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  • Face aux violences subies par les Français à l’étranger, l’engagement d’Amélia Lakrafi

    Face aux violences subies par les Français à l’étranger, l’engagement d’Amélia Lakrafi

    C’est une voix forte dans la lutte contre les violences, toutes les violences, que peuvent subir les Français de l’étranger, que reçoit Lesfrancais.press. Et cette voix est celle de la députée « Ensemble pour la République » Amélia Lakrafi, représentante de la 10eme circonscription des Français établis hors de France. Un territoire électoral qui compte, entre autres, près de 50 pays répartis entre le Proche-Orient, l’Afrique et l’Océan Indien. Mais que ce soit au Palais Bourbon ou bien à la tête de son association, La Fibre (la Fédération internationale des bienfaisances et entraide des résidents à l’étranger) l’engagement de cette parlementaire ne faiblit pas et traduit une volonté profonde d’apporter des solutions concrètes et adaptées à chacun.

    Un constat alarmant : « La violence ne s’arrête pas à la frontière »

    La lutte contre les violences conjugales reste un sujet central dans les actions d’Amélia Lakrafi. Lors d’un webinaire organisé par La Fibre à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, la députée a soulevé une question cruciale : « Si une femme vient me voir demain et me dit qu’elle est victime, qu’elle a peur, qu’est-ce que je fais concrètement ? ». À travers cet événement, la parlementaire a mobilisé associations, élus locaux et diplomates pour mieux structurer l’accompagnement des victimes.

    Séance publique de questions au Gouvernement du 22 octobre 2024 à l'Assemblée nationale - Question de Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France
    Séance publique de questions au Gouvernement du 22 octobre 2024 à l’Assemblée nationale – Question de Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France

    En outre, elle rappelle que les violences conjugales, qu’elles soient physiques, psychologiques ou économiques, ne disparaissent pas lorsque l’on quitte le territoire français : « Comme si, quand un homme est violent sur le territoire, en quittant la France, la violence s’en allait… Non, la violence reste là. ».

    Un réseau consulaire mobilisé, mais encore méconnu

    En 2024, selon les chiffres de « France Consulaire« , 162 victimes de violences ont été accompagnées par le réseau consulaire, dont 109 pour des violences conjugales. Parmi elles, on compte également  12 mariages forcés et 41 viols signalés auprès des ambassades. Mais ces chiffres, bien que significatifs, sont loin de refléter la réalité : 

    « On pense que c’est bien en deçà de la réalité. L’information n’arrive pas encore aux femmes qui en ont besoin. »

    Amélia Lakrafi, députée 10e circonscription des Français établis hors de France

    Aussi, Amélia Lakrafi insiste sur l’importance de sensibiliser les victimes à leurs droits et aux ressources disponibles. Elle souligne l’existence de mécanismes d’urgence comme le laisser-passer consulaire ou le passeport d’urgence, pouvant être délivrés en moins de 24 heures en cas de confiscation des papiers d’identité par le conjoint violent. De plus, elle rappelle que l’application « Mémo de Vie » aide les femmes à documenter les violences subies de manière sécurisée : « Cest essentiel pour rassembler des preuves et porter plainte, si elles le souhaitent. »

    Des initiatives solidaires et transfrontalières

    L’élue met également en lumière des initiatives associatives comme la plateforme « Save You » qui connecte des femmes expatriées pour offrir une écoute bienveillante, un hébergement d’urgence ou encore un soutien psychologique. Cette entraide spontanée repose sur la solidarité féminine :

    « C’est une écoute, un canapé, une chambre pour une nuit ou un mois… Tout le monde a envie d’aider. »

    Amélia Lakrafi, députée 10e circonscription des Français établis hors de France

    Dans un cadre plus institutionnel, des collaborations avec le Barreau de Paris permettent aux victimes de bénéficier d’un soutien juridique, notamment grâce à des associations locales. Amélia Lakrafi revient d’ailleurs sur les difficultés d’obtenir une aide juridictionnelle en tant que Français de l’étranger.

    Un modèle unique de gestion des crises

    Au-delà des violences domestiques, Amélia Lakrafi rappelle que les Français expatriés peuvent également se retrouver confrontés à des crises majeures, comme des catastrophes naturelles, des attentats ou des conflits armés. Elle évoque le travail du Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du Quai d’Orsay, qu’elle décrit comme un modèle unique :

    « Nous sommes l’un des rares pays à évacuer nos ressortissants, mais aussi d’autres nationalités, lors de situations d’urgence. »

    Amélia Lakrafi, députée 10e circonscription des Français établis hors de France

    Grâce à un réseau de chefs d’îlot, les Français à l’étranger peuvent recevoir rapidement des informations cruciales en cas de crise, un dispositif qui, selon Amélia Lakrafi, sauve des vies. « Si vous restez dans le pays plus de 6 mois, enregistrez-vous au consulat dès votre arrivée. Et pour une courte durée, vous pouvez vous inscrire sur le Fil d’Ariane pour faire savoir que vous êtes là. Ce nest pas pour vous surveiller, mais pour garantir votre sécurité. »

    Amelia Lakrafi en commission à lAssemblée nationale
    Amelia Lakrafi en commission à lAssemblée nationale

    Par ailleurs, les efforts doivent également se concentrer sur une meilleure reconnaissance des victimes, qu’il s’agisse des violences conjugales ou des catastrophes comme l’explosion du port de Beyrouth en 2020. Amélia Lakrafi appelle à renforcer les liens entre les magistrats de liaison et les Français expatriés, tout en simplifiant les démarches administratives pour l’aide aux victimes.

    « Ne restez pas seules »

    En conclusion, Amélia Lakrafi exhorte les victimes à parler, même si la peur ou la honte persistent.

    « Parlez, même si vous avez peur. Le consulat est votre allié. »

    Amélia Lakrafi, députée 10e circonscription des Français établis hors de France

    Cet engagement témoigne d’une volonté constante d’assurer une meilleure protection des Français à l’étranger. « Chaque cas est unique, et nous nous adapterons à chaque situation. » Un message d’espoir pour celles et ceux qui, dans les moments les plus difficiles, ne savent pas vers qui se tourner.

    Numéros d’urgence :

    Solidarités Femmes : 3919 (depuis la France)

    Aide aux victimes : +33 1 80 52 33 76

    Centre de Crise et de Soutien : +33 1 53 59 11 00

    Regarder le webinaire

  • Le Noël des expatriés français en Californie

    Le Noël des expatriés français en Californie

    Depuis la Californie, les expatriés français mêlent traditions d’origine et nouvelles coutumes pour célébrer Noël loin de chez eux. Aussi, découvrez comment ils transforment cette période en un moment chaleureux de partage au sein d’une communauté unie malgré l’éloignement.

    Célébrer en famille : entre retrouvailles et créativité

    Noël occupe une place centrale dans le cœur des Français, même lorsqu’ils vivent loin de leur pays d’origine. En Californie, terre de soleil et de diversité, les fêtes de fin d’année prennent un caractère unique, cette fête conserve toute sa signification, malgré les défis liés à la distance. L’éloignement de la famille et des racines peut rendre cette période délicate, ravivant parfois une nostalgie profonde pour les traditions et les rassemblements chaleureux d’autrefois. Pourtant, Noël reste un symbole d’espoir, de partage et d’union pour les expatriés, qu’ils soient entourés de leur famille, de leurs amis ou même de nouvelles connaissances.

    @Envato
    @Envato

    Pour de nombreux Français expatriés en Californie, Noël en famille demeure une priorité. Cependant, les congés limités, souvent réduits à 7 à 15 jours par an, compliquent les retours en France. Dans ces cas, il n’est pas rare que les proches fassent le voyage pour célébrer ensemble. Ces retrouvailles permettent non seulement de partager la magie de Noël, mais aussi de découvrir les merveilles californiennes, avec des escapades emblématiques comme Disneyland ou un road trip le long de la côte entre San Francisco et Los Angeles.

    Pour ceux qui ne peuvent pas réunir leur famille, Noël peut être une période d’épreuves émotionnelles, marquée par la solitude, notamment lors du réveillon. Pour rompre cet isolement, les expatriés s’organisent souvent entre amis, recréant une ambiance festive grâce à des potlucks où chacun apporte un plat. Ces moments chaleureux, bien plus qu’un simple repas, renforcent les liens d’amitié et recréent une forme d’esprit familial.

    La technologie s’avère également précieuse pour surmonter la distance. Les appels vidéo via Zoom, WhatsApp ou Messenger permettent de partager un repas ou d’ouvrir les cadeaux ensemble, malgré les fuseaux horaires. Les services de livraison facilitent l’envoi de colis garnis de douceurs françaises ou de surprises adaptées, apportant un peu de France jusque sous le sapin californien.

    Enfin, pour d’autres, les fêtes deviennent une opportunité de voyager et de découvrir de nouveaux horizons. La Californie sert souvent de point de départ à des escapades mémorables : les plages tropicales d’Hawaï, les festivités colorées du Mexique ou les paysages enneigés et les aurores boréales de l’Alaska offrent des expériences uniques qui enrichissent la magie de Noël.

    La Décoration de Noël des Maisons en Californie : Une tradition Américaine éclatante

    La période des fêtes de fin d’année en Californie est marquée par une tradition bien ancrée : la décoration des maisons pour Noël. Les Américains déploient souvent des efforts exceptionnels pour créer des décors spectaculaires qui transforment les quartiers en véritables paysages féeriques. Les maisons arborent souvent des guirlandes étincelantes et des figurines lumineuses représentant le Père Noël, les rennes ou des bonshommes de neige. De nombreux quartiers organisent des compétitions de décorations, créant une atmosphère conviviale et festive. Les habitants de quartiers entiers rivalisent d’imagination pour offrir un spectacle saisissant aux passants et aux visiteurs.

    Maison en Californie décorée pour Noël
    Maison en Californie décorée pour Noël

    Les préparatifs débutent après la fête de Thanksgiving, célébrée le dernier jeudi de novembre. Beaucoup profitent de ce long week-end pour décorer leur maison. Virginie, une résidente de la Silicon Valley qui s’est adaptée à la tradition américaine, explique : « Avant, je faisais comme en France, j’achetais le sapin deux semaines avant Noël, mais depuis quatre ans, j’essaie de le faire le samedi qui suit Thanksgiving. »

    À la différence des Américains, il est vrai les Français se concentrent davantage sur l’intérieur. Leurs décorations sont plus classiques, moins chargées, mettant l’accent sur l’atmosphère et le confort. On retrouve ainsi un sapin décoré, une belle table dressée avec des fleurs, et surtout une multitude de plats à savourer.

    Le Repas de Noël : Entre Tradition et Adaptation

    Pour les Français expatriés en Californie, préparer les repas de Noël peut parfois s’apparenter à un parcours du combattant. Les ingrédients traditionnels français ne sont pas toujours facilement accessibles, obligeant certains à faire preuve d’ingéniosité pour recréer les saveurs de leur enfance. Par exemple, le foie gras, un incontournable des tables de fêtes françaises, est interdit à la production et à la vente en Californie depuis 2012. Toutefois, il est possible de le commander en ligne via des sites d’épiceries françaises comme le Panier Français ou Goudy’s. En général, ils se rabattent sur des pâtés et mousses de canard, qui restent autorisés à la vente en Californie. Pour les plus novateurs, le « faux gras » offre une alternative éthique et moderne sans viande animale. Des marques comme Prime Roots en collaboration avec Fabrique Délices proposent un foie gras végan.

    Bûche de Noël, Moulin, Newport Beach
    Bûche de Noël, Moulin, Newport Beach

    La bûche de Noël, dessert emblématique, est également difficile à trouver. Heureusement, plusieurs boulangeries françaises en Californie préparent des versions artisanales. Voici quelques bonnes adresses :

    Pour ceux qui ne souhaitent pas cuisiner, de nombreux restaurants sont ouverts le 24 décembre et proposent des menus spéciaux pour Noël à déguster sur place ou à emporter, offrant ainsi une option pratique et festive sans le tracas de la préparation.

    Dans les familles mixtes franco-américaines, les repas de Noël reflètent souvent un compromis culturel. Christine, originaire de Bordeaux et résidant à Irvine, partage : « Mon mari américain refuse d’avoir de la dinde à Noël, car pour lui, c’est une tradition de Thanksgiving. Alors, nous préparons un gigot d’agneau, du jambon ou du saumon. »

    Une Communauté Active

    Les associations et écoles franco-américaines jouent un rôle essentiel pour maintenir l’esprit de Noël. Elles organisent des événements festifs permettant aux expatriés de se retrouver et de recréer l’ambiance des fêtes françaises. Voici quelques rendez-vous clés pour Noël 2024 :

    vacances de Noël 2023
    Les féeries de Casse-Noisette, le conte musical ou rêver en famille pendant les fêtes

    Pour les Français expatriés, Noël est bien plus qu’une simple fête : c’est une tradition qui unit, même à distance. En Californie, malgré l’éloignement familial, cette période reste un moment précieux pour réinventer et adapter les célébrations.

    Entre retrouvailles en famille, potlucks entre amis et initiatives des associations franco-américaines, chacun trouve des moyens de maintenir l’esprit de Noël vivant. La technologie aide également à recréer des liens, qu’il s’agisse de partager un repas virtuel ou d’ouvrir des cadeaux ensemble malgré les océans.

    En mêlant héritage français et influences locales, les expatriés réinventent Noël avec créativité, tout en préservant l’essence de cette fête : le plaisir d’être ensemble et de partager des instants chaleureux et solidaires. 

  • Quand la démocratie ne fait plus rêver !

    Quand la démocratie ne fait plus rêver !

    Longtemps, la démocratie a été perçue comme une condition nécessaire à la croissance économique et à un niveau de vie élevé. L’échec du modèle soviétique semblait confirmer cette règle dans les années 1990. L’économie de marché et la démocratie fonctionnaient alors de pair, donnant tout son lustre au livre de Francis Fukuyama, La Fin de l’Histoire et le Dernier Homme. Depuis lors, la réussite de la Chine, devenue la deuxième puissance économique mondiale, ainsi que le désenchantement démocratique, ont sensiblement modifié la donne. Les résultats économiques et sociaux apparaissent aujourd’hui moins liés au caractère démocratique des États.

    La démocratie offre, en théorie, des conditions favorables à la croissance. Celle-ci suppose le respect de l’État de droit et un minimum de consensus social. Les systèmes politiques vertueux, où la corruption est limitée, sont jugés plus aptes à favoriser l’initiative et l’innovation. La protection de la propriété privée est également considérée comme une condition essentielle à la prospérité économique. Par ailleurs, les démocraties sont réputées mieux capables de réduire les inégalités sociales, un facteur clé pour des taux de croissance élevés sur le long terme.

    De nombreux pays démocratiques connaissent des taux de croissance faibles. 

    Cependant, en analysant l’indice de démocratie établi par The Economist, on observe que, depuis le début du siècle, des pays non démocratiques tels que le Mexique, le Maroc, la Turquie, l’Égypte, la Chine, le Vietnam, le Kenya, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis ou le Gabon enregistrent des taux de croissance élevés. À l’inverse, de nombreux pays démocratiques, notamment en Europe, ainsi qu’en Afrique du Sud ou en Argentine, connaissent des taux de croissance faibles sur la même période.

    @adobestock
    @adobestock

    Le niveau élevé de corruption n’empêche pas des pays comme la Chine, le Vietnam, le Kazakhstan, le Maroc, l’Égypte, la Turquie, le Kenya ou le Mexique d’afficher une croissance plus forte que celle des pays de l’OCDE, où la corruption est pourtant bien moindre.

    De nombreux pays caractérisés par de fortes inégalités bénéficient de taux de croissance élevés

    En théorie, la démocratie devrait être synonyme de faible inégalités sociales. Pourtant, de nombreux pays caractérisés par de fortes inégalités bénéficient de taux de croissance élevés. C’est le cas, par exemple, de la Colombie, de l’Équateur, de l’Indonésie, du Kenya, du Maroc, du Mexique, du Pérou, des Philippines, du Gabon, du Brésil, du Chili, du Turkménistan, de la Turquie, de l’Afrique du Sud, du Vietnam ou de la République Démocratique du Congo.

    Les États-Unis et Israël, bien qu’étant des démocraties avec un indice de Gini supérieur à 35, affichent des taux de croissance supérieurs à ceux des pays européens, dont les indices de Gini sont plus faibles.

    Dans leur livre Why Nations Fail (2015), les économistes Daron Acemoglu et James A. Robinson classent les pays en deux catégories : ceux dont les institutions sont « extractives », où une minorité profite du travail de la majorité, et ceux dont les institutions sont « inclusives », qui associent un grand nombre d’individus au fonctionnement de la société et de l’économie.

    Les pays aux institutions inclusives se caractérisent par un pluralisme politique, un système éducatif efficace, une législation antitrust stricte et une forte protection du droit de propriété. Ces caractéristiques favorisent la destruction créatrice, le progrès scientifique et l’innovation.

    La Chine constitue un cas particulier. Si elle n’est pas inclusive sur le plan politique, elle l’est davantage sur le plan social. Le droit de propriété y est partiellement respecté, et les ingérences de l’État dans les décisions des entreprises sont importantes. Malgré l’absence de pluralisme politique, l’économie chinoise reste dynamique. L’effort de recherche-développement en Chine représente 1,9 % du PIB, contre 1,5 % en Europe. La Chine est responsable de 24 % de la recherche-développement mondiale, et 36 % de cette recherche concerne les technologies de l’information et de la communication, contre seulement 15 % dans l’Union Européenne. De plus, la Chine a réduit les inégalités de manière significative ces trente dernières années : en 2021, 17 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté (6,85 $/jour), contre 98,1 % en 1993. Cependant, les 1 % les plus riches perçoivent 14 % du revenu national, contre 10 % en France et 20 % aux États-Unis.

    Les régimes autoritaires ne sont pas forcément incompatibles avec une croissance forte. 

    La possession de matières premières et d’énergie ne garantit pas une croissance forte, comme en témoignent des pays tels que l’Algérie, le Nigéria, le Gabon, le Congo, l’Angola ou le Venezuela. À l’inverse, des nations comme les États-Unis ou l’Arabie Saoudite, riches en pétrole, connaissent des taux de croissance élevés.

    Les régimes autoritaires ne sont pas forcément incompatibles avec une croissance forte. En période de mutation rapide, ces régimes peuvent même sembler plus efficaces. Toutefois, la croissance chinoise s’essouffle, et celle de la Russie reste dépendante des ventes de pétrole et de l’effort de guerre. Durant la pandémie de Covid-19, bien que les États occidentaux aient éprouvé des difficultés initiales, ils se sont révélés plus performants sur le long terme. En Chine et en Russie, une forte défiance envers les pouvoirs publics a conduit à de faibles taux de vaccination.

    @adobestock
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    Dans les démocraties, les régimes autoritaires séduisent une part croissante de la population. Selon une enquête IPSOS réalisée en 2024 pour le Conseil Économique Social et Environnemental, 15 % des Français déclarent qu’ils ne seraient pas prêts à défendre la démocratie si elle était menacée. De plus, 23 % ne sont pas convaincus qu’elle soit le meilleur système politique, et 51 % estiment qu’un pouvoir fort et centralisé est nécessaire pour garantir l’ordre et la sécurité.

    État de droit, liberté d’expression, protection des droits de propriété, indispensables à la stabilité économique et sociale.

    Parmi les 25 % de Français les moins attachés à la démocratie, les jeunes et les personnes défavorisées sont surreprésentés : 32 % ont moins de 35 ans, contre 25 % dans la population générale.

    Bien que l’économie de marché soit désormais incontournable à l’échelle mondiale, la démocratie est de plus en plus critiquée, notamment pour son inefficacité perçue à répondre aux attentes des populations. Cette situation alimente une tentation populiste et l’essor des régimes autoritaires dits illibéraux. Toutefois, les démocraties, malgré leurs cycles de déclin, de renaissance et d’expansion, restent les seuls régimes garantissant l’État de droit, la liberté d’expression et la protection des droits de propriété, indispensables à la stabilité économique et sociale.

  • L’UE finalise l’accord commercial avec le Mercosur

    L’UE finalise l’accord commercial avec le Mercosur

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a confirmé ce vendredi 6 décembre que l’Union européenne (UE) avait conclu les négociations sur l’accord de libre-échange avec le bloc du Mercosur — composé de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay.

    Cette annonce, faite aux côtés des présidents, argentin Javier Gerardo Milei, brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, paraguayen Santiago Peña et uruguayen Luis Lacalle Pou, met un terme à 25 années de négociations et intervient en dépit de l’opposition farouche de la France, des agriculteurs européens et des groupes de défense de l’environnement de l’ensemble de l’Union.

    « Aujourd’hui marque un tournant véritablement historique », a déclaré Ursula von der Leyen à l’issue d’un sommet de deux jours à Montevideo, en Uruguay. « Nous envoyons un message clair et fort au monde, dans un monde de plus en plus conflictuel […], à savoir que cet accord n’est pas seulement une opportunité économique, mais une nécessité politique. »

    « Nous pensons que l’ouverture et la coopération sont les véritables moteurs de la croissance et de la prospérité », a ajouté la présidente de l’exécutif européen. « Nous savons que des vents violents soufflent dans la direction opposée […], cet accord est notre réponse. »

    Luis Lacalle Pou a reconnu que l’accord ne serait « pas une solution magique », précisant que « les étapes seraient progressives, mais certaines ».

    Lancées en 1999, les négociations sur l’accord UE-Mercosur ont abouti à un premier accord politique en 2019, mais la ratification par les États membres a toutefois été retardée en raison des préoccupations concernant les divergences de normes environnementales entre l’UE et les pays du bloc sud-américain, et sur fond de protestations accrues des agriculteurs.

    L’accord UE-Mercosur ambitionne de créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde — un vaste marché de plus de 700 millions de consommateurs — en supprimant les droits de douane pour les principales industries exportatrices de l’UE, telles que les voitures, les machines, les produits chimiques et les produits pharmaceutiques.

    Au total, il envisage la suppression des droits de douane sur 91 % des exportations de l’UE vers les pays du Mercosur, ainsi que sur 92 % des exportations du Mercosur vers l’UE, selon les données de la Commission.

    En ce qui concerne le secteur agroalimentaire, l’accord éliminera progressivement 93 % des droits de douane sur les exportations de l’UE vers les pays du Mercosur, notamment sur le vin, les spiritueux, l’huile d’olive et les pêches en conserve, tout en libéralisant 82 % des importations de produits agricoles.

    À l’heure actuelle, les États du Mercosur sont déjà des partenaires commerciaux clés pour l’UE. En effet, les exportations du bloc communautaire vers le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay ont atteint 55,7 milliards d’euros en 2023 et les importations de ces pays vers l’UE 53,7 milliards d’euros la même année — soit des échanges totaux (importations et exportations comprises) qui ont atteint 110 milliards d’euros en 2023.

    Compte tenu des tensions accrues avec deux des principaux partenaires commerciaux de l’UE, les États-Unis et la Chine, l’Allemagne, géant de l’exportation européen, a appelé à une conclusion rapide de l’accord.

    Plusieurs industries et responsables politiques ont été jusqu’à suggérer de scinder l’accord en deux volets pour accélérer le processus. Cela aurait permis une ratification des parties clés de l’accord, y compris les droits de douane et les quotas d’importation.

    Le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Luis Lacalle Pou, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva et le président paraguayen Santiago Peña posent pour une photo au siège du Mercosur à Montevideo, en Uruguay, le 6 décembre 2024. ©EPA-EFE/SOFIA TORRES
    Le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Luis Lacalle Pou, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva et le président paraguayen Santiago Peña posent pour une photo au siège du Mercosur à Montevideo, en Uruguay, le 6 décembre 2024. ©EPA-EFE/SOFIA TORRES

    Le « début d’un processus »

    Alors que la France, principal détracteur de l’accord, est en proie à l’incertitude politique après la démission du Premier ministre Michel Barnier, l’annonce de la fin des négociations sur l’accord avec le Mercosur risque de déplaire à Paris.

    « Aujourd’hui n’est clairement pas la fin de l’histoire. Ce qu’il se passe à Montevideo n’est pas une signature de l’accord mais simplement la conclusion politique de la négociation. Celle-ci n’engage que la Commission, pas les États membres », a souligné Sophie Primas, ministre déléguée au Commerce extérieur démissionnaire de la France dans une déclaration transmise à l’AFP. « La Commission prend ses responsabilités de négociatrice, mais cela n’engage qu’elle. »

    « La Commission a la compétence exclusive de négocier des accords commerciaux »avait en effet rappelé Olof Gill, porte-parole de la Commission, jeudi en réponse à une question sur l’impact de la crise politique française sur les négociations du Mercosur.

    Les opposants à l’accord, dont les gouvernements français et polonais, ont mis en garde contre l’augmentation des importations de denrées alimentaires bon marché en provenance du Mercosur, qui, selon eux, créent une concurrence déloyale pour les agriculteurs européens du fait des différences en matière de normes environnementales.

    Cherchant à apaiser les inquiétudes, la Commission avait proposé en 2019 un paquet de mesures de soutien financier pouvant aller jusqu’à un milliard d’euros en cas de perturbation du marché. Or, aucune référence à ce paquet n’a été faite lors de la conférence de presse de vendredi.

    Lors de la conférence de presse vendredi, Ursula von der Leyen a également assuré avoir écouté « les préoccupations » du secteur agricole de l’UE et avoir mis en place des « garanties » dans le cadre de l’accord.

    En vertu des traités européens, la Commission est seule négociatrice des accords commerciaux au nom des Vingt-Sept. Cependant, pour qu’un accord entre en vigueur, il doit être ratifié par au moins quinze États membres représentant 65 % de la population de l’UE et obtenir l’approbation du Parlement européen. Ainsi, même si un accord a été conclu à Montevideo, il pourrait encore être bloqué sans ces validations.

    Ces dernières semaines, Paris s’est efforcée de constituer une « minorité de blocage » contre l’accord. Si seule la Pologne s’est explicitement prononcée contre l’accord à ce stade, d’autres pays, dont l’Autriche, les Pays-Bas et la Belgique, auraient également émis des réserves.

    L’Italie pourrait également être défavorable à l’accord, l’AFP ayant rapporté jeudi que des sources gouvernementales italiennes avaient déclaré que « les conditions n’étaient pas réunies » pour que Rome signe l’accord. L’agence de presse italienne ANSA a corroboré ces informations vendredi matin.

    « La signature de l’accord d’association UE-Mercosur ne peut avoir lieu qu’à la condition de garanties adéquates et de compensations en cas de déséquilibres pour le secteur agricole », note l’agence italienne, citant des responsables du gouvernement de Rome.

    Vendredi, Olof Gill a également déclaré qu’« il est très important de garder à l’esprit qu’un accord politique n’est que la première étape d’un long processus visant à obtenir la ratification finale de tout accord commercial, d’investissement ou de partenariat ».

    « Ce n’est pas la fin d’un processus, c’est le début d’un processus », a-t-il conclu.

    Sofia Sanchez Manzanaro et Maria Simon Arboleas ont contribué à la rédaction de cet article

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 09.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 09.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le lundi 09 décembre, et dans les titres du flash quotidien des expatriés :  En Syrie, la chute des Al-Assad – Réouverture réussie pour Notre Dame de Paris – Un webinaire pour les Français de l’étranger avec la patronne des Ecologistes

    Al-Assad est en fuite

    Ce 8 décembre 2024, après plus de 13 ans d’une répression d’une grande violence contre son propre peuple, le régime de Bachar Al-Assad est tombé. Si la France, dans un communiqué du Quai d’Orsay, appelle au silence des armes, à la préservation des institutions de l’État, au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie, Erdogan, depuis Istamboul, lorgne déjà sur une partie du territoire tandis que les islamistes rêvent de proclamer un Califat. Cotés expatriés français, ils n’étaient plus qu’une poignée sur place, en général des binationaux, cependant nous restons sans nouvelle d’eux. Au niveau international, c’est la crainte d’un retour des combats sur le plateau du Golan, annexé par Israël, ce que ne reconnaissent pas les nouveaux maîtres de Damas. Si la chute d’une telle dictature ne peut être que saluer, l’avenir ne s’annonce pas plus radieux qu’hier.

    Insurgés dans les rues de la capitale syrienne ce 08 décembre 2024 ©AFP
    Insurgés dans les rues de la capitale syrienne ce 08 décembre 2024 ©AFP

    Le monde a célébré la réouverture de Notre Dame de Paris

    Dans la suite, du flash quotidien des expatriés, on parle de la quarantaine de chefs d’État et de gouvernement, mais également de nombreuses têtes couronnées et personnalités prestigieuses, venus du monde entier, qui se sont rendus sur le parvis de Notre-Dame pour célébrer la réouverture de la cathédrale ce 07 décembre. Parmi elles, on retrouvait notamment Jill Biden et sa fille Ashley, le prince William, Philippe et Mathilde de Belgique, Albert de Monaco, l’actrice Salma Hayek au bras de son mari François-Henri Pinault ou encore Carla Bruni, pour ne citer qu’eux. Le président de la République y a tenu un discours avant le réveil du grand orgue – le plus grand et le plus célèbre de France – accordé et harmonisé grâce à un travail colossal. L’occasion d’exprimer “la gratitude de la nation” envers les pompiers et les artisans qui ont permis de sauver et de reconstruire le monument parisien. 160 d’entre eux ont défilé dans les travées de l’édifice sous les applaudissements de la foule. Comme pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2024, le concert de la réouverture de Notre-Dame était au cœur des discussions. Le programme fut particulièrement varié avec un mélange des registres allant du classique au lyrique en passant par la variété française et la pop. Parmi les artistes présents, on retrouvait le pianiste virtuose Lang Lang qui avait déjà participé au concert en hommage à la cathédrale suite à l’incendie en 2019. Les frères Capuçon, la soprano Pretty Yende et le ténor Benjamin Bernheim seront aussi de la partie. Ensuite, Clara Luciani, qui vient de sortir son nouvel album, Vianney, Garou et Angélique Kidjo ont chanté leurs titres culte. La chanteuse libanaise Hiba Tawaji, qui avait joué Esmeralda dans la nouvelle version de la comédie musicale Notre-Dame de Paris était également présente.

    Les présidents élus des États-Unis, Donald Trump et Brigitte Macron s’entretiennent avec leur mari, le président français Emmanuel Macron, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024. – Reuters
    Les présidents élus des États-Unis, Donald Trump et Brigitte Macron s’entretiennent avec leur mari, le président français Emmanuel Macron, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024. – Reuters

    La secrétaire générale des Écologistes à la rencontre des Français de l’étranger

    Le 10 décembre, les sénatrices écologistes des Français de l’étranger, Mathilde Olivier et Mélanie Vogel vous invitent à échanger sur le contexte politique en France et ses conséquences pour les Français et les Françaises de l’étranger avec Marine Tondelier, la secrétaire générale des Ecologistes en France. L’occasion de comprendre le positionnement de ce parti, alors que le PS semble vouloir se séparer du Nouveau Front Populaire alors que le parti vert s’enracine avec la France Insoumise. Quel avenir pour le combat écologiste en France dans ces conditions ? Pour le savoir, inscrivez-vous via le lien https://bit.ly/webinaire1012, disponible dans l’article qui accompagne ce flash.

    les sénatrices écologistes des Français de l’étranger, Mathilde Olivier et Mélanie Vogel vous invitent à échanger sur le contexte politique en France et ses conséquences pour les Français et les Françaises de l'étranger avec Marine Tondelier,
    les sénatrices écologistes des Français de l’étranger, Mathilde Olivier et Mélanie Vogel vous invitent à échanger sur le contexte politique en France et ses conséquences pour les Français et les Françaises de l’étranger avec Marine Tondelier,

    C’est ainsi qu’on conclut le flash quotidien des expatriés de ce lundi 09 décembre, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Bon mardi à toutes et à tous où que vous soyez  

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • La paix par la force, l’art du deal

    La paix par la force, l’art du deal

    Au sortir de la rencontre avec Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, Donald Trump écrit « la paix par la force est possible ». « Détruire l’ennemi » rêve chaque belligérant ; ce que viennent de faire les rebelles syriens. Assad est en fuite ! Après combien d’années de guerre ? La guerre syrienne est-elle seulement finie ?

    Donald Trump avait écrit un livre intitulé « l’art du deal ». Entre son élection et sa prise de fonction, dans un grand bazar meurtrier, chacun se prépare au Grand Deal avec le grand Manitou. L’art du deal : menacer. Alors Trudeau se précipite pour faire allégeance à Trump, promet de renforcer les défenses canadiennes en Arctique, rit à l’idée amusante que le Canada devienne  le 51ème Etat américain.

    L’art du deal à la française : jongler avec les Djinns et les forces de l’esprit.   

    Au Liban, Israël et le Hezbollah ont accepté une trêve négociée par les États-Unis et la France. Détruire le Hezbollah ? Il n’est pas qu’une force militaire. On ne détruit que ce que l’on remplace. Par qui remplacer le Hamas à Gaza ? La France tente de convaincre les Saoudiens de revenir au Liban. Elle discute avec Ryad la vente de matériel militaire, y compris des Rafales, tout en signant des accords culturels. L’art du deal à la française : jongler avec les Djinns et les forces de l’esprit.  

    D’autant que, sous médiation chinoise, l’Arabie se réconcilie avec l’Iran et cultive ses liens pétroliers avec la Russie. La Chine fixe le volume de la demande, l’Arabie celui de l’offre. Russie et Iran fournissent la contrebande. Les États-Unis, premiers producteurs mondiaux, perturbent la donne. Comme dans ce jeu, l’Europe est absente, mieux vaut ne pas laisser ces imprudents jouer tout seul.

    L’Arabie s’était mise d’accord avec les Russes. Elle a été la seule à respecter le deal, en limitant sa production. Elle le paie, et change d’avis. Le prix du pétrole baisse. La conjonction d’intérêts avec la Russie, l’Iran et la Chine s’éloigne. Le gendre de Donald Trump fait d’excellentes affaires avec les Saoudiens, l’Iran a perdu ses soutiens au Liban et en Syrie, la France est une carte intéressante, elle parle à tout le monde, vend à tout le monde, affiche une posture morale qui sait pardonner bien des offenses. France, Allemagne, Royaume-Uni ont entamé des discussions à Genève avec l’Iran.

    Un homme brandissant le drapeau libanais devant un immeuble anéanti par un bombardement israélien dans la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 27 novembre 2024.

Photo : Reuters / Adnan Abidi
    Un homme brandissant le drapeau libanais devant un immeuble anéanti par un bombardement israélien dans la ville de Tyr, dans le sud du Liban, le 27 novembre 2024. Photo : Reuters / Adnan Abidi

    Nouvelle donne. Iraniens et Russes évacuent.

    Pendant que l’on discute, la guerre menée par Israël contre le Hezbollah a permis aux rebelles Sunnites, soutenues par la Turquie, de prendre Damas. Erdogan veut une Syrie morcelée, dont une partie serait sous sa coupe. Et les Kurdes ? Nouvelle donne. Iraniens et Russes évacuent.

    Poutine se concentre sur le Donbass. Chaque mètre carré gagné avec son poids de sang le serait pour l’éternité, après le grand deal. Pour Poutine, il est temps que la bataille s’arrête. L’économie russe va mal. Les taux d’intérêt ont dépassé 20 %, le rouble chute. Chinois comme Indiens achètent le pétrole au rabais, mais refusent de le payer en roubles. Impératif russe : écarter les Européens, les diviser.

    D’abord par la peur. Les Russes justifient « l’escalade de la peur », pour ramener les Européens « à la raison ». Qu’ils prennent au sérieux les menaces, crie Lavrov ! Ensuite, plus finement, par l’action clandestine : les sabotages se multiplient. Enfin par la déstabilisation, moins coûteuse que les chars:  Géorgie, Moldavie, Roumanie. Un inconnu pro russe, candidat Tik Tok, surgit en tête des présidentielles. La Cour suprême annule l’élection. Tic-tac, à la fin du compte à rebours, l’Europe explose ?

    Face à Trump, Zelenski évoque un cessez-le-feu. À condition que l’Ukraine « utile » soit protégée par l’Otan. L’OTAN servirait de bouclier alors qu’un président américain abandonnerait l’Ukraine ? Les Russes le disent ouvertement : les États-Unis ne risqueront jamais une ville américaine pour une ville en Europe. Le nouveau Commissaire européen à la Défense, Andries Kubilius, a compris. Il préconise un « big bang » de 500 milliards face à la menace russe. Sur dix ans, ce n’est pas monstrueux.

    À la fin du compte à rebours, l’Europe explose ?

    Kajal Kallas, la nouvelle « Haute représentante », n’écarte pas l’envoi de troupes « européennes ». Mais l’Union n’a pas de soldats. Elle essaie, à juste titre, de créer un fonds commun de défense malgré la réticence allemande.

    Qui Ursula van der Leyen appellerait-elle pour parler de défense ? La France et l’Allemagne. Parce que l’alliance franco-allemande est le socle de l’Europe. Que l’une et l’autre n’aient pas de gouvernement, que leurs économies soient affaiblies, ne doivent pas conduire la Commission à déjouer l’alliance franco-allemande. La Commission n’a pas compris ce qu’était l’Europe. Ce n’est pas elle. Opposer la France et l’Allemagne, quel que soit le sujet est une faute majeure.

    Le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Luis Lacalle Pou, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva et le président paraguayen Santiago Peña posent pour une photo au siège du Mercosur à Montevideo, en Uruguay, le 6 décembre 2024. ©EPA-EFE/SOFIA TORRES
    Le président argentin Javier Milei, le président uruguayen Luis Lacalle Pou, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva et le président paraguayen Santiago Peña posent pour une photo au siège du Mercosur à Montevideo, en Uruguay, le 6 décembre 2024. ©EPA-EFE/SOFIA TORRES

    Sans doute le Mercosur est-il un excellent accord. Mais forcer son adoption  sans la France, sans parler de la Pologne ou de l’Italie, est d’une extrême bêtise. Il est probable que la France ait tort : il est absurde de laisser l’Amérique latine sans partenariat, alors qu’on va le chercher en Arabie saoudite. Pourquoi laisser les Chinois s’installer en Amérique latine sans offrir d’alternative ? Mais il est impossible de réaliser l’Europe en oubliant le pacte fondateur de l’Union européenne. Lula et Mileï, qui ne se parlent pas, s’entendent. Et Scholz et Macron en sont incapables ? Sans compromis entre la France et l’Allemagne, il n’y a pas d’Europe.

    Sans doute le Mercosur est-il un excellent accord. Mais forcer son adoption sans la France est d’une extrême bêtise.

    Netanyahou voulait évincer la France de l’accord sur le Liban, Biden a voulu solidifier l’alliance avec la France. Même les États-Unis ont besoin d’allié. Ursula van der Leyen n’est pas à Notre Dame, Trump y est. Comme une quarantaine de chefs d’État et de gouvernements. Pour faire plaisir à Macron, toujours sans gouvernement, et sans budget ? Hier la cathédrale brûlait, aujourd’hui elle renaît. Serrer les rangs, ne pas jouer des coudes, revenir aux fondamentaux. L’art du deal , ce n’est pas la menace, mais la prudence.

    Tout peut arriver. Assad est tombé. Poutine peut chuter. Mais aussi tenir, comme Assad durant vingt-quatre ans et des centaines de milliers de morts.

    Trump, à Paris, est-il venu dire adieu à l’ancien monde ?

    Trump, à Paris, est-il venu dire adieu à l’ancien monde ? Il précipite les États-Unis dans une fracassante opération de destruction, remodelant complètement l’Etat fédéral, l’économie, la finance, la monnaie, l’énergie. Cette course-là mettra la Russie hors jeu, laissera le Moyen-Orient exsangue, ignorera l’Afrique, redessinera les alliances en Asie. Il risque de plonger le vieux monde européen dans la sidération.

    Les présidents élus des États-Unis, Donald Trump et Brigitte Macron s’entretiennent avec leur mari, le président français Emmanuel Macron, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024. – Reuters
    Les présidents élus des États-Unis, Donald Trump et Brigitte Macron s’entretiennent avec leur mari, le président français Emmanuel Macron, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024. – Reuters

    France, Allemagne, Europe sont-ils au niveau ? À l’évidence, pas encore. Inutile d’attendre un miracle de Notre-Dame. La lucidité suffirait. Tout est étonnamment clair sous les bombes. Sauf la paix.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et France Pay

  • Dans les coulisses d’Assassin’s Creed avec Aymar Azaïzia

    Dans les coulisses d’Assassin’s Creed avec Aymar Azaïzia

    Écouter le podcast avec Aymar Azaïzia

    Il est entré chez Ubisoft en 2008 alors que la franchise Assassin’s Creed, mondialement connue, venait d’être lancée. À Montréal, cet alsacien d’origine a pu trouver un épanouissement dans ce qui est le plus grand studio de jeu vidéo du monde.

    Dans les coulisses d’Ubisoft Montréal

    Ubisoft est une création française née en 1986 et lancée par cinq frères bretons qui aujourd’hui sont à la tête d’une multinationale qui compte des sites de travail partout dans le monde, de la Roumanie, à Shanghai en passant par Casablanca. L’entreprise pèse plus de 1,7 milliards d’euros et est côté en bourse.

    Centre de Montréal
    Centre de Montréal

    Le site canadien de Montréal est le plus important du groupe et réunit 4000 employés. Aymar Azaïzia y occupe un rôle stratégique. Celui de directeur transmédia et de du développement d’affaires. En clair, il est chargé de développer les produits de la marque sur tous les supports culturels possibles. Romans, BD, mangas mais aussi cinéma.  Il faut dire qu’avec « Lapins crétins », « Prince of Persia » ou « Rayman » Ubisoft possède un catalogue de produits culturels de premier plan, très identifié par un public de fans et qui sont autant de figures iconiques de la pop culture. Aymar, en entrant chez Ubisoft il y a plus de 15 ans, a d’ailleurs très vite perçu le potentiel de ce qui serait pour lui « le nouvel eldorado pour Hollywood » avec des personnages adaptés à l’écran qui sont déjà « des références culturelles » pour des millions de gameurs. Aujourd’hui Assassin’s Creed existe sur différents supports et les projets de développement sont multiples que ce soit sous forme d’adaptation pour le théâtre ou comme série Netflix à venir.

    Assassin’s Creed, un succès mondial multidimensionnel

    Le professionnel nous livre quelques unes des recettes narratives et commerciales pour une bonne adaptation des personnages de jeu vers d’autres supports. Face à un public de gameurs qui se montre souvent très exigeant le piège serait de tenter une adaptation trop littérale du jeu. « On a pas envie de raconter l’histoire qu’ils connaissent déjà », « on va plutôt se servir de la fantaisie de l’univers du jeu et la mettre en avant ».

    Pochette du jeu Assassin's Creed
    Pochette du jeu Assassin’s Creed

    Travailler sur une nouvelle production peut réunir jusqu’à un millier de personnes et il est classique de faire travailler 5 ou 6 sites ensemble, à travers le monde, pour atteindre une bonne synergie.

    Aymar nous livre enfin le plaisir d’être un résident de Montréal, ville gâtée au plan culturel et éducatif et qui s’inscrit dans un multiculturalisme apaisé qui échappe à nombre des tensions des grandes mégapoles mondiales.

  • Notre-Dame de Paris : 2 jours de festivités

    Notre-Dame de Paris : 2 jours de festivités

    Le 8 décembre, la réouverture de Notre-Dame de Paris marquera l’aboutissement d’un chantier de restauration titanesque, lancé après l’incendie du 15 avril 2019 qui a notamment ravagé la toiture et la charpente de ce chef d’œuvre de l’art gothique. Présidée par l’archevêque de Paris Laurent Ulrich, la messe inaugurale le dimanche 8 décembre sera donnée en présence du président de la République et de 170 évêques du monde entier, mais aussi d’officiels, de mécènes, invités conjointement par l’État et le diocèse.

    Un incendie accidentel ?

    Cet incendie, dont les causes n’ont pas encore été déterminées, avait soulevé une émotion planétaire et provoqué un afflux de dons pour reconstruire l’édifice situé en plein cœur de Paris, qui figurait parmi les monuments les plus visités d’Europe.

    Plus de cinq ans après l’incendie dévastateur d’avril 2019, les causes de cette catastrophe ne sont toujours pas connues. « L’exploitation des expertises prendra encore plusieurs mois », prévient le parquet de Paris, sollicité par franceinfo fin novembre. Pour l’heure, aucune mise en examen n’est intervenue dans ce dossier. 

    @Diocèse de Paris
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    L’information judiciaire a été ouverte contre X le 26 juin 2019, du chef de « dégradations involontaires par incendie par violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité« , mais le temps judiciaire n’est pas le même que le temps médiatique. Dans le détail, « toutes les expertises sur les scellés sont rentrées » à présent, fait valoir le parquet, mais les investigations ne sont pas terminées : une modélisation en 3D de la flamme « telle qu’elle a été filmée et photographiée » est en cours de réalisation. Cette modélisation devrait permettre de « déterminer au mieux l’origine de l’incendie » en la confrontant aux différentes hypothèses émises sur les causes du départ de feu, d’après la même source.

    Rapidement après le drame, la piste accidentelle avait été privilégiée par le procureur de la République de Paris de l’époque, Rémy Heitz. « Rien ne va dans le sens d’un acte volontaire », avait-il déclaré dès les premiers jours suivant l’incendie, en évoquant alors un mégot mal éteint ou un dysfonctionnement électrique. 

    Une restauration qui sublime la cathédrale

    Après des années de rénovation, la cathédrale a enfin retrouvé son « éclat », a déclaré Emmanuel Macron lors de sa visite de l’édifice vendredi 29 novembre, retransmise en direct sur plusieurs chaînes de télévision. « Vous avez montré au monde que rien ne résiste à l’audace », a déclaré le président de la République s’adressant aux artisans en charge de la rénovation de la cathédrale. Pour le chef de l’Etat, la réouverture de Notre-Dame de Paris «est une immense fierté pour la nation tout entière». C’est aussi un chantier titanesque réalisé en un temps record.

    « Vous avez été les alchimistes du chantier et vous avez transformé le charbon en art », a déclaré Emmanuel Macron devant les 1 300 contributeurs au chantier présents sur place lors de cette dernière visite avant la réouverture. Au total, ils sont 2 000 à avoir participé aux travaux. Parmi eux, des artisans du bois, du métal et de la pierre, des échafaudeurs et des couvreurs, des campanistes, des doreurs, des sculpteurs ou encore des architectes. Au cours de son discours, Emmanuel Macron a salué l’« esprit de fraternité unique » de ce « chantier du jamais vu ». Il a également eu un mot pour le général Jean-Louis Georgelin, nommé responsable de la restauration en 2029 et décédé en 2023, avant la réouverture de Notre-Dame de Paris.

    Une cinquantaine de chefs d’Etat

    Donald Trump, la première dame américaine Jill Biden, le président italien Sergio Mattarella… Emmanuel Macron a convié une centaine de personnalités, dont des chefs d’Etat, des têtes couronnées, des figures du monde catholique ainsi que des artistes, pour assister à l’inauguration de Notre-Dame, prévue le 7 décembre.

    Parmi les confirmations, Donald Trump, fraîchement élu président des Etats-Unis, effectuera sa première sortie internationale depuis son élection le 5 novembre. « J’ai l’honneur d’annoncer que je me rendrai samedi à Paris, en France, pour assister à la réouverture de la cathédrale magnifique et pleine d’histoire de Notre-Dame, qui a été entièrement restaurée« , a déclaré le républicain sur son réseau Truth Social avant de saluer le « travail remarquable » d’Emmanuel Macron dans la restauration de l’édifice.

    @Diocèse de Paris
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    Le mobilier devrait garnir la Cathédrale Notre-Dame de Paris dans le courant du mois de novembre. @Diocèse de Paris
    Le mobilier devrait garnir la Cathédrale Notre-Dame de Paris dans le courant du mois de novembre. @Diocèse de Paris

    Le président italien Sergio Mattarella a également répondu positivement à l’invitation d’Emmanuel Macron, confirme le quotidien italien Corriere della Sera. En 2019, alors en visite en France, il avait salué le travail des pompiers pendant le sauvetage du monument, qu’il qualifiait de « reflet de la civilisation européenne« , rapporte Euronews. La présidente grecque, Ekaterini Sakellaropoulou, sera elle aussi présente.

    Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva ne sera quant à lui pas présent à la cérémonie, a appris franceinfo auprès du secrétariat à la présidence brésilienne. Son nom avait été cité à plusieurs reprises parmi les dizaines de dirigeants étrangers attendus dans la capitale samedi, mais le voyage « n’est pas à l’agenda » du chef de l’Etat, fait valoir la présidence.

  • Un concours de fondue savoyarde à Dubaï !

    Un concours de fondue savoyarde à Dubaï !

    Oui vous avez bien lu le titre, on se penche aujourd’hui sur une animation inédite de nos amis savoyards à Dubaï ! Toujours prêts à promouvoir leurs spécialités, les Savoyards du Monde ont encore innové. Après la raclette ou la tartiflette dans le désert, c’est la fondue savoyarde qui a été mise à l’honneur fin novembre dans le petit émirat aux richesses si grandes.

    Qu’est-ce que la fondue savoyarde ?

    Pour ceux qui ne sont pas nés en France ou qui n’auraient pas eu la chance de découvrir ce plat né au cœur de la région savoyarde et qui a envahi toutes les stations de ski depuis, on vous détaille les origines et la recette de la fondue savoyarde.

    L’ancêtre de la fondue savoyarde aurait été inventé pendant l’Antiquité. Dans la célèbre épopée d’Homère, l’Iliade, un repas est préparé à base de fromage de chèvre râpé fondu, de vin et de farine blanche. Cette recette a été reprise par le cuisinier français François Pierre de La Varenne au XVIIe siècle. Dans un recueil culinaire, il publie une recette qu’il appelle « Ramequin de fromage », cuisinée à base de fromage fondu, d’oignon, de sel, de poivre et de pain. Au XVIIIe siècle, la fondue est revisitée par le chef et écrivain culinaire ; Vincent La Chapelle, qui ajoute à sa recette de la muscade, du vin blanc, de l’ail et du pain grillé au fromage fondu. Mais c’est après la Seconde Guerre Mondiale qu’elle se développa en Savoie poussée par le succès des sports d’hiver. Il fallait bien nourrir les citadins qui débarquaient dans les villages. Les Savoyards ont fait au plus simple et au final ce fut un plaisir pour tous !

    Festival Alp’Fest

    Revenons à Dubaï, si l’association des Savoyards du monde a lancé son concours de fondue savoyarde, ce fut à l’occasion du Festival Alp’Fest qui fait, comme son nom l’indique, la promotion de nos destinations hivernales nichées dans le cœur des Alpes françaises dans la région. Pour créer, AlpFest, les organisateurs, depuis maintenant 9 ans, ont marié l’essence des Alpes et l’exotisme du Moyen-Orient. Ce festival unique en son genre célèbre la culture alpine, offrant aux visiteurs une immersion totale dans les traditions, la gastronomie et l’artisanat de cette région montagneuse emblématique.

    Le jury du concours ©Savoyards du monde
    Le jury du concours ©Savoyards du monde

    Ainsi, AlpFest transporte ses visiteurs dans un univers alpin fait de chalets pittoresques, de musique traditionnelle et surtout d’une atmosphère chaleureuse. On peut non seulement y déguster des spécialités savoyardes telles que la fondue et la raclette, accompagnées de vins des Alpes soigneusement sélectionnés, mais aussi les recettes familiales de nos Chefs des montagnes.

    Le premier concours de la fondue savoyarde

    Et cette année l’édition qui s’est déroulée du 19 au 23 novembre a accueilli la première édition du concours de la fondue savoyarde organisé par l’Amicale des Savoyards aux Émirats Arabes Unis.

    Les membres de l’association, dont l’incontournable Laurent Rigaud, ont imaginé pour ce premier concours de la fondue savoyarde à Dubaï des challenges qui s’étalaient sur deux journées : la première dédiée aux professionnels de la restauration et la seconde aux amateurs et étudiants.

    Tandis que le jury était présidé par Christophe Prud’homme, délégué des Maitres cuisiniers de France au Moyen-Orient, de membres du conseil de la Confrérie de la fondue savoyarde, de professionnels de l’HORECA et M. Abdulla Mubarak, un émirien francophone et francophile, très apprécié dans la communauté installée sur place.

    Laurent Rigaud et le Consul de France à Dubaï avec le jury et les gagnants ©Consulat général de France à Dubaï
    Laurent Rigaud et le Consul de France à Dubaï avec le jury et les gagnants ©Consulat général de France à Dubaï

    À la fin, ils restaient six finalistes de nationalités. Chaque candidat devant respecter les critères de la recette traditionnelle mais en ayant la possibilité d’apporter sa propre touche à la recette classique. Les membres du jury ont été impressionnés par chaque fondue et par les saveurs qui ressortaient grâce à des ajouts d’ingrédients différents ou parfois par la technique de préparation et de cuisson.

    Coté résultat, dans la catégorie « professionnelle » c’est Nikita Vagin, jeune cuisinier russe du restaurant F.R.N.D.S qui remportait le premier prix tandis que Shefali Saxena, professeure de cuisine au Centre International des arts Culinaires de Dubaï remportait le prix coup de cœur du jury. Dans la catégorie « amateur » c’est Salma Ehab Sobhy Ibrahim Elbassouny, une étudiante égyptienne qui emportait le premier prix tandis que Karine Dubouchet remportait le prix coup de cœur du jury.

    La recette de la fondue savoyarde

    On en parle et cela creuse. Pour nous, les expatriés de tels plats ne sont plus que des souvenirs d’antan ou des fantasmes culinaires. Car, le pâtisserie et le fromage de qualité sont des mets rares sur cette planète. Les Français de l’étranger ne le savent que trop. Mais si par chance, vous avez un bon boulanger et un bon fromager, on vous donne la recette si facile à réaliser qui vous ramènera en quelques bouchées sur les pistes des montages de votre enfance. C’est aussi une façon ludique d’habituer les plus jeunes à nos fromages et aussi une bonne occasion de partager un plat convivial avec les amis et proches rencontrés dans son pays de résidence.

    Les finalistes du concours ©Savoyards du monde
    Les finalistes du concours ©Savoyards du monde

    Alors pour faire une bonne fondue savoyarde, vous l’aurez compris il faut du bon pain, du fromage et du vin ! Quoi de plus français ?

    Donc pour une fondue savoyarde, il faut prévoir des fromages savoyards tels que l’abondance, le beaufort et l’emmental de Savoie, tandis que pour sa variante, la fondue suisse, ce sont les fromages locaux tels que le gruyère, l’emmental ou encore le vacherin qui seront utilisés. Ces fromages sont coupés en dés avant d’être fondus dans un ramequin avec le vin blanc, l’ail, le sel et le poivre. Ensuite, les morceaux de pain sont trempés dans le ramequin de fromage à l’aide d’une fourchette à fondue.

    Il existe beaucoup de variantes de la fondue savoyarde, certaines comprennent l’ajout de Tomme de Savoie, de Tome des Bauges ou de reblochon, d’autres l’ajout d’alcool de cerise tel que le kirsch.