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  • Les superstitions du vendredi 13 dans le monde

    Les superstitions du vendredi 13 dans le monde

    Les vendredis 13, des dates qui suscite la superstition pour de nombreuses personnes dans le monde. Selon la culture, il s’agirait d’un jour porte-malheur, au cours duquel de nombreux événements malheureux auraient lieu ou inversement un jour de chance où il faut tout tenter. Pour les Français de l’étranger, on fait un petit tour des mythes du vendredi 13 dans le monde.

    Le vendredi 13 si rare ?

    Si l’année 2024 compte deux vendredis 13, comme l’an dernier, toutes les années ne comportent pas de « double vendredi 13 », puisqu’en 2025 il n’y en aura qu’un seul. Cependant, trois vendredis 13 peuvent être dénombrés par an, si et seulement si le premier jour de l’année est un jeudi, pour une année non bissextile ou si le premier jour de l’année est un dimanche, pour une année bissextile.

    Vendredi 13 : jour de chance
    Vendredi 13 : jour de chance

    Mais cela n’en fait pas une exception ou une rareté du calendrier. En effet statistiquement, le 13 du mois tombe plus souvent un vendredi qu’un autre jour ! Oh ! Pas de beaucoup mais depuis 400 ans il y a eu 688 vendredis 13 contre 687 mercredi ou dimanche 13, 685 lundi ou mardi 13 et 684 jeudi ou samedi. Ce n’est donc pas de là que viennent toutes les légendes du vendredi 13.

    Alors d’où viennent ces croyances ?

    Pourquoi un jour de la semaine ou un nombre peut-il évoquer la prudence et être associé à la bonne ou à la mauvaise chance ? Selon les historiens, la superstition du vendredi 13 aurait des racines profondes dans la culture et les croyances de l’Antiquité. Certains d’entre eux estiment qu’elle pourrait remonter à la mythologie nordique, où le treizième invité à une fête donnée par les dieux, Loki, était considéré comme un porte-malheur. D’autres suggèrent que la superstition du vendredi 13 pourrait être liée à la religion chrétienne, où le treizième invité à la Cène, Judas, était considéré comme le traître qui a livré Jésus aux Romains. Le vendredi étant le jour où Jésus a été crucifié, il est devenu associé à la malchance. Il est également possible que la superstition du vendredi 13 soit née de la combinaison de ces deux légendes et de nombreuses autres croyances liées à la malchance.

    D’autres explications sont possibles, ainsi les chercheurs en occident, on démontrait que, dans de nombreuses cultures, le chiffre 12 au bonheur, à l’ordre naturel des choses. Une année compte 12 mois, il fait jour pendant 12 heures et nuit pendant 12 heures également. La mythologie grecque et romaine compte aussi 12 dieux. Le 13 est vu comme l’élément perturbateur qui vient déséquilibrer l’ordre établi. Tandis que dans l’alphabet hébreu, la treizième lettreMem, est la première lettre du mot met, qui signifie mort

    Quoi qu’il en soit, cette superstition est devenue largement répandue au fil des siècles et est encore très présente dans de nombreuses cultures à travers le monde. En France, elle est renforcée en plus par l’Histoire. En effet, le vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France sont arrêtés presque en même temps, au petit matin. Rappelons que ces derniers étaient devenus une puissance qui s’opposait aux seigneurs et au Roi du fait de l’importance de son réseau et de ses avoirs dans le système bancaire naissant. Une puissance financière acquise grâce aux privilèges concédés par le Saint-Siège et aux dons des fidèles mais aussi avec les fruits des pillages liés aux croisades. Il y a plus de 600 ans, le Roi de France était trop endetté (sic), le budget du Royaume était (déjà) un casse-tête… Mais point de 49.3 à l’époque, Phillipe Le Bel a liquidé ses dettes avec ses créanciers. C’est ainsi qu’on explique que si en France, le vendredi 13 est un jour de malchance, il est aussi porte-bonheur pour jouer à la loterie, rappelant le jackpot royal de 1307. D’ailleurs, la Française des Jeux profite de l’occasion pour organiser un super-loto.

    Alors d'où viennent ces croyances ?
    Alors d’où viennent ces croyances ?

    Notons que certains pays échappent à cette superstition. En Italie, la superstition néfaste frappe le vendredi 17, XVII (en chiffres romains) étant l’anagramme de VIXI, le mot latin pour « j’ai vécu ».  En Asie de l’Est, ce sont les 4 du mois qui sont associés au mauvais augure, une superstition très commune, plus particulièrement en Chine, à Taïwan, au Japon et en Corée.

    À faire ou ne pas faire un vendredi 13

    Ainsi que ce soit pour une raison ou une autre, le vendredi 13 reste un jour spécial dans le monde entier. On vous présente quelques particularités étonnantes.

    Fenêtres inclinées aux USA

    L’histoire des Etats-Unis comporte une tradition de « chasse aux sorcières ». Visiblement dans certains États on se méfie encore de ces êtres « imaginaires » (ou pas). Ainsi, le vendredi 13, vous pouvez ainsi croiser des fenêtres un peu spéciales, baptisées « witch windows », littéralement « fenêtres de sorcières ». Selon une ancienne croyance, ces fenêtres inclinées empêcheraient les sorcières d’entrer en bloquant leur balai.

    Au Mexique, on ne passe pas le balai n’importe où !

    Au Mexique aussi, on se méfie des balais, mais pas des balais volants. Ainsi, un coup de balai mal placé un vendredi 13 peut vous empêcher de vous marier ! En effet, la superstition veut que si l’on passe le balai sous les pieds de quelqu’un le vendredi 13 on lui prédit le célibat à vie.

    Le mardi pour les Espagnols et en Amérique Latine

    Contrairement aux Français qui redoutent le vendredi 13, pour l’Espagne et l’Amérique latine, c’est le mardi 13 qui est un jour de malchance pour les voyages ou les mariages. Cette croyance remonterait à Marte, nom du dieu de la guerre en espagnol. En effet, mardi se dit “martes” en castillan. Mais cette superstition remonterait aussi à l’épisode biblique de la Tour de Babel : le châtiment divin provoquant la confusion des langues serait apparemment tombé un mardi 13…

    En Finlande, l’État fait de la prévention

    Les autorités de Helsinki profitent de ce jour redouté du calendrier pour organiser chaque année une campagne nationale contre les accidents de la route. Elle a eu lieu le vendredi 13 septembre pour 2024.

  • Les jeunes et l’information

    Les jeunes et l’information

    Le Crédoc a publié une radiographie sur l’accès à l’information des jeunes en se fondant sur les résultats du baromètre DJEPVA de 2024. L’étude souligne le rapport ambivalent des jeunes aux médias, de plus en plus attirés par les réseaux sociaux tout en se méfiant d’eux.

    Une jeunesse informée, mais à des rythmes disparates

    Près de quatre jeunes (15/30 ans) sur dix (37 %) déclarent suivre l’actualité quotidiennement, une proportion inférieure à celle de leurs aînés (69 % pour les plus de 30 ans). Les 15/17 ans témoignent d’une moindre curiosité que les 25/30 ans.

    Une jeunesse informée, mais à des rythmes disparates
    Une jeunesse informée, mais à des rythmes disparates

    L’influence familiale joue un rôle important dans le comportement des jeunes en matière d’information. 58 % des jeunes ayant grandi dans des familles accordant une grande importance à l’actualité suivent les informations quotidiennement, contre seulement 22 % parmi ceux dont le foyer était détaché de ces pratiques.

    Des écarts de genre et d’éducation

    Le rapport met en avant des disparités liées au genre. 40 % des jeunes hommes s’informent quotidiennement, contre 34 % des jeunes femmes. Ces écarts traduisent non seulement des intérêts différenciés : les hommes privilégiant les thèmes sportifs et technologiques quand les femmes s’orientent davantage vers la santé et les faits divers.

    Ils traduisent aussi des contraintes structurelles, notamment la répartition inégale du temps libre. Le diplôme joue également un rôle central. 48 % des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur déclarent suivre l’actualité quotidiennement, contre 39 % pour ceux dont le niveau d’éducation est inférieur ou égal au baccalauréat.

    Une hiérarchisation des thèmes d’actualité différenciée

    La jeunesse montre des intérêts informationnels variés, bien que le sport (45 %) et les faits divers (39 %) dominent. Ces sujets, perçus comme accessibles et ancrés dans le quotidien, surpassent des thématiques plus complexes telles que la politique nationale (35 %) ou internationale (33 %).

    En comparaison, les adultes de plus de 30 ans privilégient les faits divers (59 %), suivis de près par la politique nationale (52 %) et l’environnement (45 %).

    Les sources d’information : l’omniprésence du numérique

    Les réseaux sociaux dominent les pratiques informationnelles des jeunes. 53 % d’entre eux les placent parmi leurs trois principales sources, loin devant la télévision (37 %). Cet engouement pour les réseaux sociaux n’empêche pas les jeunes d’avoir à leur encontre un regard critique. 75 % d’entre eux considèrent que ces plateformes diffusent davantage de fausses informations que les médias traditionnels.

    Les sources d’information : l’omniprésence du numérique
    Les sources d’information : l’omniprésence du numérique

    Les moteurs de recherche et les sites spécialisés complètent cette panoplie numérique, permettant un accès rapide et personnalisé à une grande variété de contenus.

    La recherche d’information : entre utilitarisme et diversité

    Au-delà de l’actualité, 91 % des jeunes déclarent avoir cherché des informations sur des thématiques de vie quotidienne au cours des douze derniers mois. Les recherches les plus fréquentes concernent :

    · la recherche d’emploi (25 %) ;

    · l’organisation de vacances (26 %) ;

    · la santé et la sexualité (22 %) ;

    · l’orientation scolaire et professionnelle (21 %).

    Les outils numériques sont utilisés en priorité pour la recherche d’information et dans des proportions plus importantes par rapport aux aînés. Le baromètre DJEPVA 2024 brosse un portrait nuancé des pratiques informationnelles des jeunes soulignant l’emprise du numérique et l’existence d’inégalités sociales importantes.

    Les défis futurs résident dans l’accompagnement éducatif, visant à développer un esprit critique face à la surabondance de contenus.

  • Emmanuel Macron à Varsovie pour parler Ukraine et États-Unis

    Emmanuel Macron à Varsovie pour parler Ukraine et États-Unis

    Le Premier ministre polonais Donald Tusk accueille le président Emmanuel Macron à Varsovie ce jeudi 12 décembre. Au menu des discussions : un point sur l’échange entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky qui a lieu le week-end dernier à Paris.

    Les deux dirigeants vont échanger sur « la question du soutien européen à l’Ukraine dans un nouveau contexte transatlantique, ainsi qu’en vue de la présidence polonaise du Conseil de l’UE au premier semestre 2025, » précise l’Élysée à Euractiv.

    Emmanuel Macron retrouve Donald Tusk et le président polonais Andrzej Duda pour revenir en détail sur la rencontre diplomatique entre les présidents américain et ukrainien samedi 7 décembre, en marge de la cérémonie de réouverture de Notre-Dame de Paris.

    Les deux hommes s’étaient entrevus une vingtaine de minutes, par l’entremise du président français, afin de discuter de la situation sur le front ukrainien.

    Donald Trump n’a jamais mâché ses mots à l’encontre de l’OTAN, et a, à plusieurs reprises, affirmé qu’il mettrait fin à l’invasion russe en Ukraine « en 24 heures » — sans jamais préciser sa pensée.

    La Pologne s'impose sur la scène européenne, alors que ses alliés du Triangle de Weimar sont englués dans des crises politiques nationales. ©MARCIN OBARA/EPA-EFE
    La Pologne s’impose sur la scène européenne, alors que ses alliés du Triangle de Weimar sont englués dans des crises politiques nationales. ©MARCIN OBARA/EPA-EFE

    L’envoyé spécial du président élu pour l’Ukraine et la Russie, Keith Kellogg, qui n’était pas à Paris, s’est dit prêt à entamer des « négociations difficiles » avec les deux parties afin de conclure un cessez-le-feu.

    Donald Tusk a par ailleurs affirmé ce mardi 10 décembre que les négociations de paix entre Kiev et Moscou pourraient commencer dès cet hiver.

    La Pologne s’impose sur la scène européenne

    Les chefs d’État et de gouvernement de plusieurs grandes puissances européennes — notamment la France, la Pologne, l’Allemagne et l’Italie, ainsi que le Royaume-Uni — n’ont eu de cesse d’essayer d’agir de manière unie pour mieux faire face à l’administration Trump et assurer un soutien inébranlable à l’Ukraine.

    En ce sens, la Pologne s’impose sur la scène européenne, alors que ses alliés du Triangle de Weimar sont englués dans des crises politiques nationales.

    En outre, Varsovie se distingue des autres États membres par ses dépenses en matière de défense, qui dépassent les 4 % de PIB — le plus haut taux, et de loin, au sein de l’OTAN. De fait, il devient un interlocuteur respecté et respectable aux yeux de Donald Trump, qui a juré de ne plus défendre tout membre de l’Alliance qui serait sous la barre des 2 % de PIB.

    Les deux hommes se connaissent d’ailleurs du temps où l’Américain en était à son premier mandat, durant lequel Donald Tusk était président du Conseil européen.

    Enfin, Paris voit en la Pologne un allié de taille dans sa lutte contre l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. Vendredi 6 décembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonçait avoir conclu un accord technique avec le bloc latino-américain : le texte consolidé doit maintenant être renvoyé aux capitales européennes pour analyse et concertations.

    La Pologne, tout comme la France, a déclaré qu’elle ne voterait pas pour approuver l’accord en l’état.

    Selon les informations de Gazeta Wyborcza, Emmanuel Macron et Donald Tusk auraient acté le principe d’une visite officielle à la marge du sommet de la Communauté politique européenne à Budapest début novembre. La dernière visite officielle du chef d’État français en Pologne remonte à février 2020.

    Frédéric Petit, député de la 6e circonscription des Français de l’étranger, a publié un communiqué de presse ce mercredi 11 décembre relatif à la visite officielle du président de la République à Varsovie.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.12.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.12.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 12 décembre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Quel est le meilleur Lycée français du réseau AEFE ? – La gauche se divise sur le seuil de Matignon – Présidentielle ? Et si c’était en 2025

    Un palmarès indépendant pour le réseau AEFE

    Jusqu’à ce jour, aucun classement n’avait été établi sur les lycées français de l’étranger. C’est désormais chose faite. Le cabinet de soutien scolaire Averroès e-learning vient d’en publier un, proposant ainsi un palmarès des établissements du réseau de l’AEFE Mais quels sont les gagnants ? Pour le savoir direction le site Lesfrancais.press. Car il y a plusieurs catégories, plus de 1000 élèves ou non, et les podiums sont nombreux car en plus du classement mondial, il y a aussi un classement par région. Dans l’article, les fondateurs du cabinet nous expliquent aussi la méthodologie et les objectifs d’un tel dispositif.

    Palmarès des Lycées Français de l’Etranger : quels sont les gagnants ?

    Le Nouveau Front populaire implosera-t-il ?

    Depuis la chute de Michel Barnier, la gauche qui était parvenue à sceller une nouvelle alliance à la faveur des législatives surprises de l’été dernier, semble sur le point d’éclater. En cause: les points de vue divergents sur la sortie de crise politique. Une partie de la gauche a déjà choisi et espère contraindre Emmanuel Macron à nommer l’un des leurs. C’est le cas des socialistes et des écologistes présents autour de la table ce mardi après-midi avec le chef de l’État. Il faut dire que les députés socialistes sont désormais 66, soit seulement 5 de moins que La France insoumise. Du côté de la macronie, certains ont même sorti la calculette. En additionnant les voix du camp présidentiel, celles de LR, des députés LIOT et des socialistes, cette coalition rassemblerait 299 députés – soit 10 de plus que la majorité absolue.

    olivier-faure
    Olivier Faure

    Et si Emmanuel Macron démissionnait ?

    C’est l’hypothèse testée par un sondage Ifop et publié ce mercredi 11 décembre. Une semaine pile après le renversement de Michel Barnier, le sondage commandé par Le Figaro magazine place Marine Le Pen largement en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain. Elle remporterait ainsi 38% des suffrages des personnes interrogées contre 20% pour Gabriel Attal s’il représentait le camp macroniste. Jamais la présidente des députés RN n’avait été testée aussi haut dans un sondage. L’écart serait moins important face à Édouard Philippe qui a déjà fait acte de candidature pour 2027. La présidente des députés RN récolterait 36% des voix contre 25% pour l’ex Premier ministre. La dernière vague de ce sondage, effectuée en septembre dernier, plaçait Marine Le Pen à 36% des suffrages. À gauche, Jean-Luc Mélenchon reste largement devant avec 12% des intentions de vote au premier tour parmi les personnes interrogées contre 5% pour le socialiste Olivier Faure. Vous voulez donner votre avis ? Participez à notre consultation en ligne disponible sur le site Lesfrancais.press du 12 au 18 décembre 2024.

    Emmanuel Macron

    C’est tout pour ce jeudi 12 décembre, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Belle journée à toutes et à tous !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Ce qui va changer en France en 2025

    Ce qui va changer en France en 2025

    On a vu ensemble ce qui avait changé en 2024 en France lors d’un précédent article. Aujourd’hui, on fait le point pour les Français de l’étranger sur les changements qui nous attendent en France en 2025. Évidemment cette année, on fera l’impasse sur le volet fiscal puisqu’à ce jour, aucun budget n’a été voté pour la France en 2025, il n’y a donc pas de changement.. en attendant une nouvelle loi de Finances qui devrait, si tout va bien, au cours du premier trimestre de l’année 2025.

    La chute de Michel Barnier permet la revalorisation des retraites

    La revalorisation des pensions de retraite de base devait être de 0,8 %, soit la moitié de l’inflation estimée en 2024. Or, le budget 2025 n’étant pas voté, le Code de la Sécurité sociale mentionne que les pensions seront revalorisées au 1er janvier 2025 en fonction de l’évolution annuelle des prix à la consommation hors tabac sur la période novembre 2023-octobre 2024 par rapport à la même période un an plus tôt.

    Michel Barnier et ses ministres à Matignon le 4 novembre-2024
    Michel Barnier et ses ministres à Matignon le 4 novembre-2024

    Soit une revalorisation des pensions de base de 2,2% en 2025, bien supérieure à ce qui avait été décidé par le gouvernement Barnier.

    RSA : généralisation de l’obligation de quinze heures d’activités

    Vous comptiez rentrer en France et vous n’avez plus de revenus. Sachez que la réforme sur l’accompagnement des allocataires du RSA (revenu de solidarité active) sera généralisée à toute la France, le 1ᵉʳ janvier 2025. L’opérateur France Travail (anciennement Pôle emploi) va s’accorder avec les départements pour généraliser l’obligation des titulaires du RSA d’accomplir au moins quinze heures d’activité par semaine. Cette réforme provient de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein-emploi.

    Dix-sept départements l’expérimentent depuis le printemps 2023, ainsi que dans la Métropole de Lyon. Le test a été élargi à vingt-neuf départements supplémentaires depuis mars 2024. Ainsi, les titulaires du RSA devront signer un contrat d’engagement avec France Travail pour s’accorder sur un accompagnement, et réaliser dans ce cadre 15 à 20 heures d’activité par semaine. Il peut s’agir de stage en entreprise, du passage du permis de conduire, d’activités associatives, etc.

    Augmentation du tarif d’affranchissement à la poste

    L’affranchissement au tarif lettre verte passe de 1,29 € à 1,39 € au 1ᵉʳ janvier 2025. La lettre recommandée passe, elle, de 5,36 € à 5,74 €.

    Simplification de la tarification des transports en commun en île de France

    Le 1ᵉʳ janvier 2025, deux tickets seront proposés et remplaceront tous les autres.

    • Vous prenez le train, le RER ou le métro ? Un trajet vous coûtera désormais 2,50 €, quelle que soit votre destination, même si vous allez à l’autre bout de l’Île-de-France.
    • Vous prenez le bus ou le tramway ? Votre trajet sera facturé 2 €, quelle que soit votre destination.

    Une simplification qui s’applique aussi aux tickets destinés aux visiteurs comme les expatriés :

    • Navigo Jour toutes zones à 12 €, au lieu de 20,60 € (sans accès aux aéroports)
    • Tarif unique aéroport à 13 €, valable pour les deux aéroports (Roissy Charles-de-Gaulle et Orly), au départ à destination de toute l’Île-de-France
    • Paris Visite à 29,90 €, incluant l’accès aux aéroports et des réductions auprès de sites et monuments parisiens, tels que le musée Grévin, les Invalides ou encore le château de Versailles

    Évolutions des ZFE

    Fixé par les lois d’orientation des mobilités (2019) et la loi climat et résilience (2021), le dispositif ZFE consiste à limiter la circulation des véhicules les plus polluants en ville pour diminuer la pollution et ainsi améliorer la qualité de l’air. La mise en place de cette mesure est progressive et déterminée par les niveaux locaux de qualité de l’air.

    À partir du 1ᵉʳ janvier 2025, la mise en place des ZFE va grandement s’étoffer. Les restrictions de circulation concerneront les véhicules Crit’Air 3, dans les territoires qui dépassent régulièrement les valeurs de qualité de l’air recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    D’après les premières analysent de la qualité de l’air, le gouvernement a confirmé une amélioration dans les principales agglomérations françaises. Seules Paris et Lyon devront finalement appliquer les restrictions de circulation pour les véhicules Crit’Air 3 au 1ᵉʳ janvier 2025. 

    Ainsi, les métropoles du Grand Paris et de Lyon sont catégorisées comme “territoires ZFE effectifs”. Les autres ZFE, passées sous le statut de “territoires de vigilance”, ont vu leurs obligations diminuées. Retrouvez la liste des zones à faibles émissions sur le site du gouvernement.

    Renforcement du contrôle technique

    D’ailleurs, si vous conduisez en France, vous avez peut-être une voiture dans l’hexagone. Dans ce cas, pensez au contrôle technique. Obligatoire depuis 1992, celui-ci va évoluer en 2025. Ainsi le contrôle technique va améliorer ses contrôles en 2025. Les examens des véhicules seront plus approfondis et les contrôle seront effectués avec des appareils de diagnostic plus performants.

    @adobestock
    @adobestock

    L’objectif est de cette réforme est de lutter contre les fraudes techniques et les manipulations des systèmes antipollution comme le démontage des filtres à particules.

    DPE : Interdiction de mise en location des logements classés G

    Enfin, comme bon nombre de nos compatriotes, vous avez peut-être mis en location votre ancienne résidence principale ou un autre bien. Dans ce cas, il est important de noter qu’à partir du 1er janvier 2025, les logements classés G sur l’étiquette énergie du DPE (diagnostics de performance énergétique) seront interdits à la location en France métropolitaine. La loi « Climat et résilience » d’août 2021 a prévu un calendrier progressif des biens les plus énergivores, appelé également passoires thermiques, du marché locatif.

    Depuis le 1er janvier 2023, les logements consommant plus de 450 kWh/m2 par an en énergie, classés G + ont été les premiers à être interdit à la location. Les habitations étiquetées G vont suivre en 2025. Les logements notées F en 2028. Et ceux cataloguées E en 2034.

    L’interdiction ne s’applique pas aux contrats en cours mais uniquement au moment du renouvellement, de la reconduction tacite ou de la signature du bail.

  • Où et comment rencontrer des Français en Espagne ? Lieux et astuces

    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ? Lieux et astuces

    Au-delà des événements tragiques qu’a connu l’Espagne ces dernières semaines du côté de Valence, la vie dans la péninsule ibérique peut quand même rimer avec fiesta, gastronomie ensoleillée et culture chaleureuse. Pour autant, certains expatriés français ne souhaitent pas s’immerger à 100 % dans leur pays d’accueil. Ils cherchent alors à nouer le contact avec d’autres compatriotes résidant sur place. Si vous êtes dans ce cas-là, nous vous proposons une sélection des meilleurs endroits et astuces où vous pourrez facilement rencontrer la communauté française, et vous créez ainsi un réseau francophone solide.

    Des plateformes en ligne pour créer votre réseau dès votre arrivée

    Les réseaux sociaux et forums spécialisés facilitent grandement la création de liens avec la communauté française en Espagne.

    Parmi eux, voici les plus simples à utiliser :

    1. InterNations est connu pour son dynamisme chez les expatriés. Cette plateforme organise régulièrement des événements. Les dîners thématiques et excursions locales permettent aux Français de tisser rapidement des liens en Espagne.
    2. Expat.com réunit une communauté française très active en Espagne. Les discussions par région facilitent les rencontres entre francophones. Les membres partagent leurs expériences et organisent des rendez-vous, de la Catalogne à la Costa del Sol.
    3. Nextdoor connecte les expatriés aux événements de quartier pour des rencontres locales enrichissantes.
    4. Meetup propose des groupes variés selon vos passions, de la randonnée à la photographie, réunissant nos compatriotes autour d’activités communes.
    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ?
    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ?

    Les incontournables associations françaises à Madrid et au-delà

    Les associations francophones animent la vie des expatriés dans les grandes villes espagnoles à travers des événements réguliers :

    1. Madrid Accueil représente un pilier pour la communauté française madrilène. Les familles profitent d’activités diverses : club de lecture, ateliers cuisine, yoga. Les clubs de bridge et de golf créent des occasions supplémentaires pour tisser des liens. Et si vous souhaitez en apprendre plus sur Madrid, n’hésitez pas à vous rendre sur Bonjour Madrid, le site expert de la vie de la localité.
    2. Les Alliances Françaises rayonnent dans dix-neuf villes espagnoles. Au-delà des cours de langue, elles célèbrent la culture francophone. Leurs événements culturels et artistiques rassemblent régulièrement nos ressortissants, de Barcelone aux îles Canaries. Et pour toujours plus d’informations sur Barcelone, le site Bonjour Barcelone est un incontournable pour celles et ceux qui désirent s’installer dans la cité de Güell.
    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ?
    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ?

    Les commerces français : des lieux parfaits pour des rencontres authentiques

    Les établissements français deviennent naturellement des points de ralliement pour les expatriés en quête de saveurs familières :

    1. Les boulangeries françaises attirent quotidiennement des clients français. Un café accompagné d’un croissant vous suffira certainement à démarrer une conversation amicale entre compatriotes.
    2. Les restaurants français, quant à eux, sont le lieu idéal pour faire des rencontres. En effet, ces établissements accueillent régulièrement des groupes d’amis et des réunions entre expatriés.
    3. Certaines épiceries fines et cavistes importent des produits authentiques depuis nos contrées tricolores. À ces occasions, les dégustations organisées vous offriront une atmosphère propice aux moments conviviaux. De quoi favoriser naturellement les échanges entre passionnés.
    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ?
    Où et comment rencontrer des Français en Espagne ?

    8 astuces pratiques pour s’intégrer en Espagne tout en restant soi-même !

    Au-delà des lieux de rencontre traditionnels, voici quelques conseils pratiques qui ont fait leurs preuves auprès de nombreux expatriés Français en Espagne :

    1. Les clubs sportifs espagnols proposent des activités variées. Associées au climat favorable qui encourage la pratique régulière du sport, les conditions sont réunies pour faciliter les nouvelles rencontres.
    2. Les afterworks représentent une institution pour les Espagnols. Ces moments décontractés après le travail permettent de rencontrer aisément des locaux et d’autres expatriés.
    3. Le bénévolat ouvre des portes vers des rencontres authentiques. Les associations locales rassemblent des personnes qui partagent les mêmes valeurs, au-delà des différences culturelles.
    4. L’apprentissage de l’espagnol simplifie indéniablement l’intégration. Les échanges linguistiques créent des occasions uniques de pratiquer tout en rencontrant des locaux et d’autres Français dans votre situation.
    5. Les soirées jeux mobilisent naturellement les expatriés, quel que soit leur niveau de langue. De nombreux bars à jeux accueillent régulièrement ces rencontres dans les grandes villes.
    6. Les associations de quartier animent la vie locale avec des événements réguliers. En participant aux activités, vous aurez la possibilité de rencontrer vos voisins, Espagnols comme expatriés.
    7. Les groupes Facebook dédiés aux Français en Espagne fourmillent de bons plans. Ces communautés virtuelles débouchent souvent sur des rencontres réelles et enrichissantes.
    8. Les clubs thématiques réunissent des passionnés autour d’activités communes. La photographie, la randonnée ou la danse deviennent des prétextes idéaux pour créer des liens durables.

    Si vous cherchez à bâtir de véritables amitiés en Espagne, ce type d’initiatives peuvent être les clés qui vous ouvriront de nombreuses portes. Notre dernier conseil : restez accessible pour de nouvelles rencontres et cultivez vos racines françaises : c’est le secret pour profiter pleinement de votre expérience d’expatrié en Espagne !

  • Palmarès des Lycées Français de l’Etranger : les gagnants ?

    Palmarès des Lycées Français de l’Etranger : les gagnants ?

    Jusqu’à ce jour, aucun classement n’avait été établi sur les lycées français de l’étranger. C’est désormais chose faite. Le cabinet de soutien scolaire Averroès e-learning vient d’en publier un, proposant ainsi un palmarès des établissements du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Mais quels sont les gagnants ?  Et quelle méthodologie a été retenue pour réaliser cette étude ? On vous détaille tout cela, et on a pu également interroger directement Caroline Minialai et Albain Duthoit, à l’origine de cette initiative.

    Quelle méthodologie pour ce palmarès des Lycées français à l’étranger ?

    Les écoles en lien avec l’AEFE s’étendent partout dans le monde. Aujourd’hui, 600 établissements sont ainsi intégrés dans ce réseau. Ils accueillent près de 400.000 élèves et sont répartis sur 138 pays. Alors comment classer ces écoles ? Averroès, qui publie cette étude, indique la méthodologie employée : « seuls les établissements homologués pour le niveau Terminale sont pris en compte ». La taille des structures scolaires a également été retenue : sont ainsi présentés « séparément les établissements ayant plus de 1000 élèves et ceux ayant entre 500 et 1000 élèves ». Quant aux références liées aux résultats au sein de ces établissements, si « le taux de réussite au bac s’est élevé en 2024 à 98,5% », il a été retenu comme « 1er critère de classement, la proportion de mentions Très Bien obtenues ». Le deuxième indicateur choisi pour affiner le classement « est celui du taux de mentions ».

    Quels sont les meilleurs lycées français à l’étranger ?

    Publié sur le site internet de la société de soutien scolaire, ce classement « Averroès des lycées français de l’étranger ne constitue qu’une « photo », stipulent les créateurs de ce palmarès. Et parmi les 112 établissements de plus de 1000 élèves, c’est :

    • Le lycée français international Victor Segalen de Hong Kong qui arrive en tête.
    • Celui de Londres, le lycée Charles de Gaulle, occupe la deuxième marche du podium.
    • L’établissement Louise Wegmann de Beyrouth se place, quant à lui, en troisième position.
    • Ce quintette se complète avec à la quatrième place, l’école Rochambeau de Washington, suivie par l’International French School (IFS) de Singapour.
    Les 5 premiers Lycées à - de 1000 élèves
    Les 5 premiers lycées à – de 1000 élèves
    Les 5 premiers lycées à - de 1000 élèves
    Les 5 premiers lycées à – de 1000 élèves

    Quant au palmarès 2024 des lycées français de l’étranger ayant entre 500 et 1000 élèves, c’est :

    • L’Ecole Jeannine Manuel de Londres qui se classe en tête, parmi la centaine d’établissements de cette catégorie répartis sur toutes les zones.
    • Le lycée international de Vilnius en Lituanie occupe la deuxième place.
    • Arrive en troisième place, le lycée franco-américain Fasny de New York,
    • Suivi par l’école les Dominicaines de Notre-Dame-de-la-Délivrande basée à Araya au Liban.
    • Enfin, la cinquième position est occupée par le lycée franco-australien de Canberra.

    Un palmarès des lycées français par zone géographique

    Ce classement 2024 est aussi proposé par zone géographique : Europe, Asie-Pacifique, Moyen-Orient, Amérique du Nord et Afrique.

    Les 5 premiers lycées d'Europe
    Les 5 premiers lycées d’Europe
    Les 5 premiers lycées d'Asie-Pacifique
    Les 5 premiers lycées d’Asie-Pacifique
    Les 5 premiers lycées du Moyen-Orient
    Les 5 premiers lycées du Moyen-Orient
    Les 5 premiers lycées d'Amérique du Nord
    Les 5 premiers lycées d’Amérique du Nord
    Les 5 premiers lycées d'Afrique
    Les 5 premiers lycées d’Afrique

    En Europe, pour ne conserver qu’uniquement les établissements de plus de 1000 élèves, outre le lycée Charles de Gaulle de Londres, sont aussi mis à l’honneur le lycée français de Porto, l’établissement Jean Renoir de Munich, mais aussi le lycée français de Barcelone, et, enfin, le lycée Jean Monnet situé à Bruxelles.

    Dans la zone Asie-Pacifique, les établissements de Hong-Kong et Singapour (IFS) arrivent en tête, et c’est le lycée français de Shanghai qui complète le podium. La quatrième place revient au lycée Condorcet de Sydney, et celui de Tokyo se classe à la cinquième position.

    Du côté du Moyen-Orient, le collège Louise Wegmann de Beyrouth est distingué. À la deuxième marche, on trouve le lycée franco-libanais de Dubaï, suivi du lycée Georges Pompidou, également situé à Dubaï. Le collège des Saints-Cœurs Ain Najm au Liban et le lycée français de Doha occupent respectivement la quatrième et la cinquième place.

    En Amérique, seule la partie du Nord du continent a pu être classée selon les critères retenus liés, entre autres, aux mentions obtenues lors du baccalauréat. En effet, les établissements de la zone sud n’auront leurs résultats qu’au mois de décembre 2024. Outre, le lycée Rochambeau de Washington qui truste la première place, sont aussi mis en avant le lycée français de Manhattan, ainsi que l’établissement Marie de France de Montréal, sans oublier le collège Stanislas, lui aussi basé au Canada. 

    Enfin, en Afrique, une région où l’on trouve plus de 45 lycées ayant plus de 1000 élèves inscrits, dont un tiers au Maroc, c’est le lycée Régnault de Tanger qui occupe la première place. Le Lycée Pierre Mendes France de Tunis occupe le deuxième rang, suivi par le lycée français d’Agadir. Le lycée de La Bourdonnais basé sur l’Île Maurice arrive en quatrième position, et c’est le lycée Alexandre Dumas à Alger qui prend la cinquième position.

    Vous retrouverez le palmarès complet juste ici

    Et même si ce n’est qu’une « photo » comme l’indiquent les créateurs de ce classement, il suscite l’intérêt de beaucoup : des élèves aux parents, en passant par les personnes des établissements et sans doute au sein même de la direction de l’AEFE. Cela d’autant plus qu’Averroès e-learning en fait déjà la promesse : ce palmarès sera publié chaque année et il évoluera en tenant « compte dans le futur des résultats au DNB, le diplôme national du brevet ».

    Interview de Caroline Minialai et Albain Duthoit, fondateurs d’Averroès e-learning

    Pour comprendre la motivation des créateurs de ce palmarès des Lycées Français à l’étranger et les enseignements qu’ils retirent de cette publication, Lesfrancais.press a interrogé les deux fondateurs d’Averroès e-learning, Caroline Minialai et Albain Duthoit.

    Albain Duthoit co-fondateur dAverroès e-learning
    Albain Duthoit co-fondateur dAverroès e-learning
    Caroline Minialai Directrice d Averroès e-learning
    Caroline Minialai Directrice d Averroès e-learning
    Lesfrancais.press : « Pourriez-vous nous présenter Averroès e-learning ? »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit : « Averroès e-learning est une solution de soutien scolaire en ligne, du collège au supérieur, dédiée exclusivement aux élèves des Lycées Français à l’Etranger (LFE). Nous l’avons créée il y a 7 ans, dans la continuité d’Averroès soutien scolaire qui, elle, est une école physique située à Rabat depuis 2000. La plupart de nos élèves, qui quittaient le Maroc pour poursuivre leurs études supérieures à l’étranger, nous demandaient de continuer à les accompagner. C’est comme ça qu’est née l’idée de développer Averroès e-learning et de proposer nos solutions aux élèves des LFE, dont nous connaissons bien les particularités pédagogiques, culturelles et économiques. »

    Lesfrancais.press : « Vous publiez un classement des Lycées français à l’étranger (LFE), comment expliquez que celui-ci n’a jamais été réalisé auparavant, contrairement à celui qui existe pour les établissements présents dans l’Hexagone ? »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit : « Manque de curiosité, d’intérêt, de volonté ? Nous n’avons aucune explication à ce manque. Probablement car les données sont difficiles à collecter, mais aussi parce que les établissements sont de taille et de statuts différents. »

    Lesfrancais.press : « Quelle analyse faites-vous des résultats de ce palmarès des LFE ? »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit : « Ce palmarès met en évidence l’excellence du travail effectué dans ces établissements présents dans 138 pays. Le taux de réussite au baccalauréat est supérieur de plus de 2 points à celui des lycées de l’Hexagone, et la proportion de mentions est supérieure de 15 points à celle des lycées de métropole et s’établit à 81%. Cette excellence des résultats est d’autant plus remarquable que seulement 1/3 des élèves de ces établissements sont de nationalité française, et ils sont donc très nombreux à utiliser le français uniquement à l’école.

    « Nous avons travaillé avec un statisticien pour nous assurer de la rigueur et de la pertinence méthodologiques de notre démarche. »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit, Averroès e-learning ​

    Il est aussi intéressant de constater que les résultats des établissements ne varient pas selon qu’ils sont gérés par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ou par une autre structure telle que la Mission Laïque Française ou l’OSUI au Maroc. »

    Lesfrancais.press « Attendez-vous à recevoir des critiques des parties intéressées, dont l’AEFE ? Et que leur répondez-vous ? »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit : « La publication de classement ou de palmarès fait toujours des mécontents et s’expose nécessairement à des critiques. Nous avons travaillé avec un statisticien pour nous assurer de la rigueur et de la pertinence méthodologiques de notre démarche.

    « Notre intention en publiant ce palmarès est de fournir un guide pratique à l’attention des familles françaises installées à l’étranger. »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit, Averroès e-learning

    Notre intention en publiant ce palmarès est de fournir un guide pratique à l’attention des familles françaises installées à l’étranger, ou qui en ont le projet, et de mettre en lumière la qualité des LFE. La FAPEE dont nous sommes partenaires lors de webinaires d’information est, nous le savons, très en attente de ces résultats. Preuve s’il en est que les parents d’élèves et leurs associations sont en demande.

    Elève suivant un cours d'Averroès e-learning
    Elève suivant un cours d’Averroès e-learning

    D’ailleurs, dans la plupart des cas, les établissements eux-mêmes publient l’information sur leurs réseaux sociaux. Nous nous sommes contentés de compiler et de consolider l’ensemble de ces données. »

    Lesfrancais.press : « Avec ce palmarès, vous créez une concurrence entre les lycées français à l’étranger, alors qu’ils sont déjà confrontés à l’émergence des établissements scolaires d’autres pays, cela ne risque-t-il pas d’être préjudiciable à l’image de la France et à celle de notre réseau AEFE ? »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit : « Au contraire, l’excellence des résultats obtenus par ces établissements met en évidence la qualité du réseau AEFE. Il ne s’agit pas du tout de créer de la concurrence entre ces établissements, mais plutôt, comme en métropole, de donner accès de manière transparente à l’information. Il semble tout à fait légitime que les près de 400 000 élèves de ces établissements puissent accéder aux mêmes informations que leurs homologues de métropole.

    « Nous ne croyons pas que notre palmarès desservira l’image de la France et du réseau AEFE »

    Caroline Minialai et Albain Duthoit, Averroès e-learning

    Par ailleurs, la concurrence entre les lycées français, anglais, espagnols, belges existe déjà et elle est féroce au sein de chaque pays où ils sont implantés. Nous ne croyons pas que notre palmarès desservira l’image de la France et du réseau AEFE, bien au contraire ; cet instrument de soft power est largement sous-estimé et méconnu et nous espérons que ce palmarès contribuera à sa notoriété. Plutôt qu’une compétition, il faut voir en ce palmarès une invitation à une collaboration plus approfondie entre les équipes pédagogiques des établissements AEFE pour faire face à la concurrence internationale, en s’inspirant mutuellement des pratiques pédagogiques les plus efficaces. »

  • L’euro numérique sur les rails ?

    L’euro numérique sur les rails ?

    Dans un rapport rendu public lundi 2 décembre, la Banque centrale européenne (BCE) a établi un point sur l’avancée de ses travaux concernant la mise en œuvre de la monnaie numérique de banque centrale de la zone euro. Ce rapport aborde les questions relatives à l’élaboration d’un règlement de l’e-monnaie, de la sélection des potentiels fournisseurs de la plateforme et de l’infrastructure technique.

    L’euro numérique est un projet porté par la BCE dans le contexte de la transformation numérique de l’économie. Il s’inscrit dans une réflexion globale sur l’émergence des monnaies numériques de banque centrale (MNBC) et répond à des objectifs multiples, notamment en matière de souveraineté monétaire, d’efficacité des paiements et d’inclusion financière.

    L’euro numérique serait aussi sûr que les billets en euros car il bénéficierait de la garantie de la banque centrale.  

    Les autres banques centrales dont celle de Chine sont engagées sur des projets de monnaies numériques. Ces projets visent également à contrecarrer l’essor des cryptoactifs comme le bitcoin. L’euro numérique serait une monnaie gérée par blockchain et émise directement par la BCE, conçue comme un complément, et non un substitut, aux espèces. Contrairement aux cryptomonnaies décentralisées comme le Bitcoin, l’actif serait entièrement adossé à la BCE, garantissant sa stabilité et son acceptation universelle.

    L’euro numérique serait aussi sûr que les billets en euros car il bénéficierait de la garantie de la banque centrale. Il serait accessible aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. Il pourrait être utilisé dans toute la zone euro. L’euro numérique pourrait offrir des paiements instantanés, à faible coût et accessibles en permanence, même dans les zones mal desservies par les infrastructures bancaires classiques.

    euro numérique
    Euro numérique

    Depuis 2021, la BCE mène une phase exploratoire pour évaluer la faisabilité technique et les implications pratiques de l’euro numérique. En octobre 2023, la BCE avait décidé de lancer la phase de préparation du projet qui doit durer jusqu’en octobre 2025. Au terme de ce processus, elle décidera ou non de lancer l’euro numérique qui ne devrait devenir accessible réellement qu’à compter de 2028.

    Ces derniers mois, la Banque centrale a réalisé des appels d’offres pour les marchés techniques (informatique essentiellement). Ses offres sont à présent à l’étude au siège de la BCE à Francfort. La mise en place du recueil de règles est en cours pour étudier comment pourrait en pratique fonctionner un euro numérique avec les consommateurs, les commerçants et les banques.

    Un plafond assez bas de détention de monnaie numérique pour les particuliers ?

    La question de la détention de l’e-euro fait l’objet d’une attention toute particulière. Les établissements de crédit sont inquiets de l’éventuelle remise en cause des dépôts des agents économiques qui leur permettent d’accord des crédits. Les banques commerciales souhaitent que la BCE fixe un plafond assez bas de détention de monnaie numérique pour les particuliers. Elles plaident pour un montant correspondant à celui des dépenses payées en numéraire par les ménages actuellement.

    A contrario, les représentants du secteur de la consommation ont souligné que, si la limite de détention était trop basse, elle pourrait décourager les consommateurs de s’en servir. Ces derniers estiment que la monnaie digitale incitera les banques à mieux rémunérer les dépôts.

    La e-monnaie pourrait modifier toutes les règles bancaires

    La BCE travaille sur les moyens d’intégration de l’euro numérique au sein de l’univers des moyens de paiement européen déjà riche avec la carte bancaire, les portefeuilles électroniques comme ApplePay ou Wero qui a succédé à Paylib. Ce mode de paiement a été récemment lancé en France, en Belgique et en Allemagne. Il serait imaginable d’intégrer à Wero, l’euro numérique.

    Le rapport de la BCE souligne également que les frais pour les transactions en e-monnaie seraient faibles. Le rendu de monnaie pourrait être effectué en e-euro, ce qui en faciliterait la diffusion.

    Sur le sujet du respect de la vie privée, les rapporteurs indiquent que l’euro numérique devra ressembler autant que possible au numéraire. Les enjeux pour les banques commerciales sont immenses. La e-monnaie pourrait modifier toutes les règles bancaires en obligeant les banques commerciales à se battre pour obtenir des dépôts. Elles seraient également amenés à se positionner avant tout comme conseillères et moins comme centres d’intermédiation.

  • Brexit : un dernier vote crucial à Belfast 

    Brexit : un dernier vote crucial à Belfast 

    L’Assemblée d’Irlande du Nord tiendra un vote crucial mardi 10 décembre qui décidera du sort d’une pierre angulaire de l’accord conclu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) après le Brexit.

    Le corps législatif de l’Assemblée d’Irlande du Nord, qui siège au Palais de Stormont à Belfast, doit décider mardi 10 décembre, si les parties du cadre de Windsor de 2023 qui régissent le double accès de l’Irlande du Nord aux marchés intérieurs britannique et européen doivent continuer à s’appliquer. Bien que ces dispositions concernent directement l’Irlande du Nord, c’est la première fois que Stormont a l’occasion de voter à leur sujet.

    La motion devrait être adoptée à la majorité simple, ce qui permettrait à l’accord de rester en vigueur jusqu’à ce que l’assemblée se prononce à nouveau en 2028. Toutefois, il est peu probable qu’elle bénéficie d’un soutien intercommunautaire, c’est-à-dire d’un large soutien de la part des partis qui souhaitent que l’Irlande du Nord reste dans le Royaume-Uni, appelés les unionistes, et de ceux qui soutiennent l’unification de l’Irlande, appelés les nationalistes.

    L’absence de soutien intercommunautaire signifie que le gouvernement britannique devra commander un examen juridique indépendant du fonctionnement du cadre de Windsor. Cela signifie également que l’assemblée devra à nouveau donner son accord dans quatre ans, alors qu’un accord plus large lui permettrait de rester en place pendant huit ans.

    Un vote décisif post-Brexit.

    Un vote négatif signifierait que l’accord prendrait fin en 2027, obligeant le Royaume-Uni et l’UE à renégocier la partie la plus compliquée du Brexit.

    Les nationalistes et le parti libéral de l’Alliance d’Irlande du Nord, qui rejette les étiquettes nationaliste et unioniste, semblent disposer d’un soutien suffisant pour obtenir une majorité simple. Mais la plupart des unionistes s’opposent à l’accord parce qu’ils estiment que celui-ci creuse un fossé entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, qui forment ensemble le Royaume-Uni.

    L’accord-cadre de Windsor a été conclu en février 2023. Il visait à apaiser les inquiétudes des unionistes concernant le commerce entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne en modifiant le protocole de 2020 sur l’Irlande du Nord, qui fait partie de l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    La motion soumise à l’assemblée couvre cinq articles du cadre de Windsor, régissant les douanes et la circulation des marchandises, l’accès sans entrave de l’Irlande du Nord au marché intérieur du Royaume-Uni, les réglementations techniques et les certifications, la fiscalité, le marché unique de l’électricité pour l’ensemble de l’Irlande et les règles relatives aux aides d’État.

    L’Assemblée législative compte 90 membres, dont 36 unionistes (sans compter le président), 35 nationalistes et 17 membres de l’Alliance d’Irlande du Nord. Il y a également un député du parti d’extrême gauche Le Peuple avant le profit, Gerry Carroll. Le président de l’Assemblée, Edwin Poots, a été élu en tant qu’unioniste, mais il est tenu de rester neutre.

    Vue générale des bâtiments du Parlement dans le quartier de Stormont Estate à Belfast. ©Liam McBurney/PA Images via Getty Images
    Vue générale des bâtiments du Parlement dans le quartier de Stormont Estate à Belfast. ©Liam McBurney/PA Images via Getty Images

    Les députés sont priés de s’inscrire comme unionistes ou nationalistes afin de contribuer aux votes intercommunautaires. Les membres de l’Alliance sont désignés comme « autres » — tout comme Gerry Carroll — et leurs votes ne peuvent donc compter que pour les majorités simples.

    En règle générale, 30 députés peuvent déposer une « pétition de préoccupation » qui exige qu’un projet de loi bénéficie d’un soutien intercommunautaire pour être adopté. Cette règle repose sur le principe du consociationalisme — une forme fragile de partage du pouvoir entre les deux communautés — établi par l’accord du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à un violent conflit sectaire connu sous le nom de « The Troubles » (conflit nord-irlandais).

    Mais le cadre de Windsor est différent, car il s’agit d’un accord international entre l’UE et le Royaume-Uni. La seule raison pour laquelle le vote de l’Assemblée d’Irlande du Nord a de l’importance, c’est parce que le cadre de Windsor le prévoit. Selon les termes de l’accord, seule une majorité simple de députés votant contre peut faire échouer l’accord entre l’UE et le Royaume-Uni.

    Le gouvernement régional décentralisé, appelé l’Exécutif d’Irlande du Nord, est dirigé par la Première ministre Michelle O’Neill, du parti nationaliste Sinn Féin, et par la vice-première ministre Emma Little-Pengelly, du Parti unioniste démocrate.

    Michelle O’Neill et Emma Little-Pengelly avaient le droit exclusif de présenter un vote par consentement en novembre, mais elles ne l’ont pas fait. Les règles permettent à tout député de déposer une motion à partir du 1er décembre.

    La motion de mardi a été déposée la semaine dernière par trois députés : Philip McGuigan du Sinn Féin, Eóin Tennyson de l’Alliance et Matthew O’Toole du parti social-démocrate et travailliste.