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  • Passerelle Grandes Ecoles – une procédure digitalisée accessible depuis l’étranger

    Digitalisation et mobilité internationale

    Comme annoncé à la rentrée 2018, le concours Passerelle est devenu 100% digital et a fait évoluer ses épreuves depuisavril 2019. Cette innovation répond aux attentes des candidats habitués au confort apporté par les nouvelles technologies et très attentifs aux bonnes pratiques en matière d’éco-responsabilité. Elle offre également une opportunité inédite d’accès au concours pour les étudiants français actuellement à l’étranger et ne pouvant pas rentrer en France pour passer les épreuves écrites.Seule contrainte à ce jour : que les épreuves puissent se dérouler dans la ville concernée en même temps qu’à Paris.

    Le concours Passerelle 1 s’adresse aux étudiants titulaires d’un bac+2, tandis que le concours Passerelle 2 s’adresse aux étudiants titulaires d’un bac+3 ou bac+4. Tous peuvent être potentiellement admissibles puis admis dans l’une des  écoles membres du concours :

    –       Burgundy School of Business,

    –       EDC Paris Business School,

    –       EM Normandie,

    –       Grenoble École de Management,

    –       ESC Clermont Business School,

    –       ICN Business School,

    –       Institut Mines-Télécom Business School,

    –       La Rochelle Business School,

    –       Montpellier Business School,

    –       SCBS, South Champagne Business School,

    Les épreuves du concours Passerelle

    Pour le concours Passerelle, c’est la qualité de l’enseignement, associée à la diversité et au partage d’expériences, qui feront les décideurs de demain.
    Ainsi, l’épreuve au choix, épreuve phare du concours, permet à chaque candidat de valoriser son parcours initial et ses acquis sur l’une des douze disciplines disponibles :

    • calcul et raisonnement
    • culture économique
    • droit
    • espagnol
    •  géopolitique
    • gestion-comptabilité
    • gestion de projet
    • littérature
    • management d’une entreprise d’hôtellerie-restauration
    • marketing
    • négociation commerciale
    • sport et société (P2 uniquement)

    L’épreuve de « Compréhension, expression, synthèse » dure deux heures et se compose désormais de 3 parties destinées à évaluer la compréhension de texte, la construction linguistique, et la capacité de synthèse des candidats.
    La nouveauté 2019 fut l’instauration d’une version de cette épreuve ainsi que de celle de marketing sont proposées en langue anglaise à tout candidat anglophone qui désirerait postuler dans l’une des écoles du Concours (Passerelle 2 uniquement). Enfin, l’épreuve d’anglais, déjà digitalisée pour le concours 2018, reste inchangée, si ce n’est que sa durée a été raccourcie à 1h15.

    La clôture des inscriptions pour la prochaine session du concours Passerelle Programme Grande École aura lieu le 2 avril 2020, alors rendez-vous rapidement sur le site officiel du concours.

  • Les Français plus productifs que les Allemands

    Les travailleurs français sont plus productifs que leurs homologues allemands mais cela ne se traduit pas en termes de compétitivité et de richesse par habitant. Ainsi, La productivité par tête est plus élevée en France qu’en Allemagne de 15 %.

    En 1998, la productivité par tête était de 70 000 euros en France contre 64 000 en Allemagne. En 2018, les chiffres respectifs sont 83 000 et 71 000. Au niveau des PIB par habitant, si en 2003, les deux pays étaient à parité, l’écart, en défaveur de la France, atteint 13 points. Le décrochage commence à partir de 2003 mais s’accélère nettement à compter de 2010. Cette situation paradoxale est la simple conséquence d’un taux d’emploi (le pourcentage de la population en âge de travailler qui a un emploi) plus faible en France qu’en Allemagne. Le taux d’emploi est de 91 % en Allemagne en 2019 contre 78 % en France, soit un écart de 13 points quand en 1998 il n’était que de 6 points (respectivement 75 et 70 %).

    Le fort taux d’emploi en Allemagne est la conséquence d’un fort taux de participation de la population (proportion de personnes ayant l’âge de travailler qui sont réellement sur le marché du travail). Ce taux est Outre-Rhin de 94 % en 2019. Il s’est fortement amélioré depuis 20 ans. Il était de 82 % en 1998. En France, il a certes progressé mais dans une moindre proportion en passant sur cette même période de 78 à 85 %.

    Depuis 2010, la grande différence entre les deux pays provient du taux de chômage. Le chômage a fortement chuté en Allemagne, passant de 8 à 3,2 % de 2010 à 2019 quand, en France, la baisse n’a commencé qu’à compter de 2017 et dans des proportions bien plus faibles. Le taux de chômage est ainsi passé de 10 à 8,5 % lors de ces trois dernières années.

    L’avantage de l’Allemagne par rapport à la France est net au niveau du taux d’emploi des jeunes de 15 à 24 ans (écart de 17 points avec des taux respectifs 47 et 30 %). Chez les actifs de plus de 55 ans, la France est très en retrait par rapport à son partenaire. L’écart est de 7 points entre 55 et 59 ans et de 30 points entre 60 et 64 ans.

    L’écart de richesse par habitant tend à s’accroître en raison de la difficulté croissante d’insérer les jeunes hommes dont une proportion croissante est en situation de décrochage scolaire et professionnel.

    En 2018, en France, 963 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation (NEET) selon la définition d’Eurostat. Ils étaient 1 025 000 en 2015.

    L’environnement familial joue un rôle important dans le rapport des jeunes aux études et à l’emploi. Les plus concernés par le décrochage scolaire et professionnel sont sans surprise ceux dont un ou les deux parents sont au chômage. Les enfants issus d’une famille monoparentale sont également plus exposés à ce risque.

  • L’anti-Trump, Bill Weld.

    Bill Weld for President affiche-t-il crânement.Personne n’y croit, écvidemment.Il est francophile et parle français. Il a été Gouverneur du Massachusetts de 1991 à 1997, procureur, romancier, gestionnaire de fonds à Manhattan où il a fait fortune. Marié avec l’arrière petite fille de Théodore Roosevelt, conservateur en économie, libéral sur les questions de société, il avait rejoint le parti libertarien pour être candidat à la présidentielle au poste de Vice-Président avec Gary Johnson (3.2% des voix).

    « Trump a commis un acte de haute trahison, et la peine pour la haute trahison, c’est la peine de mort » – Bill Weld

    Revenu chez les Républicains, il défit Donald Trump aux primaires et a obtenu un délégué dans l’Iowa. Il est le premier à avoir ravi un délégué à un Président sortant dans une élection primaire au parti Républicain.

    Pour lui, Trump représente le pire de la politique américaine. Il continue donc sa campagne au sein du Parti Républicain, espérant sinon gagner,du moins faire trébucher Trump. Il aurait voté pour la destitution de Trump comme son ami MittRomney. Il a déclaré simplement : « Trump a commis un acte de haute trahison, et la peine pour la haute trahison, c’est la peine de mort ». Il considère que Trump est un raciste enragé, et un inconscient au niveau diplomatique.

    Pour lui, la réélection de Trump serait une catastrophe pour les Etats-Unis.

    Pro choice (pro avortement), favorable au mariage gay, partisan de l’équilibre budgétaire, réticent à l’augmentation du budget militaire, il avait, alors qu’il était lui-même candidat à la vice-présidence, incité dans les derniers jours de la campagne à voter pour Hillary Clinton plutôtque pour Trump.

    Dans l’Iowa, il a récolté 1.2% des voix. Dans le New Hampshire, 9.7%. Il rêve d’un score à trente pour cent pour faire tomber Trump. Rigoureux, travailleur, sérieux, à la limite de la fadeur, il se veut l’exact opposé de Trump, son irréductible opposant interne au sein du parti républicain. Mais rein ne dit qu’il continuera jusqu’au bout. Pour l’instant, Trump réserve ses tweets au parti démocrate.

  • Le séparatisme islamique, le plan pour lutter contre le communautarisme de Macron

    Lutter contre la radicalisation et les influences étrangères qui gangrènent certains quartiers de France, c’est le mot d’ordre du déplacement d’Emmanuel Macron mardi à Mulhouse, dans le Haut-Rhin. Il s’est rendu sur place pour lancer un plan de lutte contre le communautarisme, le « séparatisme », selon les termes de l’Elysée. Selon l’entourage du président de la République, on estime que le terme communautarisme est « trop vaste », et qu’il faut désormais parler de « séparatisme ». Ce terme permet, selon l’Elysée, de mieux cibler un ennemi désormais clairement assumé : l’islamisme politique.

    « Ce sont des populations qui ne veulent plus faire partie de la communauté républicaine », s’alarme un conseiller présidentiel.

    Quartier en « reconquête républicaine »

    À Mulhouse, le chef de l’Etat a rencontré des représentants d’associations sociales, culturelles, religieuses ou sportives, ainsi que des membres des forces de l’ordre d’un quartier, Bourtzwiller, loin d’être choisi au hasard. Avec ses 15.000 habitants, il fait partie de ces quartiers dits « en reconquête républicaine« . « Ce sont des populations qui ne veulent plus faire partie de la communauté républicaine », s’alarme un conseiller présidentiel. « C’est ce qui arrive quand la République a trop longtemps reculé », reconnait un ministre concerné.

    Un proche du président précise : « On ne stigmatise pas les musulmans, eux aussi veulent être protégés. Mais c’est toujours sur les mêmes territoires que se passent les mêmes problèmes ».

    C’est pourquoi le chef de l’Etat parlera autant répression que vivre ensemble. Dans les quartiers, le nouveau leitmotiv d’Emmanuel Macron, c’est la « reconquête républicaine ». La riposte de l’Etat va être déclinée pendant les prochaines semaines. Il n’y aura pas de grand discours du président mais une série de mesures concrètes : le retour des services publics dans ces quartiers, et surtout davantage de moyens pour les forces de l’ordre et le renseignement afin de lutter notamment contre les ingérences et les financements étrangers.

    Bourtzwiller – ville test d’un programme de lutte contre la radicalisation

    Depuis deux ans, Bourtzwiller fait partie d’un programme discret de lutte contre la radicalisation. Vingt personnes supplémentaires travaillent notamment dans le commissariat. Sans bruit, sur tout le territoire, ce programme a permis de fermer des lieux de culte, des débits de boissons et des écoles. « On est sur une ligne de crête », reconnait-on à l’Elysée, bien conscient que cette lutte contre la radicalisation ne doit pas entraîner une stigmatisation de l’ensemble des musulmans.

    « On vit avec les valeurs de chacun »

    Mais du coté des Mulhousiens, certains voient aussi dans ces discours des opportunités électorales. Mohammed, Salah et Brahim sortent de la mosquée dans le quartier de Bourtzwiller : « Moi je vis dans le quartier, j’ai étudié dans le quartier, et je n’ai jamais entendu parler de ce genre de choses. Au contraire, on vit avec les valeurs de chacun », explique l’un deux à l’envoyé spécial de l’AFP.

    « Je suis fatigué d’entendre toujours le même refrain », poursuit son ami. « Les musulmans, les musulmans, les musulmans… Et c’est systématiquement avant les élections ! ». « Ce sont des thématiques du Rassemblement national. Emmanuel Macron essaye de récupérer des électeurs d’extrême droite pour les prochaines élections, c’est tout », résume le troisième homme.

    « Je ne sens pas de radicalisation ici »

    Un peu plus loin, un militant En Marche tracte pour la candidate macroniste. Il explique aux habitants que « le Président de la République a choisi Bourtzwiller pour parler de séparatisme islamiste ». Un riverain, sceptique, réagit au micro d’Europe 1 : « J’ai du mal à saisir. Mes enfants ont tous été au collège de Bourtzwiller, dans un quartier un peu difficile, et je ne sens pas de radicalisation ici ».

    Il sera question de la grande nouvelle mosquée de l’autre coté de Mulhouse, controversée à cause de ses financements du Qatar. L’ingérence étrangère est pointée du doigt. « On se pose moins de questions quand le Qatar finance le PSG », lance un militant En Marche à un journaliste du Monde.

  • Rapport de l’INSEE sur les transfrontaliers France – Belgique

    Le nombre de transfrontaliers entre la France et la Belgique est en baisse. Alors que la mobilisation contre le projet de réforme de la fiscalité des non-résidents ne faiblit pas, ceux qui sont concernés sont moins nombreux qu’auparavant dans le cas de la frontière franco-belge mais la situation est très variable selon que l’on soit transfrontalier d’un côté ou de l’autre.

    Ainsi, en 2017, 23 700 salariés résidant en France traversaient la frontière pour travailler en Belgique. Un chiffre en baisse de 10,5% en 4 ans.

    A l’inverse, 10 500 résidents belges travaillaient la même année dans les Hauts-de-France. Il s’agissait en l’occurrence d’une hausse de 14,2% en 4 ans également.

    Cette différence s’explique notamment en raison de la fiscalité qui touche les non-résidents mais qui est amenée à fortement évoluer

    Autre donnée importante : le nombre d’actifs en Belgique baisse plus rapidement que dans les Hauts-de-France. Il y aura d’ici 2030 63 000 actifs en moins outre-Quiévrain contre 17 000 pour la région française. À l’horizon 2030, les besoins en main d’œuvre devraient donc encore augmenter en Flandre belge, en raison des nombreux départs à la retraite des générations du baby-boom.

    Des échanges très nombreux et de longue date

    Dans les faits, les relations et les échanges entre les deux pays sont anciens. La construction européenne a ouvert les frontières, il est extrêmement facile pour un citoyen français de s’établir en Belgique et vice-versa.

    De nos jours, environ 150 000 Français sont enregistrés sur les listes consulaires en Belgique. Beaucoup sont cependant présents dans le royaume : beaucoup sont des binationaux et ne prennent pas la peine de s’inscrire, l’inscription n’est de toute façon pas obligatoire.

    L’immense CHU de Lille compte parmi son personnel de très nombreuses personnes vivant en Belgique

    Une part très importante de la communauté vit dans la région bruxelloise. Pour autant, une large communauté est aussi à la frontière et en particulier dans l’eurométropole Lille-Courtrai-Tournai.

    A cheval entre les deux pays, bassin industriel et où siègent plusieurs grandes entreprises, la métropole a aussi, à Lille, un immense CHU dont une partie non négligeable du personnel hospitalier vit de l’autre côté de la frontière.

    Quel avenir alors que la majorité actuelle a mis en place un plan pour une nouvelle fiscalité des non-résidents qui risque de mettre pour beaucoup très sérieusement à mal les avantages de vivre en Belgique ? Le rapport d’étude, qui devrait être publié durant la seconde moitié de 2020, apportera peut-être des réponses.

  • 4 français disparaissent avec leur avion dans les Caraïbes

    Un petit avion s’est abîmé en mer dimanche, au large de la Dominique, dans les Caraïbes. Un premier bilan fait état de quatre Français disparus, dont un adolescent de 16 ans. Les recherches, entamées dimanche soir, puis suspendues à cause de mauvaises conditions météo, se poursuivent ce lundi.

    L’appareil, un aéronef « modèle Piper type PA 28 », avait décollé de l’aéroport Charles Douglas de la Dominique, et devait se rendre en Guadeloupe. A bord, se trouvaient quatre personnes : un couple de 55 ans avec leur fils mineur de 16 ans, ainsi qu’un homme de 40 ans. Tous sont des ressortissants français.

    Pour l’heure, les recherches ont seulement permis de retrouver un sac à dos avec le passeport de deux des occupants et une sacoche vide portant l’indicateur radio de l’aéronef.

  • L’économie, les marchés et les virus

    Malgré des annonces contrastées sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus et les résultats médiocres de l’économie allemande, les cours des actions ont repris leur marche en avant. Les investisseurs ont retenu avant tout les bons résultats des entreprises, gages d’une distribution importante de dividendes. L’indice Stoxx 600 des grandes valeurs européennes a atteint de nouveaux records vendredi 14 février tout comme le Dax de la Bourse de Francfort, qui se calcule dividendes réinvestis (le Cac 40 dividendes réinvestis n’est qu’à quelques points de ses sommets du 17 janvier). Les indices américains sont également à leur plus haut niveau.

    L’Europe joue la prudence

    Selon les prévisions économiques de l’hiver 2020 publiées par la Commission de Bruxelles le 13 février dernier, l’économie européenne devrait se maintenir sur une trajectoire régulière de croissance modérée. La zone euro connaît ainsi sa plus longue période de croissance soutenue depuis la création de l’euro en 1999. En 2020 et en 2021, sa croissance devrait être de 1,2 % identique à celle de 2019. Pour l’ensemble de l’UE, un léger recul de la croissance serait constaté à 1,4 % en 2020 et 2021, contre 1,5 % en 2019. Les prévisions du taux d’inflation (indice des prix à la consommation harmonisé) de la zone euro ont été relevées à 1,3 % pour 2020 et à 1,4 % pour 2021, soit une hausse de 0,1 point de pourcentage pour chaque année par rapport aux prévisions économiques de l’automne 2019. Cette révision à la hausse est liée à l’apparition de signes semblant indiquer que les hausses de salaires commencent à se répercuter sur les prix à la consommation, et à un léger relèvement des hypothèses de prix du pétrole.

    En raison de l’épidémie de coronavirus, celui-ci est néanmoins pour le moment en forte baisse. La prévision du taux d’inflation de l’ensemble de l’Union pour 2020 a également été relevée de 0,1 point de pourcentage, à 1,5 %. La prévision pour 2021 reste inchangée, à 1,6 %.

    La Commission considère que l’économie européenne pourrait bénéficier de politiques budgétaires plus expansionnistes et propices à la croissance, ainsi que des retombées positives de conditions de financement plus favorables dans certains États membres de la zone euro. Les autorités européennes ont listé les principales menaces qui pourraient remettre en cause leurs prévisions. Figurent parmi ces menaces l’évolution des relations commerciales américano-chinoises, les problèmes au Moyen Orient, le Brexit et le coronavirus. La Commission de Bruxelles estime que l’accord commercial de « phase 1 » entre les États-Unis et la Chine contribue à réduire dans une certaine mesure les aléas baissiers, mais le degré élevé d’incertitude qui entoure la politique commerciale des États-Unis empêche toujours une amélioration plus généralisée du climat des affaires. Elle souligne que les troubles sociaux risquent de peser sur la croissance en Amérique latine. En ce qui concerne les relations commerciales entre l’Union et le Royaume-Uni, si le hard Brexit n’est plus à l’ordre du jour, l’élaboration d’un accord avant la fin de l’année ne sera pas simple. L’épidémie de coronavirus « Covid-19 » constitue un nouvel aléa baissier compte tenu de ses conséquences pour la santé publique, l’activité économique et le commerce, en particulier en Chine. L’hypothèse retenue dans le scénario de référence est que le pic de l’épidémie sera atteint au premier trimestre, et que la propagation à l’échelle mondiale sera relativement limitée.

    L’Allemagne toujours à l’arrêt

    La croissance allemande a été presque nulle au cours du quatrième trimestre 2019, avec une progression du PIB de 0,0279 % par rapport au trimestre précédent, selon l’Office fédéral des statistiques. Sur l’ensemble de l’année, la croissance aura été de 0,6 %. Le gouvernement allemand comptait, il y a quelques semaines, sur une reprise de vitesse et une croissance de 1,1 % en 2020 et de 1,3 % en 2021. Le ralentissement de l’économie chinoise et les incertitudes liées au Brexit ont mis un terme, du moins pour le moment, à ses espoirs. Au mois de décembre, les exportations n’ont augmenté que de 0,1 %, après une baisse de 2,2 % en novembre. La production a reculé, de son côté, de 3,5 % en décembre, soit la plus forte baisse depuis la crise financière en 2009. Selon Stefan Schneider, économiste à la Deutsche Bank, l’épidémie pourrait coûter 0,2 point de croissance à l’économie allemande au premier trimestre 2020, a-t-il indiqué à Die Welt. L’Allemagne est par ailleurs confrontée à une fin de mandat difficile pour Angela Merkel qui doit gérer la crise survenue au sein de la CDU après les élections régionales en Thuringe, crise qui a abouti à la démission annoncée de sa présidente, AnnegretKramp Karrenbauer. Le difficile chiffrage de l’impact économique de l’épidémie L’épidémie en cours en Chine a et aura des conséquences sur l’économie mondiale. L’appréciation de son impact reste délicate d’autant plus que nul ne prédire sa durée. Les répercussions sont de plusieurs natures : sur la demande en Chine, les exportations, les importations, la rupture des chaînes d’approvisionnement.

    Il faut également prendre en compte les facteurs psychologiques. La demande peut être entamée par l’absence de confiance et les peurs générées par cette crise.

    Pour le moment, l’épidémie a peu de conséquences sur les marchés financiers qui après avoir encaissé le choc sont repartis à la hausse. Wall Street et le S&P500 ont atteint de nouveaux plus hauts historiques. Les indices européens enregistrent de bons résultats. En revanche et assez logiquement, l’indice de Shanghai est toujours aussi déprimé par rapport à son niveau antérieur à la crise.

    -1% en Chine, -0.3% en Europe

    La baisse des cours des matières premières (pétrole, cuivre) traduit l’anticipation d’un repli de la demande, essentiellement chinoise. Le produit régional brut de la province du Hubei, dont la capitale Wuhan constitue l’épicentre de l’épidémie, représente 4,2 % du produit national. Une forte contraction de la production au sein de cette province devrait se faire ressentir sur l’ensemble du pays. Une possible diminution d’un point de la croissance est envisagée si la crise perdurait jusqu’en avril/mai.

    Selon une étude du FMI, une baisse de la croissance chinoise de 1 % entraîne une contraction de 0,2 point de la croissance pour l’Union européenne à moyen terme. Pour les Etats-Unis, le déficit de croissance serait de 0,3 point et pour l’Asie de 0,7 point. La direction des études économiques de BNP Paribas évalue l’impact maximum sur la croissance à -0,3 % pour l’Europe en prenant en compte les effets indirects sur le commerce international.

  • Rencontre inédite entre Macron et les Verts allemands

    Emmanuel Macron a rencontré vendredi Robert Habeck et Annalena Baerbock, les deux dirigeants des Verts allemands qui ont le vent en poupe.

    Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Le président français Emmanuel Macron a rencontré vendredi à Munich les deux populaires dirigeants des Verts allemands, dans un contexte d’érosion des partis traditionnels et alors que la chancelière Merkel est en bout de course.

    Le chef de l’État a dîné avec Robert Habeck — très populaire en Allemagne — et Annalena Baerbock peu après son arrivée à la conférence sur la sécurité de Munich, grand-messe annuelle des questions de défense, a précisé la présidence française.

    Le lieu de la rencontre n’a pas été rendu public, l’Élysée comme les Verts ayant opté pour la discrétion dans un contexte politique délicat en Allemagne.

    Tempête politique

    La chancelière Angela Merkel et son parti chrétien-démocrate (CDU) font face à une tempête politique depuis l’alliance d’élus locaux de cette formation avec l’extrême droite (AfD), qui a brisé un tabou en Allemagne pour la première fois depuis la fin du nazisme.

    Le parti écologiste est aussi un adversaire direct de la chancelière même s’il est susceptible de s’allier l’an prochain aux conservateurs de la CDU à la faveur d’un changement de majorité suite aux élections législatives prévues.

    « Il ne faut pas y voir une quelconque ingérence dans la situation politique de notre premier partenaire », assure-t-on à l’Élysée, en rappelant que le rendez-vous avait été pris avant les soubresauts actuels et même déjà programmé une première fois à Paris puis décommandé pour des raisons d’agenda.

    Relation de décryptages

    « Le président s’est toujours attaché à avoir avec l’Allemagne une relation de décryptage, de compréhension qui dépasse les canaux directs et uniques » qu’il peut avoir avec la chancelière, pointe la présidence.

    Les trois responsables politiques devaient s’entretenir des grands enjeux européens, des questions de sécurité et de la coopération franco-allemande, ont précisé leurs entourages.

    Emmanuel Macron, qui soigne son virage « écolo » depuis les élections européennes — il a dénoncé jeudi les effets dévastateurs du changement climatique depuis le massif du Mont-Blanc — partage avec les Verts son ambition d’une Europe plus puissante.

    « Nous attendons plus d’actes »

    « Nous saluons les questions que Macron pose pour l’Europe, son niveau d’ambition et les réponses allemandes et européennes qu’il attend », a ainsi déclaré à l’AFP Franziska Brantner, député chargée des questions européennes chez les Verts allemands.

    Les échanges risquent d’être plus tendus sur le programme du président en matière de lutte contre le changement climatique. « Dans ce domaine, nous attentons plus d’actes et surtout pas d’énergie nucléaire », a souligné Franziska Brantner.

    Emmanuel Macron poursuivra samedi son tour d’horizon du monde politique allemand à l’occasion d’un petit-déjeuner avec une trentaine de responsables de tous bords – sauf de l’AfD – avant de prendre la parole à la conférence sur la sécurité, où il est très attendu sur la dissuasion nucléaire et la défense européenne.

  • Nice : Lancement du Carnaval 2020 – la vidéo

    Pour l’ édition 2020 de son carnaval, Nice rend hommage aux plus célèbres stylistes du XXe siècle.

    https://youtu.be/-VBQxypKs0Y