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  • Les élections consulaires en zones de guerre 2/2

    Comme nous l’avions indiqué dans un précédent texte , il existe parmi nos 2,5 millions de compatriotes expatriés un certain nombre de personnes qui se trouvent dans des zones de conflit.

    Syrie, Mali, Liban qui ne vit pas une situation insurrectionnelle mais est dans un climat très compliqué, Amérique du Sud…

    Certains conflits sont oubliés. Les émeutes au Chili ont fortement mobilisé la jeunesse locale sans pour autant enthousiasmer le monde. Pour autant, et comme la conseillère consulaire sur place Laure Hélène Filhol, nous le rappelle, le couvre-feu dura 10 jours.

    10 jours de tensions entre le gouvernement et en particulier une jeunesse en colère.

    Est-ce une exception ? Sans doute pas. Au Liban, à Beyrouth mais aussi dans les autres grandes villes du pays, la colère gronde. Contre une certaine oligarchie, contre une corruption évidente, contre un système.

    Entre le rejet des élites et la révolution

    Plusieurs sujets animent les révoltés : le rejet évident de certaines élites, mais aussi un destin révolutionnaire. Ce paradoxe est au cœur de la révolution en Tunisie : rejeter Ben Ali et sa clique mais pour faire quoi ?

    Manel, Belgo-Tunisienne très impliquée nous résume les paradoxes : « Ben Ali c’était l’Etat laïque, que proposent les islamistes sinon les ténèbres ? »

    Chaque révolution a son lot de sang et de souffrances, c’est un fait historique et la révolution française ne fait pas exception.

    Pour autant, chacune a une ambition. Un objectif, un rêve.

    De quoi rêve la jeunesse tunisienne sinon de prospérité et d’accès aussi à l’autre rive de la méditerranée ?

    De quoi rêve la jeunesse malienne sinon de paix et de stabilité ?

    Et ceux de Hong-Kong, qui ne sont dans la République Populaire de Chine, et encore dans le mécanisme « un pays deux systèmes », que depuis 1997, de quoi rêvent-ils ? Peut être pas du Prince Charles comme vice-souverain de leur colonie, mais sans doute pas non plus de Xi Jinping portant un masque en annonçant que tout se porte dans le meilleur des mondes …

  • Alexandre Benalla tente de devenir assistant parlementaire du député des Français de Suisse

    Les deux hommes partagent un certain goût pour la polémique et une passion des réseaux sociaux . Joachim Son Forget, député des Français de Suisse et du Liechtenstein élu sous l’étiquette LREM avant d’en claquer la porte, a souhaité qu’Alexandre Benalla, ancien garde du corps d’Emmanuel Macron avant d’être emporté dans une affaire rocambolesque lors d’émeutes à Paris, devienne son assistant parlementaire au Palais Bourbon.

    Ils se connaissent et s’apprécient. Alexandre Benalla avait, il y a quelques jours, partagé une photo dans un avion privé en compagnie de l’élu. Joachim Son Forget, qui a récemment annoncé avoir lancé sa propre formation politique, et qui à Paris affiche son soutien à Rachida Dati contre les candidats Benjamin Grievaux et Cédric Villani, alors que ce dernier bénéficie du soutien de la députée d’Amérique du Sud Paula Forteza , a ainsi proposé à M. Benalla de devenir son assistant parlementaire.

    Un emploi bénévole rejeté par l’Assemblée Nationale

    Alexandre Benalla et Joachim Son FOrget sur Twitter

    La proposition était particulière : il s’agissait d’une mission entièrement bénévole et motivée par le fait que M. Benalla soutient la formation du nouveau mouvement de M. Son Forget.

    Pour autant, l’Assemblée Nationale a refusé cette embauche selon nos confrères du Figaro. Motif : Alexandre Benalla a crée une société active dans le lobbying et les relations avec les institutionnels et les politiques, ce qui est interdit par le règlement intérieur de l’assemblée pour les collaborateurs occasionnels.

    Une solution serait cependant possible pour M. Benalla : qu’il signe un contrat de travail et en parallèle renonce à ses activités annexes.

    Joaquim Son Forget, né à Séoul, membre du PS avant de rejoindre LREM, est un médecin qui exerce comme radiologue à Lausanne. La communauté française inscrite sur les listes consulaires en Suisse est la plus importante au monde, elle est largement répartie dans les zones francophones de la fédération et en particulier autour de Genève et de Lausanne. Elle a très largement plébiscité Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle avec près de 87% au deuxième tour dans le canton de Genève, 85% à Vaud, 78% à Fribourg.

    Joachim Son Forget est aujourd’hui en retrait de LREM tout comme Alexandre Benalla n’a plus de contacts avec le Président de la République. Est-ce la raison de leur rapprochement, ou est-ce une nouvelle tentative de faire le buzz ?

  • Les eurodéputés poussent Paris à faire plus pour le budget européen

    Les élus européens en charge de la négociation du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) sont venus chercher le soutien de la France, avant des discussions  décisives pour le futur budget européen.

    L’équipe du Parlement européen en charge de la négociation du budget est venue plaider sa cause le 10 février à Paris. En amont d’une quinzaine chargée pour l’avenir du budget de l’UE,  les négociateurs du Parlement sont venus dans la capitale française pour convaincre la France de soutenir un budget ambitieux, face aux partisans d’un budget restreint.

    Les deux corapporteurs du Parlement européen, le polonais Jan Olbrytch (PPE) et  la Portugaise Margarida Marques (S&D), le président de la commission des budgets Johan Van Overtveldt (ECR) et les deux co-rapporteurs sur les ressources propres, Valérie Hayer (Renew) et José Manuel Ferandes (PPE) ont ainsi rencontré la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, ainsi que des membres du cabinet d’Emmanuel Macron.

    Objectif : faire de la France un allié dans la bataille budgétaire qui s’ouvre cette semaine sur le futur cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE. Et qui s’annonce encore plus épineuse qu’à l’ordinaire avec le départ du Royaume-Uni de l’UE, qui entraine un manque à gagner dans le budget européen.

    « Maintenant que le Brexit est acté, la question c’est de savoir si nous voulons garder une Union européenne au même niveau d’ambition. Et on ne peut pas s’engager sur des priorités politiques sans garantir que le budget va suivre »  prévient Johan Van Overtveldt.

    L’équipe parlementaire est venue défendre la proposition du Parlement européen, qui souhaite que le budget de l’UE pour la période 2021-2027 représente au minimum 1,3% du RNB des 27 États membres. Une proposition ambitieuse qui va au-delà de celle de la Commission européenne qui avait mis sur la table en 2018 un budget représentant 1,11% du RNB des pays européens.

    Bataille des « frugalistes » contre les « amis de la cohésion »

    Mais du côté des États membres, les positions sont divisées. D’un côté  les « partisans de la frugalité »  (Autriche, Allemagne, Pays-Bas, Suède et Danemark) souhaitent que le budget de l’UE soit plafonné à 1 % du RNB

    Les camps des « amis  de la cohésion » (Espagne, Portugal, Grèce, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne,  Roumanie, Slovaquie et  Slovénie) ont quant à eux une position plus alignée avec celle du Parlement. Bénéficiaires de la politique de cohésion de l’UE, ils ont signé une déclaration au Portugal le 1er février pour un budget ambitieux.

    « La France se trouve quelque part entre les deux groupes », explique Jan Olbrytch. État pivot dans la bataille, le ralliement de la France à l’un ou l’autre des camps pourrait donc faire pencher la balance à l’occasion des discussions à venir. Le Parlement européen doit aborder le sujet le 12 février lors de sa session plénière. Et une réunion extraordinaire du Conseil européen est prévue le 20 février pour mettre sur la table un compromis négocié entre les 27 chefs d’État  et de gouvernement.

    «Nous sommes prêts à négocier avec le Conseil et à négocier vite. Mais sur la base d’une proposition raisonnable. Je n’imagine pas que cette proposition puisse être en deçà de ce qu’a proposé la Commission » a prévenu José Manuel Fernandes.

    « Nous avons eu une conversation intéressante avec la France. La question de la contribution nationale au budget européen est un sujet qui est sensible, mais il y a des ouvertures sur la question des ressources propres » a détaillé Johan Van Overtveldt.

    Certaines priorités françaises –telles que le maintien du budget de la Politique agricole commune, de la politique de cohésion et de la révision rapide des rabais sont aussi « des points de convergences avec la position du Parlement » poursuit le président de la commission des budgets.

    La délégation de parlementaire a également rencontré le ministre allemand en charge des Affaires européennes, Michel Roth. « L’Allemagne a une position très arrêtée, mais je pense qu’il y a tout de même des marges de manœuvre », a affirmé Valérie Hayer. Les sujets des mécanismes de solidarité dans la transition écologique ainsi que celle du respect de l’État de droit pourraient favoriser une détente de la position allemande. « L’Allemagne pourrait aller au-delà de sa position si le budget est destiné à financer des politiques « modernes » comme le climat ou la migration » a renchéri Margarida Marques.

    Ressources propres

    La question des ressources propres, qui permettraient de réduire la dépendance du  budget européen aux contributions nationales via la mise en œuvre de taxes européennes alimentant directement le budget de l’UE a aussi été abordée. La France est très favorable au développement de ce type de ressources, mais la réalité de leur mise en œuvre demeure incertaine.

    Parmi les pistes possibles, la taxe sur les plastiques non recyclés ou la taxe sur les activités numériques pourraient être mises en œuvre rapidement. Mais d’autres hypothèses comme le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières prendront davantage de temps.

  • Qui sont les français en quarantaine sur le paquebot au Japon ?

    Qui sont les français en quarantaine sur le paquebot au Japon ?

    Le « Diamond Princess » est bloqué à Yokohama au Japon depuis une semaine. Parmi les 3 700 personnes à bord, 130 sont atteintes par le coronavirus. Quatre Français se trouvent à bord.

    Quatre Français se trouvent à bord du navire de croisière « Diamond Princess », bloqué depuis une semaine dans le port de Yokohama au Japon en raison de cas de contamination par le coronavirus 2019-nCoV, a annoncé lundi le ministère français des Affaires étrangères.

    La croisière de Linda et Michel Vittori s’est transformée en piège. Le couple, qui habite la Nouvelle Calédonie, est en quarantaine à bord du paquebot le Diamond Princess depuis le 4 février. Le commandant du bateau, qui communique les informations par haut parleur, a annoncé ce lundi matin aux 3 700 passagers que 66 nouveaux cas se sont déclarés depuis la dimanche.

    Les deux vacanciers n’ont pour leur part plus de contacts avec les autres passagers du paquebot. Ils sont confinés dans une petite cabine, avec balcon. Quand ils sortent prendre l’air, ils portent obligatoirement un masque. Idem quand ils récupèrent les plateaux repas qui sont déposés devant leur porte, par le « room-service ».

    « La prise de température est obligatoire tous les jours », précise Linda Vittori, contactée par France Inter. « Dès 37,5 degrés, vous êtes signalé au médecin de bord » ajoute t-elle.

    Restreindre le risque de contagion

    Les passagers qui n’ont pas de hublot ont eux droit à une promenade quotidienne, mais avec masque et gants, en petits groupes, et à un mètre de distance minimum les uns des autres. Les Vittori ont préféré renoncer à ces sorties pour « restreindre au minimum le risque de contagion ». Mais le huis clos leur pèse. « Nous avons la chance d’avoir un balcon, c’est un espace supplémentaire, pour prendre l’air, mais nous sommes inquiets », raconte Linda Vittori. Inquiets parce que le nombre de cas augmente tous les jours.

    Le couple a reçu ce lundi matin la visite du service médical du bateau, pour faire un prélèvement de muqueuse sur Michel, qui est âgé de 82 ans. L’élu municipal de Nouméa est considéré comme personne à risque. « Je trouve cela plutôt rassurant, car nous avions l’impression d’être oubliés. Puisque nous sommes en quarantaine, il fallait quand même bien que le corps médical arrive à nous à un moment donné ». Ni Michel  ni Linda ne présentent de symptômes du coronavirus.

    Les services consulaires français prennent la peine de les contacter tous les jours, pour – entre autres – leur remonter le moral.

  • Le Green Deal sonne-t-il le glas des critères de Maastricht ?

    Le Green Deal sonne-t-il le glas des critères de Maastricht ?

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé un Green Deal – ou Pacte vert – pour l’Union européenne engageant l’Union sur un montant de mille milliards d’euros sur dix ans (2020 – 2030), soit 100 milliards par an.

    L’objectif est de rendre l’économie de l’Union neutre au niveau des émissions de carbone d’ici 2050. À cet effet, la Présidente souhaite que la Banque européenne d’investissement (BEI) soit transformée en une banque du climat. À charge pour celle-ci d’orienter les sommes faramineuses détenues et investies vers les projets susceptibles d’aider l’Union européenne à atteindre le but qu’elle s’est fixée. Afin d’éviter que les Etats extérieurs à l’UE améliorent leur compétitivité aux dépens des Etats membres, l’Union sera incité à instituer une taxe carbone aux frontières, taxe qui devra recevoir l’accord de l’OMC. En effet, dans un premier temps, la réduction des émissions de CO2 devrait conduire à une augmentation des coûts de production. Les exportateurs des pays non soumis aux règles européennes pourraient être avantagées si une telle taxe n’était pas instituée. En plus, ils pourraient profiter d’énergies carbonées à moindres coûts en raison de la diminution de la consommation des pays de l’Union.

    Taxe carbone aux frontières

    L’autre solution serait que tous les pays acceptent un règlement carbone. Mais, compte tenu de l’opposition des États-Unis, de l’Inde, de la Russie et de quelques autres pays, cette voie est actuellement une impasse.

    Le montant de 100 milliards d’euros par an devrait être dévolu au Green Deal à l’échelle de l’Union européenne au regard des besoins dans les domaines de la production d’énergie, des transports ou de la construction constitue un obstacle à la réussite du projet. Le plan de la Commission risque de buter sur les politiques énergétiques qui restent de la compétence des États membres.

    Un plan contesté

    Il faudrait un important transfert de souveraineté pour peser sur la structuration du mix énergétique. En Pologne, les centrales thermiques au charbon représentent près de 80 % de la production d’électricité. Le Gouvernement polonais s’est publiquement opposé au principe de décarbonisation de l’économie européenne. L’autre moyen d’orientation des dépenses d’équipement ou de consommation dans un sens plus écologique est d’ordre fiscal (systèmes du bonus/malus, du crédit d’impôt ou de la réduction d’impôt). Cependant ces incitations relèvent également des États membres.

    Par ailleurs, ce plan est contesté par les représentants des pays producteurs de charbon ou de lignite (Pologne en particulier). Il est également contesté par un certain nombre d’économistes allemands, comme Hans-Werner Sinn, qui s’inquiètent du financement par l’emprunt d’une grande partie de ce Green Deal. La future Banque du climat sera autorisée à emprunter massivement sur les marchés pour financer le Green Deal. La BCE serait incitée à acheter ces Bons du Trésor européen afin d’en faire baisser les taux d’intérêt.

    Financement par la dette

    Le plan de la Commission sur la décarbonisationde l’économie de l’Union s’accompagne d’un débat sur le maintien des fameux critères de Maastricht et du Pacte de Stabilité. Le Commissaire européen chargé de l’économie, Paolo Gentiloni, a souligné récemment sur « le besoin urgent de soutenir la croissance et d’investir massivement pour faire face au changement climatique ». Les élus d’Europe du Nord restent pour le moment très opposés à un assouplissement des règles au nom de la transition énergétique. L’eurodéputé conservateur allemand Markus Ferber a ainsi déclaré que « la dette c’est la dette, peu importe la couleur, même si elle est verte. ».

  • La France en 2070…. Une météo bien différente

    La France en 2070…. Une météo bien différente

    Chaque matin, un sujet pertinent concernant l’environnement planétaire et les bonnes résolutions à prendre pour sa protection. On a une petite idée de ce à quoi pourrait ressembler la France en 2070. Géraldine de Mori a révélé sur la radio française RMC la dernière simulation des conséquences du réchauffement climatique en France et en Europe.

    Carte BFMTV

    Encore une étude sur les conséquences du changement climatique? Pas tout à fait. Celle de l’agence européenne de l’environnement est particulière:d’abord parce qu’elle se base sur les toutes dernières données scientifiques. Et ensuite parce qu’elle est ultra précise, on peut voir les conséquences non pas à l’échelle de la planète mais à l’échelle d’une région voire d’une ville.

    Et l’impact du changement climatique ne sera pas du tout le même qu’on habite à Venise ou à Stockholm. Ce qu’on peut retenir, c’est que la France ne sera pas la plus touchée par le réchauffement, mais les conséquences seront quand même très visibles. Avec notamment une hausse des phénomènes météos extrêmes, on en a un bel exemple en ce moment.

    Les prix des produits agricoles vont grimper en flèche

    Si on prend l’exemple des fortes pluies, dans les années 2071/2100, elles devraient être 2 à 3 fois plus fréquentes qu’aujourd’hui, avec de plus en plus de crues éclairs et d’inondations, en particulier autour de la région lyonnaise.

    Les sécheresses seront aussi plus fréquentes, plus longues et plus graves pratiquement dans toute l’Europe. En France, au lieu d’une grave sécheresse tous les 8 ans, on passera à une grave sécheresse tous les 2 ou 3 ans.

    Avec de grosses conséquences sur l’agriculture. En Europe, on ne devrait pas avoir de problème de sécurité alimentaire comme ça pourra être le cas en Afrique ou en Asie, mais les prix des produits agricoles risquent de grimper en flèche.

    En revanche, si les agriculteurs arrivent à s’adapter notamment en variant les cultures, ils pourraient en sortir vainqueur et augmenter leur revenu, indique l’étude.

    Avec une augmentation des sécheresses et des vagues de chaleur, il y aura aussi de plus en plus de feux de forêts. 

    La saison des incendies sera de plus en plus longue, avec des feux de plus en plus violents. Des zones qui ne sont pas concernées aujourd’hui seront à risque d’ici la fin du siècle. Les régions du Centre de la France ou le Sud de la Bretagne pourraient alors être touchées.

    Enfin la hausse du niveau de la mer. Sur les côtes françaises, le niveau de la mer devrait augmenter d’un mètre d’ici la fin du siècle avec des risques de submersions sur tout le littoral.

    Quoiqu’on fasse, le réchauffement climatique va se poursuivre dans les prochaines années… Mais son impact sera beaucoup moins grave si on arrive à garder ce réchauffement sous les 2°, ce qui est prévu par l’accord de Paris… Ce qui n’est aujourd’hui pas du tout en bonne voie puisqu’on se dirige plutôt sur un réchauffement entre 4 et 7°.

    D’où une nécessité de diminuer nos émissions bien sûr, mais aussi de s’adapter. A partir d’aujourd’hui vous allez pouvoir voir sur le site de l’agence européenne de l’environnement, les conséquences précises du réchauffement dans votre région.

  • Le Brexit s’apprête à rendre toute son efficacité au Conseil de l’UE

    Le Brexit s’apprête à rendre toute son efficacité au Conseil de l’UE

    Sans le Royaume-Uni, les procédures législatives devraient être plus fluides au Conseil de l’UE. Surtout en matière de justice, d’affaires intérieures, mais les questions budgétaires et constitutionnelles sont aussi concernées.

    C’était l’hypothèse de diplomates dès le referendum, en 2016 : le Brexit pourrait permettre à l’UE de mieux fonctionner, surtout au niveau des discussions interministérielles qui se déroulent au Conseil de l’UE.

    Elle se trouve confirmée par les analyses d’Attila Kovacs et Levente Kocsis, analystes à eulytix.eu, une plateforme internet hongroise qui étudie la législation européenne.

    Sur la base des données du Conseil remontant à 2010, ils ont analysé les tendances de vote des États membres de l’UE dans les dix formations de l’institution et dans les 16 domaines politiques qu’elles couvrent. Conclusion : sans le Royaume-Uni, la prise de décision dans les formations du Conseil devrait être moins conflictuelle.

    Dans de nombreux cas, l’opposition du Royaume-Uni a constitué un obstacle à une intégration plus poussée et à une coopération plus fluide entre les pays de l’UE. De nombreuses minorités de blocage se sont créées autour du Royaume-Uni.

    Selon les données sur les tendances de vote, c’est sur le Conseil « justice et affaires intérieures » que le Brexit aura le plus d’impact, car de nombreuses questions politiques brûlantes relèvent de sa compétence. C’est le cas des dossiers concernant Schengen, et notamment ceux qui se rapportent à la récente crise migratoire et à ses conséquences.

    Les options de retrait (opt-outs) dont jouissait le Royaume-Uni et sa non-participation aux coopérations renforcées ont beaucoup compliqué les discussions.

    Le Conseil des affaires générales, qui traite des affaires européennes, est la deuxième structure qui devrait bénéficier du départ des Britanniques, en raison de la réticence du Royaume-Uni à élargir les compétences des institutions européennes et de ses préoccupations budgétaires. Le pays a ainsi voté contre les règlements 1141/2014 et 1142/2014 sur le financement des partis politiques européens, et s’est abstenu lorsque le Conseil s’est prononcé sur les changements concernant la Cour de justice européenne.

    Le Conseil des affaires étrangères se place au troisième rang, car le Royaume-Uni a souvent adopté une posture divergente sur des questions de politique étrangère, notamment concernant les relations avec la Russie ou l’administration Trump. Les Britanniques sont partisans d’une approche dure envers la Russie, alors que l’Allemagne et de nombreux pays d’Europe centrale et orientale ont toujours tenté de maintenir une relation plus équilibrée avec ce pays.

    Le Conseil agriculture et pêche a aussi été le théâtre de divers contentieux en raison du conflit de longue date entre le Royaume-Uni (qui est l’un des contributeurs nets les plus importants) et d’autres États membres concernant le financement de la politique agricole commune.

    L’opposition britannique au sein du Conseil agriculture et pêche est très souvent motivée par des considérations d’ordre financier. Ce fut notamment le cas pour le règlement 1303/2013 établissant des dispositions communes sur le Fonds européen agricole pour le développement rural et le Fonds européen pour la pêche et la mer, ainsi que pour le règlement 1309/2013 sur le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation.

    C’est au sein du Conseil des affaires économiques et financières (Ecofin) et du Conseil compétitivité que le Royaume-Uni s’est montré le moins conflictuel. Londres considère avant tout l’intégration européenne comme un projet économique, elle s’est donc montrée plus encline à soutenir les politiques discutées dans le cadre de ces deux formations du Conseil et a adopté des positions plus conformes à la tendance dominante au sein de l’UE.

    L’examen des domaines politiques plutôt que des formations du Conseil brosse un tableau quelque peu différent cependant. Outre la justice et les affaires intérieures, suivies des questions institutionnelles, l’emploi et la politique sociale constituent également un secteur où les tensions sont vives. Cela s’explique peut-être par la politisation des questions de migration des travailleurs vers le Royaume-Uni et de leurs droits sociaux.

    Sans le Royaume-Uni, ces domaines politiques devraient être moins conflictuels.

    L’économie et le marché intérieur apparaissent en fin de classement. Le Royaume-Uni, qui s’est toujours engagé en faveur des réalisations et des avantages de l’intégration économique, a joué un rôle moteur pour renforcer l’intégration dans ces domaines.

    L’absence du Royaume-Uni se fera sentir lorsque des questions portant sur l’énergie, l’environnement ou la consommation seront à l’ordre du jour, car le pays a souvent constitué une force de proposition et endossé le rôle de leader dans ces domaines.

  • Les marchés ne croient pas au pire…

    Les marchés ne croient pas au pire…

    Avec les bons résultats de l’emploi et la mobilisation internationale pour lutter contre le coronavirus, les investisseurs ont décidé de revenir sur le marché « actions ». Paris a ainsi signé sa plus forte hausse depuis un an.

    L’emploi américain au beau fixe

    Selon le Bureau of Labor Statistics (BLS), les Etats-Unis ont créé 225 000 emplois dans le secteur non agricole au mois de janvier, soit plus que les 165 000 anticipés par le consensus Bloomberg. Des conditions climatiques particulièrement clémentes pour la saison ont favorisé l’emploi dans les secteurs de la construction, des loisirs et de l’accueil. Le solde des deux mois précédents a été révisé en hausse de 7 000. Le taux de chômage a augmenté de 0,1 point à 3,6% de la population active alors que le marché prédisait sur une stabilisation à 3,5 %. Cela est plutôt une bonne nouvelle. En effet, cela signifie que des personnes qui n’étaient pas sur le marché du travail y viennent ou y reviennent. De son côté, le salaire horaire moyen a augmenté de 0,2 % sur un mois et de 3,1% sur un an, contre respectivement +0,3 % et +3 % attendus

    La virulence du coronavirus et la croissance

    Vendredi 7 février, le nombre de décès s’élevait à 638 (636 en Chine, 1 à Hong Kong et 1 à Singapour). A cette date, le nombre de personnes contaminées était toujours de 31 432 dans le monde (31 161 en Chine). Le taux de mortalité par le coronavirus est de 2 %. Il reste inférieur à celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait provoqué la mort de 774 personnes dans le monde en 2002-2003.

    L’épidémie impacte l’économie de la deuxième puissance mondiale sur trois niveaux : l’offre, la demande et la confiance. Du fait de la fermeture des usines, la production est en baisse. Les revenus des Chinois risquent de baisser en raison de la diminution du nombre d’heures de travail, de l’absence de touristes, etc. Les projets d’investissement sont reportés, ce qui aura des conséquences sur la croissance. Les consommateurs étant appelés à ne pas bouger de chez eux, la demande est en berne. Les Chinois diffèrent leurs voyages tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. De nombreuses compagnies aériennes ont annulé leurs vols vers la Chine. La confiance qui est essentiel dans les rouages de l’économie est atteinte.

    La population chinoise voire mondiale doute des capacités des pouvoirs publics à endiguer l’épidémie. La mort à Wuhan du Docteur Li, ce médecin qui avait été contraint au silence après avoir révélé les dangers du coronavirus, a amené à des réactions vives au sein des réseaux sociaux dans un pays où l’expression publique est très régulée. Les autorités chinoises ont décidé la mise en place de mesures de soutien à l’économie. Lors de l’épidémie en 2003, l’impact du SRAS sur le PIB chinois avait été évalué à un point pour l’ensemble de l’année. Du fait de l’essor de l’économie chinoise, le manque à gagner sera certainement plus élevé. De même, les effets sur l’ensemble de l’économie mondiale seront plus importants en raison de l’intégration de la Chine dans les chaînes de valeur mondiales.

    Néanmoins, une épidémie est logiquement un phénomène temporaire qui logiquement s’accompagne d’un rebond (courbe en « V »). Si dans les prochaines semaines, l’augmentation du nombre de victimes se ralentissait, la confiance pourrait commencer à se restaurer. Après un mauvais mois de janvier et de février, l’économie repartirait à partir du mois de mars. Si la décrue du nombre de nouveaux cas tardait, l’économie chinoise voire mondiale pourrait connaître une courbe en « U » avec plusieurs mois de mauvais résultats précédant un rebond.

    Les investisseurs ont opté cette semaine pour une courbe en « V » avec une reprise assez rapide. Le CAC 40 est ainsi repassé au-dessus de 6000 points. Indice Eurostoxx a gagné en une semaine de plus de 4,3 %. Le Dow Jones a progressé de 3 % et le Nasdaq d’un peu plus de 4 %. Le pétrole subit de plein les fouets les menaces de ralentissement de la croissance de l’économie mondiale et en premier lieu de la Chine qui est à l’origine d’un tiers des importations. Le baril de Brent est passé en-dessous de 55 dollars cette semaine. En un mois, il a perdu un cinquième de sa valeur.

    L’euro, la croissance en berne et l’Allemagne

    L’euro est en baisse constante vis-à-vis du dollar depuis plusieurs jours en raison du décalage de croissance de la zone – et tout particulièrement de l’Allemagne – avec les Etats-Unis. Sur le plan politique, l’imbroglio lié à l’élection à la tête du gouvernement régional de Thuringe d’un député libéral du FDP grâce aux voix de l’Afd, parti d’extrême droite, a invité les investisseurs à la prudence vis-à-vis de l’Europe. La Chancelière Angela Merkel a condamné cette alliance conduisant le nouveau Président du Land et Ministre à démissionner. Cette démission devrait permettre de nouvelles élections régionales dans ce Land du centre de l’Allemagne. L’écho de cette élection est d’autant plus important que le parti Nazi, dans les années 30, avait entamé sa conquête du pouvoir à partir du Thuringe.