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  • 3,2 milliards de nuitées touristiques en Europe!

    3,2 milliards de nuitées touristiques en Europe!

    Le nombre de nuitées passées dans des hébergements touristiques dans l’Union européenne a dépassé, en 2019, 3,2 milliards, ce qui représente une progression de 2,4% par rapport à 2018.

    Depuis le début du siècle, le nombre de nuitées est en forte progression. La hausse est de 50 %. Elle est plus forte pour les nuitées réalisées par des non-résidents de l’Union (+60%) que celles réalisées par les résidents (+40%).
    L’Espagne occupe la première place avec 469 millions de nuitées. Elle devance la France (446 millions), l’Allemagne (436 millions) et l’Italie (433 millions). En 2019, le nombre de nuitées passées dans des hébergements touristiques a augmenté dans la quasi-totalité des États-membres, les plus fortes hausses ayant été enregistrées en Slovaquie (+12%) et en Lituanie (+10%), suivies par les Pays-Bas (+6%) et le Royaume-Uni (+5%).

    En revanche, des baisses ont été observées en Grèce (-3%) et à Malte (-2%). Ces deux pays avaient enregistré de fortes progressions les années précédentes. Ils ont été également victimes des fortes canicules que l’Europe a connues durant les périodes estivales.

    Le nombre de nuitées touristiques passées par des non-résidents a augmenté dans la majeure partie des États-membres, dont les augmentations les plus fortes ont été observées au Royaume-Uni (+19%), aux Pays-Bas (+10%) et en Lituanie (+10%).

    Dans les États-membres de l’Union, la plus grande part des nuitées passées par les résidents a été enregistrée en Roumanie (83% du nombre total de nuitées), en Allemagne et en Pologne (80% chacun) ainsi qu’en Suède (75%). En revanche, le pourcentage le plus élevé des nuitées passées par les non-résidents a été observé à Malte (95% du nombre total de nuitées), à Chypre (94%), en Croatie (92%) et au Luxembourg (88%). La faible taille des États concernés explique évidemment ce classement.

    En France, les non-résidents représentent 30% des nuitées pour une moyenne européenne de 47%. En Espagne, ce taux est de 64% et en Italie de 50%.

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    L’activité touristique continue à fortement progresser au sein de l’Union européenne. Elle remodèle les cités historiques avec le développement des logements mis en location saisonnière et l’essor de l’hôtellerie. Cette évolution entraîne le départ de services domestiques et de magasins de proximité (alimentation) au profit de boutiques dédiées aux touristes (restauration, hôtellerie, boutiques de luxe, etc.).

    Au cœur des cités touristiques, un effet d’éviction est constaté au détriment de la population locale. Les habitants de plusieurs villes touristiques comme à Barcelone ou à Venise demandent une limitation des flux touristiques.
    Des réflexions sont également engagées pour réguler l’accès à des sites naturels menacés par la sur-fréquentation. L’instauration de péages ou de quotas de touristes est avancée mais ce type de solution s’oppose au principe de libre accès aux territoires publics.

  • L’UE et Londres se lancent dans la bataille de l’après-Brexit

    L’UE et Londres se lancent dans la bataille de l’après-Brexit

    L’Union européenne et le Royaume-Uni se lancent lundi dans la bataille de l’après-Brexit en affichant les lignes rouges de leur future relation, qui reste à bâtir, au prix de négociations ardues et déjà tendues.

    Passé la joie ou les regrets du divorce après 47 ans de mariage houleux, les deux parties doivent se mettre d’accord sur la nouvelle architecture de cette relation, en particulier commerciale, noyau dur des discussions.

    Comme il est de mise au début d’une négociation, les deux camps ont affiché des positions très fermes.

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson doit avertir que son pays refusera un accord qui lui imposerait de continuer de respecter certaines règles de l’Union, selon des extraits d’un discours attendu lundi sur sa vision du Royaume-Uni, après le divorce.

    « Il n’y a pas besoin d’un accord de libre-échange qui implique d’accepter les règles de l’UE en termes de concurrence, de subventions, de protection sociale, d’environnement ou autre », doit-il déclarer.

    Le négociateur de l’UE, Michel Barnier, a lui posé dimanche deux conditions à la conclusion d’un traité commercial : « un accord sur les règles de jeu communes », afin que Londres ne devienne pas un concurrent déloyal ; et un règlement de la question ultra-sensible de la pêche.

    Discussion-marathon

    Ajoutant à la difficulté de ce front contre front, ces négociations devront se tenir à un rythme marathon puisque Boris Johnson refuse de prolonger la période de transition, pendant laquelle les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes.

    Or, c’est pendant cette période, qui s’achève le 31 décembre, que doivent se tenir les pourparlers.

    Michel Barnier dévoilera lundi à 11h GMT les termes de son mandat de négociation, fixant les priorités et les lignes rouges de l’UE.

    Le bloc craint plus que tout de voir émerger une économie dérégulée à sa porte.

    Le négociateur européen connaît déjà les embûches du dossier puisqu’il a négocié le traité du Brexit sur les modalités de divorce, pendant plus de deux ans.

    Son mandat de négociation ne devant être approuvé que fin février par les États membres, les négociations ne s’ouvriront officiellement que début mars.

    Dans ce très court laps de temps, tous les sujets entre Bruxelles et le Royaume-Uni, devenu un pays tiers, ne sauraient être traités et Bruxelles s’est fixé des priorités.

    Les négociations porteront principalement sur le partenariat économique, en particulier l’accord de libre-échange, les questions de sécurité et le dispositif juridique prévu pour régler les litiges.

    Pour les Européens, l’accès au marché unique du continent, fort de ses quelque 440 millions de consommateurs, sera conditionné par le respect des normes sanitaires, environnementales, sociales et fiscales, sans oublier celles sur les aides d’État aux entreprises.

    Ce marché est crucial pour Londres puisque l’UE reste son premier partenaire commercial.

    Les Européens veulent mener les négociations en parallèle sur tous les sujets afin de limiter le risque de divisions, duquel les Britanniques pourraient tirer profit.

    La pêche, vitale pour plusieurs États

    La pêche, sur laquelle les deux parties ont promis de s’entendre avant le 1er juillet, sera l’un des sujets ultra-sensibles de la négociation.

    Les pêcheurs de plusieurs États membres, comme la France et le Danemark, sont dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent 30 % du chiffre d’affaires des pêcheurs français.

    De son côté, Boris Johnson a souligné que « reprendre le contrôle » de ces eaux poissonneuses était de première importance et promis « une nouvelle politique de pêche nationale fantastique ».

    La pêche pourrait constituer une monnaie d’échange dans ces discussions, par exemple pour l’accès au continent des services financiers britanniques, cruciaux pour la City de Londres.

    La France sera « extrêmement vigilante » sur cette question, a prévenu Paris.

    Un premier bilan sera dressé fin juin, ce qui devrait permettre d’évaluer le risque d’un « no deal », un spectre qui va continuer à planer, avec ses conséquences désastreuses, sur les discussions.

  • Les racines du malaise social français

    Les racines du malaise social français

    Les tensions sociales sont en augmentation dans plusieurs pays et notamment en France. Dix ans après la crise de 2008/2009 et malgré l’amélioration de la situation du marché de l’emploi, les Français expriment un ressentiment tant vis-à-vis de la politique menée par le Gouvernement qu’à l’égard du système économique. Depuis dix ans, aucun Président de la République, aucun gouvernement, aucune majorité n’échappe à l’impopularité ; la différence provient d’une montée de la violence qui s’exprime contre les biens publics et les dirigeants.

    Les tensions sociales ont des sources multiples. Cette diversité empêche la cristallisation des contestations. Elle rend également difficile les réponses à apporter.

    Les tensions sont d’ordre économique avec la stagnation des revenus et l’augmentation des dépenses pré-engagées. Elles sont d’ordre social avec la montée de certaines formes de précarité. Elles sont de nature sociologique avec la diffusion du sentiment de déclassement au sein des classes moyennes. Elles sont également le produit des mutations territoriales du pays avec la montée en puissance de la métropolisation.

    Une part croissante de la population française sous assistance

    Si le taux de pauvreté français reste un des plus faibles de l’OCDE, il n’a pas retrouvé, en 2018, son niveau d’avant crise. Pour autant, les dépenses sociales se sont accrues de 3 points de PIB en dix ans pour atteindre près de 26% du PIB en 2019. Si les dépenses de prestations sociales ont permis de limiter l’impact de la crise, elles ont abouti à placer sous assistance une part croissante de la population française. Pour les 20% les plus pauvres, ces prestations représentent plus de 40% des revenus.

    Le sentiment que la France se segmente en blocs de plus en plus étanches est largement partagé. Un des facteurs pouvant expliquer ce sentiment est l’augmentation de l’écart de revenus avant prestations. Depuis vingt ans, l’évolution du pouvoir d’achat des différentes catégories sociales est divergente. Les retraités ont enregistré une hausse de 11% de leur pouvoir d’achat entre 2002 et 2019 quand le pouvoir d’achat des indemnités de chômage a reculé d’une dizaine de points. Le niveau de vie des retraités a bien résisté à la crise à la différence de celui des personnes se situant entre les 20 et les 40% les plus pauvres en France.

    Le poids du logement

    La vie des Français est de plus en plus dépendante de l’accès à l’immobilier, à l’évolution de son cours. Pour les jeunes générations d’actifs, devenir propriétaire au sein des grandes métropoles qui sont les principales pourvoyeuses d’emploi est un chemin de croix. Le ratio du prix des maisons par rapport au salaire nominal a augmenté de 5% entre 1998 et 2019. Selon l’INSEE, en 2018, 26,6% de la dépense de consommation finale des ménages sont alloués au service de logement. Il s’agit du premier poste de dépenses, loin devant la part consacrée à l’alimentation ou aux transports (respectivement 17,1% et 14,3%). La part des dépenses dédiées au logement a sensiblement augmenté depuis les années 1990, où elle était de 6,5 points inférieurs à son niveau actuel. Pour les locataires du secteur privé au sein des grandes agglomérations, ce taux peut atteindre 30%. Si les jeunes consacrent en moyenne plus de 22% de leur budget au logement, ce taux est de 5% pour les retraités, 75% de ces derniers étant propriétaires de leur résidence principale. Pour les Français comptant parmi les 10% les plus pauvres, le coût du logement avant les aides représente plus de 42% de leur budget.

    L’augmentation des dépenses liées au logement a provoqué une forte hausse des dépenses dites pré-engagées des ménages, dépenses sur lesquelles ces derniers ont peu de prises pour les faire varier rapidement. Ces dépenses comprennent également les abonnements, les remboursements des intérêts des emprunts à la consommation, les assurances, etc. La part des dépenses pré-engagées dans le revenu disponible brut des ménages est passée de 12,6 % à 29,2 % (soit +16,6 points) entre 1960 et 2018. La fonction logement est celle qui a le plus contribué à cette hausse. Depuis 1959, elle explique 13,4 points de la progression, passant de 9,5% à 22,9% du revenu disponible brut.

    La problématique de l’emploi

    Sur le front de l’emploi, l’embellie est réelle. Le taux d’emploi en 2019 a atteint 78% contre 70% en 1998. Le taux de participation au marché de l’emploi s’élevait en fin d’année dernière à 85%, ce qui constitue un record. Le taux de chômage qui avait dépassé les 10% en 2016 est revenu à 8,5% en fin d’année dernière. Cette évolution positive s’accompagne d’une profonde mutation de la structure des emplois.

    Le poids des emplois manufacturiers a diminué de 22% en vingt ans quand celui des services aux entreprises et du secteur financier a augmenté de 60%. Les emplois au sein du secteur financier se sont fortement accrus dans les années 2000 avant de se stabiliser. Les emplois des services domestiques (services à la personne, hôtels, restaurants, loisirs, transports) ont connu de 1998 à 2019 une hausse de 20%.

    Les emplois domestiques sont, en règle générale, peu rémunérateurs et sont proposés par des structures de petite taille. Ils sont moins protecteurs que les emplois industriels. La fin des embauches dans le secteur financier (banques et assurances) touche en priorité les enfants des classes moyennes, contribuant ainsi à alimenter les craintes de déclassement.

    Précarisation

    Si 85% des salariés sont en contrat à durée indéterminée, cette proportion tend à décroître. La proportion des salariés en intérim ou en CDD est passée de 11,4% à 13,5% de 2003 à 2018 (source INSEE). De même, le nombre de personnes travaillant à temps partiel est passé de 1,8 million à 5 millions de 1980 à 2018. Le taux d’emploi en temps partiel a ainsi été multiplié par plus de deux, de 8% à 19%. Lors de ces vingt dernières années, il a augmenté de 5 points.

    Un tiers des emplois à temps partiel serait subi. La multiplication des emplois à temps partiel, en intérim ou sous forme de contrats à durée déterminée génère des surcoûts et de pertes des temps au niveau des transports. Elle alimente le sentiment de précarité. Ce type d’emplois rend difficile l’ascension sociale comme elle se pratique dans les grandes entreprises industrielles ou de services pour les titulaires d’un CDI.

    Les plateformes de services sur Internet ont contribué à la création de nombreux emplois non-salariés. De nombreux acteurs de ces plateformes optent pour le statut de micro-entrepreneur (ex-auto-entrepreneur). Ce statut a été choisi par plus de 1,3 millions de personnes dont plus de 800 000 exercent une réelle activité. 45% des créations d’entreprise sont réalisées, en France, par des micro-entrepreneurs. Pour les auto-entrepreneurs en activité de complément, le chiffre d’affaires moyen est de 7 600 euros en 2016, contre 12 800 euros pour ceux en activité principale. Le développement des activités de prestataires de service a permis de générer de l’activité, en particulier, au sein des quartiers difficiles, au point que les pouvoirs publics ont décidé de ne réglementer qu’à la marge les VTC au grand dam des chauffeurs de taxi.

    Cette précarisation relative de l’emploi ne s’est pas traduite en France par une déformation des revenus au détriment des salariés, à la différence de ce qui est constaté aux États-Unis ou au Royaume-Uni. Le salaire réel par tête en euros constants a augmenté entre 1998 et 2019 à l’exception de la période de crise (2008/2010). La hausse a été de 25% en vingt ans. Elle est supérieure à celle de la productivité par tête (+20%), expliquant, en partie, la perte de compétitivité de l’économie française.

    Le salaire minimum a connu deux grandes périodes. Il a fortement augmenté entre 1998 et 2007 en lien avec la mise en place des 35 heures. Déflaté, le salaire minimum est resté stable, en revanche, depuis une dizaine d’années. Par rapport au salaire médian (niveau de salaire partageant en deux parts égales les salariés, son montant net mensuel était de 1789 euros au premier semestre 2019), le SMIC tend à diminuer. Il ne représente plus que 61% du salaire médian en 2019 contre 67% en 2007. Les tensions sociales se nourrissent de la baisse tangible du pouvoir d’achat des ménages. Si entre 1998 et 2007, il avait augmenté de 14% en euros constants, il a diminué de 5% entre 2008 et 2019. Il demeure inférieur de 6 points à son niveau de 2007. Certes, depuis 2016, il s’est mis à progresser mais sans compenser les pertes antérieures.

    Face à la dégradation de la situation sociale, les gouvernements ont eu tendance à accroître les prestations sociales tout en les recentrant sur les personnes les plus modestes. Cette politique atteint ses limites tant en termes de coûts que d’efficacité. Elle contribue à segmenter le pays et à alimenter les frustrations ou les rancœurs.

  • Coronavirus : le bilan de l’épidémie dépasse celui du SRAS – le Point sur la situation mondiale

    Coronavirus : le bilan de l’épidémie dépasse celui du SRAS – le Point sur la situation mondiale

    Les autorités de la province de Hubei, berceau de l’épidémie, ont annoncé, ce lundi, le décès de 57 personnes, faisant grimper le bilan à 361 morts en Chine. Le nombre de cas confirmés atteint les 17 200 dans l’ensemble du pays.

    Le nombre des décès confirmés dus au coronavirus en Chine est passé à 361 morts, soit davantage que pour l’épidémie de SRAS en 2002-2003 (349 en Chine continentale), après que les autorités de la province du Hubei ont annoncé, lundi 3 février 2020, 57 nouveaux décès. Ce bilan quotidien est le plus lourd depuis le début de l’épidémie en décembre.

    Dans son point quotidien, la commission provinciale de la Santé a aussi fait état de 2 720 nouveaux cas confirmés d’infection dans le Hubei, une province du centre de la Chine qui est le foyer de la nouvelle épidémie.

    Ces cas supplémentaires portent à plus de 16 480 le nombre total des infections confirmées dans l’ensemble de la Chine, selon les chiffres officiels.

    L’épidémie a pris à présent les proportions d’une urgence sanitaire mondiale avec des cas signalés dans plus de 20 pays.

    Un premier décès en dehors de la Chine

    Dimanche, le premier décès hors de Chine lié au nouveau coronavirus a été répertorié, aux Philippines, avec la mort à Manille d’un Chinois de 44 ans, originaire de la ville de Wuhan, capitale du Hubei.

    Les pays du G7 vont se concerter pour apporter une réponse « uniforme » face à l’épidémie, a annoncé dimanche le ministre allemand de la Santé. « Nous sommes convenus qu’il doit y avoir une conférence téléphonique des ministres de la Santé du G7 », a expliqué Jens Spahn.

    L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe vont tenir une réunion technique mardi et mercredi à Vienne pour analyser la baisse des cours du brut en lien avec l’épidémie, a indiqué dimanche à l’AFP une source proche de l’organisation.

    Ralentissement économique

    La Chine, qui souffrait déjà d’un ralentissement de sa croissance avant l’épidémie, a annoncé dimanche l’injection de 1 200 milliards de yuans (156 milliards d’euros) pour soutenir son économie. La banque centrale effectuera l’opération lundi, alors que les Bourses chinoises ont dévissé de perdu près de 9 % après le long congé du Nouvel an lunaire, prolongé en raison du virus.

    Après s’être rendus pour beaucoup dans leurs familles durant ce congé, les Chinois ont commencé durant le week-end à rentrer chez eux, en avion et en train. De nombreux commerces devraient toutefois rester fermés pour encore une semaine au moins.

    A Shanghai, capitale économique du pays, un immeuble de bureaux interdisait ainsi aux salariés d’accéder à leur lieu de travail, citant un arrêté municipal repoussant la reprise de l’activité au 10 février.

    A Pékin, où la quasi-totalité des habitants se recouvrent le visage d’un masque de protection, les quartiers d’affaires restaient largement déserts, avec une circulation automobile très inférieure à celle d’un week-end calme.

    L’OMS a classé jeudi l’épidémie comme « une urgence de santé publique de portée internationale » et de nombreux pays ont annoncé des mesures exceptionnelles.

    Frontières fermées

    Les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Irak et Israël notamment ont interdit l’entrée sur leur territoire aux étrangers s’étant récemment rendus en Chine.

    La Mongolie, la Russie et le Népal ont fermé leurs frontières terrestres avec la Chine et la Papouasie-Nouvelle-Guinée a fermé mercredi ses ports et ses aéroports à tous les voyageurs en provenance d’Asie.

    Le décès aux Philippines a été annoncé juste après que Manille eut décrété l’arrêt immédiat des arrivées de tous les voyageurs étrangers depuis la Chine. Pour leur part, la Grande-Bretagne, la Russie et la Suède ont annoncé leurs premiers cas confirmés durant le week-end.

    Opérations de rapatriement

    Parallèlement, les opérations de rapatriement d’étrangers se trouvant en Chine se poursuivent : un deuxième avion français ramenant des étrangers de 30 nationalités différentes depuis Wuhan a atterri dimanche sur une base militaire dans le sud-est de la France. Au Maroc, un avion transportant 167 Marocains de Wuhan a atterri dans la matinée à Benslimane, entre Rabat et Casablanca.

    En Italie, un avion militaire a décollé dimanche de Rome à destination de Wuhan, d’où il doit rapatrier 67 personnes. L’Algérie a aussi annoncé qu’elle allait rapatrier, à la demande de leurs gouvernements, dix Tunisiens et des étudiants libyens toujours à Wuhan, avec les 36 Algériens, majoritairement des étudiants, qui s’y trouvent bloqués.

    Le Canada a annoncé dimanche soir avoir affrété un avion « prêt à partir » pour rapatrier ses ressortissants se trouvant dans la région de Wuhan en Chine et ayant demandé à être évacués en raison de l’épidémie de coronavirus. L’appareil atterrira à Hanoï au Vietnam et « se rendra à Wuhan, où l’espace aérien est actuellement fermé, dès que nous aurons reçu l’autorisation du gouvernement chinois d’atterrir », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

    Un groupe de Brésiliens de Wuhan a demandé à leur président Jair Bolsonaro, via une vidéo, leur rapatriement. Ils affirment qu’aucun n’a « de symptômes de l’infection » et se disent prêts à être placés en quarantaine. Le gouvernement brésilien a assuré qu’il les rapatrierait.

    Wenzhou confinée

    Dimanche, le confinement a été étendu à Wenzhou (prononcer Wenn-djo), ville portuaire de plus de 9 millions d’habitants située à quelque 800 km à l’est de Wuhan.

    Avec 265 cas de contamination, Wenzhou est l’une des villes chinoises les plus touchées. Les habitants ont désormais l’obligation de rester chez eux. Seule une personne par foyer est autorisée à sortir une fois tous les deux jours pour faire les courses.

    Les transports publics sont suspendus ainsi que les autocars longue distance. Les grands axes routiers sont presque entièrement fermés.

    Ce virus est apparu au pire moment pour la Chine, des centaines de millions de Chinois voyageant lors des congés du Nouvel an lunaire qui a commencé officiellement le 24 janvier.

    Ces congés devaient prendre fin vendredi mais ont été prolongés jusqu’à ce lundi pour donner plus de temps aux autorités contre la crise. Même si le Hubei et certaines grandes villes comme Shanghai ont encore rallongé les vacances, de nombreux habitants regagnaient leur domicile dimanche.

  • La Paix se fait avec son ennemi.

    La Paix se fait avec son ennemi.

    Barack Obama a gagné le prix Nobel de la paix,pour les commentateurs Donald Trump auraitgagné le bonnet d’âne. Peut-être est-ce moins simple : Ils ne méritent ni l’un ni l’autre dedistinction, chacun, à sa façon, allant d’échec en échec. Que signifie le plan Trump ?

    Résultat de recherche d'images pour "plan de paix trump"Se rappeler sans cesse la première règle de la diplomatie : Toute décision de politique étrangère trouve sa raison en politique intérieure. Un Président gêné par une procédure de destitution au Sénat et un Premier ministre triplement inculpé se sont épaulés, tous deux en campagne, pour présenter un plan de paix reçu comme une déclaration de guerre par les Palestiniens.

    La première règle de la diplomatie, la politique intérieure.

    Les réactions à ce plan s’expliquent de la même façon. Si la Ligue arabe rejette le plan, les Etats qui la composent saluent les « efforts américains ». Tous sont pris dans des guerres civiles qui ont de plus en plus besoin de l’appui américain et de moins en moins de la cause palestinienne. Seule la Jordanie, sous assistance, le rejette sans ménagement : l’annexion de la vallée du Jourdain la touche directement, sa population est majoritairement palestinienne. Quand aux Européens, ils savent que ce plan n’a aucun avenir. Autant rester poli. La cause palestinienne garde quelques adeptes dans les rédactions et les mouvements de gauche. Mais le Hamas, la corruption, et le soutien à Assad l’ont sapé aux yeux des autres.

    Aussi, certaines voix se font entendre pour dire aux Palestiniens : « Prenez ce qu’on vous donne, puisqu’à chaque décennie on vous propose de moins en moins ». Changement : Jusqu’à présent on leur disait: « Refusez, vous aurez plus demain ».

    Tout n’est que paradoxe. Ce qui était faux hier peut devenir vrai aujourd’hui, ce qui est gain aujourd’hui, une perte demain.

    Le plan Trump serait celui de la droite israélienne ? La voilà piégée. Trump reprend ses propositions, mais accepte un Etat palestinien.D’ le refus d’une frange de la droite, qui rêve du grand Israël et de l’annexion complète de la Cisjordanie. Benny Gantz est le seul qui approuvé dans sa totalité le plan, pour gêner Netanyahou. Toujours la politique intérieure.

    Piège pour Israël

    Serait-ce le plan de l’Etat-major ? S’il était appliqué, ce serait un danger pour Israël : en faisant de l’Etat palestinien un pays sous tutelle, morcelé, à la souveraineté limité, aux communications contrôlées, il obligerait Israël à en assurer l’ordre, le développement, la sécurité(désarmer le Hamas disent-ils !) avec une population palestinienne pauvre, jeune, croissante. C’est pourquoi l’Etat-major israélien, cachant sa joie, freine les désirs d’annexion de Netanyahou. Comment contrôler cette population  et ces territoires ? Israël n’en a pas les moyens militaires, financiers, culturels, humains.

    Les Palestiniens vont donc refuser. Ils font même pire : ils coupent le dialogue. Y compris au niveau de la sécurité. Ils ont tort : quelle est « leur » contre-proposition ? Pourquoi ne pas répondre avec le plan du roi Abdallah, approuvé par tous les Etats arabes, ce qui gênerait le Prince Ben Salmane et les Américains? Lattitude de Mahmoud Abbas n’est pas guidée par la paix,mais par la rivalité avec le Hamas et le Djihad islamique.

    Le monde musulman en décomposition

    Constat tragique : Le monde musulman est endécomposition. Les derniers soutiens des Palestiniens ne sont pas arabes mais perses et turcs. Comme le dit un éditorialiste saoudien, si Israël occupe une capitale arabe, les Iraniens en occupent quatre : Bagdad, Sanaa, Beyrouth et Damas. Et pourtant l’Iran est en révolte et en ruine. Comme Beyrouth. L’Irak se reconstruit en désordre. La Syrie est détruite. Le Yémen est en guerre civile. Comme la Lybie. Une main de fer retient l’Egypte. La jeunesse du Maghreb désespère. De la Mauritanie au Soudan, le Sahelenflamme Musulmans contre Musulmans.

    Ceux qui craignaient un affrontement entre le monde musulman et l’Occident devraient réviser leurs craintes et prédictions. L’Islam n’est pas une menace, mais une impasse. Et l’islamisme n’est pas une arme expansionniste mais un désastre suicidaire. Les populations de ces pays vivent un appauvrissement matériel, moral, culturel, psychologique,de longue durée. Tout comme leurs élites devenues logiquement paranoïaques (elles sont menacées) et schizophrènes (elles bravent les interdits en cachette).

    Les Palestiniens devraient s’atteler à faire despropositions, si quelqu’un les écoute encore. Sinon leurs enfants connaitront toujours plus de violence et de misère.

    L’islamisme, un désastre pour les Musulmans.

    Quant aux Israéliens, ils devraient réfléchir. Les Américains, après Trump se seront lassés d’Israël. Le consensus politique américain pro israélien se brise. On le voit avec les Démocrates. Trump ne sera pas toujours Président. « Un jour vint un Pharaon qui ne connaissait pas Joseph ».

    Le plan Trump signifie que les Etats-Unis se désengagent. C’est un plan de retrait, qui confie à Israël la garde du Moyen-Orient. Drôle de cadeau à bien y regarder. Les Américains, malgré des milliards de dollars, ont perdu l’Iran, l’Irak, le Yémen, le Liban, et sont en train de perdre la Turquie. Et les Israéliens pensent que le temps joue pour eux ?

    La violence, la misère, la guerre entrainentIsraël. Israël tient ainsi depuis des années et des années. Le temps passe. Mais Israël n’a rien gagné. Israël a laissé Gaza et la Cisjordanie parce qu’elle ne pouvait pas les garder. Israël a perdu tout poids au Liban. Aujourd’hui, les opérations militaires israéliennes contre l’Iran sont continues parce que l’Iran est à ses frontières. Les Palestiniens vaincus, Israël est-il plus en sécurité ?

    La société israélienne aussi se fracture : entre Tel-Aviv et les habitants des colonies, un mur invisible est en train de se construire. Pour la première fois, les partis religieux sont contestés. Trois élections en un an. Si vous n’êtes pas d’accord entre vous, comment pourriez-vousl’être avec les autres? Avec les Arabes israéliens ? Avec vos voisins ?

    Réveil post hypnotique

    Je m’étais abstenu d’une rencontre avec Yasser Arafat. Shimon Peres me vit le lendemain. Il me dit : « Je vous comprends mais avec qui ferais-je la paix si ce n’est avec mon ennemi ? » Peut-on faire la paix sans son ennemi ? Begin, Peres, Sharon osèrent. C’est quand on est fort qu’on peut faire la paix. Une victoire n’est durable que si elle est acceptée par l’adversaire.

    Au mieux, pour Israël et les Palestiniens, le plan de paix trumpien pourrait servir de un geste hypnotique ericksonien, une fracture zen d’éveil bouddhique. Mais après, il faut se réveiller.

    Les Palestiniens ont perdu la guerre. Israël devrait en profiter pour proposer la paix. Directement. Sérieusement.

  • Rentrée Littéraire, ce qu’il fallait retenir du mois de Janvier 2020 – Podcast La French Radio Benelux

    Rentrée Littéraire, ce qu’il fallait retenir du mois de Janvier 2020 – Podcast La French Radio Benelux

    Pierre-Pascal Bruneau de la librairie « Le temps Retrouvé » à Amsterdam vous présente la rentrée littéraire de janvier 2020.

    Pierre-Pascal est un passionné de culture et de littérature. Après une carrière comme associé d’un grand cabinet d’avocats, il s’est établi à Amsterdam. En quelques années, il a largement contribué à y faire vivre la culture française et en français.

    En plus de sa librairie française, il organise des soirées littéraires et, par le biais de sa fondation l’Echappée Belle, il organise des soirées culturelles diverses et gère une cinémathèque. Son dernier grand projet est le festival du film français Tapis Rouge (dont nous reparlerons).

  • Le président catalan s’apprête à convoquer des élections anticipées

    Le président catalan s’apprête à convoquer des élections anticipées

    Quim Torra, le président indépendantiste du gouvernement régional de Catalogne, a annoncé le 28 janvier qu’il prévoyait d’organiser rapidement des élections législatives anticipées dans la région. Un article d’Euractiv

    C’est en raison des incessantes querelles entre ses deux principaux alliés indépendantistes au sein du gouvernement catalan que Quim Torra a pris la décision de convoquer un scrutin anticipé.

    La législature actuelle « n’a plus de direction politique », a déploré le président catalan lors d’un discours le 28 janvier. En cause, le « manque de loyauté » de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC). Jusqu’à maintenant, le parti indépendantiste comptait pourtant parmi ses plus proches alliés politiques.

    « Aucun gouvernement ne peut travailler sans unité, sans une stratégie commune et sans que ses membres fassent preuve de loyauté les uns envers les autres », a-t-il déclaré.

    Des élections en Catalogne dans deux ou trois mois ?

    La décision de Quim Torra est intervenue après que l’ERC a accepté de facto un arrêt de la commission électorale centrale espagnole, privant le président catalan de son accréditation de député.

    Selon Quim Torra, ce jugement « ouvre [également] la porte » au retrait de son statut présidentiel.

    À ce stade, de nouvelles élections apparaissent comme la seule issue possible. Quim Torra a cependant décidé que la date du scrutin anticipé ne serait fixée qu’après l’approbation du budget régional. Celui-ci devrait être adopté dans deux ou trois mois.

    Un conflit majeur a éclaté lundi 27 janvier entre les deux principaux partenaires indépendantistes du gouvernement catalan : JuntsxCat (Ensemble pour la Catalogne) et l’ERC. Au cœur de l’affrontement : le retrait du statut juridique de Quim Torra en tant président régional catalan.

    L’avenir de Pedro Sanchez comme premier ministre est en jeu

    Quim Torra a pris ses fonctions de président régional en mai 2018, mais de violentes disputes ont éclaté presque immédiatement entre JuntsxCat et l’ERC, qui ne sont pas d’accord sur la marche à suivre pour concrétiser leurs ambitions séparatistes.

    L’avenir politique de la Catalogne devait se préciser lors de prochaines négociations avec l’exécutif espagnol.

    Pour le Premier ministre Pedro Sánchez et sa coalition – constituée par le parti socialiste espagnol (PSOE) et le parti de gauche Podemos -, le soutien des partis séparatistes catalans – principalement celui de l’ERC – est vital.

    En novembre dernier, Quim Torra a été jugé pour insubordination, après avoir refusé de retirer le drapeau régional catalan et d’autres symboles indépendantistes du siège du gouvernement régional et d’autres bâtiments publics à Barcelone.

    Après sa condamnation, le tribunal a décidé de lui interdire d’occuper sa fonction publique de président régional pendant 18 mois.

    Quim Torra a fait appel de cette décision, mais la commission électorale a ordonné la mise en œuvre immédiate de cette suspension.

    Bien que JuntsxCat ait décidé d’ignorer la décision de la Cour, l’ERC a refusé de faire de même, car selon le parti, cela reviendrait à paralyser le parlement régional catalan, en rendant toutes ses décisions nulles.

    Selon certains analystes, la décision unilatérale de Quim Torra pourrait aggraver la situation politique espagnole, déjà très instable. Le mandat de ce dernier devait prendre fin en 2021, mais au vu des derniers développements, la coalition gouvernementale catalane semble d’ores et déjà au bord de l’effondrement.

  • Quelle place pour les films français sur les plateformes SVOD dans le monde ?

    UniFrance a publié une étude sur la part des films français dans les plateformes de vidéo à la demande. 56 diffuseurs dans 39 pays (hors France) ont été étudiés.

    Il s’agit de mesurer la présence, l’offre de films, et non la consommation. Les films français représentent 2,4% de la proposition de films sur les plateformes SVOD dans le monde.

    Les films américains dominent mais ne sont pas majoritaires, les films indiens et britanniques, forts de leur poids dans la production mondiale, dépassent les œuvres françaises.

    À ce jour, les films français sont sur le podium des cinématographies européennes présentes sur les plateformes mondiales.

    Les films français représentent 2,4 % du catalogue des plateformes de vidéo à la demande par abonnement dans le monde en novembre 2019, France exclue. À titre de comparaison, dans les salles des pays étudiés (données UniFrance), les films français représentent 10,6 % du volume de sorties globales.

    Les films français sont donc 4,4 fois plus représentés en salles qu’en SVOD. La présence moyenne des films français est plus importante sur les plateformes locales et régionales (3,0 % des films) – telles que Maxdome en Allemagne ou CMore dans les pays nordiques – que sur les plateformes globales (2,1 %) – telles que Netflixou Amazon Prime Video par exemple.

    La France représente la 4e cinématographie la plus représentée sur les plateformes SVOD dans le monde. En comparaison, les films états-uniens représentent 46,6 % du catalogue des plateformes étudiées (1re position).

    Pour les films européens, seules les productions britanniques se placent devant la France. En volume de titres, le nombre de films français sur les plateformes a augmenté de 180 % entre 2015 et 2019, sur le même échantillon de plateformes.

    RÉPARTITION TERRITORIALE

    L’Europe s’impose naturellement comme le premier territoire pour les films français avec 3,0 % de films français sur les plateformes SVOD en Europe occidentale et 3,3 % en Europe centrale et orientale. L’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient (2,0 %), l’Asie (2,1 %) ainsi que l’Amérique du Nord (1,5 %) sont les territoires où la part des films hexagonaux est plus faible.

    CLASSEMENT DES PAYS

    La première place de l’Europe au sein du classement par zone est liée à la composition du classement par pays : Territoire naturel d’exportation des films français, la Belgique se détache largement des autres pays (5,5 % de films français), suivie par la Russie (4,8 %), la Corée du Sud (4,5 %), l’Allemagne (4,3 %) et l’Italie (4,0 %).

    Seuls quatre pays non européens ont une part de films français supérieure à la moyenne mondiale, à savoir la Corée du Sud (4,5 %), la Chine (3,5 %), le Brésil (2,7 %) et l’Argentine (2,7 %).

    Les États-Unis ne sont qu’en 33e position en termes de présence de films français au sein du catalogue des plateformes SVOD (1,5 %).

    Les cinq derniers pays de ce classement, pour lesquels la part de films français est la plus faible, sont tous des pays d’Asie ou d’Océanie où par ailleurs la part de films locaux est la plus importante : Thaïlande (1,4 % de films français), Indonésie (1,3 %), Nouvelle-Zélande (1,1 %), Singapour (1,0 %), Inde (0,8 %).

    CLASSEMENT DES PLATEFORMES

    Même constat que pour le classement par pays, les dix premières plateformes SVOD en matière d’offre de films français sont toutes des plateformes étudiées dans un pays européen, à l’exception de Watcha Play (Corée du Sud) et Globo Play (Brésil).

    Les quatre premières plateformes sont d’ailleurs toutes présentes sur le territoire britannique : MUBI (31 %), BFI Player (14,8 %), Curzon Home Cinema (13,6 %) et Filmdoo (9,0 %). Il convient néanmoins de nuancer les résultats de MUBI et de Curzon Home Cinema car ces deux plateformes ne disposent pas d’un volume global de films en ligne important : MUBI ne propose par exemple que 30 films à ses abonnés chaque mois. Ainsi, si la part de film français dépasse la barre des 10 % sur ces plateformes, ce bon résultat ne fait varier qu’à la marge la moyenne globale de films français sur les plateformes SVOD dans le monde, qui est elle-même pondérée au volume du catalogue de films. Netflix, première plateforme SVOD en volume de contenus hexagonaux, est également la seule plateforme globale proche de la moyenne mondiale de films français (2,5 %) contre 1,8 % pour Amazon Prime Video, 1,5 % pour HBO Go et pour 0,1 % Disney+.

    (ÉTUDE RÉALISÉE EN JANVIER 2020 PAR QUENTIN DELEAU ET LÉO TISSEAU SOUS LA DIRECTION DE GILLES RENOUAR )

  • Coronavirus déclaré Urgence mondiale – retour des Français

    L’épidémie de coronavirus en Chine a causé la mort de 213 personnes depuis qu’elle s’est déclarée, ont annoncé ce matin les autorités sanitaires chinoises, précisant que le nombre de cas de contamination dans le pays s’élevait désormais à 9 692, soit près de 2 000 cas supplémentaires en une journée.

    Wuhan, ville du centre de la Chine où s’est déclarée l’épidémie, a été placée en confinement ainsi que d’autres villes voisines.  Quelque 60 millions de personnes sont concernées par ces mesures dans la province du Hubei. Un climat de terreur s’y installe.

    L’organisation mondiale de la santé (OMS), dont les experts se sont réunis hier à Genève, a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale.

    Les États-Unis ont été jeudi le cinquième pays en dehors de la Chine à faire état d’un cas de transmission humaine du coronavirus, alimentant les craintes sur une propagation rapide de cette maladie respiratoire.

    Plus de 120 cas de contamination ont été recensés à travers le monde, dans une vingtaine de pays, dont six en France. Aucun cas mortel n’a été signalé hors de Chine à l’heure actuelle.

    Le compte-à-rebours a commencé pour les rapatriés français de Wuhan en Chine, épicentre de l’épidémie : ils doivent arriver en France ce vendredi 31 janvier et seront mis à l’isolement 14 jours dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet, près de Marseille. Un autre appareil va bientôt décoller pour la Chine, qui pourrait ramener des personnes potentiellement contaminées par le coronavirus, selon la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Inquiétude à Carry-le-Rouet avec l’arrivée des Français de Wuhan.

    « Pourquoi nous ? » Dans la petite station balnéaire de Carry-le-Rouet, près de Marseille, les habitants s’étonnent de devoir accueillir les 200 Français rapatriés de Wuhan. Au pied du centre de vacances dans lequel ces Français vont passer 14 jours confinés à partir de la mi-journée, plusieurs gendarmes surveillent déjà le portail. Sur le parking de la résidence, quatre véhicules de gendarmerie et quatre véhicules de la sécurité civile sont visibles.