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  • Assurance rapatriement, cartes bancaires, consulat…Que faire en cas de soucis médicaux graves pendant son expatriation ?

    Assurance rapatriement, cartes bancaires, consulat…Que faire en cas de soucis médicaux graves pendant son expatriation ?

    Cloué sur un lit d’hôpital ou simplement malade pendant un séjour à l’étranger, on peut se sentir bien démuni face au système administratif local, sans compter la barrière de la langue. Dans ces situations, le consulat français local peut vous venir en aide. Néanmoins, il vous appartient aussi de prendre certaines précautions avant votre installation.

    Toutefois, les personnes résidant à l’étranger qui ne disposent pas de ressources suffisantes peuvent, sous certaines conditions, demander leur rapatriement aux frais de l’Etat auprès du consulat. Cette demande nécessite l’accord du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

    Il y a d’autres solutions pour vous gérer en autonomie. On pense souvent à sa carte bancaire mais elle a des limites rapidement atteintes. Vous trouverez aussi des assurances.. On fait le tour pour bien comprendre comment bien se protéger et anticiper les coups durs.

    Les limites de la carte bancaire française à l’étranger

    Les cartes bancaires proposent, dans leur grande majorité, des garanties d’assurance et d’assistance qui vous permettront de faire face à une urgence de santé (transport/rapatriement, avance sur frais d’hospitalisation, vol ou détérioration de bagage, responsabilité civile, etc.) uniquement lors de courts séjours de moins de 3 mois.

    Qui est couvert par la carte bancaire ?

    Le titulaire de la carte ainsi que son conjoint ou concubin.
    Sont également couverts :

    • pour les garanties d’assurance, ses enfants,
    • pour les garanties d’assistance, les enfants à charge du titulaire et âgés de moins de 25 ans, ainsi que les ascendants fiscalement à charge.

    Une couverture limitée dans le temps

    Il est primordial de savoir que la couverture de votre carte bancaire est limitée dans le temps. Ainsi, quelle que soit votre carte bancaire, votre couverture ne s’étend généralement que jusqu’à 90 jours (3 mois). Très rapidement donc, vous ne pourrez donc plus bénéficier d’aucune couverture en santé et en assistance à l’étranger si vous n’avez pas souscrit en parallèle une assurance santé internationale.

    Des plafonds limités

    Pour vos dépenses de santé, les cartes bancaires peuvent intervenir jusqu’à une certaine limite :

    • Carte Visa et Mastercard : 11 000 €
    • Carte Premier et Gold : 155 000 €

    Quand on sait qu’une journée d’hospitalisation aux Etats-Unis peut coûter plusieurs milliers d’euros, ces plafonds peuvent être très vite atteints et dépassés, notamment pour les cartes dites « classiques ».
    Pour votre garantie vol ou détérioration de bagages, vous n’êtes pas couvert si vous possédez une simple carte Mastercard ou Visa, et vous n’êtes couvert qu’à hauteur de 800 € par évènement avec une carte Visa Premier ou Mastercard Gold.

    Une franchise appliquée à chacun de vos remboursements

    Quel que soit votre type de carte de crédit, sachez qu’une franchise, comprise en général entre 50 et 75 €, vous sera facturée à chaque intervention, que vous ayez besoin d’une garantie d’assurance ou d’assistance.

    En résumé

    Les garanties d’assurance associées à votre carte de crédit (Visa, Mastercard, American Express) permettent dans certains cas de gérer une situation d’urgence telle qu’une maladie inopinée ou un accident, à condition que l’événement en question soit de moindre importance. En effet, les plafonds de remboursement peuvent être largement insuffisants pour faire face aux dépenses de santé constatées dans certains pays où les coûts médicaux sont très élevés (ex : Etats-Unis, Canada, Chine…).

    Nos recommandations

    Si vous partez pour plus de 3 mois et que vous souhaitez une couverture comparable à celle à laquelle vous êtes habitué(e) dans votre pays d’origine, pensez à souscrire une assurance santé internationale pour toutes vos dépenses de santé. Pensez également à l’assistance/rapatriement, la prévoyance, la protection juridique et/ou la responsabilité civile (qui n’est par exemple pas prise en charge avec une Mastercard ou Visa « simple »), garanties indispensables à l’étranger !

    Pour trouver la solution la mieux adaptée à votre situation, choisissez votre profil dans « nos solutions » ou laissez-vous guider par l’aide en ligne. Nos offres sont complètes et apportent à chacun des solutions adaptées selon le niveau de garantie souhaité, son âge, sa situation de famille et son pays d’expatriation. Vous disposerez de plafonds de garanties nettement supérieurs, qui vous permettront de partir à l’étranger en toute sérénité.

    Vous pouvez consulter le détail des garanties et des exclusions de votre carte bancaire sur les sites :

    Les assurances privées ! indispensables dans certains pays !

    Si vous vivez ou voyagez dans des zones avec faible niveau d’équipement médical, il est primordial de bénéficier d’une assurance médicale incluant l’évacuation sanitaire ainsi que le rapatriement. En effet, une assurance santé seule prend uniquement en charge les soins médicaux mais pas les frais de transport engagés au cours d’une urgence médicale. Si vous ne disposez pas d’une assurance rapatriement et évacuation sanitaire, vous risquez de payer de votre poche des factures importantes, pouvant atteindre des milliers d’euros. Certains cas dépassent même la centaine de milliers d’euros.

    Qu’est-ce qu’une assistance évacuation ?

    En cas d’urgence médicale dans une zone où vous ne pouvez pas recevoir de traitement, l’équipe d’assistance organise votre évacuation vers le centre médical le plus proche en mesure de vous soigner. Cela peut être un hôpital dans le pays où vous vous trouvez, voire dans un autre pays. L’assistance évacuation ne peut intervenir que pour les traitements non planifiés.

    Vous pouvez être confronté à deux types de situation :

    1. Vous êtes dans un pays où les infrastructures de santé sont réparties inégalement. Le Brésil, par exemple, compte de nombreux hôpitaux d’excellent niveau mais ils se situent tous dans les grandes villes. A l’inverse, les zones rurales souffrent d’un manque criant d’infrastructures et de personnel médical. Si vous êtes amené à voyager dans des zones reculées, l’assistance évacuation est une couverture essentielle.
    2. Autre cas de figure, vous vous trouvez dans un pays où même les hôpitaux des grandes villes ne disposent pas des moyens pour traiter certaines conditions médicales. Par exemple, de nombreux hôpitaux d’Afrique subsaharienne, bien qu’en mesure de soigner les urgences, ne disposent pas forcément de toutes les technologies ou des moyens humains pour les cas médicaux complexes. Dans ce type de pays, l’assurance évacuation s’avère indispensable.

    Evacuation ou rapatriement sanitaire ?

    Dans le cadre d’une évacuation, l’assuré est transporté vers l’hôpital le plus proche en mesure de le soigner ; mais ce ne sera pas forcément son lieu d’origine si l’accident a eu lieu loin de là où il réside.

    Dans le cadre d’un rapatriement sanitaire, l’assuré est renvoyé vers son lieu de résidence ou pays de nationalité pour se faire soigner.

    Si vous souscrivez à une assurance santé incluant le rapatriement en plus de l’évacuation, vous pouvez choisir d’être évacué ou rapatrié. Mais attention, ce choix est possible uniquement si votre état médical le permet : vous ne pouvez pas demander un rapatriement immédiat à la place d’une évacuation si le voyage risque de nuire à votre état de santé. Généralement, ce sont les médecins de l’équipe médicale d’assistance qui décideront du lieu où vous serez transféré. Leur décision se base sur ce qu’ils jugent être dans le meilleur intérêt du patient. Ce n’est qu’une fois votre état stabilisé et que vous n’avez plus besoin d’attention médicale urgente, que vous pourrez ensuite être rapatrié pour le reste de votre traitement.

    Le coût d’une évacuation ou d’un rapatriement

    Les frais engagés pour un déplacement médical d’urgence peuvent s’avérer très élevés, parfois plus élevés que le traitement lui-même. Ces coûts se justifient par le fait que vous êtes transporté avec des moyens spéciaux (en fonction de la situation cela peut être l’avion commercial, de ligne, une ambulance aérienne, le bateau…) et le fait qu’une équipe médicale et des équipements médicaux voyagent avec vous. D’autres éléments sont pris en considération. Par exemple : la piste d’aéroport dispose-t-elle des équipements lumineux pour les vols de nuit ? L’aéroport  est-il fermé le soir ? L’assuré a-t-il besoin d’un visa ? Faut-il effectuer des demandes de permissions pour décoller et atterrir ? Autant d’éléments qui peuvent alourdir la facture de l’évacuation.

    Voici des exemples de coûts (ceux-ci peuvent varier considérablement) :

    • De la Namibie vers l’Afrique du Sud avec air ambulance : 11 500 euros
    • De Jakarta vers Singapour, avec médecin à bord : 5 700 euros
    • D’Accra, Ghana vers Paris, via air ambulance : 42 000 euros
    • Du Malawi vers l’Afrique du Sud avec air ambulance : 15 500 euros
    • De l’île Anguilla vers la Martinique avec air ambulance : 17 500 euros
    • De la Tunisie vers l’Arabie Saoudite : 31 000 euros
    • Du Qatar vers les Etats-Unis : 115 000 euros
    • Du Vietnam vers Bangkok : 13 000 euros
    • Du Mozambique vers l’Afrique du sud : 13 000 euros
    • De l’Afrique du sud vers la France : 88 000 euros

     Comment s’organise une évacuation ou un rapatriement ?

    Une évacuation médicale requiert une préautorisation de la part de votre compagnie d’assurance. Il est donc important de la contacter le plus tôt possible.

    Si vous n’êtes pas dans l’état de la contacter vous-même, un proche ou l’équipe médicale de l’hôpital où vous vous trouvez le fera pour vous. C’est pourquoi il est essentiel de toujours avoir sur vous les coordonnées de votre compagnie d’assurance afin que vous ou une autre personne puisse la contacter.

    Une fois votre compagnie d’assurance informée, elle contacte à son tour l’équipe d’assistance médicale qui se chargera des modalités de l’évacuation ou du rapatriement. C’est l’équipe d’assistance médicale et non votre compagnie d’assurance qui choisit l’établissement médical où vous serez évacué ainsi que le mode de transport utilisé et les autres mesures d’urgence prises sur place.

    Comment choisir son assistance évacuation/rapatriement

    Il est important d’étudier jusqu’à quel point votre assistance évacuation / rapatriement vous couvre. Généralement, un bon plafond de couverture est de minimum un million d’euros.

    En fonction de vos besoins, il faudra également vérifier si certains frais sont inclus comme par exemple :

    • La visite et/ou le voyage d’un proche ou membre de la famille
    • Les opérations de recherche du blessé par les sauveteurs
    • La prise en charge des frais de cercueil et rapatriement du corps en cas de décès

    Une assistance évacuation/rapatriement ne peut être souscrite seule et il faut souscrire à une assurance santé pour en bénéficier. Parfois, l’assistance est incluse automatiquement dans la police, parfois c’est une option à laquelle l’assuré souscrit séparément. Cette garantie peut également être couverte par un autre type d’assurance comme par exemple une assurance voyage ou une assurance avec votre carte bancaire.

    Il est important de bien comparer les différentes offres des assureurs avant de choisir votre assurance santé internationale avec assistance évacuation. 

  • Paris vise la première place financière d’Europe après le Brexit

    Paris vise la première place financière d’Europe après le Brexit

    Londres représente le premier centre financier européen, mais les autorités françaises rêvent de voir Paris en tête. Reste encore à voir si la City perdra l’accès aux marchés européens après les négociations entre le Royaume-Uni et l’UE. Un article d’Euroefe.

    Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a indiqué cette semaine que « Paris [allait] devenir la première place financière » d’Europe. Cette affirmation, pour l’instant difficilement vérifiable, tient plus de la déclaration d’intention que de la constatation.

    Les services financiers représentent environ 7 % du produit intérieur brut (PIB) britannique et se concentrent principalement à Londres, où le secteur représente 250 000 emplois directs. La capitale française compte quant à elle 180 000 employés dans la finance, d’après les chiffres fournis par Paris Europlace, l’organisme qui promeut le secteur financier parisien.

    Arnaud de Bresson, directeur général de l’organisation, souligne que Paris se trouve en tête de l’Europe des – désormais – 27, bien loin devant les 70 000 travailleurs du secteur financier de Francfort et les 30 000 de Dublin ou du Luxembourg.

    En Europe, Paris n’est pas seulement leader en matière de capitalisation boursière, mais aussi en ce qui concerne la gestion des actifs, les produits dérivés et le marché de l’assurance.

    Les atouts de Paris

    Pour Arnaud de Bresson, plusieurs raisons expliquent cette première place, à commencer par le fait que sur le Vieux Continent, Paris « est la seule autre capitale mondiale comparable à Londres ».

    En raison de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, officialisée ce 31 janvier, entre 80 et 100 entreprises du secteur financier londonien ont décidé de délocaliser environ 4000 emplois directs à Paris, et ce processus « risque probablement de s’accélérer », annonce le PDG français.

    À l’instar du gouvernement français et du président Macron, Paris Europlace insiste sur le fait que le départ du Royaume-Uni de l’Union n’est pas une bonne nouvelle, mais plutôt une réalité lourde de conséquences. Bruno Le Maire va même jusqu’à dire que l’économie française « doit tirer parti du Brexit ».

    Pour l’instant, c’est en effet le cas, par exemple avec la délocalisation de l’Autorité bancaire européenne (ABE) de Londres à Paris. Les 250 employés de cette agence européenne viennent ainsi côtoyer un autre organisme de régulation, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), dont le siège était déjà établi dans la capitale française.

    Transferts d’activité

    Depuis le référendum de juin 2016, lors duquel les Britanniques se sont majoritairement prononcés en faveur d’une sortie de l’UE, des banques d’affaires comme HSBC, Bank of America, JP Morgan, Morgan Stanley ou Goldman Sachs ont annoncé augmenter leurs effectifs à Paris.

    Mais rares étaient ceux qui parlaient directement d’un transfert d’activités depuis Londres.

    HSBC a précisé que sa filiale en France avait ouvert plusieurs succursales aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne, en République tchèque, en Irlande et au Luxembourg. Le groupe bancaire rappelle que les opérations étaient réalisées dans ces sept pays sur la base du passeport européen, dont bénéficiaient les entités britanniques jusqu’à présent.

    HSBC affirme qu’en dépit de son intention de « provoquer le moins de changements possible », sa filiale en France procédait à une augmentation de son offre de produits et de services, ainsi que de son personnel sur place (sans toutefois donner de chiffres), consciente que les clients de l’Espace économique européen ne pourraient peut-être plus être pris en charge depuis Londres.

    Incertitudes à l’horizon 2021

    Derrière ces formules alambiquées se cache toute l’incertitude sur l’avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE une fois la période de transition terminée, en janvier 2021.

    En effet, entre-temps, le Royaume-Uni appartiendra encore à l’union douanière et au marché unique. Le pays bénéficiera d’un accès garanti au secteur des services financiers et aucun impact économique direct ne se fera sentir.

    Comme l’explique Aarti Sakhuja, analyste à l’agence de notation S&P, « en dépit des disputes politiques, ce n’était que la partie facile ces trois dernières années ». C’est maintenant, dans les pourparlers entre Londres et Bruxelles, que se jouera le futur.

    D’après S&P, il existe une contradiction évidente entre l’intérêt des deux parties à éviter toute fracture des marchés financiers et la volonté affichée du gouvernement britannique de pouvoir négocier librement des accords commerciaux avec des pays tiers.

    L’agence de notation avertit que plus le Royaume-Uni s’éloignera des régulations européennes, plus les transactions commerciales avec l’UE seront coûteuses pour le secteur financier britannique.

  • Les élections consulaires en zone de guerre 1/2

    Les élections consulaires en zone de guerre 1/2

    100% des votes exprimés chez les Français de Lybie en 2017 ont été en faveur d’Emmanuel Macron au second tour. A l’inverse, près de 65% des électeurs en Syrie ont glissé le bulletin de Marine Le Pen, le seul des 146 territoires recensés des Français de l’étranger à avoir voté d’abord pour la leader frontiste.

    Dans un cas comme dans l’autre, cela reste anecdotique : il n’y eu que 15 votants en Syrie et 16 en Lybie. Dans une autre zone de conflit, le Yémen, aucun des 109 inscrits ne s’est déplacé. Si la France dispose de 160 ambassades dans le monde, troisième réseau diplomatique après les Etats-Unis et la Chine, elle n’en a aucune dans les trois pays précités.

    Le contexte sécuritaire, tragique dans ces trois pays en proie à la guerre civile, en est naturellement la raison principale. Les relations détestables entre la France et le régime syrien et la situation politique totalement confuse en Lybie en sont aussi des raisons importantes.

    Les réseaux diplomatiques français à Beyrouth au Liban gèrent la question des Français de Syrie

    La minuscule communauté française dans ces pays en guerre n’est pour autant pas totalement inexistante. Damas compte d’ailleurs un lycée français toujours en activité, et qu’il le fut y compris pendant les périodes les plus dures du conflit, grâce à l’activisme courageux en particulier de mères d’élèves qui y gèrent une partie des activités.

    Comment organiser les élections dans une zone en guerre ?

    Si les Français de Syrie étaient plus de 3 000 inscrits sur les registres consulaires en 2010, ils n’étaient plus que 500, 6 ans plus tard. Les consulats de Damas et d’Alep ainsi que l’ambassade dans la capitale syrienne ne sont plus opérationnels, en raison de la guerre civile. Les relations diplomatiques sont gérées par un ambassadeur « pour la Syrie » résidant en dehors du territoire. Les services consulaires sont eux gérés par le consulat de France à Beyrouth, au Liban voisin.

    Amélia Lakrafi, ici avec le ministre des affaires étrangères, élue d’une circonscription qui inclue Syrie, Irak, Yémen, RDC …

    Les élus Français sur place sont également des relais : la députée des Français de l’étranger de la 10ème circonscription de l’étranger, est notamment élue dans les communautés de plusieurs pays en guerre : Syrie, Yémen, Irak, et de plusieurs pays soumis à des troubles très sévères : Liban, Sud Soudan, République Démocratique du Congo par exemple. Une circonscription qui oblige forcément à des actions et des déplacements ciblé, auprès des Chrétiens d’Orient, dans le cadre de la crise bancaire qui frappe le Liban, concernant les questions sécuritaires au Congo …

    Des élus et des expatriés majoritairement dans les Etats voisins

    Les élus consulaires sont aussi présents pour être relais des Français dans les zones de guerre. Deux problèmes cependant : ils sont souvent résidents dans les pays voisins, Beyrouth pour la Syrie, péninsule arabique pour le Yémen, et l’immense majorité des électeurs sont eux aussi localisés dans ces pays tiers : 23 000 Français enregistrés au Liban contre 500 en Syrie, 30 000 aux Emirats contre une centaine au Yémen …

    Dès lors peut on communiquer efficacement avec les personnes sur place et comprendre leurs problématiques forcément spécifiques ? Les programmes des différentes listes dans ces circonscriptions complexes montreront combien les candidats se préoccupent des problématiques de nos compatriotes en zones de conflit…

  • Le « congé après le décès d’un enfant » fait tanguer la majorité

    Le « congé après le décès d’un enfant » fait tanguer la majorité

    Lors d’une réunion des députés LaREM, plusieurs élus étaient très remontés contre les propos du président de la République, qui les a appelés à « faire preuve d’humanité » sur le sujet du congé parental après la mort d’un enfant. Alors que des parlementaires de la majorité sont invectivés de toute part, cette déclaration du chef de l’État passe très mal.

  • La France, mauvaise élève pour la transition énergétique

    La France, mauvaise élève pour la transition énergétique

    La France se classe parmi les plus mauvais élèves pour le respect des objectifs fixés par l’Union européenne pour développer les énergies renouvelables. S’appuyant sur la force de l’énergie électrique d’origine nucléaire, le pays a moins investi dans les autres sources d’énergie que ses partenaires. En 2018, la part de l’énergie provenant de sources renouvelables dans la consommation finale d’énergie brute a atteint, selon Eurostat, 18 % dans l’Union européenne, en hausse par rapport à 17,5 % en 2017 et plus du double de son niveau de 2004 (8,5 %). L’Union européenne s’est fixé un objectif de 20 % d’ici 2020 et au moins 32 % d’ici 2030 pour la part de l’énergie provenant de sources renouvelables.

    L’objectif est décliné pour chaque pays afin de tenir compte de sa situation de départ. Ainsi, en 2020, 23 % de l’énergie consommé en France est censé provenir de sources renouvelables. Or ce taux était à 16,6 % en 2018. L’objectif fixé à la France est supérieur à 20 % car la France dispose, de longue date, d’un parc de barrages hydroélectriques.

    Parmi les 28 États membres de l’Union, 12 ont déjà atteint une part égale ou supérieure à leurs objectifs contraignants nationaux pour 2020 : la Bulgarie, la Tchéquie, le Danemark, l’Estonie, la Grèce, la Croatie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Chypre, la Finlande et la Suède. Quatre États membres sont proches d’atteindre leurs objectifs, à moins de 1 point de pourcentage, et neuf États membres se situent entre 1 et 4 points, tandis que trois États membres sont à 4 points ou plus de leurs objectifs dont la France (7 points). Le plan de développement de l’éolien et du solaire a pris du retard en France.

  • Vers un Islam de Suisse !

    Vers un Islam de Suisse !

    «Il est temps de confier la mosquée de Genève à un conseil d’administration suisse, représentatif, avec un président élu» – Secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale

    Selon Le Matin Dimanche, le Secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale, financée par l’Arabie saoudite, a annoncé que la Mosquée de Genève serait désormais gérée et financée par les Suisses. «Il est temps de confier la mosquée de Genève à un conseil d’administration suisse, représentatif, avec un président élu», a-t-il déclaré. Il a souhaité une consultation des Musulmans de Suisse avec l’aide des autorités.

    La gestion de la Mosquée de Genève, au Petit-Saconnex, fondée par le roi Khaled en 1978 ne sera plus assurée par la fondation culturelle islamique mais devra être assurée par les fidèles de Suisse.

    Le Secrétaire général a annoncé que cette décision de la Ligue ne concernerait pas que Genève, mais toutes les mosquées financées par la Ligue. Progressivement, elles devraient devenir autonomes, en liaison avec les autorités nationales.

    En 2017, quatre employés de la mosquée, fichés S en France, avaient été licenciés. Puis la direction avait été remplacée. Le Secrétaire général, ancien ministre de la Justice en Arabie saoudite, a dit qu’il voulait lutter contre toutes les idées extrémistes et que « la mosquée devait devenir un facteur de cohésion et non un sujet d’inquiétude et de polémique. » « Au lieu de la fermer, nous la confions à tous ». a-t-il conclu.

    Visiblement, la Ligue a été sensible aux demandes des autorités nationales françaises et suisses. Cette décision apparait comme une remise en cause du financement des mosquées à travers le monde, en tout cas d’un contrôle accru. A suivre, si l’expérience suisse annoncéedevait être concluante.

  • Bilan à mi-mandat pour la majorité: quelles actions pour les Français de l’étranger?

    Bilan à mi-mandat pour la majorité: quelles actions pour les Français de l’étranger?

    Le 18 juin 2017, les électeurs ont donné une très forte majorité à La République en Marche et ses alliés : 308 députés pour LREM, 42 pour son allié du MoDEM, sur un total de 577 députés élus au Palais Bourbon.

    Parmi ces 577 élus de la République, 11 représentent les 2,5 millions de Français de l’étranger. 10 d’entre eux ont été élus sur des listes de la majorité, 1, Meyer Habib, sur une liste de centre-droit.

    Depuis, les choses ont quelque peu changé : M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger (Afrique du nord et de l’ouest), a été forcé de quitter la majorité, Joachim Son-Forget, élu des Français de Suisse et du Liechtenstein, a également claqué la porte après des sorties remarquées, tout comme, très récemment, Paula Forteza, députée des Français d’Amérique du Sud et Centrale, qui a rejoint Cédric Villani dans sa campagne pour les municipales à Paris.

    Quel avenir pour la représentation des Français de l’étranger ?

    La participation des Français de l’étranger à ce scrutin fut très faible : 7,87% au premier tour et 7,97% au deuxième. Des chiffres qui interpellent. Pourquoi une si faible participation ? Le vote entièrement papier dans des circonscriptions parfois gigantesques n’a certainement pas aidé. A cet égard les prochaines élections consulaires permettront aussi un vote électronique. Le fait que beaucoup des candidats étaient assez largement inconnus a sans doute aussi contribué à ce manque de participation.

    La situation et surtout le mode de scrutin pourraient être amenés à évoluer. Le gouvernement envisage en effet de réduire le nombre de parlementaires, y compris pour les Français de l’étranger, et pour ces derniers, de passer des 11 circonscriptions actuelles, à une circonscription unique avec un vote proportionnel. Concrètement, les Français de l’étranger seraient alors amenés à voter pour des listes de plusieurs candidats et le nombre d’élus par listes dépendrait alors du score de ces dernières. Cette proposition interpelle et en particulier quant à la déconnection possible des futurs élus. Comment comprendre les problématiques concrètes alors que l’on est élu d’une circonscription monde ? Les émeutes au Chili, le coronavirus en Chine, l’impact du Brexit, les difficultés pour les milieux d’affaires en Russie sont-elles comparables ? Sans doute pas. Pour autant, une telle évolution nécessiterait un vote du Congrès, qui regroupe Sénat et Assemblée Nationale, et il est peu probable que le Sénat, actuellement dominé par la droite, bascule dans une majorité centriste pro-gouvernement.

     

     

    Les Français de l’étranger sont-ils suffisamment considérés par la majorité ?

    Alors que les Français de l’étranger ont été 90% à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, sont-ils pour autant suffisamment considérés et leurs intérêts sont-ils assez pris en compte ?

    Deux préoccupations sont primordiales pour les Français de l’étranger : l’éducation et la fiscalité. Sur ces deux points, des inquiétudes n’ont cessé de grandir face aux projets de la majorité.

    Concernant l’éducation, la France a mis en place depuis des décennies un réseau quasiment unique au monde : plus de 600 lycées, dont la majorité sont gérés par l’AEFE et la Mission Laïque Française. La première, agence de l’Etat, a fait l’objet en début de mandat du Président Macron, d’une baisse de ses dotations de 33 millions d’Euros. Si, depuis, elle a été dotée de 25 millions supplémentaires, des inquiétudes demeurent quant à son évolution, et ce alors que le Président de la République a annoncé son objectif de doubler le nombre d’élèves, actuellement à 350 000, d’ici 2030. De nombreuses grèves ont perturbé les élèves et leurs parents ces derniers mois. Parmi les principales préoccupations, l’inquiétude parmi les syndicats que le réseau à l’international ne bascule de plus en plus vers un modèle basé sur des fondations privées. Les parents d’élèves, eux, s’inquiètent souvent de coûts de scolarité souvent de plus en plus importants.

    De très grandes inquiétudes concernant la fiscalité des non-residents


    Autre sujet de préoccupation, celui de la fiscalité des non-résidents. Elle fait l’objet depuis des mois de nombreuses polémiques.

    L’objectif principal du projet de réforme, la modification de la fiscalité des non-résidents sur leurs revenus en France donc, est l’application de barèmes : 20% pour les premiers 27 000€, 30% au-delà ou immédiatement si vous ne communiquez pas vos revenus tous pays confondus.

    L’autre possibilité est alors le choix du barème progressif, en communiquant vos revenus mondiaux et la constitution de votre foyer. C’est le barème qui s’applique en France de façon classique. Ce projet de réforme, complexe, difficile à appréhender et qui aura des conséquences très variables selon les personnes et les foyers fiscaux, fut portée par la députée Anne Genetet mais fait désormais l’objet d’un moratoire jusqu’au 1er janvier 2021. Que se passera-t-il ensuite ? Difficile à savoir mais un rapport d’étude devrait être publié dans la deuxième partie de 2020.

    Fiscalité, éducation, deux sujets majeurs pour les Français de l’étranger. Outre ces questions, celles sécuritaires touchent aussi de nombreux expatriés. 37% des Français inscrits au registre des Français de l’étranger résident dans l’Union européenne. Parmi eux, et outre la question des transfrontaliers et de leur fiscalité, se pose notamment le problème du Brexit. La France devra être attentive dans le cadre des négociations qui vont avoir lieu pendant toute l’année 2020.

    Parmi les autres « expats », certains vivent à Hong-Kong qui est depuis des mois l’objet de troubles, d’autres au Brésil qui est dirigé par un Président ultra nationaliste, d’autres en Australie et qui ont subit les terribles incendies de janvier.

    Il faut espérer que toutes leurs interrogations et leurs inquiétudes, qui remontent au Quai d’Orsay et à l’Elysée via les consulats et les ambassades, pourront obtenir des réponses.

  • Rencontre avec François Normand, pdt de la fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger

    Rencontre avec François Normand, pdt de la fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger

    Catya Martin, journaliste, Rédactrice en chef de la French Radio Hong-Kong et du magazine des Français de Chine, Trait d’Union, a reçu pour Lesfrancais.press,  François Normand qui préside la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger.

    Catya Martin : Bonjour François Normand, merci de nous recevoir, est-ce que vous pouvez expliquer en quelques mots ces voyages à travers le monde pour aller à la rencontre des établissements français en tant que président de la Fapée, la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger ?

    François Normand : Oui bonjour Catya, merci de me donner l’opportunité de m’exprimer, la Fapée regroupe 180 établissements du réseau de l’enseignement français à l’étranger, il est donc important pour moi de profiter des voyages professionnels, de colloques et séminaires organisés à travers le monde pour en profiter pour aller visiter nos établissements membres et donc Hong-Kong est un lycée qui est membre depuis de nombreuses années et il est important pour moi de venir leur rendre visite.

    Catya Martin : alors quand vous faites ces tournées vous allez donc rencontrer vos membres, quel est le message, de quoi leur parlez-vous ?

    François Normand : je les écoute surtout pour savoir quelles sont les problématiques qu’ils peuvent avoir localement et comme nous pouvons les aider à les résoudre mais j’échange également avec eux sur les sujets du moment et les combats que l’on mène au niveau de la Fapée, au niveau national, des instances de l’enseignement français à l’étranger. C’est vraiment un échange car l’idée de la Fapée est de défendre et représenter les associations de parents d’élèves à travers le monde et de récupérer les messages qu’ils ont à transmettre et faire en sorte que l’on puisse avancer et faire évoluer les choses.

    Catya Martin : quelle est votre satisfaction depuis votre élection à la présidence ?

    François Normand : la grande satisfaction fut quand le Président Macron a annoncé cet objectif de doubler les effectifs du réseau, cela faisait déjà un certain temps que nous réfléchissions à des évolutions à faire et très rapidement nous avons fait 50 propositions pour faire évoluer le réseau en parallèle de nombreuses réunions de travail, colloques et séminaires avec le ministère des affaires étrangères et nous avons eu le grand plaisir d’obtenir satisfaction sur une évolution de la gouvernance et du rôle des parents d’élèves dans les instances.

    Catya Martin : il s’agit de donner plus de pouvoir ?

    François Normand : ce que nous revendiquons depuis de nombreuses années est que les parents sont un très grand contributeur, ils financent 80% globalement du réseau français à l’étranger et ils doivent pouvoir se faire entendre et avoir une voix dans les instances. Nous demandions une augmentation de notre représentativité au niveau du conseil d’administration de l’AEFE, c’est quelque chose que le secrétaire d’Etat Jean-Baptise Lemoyne nous a confirmé nous allons passer de 2 à 4 sièges et en parallèle, nous demandions aussi plus de poids au niveau des instances dans les établissements, les conseils d’établissements et notamment de pouvoir être consultés sur les décisions financières prises, la conception du budget, les décisions d’augmenter les frais de scolarité. Actuellement nous sommes dans une phase d’élaboration de ces nouvelles instances, nous avons un groupe de travail de l’AEFE et c’est ma satisfaction et celle de toute l’équipe de relayer les demandes des parents : un rôle accru au niveau de la gouvernance.

    Catya Martin : quel est le souhait aujourd’hui de la Fapée à long-terme ? De quoi rêvez-vous ? Quel est l’établissement français idyllique ?

    François Normand : Il n’y en a pas, ils sont 522 aujourd’hui et il n’y en a pas deux identiques. Ce que nous espérons c’est que les établissements vont se développer, que ceux existants vont s’accroitre et que d’autres vont se créer. Aujourd’hui il y a seulement un quart des élèves français scolarisés dans le réseau à travers le monde, parfois par choix des parents mais parfois aussi parce qu’il n’y a pas d’établissement. Le fait qu’il y ait cette volonté de créer de nouveaux établissements permettra de scolariser des enfants qui actuellement ne peuvent pas l’être. Dans ces établissements nous souhaitons la création d’associations de parents d’élèves dynamiques qui participent à la gestion de ces établissements et qu’elles rejoignent la grande famille de la Fapée et que ensemble nous puissions faire avancer les choses. La Fapée fête cette année ses 40 ans et nous en sommes très fiers.

    Catya Martin : quel message aux parents avez-vous envie de donner ?

    François Normand : le message que j’ai est que nous devons avoir des établissements qui répondent aux demandes des familles, il y a une particularité : les parents font le choix de l’enseignement français à l’étranger alors que souvent ils ont d’autres choix alternatifs, et il faut que quand ils font ce choix ils puissent ensuite se reconnaitre dans l’enseignement et l’environnement dans lequel leur enfant va évoluer. C’est un message de dynamisme, de dialogue, que nos enfants puissent s’épanouir, avoir un avenir qui soit assuré avec ce nouveau Bac par exemple qui a crée des inquiétudes au départ mais qui je pense est une bonne réforme qui permettra une meilleure intégration dans des systèmes universitaires dans le monde.

    Catya Martin : vous êtes donc plutôt confiant sur l’avenir des lycées français ?

    François Normand : oui mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, il est clair que nous sommes de plus en plus dans un système concurrentiel et que en tant que lycées français nous sachions répondre à cette demande, que les parents français n’aillent pas dans d’autres types d’établissements. Je suis confiant mais en même temps , le message est faisons attention, sachons nous adapter, sachons répondre aux demandes, sachons considérer les parents comme des clients, ils payent des frais de scolarité et ont des attentes. Ce faisant, nous devrions réussir à continuer à développer le réseau sans aucune difficulté.

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