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  • Fête des mères en France

    Non, la Fête des mères n’a pas été créée par les rois du marketing, ni dans les année 40 par le maréchal Pétain. Retour sur son histoire, l’origine exacte de sa célébration, ses symboles… et ses colliers de nouilles.

    A quelle date la célèbre-t-on?

    En France, on la fête le dernier dimanche de mai. Une exception: si la Pentecôte tombe le dernier dimanche de mai, alors la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin.

    En revanche, dans une majorité de pays -dont le Canada, la Belgique, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Australie, ou encore les Etats-Unis-, la Fête des mères a lieu le deuxième dimanche de mai.

    Le Royaume-Uni et l’Irlande, eux, la célèbrent trois semaines avant Pâques. Auparavant, ce jour était connu comme Mothering Sunday.

    Dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la Fête des mères a lieu lors de l’équinoxe de mars.

    A noter: si la Belgique fête les mères le deuxième dimanche de Mai, la ville d’Anvers, elle, les célèbre le 15 août.

    Des origines multiples

    Non, la Fête des mères n’est pas née au cours d’une réunion marketing d’entreprise de fleuristes. Trois célébrations en sont à l’origine.

    La mythologie grecque célébrait déjà la mère de Zeus, Rhéa (ou Cybèle) au printemps. Elle n’était pas la seule honorée puisque cette saison était déjà, dans les rites païens, l’occasion de célébrer la fertilité.

    Les chrétiens, catholiques et les protestants, avaient également une forme de célébration de la maternité lors du quatrième dimanche de Carême: le dimanche de Laetare. L’introït -chant grégorien marquant le début d’une messe- y fait alors référence au lait maternel: « Réjouis-toi, Jérusalem! Et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans le bonheur réjouissez-vous avec allégresse, vous qui avez été dans la tristesse: vous pouvez bondir de joie et vous rassasier du lait de consolation qui est pour vous. »

    En parallèle, des croyants profitaient de ce jour pour se rendre, non pas dans l’église la plus proche de chez eux, mais dans « l’église mère », c’est-à-dire la cathédrale ou l’église la plus importante de la région. Les familles s’y retrouvaient entières, une fois par an.

    Ce dimanche de la maternité est donc né d’un mélange entre le passage de l’introït sur le lait et la visite à « l’église mère ». D’ailleurs, au Royaume-Uni, la Fête des mères a longtemps été appelée Mothering Sunday, en référence à cette cérémonie religieuse.

    Aux Etats-Unis, l’activiste Julia Ward Howe initia en 1870 la Proclamation de la Journée de la mère, invitant les mamans du monde entier à s’unir afin d’obtenir la paix. Mais c’est surtout Anna Jarvis (1864-1948) qui est considérée comme responsable de la version internationale que l’on connaît aujourd’hui. Elle fonda en effet des « clubs » spécifiques aux mères, dans le même but d’union pacifique.

    Elle était elle-même très proche de sa mère, décédée le 9 mai 1905. Le 10 mai 1908, elle dirigea une cérémonie au sein de l’église épiscopale et méthodiste Andrews afin d’honorer sa mère, « parmi toutes les mères ». Ne pouvant y assister, elle envoya un télégramme et 500 oeillets blancs. Ce qui associa pour la première fois cet événement à des fleurs. En 1912, elle crée l’association internationale pour la Journée de la mère.

    En 1914, les Etats-Unis en font une fête nationale officielle. Aujourd’hui encore, l’oeillet y demeure un symbole: blanc pour une maman encore en vie, rouge pour une maman décédée.

    La Première puis la Seconde Guerre mondiale ont été un facteur déclenchant pour l’officialisation de la Fête des mères dans d’autres pays, laquelle permet d’honorer nombre de parents y ayant perdu leur(s) enfant(s).

    La Fête des mères en France

    Non, ce n’est pas le maréchal Pétain qui est à l’origine de la Fête des mères en France… Outre le rappel historique ci-dessus, l’Hexagone n’a pas vu débarquer ce jour-événement en 1942 mais en 1906.

    En 1906, le village d’Artas (Isère) organise une cérémonie en l’honneur des mères de familles nombreuses. Deux mères de neuf enfants se voient décerner le prix de Haut mérite maternel. Le village continue aujourd’hui de revendiquer la création de la Fête des mères en France.

    En 1918, Lyon suit le mouvement né aux Etats-Unis et rend hommage aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et/ou mari durant la Première Guerre mondiale. Cette Journée des mères a été officialisée par le gouvernement en 1929.

    En 1942, le maréchal Pétain donne un ton plus solennel à l’événement, notamment dans un message à la radio: « Vous seules, savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui font les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. » Plutôt que de fêter les mamans, il s’agit de tout mettre en oeuvre pour relancer le taux de natalité en France.

    En 1950, la politique nataliste est toujours de rigueur. La loi du 24 mai indique que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la Fête des mères ». Elle fixe la date au quatrième dimanche de mai, excepté si la Pentecôte tombe le même jour. Dans ce cas, la Fête des mères a lieu le premier dimanche de juin. Le ministère de la Santé et l’Unaf (Union nationale des associations familiales) sont en charge de l’organisation de la célébration.

    Une affaire commerciale rondement menée

    Rapidement, la Fête des mères est vue par les commerçants comme une opportunité à ne pas manquer. D’ailleurs, déjà en son temps, Anna Jarvis, considérée comme l’instigatrice de la version moderne, a critiqué la tournure commerciale qu’avait pris la fête qu’elle avait lancée aux Etats-Unis. Tant et si bien qu’elle a tout tenté pour faire annuler ce jour national.

    « Une carte pré-remplie ne signifie rien, expliquait-elle. Sinon que vous êtes trop fainéant pour écrire un mot à la femme qui a fait plus pour vous que quiconque au monde. Quant aux bonbons… vous offrez la boîte à votre mère, puis en mangez la majorité. Un bien beau geste. »

    Pour la petite histoire, Anna Jarvis n’a pu continuer sa lutte pour « dénationaliser » la Fête des mères car elle fut envoyée dans un sanatorium. La légende va jusqu’à dire que des membres de l’industrie des cartes de voeux et des fleuristes ont payé les factures, afin qu’elle y reste!

    En 2015, aux Etats-Unis, 84% des Américains ont célébré la Fête des mères, et 21,2 milliards de dollars (18,8 milliards d’euros) ont été dépensés à cette occasion, soit une moyenne de 173 dollars (153 euros!) par personne. En France, selon un sondage Toluna/LSA, le budget moyen alloué à la Fête des mères en 2015 était de 54,15 euros.

    Et le collier de nouilles, alors?

    Pour les écoles maternelles, c’est avant tout une activité idéale: réaliser un cadeau -pas cher- pour sa maman, certes, mais avec des pâtes comestibles. Si l’enfant croque dedans, ce n’est pas grave, alors que dans une perle en plastique… Même les peintures pour enfants sont désormais ingérables. Ils peuvent donc allègrement peindre sans risque les macaronis, coquillettes ou autres farfalle. Aujourd’hui toutefois, peut-être passées de mode, de plus en plus d’écoles leur préfèrent la confection de cartes. Aux papas de prendre le relais à la maison!

  • Elections européennes : aux urnes citoyens

    Près de 300 millions de citoyens européens sont appelés au vote ce dimanche pour les élections européennes. Elles ont déjà commencé aux Pays-Bas, en Tchéquie et au Royaume-Uni, elles continuent dans les autres pays ce dimanche.

    L’assemblée, de 756 députés, sera renouvelée avec peut-être des surprises. Le groupe du PPE, qui regroupe les partis de droite et du centre droit, devrait conserver la première place. A l’issue, le choix du Président de la Commission européenne en remplacement de Jean-Claude Juncker. Aussi le choix des commissions parlementaires.

    La gauche, incarnée par le S&D devrait, et en tout cas espère, avoir le deuxième rôle. Cela lui permit d’avoir la présidence du Parlement pendant un mi-mandat. Mais les groupes populistes ainsi que les libéraux espère lui prendre cette deuxième place.

    Une recomposition du Parlement en cours

    Le Parlement européen a un rôle essentiel pour des sujets cruciaux pour les citoyens. Citons notamment Erasmus, le Roaming, ou encore les lois en faveur de la protection des données. La recomposition actuelle pourrait amener à l’élection d’un large groupe populiste, mené notamment par le Rassemblement National et la Ligue de M. Salvini.

    Trois institutions qui contrôlent l’UE, dont le Parlement

    Il existe au sein de l’Union européenne trois institutions essentielles : la Commission européenne, le Conseil, et le Parlement. Ce dernier est notamment en première ligne pour le vote des Directives et Règlements européens. Ces textes peuvent régir une partie importante de la vie des citoyens français. Citons notamment les programmes réussis sur la fin du roaming et le programme erasmus qui permettent à des millions d’Européens de voyager et de communiquer au sein du marché unique.

    Le Parlement, remodelé, pourrait proposer la modification des traités. C’est peut probable, et le PPE (centre droit) et le S&D (centre gauche) devraient continuer à dominer. Pour autant, et vue l’importance des dossiers, citons notamment la présidence de la commission et les accords de libre-échange, il est crucial que le Parlement européen ait une ligne claire.

    La France divisée entre deux lignes

    En France, deux positions s’affrontent, celle de Marine Le Pen et celle du Président. La première est eurosceptique et la deuxième veut plus d’intégration. Les deux sont données au coude à coude lors de ce scrutin.

    Une ligne d’affrontement qui préfigure, peut-être, les conflits au Parlement européen. Une ligne nationaliste contre une liste européiste ? L’Europe mérite mieux que cela.

    Citoyens, aux urnes !

  • Cannes 2019 – Le Palmarès – Video (Le monde)

    Pendant 12 jours, ce 72e Festival de Cannes a célébré des artistes et des films de tous horizons, faisant du cinéma une fête de découvertes et de retrouvailles partagées aux quatre coins du monde. Ce soir, sur la scène du Grand Théâtre Lumière, le maître de Cérémonie, Edouard Baer, a accueilli le Jury des Longs Métrages présidé par Alejandro Gonzalez Iñárritu, pour l’annonce du Palmarès 2019.

    LONGS MÉTRAGES 

    PALME D’OR

    GISAENGCHUNG (Parasite) réalisé par BONG Joon-Ho

    La Palme d’or a été remise par Catherine Deneuve et Alejandro González Iñárritu.

    Bong Joon Ho a déclaré: « Je suis désolé de ne pas avoir préparé de discours en français, mais je ne m’attendais pas à remporter la Palme d’or. Je suis très honoré. J’ai toujours été inspiré par le cinéma français. Je tiens à remercier deux réalisateurs : Henri-Georges Clouzot et Claude Chabrol. L’aventure de Parasite a été très particulière. Je tiens à remercier toute l’équipe du film et sa société de production basée en Corée du Sud. Ce film n’aurait pas existé sans mes acteurs, qui ont été incroyables. J’étais un petit garçon de douze ans, fanatique de cinéma, quand j’ai décidé que je deviendrais réalisateur. Je suis très étonné de pouvoir toucher ce prix, qui signifie quelque chose de très important pour moi. Merci. »

    GRAND PRIX

    ATLANTIQUE réalisé par Mati DIOP

    Le Grand Prix a été remis par Sylvester Stallone.

    La réalisatrice franco-sénégalaise a rendu hommage à son équipe, entre la France et Dakar. « Je crois que cela s’appelle l’aventure du cinéma. Il y a un an, je terminais ce film à Dakar. Ce film est aussi une déclaration à cette ville, aux rues de Dakar. Je suis ici, mais aussi là-bas. »

    PRIX DE LA MISE EN SCÈNE

    LE JEUNE AHMED réalisé par Jean-Pierre & Luc DARDENNE

    Le Prix de la Mise en Scène a été remis par Viggo Mortensen.

    Jean-Pierre et Luc Dardenne ont déclaré : « Merci au Jury pour cette récompense, pour un film qu’on a voulu comme une ode à la vie. Nous avons filmé un jeune fanatique religieux en ces temps difficiles. En filmant cela, nous avons voulu filmer un appel à la vie, à l’étranger, à la différence. Ce qui est aussi la vocation du cinéma. Nous tenons à remercier le jeune Idir, qui a si bien su interpréter Ahmed. »

    PRIX DU JURY EX-ÆQUO

    Les Prix du Jury ont été remis par Michael Moore.

    LES MISÉRABLES réalisé par Ladj LY

    Ladj Ly a déclaré : « Merci à Thierry Frémaux d’avoir eu l’audace de choisir ce film. Je suis très ému… Le seul ennemi en commun entre les habitants et les policiers en banlieue c’est la misère. Je vais dédier ce prix à tous les Misérables de France. »

    BACURAU réalisé par Kleber MENDONÇA FILHO & Juliano DORNELLES

    Kleber Mendonça Filho : « C’est ma vingtième année au Festival. Au début, j’étais critique de cinéma et j’ai découvert de nombreux films. Cela fait bizarre de recevoir ce prix et de me retrouver de l’autre côté. Merci. »

    PRIX D’INTERPRÉTATION MASCULINE

    Antonio BANDERAS dans DOLOR Y GLORIAréalisé par Pedro ALMODÓVAR

    Le Prix d’interprétation masculine a été remis par Zhang Ziyi.

    Antonio Banderas a déclaré : « Lorsque je montais les marches, on m’a demandé combien de temps cela m’avait pris pour venir jusqu’ici. J’ai répondu : 40 ans… C’est un prix pour lequel je suis très reconnaissant en tant qu’acteur mais aussi pour mon personnage. Il ne fait de mystère pour personne que ce personnage est Pedro Almodovar. Nous avons tourné huit films ensemble. Je l’aime, je le respecte, il est mon mentor. Cette récompense doit lui être dédiée. Derrière le métier d’acteur, on connaît beaucoup de douleur mais il y a aussi des soirs de gloire et ce soir, c’est mon soir de gloire. Le meilleur est à venir. »

    PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE 

    Emily BEECHAM dans LITTLE JOE réalisé par Jessica HAUSNER

    Le Prix d’interprétation féminine a été remis par Reda Kateb.

    Emily Beecham a remercié Jessica HAUSNER de l’avoir choisie: « C’est un film magnifique.»

    PRIX DU SCÉNARIO

    Céline SCIAMMA pour PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU

    Le Prix du Scénario a été remis par Gael García Bernal.

    Céline Sciamma a déclaré : «  Moi qui allais mettre fin à ma carrière de scénariste… ce prix me ramène à ma solitude initiale contredite par la suite de cette aventure. Permettez-moi de parler de ceux qui ont donné la vie à ce film, à toute mon équipe. Je leur dois un merci éternel. »MENTION SPÉCIALE

    À Elia SULEIMAN pour IT MUST BE HEAVEN

    La mention spéciale a été remise par l’actrice Chiara Mastroianni.

    Elia Suleiman a déclaré: « Merci beaucoup aux producteurs qui ont contribué et travaillé sur ce film. Merci beaucoup à l’Institut sans lequel le film n’aurait pas vu le jour. »

    COURTS MÉTRAGES

    PALME D’OR

    THE DISTANCE BETWEEN US AND THE SKYréalisé par Vasilis KEKATOS

     

    MENTION SPÉCIALE DU JURY

    MONSTRUO DIOS réalisé par Agustina SAN MARTÍN

    La Palme d’or et la mention spéciale du Jury pour les Courts Métrages ont été remis par la Présidente du Jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation, Claire Denis et par Nadine Labaki, Présidente du Jury Un Certain Regard.

     

    UN CERTAIN REGARD

    PRIX UN CERTAIN REGARD

    A VIDA INVISÍVEL DE EURÍDICE GUSMÃO (La Vie invisíble d’Eurídice Gusmão) réalisé par de Karim AÏNOUZ

    PRIX DU JURY

    O QUE ARDE (Viendra le feu) réalisé par Oliver LAXE

    PRIX D’INTERPRÉTATION

    CHIARA MASTROIANNI pour CHAMBRE 212 réalisé par Christophe HONORÉ

    PRIX DE LA MISE EN SCÈNE

    KANTEMIR BALAGOV pour BEANPOLE (UNE GRANDE FILLE)

    PRIX SPÉCIAL DU JURY

    LIBERTÉ réalisé par Albert SERRA

     

    COUP DE COEUR DU JURY EX-ÆQUO

    LA FEMME DE MON FRÈRE réalisé par Monia CHOKRI

    THE CLIMB réalisé par Michael Angelo COVINO

     

    MENTION SPÉCIALE DU JURY

    JEANNE réalisé par Bruno DUMONT

    CAMÉRA D’OR

    NUESTRAS MADRES réalisé par César DÍAZ présenté dans le cadre de LA SEMAINE DE LA CRITIQUE

    Le prix de la Caméra d’or a été remis par le Président du Jury de la Caméra d’or, Rithy Panh et par l’actrice Valeria Bruni-Tedeschi.

    César Diaz a déclaré : « Merci au Festival de Cannes, au Jury et à la Semaine de la Critique de m’avoir invité. Je voudrais dédier ce prix aux 250.000 victimes guatémaltèques et à ces femmes qui restent debout. »

     

    CINÉFONDATION

    PREMIER PRIX

    MANO A MANO réalisé par Louise COURVOISIER
    CinéFabrique, France


    DEUXIÈME PRIX

    HIẾU réalisé par Richard VAN
    CalArts, États-Unis

     

    TROISIÈME PRIX EX AEQUO

    AMBIENCE réalisé par Wisam AL JAFARI
    Dar al-Kalima University College of Arts and Culture, Palestine

    DUSZYCZKA réalisé par Barbara RUPIK
    PWSFTviT, Pologne

     

    Le Prix CST de l’Artiste-Technicien 2019 est attribué à : Flora VOLPELIERE pour le montage et Julien POUPARD pour le cadre et la lumière du film de Ladj LY : LES MISÉRABLES.

    Une mention spéciale est attribuée à Claire MATHON, la Directrice de la Photographie des films ATLANTIQUE et PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU.

    Le jury tient à souligner l’exceptionnelle Direction Artistique de LEE Ha-jun sur GISAENGCHUNG (Parasite)

     

  • l’Union au quotidien – 11 exemples

    Eloignée, distante, ou déconnectée du quotidien, voilà les griefs qu’on entend le plus souvent sur l’Union européenne.  Les eurosceptiques font de l’Europe une chimère et dénoncent ses institutions européennes pléthoriques. Les directives votées à Bruxelles ont pourtant des incidences concrètes sur le quotidien des Européens.

     La fin des sacs plastiques

    En France, depuis le 1er juillet 2016, les sacs plastiques de caisse à usage unique sont interdits à la distribution, qu’ils soient gratuits ou payants. Les sacs doivent désormais être réutilisables et d’une épaisseur supérieure à 50 microns, ou bien être fabriqués en papier. Depuis le 1er janvier 2017, cette interdiction a été étendue aux sacs « fruits et légumes ». Seuls des sacs biodégradables ou en papier, ou des sacs réutilisables peuvent être proposés.

    Ce changement émane de la directive européenne du 29 avril 2015, qui impose de nouvelles règles pour limiter la consommation des sacs en plastique et réduire le nombre d’emballages. Les objectifs fixés par les parlementaires visent une baisse du nombre de sacs plastiques légers de 90 sacs par personne et par an en 2019, à 40 sacs par personne et par an, d’ici à 2025.

    Le droit à l’oubli numérique

    Bruxelles s’est également penché sur la protection des données personnelles. Dans sa décision du 13 mai 2014, la Cour de justice de l’UE a confirmé l’application du droit de la protection des données aux moteurs de recherche. Cette décision permet aux internautes qui le demandent, sous certaines conditions, d’obtenir la suppression de liens vers des informations portant atteinte à la vie privée. Tout citoyen peut ainsi saisir l’exploitant d’un moteur de recherche pour lui demander le déréférencement d’une page web. L’exploitant examinera alors le bien-fondé de la demande, au regard des conditions fixées par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Google a ainsi procédé à l’examen de 91 000 demandes de suppression, pour un total de 328 000 liens.

    Suppression des frais d’itinérance sur la téléphonie mobile

    Finies les surtaxes sur les forfaits de téléphones mobiles. Les parlementaires européens ont pris des dispositions légales pour ne plus avoir à payer de frais supplémentaires, appelés « frais d’itinérance », lorsque l’on voyage d’un pays européen à un autre. Cette règle s’applique pour les appels vers les téléphones fixes et mobiles, l’envoi de SMS et l’utilisation de services de données à l’étranger.

    Les indemnités des compagnies aériennes

    Dès la signature du traité de Rome en 1957, la problématique des transports a fait partie des prérogatives de l’UE. En la matière, l’Europe a notamment contraint les compagnies aériennes à verser des compensations financières en cas de surréservation. La réglementation européenne relative aux droits des passagers aériens prévoit en effet, sous certaines conditions, une indemnité de la part de la compagnie aérienne pouvant aller de 250 à 600 euros pour un vol en partance ou en provenance d’un pays de l’UE.

    Plus généralement, l’Union européenne a permis aux voyageurs de se déplacer à moindre coût en Europe. En bannissant les restrictions sur les tarifs et les horaires, de nouvelles compagnies aériennes ont vu le jour, notamment des compagnies dites « à bas coût » qui ont fait chuter les tarifs de l’ensemble des compagnies.

    La sécurité des aliments

    E162, E300 ou encore E957… Les conservateurs, colorants, antioxydants, arômes mentionnés sur les étiquettes des produits alimentaires font l’objet de normes strictes et réglementées de près par l’Union européenne. Avant d’être mis sur le marché, tout additif est au préalable soumis à une évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments pour s’assurer qu’il ne présente aucun danger pour la santé.

    Par ailleurs, un système d’Alerte rapide pour les denrées alimentaires (RASFF) a été mis en place pour retirer le plus rapidement possible tout aliment qui présenterait un risque sanitaire. Ce système, qui couvre tous les États membres de l’Union européenne, traite chaque année près d’un millier d’alertes concernant des risques immédiats souvent détectés dans les poissons et les viandes.

    Les rendez-vous sportifs diffusés gratuitement

    Les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016 ont rassemblé plus de 3,6 milliards de téléspectateurs devant la télévision. Il n’est pas inintéressant de savoir que c’est le Parlement européen qui est à l’origine de la législation autorisant la diffusion des événements d’importance majeure pour la société sur des chaînes de télévision gratuites. Pour chaque grand rendez-vous sportif, les différents pays de l’Union doivent sélectionner à l’avance les manifestations qu’ils veulent retransmettre à la télévision. La liste est ensuite publiée au Journal officiel de l’Union européenne.

    La neige sur les pistes de ski

    Rien de tel qu’une bonne poudreuse pour skier sur les pistes. Mais la neige n’est pas toujours au rendez-vous. Le programme Horizon 2020 de l’UE finance la recherche sur la production de neige, notamment un nouveau canon à neige qui utilise 15 % d’énergie en moins pour produire 8 % de neige en plus, tout en étant moins bruyant. L’Union européenne soutient aussi un projet qui vise à créer un système de prévisions météorologiques à l’intention de l’industrie du ski, afin de prévoir la quantité de neige d’une semaine à plusieurs mois à l’avance.

    Le Wifi gratuit dans les espaces publics

    Besoin de Wifi dans un espace public ? Depuis 2018, un programme européen, WIFI4EU, offre un soutien financier aux autorités locales afin de fournir un service de Wifi gratuit aux gens de passage dans les bibliothèques, les édifices publics, les hôpitaux ou les espaces en plein air accessibles à tous. L’UE encourage les communications Internet rapides dans tous les pays de l’Union, y compris dans les régions rurales ou reculées.

    Les achats en ligne

    L’Europe est également présente dans les achats en ligne. Une grande partie des droits des consommateurs sont protégés par les règles communautaires. L’UE permet de commander des produits sans droits de douane ni taxes supplémentaires dans les autres pays européens. Elle protège également le consommateur en lui permettant de renvoyer un produit acheté, sans justification, dans un délai de 14 jours.

    Dans ce domaine, de nouvelles règles européennes devraient entrer en vigueur ces prochaines années, comme l’interdiction aux vendeurs de rediriger automatiquement un consommateur vers une boutique en ligne souvent plus chère, ou la réduction des coûts de livraison parfois prohibitifs.

    Le financement du cinéma

    La moitié des films européens diffusés en salles ont été en partie financés par le programme Media de l’Union européenne. En 2014, sept des 18 films en compétition officielle pour le Festival de Cannes ont bénéficié de ce programme de soutien dont « Deux jours, une nuit », des frères Dardenne, ainsi que la Palme d’or, « Winter Sleep », du Turc Nuri Bilge Ceylan. Depuis le début des années 2000, dix films financés par l’UE ont été palmés à Cannes.

    En matière de culture, l’Union européenne dispose également du programme Europe Créative 2014-2020. Doté d’un budget de 1,46 milliard d’euros, ce fonds d’aide permettra de soutenir le cinéma, la télévision, la musique, la littérature, les arts du spectacle et le patrimoine dans 38 pays et financera quelque 250 000 artistes et professionnels de la culture.

    ET SURTOUT :
    Le droit de s’installer, vivre et 
    travailler ou simplement visiter  les pays membres de l’espace Schengen

    La coopération Schengen, qui débute en 1985 hors du cadre communautaire, instaure un espace de libre circulation des personnes entre les Etats signataires et associés (suppression des contrôles aux frontières intérieures) tout en garantissant une protection renforcée aux frontières extérieures de cet espace.

    L’espace Schengen compte 26 membres :

    • 22 des 28 Etats membres de l’Union européenne : Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Suède, Finlande, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Danemark, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovénie, Slovaquie et Malte ;
    • 4 Etats associés : Islande, Norvège, Suisse, Liechtenstein.

    En 1985, 5 pays de l’UE (l’Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas) décident de créer entre eux un territoire sans frontières intérieures, l’espace Schengen, du nom de la ville luxembourgeoise où furent signés les 1ers Accords.

    Signés en 1985 et en 1990, les accords de Schengen autorisent la libre circulation des personnes et harmonisent les contrôles des voyageurs au sein de l’espace constitué par ces Etats. Inclus dans le traité d’Amsterdam en 1997, ils font partie intégrante du droit communautaire.

    Par la suite, la majorité des Etats membres adhèrent progressivement à cet espace, ainsi que 4 Etats associés : l’Islande (1999), la Norvège (1999), la Suisse (2008) et le Liechtenstein (2011). Ces derniers participent à l’élaboration des décisions concernant la coopération Schengen, mais sans droit de vote, et choisissent les mesures qu’ils souhaitent reprendre.

    Les cas du Royaume-Uni et de l’Irlande

    Non membres de l’espace Schengen, le Royaume-Uni et l’Irlande bénéficient d’un statut particulier : ils ont obtenu de ne participer qu’à une partie des dispositions Schengen (clause d’opting-in).

    Le Royaume-Uni participe notamment à certaines dispositions de la coopération policière et judiciaire en matière pénale, de la lutte contre les stupéfiants et du Système d’information Schengen (SIS). L’Irlande, quant à elle, participe essentiellement au SIS.

    Les deux Etats conservent ainsi le droit de contrôler les personnes à leurs frontières et de ne pas intégrer dès leur adoption les mesures concernant les visas, l’asile et l’immigration.

    L’élargissement de 2007

    Le 21 décembre 2007, neuf nouveaux pays membres de l’UE sont entrés dans l’espace Schengen : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovénie, la Slovaquie et Malte. Les contrôles aux frontières terrestres et maritimes ont ainsi été levés à cette date. Les contrôles aux frontières intérieures dans les aéroports ont été levés le 30 mars 2008.

    Chypre reste pour le moment en dehors de cet espace, tout comme la Roumanie, la Bulgarie, et la Croatie. Les contrôles aux frontières entre ces pays et la zone Schengen demeurent.

    Système juridique et institutionnel

    Depuis l’intégration de l’Acquis de Schengen dans le droit communautaire en 1997, la coopération Schengen rejoint le cadre juridique et institutionnel de l’UE. A chaque mesure prise en application de la Convention de Schengen correspond une base juridique dans les traités européens.

    Dans ce domaine, la Commission européenne a le pouvoir d’initiative, le Conseil des ministres décide à la majorité qualifiée et la procédure d’adoption des actes en matière de visa, asile et immigration est la procédure législative ordinaire.

  • Rénovation de Roland Garros : 400 Millions d’euros investis sur 2 ans

    Plus haut (avec des tribunes perchées à 26 m pour le court Philippe-Chatrier), plus aéré grâce à des allées élargies, plus profond, Roland-Garros (qui court sur 12 hectares, contre 8,5 avant), s’étire maintenant sur 800 m d’ouest en est (16 courts de compétition). Le changement est visible à l’œil nu. « En dix ans, un demi-milliard d’euros, dont 160 millions pour le court Philippe-Chatrier, a été investi dans ce stade. Un financement sans aides publiques, la moitié par un emprunt bancaire, l’autre un autofinancement en raison des réserves constituées sur les marges du tournoi », résume Jean-François Vilotte, le directeur général de la Fédération française.

    Gilles Jourdan, directeur des travaux lancés à l’automne 2015, présente : « L’idée de départ, c’était de trouver des mètres carrés et d’apporter de la fluidité. Avant, tout était concentré autour du Central ; on va étendre le public. C’est la raison pour laquelle il y a un court important à l’extrême ouest, le 14, et un court important à l’extrême est, le court Simonne-Mathieu, et au milieu se trouvent les deux plus grands courts. On espère que ce qu’on a fait va marcher. » Visite guidée, entre patrimoine et nouveautés.

    Le court Philippe-Chatrier, l’élégance à la parisienne

    L’écrin. Le 20 juin 2018, dix jours après la balle de match offrant à Rafael Nadal un 11e sacre à Roland-Garros, les travaux ont débuté. Le court central a été détruit à 80 %. « La chose qui n’a pas été modifiée, c’est la surface de jeu. La sueur de monsieur Lacoste, elle est là, en dessous. C’est la même chose depuis 1928 », raconte Gilles Jourdan, avant de détailler le contre-la-montre. « Un défi. On y est jour et nuit depuis six mois. Il y aura des “pétouilles”, mais c’est un exploit formidable d’avoir monté ce truc-là. Que voulait-on ? Du béton en bas avec le socle, l’histoire, les croix de Saint-André, on s’élève dans le ciel et c’est de la structure métallique. Faire tout en béton, c’était impossible en dix mois. Une structure métallique, oui. Tout le stade a été fait avant, préfabriqué. Les gradins ne sont pas coulés en place, c’est fabriqué ailleurs, on les amène, on les pose, c’est de l’industriel au millimètre près, ça tombe. Après, il y a la planification, comment on fait pour mettre notre Lego en place. Il y a plein d’endroits qui ne sont pas finis, mais ce sera planqué avec des cloisons, des bâches, une cosmétique importante, mais l’intérieur du court va être sympa. » Les premières rencontres seront disputées dimanche. Le central s’est élargi sur les côtés est et ouest d’une dizaine de mètres de chaque côté. La métamorphose est spectaculaire dans une enceinte qui imprime un nouveau code couleur ne retenant que l’ocre de la terre battue, le bois naturel, le gris du béton (en espérant le bleu du ciel) et un tout petit peu de jaune pour la balle. Exit le vert, sauf sur les bâches et les panneaux publicitaires. Pour laisser filer une ligne élégante. Une signature. Celle d’un tournoi qui joue la carte de l’élégance parisienne. Les courbes sont soignées avec des arrondis pour offrir plus de confort visuel et adoucir le tracé d’un court qui était rectangulaire. La capacité (15 000 places) est restée la même, mais l’assise et l’espace des spectateurs a été soigné dans un stade connecté. Une ceinture pour les hospitalités a été créée en transparence. Les joueurs disposeront de vestiaires plus spacieux et plus fonctionnels. L’ensemble n’attend plus que le toit (l’Open d’Australie en a trois, l’US Open et Wimbledon, deux). Les travaux commenceront dix jours après le tournoi 2019 pour assembler onze ailes. Le poids : 3 500 tonnes. Le toit coiffera le court en cas de pluie en 2020, les sessions de soirée n’entrant en jeu que pour l’édition 2021. Les tribunes du court passées de 18 à 26 m cette année atteindront alors 31 m.

    Le court Simonne-Mathieu, l’innovation dans les serres

    Le court semi-enterré de 5 000 places est planté dans le jardin des serres d’Auteuil, s’inspirant de l’architecture des serres historiques adjacentes de Formigé. Le projet a fait l’objet de multiples recours avant de se fondre dans le paysage pour proposer un cadre unique. Paul Guillou, responsable des espaces verts du XVIe arrondissement, indique : « Le parti prix d’aménagement dans les serres, c’est de faire un tour du monde autour du court avec les serres Afrique, Asie, Océanie et Amériques. » Autour, les bâtiments attenants, les meulières, ont été entièrement rénovés. Des hospitalités seront organisées durant le tournoi, une boutique et une épicerie s’installeront. Hors tournoi, l’ambition des organisateurs est de faire des bâtiments un lieu parisien majeur d’expositions culturelles et probablement un restaurant à l’année. Le nouveau court rend hommage à Simonne Mathieu, double lauréate des Internationaux de France (1938 et 1939), figure de la Résistance. Dans la hiérarchie des courts, il s’installera en troisième position après le court Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen. Le court no 1 sera, lui, détruit après le tournoi 2019.

    «Ici, c’est un peu l’appartement témoin de ce que l’on aura en termes de voiries, de sols, de plantations dans le reste du stade»

    Gilles Jourdan

    Le « fond des Princes », le nouvel espace

    À l’ouest du stade, la zone totalement rénovée est achevée. Elle héberge quatre nouveaux courts de compétition (nos 10, 11, 12 et 13) et deux courts d’entraînement (nos 15 et 16) posés derrière le court no 14 inauguré l’an dernier. « Avant le Suzanne-Lenglen, c’était un peu le mur de Berlin pour aller dans cette zone vers le fond du stade, on passait par le milieu, on faisait le tour, c’était compliqué », rappelle Gilles Jourdan. Avant de souligner : « La particularité c’est que, lorsqu’on se balade ici, on est au-dessus des courts. Avant, les courts étaient cloisonnés, les joueurs étaient habitués à jouer ainsi ; maintenant, c’est un peu plus sympa pour tout le monde, parce que vous voyez deux courts à la fois, vous passez de l’un à l’autre plus facilement, on déambule plus facilement. » Côté décor, promenant son regard sur le nouvel aménagement paysager, le directeur des travaux indique : « Ce qui est important pour nous, c’est de faire rentrer le bois de Boulogne, comme c’était un peu le cas dans les années 1980. On a planté des trucs partout. C’est l’ADN de Roland-Garros. Et ici, c’est un peu l’appartement témoin de ce que l’on aura en termes de voiries, de sols, de plantations dans le reste du stade, les pavés, les granits, les lampadaires, le mobilier urbain, de ce qui sera développé à l’avenir » dans ce stade qui bouge et qui, après les qualifications, attend les trois coups…

  • Explosion à Lyon : est-ce un acte terroriste ?

    Une explosion vraisemblablement provoquée par un colis piégé a fait 13 blessés ce vendredi, en fin d’après-midi. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de l’enquête. L’auteur présumé aurait déclenché la bombe à distance avec son téléphone…

    Une explosion a eu lieu ce vendredi 24 mai vers 17h30, rue Victor Hugo, dans le centre-ville de Lyon, faisant 13 blessés. La piste du colis piégé a vite été privilégiée, un homme ayant été repéré par les caméras de vidéosurveillance en train de déposer un sac devant la boulangerie où a eu lieu la détonation, quelques minutes auparavant. Le principal suspect était à vélo, portait un bermuda clair, un pull noir, une cagoule et des lunettes de soleil qui lui masquaient en grande partie de visage. L’homme est activement recherché par les forces de l’ordre qui ont lancé un appel à témoin. On a appris ce samedi matin que l’auteur présumé aurait déclenché la charge à distance, sur son téléphone portable.

    Les motivations du principal suspect, toujours recherché ce matin, sont encore inconnues. La piste de l’attentat n’est pas écartée, mais n’a pas été confirmée officiellement. Emmanuel Macron, en interview au moment de l’explosion, a néanmoins évoque une « attaque ». Alors que la ministre de la Justice Nicole Belloubet a expliqué dans la soirée qu’il était « trop tôt pour qualifier l’acte de terroriste », c’est bien le parquet antiterroriste de Paris qui a été saisi de l’enquête.

    La section antiterroriste du parquet de Paris, saisie de l’enquête, a « ouvert une enquête pour association de malfaiteurs terroriste mais il faut attendre les résultats de cette enquête qui est actuellement en cours (…) Au vu des résultats, on pourra effectivement qualifier cette enquête« , a déclaré la ministre à BFMTV.

    Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et le procureur de Paris, Rémy Heitz, se sont brièvement rendus sur les lieux dans la soirée sans faire de déclaration devant la presse.

    Selon une source proche du dossier, il est âgé d’une trentaine d’années. Aucune piste n’est pour l’heure privilégiée quant à son profil et ses motivations.

    D’après un dernier bilan fourni, 13 personnes ont été touchées par l’explosion, dont 11 hospitalisées. Toutes ne sont blessées que légèrement, dont une petite fille de huit ans, d’après le maire du 2e arrondissement de la ville, Denis Broliquier.

    Le maire de Lyon et ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui se trouvait vendredi dans l’avion au retour d’un voyage au Japon, s’est exprimé ce matin .

  • Les Français restent majoritairement attachés à l’Europe

    Selon un sondage du journal La Tribune avec BVA, 53% des personnes interrogées disent être « attachés à l’Union européenne », parmi lesquels 21% « très attachés ».

    Si le Rassemblement national (RN) apparaît bien placé pour l’emporter dimanche face à la liste Renaissance de la République en marche (LREM), ce face-à-face illustre l’attitude ambiguë des Français face à l’Union européenne (UE).

    Ainsi, notre sondage La Tribune-BVA sur « Les Français et l’Union européenne » montre que si 53% des Français disent être « attachés à l’Union européenne », ils ne sont que 21% à être « très attachés » contre une proportion importante de 40% qui ne sont « pas attachés » dont 14% « pas du tout attachés ».

    Désamour

    Ce désamour pour l’Europe que l’on mesure aussi dans le faible intérêt pour cette élection recoupe des tendances sociales et politiques marquées. Ainsi, 70% de ceux qui ont une proximité politique avec le Rassemblement national ne sont pas attachés à l’Europe, tandis que 53% des employés et des ouvriers et 49% des personnes âgées entre 50 et 64 ans ne se reconnaissent pas dans la construction européenne.

    A contrario, et sans surprise, 90% de ceux qui se sentent proches de La République en marche y sont attachés, tout comme ceux qui penchent pour le Parti socialiste (78%) et Europe-Ecologie-Les Verts (70%). L’Europe reste importante pour les plus âgés (65 ans et plus), qui ont connu la période de l’après-guerre, les « baby boomers », qui l’approuvent à 68%. Par ailleurs, les proeuropéens se retrouvent en majorité chez les cadres (74%) et se concentrent en milieu urbain, notamment dans l’agglomération parisienne (61%).

    Liberté de circuler

    De façon plus précise, les Français déclarent un très fort attachement à la liberté de circuler dans les pays de l’UE (72%). Ils sont légèrement moins nombreux à se déclarer attachés à l’euro (56%) et les positions varient fortement sur ce point entre un attachement fort à l’euro chez les sympathisants LREM (95%), PS (85%), les 65 ans et plus (78%), les cadres (72%) et les habitants de grandes agglomérations (63%), et un attachement plus réduit chez les employés et ouvriers (37%), les ruraux (47%) et les sympathisants RN (28%).

    L’attachement est plus limité à l’égard de la présence du Parlement européen à Strasbourg (39%), au sujet duquel les 65 ans et plus sont les seuls à déclarer un attachement majoritaire (52%)… tout comme les habitants de la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine (50%).

    La division des Français sur l’Europe se retrouve dans l’évaluation des avantages et désavantages de l’appartenance à l’UE. Ainsi, ils sont une courte majorité à la trouver bénéfique (52% dont 11% très bénéfique) contre 34% à estimer le contraire. Dans ces derniers, on trouve surtout ceux qui se disent proches du Rassemblement national (63%), ou vivent dans les zones rurales (43%) ou se situent là encore dans la génération des 50-64 ans (43%). En revanche, parmi ceux qui considèrent l’appartenance bénéfique, les plus enthousiastes sont ceux qui sont proches de LREM (93%) ou occupent des postes de cadres (72%).

    Pour autant, on peut être proeuropéen et trouver qu’il faut réformer la construction européenne. En effet, ils ne sont que 6% à être satisfaits par son fonctionnement actuel contre 48% qui veulent que l’UE revoie en profondeur son action. Parmi ceux-là, on compte les retraités (62%), les sympathisants de Les Républicains (65%) et une majorité d’hommes (55%). En revanche, le Frexit, même s’il reste marginal (11%, soit la moitié des intentions de vote du RN), attire ceux qui ne voient pas les bénéfices de l’UE pour eux. On retrouve les sympathisants RN (32%), les employés et ouvriers (16%) et la génération 50-64 ans (15%).

    Au regard de cette franche division sur l’Europe, qui recoupe celle que l’on constate au plan national, il n’est donc pas surprenant de voir que 34% des personnes interrogées voteront dimanche en prenant en compte le contexte national particulier, dont le mouvement des « Gilets jaunes » surdétermine le choix. Ils n’étaient que 28% dans ce cas en mai 2009 et 22% en 2014. Ils sont notamment plus du quart (27% contre 18% en 2009 et 2014) à affirmer qu’ils se serviront du vote européen pour « exprimer avant tout leur opposition à la politique actuelle du gouvernement ».

    Une Europe qui protège ?

    Il y a en revanche une large approbation (71%) pour considérer que face aux grandes puissances économiques, États-Unis et Chine au premier chef, seule l’Union européenne est capable de peser au niveau mondial, signifiant qu’aucun pays membre de l’UE n’est capable de le faire seul. Et ils sont 57% à considérer que l’UE doit bénéficier d’un pouvoir supranational pour imposer des décisions à ses Etats-membres, dont on peut supposer qu’il vise avant tout à pouvoir agir au mieux face aux superpuissances au nom de l’unité de l’UE, ce qui remet en cause le sacro-saint principe de l’unanimité des pays membres où chaque pays quels que soit sa taille et son poids compte pour une voix.

    Quant à la place de la France, la moitié des personnes interrogées (47%) considèrent que sa voix est bien prise en compte au niveau européen contre (42%) qui jugent le contraire, ce qui contraste avec l’idée que l’Allemagne imposerait son agenda non seulement à l’ensemble des membres mais surtout à la France dans la relation qu’entretient le « couple franco-allemand ».

    En revanche, la politique européenne menée par Emmanuel Macron ne recueille que 28% d’avis favorables, correspondant pratiquement à ceux qui continuent de le soutenir puisqu’elle se concentre à 88% chez les sympathisants LREM, à 44% chez les cadres et 38% chez les plus âgés (65 ans et plus). Parmi ceux qui ne sont pas satisfaits (60%), les critiques les plus vives viennent des sympathisants du Rassemblement national (88%) et de ceux de la France Insoumise (75%) et de la catégorie professionnelle des ouvriers et employés (69%) et de ceux qui habitent plutôt en zone rurale (71%). On retrouve là une partie des motifs de la contestation portés par le mouvement des « Gilets jaunes » depuis 6 mois.

    S’agissant des orientations que devrait se fixer l’UE, les personnes interrogées considèrent que la priorité doit être donnée à 64 % à une politique écologique et à 57% à une politique plus sociale. En revanche, une politique plus libérale ne recueille que 25% de soutien, de même qu’une politique plus favorable à l’accueil des migrants n’emporte qu’une approbation marginale (15%).

    Si l’on rentre dans le détail des thèmes européens qui vont motiver le vote de dimanche, on retrouve sans surprise celui de l’emploi (80%) et du pouvoir d’achat (77%), et l’on retrouve à nouveau l’une des principales revendications portées par le mouvement des « Gilets jaunes » à laquelle Emmanuel Macron a apporté des réponses concrètes, mais, semble-t-il, insuffisantes. La sécurité pèse également avec 77% qui veulent une lutte efficace contre le terrorisme et le maintien de la paix en Europe. Si l’éducation, le climat, les inégalités sociales, l’agriculture et les retraites influenceront le vote à plus de 70%, il est à souligner que l’immigration et la compétitivité économique seront les thèmes qui pèseront le moins dans le choix européen des Français, avec respectivement 66% et 61%.

    L’ensemble des résultats montrent que le contexte national, qui se caractérise par une division entre ceux qui soutiennent la politique d’Emmanuel Macron et ceux qui la rejettent, structure en large partie la vision européenne des Français, ce qui se retrouve par la forte polarisation sur la compétition entre le Rassemblement national et la LREM, qui se redouble par une certaine désaffection traditionnelle pour le scrutin européen. Interrogés à J-5 des élections européennes, 34% des Français ont déclaré qu’ils exprimeraient un vote lié au contexte national : 27% pour manifester leur opposition à la politique actuelle du gouvernement et 7% pour exprimer leur soutien à l’exécutif.

    À l’inverse, 35% des Français déclarent qu’ils se prononceront en fonction d’enjeux européens, une opinion que l’on retrouve plus fortement chez les sympathisants PS (52%), LREM (54%) et LR (53%). Ce qui tend à prouver qu’une majorité de Français restent insatisfaits par la construction européenne telle qu’elle est menée, ce que même le président de la république, proeuropéen affirmé, reconnaît en ayant proposé des axes de réformes tant dans son discours à la Sorbonne de 2017 que dans sa récente lettre aux Européens.

  • Le Lycée Français de Hong Kong s’éloigne de l’enseignement français

    Comme nous l’indiquions dans un précédent article , les tensions sont fortes entre certains parents d’élèves et l’AEFE. Cette dernière a proposé une nouvelle convention, sur une période d’un an.

    3 régimes existent au sein du réseau : les Lycées gérés en propre par l’AEFE, ceux qui sont conventionnés et ceux, et la relation est plus libre, qui sont en partenariat. Le Lycée d’Hong Kong appartient jusqu’à présent à la deuxième catégorie. Lors d’un vote peu suivi, 55% de participation, et qui lui-même faisait suite à une recommandation du Conseil d’Administration du Lycée (le Board), les parents d’élèves ont voté à 58% pour le partenariat et à 41% pour la poursuite de la convention.

    Selon le groupement  avenir des lycées français en danger , le Board aurait confirmé ce jeudi 23 mai la décision.

    Le Ministre Lemoyne et des élus consulaires souhaitent poursuivre le dialogue avec l’AEFE

    « Je souhaite la poursuite du dialogue avec l’AEFE » Jean-Baptiste Lemoyne

    Un éloignement donc du réseau AEFE qui inquiète certains dans un contexte local très tendu. Le Ministre Lemoyne que notre correspondant à Anne ont interrogé souhaite la prolongation des relations étendues entre l’AEFE et le Lycée de Hong Kong, qu’il qualifie de Lycée d’excellence.

    « Notre communauté se déchire et il y a eu trop d’informations (fausses ou réelles) qui ont circulé. » Catya Martin Elue consulaire LR

    Catya Martin

    L’élue consulaire Catya Martin (LR) est sur la même ligne que le ministre et estime que les parents n’ont pas assez été informés des enjeux et des conséquences de ce choix, et ce alors que la possibilité de renouvellement de la convention sur une période d’un an seulement pouvais apaiser le débat et permettre des échanges constructifs.

    Un Lycée d’excellence dans un réseau mondial

    Fondé en 1963, ce Lycée qui se répartit sur 4 sites, compte 2600 élèves venant de dizaines de nationalités différentes. Ecole de référence au sein de l’ancienne colonie, le Lycée Français International, son appellation officielle, propose deux cursus : celui, actuellement conventionné, en français, et un cursus international basé sur le système britannique.

    Le réseau de l’AEFE, qui compte près de 500 établissements partout dans le monde, est unique. Il est critiqué aussi, avec de récentes fins de détachements de professeurs français qui ont engendré des tensions notamment à Madrid. Le partenariat ne signifie pas la rupture des relations avec l’AEFE, mais il est symptomatique d’une rupture de confiance et d’une volonté de certains parmi les parents d’élèves d’une plus grande autonomie de l’établissement. Cette autonomie se reflète ailleurs aussi par une volonté parfois très marquée de confier la gestion des Lycées français à des fondations privés qui s’assurent également de leur financement. Un modèle notamment très largement mis en œuvre dans les Lycées français aux Etats-Unis.

  • Theresa May ouvre la porte à un second référendum

    Theresa May a proposé aux députés britanniques réfractaires « une dernière chance » pour adopter son accord sur le Brexit la semaine prochaine. Un appel reçu par un silence glacial.

    Le nouvel accord sur le Brexit de la Première ministre, contenu dans un accord de retrait de 100 pages, comprend une série d’incitatifs pour les députés récalcitrants, allant d’engagements sur l’emploi et les normes environnementales à la perspective d’un second référendum.

    S’exprimant le 22 mai, Theresa May a prévenu que l’impasse politique continue sur le Brexit risquait « d’ouvrir la porte au cauchemar d’une politique perpétuellement polarisée ».

    L’accord du Brexit, que Theresa May a conclu avec les dirigeants européens en novembre dernier, a été rejeté trois fois par la Chambre des communes. Le 29 mars, date où le Royaume-Uni était censé quitter le bloc, l’accord n’avait été rejeté « que » de 58 voix.

    L’incapacité à faire passer l’accord de retrait en deuxième lecture au parlement la semaine prochaine forcera le gouvernement à officiellement l’abandonner. La Première ministre tente donc le tout pour le tout pour convaincre les députés de l’opposition du Parti travailliste, des libéraux et démocrates et du Parti national écossais de le soutenir.

    Suite à la défaite du 29 mars, des négociations entre partis ont été lancées avec le parti travailliste, mais n’ont débouché sur aucun compromis. Le chef de file des travaillistes, Jeremy Corbyn assurant que Theresa May refusait d’avancer sur ses demandes clés d’union douanière permanente entre l’UE et le Royaume-Uni.

    La Première ministre a reconnu que négocier un accord de Brexit avec des partis politiques récalcitrants s’était avéré « beaucoup plus difficile que prévu ». Dans sa nouvelle proposition de compromis, elle propose la possibilité d’un référendum pour valider son accord, si les députés y sont favorables.

    « Je ne crois pas que nous devons emprunter cette voie, car je pense que nous devons appliquer le résultat du premier référendum […] Mais je reconnais qu’une partie de la chambre des Communes s’y oppose de manière sincère et authentique. »

    Elle a également promis de présenter un projet de loi distinct pour garantir que les droits des travailleurs et les normes environnementales ne soient pas en-dessous de ceux de l’UE, et les députés auront l’occasion de voter à nouveau sur une union douanière temporaire sur les biens. Si les travaillistes remportent les prochaines élections générales, ils pourraient transformer cette mesure en une disposition permanente.

    La proposition a toutefois rapidement été rejetée par les eurosceptiques conservateurs et le parti travailliste. Environ 20 députés conservateurs ayant voté pour l’accord sur le Brexit le 29 mars ont déjà signalé qu’ils s’opposeraient au compromis.

    « Il n’y a rien de nouveau ou d’audacieux dans ce mauvais buffet d’options de non-Brexit », a déclaré l’ancien ministre du cabinet, Iain Duncan Smith. « Le filet de sécurité est encore là, et à part son nom, c’est en tout une union douanière. Bruxelles aura encore le contrôle de notre destin », a-t-il ajouté.

    Jeremy Corbyn a quant à lui rejeté la proposition et l’a qualifié de « version remodelée du même vieil accord ».

    Le parti de Theresa May devrait subir une lourde défaite lors des élections européennes de jeudi, où les conservateurs devraient obtenir moins de 10 % et finir à la cinquième place derrière le parti du Brexit de Nigel Farage, les travaillistes, les Libéraux et démocrates et les Verts.

    Les conservateurs n’ont pas vraiment fait campagne en vue du scrutin européen et pourrait se retrouver avec seulement trois des 73 sièges britanniques au Parlement européen.

    La semaine dernière, Theresa May aurait répondu à la demande de ses députés d’arrière-ban pour établir le calendrier de sa démission à la tête du parti si son accord est rejeté pour la quatrième fois.

    La démission de la Première ministre signalerait le début d’une course à la présidence du parti qui ne devrait pas être conclue avant que le parlement britannique parte en vacances à la mi-juillet. La fenêtre d’opportunité est donc très étroite pour donner la chance au successeur de Theresa May d’ouvrir les négociations avec les négociateurs européens et au parlement britannique d’adopter un accord avant la nouvelle date prévue de sortie, le 31 octobre.

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Europe et Démocratie, même combat.

    La campagne pour les élections européennes s’achève. Elle a été décevante, comme toutes les campagnes. C’est un peu la règle du jeu. En Inde, aux Etats-Unis, au Brésil aussi, les campagnes furent décevantes. C’est une constante de la démocratie de décevoir ses partisans. Et pourtant, quelle chance ! Et quel succès à travers le monde, qui n’a jamais connu autant de pays démocratiques. La démocratie, c’est un peu comme l’Europe, elle est toujours en crise. Tout le monde la critique et la méprise, mais c’est ce qui marche. Démocratie en crise, Europe en crise,  à voir.

    L’Europe souffrirait de défauts congénitaux :

    Ce serait une création américaine. C’est sans doute pour quoi les Américains, depuis la chute du Mur de Berlin, ont rejoint les Russes dans l’ambition de la diviser et la détruire. Il n’y a que les Européens qui sont pour l’Europe, normal.

    Ce serait le temple du « néolibéralisme » (si ce terme a un sens). C’est pourquoi dans le monde, les pays où les inégalités sont les moins grandes, où la part de la population sous le seuil de pauvreté est la plus basse, sont quasiment tous en Europe.

    Ce serait une économie de libre échange « naïve ». C’est pourquoi elle est la première puissance commerciale du monde, représente trois le volume d’échange de la Chine ou des Etats-Unis, avec un solde commerciale largement excédentaire.

    Sa monnaie, l’Euro serait un échec. C’est pourquoi elle est la deuxième monnaie de réserve mondiale et représente dix fois le Yuan. Que 48% des exportations européennes se font désormais en Euros plutôt qu’en dollars. Que les taux européens sont les plus bas du monde (avec le Japon). C’est pourquoi La Grèce s’y est accrochée comme une désespérée.

    L’Europe serait une « passoire ». Tout les malheureux de la terre y accourent. Il y avait déjà plus de 300.000 réfugiés par an en France en 1958, avant l’Europe, presque autant qu’aujourd’hui. C’est pourquoi Les Etats européens, malgré leurs divergences sur la crise des réfugiés et le droit d’asile, confient de plus en plus de responsabilité à Frontex, et ont laissé l’UE négocier avec la Turquie.

    L’Europe serait incapable de se défendre seule. C’est pourquoi la France seule dépense plus en budget militaire que la Russie. Les dépenses militaires européennes représentent le deuxième budget militaire mondial.

    L’Europe oublierait l’homme, ne jurerait que par le marché et l’économie. C’est pourquoi les écoles, la médecine, les universités y sont tant subventionnés, presque gratuites. L’espérance de vie y bat des records.

    Enfin l’Europe serait contre les Nations. C’est sans doute que les Nations  n’avaient pas tendance à se détruire entre elles. L’Europe les unit, et défend même les minorités nationales au sein de chaque nation. On oublie que les Etats-nations sont des inventions récentes, comme les passeports, et assez factices quand on regarde de près l’histoire, la culture et les frontières.

    Certes, l’Europe a beaucoup de défauts  et pourrait mieux faire dans beaucoup de domaines. Comme la démocratie. C’est pourquoi il faut des démocrates et des Européens pour s’en soucier. Sinon qui ? Et qui, ailleurs, dit mieux, ce que peut être une civilisation humaniste ?

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

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