Fin de grève à Paris ! La grogne continue...

Le premier syndicat de la Ratp, a indiqué samedi qu'une majorité d'assemblées générales avaient décidé de stopper la grève illimitée pour adopter « une autre forme d'action ». Ce lundi, onze lignes de métro fonctionneront à plein ou presque. Le trafic s'améliore aussi à la SNCF, avec un retour à la normale des TGV.

C'est un changement de stratégie qui marque un tournant dans le mouvement social engagé le 5 décembre dernier à la RATP contre  la réforme du système de retraites . Samedi, le pôle traction de l'Unsa-RATP (métros et RER) - première organisation syndicale de l'entreprise - a indiqué dans un communiqué qu'après 45 jours de grève, « une majorité d'assemblées du réseau ferré a décidé de réorienter dès lundi le mouvement illimité pour s'engager sur une autre forme d'action ».

En conséquence, le trafic - qui s'était déjà bien amélioré ces derniers jours - va reprendre normalement ou presque lundi sur onze lignes de métro sur seize. Il sera par ailleurs normal sur la ligne A du RER et quasi normal sur la ligne B.

« Reprendre des forces »

La décision de l'Unsa-RATP doit permettre aux agents grévistes de « reprendre des forces », alors que l'effet du mouvement se fait lourdement ressentir sur les fiches de paye. Mais il n'est pas pour autant question d'abandonner le combat.

Le syndicat « reste déterminé à poursuivre la lutte contre cette réforme injuste et comptable », écrit-il. Notamment lors de la prochaine journée d'action nationale programmée vendredi 24 janvier - date d'examen du  projet de loi sur les retraites en conseil des ministres.

« Noyau militant »

A la SNCF aussi, la « fatigue » se fait sentir, a admis samedi Laurent Brun, le leader de la CGT-cheminots, à l'antenne de RT France. Mais le premier syndicat de l'entreprise ferroviaire n'appelle pas pour autant à baisser les armes. Au contraire.

Vendredi, la direction de la SNCF ne comptabilisait plus que 4,6 % de cheminots en grève (19 % de conducteurs) - contre  55,6 % au premier jour du mouvement . « On est sur le noyau militant qui […] maintient la pression au quotidien, et puis on a des remontées de mobilisation au moment des journées d'action interprofessionnelles », a commenté Laurent Brun. Un phénomène qui indique, selon lui, que les salariés de la SNCF sont toujours très opposés au futur système de retraites par points. « En tout cas, les cheminots ne sont pas prêts à arrêter définitivement la grève », a-t-il assuré.

En attendant le trafic va continuer à s'améliorer lundi, avec un service TGV « normal » pour la première fois depuis le début du conflit, et un service TER « quasi normal » en régions, a indiqué la SNCF dans un communiqué. Quatre Intercités sur 5 (les trains grandes lignes hors TGV) circuleront, de même que 4 Transiliens sur 5 en Ile-de-France.

Opération « ports morts »

Dans le transport maritime, la mobilisation continue également. La Fédération nationale CGT des ports et docks réclame toujours le retrait pur et simple de la réforme des retraites. Elle appelle à une nouvelle opération « ports morts » du mercredi 22 au vendredi 24 janvier. Des piquets de grève seront maintenus toute la semaine dans les sept grands ports maritimes français - Marseille, Le Havre, Nantes-Saint-Nazaire, Bordeaux, La Rochelle, Dunkerque et Rouen.

Les dockers et personnels des ports  avaient déjà été appelés à faire grève cinq jours en décembre et six jours en janvier. Des arrêts de travail ont également eu lieu chez les marins des remorqueurs - qui guident les gros navires à l'entrée et à la sortie des ports. Ces mouvements affectent le chargement et le déchargement des conteneurs de marchandises.

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