Non, la Fête des mères n’a pas été créée par les rois du marketing, ni dans les année 40 par le maréchal Pétain. Retour sur son histoire, l’origine exacte de sa célébration, ses symboles… et ses colliers de nouilles.
A quelle date la célèbre-t-on?
En France, on la fête le dernier dimanche de mai. Une exception: si la Pentecôte tombe le dernier dimanche de mai, alors la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin.
En revanche, dans une majorité de pays -dont le Canada, la Belgique, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Australie, ou encore les Etats-Unis-, la Fête des mères a lieu le deuxième dimanche de mai.
Le Royaume-Uni et l’Irlande, eux, la célèbrent trois semaines avant Pâques. Auparavant, ce jour était connu comme Mothering Sunday.
Dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la Fête des mères a lieu lors de l’équinoxe de mars.
A noter: si la Belgique fête les mères le deuxième dimanche de Mai, la ville d’Anvers, elle, les célèbre le 15 août.
Des origines multiples
Non, la Fête des mères n’est pas née au cours d’une réunion marketing d’entreprise de fleuristes. Trois célébrations en sont à l’origine.
La mythologie grecque célébrait déjà la mère de Zeus, Rhéa (ou Cybèle) au printemps. Elle n’était pas la seule honorée puisque cette saison était déjà, dans les rites païens, l’occasion de célébrer la fertilité.
Les chrétiens, catholiques et les protestants, avaient également une forme de célébration de la maternité lors du quatrième dimanche de Carême: le dimanche de Laetare. L’introït -chant grégorien marquant le début d’une messe- y fait alors référence au lait maternel: « Réjouis-toi, Jérusalem! Et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse, vous qui avez été dans la tristesse: vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »
En parallèle, des croyants profitaient de ce jour pour se rendre, non pas dans l’église la plus proche de chez eux, mais dans « l’église mère », c’est-à-dire la cathédrale ou l’église la plus importante de la région. Les familles s’y retrouvaient entières, une fois par an.
Ce dimanche de la maternité est donc né d’un mélange entre le passage de l’introït sur le lait et la visite à « l’église mère ». D’ailleurs, au Royaume-Uni, la Fête des mères a longtemps été appelée Mothering Sunday, en référence à cette cérémonie religieuse.
Aux Etats-Unis, l’activiste Julia Ward Howe initia en 1870 la Proclamation de la Journée de la mère, invitant les mamans du monde entier à s’unir afin d’obtenir la paix. Mais c’est surtout Anna Jarvis (1864-1948) qui est considérée comme responsable de la version internationale que l’on connaît aujourd’hui. Elle fonda en effet des « clubs » spécifiques aux mères, dans le même but d’union pacifique.
Elle était elle-même très proche de sa mère, décédée le 9 mai 1905. Le 10 mai 1908, elle dirigea une cérémonie au sein de l’église épiscopale et méthodiste Andrews afin d’honorer sa mère, « parmi toutes les mères ». Ne pouvant y assister, elle envoya un télégramme et 500 oeillets blancs. Ce qui associa pour la première fois cet événement à des fleurs. En 1912, elle crée l’association internationale pour la Journée de la mère.
En 1914, les Etats-Unis en font une fête nationale officielle. Aujourd’hui encore, l’oeillet y demeure un symbole: blanc pour une maman encore en vie, rouge pour une maman décédée.
La Première puis la Seconde Guerre mondiale ont été un facteur déclenchant pour l’officialisation de la Fête des mères dans d’autres pays, laquelle permet d’honorer nombre de parents y ayant perdu leur(s) enfant(s).
La Fête des mères en France
Non, ce n’est pas le maréchal Pétain qui est à l’origine de la Fête des mères en France… Outre le rappel historique ci-dessus, l’Hexagone n’a pas vu débarquer ce jour-événement en 1942 mais en 1906.
En 1906, le village d’Artas (Isère) organise une cérémonie en l’honneur des mères de familles nombreuses. Deux mères de neuf enfants se voient décerner le prix de Haut mérite maternel. Le village continue aujourd’hui de revendiquer la création de la Fête des mères en France.
En 1918, Lyon suit le mouvement né aux Etats-Unis et rend hommage aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et/ou mari durant la Première Guerre mondiale. Cette Journée des mères a été officialisée par le gouvernement en 1929.
En 1942, le maréchal Pétain donne un ton plus solennel à l’événement, notamment dans un message à la radio: « Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. » Plutôt que de fêter les mamans, il s’agit de tout mettre en oeuvre pour relancer le taux de natalité en France.
En 1950, la politique nataliste est toujours de rigueur. La loi du 24 mai indique que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la Fête des mères ». Elle fixe la date au quatrième dimanche de mai, excepté si la Pentecôte tombe le même jour. Dans ce cas, la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin. Le ministère de la Santé et l’Unaf (Union nationale des associations familiales) sont en charge de l’organisation de la célébration.
Une affaire commerciale rondement menée
Rapidement, la Fête des mères est vue par les commerçants comme une opportunité à ne pas manquer. D’ailleurs, déjà en son temps, Anna Jarvis, considérée comme l’instigatrice de la version moderne, a critiqué la tournure commerciale qu’avait pris la fête qu’elle avait lancée aux Etats-Unis. Tant et si bien qu’elle a tout tenté pour faire annuler ce jour national.
« Une carte pré-remplie ne signifie rien, expliquait-elle. Sinon que vous êtes trop fainéant pour écrire un mot à la femme qui a fait plus pour vous que quiconque au monde. Quant aux bonbons… vous offrez la boîte à votre mère, puis en mangez la majorité. Un bien beau geste. »
Pour la petite histoire, Anna Jarvis n’a pu continuer sa lutte pour « dénationaliser » la Fête des mères car elle fut envoyée dans un sanatorium. La légende va jusqu’à dire que des membres de l’industrie des cartes de voeux et des fleuristes ont payé les factures, afin qu’elle y reste!
En 2015, aux Etats-Unis, 84% des Américains ont célébré la Fête des mères, et 21,2 milliards de dollars (18,8 milliards d’euros) ont été dépensés à cette occasion, soit une moyenne de 173 dollars (153 euros!) par personne. En France, selon un sondage Toluna/LSA, le budget moyen alloué à la Fête des mères en 2015 était de 54,15 euros.
Et le collier de nouilles, alors?
Pour les écoles maternelles, c’est avant tout une activité idéale: réaliser un cadeau -pas cher- pour sa maman, certes, mais avec des pâtes comestibles. Si l’enfant croque dedans, ce n’est pas grave, alors que dans une perle en plastique… Même les peintures pour enfants sont désormais ingérables. Ils peuvent donc allègrement peindre sans risque les macaronis, coquillettes ou autres farfalle. Aujourd’hui toutefois, peut-être passées de mode, de plus en plus d’écoles leur préfèrent la confection de cartes. Aux papas de prendre le relais à la maison!

La gauche, incarnée par le S&D devrait, et en tout cas espère, avoir le deuxième rôle. Cela lui permit d’avoir la présidence du Parlement pendant un mi-mandat. Mais les groupes populistes ainsi que les libéraux espère lui prendre cette deuxième place.
Il existe au sein de l’Union européenne trois institutions essentielles : la Commission européenne, le Conseil, et le Parlement. Ce dernier est notamment en première ligne pour le vote des Directives et Règlements européens. Ces textes peuvent régir une partie importante de la vie des citoyens français. Citons notamment les programmes réussis sur la fin du roaming et le programme erasmus qui permettent à des millions d’Européens de voyager et de communiquer au sein du marché unique.
La fin des sacs plastiques
Le droit à l’oubli numérique
Les indemnités des compagnies aériennes
La sécurité des aliments
La neige sur les pistes de ski
Le Wifi gratuit dans les espaces publics
Les achats en ligne
Le droit de s’installer, vivre et travailler ou simplement visiter les pays membres de l’espace Schengen
Plus haut (avec des tribunes perchées à 26 m pour le court Philippe-Chatrier), plus aéré grâce à des allées élargies, plus profond, Roland-Garros (qui court sur 12 hectares, contre 8,5 avant), s’étire maintenant sur 800 m d’ouest en est (16 courts de compétition). Le changement est visible à l’œil nu. « En dix ans, un demi-milliard d’euros, dont 160 millions pour le court Philippe-Chatrier, a été investi dans ce stade. Un financement sans aides publiques, la moitié par un emprunt bancaire, l’autre un autofinancement en raison des réserves constituées sur les marges du tournoi », résume Jean-François Vilotte, le directeur général de la Fédération française.
L’écrin. Le 20 juin 2018, dix jours après la balle de match offrant à Rafael Nadal un 11e sacre à Roland-Garros, les travaux ont débuté. Le court central a été détruit à 80 %. « La chose qui n’a pas été modifiée, c’est la surface de jeu. La sueur de monsieur Lacoste, elle est là, en dessous. C’est la même chose depuis 1928 », raconte Gilles Jourdan, avant de détailler le contre-la-montre. « Un défi. On y est jour et nuit depuis six mois. Il y aura des “pétouilles”, mais c’est un exploit formidable d’avoir monté ce truc-là. Que voulait-on ? Du béton en bas avec le socle, l’histoire, les croix de Saint-André, on s’élève dans le ciel et c’est de la structure métallique. Faire tout en béton, c’était impossible en dix mois. Une structure métallique, oui. Tout le stade a été fait avant, préfabriqué. Les gradins ne sont pas coulés en place, c’est fabriqué ailleurs, on les amène, on les pose, c’est de l’industriel au millimètre près, ça tombe. Après, il y a la planification, comment on fait pour mettre notre Lego en place. Il y a plein d’endroits qui ne sont pas finis, mais ce sera planqué avec des cloisons, des bâches, une cosmétique importante, mais l’intérieur du court va être sympa. » Les premières rencontres seront disputées dimanche. Le central s’est élargi sur les côtés est et ouest d’une dizaine de mètres de chaque côté. La métamorphose est spectaculaire dans une enceinte qui imprime un nouveau code couleur ne retenant que l’ocre de la terre battue, le bois naturel, le gris du béton (en espérant le bleu du ciel) et un tout petit peu de jaune pour la balle. Exit le vert, sauf sur les bâches et les panneaux publicitaires. Pour laisser filer une ligne élégante. Une signature. Celle d’un tournoi qui joue la carte de l’élégance parisienne. Les courbes sont soignées avec des arrondis pour offrir plus de confort visuel et adoucir le tracé d’un court qui était rectangulaire. La capacité (15 000 places) est restée la même, mais l’assise et l’espace des spectateurs a été soigné dans un stade connecté. Une ceinture pour les hospitalités a été créée en transparence. Les joueurs disposeront de vestiaires plus spacieux et plus fonctionnels. L’ensemble n’attend plus que le toit (l’Open d’Australie en a trois, l’US Open et Wimbledon, deux). Les travaux commenceront dix jours après le tournoi 2019 pour assembler onze ailes. Le poids : 3 500 tonnes. Le toit coiffera le court en cas de pluie en 2020, les sessions de soirée n’entrant en jeu que pour l’édition 2021. Les tribunes du court passées de 18 à 26 m cette année atteindront alors 31 m.
Le court Simonne-Mathieu, l’innovation dans les serres
À l’ouest du stade, la zone totalement rénovée est achevée. Elle héberge quatre nouveaux courts de compétition (nos 10, 11, 12 et 13) et deux courts d’entraînement (nos 15 et 16) posés derrière le court no 14 inauguré l’an dernier. « Avant le Suzanne-Lenglen, c’était un peu le mur de Berlin pour aller dans cette zone vers le fond du stade, on passait par le milieu, on faisait le tour, c’était compliqué », rappelle Gilles Jourdan. Avant de souligner : « La particularité c’est que, lorsqu’on se balade ici, on est au-dessus des courts. Avant, les courts étaient cloisonnés, les joueurs étaient habitués à jouer ainsi ; maintenant, c’est un peu plus sympa pour tout le monde, parce que vous voyez deux courts à la fois, vous passez de l’un à l’autre plus facilement, on déambule plus facilement. » Côté décor, promenant son regard sur le nouvel aménagement paysager, le directeur des travaux indique : « Ce qui est important pour nous, c’est de faire rentrer le bois de Boulogne, comme c’était un peu le cas dans les années 1980. On a planté des trucs partout. C’est l’ADN de Roland-Garros. Et ici, c’est un peu l’appartement témoin de ce que l’on aura en termes de voiries, de sols, de plantations dans le reste du stade, les pavés, les granits, les lampadaires, le mobilier urbain, de ce qui sera développé à l’avenir » dans ce stade qui bouge et qui, après les qualifications, attend les trois coups…



Laurent Dominati