Masson, représentant de La République en Marche était aussi de la partie.. Une présence assumée puisque le représentant de la majorité invite sur sa page Facebook à signer une pétition contre la loi votée par les députés, celui des Français du Benelux inclus.

    La réunion se termina en toute fin de soirée, clôturée prématurément, car tout le monde devait travailler ce matin..

    ECOUTEZ LE PODCAST DE L’ITW

     

  • Concert de l’orchestre des lycées français du monde

    Concert de l’orchestre des lycées français du monde

    L’orchestre des lycées français du monde fête ses 5 ans. Cette entité fait partie de l’AEFE, l’agence pour l’enseignement français à l’étranger. Cet orchestre, qui concerne les élèves de la sixième à la terminale est associé depuis ses débuts à une chorale d’Île-de-France, celle du collège de Marcoussis, et bénéficie du soutien de la ville et de ses habitants qui assurent l’accueil des musiciens.

    Il bénéficie aussi du parrainage de 5 musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France et son réseau s’étend d’années en années dans plus de lycées à travers le monde !

    Pour cette nouvelle saison, l’AEFE diffusera ce vendredi 7 février à partir de 19.30 sur son site internet le premier concert public de l’année 2020.

    Des jeunes du monde entier réunis autour de leur passion

    La chef d’orchestre et professeur de musique du Lycée français de Madrid Adriana Tanus définie le rôle de l’orchestre des lycées français du monde : « Des jeunes rassemblés à travers l’union de deux grandes passions, le français et la musique ».

    De fait, l’excellence du travail, l’éclectisme de la programmation, le caractère international du programme sont plutôt à l’image du réseau connu pour son excellence académique .

    La musique fait partie, en France comme dans les établissements à l’étranger, du programme éducatif et des moyens de faire connaitre aux jeunes leurs passions et parfois de découvrir des talents.

    L’orchestre des lycées français du monde s’inscrit dans cette logique. Bonne programmation à nos jeunes talents !

  • Mobilisation ce jeudi contre la reforme des retraites avant un lundi noir le 17 février ?

    Mobilisation ce jeudi contre la reforme des retraites avant un lundi noir le 17 février ?

    Rebelote pour les usagers franciliens des transports?

    Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 121.000 manifestants dans toute la France ce jeudi. Une mobilisation en légère hausse par rapport au 29 janvier : à cette date, 108.000 personnes s’étaient rassemblées en France, toujours selon l’Intérieur. La CGT n’a pas communiqué de chiffre pour la mobilisation nationale…

    En outre, 15.000 personnes ont manifestés dans la capitale, d’après l’Intérieur. Là encore, ce chiffre est en très légère augmentation, par rapport aux 13.000 participants du 29 janvier. La CGT a revendiqué, quant à elle, 130.000 manifestants à Paris, un chiffre en baisse sur une semaine.

    Dans les rues parisiennes, l’air était froid, ce jeudi, et les rangs des manifestants plus clairsemés que d’habitude. Derrière les « On lâche rien« , les chants et les slogans vindicatifs, pour la première fois la résignation point chez les opposants à la réforme des retraites, constate notre journaliste Jean-Baptiste de la Torre. Comme si chacun savait que la mobilisation s’acheminait lentement mais sûrement vers sa fin. Pour les grévistes de la SNCF comme de la RATP, les longues semaines ont un goût amer. Personne ne l’admettra officiellement, mais l’espoir d’une victoire faiblit chez les plus farouches opposants à la réforme.

    À l’arrivée, la place de la Nation s’est vidée rapidement, signe de la fatigue des participants, après plus de deux mois de mobilisation ?

    “lundi noir dans les transports” d’Île-de-France le 17 février

    Attention car Le pôle traction de l’Unsa-RATP, premier syndicat de la régie des transports parisiens, a appelé en fin de journée avec l’inter-syndical à un “lundi noir dans les transports” d’Île-de-France le 17 février, jour de l’examen du projet de réforme des retraites en séance à l’Assemblée nationale.

    “Conformément à la volonté des assemblées générales, l’Unsa-RATP pôle traction, premier syndicat à l’exploitation ferroviaire, organise et continue la lutte contre cette réforme de retraite inique”, indique dans un communiqué Laurent Djebali, représentant des conducteurs de métro et RER à l’Unsa-RATP.

    “L’Unsa-RATP appelle l’ensemble des salarié(e)s métro et RER à se mobiliser très massivement pour un lundi noir dans les transports”, poursuit-il.

    D’autres secteurs ont pris le relais

    Cette annonce intervient alors que les opposants à la réforme des retraites manifestent de nouveau jeudi pour réclamer son retrait et endiguer l’essoufflement d’une mobilisation historique.

    Côté grève, plusieurs secteurs, comme les ports ou les centres de traitement des déchets, ont pris le relais des transports, où le trafic était “normal” à la RATP et avec “peu de perturbations” à la SNCF.

    Les conducteurs du métro parisien et des RER de la RATP ont entamé leur grève contre la réforme des retraites le 5 décembre. Ils avaient voté le 17 janvier dans la plupart de leurs assemblées générales la suspension du mouvement de grève afin de “reprendre des forces” avant de se mobiliser à nouveau le 24 janvier, jour de la présentation du projet de réforme en Conseil des ministres.

  • Quelle croissance pour la zone euro en 2020 ?

    Quelle croissance pour la zone euro en 2020 ?

    Des indicateurs d’enquêtes qui cessent de se dégrader dans le secteur manufacturier, des évolutions récentes des négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis et du Brexit plutôt favorables, des conditions de financement qui resteront très accommodantes et un marché du travail qui faiblit mais reste relativement résistant, autant de paramètres qui, sans annoncer un rebond marqué, sous-tendent un début de stabilisation de la croissance.

    Au sein de la zone euro, l’année 2019 a confirmé le processus de ralentissement engagé en 2018.

    La décélération de la croissance a été marquée en Allemagne qui a subi de plein fouet les tensions commerciales, le durcissement des normes environnementales sur les automobiles et la fin du cycle industriel qui s’était traduit par l’achat dans les pays émergents de biens d’équipement. La croissance de la zone euro est ainsi passée de 1,9 % en 2018 à 1,1 % en 2019 (selon les dernières estimations connues).

    Les derniers indicateurs conjoncturels et avancés de l’activité indiquent que le point bas conjoncturel aurait été atteint.

    L’indice des directeurs d’achats (PMI) du secteur manufacturier demeure en territoire récessif mais ne se dégrade plus. Dans les services, l’indice PMI a peu souffert de la détérioration de l’industrie. Il se maintient en territoire positif à 52,8 (au-dessus de 50). La croissance réelle de l’agrégat monétaire M1 laisse supposer un potentiel de retournement économique.

    En ce début d’année, l’environnement économique est plutôt porteur avec une politique monétaire très accommodante, un taux de change favorable aux exportations européennes. La conjoncture américaine devrait rester bien orientée en raison notamment de la proximité croissante des élections du mois de novembre 2020. Malgré ce contexte, les prévisionnistes tablent sur une croissance très faible en 2020, autour de 0,8 % pour la zone euro avant d’augmenter en 2021. Cette prévision est peut-être un peu pessimiste. Un effet de rattrapage n’est pas impossible.

    Possible baisse du taux d’épargne attendue en Allemagne comme en France 

    Que ce soit en Allemagne ou en France, une possible baisse du taux d’épargne attendue depuis plus d’un an pourrait intervenir et favoriser la consommation. Cette dernière pourrait être soutenue par l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages rendue possible par une petite accélération des hausses salariales. Le moral des ménages devrait s’améliorer avec l’éloignement des menaces de récession.

    La demande publique ne devrait pas, en revanche, être d’un grand secours pour la croissance. En effet, comme en 2019, la politique budgétaire en zone euro ne devrait être que légèrement expansionniste.

     la zone euro en 2020 menacée par la poursuite du processus de désindustrialisation

    La principale menace qui guette la zone euro en 2020 est la poursuite du processus de désindustrialisation qui s’accompagne d’une polarisation des emplois. Le remplacement d’emplois industriels bien payés par des emplois de service à faible valeur ajoutée a un effet indéniablement récessif. Pour le moment, l’emploi industriel sur l’ensemble de la zone euro tend à se stabiliser voire à légèrement augmenter, laissant penser que ce risque est endigué.

    La deuxième menace est liée au commerce international et aux mesures que pourraient prendre l’administration américaine à l’encontre des exportateurs européens. L’activité économique en Chine, partenaire commercial important de la zone euro, ne devrait commencer à réaccélérer qu’à partir de la seconde moitié de l’année 2020.

    La troisième menace est la survenue d’une crise politique ou sociale dans un des pays membres. Les prochaines élections législatives en Italie sont une source d’inquiétudes. La France qui depuis plus d’un an vit au rythme des manifestations reste un foyer d’instabilité sociale. Enfin, un choc externe n’est pas à exclure sur fond de tensions au Moyen-Orient.

    Statu quo avec Lagarde à la BCE 

    Au niveau monétaire, le statu quo est de rigueur. Depuis son entrée en fonction, la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a confirmé que la politique monétaire restera inchangée d’ici la fin 2021. Selon les dernières projections de l’institution, la croissance en zone euro demeurera faible à court terme, malgré des signes de stabilisation. Christine Lagarde a indiqué que, compte tenu des prévisions et du niveau actuel de l’inflation, l’absence de tout durcissement des conditions monétaires à un horizon relativement long est probable

    Comme la Réserve fédérale aux États-Unis, la banque centrale de la zone euro lance donc une réflexion à propos des objectifs et des instruments de politique monétaire (dans un contexte de marges de manœuvre particulièrement réduites). Les questions liées aux monnaies digitales, aux changements climatique et technologique et aux inégalités sont également à l’ordre du jour.

  • Limitation des visas dorés au Portugal

    Limitation des visas dorés au Portugal

    Visas « dorés » délivrés au compte-goutte.

    Mercredi 5 février, le Parlement portugais a approuvé une mesure limitant la délivrance des « visas dorés » pour les investissements immobiliers réalisés sur le littoral, y compris à Lisbonne et à Porto.

    Cela signifie que les investissements immobiliers ne pourront bénéficier du régime que pour les municipalités de l’intérieur du pays, ainsi que pour les régions autonomes des Açores et de Madère.

    La mesure vise à promouvoir l’investissement dans les régions à faible densité et à soulager la pression du marché immobilier dans des régions telles que Lisbonne et Porto (les deux plus grandes villes portugaises).

    Pour le Portugal, le régime de visa de séjour « doré » pour les étrangers a rapporté 742 millions d’euros rien qu’en 2019. Les principaux bénéficiaires de ce programme sont la Chine (4 467), le Brésil (863), la Turquie (380), l’Afrique du Sud (320) et la Russie (296).

  • Hommage à Kirk Douglas ! La légende hollywoodienne

    Hommage à Kirk Douglas ! La légende hollywoodienne

    Retour sur la vie du plus grand professionnel du cinéma, déjà célèbre lors du maccarthysme , il est à l’origine d’une  des premières dynasties du 7ème art.

    « C’est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd’hui à l’âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma, (…) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa », écrit l’acteur. « Kirk a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d’un philanthrope reconnu qui a œuvré pour le bien public et la paix dans le monde », poursuit Michael Douglas

    De son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, Kirk Douglas était né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, petite ville de l’Etat de New York. Malgré son enfance misérable, ou peut-être à cause d’elle, ce fils de chiffonnier juif ayant fui la Russie n’avait d’yeux que pour le cinéma. Après s’être enrôlé dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale, il décroche de petits rôles avant de rencontrer enfin le succès en enfilant les gants d’un boxeur acharné dans Le Champion. Hollywood lui ouvre ses portes et il enchaîne les films, une centaine au total, dont les meilleurs sont devenus des classiques : 20 000 lieues sous les mers (1954), Les Sentiers de la gloire (1957) de Stanley Kubrick, qu’il retrouve pour Spartacus (1960), péplum qui en fait une vedette mondiale.

    « Au revoir à une légende d’Hollywood »

    « Kirk a gardé son charisme de star de cinéma jusqu’à la fin de sa vie merveilleuse », a écrit Steven Spielberg au magazine spécialisé Hollywood Reporter, ajoutant que ses « notes manuscrites, ses lettres et ses conseils paternels » lui manqueraient. « 103 ans sur cette Terre. Ça sonne bien ! C’était chouette de traîner avec toi », a de son côté salué sur Twitter l’acteur Danny DeVito. Des vedettes comme Mark Hammill (Star Wars) et William Shatner (Star Trek) ont également rendu hommage à un « acteur inoubliable » et une « icône incroyable ».

    Quant à l’Académie des Oscars, qui devrait certainement lui réserver un hommage, dimanche, lors de sa grande cérémonie annuelle, elle s’est contentée de dire « au revoir à une légende d’Hollywood » avec une citation de Kirk Douglas, rappelant qu’il avait voulu être acteur depuis l’école primaire.

    Un Oscar d’honneur en 1996

    Malgré la gloire, les succès et trois nominations dans les années 1950, Kirk Douglas n’a jamais obtenu d’Oscar au cours de sa carrière, son grand regret. La légende d’Hollywood a dû attendre 1996 pour remporter un Oscar d’honneur récompensant l’ensemble de sa carrière. Il venait de subir une attaque cérébrale qui l’avait laissé paralysé d’un côté du visage, ce qui ne l’avait pas empêché de monter sur scène pour recevoir son prix et prononcer un discours.

    Après une crise cardiaque en 2001, il avait retrouvé le chemin des plateaux pour Une si belle famille, où il figurait en 2003 aux côtés de son fils Michael, de son petit-fils Cameron et de son ex-femme Diana Dill. En 2009 encore, Kirk Douglas était remonté sur les planches d’un théâtre portant son nom près de Los Angeles pour quatre représentations d’un one-man show autobiographique.

    Découvrez un hommage réalisé sur youtube par « la Voix raconte »

    Bonne séance…

    https://www.youtube.com/watch?v=qcniVX6KyMk&t=72s

  • Sondage : RN et LFI les seuls opposants à Macron

    Sondage : RN et LFI les seuls opposants à Macron

    Le premier parti cité comme principal groupe d’opposition à l’exécutif est le Rassemblement National, arrivant loin devant La France Insoumise.

  • Coup de froid pour les marchés

    Coup de froid pour les marchés

    La décision de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de proclamer l’état d’urgence internationale au sujet du coronavirus était assez logique compte tenu de sa diffusion rapide. Au nom du principe de précaution, les compagnies aériennes suspendent les liaisons aériennes avec la Chine.

    Si le scénario ressemble à celui du SRAS en 2003, il en diffère sur deux points. Premièrement, les autorités chinoises ont été plus transparentes sur l’évolution de la maladie ; deuxièmement, la place de la Chine au sein de l’économie mondiale n’est pas celle de 2003. Elle est aujourd’hui la première puissance commerciale et le premier pays du monde. L’épidémie de SRAS en 2003 avait concerné 7 761 personnes avec 623 décès notifiés au sein de 28 pays. 5 209 cas et 282 décès avaient été enregistrés en Chine.

    L’OMS avait également lancé une alerte mondiale encourageant très largement l’isolement et la mise en quarantaine des personnes touchées pour enrayer l’épidémie. L’épidémie de coronavirus en cours a déjà occasionné la mort d’au moins 300 personnes.

    Dans ce contexte, les investisseurs ont délaissé les placements actions et ont opté pour les obligations d’Etat sûrs. Les taux d’intérêt sont, de ce fait, à nouveau orientés à la baisse. Le CAC 40 a perdu 3,62 % sur la semaine et 2,87 % sur le mois. Les secteurs de l’automobile, du tourisme et des produits de luxe sont les plus touchés par la baisse des cours étant fortement dépendants du marché chinois.

    Face à la propagation du virus, 14 provinces et villes chinoises, représentant, selon les calculs de Bloomberg, près de 69 % du PIB national, ont annoncé une prolongation de plus d’une semaine du Nouvel An Lunaire. Cette prolongation a pour conséquence de maintenir à l’arrêt de nombreuses entreprises. Les réouvertures sont désormais prévues, au mieux, pour la deuxième semaine du mois de février au moins.

    Le constructeur automobile Peugeot a indiqué que les usines PSA de Wuhan resteront fermées jusqu’au 14 février, Valeo et Seb ont prolongé la fermeture de leurs sites dans la ville, tandis qu’Air France a suspendu ses vols au départ et à destination de la Chine jusqu’au 9 février.

    Si la crise épidémiologique perdure, la croissance chinoise pourrait fondre assez rapidement. Certains économistes prévoient même une croissance inférieure à 3 % pour 2020.

    A la peur du coronavirus se sont ajoutées des mauvaises nouvelles sur le front au sein de la zone euro. Le PIB s’est contracté en France et en Italie (-0,3 %, la plus mauvaise performance trimestrielle depuis 2013). Dans un contexte économique peu porteur, le baril du pétrole est en forte baisse depuis le début du mois.

    En un mois, le baril de pétrole Brent a perdu près de 16 % de sa valeur. L’or, valeur refuge par excellence, continue son mouvement haussier. En un mois, l’once d’or a gagné près de 5 %. En un an, la progression dépasse désormais 20 %.

  • Dégel entre Paris et Varsovie

    Dégel entre Paris et Varsovie

    Au terme de sa visite en Pologne, Emmanuel Macron a relancé la coopération entre les deux pays, tout en mettant en garde contre la négation des principes européens. Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Il aura fallu près de quatre ans, à l’époque Emmanuel Macron n’était pas président, pas même candidat, pour que la relation franco-polonaise retrouve une respiration plus convenable aux intérêts des deux pays. L’arrivée au pouvoir du parti Droit et Justice, fin 2015, marqua un tournant. Vite exprimé lorsque Varsovie, en 2016, suspendit une commande d’hélicoptères militaires, jetant un froid entre les deux pays.

    L’élection d’un nouveau président français ne changeait rien à l’affaire en 2017, loin de là. Puisque les tentatives du pouvoir polonais de régler ses vieux comptes politiques en muselant notamment l’indépendance de la justice offraient un second sujet de contentieux : l’état de droit. Aggravé de surcroît par les relents racistes justifiant bien souvent la fermeture totale à toute solidarité en matière d’accueil de réfugiés.

    Les petites phrases fusèrent à Paris, aussi blessantes pour les Polonais que probablement inutiles, au fond, pour débloquer la situation. À l’époque, Emmanuel Macron misait encore sur un élan allemand à ses propositions de réforme de l’Europe. Depuis, le tableau européen a évolué. Berlin n’a pas vraiment répondu et se distingue par une absence criante de projet collectif pour l’UE. Les Britanniques ont mené à terme leur procédure de divorce. De nouvelles échéances communautaires approchent. Il fallait donc bouger.

    C’est ce qu’a fait le président français depuis quelques mois en réorientant son approche des pays d’Europe centrale, et durant les deux jours qu’il vient de passer en Pologne. On partait de loin, les pièges à déminer étaient nombreux. Au nom d’un certain réalisme dicté par les circonstances. Le Brexit modifie les équilibres européens, et tend à déplacer le barycentre de l’UE un peu plus à l’Est. Les grands dossiers en négociation à Bruxelles (climat, budget, défense) exigent de forger des alliances, notamment avec cette zone de l’Europe longtemps négligée par le pouvoir français.

    Défense des valeurs

    Un point demeure central, dans le cas de la Pologne. 94 % des Polonais sont attachés au maintien de leur pays dans l’UE. Record absolu parmi les Vingt-sept. L’antagonisme avec la Russie structure, bien sûr, cet attachement. Mais la mobilité des Polonais au cours des trente dernières années (vers la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou l’Italie) a diffusé dans les familles polonaises l’évidence absolue qu’il serait absurde de se couper de l’Europe. Ce qui est en contradiction avec le désir de repli et d’affirmation identitaire.

    Cette contradiction traverse toute l’Europe et toutes nos sociétés. Tout le monde perçoit simultanément deux phénomènes contradictoires : un besoin de relocalisation pour rompre avec certaines absurdités de la mondialisation, et une crainte d’enclencher un mécanisme de repli portant en soi un germe profondément réactionnaire, qui risque de miner nos valeurs.

    Devant les étudiants de Cracovie, Emmanuel Macron a tenté de jouer sur la corde d’une identité européenne permettant justement de transcender cette contradiction. Il est difficile de dire s’il a convaincu les jeunes Polonais. Mais peu importe. Il appartient aux dirigeants politiques de faire vivre le débat politique dans cet espace que nous partageons, sans laisser ce rôle à l’administration bruxelloise. À l’heure du Brexit, le silence des autres dirigeants européens sur un tel registre paneuropéen est consternant. Le Brexit a pourtant démontré que la convenance ou la rationalité économique ne compense pas le besoin de politique. C’est-à-dire le besoin d’élaborer un récit commun.