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  • 48h pour Matignon

    48h pour Matignon

    Le chef de l’État a réuni, ce mardi 10 décembre 2024, à l’Élysée, les chefs des partis politiques, hors RN et LFI, pour essayer de défricher la route de Matignon. Son objectif ? Nommer un Premier ministre susceptible d’éviter une nouvelle censure. Rapidement, mettant fin au supplice de l’horloge, Emmanuel Macron a déclaré, aux chefs de partis :

    « Je demanderai au Premier ministre qui sera nommé dans les 48 heures de mettre en place cette méthode concertée ».

    Emmanuel Macron, Président de la République, 10 décembre 2024

    Et s’il n’a pas cité le moindre nom, il a glissé une information de taille dans son propos introductif : « Il faut une volonté de l’Assemblée pour fonctionner dans les trente mois qui viennent sans dissolution. » Et de constater, dans les dernières minutes de ce rendez-vous : « Personne ne veut redonner la main au RN. »

    Le RN et LFI exclus des discussions

    Emmanuel Macron a exclu le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) des discussions de ce mardi à l’Élysée, l’entourage du chef de l’État estimant que le parti lepéniste et les insoumis ont fait valoir qu’ils ne souhaitaient pas trouver de compromis. « Ils voudraient installer le match RN-LFI (à la présidentielle de) 2027 qu’ils ne s’y prendraient pas autrement », a réagi le président du RN Jordan Bardella auprès de BFMTV, dénonçant une forme d’« irrespect ».

    « Tout ça n’aboutira pas. C’est du temps de gagné, de la méfiance de répandue entre nous, de la suspicion, de l’affaiblissement », a prophétisé Jean-Luc Mélenchon en référence à la réunion à venir à l’Élysée, écartant toute « concession » aux macronistes.

    Le PS pose ses conditions

    Dans un courrier adressé lundi soir à Emmanuel Macron, les cadres du Parti socialiste (PS) ont exprimé leur « conviction que seul le dialogue républicain et la confrontation des points de vue peuvent permettre de trouver une issue à cette situation de blocage préjudiciable aux Françaises et aux Français ». En posant toutefois trois conditions : aucune participation à un gouvernement dirigé par la droite ou dit « technique » ; « un véritable changement de cap politique » sur des sujets comme « les retraites, le pouvoir d’achat, la justice fiscale »… et que soit nommé un Premier ministre de gauche.

    Les Écologistes, pas convaincus

    La Secrétaire nationale des Écologistes dénonce l’absence de « compromis » et de « concessions » lors de la réunion des chefs de partis à l’Élysée. 

    « Je sors sans pouvoir vous dire que le camp présidentiel a bougé d’un iota sur rien, je suis désolé de vous l’annoncer », assure Marine Tondelier.

    Les Verts, le PS et le PCF se sont engagés à ne pas recourir au 49.3

    À gauche, ils sortent avec le sentiment d’être renforcés après cette réunion avec le chef de l’État. Et ils espèrent enfin revenir à Matignon quitte à se passer du 49.3 comme ils l’ont déclaré aux micros tendus : « On a posé un geste fort », annonce Marine Tondelier au nom des forces de gauche à la sortie de l’Elysée : « Nous nous sommes engagés, si nous étions nommés [à Matignon], à ne pas recourir au 49.3 » et donc « à travailler en équipe à l’Assemblée nationale ». 

    Laurent Wauquiez refuse de participer à un contrat de gouvernement avec les partis présents à l’Élysée. 

    Enfin, à droite, le président du groupe de la Droite républicaine à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a regretté que les partis en soient « réduits à savoir si un gouvernement ne tombera pas dans les trois mois ». Ce dernier a ajouté que son groupe voterait une motion de censure dans « un seul cas de figure : un gouvernement comportant des membres de La France insoumise et dont le programme serait celui du NFP ».

    Selon le député LR, cette réunion a démontré qu’il « n’y aura pas de discussion d’un contrat de gouvernement avec des gens dont [son groupe] ne partag[e] pas les mêmes valeurs »« J’espère qu’il peut y avoir un accord pour au moins ne pas faire tomber un gouvernement. Mais nous ne croyons pas à la possibilité de discuter un contrat de gouvernement avec des gens qui ne partagent pas la même vision de ce qu’il faut faire pour la France », a-t-il ajouté.

    Loi spéciale pour le budget

    En attendant, le gouvernement de Michel Barnier démissionnaire, tiendra avec Emmanuel Macron un Conseil des ministres ce mercrediLe projet de « loi spéciale » sur le budget, permettant notamment à l’État de lever l’impôt à partir du 1er janvier 2025, y sera présenté, avant un premier examen à l’Assemblée le 16 décembre. 

    Mais les députés Insoumis ont déclaré vouloir déposer un amendement pour « mettre dans cette loi spéciale l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu », a-t-il précisé. Cette disposition technique, prévue dans le budget du gouvernement Barnier avant sa censure, éviterait à « 18 millions de Français » de payer plus d’impôts l’an prochain.

    Mais les avis divergent sur la possibilité de la faire passer via un amendement à la loi spéciale. Le ministre démissionnaire des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, a ainsi mis en garde lundi contre une impossibilité constitutionnelle.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 11.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 11 décembre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Grève à la SNCF – 48h pour un Premier ministre – Les deux jeunes rugbymen blanchis en Argentine

    Une grève à la SNCF qui devrait ne pas durer

    La grève continue de la SNCF doit commencer ce mercredi 11 décembre. Depuis l’annonce de cette dernière en novembre, deux des quatre syndicats impliqués ont finalement renoncé, rendant l’impact sur la circulation bien moins fort. Ainsi, avec la marche arrière des deux autres organisations syndicales (Unsa-Ferroviaire et la CFDT-Cheminots) la circulation des trains ne sera que peu impactée a annoncé ce mercredi la SNCF. Le trafic sera «normal» pour tous les TGV et de légères perturbations sont à prévoir pour les trains régionaux, «avec en moyenne nationale huit trains sur dix». Elle ne devrait pas être reconduite.

    SNCF
    ©Stockadobe

    Changement de méthode pour Emmanuel Macron

    Le chef de l’État a réuni ce mardi l’ensemble des partis politiques qui se sont montrés ouverts à un compromis, dans l’objectif de trouver « une méthode » pour gouverner le pays. Comme un air de déjà-vu, à quelques différences près dont une de taille : l’absence du Rassemblement national des discussions. Le parti lepéniste est effectivement exclu de la réunion aux airs de conclave convoquée ce mardi 10 décembre par le chef de l’État. Quant à la France insoumise, elle refuse d’être embarquée dans l’aventure, au nom de la fidélité au programme du Nouveau Front populaire (et avec l’espoir d’une présidentielle anticipée). Raison pour laquelle l’Élysée a indiqué que tous ceux qui se plaçaient « dans une logique de compromis dans le but de constituer un gouvernement d’intérêt général ou de le rendre possible », étaient conviés ce mardi. Le chef de l’État s’est engagé à nommer un Premier ministre d’ici jeudi soir.

    Ces quatre ministres français qui vont peser à Bruxelles
    Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet de l’UE à Bruxelles le 18 avril 2024 ©afp.com/Ludovic MARIN

    Fin des poursuites judiciaires pour viol en Argentine contre les rugbymen du XV de France

    Après une soirée trop arrosée en boîte de nuit et dans leur hôtel de Mendoza dans la foulée d’une victoire des Bleus contre les Pumas, Oscar Jegou et Hugo Auradou avaient été accusés de viol avec violence par une femme de 39 ans. Interpellés le 8 juillet, soit deux jours après les faits supposés, puis placés en résidence surveillée le 17 juillet, les deux joueurs français ont fait l’objet d’une procédure de plusieurs mois avant l’abandon des poursuites ce mardi 10 décembre. « L’acte (sexuel) était consenti, aucun crime n’a été commis et il ne fait aucun doute qu’ils sont innocents », a déclaré Me German Hnatow l’un des avocats des joueurs en Argentine, à l’issue du délibéré.

    Hugo Auradou et Oscar Jégou. © Photo AFP
    Hugo Auradou et Oscar Jégou. © Photo AFP

    C’est ainsi qu’on conclut le flash quotidien des expatriés de ce mercredi 11 décembre, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Belle journée à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Nos Français de l’étranger forment-ils une diaspora ?

    Nos Français de l’étranger forment-ils une diaspora ?

    Avec près de 3 millions d’expatriés français, notre communauté nationale hors de France ne cesse de croître. À la fois multiples et également uniques, plusieurs noms sont utilisés pour qualifier nos ressortissants vivant au-delà des frontières nationales. Pourquoi autant de synonymes ? Ne serait-ce que dans cette présentation, trois termes différents viennent d’être employés. Dès lors, ne serait-il pas possible de s’accorder sur un seul terme afin de consolider l’idée d’une communauté française unie à l’étranger ? Ainsi, le mot de « diapora » émerge. Mais est-il le plus juste ? Pour y répondre, Lesfrancais.press a interrogé deux expertes. Interview croisée entre d’une part, Marie-Christine Peltier-Charrier, docteure en anthropologie sociale, chercheure associée au Laboratoire d’anthropologie politique (LAP) au CNRS EHESS. Et, d’autre part, Laure Pallez, ancienne élue des Français de l’étranger aux Etas-Unis, et co-fondatrice du think tank « La France et le monde en commun ».

    Une diversité d’identités pour les Français de l’étranger

    Lesfrancais.press : « Marie-Christine Peltier-Charrier, vous avez notamment publié un livre intitulé « Les Français de l’étranger comme catégorie politique », selon vous, les Français de l’étranger sont-ils multiples ou bien forment-ils une seule communauté ? »

    Marie-Christine Peltier-Charrier : « Il y a une communauté française liée à la nationalité et à la pratique de la langue alors que les Français de l’étranger n’appartiennent pas tous, malgré l’image largement véhiculée, au cosmopolitisme global de prospérité, ils peuvent être entrepreneurs ou travailleurs clandestins, étudiants ou retraités. »  

    @adobestock
    @adobestock

    Lesfrancais.press : « Laure Pallez, vous avez exercé le mandat de Conseillère des Français de l’Etranger et vous êtes co-fondatrice du Think Tank « La France et le monde en commun », si l’on prend le nom de votre organisation, cette recherche d’unité, de partager un « monde en commun » est-elle importante chez les Français de l’étranger ? »

    Laure Pallez : « La genèse de ce nom remonte à l’aventure sénatoriale de 2021. À l’époque, on cherchait un nom qui rassemble à la fois au-delà des frontières et conserve également notre ADN français.

    « Nous, Français de l’étranger, avons en commun le monde et la France. »

    Laure Pallez, confondatrice du Think Tank « La France et le monde en commun»

    C’est tout naturellement que la rencontre des deux cercles ou encore « la lentille» (ndrl : intersection de deux cercles de même rayon) a accouché sur « France et Monde en commun » qui porte, avec fierté, notre double identité. Nous, Français de l’étranger, avons en commun le monde et la France. C’est une richesse personnelle mais également un atout pour la France. Bref, la rencontre de l’intime et la confrontation au monde extérieur, à l’autre finalement. Notre think tank est un espace de débats autour des Français de l’étranger et de l’international. Dans ce cadre, nous sommes toujours ouverts à des apports extérieurs ! »

    Lesfrancais.press : « Marie-Christine Peltier-Charrier, plusieurs mots sont employés pour désigner nos ressortissants vivant hors de France. En plus de celui d’expatriés, on utilise soit l’expression d’« exilés » ou bien « vivant à l’étranger », ou encore « établis hors de France », mais très rarement le mot « diaspora », y a-t-il une raison à cela ? »

    Marie-Christine Peltier-Charrier : « La diversité des appellations employées illustre la façon dont ces Français formalisent leur inclusion /exclusion, en prenant en compte à la fois leurs comportements sociaux et le double système institutionnel dans lequel ils vivent. Le remplacement du terme officiel de « Français établis hors de France » par une variété de formules renvoie à l’instabilité de leur identité, à la diversité de leurs situations. Elle exprime la tension entre les deux pôles de leur existence, mais aussi le lien qui les unit à la France, aux rapports entre pays de résidence et pays d’origine.

    « Le remplacement du terme officiel de « Français établis hors de France » par une variété de formules renvoie à l’instabilité de leur identité, à la diversité de leurs situations. »

    Marie-Christine Peltier-Charrier, docteure en anthropologie sociale, chercheure associée au Laboratoire d’anthropologie politique (LAP) au CNRS EHESS

    Le terme de diaspora renvoie à un « ensemble de pratiques dans lesquelles l’identification avec la mère-patrie est à la base de l’organisation des activités culturelles, économiques, sociales qui traversent les frontières nationales »[1] . Ce terme permet d’inclure comme membre d’une diaspora particulière, ceux qui se considèrent non seulement comme des nationaux et des binationaux vivants à l’étranger mais aussi des personnes originaires du pays concerné qui en ont perdu la nationalité[2]. »

    [1] Friedman, Jonathan 2003, “Globalization , dis-integration , reorganization” , p.9inFriedman, Jonathan (ed) Globalization, The state and violence , Walnut creek , CA, Alta Mira Press, p.1-34.

    [2] Collyer, Michael, 2013,” Locating and narrating emigration nations” p. 7 .in Collyer, Michael(ed)

    Lesfrancais.press : « Laure Pallez, sur le site internet de votre Think Tank, vous avez publié un article intitulé « Les Français de l’étranger sont-ils une diaspora ? » signé par Marie-Christine Peltier-Charrier. Mais pour vous, le mot « diaspora », serait-il plus pertinent que le mot « expatrié » pour désigner les Français de l’étranger ? »

    Laure Pallez : « Français établis hors de France, Français de l’étranger, diaspora, expatriés, parfois binationaux…Quel terme définit le mieux notre magnifique communauté ? Dans son article, l’anthropologue Marie-Christine Peltier Charrier avec laquelle nous travaillons régulièrement reprend  la définition très juste de Jonathan Friedman, comme cela vient d’être évoqué dans la réponse précédente.

    @adobestock
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    Selon nos baromètres, 80% des Français de l’étranger sont installés durablement dans leur pays d’accueil et seul 1 Français sur 5 envisage un retour en France. Ces chiffres tendent à nous placer durablement dans la catégorie diaspora si on reprend la définition de Jonathan Friedman, mais cela reste ouvert.

    Dans les postes consulaires, on parle par exemple de  « diaspora scientifique » comme un atout pour la France. Les diplomates recensent et animent cette communauté de scientifiques français par des rencontres, des mises en réseau, des partages d’expérience sous forme de « cafés des sciences ». 

    « Dans les postes consulaires, on parle par exemple de « diaspora scientifique » comme un atout pour la France. »

    Laure Pallez, confondatrice du Think Tank « La France et le monde en commun»

    Plusieurs questions se posent : quelle est la taille de cette diaspora scientifique? Est-elle permanente ou de passage à l’étranger ? Un scientifique qui a une première expérience à l’étranger revient-il en France un jour ? Nous travaillons actuellement à cette question essentielle avec une communauté de chercheurs.

    @adobestock
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    Un autre élément marquant: en moyenne, 1 Français sur 3 établi à l’étranger est binational – selon le dernier rapport du gouvernement sur la situation des Français établis hors de France. Fort de ces chiffres, on constate que le sujet de la binationalité en politique épouse de plus en plus les développements de la mondialisation. Des représentants binationaux, en France et à l’étranger, ont beaucoup à apporter à notre pays par les liens qu’ils peuvent créer avec les administrations étrangères tout en respectant une éthique personnelle propre à leur engagement pour notre pays. Un équilibre fragile mais nécessaire pour construire des ponts entre les mondes, en ces temps si troublés ! »

    Lesfrancais.press : « Marie-Christine Peltier-Charrier, finalement, nos Français à l’étranger sont constitués de plusieurs diasporas, et non pas d’une seule ? »

    Marie-Christine Peltier-Charrier : « La catégorie politique de Français de l’étranger renvoie au lien issu d’un processus social et politique formalisé par le droit, et à son appropriation par ces Français. Il s’agit donc d’une population de nationalité française, et des binationaux dont l’une des nationalités est française, puisque cette nationalité est génératrice du processus.

    « La catégorie politique de Français de l’étranger renvoie au lien issu d’un processus social et politique formalisé par le droit »

    Marie-Christine Peltier-Charrier, docteure en anthropologie sociale, chercheure associée au Laboratoire d’anthropologie politique (LAP) au CNRS EHESS

    Ce rapport consubstantiel explique que le terme de « diaspora » ne soit pas employé par le corpus rencontré lors de cette étude qu’il s’agisse des résidents à l’étranger, des élus les représentant ou des diplomates puisqu’il s’agit uniquement d’une population ayant la nationalité française[1] » .

    [1] Peltier-Charrier, Marie– Christine, 2021, “Les Français de l’étranger comme catégorie politique“, Paris, Lextenso.

    Lesfrancais.press : « Laure Pallez, au sein de votre Think Tank, « La France et le monde en commun », n’est-ce pas davantage la francophonie qui réunit l’ensemble des expatriés que le concept de diaspora ? »

    Laure Pallez : « Nous avons, il est vrai, le français en commun même si je pense aux 60% d’enfants français qui ne sont pas scolarisés dans les lycées français de l’étranger faute d’une offre adaptée et d’une scolarité abordable et que nous avons laissés filer sans réagir au fil des ans et qui, souvent, génération après génération ne maîtrisent plus le français. En matière de francophonie nous avons réalisé de nombreux travaux et proposé des pistes d’amélioration des dispositifs existants en 2024, année forte pour la francophonie. Il faut aussi une prise de conscience. Rayonnement culturel et éducation vont de pair mais une projection sur deux décennies est souhaitable !

  • Vacances en France ? Ce qui a changé en 2024

    Vacances en France ? Ce qui a changé en 2024

    Comme beaucoup de Français de l’étranger, vous vous apprêtez à prendre le chemin de la France pour passer les fêtes de fin d’année en famille ou avec vos amis. Mais savez-vous ce qui a changé en 2024 en France. On fait le point pour les expatriés sur les petites règles créées au cours des 12 derniers mois dans l’hexagone.

    Le permis de conduire ouvert aux jeunes de 17 ans

    L’examen du permis de conduire est désormais ouvert aux jeunes de 17 ans. Comme le stipulait le décret du 20 décembre 2023, depuis le 1er janvier 2024, les adolescents de 17 ans révolus peuvent s’inscrire en auto-école et conduire dès l’obtention de leur permis B. Il leur faudra bien entendu être détenteurs du code avant de pouvoir effectuer leur inscription. Auparavant, seules les personnes de 18 ans pouvaient conduire légalement en toute autonomie.

    Les sanctions pour les excès de vitesse inférieurs à 5 km/h allégées

    La mesure avait été votée en décembre 2023 : à partir de janvier 2024, les conducteurs responsables d’excès de vitesse inférieurs à 5 km/h au-dessus de la limite autorisée ne sont plus pénalisés par des retraits de points sur leur permis de conduire. Ils peuvent néanmoins être sanctionnés d’amendes allant de 68 à 135 euros. Le retrait de points de permis reste en vigueur pour les excès de vitesse compris entre 5 et 20 km/h.

    voiture
    Voiture

    Le bonus réparation élargi

    Autre point positif pour le pouvoir d’achat des Français et ouvert aussi à ceux de passage, le bonus réparation, en vigueur depuis 2022, a doublé pour cinq appareils du quotidien : lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, aspirateur et téléviseur. Il a aussi augmenté pour une vingtaine de produits, et 24 nouveaux équipements y sont désormais éligibles. Une réparation pour les casses accidentelles est désormais possible, indique le site du gouvernement, de même que la réparation à distance est à présent couverte. Pour en bénéficier, il suffit de se rendre chez un réparateur labellisé pour faire réparer tout produit inclus dans la liste. Le montant sera directement déduit de votre facture.

    Le tri des biodéchets devient obligatoire

    Depuis le 1er janvier 2024, les règles ont changé pour le tri collectif, avec l’obligation, pour tous les particuliers et professionnels, de trier leurs biodéchets : « Les déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires », comme le définit l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement.

    Chaque foyers et entreprises ont dû donc mettre en place leur propre solution de tri à la source, par bac à compost ou bac de tri, afin de que ces déchets puissent être traités. Une mise en conformité répondant au droit européen et à la loi anti gaspillage de 2020. Si vous ne l’avez pas fait, pensez-y une fois rentré chez vous ou vos proches.

    Pôle emploi est devenu France Travail

    Si vous comptez rentrer définitivement rentrer en France, ce n’est plus Pôle Emploi, et encore moins l’ANPE, qu’il faudra contacter. En effet, depuis janvier 2024, Pôle emploi a réalisé sa mue pour devenir France Travail, nouvel opérateur du service public de l’emploi. Ce dispositif, point phare du projet de loi pour le plein emploi voté en décembre 2023, devait permettre une meilleure prise en charge avec une mise en relation effective des différents acteurs de l’emploi, facilitant le lien entre candidats et employeurs. Pour autant, les retours des chômeurs ne décrivent pas de changement majeur.

  • Des vertus de la crise politique

    Des vertus de la crise politique

    Ces derniers temps, les Français sont peut-être fâchés avec la politique mais celle-ci demeure une passion éminemment française. Plus que partout ailleurs, elle affecte la confiance des ménages et l’économie. Si en Belgique, l’absence de gouvernement durant plus d’un an n’avait pas eu de réelles incidences sur la croissance, il pourrait en être tout autrement pour la France.

    La forte sensibilité de la conjoncture à la politique s’explique notamment par le poids élevé des dépenses publiques (57 % du PIB), le nombre élevé d’emplois publics, soit près de 5,7 millions auxquels il convient d’ajouter 800 000 salariés travaillant dans les entreprises publiques.

    La dépendance à la politique est liée au caractère centralisé de la France.  

    La non-adoption des projets de loi de finances pour 2025 a créé un réel émoi au sein de la population même si une loi fiscale d’urgence devrait être adoptée afin de garantir la continuité des services de l’État et la levée de l’impôt.

    Annie Genevard, Michel Barnier et Nathalie Delattre lors de la session de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale à Paris, le 26 Novembre 2024 @Jacques Witt/SIPA/2411261732

    La dépendance à la politique est liée au caractère centralisé de la France. Le pays demeure marqué par la primauté d’un pouvoir vertical, par la faiblesse des corps intermédiaires (produits de la monarchie absolue, de la Révolution, des deux Empires et de la Ve République). Les économies des pays fédéraux comme les États-Unis ou l’Allemagne reposent moins sur la vie politique de la capitale que la France. De nombreux secteurs d’activité comme l’agriculture, l’automobile ou le bâtiment, attendent des mesures de soutien de part du pouvoir central. En France, tout problème tend à remonter au sommet. À défaut de réponses concrètes de celui-ci, les acteurs économiques semblent être gagnés par l’immobilisme et la dépression.

    Les ménages renoncent à la consommation et mettent de l’argent de côté par précaution. Au troisième trimestre, le taux d’épargne a ainsi atteint 18,2 % du revenu disponible brut, soit plus de trois points au-dessus du niveau d’avant Covid. La crainte d’une dégradation de la conjoncture, d’une augmentation du chômage ou d’une hausse des prélèvements pousse les ménages à mettre de l’argent de côté. le sentiment de défiance est élevé.

    L’autre peut payer, c’est bien connu !  

    Les ménages ne perçoivent pas, pour le moment, la baisse de l’inflation ni les gains de pouvoir d’achat. Le souvenir de la hausse des prix des produits agricoles et de l’énergie demeure vif. Si les révélations sur la dérive des finances publiques inquiètent les Français, pour autant ces derniers rejettent tous les efforts susceptibles de l’endiguer. Tel le mistigri ou le jeu de bonneteau, La responsabilité des déficits et de l’accroissement des dépenses est sans cesse renvoyée sur autrui. L’autre peut payer, c’est bien connu ! Les anti-européens sont même capables d’affirmer que la BCE paiera.

    L’autre peut payer, c’est bien connu !  
    L’autre peut payer, c’est bien connu !  

    La France est aujourd’hui protégée par la monnaie unique. Avec des montants moins élevés de déficits publics et commerciaux dans les années 1980, l’Etat avait été contraint de faire appel à des emprunts étrangers auprès des pays du Golfe. La monnaie unique a supprimé les problèmes de réserve de change. Au-delà de l’ironie de l’affaire, l’Union européenne ne passera pas éternellement l’éponge sur les errements budgétaires de la France qui, à terme, pourrait porter atteinte à la crédibilité de l’euro.

    L’idée que la France puisse indéfiniment s’affranchir des règles de bonne gestion communes est une illusion

    L’idée que la France puisse indéfiniment s’affranchir des règles de bonne gestion communes au nom de son poids systémique sur le plan financier est une illusion. La faiblesse de l’Allemagne et ses problèmes politiques donnent sans nul doute un répit à la France. Néanmoins, en cas de nouvelle dérive du déficit, une mise en garde des autorités européennes pourrait jeter un froid sur les marché et provoquer une hausse des taux d’intérêt qui pénaliserait tous les agents économiques.

    L’idée que la France puisse indéfiniment s’affranchir des règles de bonne gestion communes est une illusion
    L’idée que la France puisse indéfiniment s’affranchir des règles de bonne gestion communes est une illusion

    Pour le moment, il n’y a pas de menace pour le financement de l’État qui devra émettre la somme record de 300 milliards d’euros d’emprunts en 2025. Les investisseurs internationaux sont néanmoins de plus en plus dubitatifs sur la situation de la France. S’ils ne retirent pas massivement leurs capitaux du pays, ils n’en n’injectent plus guère. Le CAC40, indice des 40 premières valeurs françaises, est en recul de près de 8 % entre juin et décembre quand l’indice concurrent allemand, le Dax, progresse sur la même période de 9 % et l’indice américain S&P 500 de 14 %. Or, au vu de ses déficits, la France a un besoin de capitaux étrangers.

    Il y a une vie sans l’État et sans les administrations

    La crise politique que connaît la France depuis le mois de juin devrait être l’occasion pour l’économie de s’affranchir du politique. Les entreprises comme les ménages devraient prendre conscience qu’il y a une vie sans l’État et sans les administrations. Être moins en attente de la puissance publique, de ses aides, de ses exonérations serait un grand progrès. Cette crise devrait être l’occasion de repenser les solidarités économiques. Ces dernières décennies, la Vendée, département longtemps pauvre, doit son essor, non pas à l’État, mais à la coopération des entreprises familiales entre elles et avec les collectivités locales. Elle le doit à une diversification de son économie et à une montée en gamme que ce soit pour l’agro-alimentaire, le nautisme ou le tourisme. Les villes ou les régions, en France, qui ont connu un développement économique comme Angers, Caen, les Pays de la Loire ne l’ont pas obtenu grâce à l’État mais grâce à une mobilisation des acteurs locaux. Depuis Napoléon Bonaparte, les batailles se gagnent avant tout par le mouvement et non par la taille des armées. En économie, il en est de même. La crise politique au niveau national doit servir de révélateur à l’ensemble des acteurs économiques pour récuser l’immobilisme et aller de l’avant.

  • Élection en Roumanie : les autorités procèdent à des perquisitions liées au candidat pro-russe Călin Georgescu

    Élection en Roumanie : les autorités procèdent à des perquisitions liées au candidat pro-russe Călin Georgescu

    Au cours du weekend du 7-8 décembre, les autorités roumaines ont procédé à des perquisitions visant des personnes liées à la campagne présidentielle du candidat pro-russe  Călin Georgescu, alors que la Cour constitutionnelle de Roumanie a invalidé les résultats du premier tour du scrutin.

    Les enquêteurs ont perquisitionné trois propriétés appartenant à l’homme d’affaires Bogdan Peșchir à Brașov, dans le centre de la Roumanie. 7 millions de dollars, des ordinateurs et d’autres équipements ont été saisis.

    La police soupçonne Bodgan Peșchir d’avoir financé la campagne TikTok de Călin Georgescu, malgré la déclaration officielle de dépenses nulles du candidat. L’homme d’affaires a été interrogé, mais les procureurs ont décidé de le libérer sans mesures restrictives.

    L’enquête porte sur des allégations de corruption électorale, de blanchiment d’argent, de falsification informatique et de violation des lois interdisant les organisations et symboles fascistes, racistes ou xénophobes.

    Selon les documents soumis par le service de renseignement roumain (SRI) au Conseil suprême de la défense nationale (CSAT), Bodgan Peșchir a utilisé le compte TikTok « bogpr » pour financer la campagne de Călin Georgescu à hauteur de plus d’un million d’euros.

    Les représentants de la plateforme chinoise TikTok ont confirmé l’identité du compte et ont signalé des paiements d’un montant total de 381 000 $ effectués entre le 24 octobre et le 24 novembre 2024 à divers utilisateurs promouvant le candidat pro-russe, a indiqué le service roumain de renseignement.

    Par ailleurs, 18 perquisitions ont été menées samedi 7 décembre contre des extrémistes qui avaient récemment fait le salut nazi sur un monument dédié à Corneliu Zelea Codreanu, le chef de la légion de l’entre-deux-guerres admiré par certains Roumains.

    Les perquisitions ont également visé des individus qui avaient proféré des menaces sur les réseaux sociaux et appelé à la rébellion après l’annulation par la Cour constitutionnelle du premier tour de l’élection présidentielle.

    Dans la nuit de samedi à dimanche, la police a arrêté plusieurs voitures qui se rendaient à Bucarest. Vingt personnes, dont Horațiu Potra — le chef des mercenaires qui protègent Călin Georgescu — ont été interrogées. La police a trouvé dans leurs véhicules un arsenal d’armes, dont des dizaines d’armes blanches, du matériel pyrotechnique et d’importantes sommes d’argent.

    Les partisans de l'Alliance pour l'Unité des Roumains (AUR) écoutent le discours du leader du parti George Simion devant le bureau de vote du Collège national 'Mihai Viteazul' à Bucarest, Roumanie, 08 décembre 2024. ©EPA-EFE/ROBERT GHEMENT
    Les partisans de l’Alliance pour l’Unité des Roumains (AUR) écoutent le discours du leader du parti George Simion devant le bureau de vote du Collège national ‘Mihai Viteazul’ à Bucarest, Roumanie, 08 décembre 2024. ©EPA-EFE/ROBERT GHEMENT

    Laura Antimiu, porte-parole de la police du comté de Prahova, a déclaré que deux personnes avaient été inculpées pour violation de la réglementation sur les armes et les munitions.

    Les autorités soupçonnent Horațiu Potra, un ancien combattant de la Légion étrangère ayant combattu en Afrique, d’avoir orchestré une campagne d’intimidation. Călin Georgescu lui-même s’est rendu dimanche dans un bureau de vote à Mogoșoaia, près de Bucarest, malgré l’annulation des élections.

    Une centaine de personnes étaient présentes, protestant contre le fait qu’elles n’avaient pas pu voter. Samedi, l’équipe de campagne du candidat pro-russe a publié une déclaration affirmant que les Roumains avaient le droit de se présenter aux bureaux de vote et « d’attendre d’être reçus ».

    Dans un contexte de tensions accrues, le dirigeant du parti d’extrême droite de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), George Simion, a lancé un appel au calme inhabituel, déclarant que son parti souhaitait la paix et la stabilité

    « Nous ne voulons pas non plus le chaos… Il est important de rester calme. La Roumanie doit être un pays démocratique, qui fait partie du monde libre, de l’Union européenne et de l’OTAN, et qui a confiance en son potentiel », s’est exprimé George Simion lors d’un événement à Bucarest.

    L’eurodéputé Claudiu Târziu (AUR, Conservateurs et Réformistes européens/CRE) a quant à lui défendu les extrémistes visés par les perquisitions de police, comparant de manière controversée ceux qui ont fait le salut nazi aux victimes de l’oppression communiste.

    Désinformation sur les réseaux sociaux

    Parallèlement, la désinformation continue de se répandre sur les réseaux sociaux, en particulier sur TikTok.

    Dimanche, le ministère de la Défense nationale a mis en garde contre les fausses affirmations concernant des vidéos montrant le déplacement d’équipements militaires. Les images, qui ont été tournées plus tôt, sont présentées comme ayant eu lieu le 7 décembre.

    Le président Klaus Iohannis a annoncé sur X qu’il s’était entretenu avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et qu’il avait convenu de la nécessité de renforcer la sécurité des réseaux sociaux.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 10.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 10.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mardi 10 décembre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Les agriculteurs vent debout contre la Commission européenne – Violence sur les femmes expatriées, quelles solutions ? – En France, la recherche de la perle rare pour Matignon occupe tous les esprits

    Le Mercosur signé, les agriculteurs dans les rues ?

    Lancées en 1999, les négociations sur l’accord UE-Mercosur ont abouti à un premier accord politique en 2019, mais la ratification par les États membres a toutefois été retardée en raison des préoccupations concernant les divergences de normes environnementales entre l’UE et les pays du bloc sud-américain, et sur fond de protestations accrues des agriculteurs. Ce vendredi 06 décembre, le protocole a repris son parcours avec la signature du traité de libre-échange avec l’espace économique Mercosur par Ursula von der Leyen à Montevideo. Si en France, les politiques jurent la main sur le cœur que le traité ne sera pas ratifié, il y a très peu de chance que ce ne soit pas le cas. En effet, seules, l’Italie, la Pologne et la France s’y opposent, or il faut au moins que 4 pays qui représenteraient au moins 25% de la population refusent de le ratifier pour l’annuler. Les agriculteurs, mais aussi les Français, devront donc s’adapter à ce nouveau monde et ses nouvelles règles.

    Lutter contre les violences même en expatriation

    En 2024, selon les chiffres de « France Consulaire » , 162 victimes de violences ont été accompagnées par le réseau consulaire, dont 109 pour des violences conjugales. Parmi elles, on compte également 12 mariages forcés et 41 viols signalés auprès des ambassades. Mais ces chiffres, bien que significatifs, sont loin de refléter la réalité. Il y a quelques jours la députée des Français de la Xème circonscription des Français de l’étranger, Amélia Lakrafi, avec l’association la Fibre, a organisé un webinaire sur ce thème. Dans un article sur Lesfrancais.press, vous pourrez retrouver le webinaire, son résumé, et toutes les coordonnées utiles.

    Face aux violences subies par les Français à l’étranger, l’engagement d’Amélia Lakrafi

    Une réunion transpartisane pour un Premier ministre

    Emmanuel Macron a proposé ce lundi une « nouvelle méthode » pour construire le futur gouvernement, qui passerait par l’organisation d’une « réunion des différentes forces politiques pour échanger sur une plateforme programmatique », ont indiqué les responsables des Écologistes, après une consultation à l’Élysée. Selon Marine Tondelier, le président de la République a également indiqué que « la solution ne pourrait plus ou pas reposer sur un accord avec le Rassemblement national ». « Il a été très clair sur le fait que le Rassemblement national, pour lui, n’était pas dans le périmètre des partis qui souhaitaient discuter », a-t-elle ajouté. Cela « correspond à ce qu’il pense, qu’il faut s’extraire des griffes du RN et de LFI », a pour sa part commenté un proche du président auprès de l’AFP. Pour l’instant, les partis ont accepté de se rendre au palais présidentiel à l’exception de LFI qui a refusé. On ne sait pas si Marine Le Pen sera invitée. Selon les commentateurs, tout devrait se jouer ce mardi.

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.09.2024

    C’est ainsi qu’on conclut le flash quotidien des expatriés de ce mardi 10 décembre, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Bon mardi à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Talents extraordinaires de TV5MONDEplus

    Les Talents extraordinaires de TV5MONDEplus

    A l’occasion de la journée internationale des personnes en situation de handicap, ce mardi 3 décembre, TV5MONDEplus, a lancé sa nouvelle création originale : «Talents extraordinaires». Une mini-série de 6 épisodes de 10 minutes qui nous plonge dans le quotidien d’artistes sourds, malvoyants, paraplégiques ou encore trisomiques.

    6 épisodes de 10 minutes

    TV5Monde diffuse, depuis le mardi 3 décembre 2024, la mini-série Talents extraordinaires (6 x 10′) qui donne la parole à des artistes en situation de handicap. Elle se veut « une plongée à la fois intime, pédagogique et authentique dans le quotidien d’artistes sourds, malvoyants, paraplégiques ou encore trisomiques » qui ont tous réussi à surmonter de nombreux obstacles, souligne le communiqué. La série est produite par Gonzaï Média et réalisée par Sacha Trehorel, Margaux Deslandes et Aguérine Zar.

    Les épisodes sont désormais disponibles sur la seule plateforme francophone gratuite et francophone mondiale, TV5MONDEplus.


    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Le handicap et la création artistique

    En six épisodes, « Talents Extraordinaires » donne, ainsi, la parole à six artistes ou groupes en situation de handicap qui prouvent que la différence peut être une force. Une plongée à la fois intime, pédagogique et authentique dans le quotidien d’artistes sourds, malvoyants, paraplégiques ou encore trisomiques. Leur point commun, au-delà des genres et de leurs parcours si singuliers ? Être devenus des super-héros dans leurs domaines et avoir réussi à surmonter de nombreux obstacles.

    Des scènes de vie quotidienne pas si ordinaires

    Lancée à l’occasion de la journée internationale des personnes en situation de handicap, la série s’intéresse à Mohamed Lamouri, chanteur aveugle de raï sentimental qui œuvre sur la ligne 2 du métro parisien, à Anja Linder, harpiste devenue paraplégique qui est notamment intervenue lors de la cérémonie des jeux Paralympiques de Paris, à M.R.S, soit « Matteo Rappeur Sourd », au Wild Classical Music Ensemble, groupe de rock belge composé de musiciens en situation de handicap visuel ou mental, aux rappeurs belges atteints de trisomie 21 Choolers Division et à Percujam, groupe mêlant éducateurs et musiciens autistes.

    Les Talents extraordinaires de TV5MONDEplus
    Les Talents extraordinaires de TV5MONDEplus