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  • Européennes : la stratégie des listes auprès des Français de l’étranger

    Européennes : la stratégie des listes auprès des Français de l’étranger

    Les listes sont désormais publiées, et elles sont nombreuses, 33. Parmi celles-ci, deux favoris : la liste Renaissance qui soutient la majorité présidentielle (LREM – Modem – Agir) et la liste du Rassemblement National. Derrière, la campagne de François-Xavier Bellamy commence à porter ses fruits avec une dynamique et une progression dans les sondages.

    Les listes de gauche, divisées, n’ont pas pour le moment eu la possibilité de percer un plafond de verre en dessous de 10%. A noter également, la présence de très nombreuses « petites » listes dont plusieurs qui prétendent représenter les Gilets Jaunes, une liste royaliste ou encore plusieurs listes en faveur du « Frexit », le départ de l’Union européenne.

    Les questions liées aux Français de l’étranger peu mises en avant

    Nathalie Loiseau

    Après la longue séquence du Grand débat qui a notamment fortement mobilisé les Français résidant hors de France,
    les problématiques les concernant sont à l’heure actuelle assez peu mises en avant. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance avec qui nous avons récemment échangé nous a cependant indiqué quelques éléments qu’elle revendique. Parmi ceux-ci, la possibilité de soutenir l’enseignement Français à l’étranger avec des associations et fondations privées, et également la confirmation de l’objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves dans le réseau des Lycées français à l’étranger.

    Un Français de l’étranger à la 40ème place seulement de la liste Renaissance

    Pierre Marc

    Lors de la rencontre entre les Français de l’étranger à Bruxelles avec Pascal Canfin, le député des Français du Benelux Pieyre-Alexandre Anglade a souligné la présence sur la liste Renaissance de 7 candidats de différents pays de l’Union européenne. Nous constatons cependant que le seul candidat Français de l’étranger, l’avocat à Londres Pierre Marc, est 40ème, en position à priori non éligible.

    Le député a souligné d’une part la volonté de représenter les territoires de l’Hexagone, d’où la faible présence de Français résidant hors de France, mais également le fait que les Français de l’étranger sont représentés à l’Assemblée Nationale, ce qui est parfaitement normal puisque nos compatriotes à l’étranger ont 11 députés et 12 Sénateurs pour les représenter.

    Laurence Saillet

    Sur les autres listes, soulignons la présence de deux personnes en position éligible qui ont une longue expérience hors de France. La porte-parole des Républicains Laurence Saillet qui fut candidate, malheureuse, aux législatives dans la péninsule ibérique, et l’intellectuel Hervé Juvin qui a rejoint la liste du Rassemblement National à la 5ème place.

    Notons également la présence sur les listes La France Insoumise et EELV de Sophie Rauszer, candidate aux législatives au Benelux, et Mélanie Vogel qui travaille à Bruxelles au Parlement européen. Cécilia Gondard, responsable de la
    section des Français de l’étranger, sera par ailleurs sur la liste socialiste / place publique de Raphael Glucksmann, tout comme Michael Vincent, économiste auprès des institutions européennes qui enseigne par ailleurs à la Sorbonne.

    Une participation historiquement faible des Français de l’étranger à ce scrutin

    Les élections européennes mobilisent peu, c’est le cas dans l’Hexagone mais plus encore parmi les Français hors de France. L’absence de propositions concrètes les concernant risque de ne pas favoriser l’engouement pour cette élection pourtant cruciale. Le Parlement européen, outre son rôle central dans la rédaction des Règlements et Directives européennes, est également celui qui vote pour le nouveau Président de la Commission européenne en accordant sa confiance à ce dernier et à chaque commissaire après de multiples auditions officielles.

    Un enjeu majeur alors que Jean-Claude Juncker, l’actuel Président de la Commission, a annoncé son intention de ne pas se présenter à un nouveau mandat.

  • Gilets Jaunes : une mobilisation de fin de mouvement ?

    Gilets Jaunes : une mobilisation de fin de mouvement ?

    Alors que ce samedi 4 mai a lieu le 25e samedi de mobilisation des gilets jaunes, des artistes se sont exprimés dans une tribune publiée dans Libération. Les quelque 1 400 signataires, dont Juliette Binoche, Emmanuelle Béart ou encore Édouard Louis et Annie Ernaux ont salué le mouvement, expliquant que les gilets jaunes réclament « des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique ». Les artistes signataires de la tribune disent également : « Les gilets jaunes c’est nous ». Ils dénoncent aussi des « ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… ».

    Les gilets jaunes ont défilé, donc, dans plusieurs villes de France. À 20 heures, les chiffres de la mobilisation donnés par le ministère de l’Intérieur faisaient cependant état d’une baisse de la participation, avec 18 900 gilets jaunes dans toute la France, dont 1 460 à Paris.Un décompte remis en question par les manifestants qui ont dénombré de leur côté 40 291 personnes présentes en France. Il s’agit cependant de la plus faible mobilisation depuis le début des gilets jaunes en novembre 2018. Les gilets jaunes se sont de nouveau rendus sur des ronds points, comme dans la région de Montpellier ou encore à Colombelles en Normandie. À La Roche-sur-Yon, lieu d’un rassemblement interrégional, les manifestants ont également défilé dans le calme, malgré une interdiction de pénétrer dans le centre-ville.

    A Paris, les gilets jaunes qui manifestaient pour ce 25e samedi de mobilisation du mouvement sont arrivés place de la Nation, rapporte BFMTV. Les quelque 1 000 gilets jaunes ont défilé depuis l’hôpital Lariboisière dans le 10e arrondissement,  dans le calme. Aucun incident n’a été rapporté, ni affrontement avec les forces de l’ordre, contrairement aux manifestations de mercredi 1er mai, marquées, entre autres, par la présence de black blocs et une intrusion polémique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

    À Metz, les gilets jaunes se sont joints à une « Marche mondiale pour une justice écologique et sociale ». Au total, les manifestants sont entre 1 500 et 2 000 à défiler dans les rues de la ville. Ce rassemblement a lieu alors qu’une réunion des ministres de l’Environnement du G7 est prévue. Pour l’acte 25 du mouvement des gilets jaunes, certains ont donc décidé de se joindre à cette marche. Quelques tensions auraient eu lieu avant la mise en route du cortège entre des gilets jaunes et des membres du collectif., Alter G7., afin de savoir qui serait en tête. Francis Lalanne, tête de liste de Alliance jaune pour les élections européennes était présent.

    À Montluçon (Allier), les street medics, ces volontaires gilets jaunes qui soignent les blessés pendant les manifestations, se sont rassemblés. Ils ont choisi la ville pour sa position centrale en France. Ce samedi 4 mai, pour l’acte 25 des gilets jaunes, ils souhaitent porter l’attention sur ce qu’ils appellent la « répression policière ». Sur les réseaux sociaux, quelque 1 200 personnes s’étaient montrées intéressées par le rassemblement.

    À La Roche-sur-Yon, lieu d’un rassemblement interrégional des gilets jaunes pour cet acte 25, les manifestants ont pénétré dans le centre de la ville. La préfecture de Vendée, par crainte des débordements, avait pourtant interdit l’accès à la mobilisation. Selon les informations de Ouest-France, un premier tir de gaz lacrymogène a été signalés rue Haxo. Les gendarmes mobiles, postés devant la préfecture, empêchent les gilets jaunes d’approcher du périmètre. Selon la journaliste présente sur place, des habitants ont exprimé leur soutien aux gilets jaunes en accrochant des pancartes à leurs fenêtres.

     

     

  • Le Conseil, ennemi commun des Spitzenkandidaten

    Le Conseil, ennemi commun des Spitzenkandidaten

    Le deuxième débat entre les principaux candidats au poste de Président de la Commission Européenne des quatre grandes familles politiques pro-européennes aux élections européennes a à nouveau été étrangement peu controversé.

    Frans Timmermans pour le Parti socialiste européen (PSE), Manfred Weber pour le Parti populaire européen (PPE), Guy Verhofstadt pour l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) et Ska Keller pour les Verts étaient les seuls participants au débat, organisé par le European University Institute et Financial Times. Aucun parti eurosceptique ou anti-UE n’y a participé, bien que tous les principaux candidats des principaux partis politiques européens aient été invités.

    Guy Verhofstadt a tenu à préciser qu’il n’était pas exactement un Spitzenkandidatparce qu’il est l’un des neuf membres de « Team Europe » choisis par la famille libérale pour mener la campagne électorale. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre belge a déclaré qu’il représente un groupe politique qui sera remodelé après les élections européennes, après sa fusion prévue avec le mouvement Renaissance d’Emmanuel Macron.

    Les intervenants ont été interpellés sur des sujets tels que la migration, les politiques socio-économiques, le changement climatique, la sécurité et la politique étrangère. Ils ont également répondu à quelques questions du public et des médias sociaux.

    C’est Frans Timmermans qui a marqué le plus de points, et de loin, tandis que son principal adversaire, Manfred Weber, a souvent été sur la défensive. Dans l’ensemble, les échanges ont été polis, les candidats préférant rivaliser au niveau des idées que de s’affronter directement.

    Un dénominateur commun a rapidement été établi entre tous les participants : davantage de pouvoirs devaient être transférés à la Commission européenne et au Parlement, et moins au Conseil, où siègent les gouvernements.

    Pour Frans Timmermans, l’UE risque la dislocation pour la première fois de son Histoire. Elle doit donc accepter de mourir, ou mettre en place des réformes considérables. Interrogé sur les manifestations des gilets jaunes en France et sur la manière de mettre en place une économie plus durable sans nuire à ceux qui sont déjà laissés pour compte, il a déclaré : « Si nous ratons sur ce sujet, aucun d’entre nous dans cette pièce ne pourra plus regarder nos enfants dans les yeux. Si nous nous ratons, nous condamnons des générations », a-t-il déclaré, affirmant que les réformes seront douloureuses, mais qu’elles peuvent se faire d’une manière équitable.

    Contrairement à Manfred Weber, qui a utilisé le nom du PPE une douzaine de fois pour étayer son point de vue, l’actuel vice-président de la Commission n’a jamais utilisé les termes de « socialisme » ou « social-démocratie », mais a plaidé en faveur d’une Union « qui fonctionne pour beaucoup, et non pour quelques-uns ».

    En termes de débat idéologique, la candidate des Verts, Ska Keller, a regretté les politiques d’austérité de ces dernières années, qui ont étouffé la croissance économique, citant la Grèce où 37 % des jeunes sont actuellement au chômage.

    Manfred Weber a seulement pu répondre que toutes les décisions de l’UE en matière de politiques économiques étaient prises en commun au niveau du collège des commissaires, dont le chargé des affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, est socialiste.

    Frans Timmermans, toujours membre de l’exécutif européen, a préféré orienter le débat vers l’avenir. Il a expliqué être très inquiet d’un rapport du FMI indiquant que les classes moyennes étaient en déclin dans tout le monde occidental. « Si nous n’inversons pas cette tendance, si nous ne donnons pas de perspectives d’avenir à la classe moyenne, la solidarité ne sera plus possible dans nos sociétés. »

    Pour lui, la priorité est donc l’établissement d’une politique fiscale responsable. « Il est inacceptable que des grandes entreprises qui génèrent des milliards de bénéfices en Europe ne payent pas d’impôts. Il faut changer cela immédiatement. Nous devons nous assurer que les revenus des classes moyennes augmentent, et rapidement, et que la solidarité émerge à nouveau au niveau européen. »

    Interrogés sur la possibilité de donner au Parlement européen le droit de faire des propositions législatives, plutôt que de réagir aux propositions de la Commission, tous les candidats se sont dits en faveur de cette initiative. Manfred Weber a assuré qu’il n’attendrait pas un changement des traités pour mettre cela en pratique. « En tant que futur président de la Commission », il s’est engagé à accepter « de manière quasi automatique » toutes les propositions du Parlement et de les transformer en propositions législatives.

    Guy Verhofstadt estime en outre que le Parlement devrait être « pleinement responsable » du budget européen. Celui-ci est actuellement défini par les États membres, le Parlement contrôlant les dépenses, mais pas le montant de l’enveloppe.

    Ska Keller a pour sa part plaidé pour plus de transparence dans la prise de décision au Conseil, soulignant que le manque de respect de l’état de droit et des libertés civiles dans certains pays était une menace sérieuse.

    Toujours sur le plan institutionnel, Frans Timmermans a défendu l’officialisation de la procédure de nomination du président de la Commission dite des « Spitzenkandidaten ». Lors de la nomination du prochain président de l’exécutif, les États membres devraient ne pas tenir compte de ce système, « devenu très important », selon le candidat néerlandais.

    « Celui qui n’est pas à sa place ici, c’est le Conseil. Je pense que nous sommes tous les quatre d’accord là-dessus », a-t-il suggéré. « Oui, nous avons là un ennemi commun », a confirmé Guy Verhofstadt.

     

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • le Rassemblement national confirme son avance devant LREM

    le Rassemblement national confirme son avance devant LREM

    Les dernières enquêtes de l’Ifop et d’OpinionWay donnent un avantage à la liste conduite par Jordan Bardella sur celle menée par Nathalie Loiseau, à moins d’un mois du scrutin.

    Le Rassemblement national (22,5 %) arrive en tête des intentions de vote aux élections européennes du 26 mai 2019, devant La République en Marche (21,5 %) en légère baisse, selon un sondage Ifop/Fiducial diffusé jeudi 2 mai.

    À un mois du scrutin, le RN gagne 1,5 point en une semaine et LREM en perd 1. C’est la deuxième fois depuis mi-avril que le Rassemblement national passe en tête dans cette enquête de l’Ifop pour Paris Match, CNews et Sud Radio.

    Un autre sondage de l’institut OpinionWay publié jeudi donne également le RN en tête (24 %) avec 3 points d’avance sur LREM alliée au MoDem (21 %).

    Les listes de gauche sous les 10 %

    Derrière le duo de tête, la liste Les Républicains est créditée de 15 % (+1), si le scrutin avait lieu dimanche, selon l’enquête de l’Ifop.

    Toujours au-dessous de 10 %, Europe Écologie Les Verts (9 %, +1) et La France insoumise (8,5 %, +0,5) ne parviennent pas à se départager. La liste PS/Place publique est stable à 5 % sur une semaine, devant celle de Debout la France à 4,5 % (+0,5).

    Générations (-1) et le PCF (=) sont au coude-à-coude à 3 %. Une liste labellisée Gilets jaunes recueille 2 % d’intentions de vote, l’UDI (-1,5 %) et Les Patriotes (+0,5 %) sont à 1,5 %. Les autres listes à 1 %.

    L’indice de participation est à 40 % (+1), en-dessous de la participation effective de 42,4 % enregistrée en 2014, et 74 % des électeurs interrogés se disent « sûrs de leur choix ».

    Enquête réalisée du 29 avril au 2 mai auprès de 1 404 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,1 à 2,6 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de forces et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

  • 500 ans de la Renaissance ! Des idées pour vos vacances estivales

    500 ans de la Renaissance ! Des idées pour vos vacances estivales

    Une région : le Val de Loire. Un homme : Léonard de Vinci. On célèbre cette année le 500e anniversaire de la mort du génie, qui marque aussi le début de la Renaissance.

    Dans l’histoire de France, 1519 est une année cruciale. Celle où Léonard de Vinci est mort, le 2 mai, au château du Clos Lucé, où il avait élu domicile à son arrivée en France. Celle aussi qui marque le début de la construction du château de Chambord. Celle enfin qui vit naître Catherine de Médicis. Bref, 1519, c’est l’entrée de plain-pied dans la Renaissance. En France, cet extraordinaire bouillonnement culturel et artistique du XVIe siècle se concentre dans les Pays de la Loire. Cinq cents ans plus tard, une foule d’événements vient tout au long de l’année célébrer cette période dorée. Petite sélection.

    Expos

    Leonardo et Chambord : Le célébrissime château accueille une expo originale sur… le château de Chambord. Manuscrits enluminés, livres rares, dessins, tableaux, maquettes et objets d’art… 150 pièces provenant de collections du monde entier (dont trois pages du fameux Codex Atlanticus de Léonard de Vinci) raconteront la genèse et la construction de ce chef-d’œuvre architectural à l’élaboration duquel le génie italien a activement participé. Chambord, 1519-2019 : l’utopie à l’œuvre,château de Chambord, du 26/05 au 1/09.

    Jésus fait tapisserie : Chacun connaît la Cène, fresque signée Léonard de Vinci. La tapisserie de 9,15 mètres par 4,9 mètres, tissée d’après cette œuvre pour François Ier, sort pour la première fois de l’État pontifical. Elle sera exposée au château du Clos Lucé, à Amboise, dernière demeure de son créateur. La tapisserie de la Cène pour François Ier, un chef-d’œuvre en soie et argent, château du Clos Lucé, du 6/06 au 9/09.

    Spectacle

    Renaissance numérique : Un show itinérant évoquera les idéaux humanistes de la Renaissance et donnera vie aux œuvres de Léonard de Vinci grâce à des projections sur l’eau ou sur bâtiments. Un parcours onirique et poétique qui ira de ville en ville : Bourges, Orléans, Blois, Tours, Chambord et Amboise.
    Viva Leonardo da Vinci, 500 ans de Renaissance(s), du 15/08 au 15/09.

    Festival

    Dans le cadre du Festival européen de musique Renaissance, le Clos Lucé accueille une création inédite du grand Jordi Savall, le 27 septembre, avec des musiciens du Concert des Nations, et les concerts de jeunes talents invités, les 28 et 29 septembre. Festival européen de musique Renaissance, château du Clos Lucé, du 27 au 29/09.

    Événement

    500 cavaliers en costume de la Renaissance et leurs chevaux réunis pour une journée consacrée à l’équitation dans le parc du château de Chambord, voilà qui risque d’être impressionnant. Outre les démonstrations équestres, les cavaliers flâneront toute une journée dans le domaine à la rencontre des visiteurs. 500 cavaliers pour les 500 ans de Chambord, domaine de Chambord, le 30/06.

    Bal

    Vous voulez apprendre à danser comme au XVIe siècle en tenue d’époque ? Rendez-vous au château d’Amboise où des ateliers d’initiation se tiendront l’après-midi avant le grand bal du soir le 25 juillet. Le 22 juin, c’est au château de Cheverny qu’une association d’amoureux de Venise présentera les costumes qu’elle a réalisés pour le carnaval, nécessitant un an de travail. Ateliers et bal Renaissance, château royal d’Amboise, le 25/07. Week-end vénitien, présentation de costumes, château de Cheverny, le 22/06.

    Plus d’infos sur : vivadavinci2019.fr

     

  • Convulsions Mondiales

    Convulsions Mondiales

    Angela Merkel est en tournée au Sahel. Là où les forces françaises sont en place depuis dix ans. Où la guerre risque de durer encore dix ans, puisqu’elle dure depuis des siècles. Plus au nord, en Algérie Le général Salah sacrifie quelques amis de Bouteflika pour éliminer ses ennemis et renforcer son pouvoir. La rue continue de manifester. Si l’Algérie bascule, ce sera dans l’inconnu. A coté, dans la Tunisie voisine, des élections se préparent. La démocratie peut-elle éclore quand l’économie s’effondre ? Les Européens ignorent la Méditerranée, et n’ont pas aidé la démocratie tunisienne. Obsédés par la Russie, le Moyen Orient ou la Chine, ils ne regardent pas leur horizon.

    La Lybie continue sa guerre civile, France et Etats-Unis, soutenant officiellement, officieusement, les deux gouvernements concurrents. Le Maréchal Sissi renforce son mandat présidentiel, dans l’indifférence générale, par les urnes, hommage du vice dictatorial à la vertu démocratique. A Istanbul et Ankara, la vertu l’emporte : Erdogan reconnait ses défaites. Israël négocie directement avec les Russes, les Américains renforcent le blocus contre l’Iran. Désormais, Chine, Turquie, Japon, Corée du sud s’exposeront à des sanctions s’ils achètent du pétrole aux Iraniens. L’Arabie saoudite commande plus d’une dizaine de centrales nucléaires aux Etats-Unis. La transition écologique reste radicalement politique. De la Méditerranée, on s’enfonce vers le Moyen-Orient et le pétrole. Vers la guerre du Yémen et les bases militaires de l’Océan indien.

    L’Inde organise ses élections législatives : Plus d’1.3 milliards d’habitants, bientôt le plus grand pays du monde par sa population, déjà la première démocratie. Ce qui ne veut pas dire que ce soit un pays calme. Violences politiques, religieuses, sociales y sont crues et cruelles. Mais il n’y a pas de camp, comme en Chine, ni de police politique et civique. L’Inde est plus solide que la Chine.

    La Chine construirait en cachette des dizaines de centrales à charbon. L’Italie s’est ralliée aux routes de la Soie. Poutine veut en être. Le dixième round des négociations Chine-USA a commencé. La frégate française « Vendémiaire » s’est heurtée à la marine chinoise en Mer de Chine, opposant liberté de navigation et reconnaissance de souveraineté. La Mer et les ports sont les maillons de l’économie chinoise, qui acheté Le Pirée et Trieste.

    En Europe, les élections s’approchent. L’abstention l’emportera. Les pays du nord envoient un mémorandum pour contester le mini budget de la zone euro initié par l’Allemagne et la France. L’esprit européen serai-il mort ? Si ce n’est d’amour, c’est de raison. Le Royaume-Uni le fait revivre, lui n’en finit pas de partir. L’Espagne fête l’extrême droite, les socialistes, et les Indépendantistes de gauche. Le gouvernement de Sanchez, comme toute l’Europe, soutient Juan Guaido contre Maduro, qui accueille des soldats russes. Cette année, Les dépenses militaires de la France ont dépassé celle de la Russie, qui n’est plus une menace depuis longtemps. Serions-nous en retard d’une guerre ?

    La France est au Sahel, en Mer de chine, en Syrie, au Liban, dans l’Océan indien, etc… Peut-elle y rester seule ? Madame Merkel est donc au Sahel, bonne nouvelle. C’est au sud que sont les chances et les dangers pour l’Europe. Il faut que la France l’y entraine.

    Toutes ces convulsions ont un impact direct sur la vie des Français. Personne n’en parle. Pas même le Président. Les questions des retraites, de l’impôt sur le revenu, du nombre de fonctionnaires, pourraient être balayées par ce qui se passe en Algérie ou au Venezuela. Ne parlons pas d’une convulsion en Chine, d’un miracle économique indien, ou des crises démographiques africaines. Nous vivons, en Europe, dans un ilot de tranquillité au sein d’un monde turbulent.

    Démocratie contre autocratie, maitrise de l’énergie et des voies maritimes, contrôle des investissements financiers, le grand jeu mondial est toujours le même jeu. En sommes-nous, en serons-nous des joueurs ou des jouets ? Cela ne dépend que de nous. Nulle fatalité en vue.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site lesfrancais.press

     

     

     

     

     

  • Le point sur la déductibilité des dons pour les Français non-résidents fiscaux

    Le point sur la déductibilité des dons pour les Français non-résidents fiscaux

    Le député des Français de l’étranger Frédéric Petit a récemment fait le point sur la question de la déductibilité des dons sur les impôts des Français non-résidents fiscaux sur son blog

    La question a été particulièrement d’actualité à l’occasion du drame de l’incendie de  Notre Dame Un montant record de plus d’un milliard d’Euros a été mobilisé à cette occasion. Une façon aussi de mettre en avant la question de la protection du patrimoine français. Les Français de l’étranger souhaitent assez largement contribuer à cette solidarité.

    Des aménagements en cours pour inclure la solidarité des Français de l’étranger

    M. Petit et sa collègue Anne Genetet travaillent sur un dispositif avec des aménagements sur la question de la déductibilité des dons. Un sujet complexe, il s’agit d’une niche fiscale, ce qui est considéré par le député Petit par certains comme un principe « où certains donneurs se sont engagés à ne pas utiliser cette déductibilité pour ne pas être accuser de « profiter du système ».

    Le député Frédéric Petit

    Pour celles et ceux qui n’ont aucun revenu imposable en France, il existe déjà dans certains pays et en particulier en Allemagne une possibilité de déduction pour des dons faits à une organisation d’un Etat européen ou membre de l’Espace Economique Européen.

    Un travail de simplification en cours

    Concernant les personnes qui ont des revenus principaux à l’étranger mais également une fraction de revenus, venant par exemple du capital, en France, la situation est différente. Ils peuvent ainsi déclarer les dons en France, ce qui ne changera pas grand-chose si ils ont fait une « déclaration mondiale », c’est-à-dire une déclaration de l’ensemble de leurs revenus et que la France a alors imposé un impôt libératoire forfaire, sauf si le don est directement déduit de la somme imposée. Un don de quelques centaines d’Euros pourrait par exemple couvrir l’ensemble de l’imposition liée à un loyer perçu.

    Le député Petit et ses collègues travaillent à une simplification et meilleure lisibilité de l’imposition des Français établis hors de France. Un sujet complexe mais une revendication, que ce type de niches paraissent ‘justes’, ‘solidaires’, voire ‘sympathiques’.

  • L’Inde et l’Afrique pourront-elles remplacer la Chine ?

    L’Inde et l’Afrique pourront-elles remplacer la Chine ?

    La croissance de la Chine est attendue à la baisse pour les prochaines années du fait du vieillissement de la population tandis qu’une partie non négligeable du rattrapage économique a été réalisée. Elle est déjà passée en quelques années de 14% en 2007 à 6,6% en 2018, soit le plus faible taux enregistré lors de ces vingt-huit dernières années. Depuis les années 80, la Chine est l’un des premiers moteurs de l’économie mondiale. Son affaiblissement risque d’avoir des répercussions sur celle-ci.

    Pour compenser la moindre performance de la Chine, certains comptent sur la montée en puissance de l’Inde ou de l’Afrique constitué de 51 Etats qui ne sont pas tous au même niveau de développement.

    Un ralentissement progressif de la croissance chinoise devrait se poursuivre

    Avec le vieillissement démographique et des gains de productivité stabilisés autour de 4% par an, la croissance potentielle de la Chine devrait s’effriter progressivement jusqu’à se situer d’ici une dizaine d’années entre 2,5 et 3%. La population âgée de 20 à 60 ans devrait diminuer en Chine de 0,5 à 1% en rythme annuel et cela jusqu’en 2030. Les gains de productivité par tête sont passés de 10 à moins de 5% de 2006 à 2018.

    L’OCDE estime que la Chine ne pourra pas compter comme lors des dernières décennies sur les exportations pour maintenir un fort taux d’activité. L’organisation internationale invite les autorités chinoises à accentuer leurs efforts afin de privilégier des stratégies à long terme en faveur de la consommation intérieure et les services. L’OCDE pointe également du doigt la montée des risques financiers du fait du niveau élevé de la dette des entreprises. Elle préconise l’instauration d’un véritable marché unique des produits et du travail, ce qui n’est pas sans poser des problèmes d’ordre politique au Gouvernement. L’OCDE considère que la Chine sera contrainte de se banaliser afin de continuer à recevoir des investissements internationaux. Ainsi, l’abaissement des droits de douane à l’importation, le démantèlement des obstacles non tarifaires et la fin des restrictions à l’entrée des capitaux sont de plus en plus nécessaires pour maintenir élevé le taux de croissance. La réglementation de la lutte contre les monopoles et ses modalités d’application pourraient être renforcées. Les procédures d’accès aux marchés publics pourraient être plus transparentes, respecter la neutralité technologique et être ouvertes à tous les acteurs.

    De nouveaux moteurs de croissance peuvent-ils prendre le relais ?

    Au début des années 2010, la Chine était à l’origine du tiers de la croissance de l’économie mondiale. Ce poids décline depuis. Afin de maintenir la croissance mondiale autour de 3% dans les prochaines années, des relais sont nécessaires. L’Inde et l’Afrique sont souvent mises en avant. La première dépasse en rythme de croissance la Chine depuis deux ans. Avec une population de plus de 1,3 milliard d’habitants, en augmentation, l’Inde dispose d’un potentiel de croissance assez élevé. L’économie du continent africain devrait être dynamique durant les prochaines décennies en raison de la forte progression de sa population qui devrait passer de 1,2 à 2,5 milliards d’habitants de 2017 à 2050.

    Pour le moment, la croissance de l’Afrique reste relativement faible, autour de 3,5 %. Elle demeure très tributaire des matières premières et des problèmes politiques que rencontrent régulièrement les pays de ce continent. Pour jouer un rôle économique majeur, l’Inde comme l’Afrique sont actuellement entravées par leur insuffisance d’épargne.

    Cette faiblesse empêche le financement des investissements nécessaires à la croissance. Le taux d’investissement s’élève à 32 % du PIB en Inde quand le taux d’épargne est de 29 % du PIB. Les valeurs respectives en Afrique sont 24 et 19 %. Ce manque d’épargne pèse sur la réalisation des infrastructures et donc sur la croissance ainsi que sur la capacité de rattrapage de ces économies. Si de 1998 à 2018, la Chine a été capable de multiplier par 5 la production d’énergie électrique par habitant, en Afrique, cette dernière est restée stable quand en Inde l’augmentation n’a été que de 20%.

    Durant la phase de décollage, la Chine a été capable de dégager d’importants excédents commerciaux qui ont facilité le financement de l’économie. La balance courante était excédentaire de plus de 4 % du PIB au début du siècle. Cet excédent a même atteint plus de 10 % du PIB en 2007. En revanche, l’Inde et l’Afrique connaissent des déficits structurels (respectivement -3 et -3,5 % du PIB en 2018). Ces deux zones économiques sont confrontées à des dettes extérieures élevées (respectivement 18 et 20 % du PIB) quand la Chine dégage une position extérieure positive de plus de 10 % du PIB. L’accumulation permanente d’endettement extérieur conduit à une tendance à la dépréciation du taux de change, qui appauvrit l’Inde et l’Afrique par la détérioration des termes de l’échange. Ces deux zones sont très sensibles à la fois aux variations monétaires et aux variations de taux d’intérêt.

    L’activité en Inde et en Afrique est freinée par le niveau d’éducation encore faible de la population. Le taux d’alphabétisation est de 71 % en Inde contre 96 % en Chine. En Afrique, ce taux varie fortement d’un pays à un autre (de 45 % pour le Tchad à 98% pour l’Afrique du sud). En moyenne, il se situe autour de 65 %.

    extrait de Lorella Ecodata, lettre d’information économique confidentielle avec l’autorisation de son Président, Philippe Crevel, économiste
  • 1er mai : quid des revendications des syndicats des Français de l’étranger ?

    1er mai : quid des revendications des syndicats des Français de l’étranger ?

    La fête du 1er mai, la fête du travail, est célébrée dans de nombreux pays dont la France. Il s’agit de la principale célébration pour les travailleurs et notamment pour les syndicats chargés de les représenter.

    Du côté des Français de l’étranger, et notamment du personnel du Quai d’Orsay, la représentation syndicale est la suivante : CFDT, l’ASAM/UNSA et la CFTC (6 + 4 + 2 sièges sur 15) dominent. La CGT, FO/FSU, l’USASCC se classent ensuite dans cet ordre avec un siège pour chacune de ces trois organisations syndicales.

    Les syndicats du corps enseignant réclament plus de moyens et le renouvellement des contrats

    Comme nous l’indiquions récemment, la CFDT dans un communiqué critique fortement le ministère de l’éducation nationale pour les 50 non-renouvellements de professeurs en fonction dans les établissement français à l’étranger.

    Le SNES-FSU dénonce également un plan d’économie qui a, selon la formation syndicale, comme objectif d’affaiblir le secteur public pour valoriser les établissements privés. Une question du partage qui divise. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance (LREM – Modem – Agir) aux européennes, avec qui nous avons récemment échangé, est pour sa part favorable à une agilité des fonctionnements entre le secteur public et une participation du privé. Ce via notamment des fondations et des associations.

    Le Quai d’Orsay, un réseau tentaculaire en quête de moyens

    Du côté du réseau diplomatique français, il convient de rappeler qu’il est l’un des plus importants au monde avec notamment 163 ambassades, derrière la Chine et les Etats-Unis mais devant tous les autres pays. Un des plus couteux également. Le ministère procède régulièrement à des réductions de coûts qui l’amène à réduire la voile diplomatique avec par exemple la fermeture de consulats.

    Une question budgétaire qui pose des problèmes à plusieurs niveaux : celui de la protection de nos compatriotes expatriés ou en visite dans des pays étrangers, celui de l’attractivité de la France, et celui du personnel du Quai également.

    Les différentes organisations syndicales, et notamment la CGT, dénoncent régulièrement ce qu’elles appellent, à l’instar de leurs collègues pour le corps enseignant, un rabotage au nom de plans d’économie.

  • 150 000 manifestants en France pour le Premier Mai

    150 000 manifestants en France pour le Premier Mai

    Le traditionnel cortège du 1er-mai se déroulait mercredi à Paris dans une ambiance tendue et des nuages de gaz lacrymogène, avec des incidents sporadiques entre militants radicaux et policiers, déployés en force en raison des craintes de violences.

    Plus de 150.000 personnes manifestaient dans toute la France, dont 16.000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, pour marquer la « Fête du travail », à l’appel des syndicats et des « gilets jaunes », en rébellion depuis plus de cinq mois contre la politique du gouvernement.

    Dans la capitale, 40.000 personnes ont défilé selon un comptage réalisé pour un collectif de médias, tandis que le syndicat CGT annonçait 80.000 manifestants.

    Si les plus de 200 rassemblements à travers le pays se tenaient globalement dans le calme, l’atmosphère est vite devenue orageuse à Paris où la police a chargé et tiré des grenades lacrymogènes à plusieurs reprises pour disperser des centaines de « blacks blocs » — militants anticapitalistes et antifascistes vêtus de noir et masqués.

    Les policiers ont également essuyé des jets de projectile.

    Les premières tensions ont éclaté dès la mi-journée autour du restaurant La Rotonde, un symbole du pouvoir depuis qu’Emmanuel Macron y a célébré sa qualification au second tour de l’élection présidentielle en 2017. Barricadé de planches de bois, l’établissement était protégé par des dizaines de membres des forces de l’ordre pour éviter qu’il ne soit attaqué comme l’avait été le Fouquet’s sur les Champs-Elysées le 16 mars, lors d’une journée de manifestation des gilets jaunes avec déjà la présence de nombreux « black blocs ».

    (Photo by Zakaria ABDELKAFI / AFP)

    Plus de 7.400 policiers et gendarmes ont été déployés dans la capitale — théâtre de débordements spectaculaires lors des manifestations des « gilets jaunes » ces derniers mois — pour faire barrage aux quelque « 1.000 à 2.000 activistes radicaux » attendus par les autorités.

    S’appuyant sur une récente loi « anti-casseurs » qui a fait polémique, le président Macron a réclamé que la réponse à ces « black blocs » soit « extrêmement ferme » en cas de violences, après des appels sur les réseaux sociaux à transformer Paris en « capitale de l’émeute ».

    L’an dernier déjà, 1.200 militants radicaux avaient perturbé la manifestation parisienne, marquée par de violents heurts. Des commerces avaient été dégradés ou incendiés, des véhicules brûlés.

    Pour tenter de prévenir les violences, les forces de l’ordre ont interpellé quelque 200 personnes et procédé à plus de 12.000 contrôles préventifs, fouillant sacs et véhicules, selon le parquet de Paris. Le quartier de la Concorde et des Champs-Elysées, où sont situés le palais présidentiel et l’Assemblée nationale, était totalement bouclé.

    – Syndicats en quête de visibilité –

    Coincés entre « blacks blocs » et « gilets jaunes », les syndicats ont eu des difficultés à faire entendre leurs revendications ces derniers mois et tablent sur cette journée de mobilisation pour regagner en visibilité.

    Mais leur cortège a été perturbés par les échauffourés entre police et black blocs.

    Le secrétaire général de la CGT, l’un des principaux syndicats du pays, Philippe Martinez, a ainsi été contraint de quitter momentanément la tête du défilé après avoir été pris à partie par des radicaux, a constaté un journaliste de l’AFP. A son retour, il s’est plaint devant les journalistes d’avoir été victime de gaz lacrymogènes lancés par la police.

    « Pour un ministre de l’Intérieur qui nous avait dit +je maîtrise la situation (…), vous allez voir ce que vous allez voir+, eh bien, on a vu », a-t-il lancé, visiblement très énervé.

    Egalement présent dans le cortège, le porte-parole de Solidaires, Eric Beynel, s’est félicité de voir « énormément de monde », tout en se plaignant d’avoir été « harcelé par les forces de l’ordre ».

    L’an dernier, les manifestations avaient rassemblé 210.000 personnes en France selon les syndicats, 143.500 selon le gouvernement.

    Malgré des appels à la « convergence » des luttes lancés par des responsables syndicaux ou politiques dans tout le pays, gilets jaunes et autres manifestants n’ont pas toujours défilé côte à côte.

    « Nous portons des revendications depuis six mois. Les syndicats étaient où pendant ce temps là? », s’est exclamée une jeune femme en gilet jaune, qui manifestait à Montpellier (sud).

    A Marseille, le dirigeant de la gauche radicale française, Jean-Luc Mélenchon, a estimé que la France se trouvait dans une « situation de jamais-vu » après 24 semaines de mouvement des « gilets jaunes », et que la « solution » passait par des « convergences populaires ».

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