Elections européennes : aux urnes citoyens

Près de 300 millions de citoyens européens sont appelés au vote ce dimanche pour les élections européennes. Elles ont déjà commencé aux Pays-Bas, en Tchéquie et au Royaume-Uni, elles continuent dans les autres pays ce dimanche.

L’assemblée, de 756 députés, sera renouvelée avec peut-être des surprises. Le groupe du PPE, qui regroupe les partis de droite et du centre droit, devrait conserver la première place. A l’issue, le choix du Président de la Commission européenne en remplacement de Jean-Claude Juncker. Aussi le choix des commissions parlementaires.

La gauche, incarnée par le S&D devrait, et en tout cas espère, avoir le deuxième rôle. Cela lui permit d’avoir la présidence du Parlement pendant un mi-mandat. Mais les groupes populistes ainsi que les libéraux espère lui prendre cette deuxième place.

Une recomposition du Parlement en cours

Le Parlement européen a un rôle essentiel pour des sujets cruciaux pour les citoyens. Citons notamment Erasmus, le Roaming, ou encore les lois en faveur de la protection des données. La recomposition actuelle pourrait amener à l’élection d’un large groupe populiste, mené notamment par le Rassemblement National et la Ligue de M. Salvini.

Trois institutions qui contrôlent l’UE, dont le Parlement

Il existe au sein de l’Union européenne trois institutions essentielles : la Commission européenne, le Conseil, et le Parlement. Ce dernier est notamment en première ligne pour le vote des Directives et Règlements européens. Ces textes peuvent régir une partie importante de la vie des citoyens français. Citons notamment les programmes réussis sur la fin du roaming et le programme erasmus qui permettent à des millions d’Européens de voyager et de communiquer au sein du marché unique.

Le Parlement, remodelé, pourrait proposer la modification des traités. C’est peut probable, et le PPE (centre droit) et le S&D (centre gauche) devraient continuer à dominer. Pour autant, et vue l’importance des dossiers, citons notamment la présidence de la commission et les accords de libre-échange, il est crucial que le Parlement européen ait une ligne claire.

La France divisée entre deux lignes

En France, deux positions s’affrontent, celle de Marine Le Pen et celle du Président. La première est eurosceptique et la deuxième veut plus d’intégration. Les deux sont données au coude à coude lors de ce scrutin.

Une ligne d’affrontement qui préfigure, peut-être, les conflits au Parlement européen. Une ligne nationaliste contre une liste européiste ? L’Europe mérite mieux que cela.

Citoyens, aux urnes !

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