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  • Le bac, c’est aussi chez les Français de l’étranger

    Dans l’Hexagone, les épreuves du baccalauréat arrivent à grands pas. Dans les réseaux Français de l’étranger, les épreuves ont parfois commencé ou sont planifiées comme c’est notamment le cas au Portugal, au Liban et à Pondichéry.

    Des épreuves conçues en France et corrigées numériquement

    Les lycéens Français de l’étranger font et feront l’objet d’épreuves qui sont conçues en France dans les cas où ils suivent le cursus de l’éducation nationale. Les thématiques seront naturellement, en raison du décalage horaire, différentes de celles de l’Hexagone.

    Une autre possibilité est de passer le baccalauréat international. Dans les cas français, les copies sont par la suite numérisées. Une dématérialisation qui commença dans les établissements de la zone Asie-Pacifique et qui concerne désormais 100% du réseau de l’AEFE, 30 000 élèves en première et terminale et 3000 enseignants. Il s’agit d’un système qui passe par un serveur sécurisé en France et qui permet de donner plus de temps aux correcteurs qu’avec l’acheminement classique.

    Un réseau d’excellence reconnu comme tel

    Le réseau Français de l’étranger se caractérise par ses excellents résultats au baccalauréat. En 2018 au sein du réseau AEFE par exemple, les résultats furent de 97,3 % de réussite dont 76 % avec mention. Un succès qui pousse parfois les élites locales à inscrire leurs enfants dans les établissements français, et ce notamment quand les lycées locaux sont parfois défaillants.

    Le Lycée français de New York

    Cela pose aussi la question de l’avenir des lycées, pour lesquels sont envisagées des hausses des subventions et une plus grande implication du secteur privé, et ce alors que le Président a annoncé son ambition de doubler le nombre d’élèves.

    Un nouveau bac pour 2021

    Une évolution pour les années futures sera le nouveau baccalauréat à partir de la promotion 2021. L’objectif, plus de contrôle continu, une filière unique pour l’enseignement général et un grand oral. Une petite révolution pour une vieille institution qui fera certainement l’objet de nombreux débats.

  • UE : 13 pays sur 28 en plein emploi

    UE : 13 pays sur 28 en plein emploi

    Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 7,6% en avril 2019, en baisse par rapport au taux de 7,7% de mars 2019 et au taux de 8,4% d’avril 2018.

    Le taux le plus bas depuis août 2008

    C’est le taux le plus bas enregistré dans la zone euro depuis août 2008. Dans l’ensemble de l’Union, le taux de chômage s’est établi à 6,4% en avril 2019, inchangé par rapport au taux de mars 2019 et en baisse par rapport au taux de 7,0% d’avril 2018. Il s’agit du plus faible taux enregistré dans l’Union depuis le début de la série mensuelle sur le chômage en janvier 2000.

    Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles au mois d’avril ont été enregistrés en République Tchèque (2,1%), en Allemagne (3,2%) et aux Pays-Bas (3,3%).

    13 pays sur 28 ont un taux de chômage inférieur à 5%. Les taux de chômage les plus hauts ont quant à eux été relevés en Grèce (18,5% en février 2019), en Espagne (13,8%) et en Italie (10,2%). La France, avec un taux de chômage de 8,7%, se situe toujours au-dessus de la moyenne de la zone euro.

    Notre pays figure au quatrième rang des pays à plus fort taux de chômage. Sur un an, le taux de chômage a baissé dans tous les États membres, à l’exception du Luxembourg et de la Pologne où il est resté stable, tandis qu’une augmentation a été enregistrée au Danemark (de 5,2 à 5,3%). Les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 20,6 à 18,5% entre février 2018 et février 2019), en Estonie (de 6,0 à 4,1% entre mars 2018 et mars 2019) et en Espagne (de 15,6 à 13,8%).

    À titre de comparaison, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 3,6%, en baisse par rapport au taux de 3,8% de mars 2019 et au taux de 3,9% d’avril 2018.

    Croissance : la France en-dessous de la moyenne

    Au cours du premier trimestre 2019, le PIB corrigé des variations saisonnières a progressé de 0,4% dans la zone euro et de 0,5% dans l’Union Européenne par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat. DE 0.2% seulement pour la France. Au cours du quatrième trimestre 2018, le PIB avait augmenté de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l’Union. Au cours du premier trimestre 2019, le PIB des États-Unis a progressé de 0,8% par rapport au trimestre précédent (après +0,5% au quatrième trimestre 2018). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 3,2% (après +3,0% au quatrième trimestre 2018)

    Sur le premier trimestre 2019, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,3% tant dans la zone euro que dans l’Union. Sur un an, la hausse est de 1,3% dans la zone euro et de 1,2% dans l’Union.

  • Qui  pour remplacer Ahmed Gaïd Salah en Algérie ?

    Qui pour remplacer Ahmed Gaïd Salah en Algérie ?

    Le report de l’élection présidentielle en Algérie était prévu. Aucun candidat sérieux n’était apparu, aucun consensus ne s’était dégagé. Cela pouvait faire le jeu du Général Salah, le confortant en son pouvoir, à la condition que la foule des manifestants se contentent des  boucs émissaires qui leur étaient offert, le plus emblématique étant le frère du presque immortel Bouteflika, son frère Saïd. Les hommes d’affaires proches de Bouteflika, et leur famille, comme Mahieddine Takhout (automobile et transports), Ali Haddad (BTP), Kouninef (génie civil), ont aussi été arrêtés. Mais cela n’a pas suffit à dédouaner Salah.

    Le Ramadan non plus n’a pas calmé les foules. Les protestataires savent que les corrompus désignés par le général sont de la même eau  que lui, ils appartiennent tous, sinon  au même clan, en tout cas au même « système ». Un Système qui a ruiné l’économie algérienne, qui consacre 25% de son budget à l’armée, celle-ci contrôlant, directement ou indirectement l’essentiel de l’économie, totalement tributaire des prix du gaz et du pétrole.

    Les manifestants ont déjà obtenu deux victoires : le départ de Bouteflika, le report de l’élection. Ce qui évite l’illusion d’une nouvelle marionnette en guise de changement. Et la constitution, deux fois ignorée, est de fait suspendue. Le pouvoir actuel en Algérie est donc un pouvoir de fait, celui de l’armée. Auparavant, si le régime, celui du FLN, celui de Bouteflika, s’appuyait sur l’armée, celle-ci n’était pas en première ligne. Les généraux, comme Gaïd Salah, s’enrichissaient, mais n’étaient pas les plus en vue, ni les plus voyants. Désormais, ils sont en pleine lumière.

    Et ils sont divisés. L’arrestation des généraux Tartag et Toufik, des services de renseignements, pouvoir rival de celui de l’armée, ne signifie pas une division au sein de l’institution militaire mais traduit une vraie crainte de la part de Salah. Etre débarqué et trahi comme il débarqua Bouteflika. Comme sa stratégie, celle d’apparaitre comme un chevalier blanc, a échoué, certains officiers le voient comme un obstacle à un retour à la normale. Il est  la prochaine cible des manifestants, la troisième victoire qu’ils attendent. Salah le sait, d’où sa réaction.

    D’autant militaires, moins politiques, veulent éviter un conflit entre le peuple et l’armée. Comme dans beaucoup de pays, ils adhèrent à cette idée que l’armée incarne le peuple et l’intérêt supérieur de la nation. Beaucoup d’officiers ne veulent pas être entrainés dans une répression. Cela, les manifestants le savent, car ce ne sont pas des islamistes qui manifestent, mais les enfants de ceux qui sont aux commandes du régime.

    Toute la difficulté est de trouver un remplaçant au Général Salah. Le problème était le même avec Bouteflika. Qui permettra d’assurer un équilibre entre les centres de pouvoir ? Qui permettra de calmer le jeu ? Qui ferait consensus au sein de l’armée ? Personne. A moins que quelques officiers, trop jeunes pour avoir trop profité des prébendes, ne se passe de l’autorisation de leurs ainés. C’est possible. Le prix du pétrole a baissé. Mauvais signe. Le mandat du Président par intérim Abdelkader Bensalah, qui n’a même pas osé se rendre au stade pour la remise de la coupe d’Algérie, se termine théoriquement le 9 juillet.

     

  • Coupe du monde : les Bleues enflamment le cœur des Français(e)s

    Près de 10 millions de téléspectateurs sur TF1 avec 44% de part d’audience, 11 millions si l’on ajoute le score sur Canal +, le match inaugural de la coupe du monde féminine dans un Parc des Princes archi-comble a réuni au-delà de toutes les espérances.

    Remportant très facilement, 4-0, le match contre les Sud-Coréennes, les Françaises qui bénéficient d’une couverture médiatique inédite pour une équipe féminine, sont en train déjà de réussir un pari de taille : faire entrer le football féminin dans le cœur des Français.

    Les Bleues ont continué mercredi 12 juin sur leur belle lancée en battant la Norvège 2-1. Elles semblent en bonne voie pour se qualifier pour les 8èmes de finale.

    Le football féminin populaire aux Etats-Unis, jusqu’ici beaucoup moins en France

    Aux Etats-Unis, dont l’équipe est largement favorite de cette compétition, le football féminin est populaire, et depuis longtemps. 3 titres mondiaux et 4 médailles olympiques, les joueuses ont su faire du « soccer » féminin un vrai succès sportif et populaire quand il est resté – relativement- anecdotique chez les boys.

    Jamais sous la 2ème place du classement FIFA depuis leur apparition lors des JO d’Atlanta en 1996, les joueuses américaines peuvent compter sur une fédération impressionnante avec plus de 15 millions de joueuses, soit la moitié des joueuses dans des clubs dans le monde.

    En France en revanche, la greffe a mis plus longtemps à prendre. Les différences salariales avec les bleus sont

    Amandine Henry

    d’ailleurs criantes. La capitaine Amandine Henry est rémunérée 360 000 € par an. Une somme importante mais infiniment moindre que ses homologues masculins Griezmann ou M’Bappé. Surtout, de nombreuses joueuses ne peuvent pas vivre de leur sport.

    Une coupe qui est déjà un succès sur les écrans et dans les stades

    La quasi-totalité des matchs affichent complet ou de très forts taux d’affluence. Nul doute que le match France-Norvège mercredi 12 juin sur TF1 à partir de 21 heures sera particulièrement suivi, ce qui a d’ailleurs poussé la première chaine à très significativement augmenter le coût des spots publicitaires.

    Dans le sport comme dans de nombreux secteurs, l’argent est le nerf de la guerre. Accompagné de l’engouement populaire naissant, il pourrait faire du football féminin français un nouveau pilier du sport hexagonal. Avec en ligne de mire bien sûr une victoire à la coupe jouée à domicile.

  • Début de la campagne pour la succession de Theresa May

    Début de la campagne pour la succession de Theresa May

    Les principaux candidats à la tête du Parti conservateur britannique, et donc au poste de Premier ministre, ont lancé leur campagne officielle pour succéder à Theresa May et mener à bien le Brexit.

    Le grand favori, l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, s’est engagé à réduire les impôts des classes moyennes et supérieures.

    Sa promesse de relever de 50 000 livres (56 000 euros) à 80 000 livres (près de 90 000 euros) par an le seuil à partir duquel les travailleurs commencent à payer 40% d’impôt sur le revenu fait lundi la une de la presse britannique.

    Le coût de cette mesure est estimé à 9,6 milliards de livres (10,8 milliards d’euros) par an, et serait financé par l’argent mis de côté dans le budget pour faire face aux conséquences du Brexit, rapporte le Daily Telegraph.

    Onze candidats espèrent succéder à Theresa May à la tête du Parti conservateur dont celle-ci a officiellement démissionné vendredi, n’ayant pas réussi à fédérer les Britanniques derrière son plan de sortie de l’Union européenne.

    Les candidats doivent être soutenus par huit autres parlementaires conservateurs, un seuil quatre fois plus élevé que par le passé. Les parlementaires conservateurs procéderont ensuite à plusieurs tours de scrutin pour réduire le nombre de candidats.

    Outre Boris Johnson, partisan d’un durcissement des négociations avec Bruxelles et d’un Brexit d’ici au 31 octobre quelles que soient les circonstances, le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt, partisan d’une approche plus souple vis-à-vis de Bruxelles, figure parmi les favoris.

    Lundi, Jeremy Hunt a dit espérer un nouvel accord avec l’UE, ajoutant que si cela n’était pas possible, il quitterait sans accord l’Union « le cœur lourd ».

    « D’après mes conversations avec les dirigeants européens, il est clair pour moi qu’un accord doit être conclu, ils veulent que nous formulions des propositions », a-t-il dit.

    Dominic Raab, qui défend une ligne dure, mène sa campagne sur le thème « Bâtir une Grande-Bretagne plus juste ».

    Johnson ne veut pas payer la facture

    Il a déclaré lundi que le Royaume-Uni devrait quitter l’UE le 31 octobre même si cela signifie un retour aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

    « Nous ne serons pas pris au sérieux à Bruxelles si on ne dit pas clairement que nous nous en tiendrons aux conditions de l’OMC au cas où l’UE refuserait de bouger », a-t-il dit.

    Il a cependant assuré souhaiter un accord afin d’assurer le Brexit d’ici la fin octobre. « Je suis le Brexiter sur lequel vous pouvez compter. Je veux un accord mais si l’obstination de l’UE nous force à partir (aux conditions de l’OMC) nous pourrions puiser dans les 39 milliards de livres budgétisés pour l’accord de Brexit pour aider les entreprises à traverser ce qui constitue sans aucun doute une transition. »

    Matt Hancock, qui exclut de quitter l’UE sans accord, a promis quant à lui un « nouveau départ » pour le pays, avec une campagne favorable aux entreprises, visant à atteindre de nouveaux électeurs chez les jeunes.

    Andrea Leadsom a proposé, elle, « une sortie contrôlée » de l’UE et le ministre de l’Intérieur Sajid Javid a souligné que sa priorité était un Brexit avec accord.

    Boris Johnson a menacé ce week-end de ne pas payer la facture du Brexit s’il devient Premier ministre, dans le but d’obtenir un meilleur accord de sortie de l’Union européenne, ce qui lui a valu dimanche une réponse cinglante de la France.

    « Je pense que nos amis et partenaires doivent comprendre que l’argent sera conservé jusqu’à ce que nous soyons plus au clair sur ce qui nous attend. Pour obtenir un bon accord, l’argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant », a-t-il déclaré au Sunday Times.

    La « facture du Brexit » correspond à la part des engagements financiers que Theresa May a accepté en décembre de verser aux prochains budgets européens, soit une somme de 35 à 39 milliards de livres (39 à 44 milliards d’euros).

    Ne pas acquitter cette facture, c’est comme faire défaut sur sa dette souveraine, a estimé la France.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Tensions à Hong-Kong autour d’une loi polémique

    Tensions à Hong-Kong autour d’une loi polémique

    Plus d’un million de personnes ont manifesté à Hong-Kong contre une loi d’extradition vers la Chine extrêmement controversée et ce alors que se déroulent les commémorations du 30ème anniversaire de Tian’anmen. Forte de 25 000 résidents, la communauté française sur place est vigilante. Rencontre et explications avec Catya Martin, élue consulaire et rédactrice en chef du magazine francophone

     

    Depuis la rétrocession à la Chine en 1997, Hong-Kong bénéficie d’un statut particulier pour 50 ans « Un pays, deux systèmes ». Les tensions sont aujourd’hui palpables entre cette ancienne colonie britannique et l’empire du milieu. Les pressions sont fortes pour imposer, bien en avance, de nouvelles règles.

    Carrie Lam, Cheffe de l’exécutif de Hong-Kong

    La Cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, est confrontée à une contestation de masse et unique depuis les manifestations de Tian’anmen en 1989 où près de 1,5 millions de personnes avaient manifesté. Le 10 juin, ce sont près de 1 million de personnes qui ont protesté contre la loi d’extradition proposée par le parlement hongkongais (LegCo).

    « Cette mesure concerne tous les résidents, expatriés inclus. »

    Cette loi permettra à la Chine continentale de demander à Hong-Kong l’extradition de toutes personnes considérées

    Catya Martin – Elue consulaire Hong-Kong et Macao

    comme suspects et donc jugées en Chine, en dehors du cadre législatif local. Les Hongkongais craignent, avec cette loi, une véritable remise en cause de leurs libertés. Cette mesure concerne tous les résidents, expatriés inclus.

    C’est un climat d’inquiétude qui s’instaure pour tous. Le territoire de Hong-Kong a toujours été considéré comme une porte vers la Chine avec une réelle sécurité juridique et économique permettant à chacun de pouvoir vivre en toute sérénité. La présence renforcée de la Chine, bien avant 2047, se fait sentir chaque jour de plus en plus.

    Cette loi peut aussi avoir un impact sur les accords bilatéraux signés par Hong-Kong (ex. les mesures de rétorsions US contre la Chine pourraient être élargies le 20 juin à Hong-Kong ?

    « Si les élus utilisent leur temps à bon escient, et qu’il leur en faut plus, il y aura la possibilité d’envisager une rallonge. Cependant, s’ils utilisent leur temps pour créer le chaos, je réduirais le temps de débat » Andrew Leung, Président du Parlement

    Le débat pour cette loi, au parlement, a été réduit à 61 heures, permettant qu’elle soit votée et en vigueur le 20 juin. « Si les élus utilisent leur temps à bon escient, et qu’il leur en faut plus, il y aura la possibilité d’envisager une rallonge. Cependant, s’ils utilisent leur temps pour créer le chaos, je réduirais le temps de débat », a indiqué, Andrew Leung, le Président du parlement (LegCo).
  • Vacances d’été, les Français en pointe.

    Vacances d’été, les Français en pointe.

    Entre 1964 et 2018, la proportion de Français qui partent chaque année en vacances est passée, selon l’INSEE, de 43% à 66%. Les personnes nées entre 1940 et 1944 ont été les premières à connaître un fort taux de départ. L’habitude de partir en vacances s’est ensuite diffusée de génération en génération. Actuellement, ce sont les jeunes retraités qui partent le plus. L’arrivée progressive des générations nombreuses des baby-boomers à l’âge de la retraite devrait conforter ce « tourisme des seniors » dans les années à venir.

    Plutôt la mer

    Pour leurs vacances d’été, les Français privilégient nettement le bord de mer, où ils passent 46% de leurs nuitées. Ils résident majoritairement en hébergement non marchand (chez la famille, les amis ou dans leur résidence secondaire). Leurs activités favorites sont la promenade, la plage, ainsi que la visite de villes, de monuments ou de sites naturels.

    Selon une étude de l’IPSOS, en 2019, 69% des Français (stable par rapport à 2018) ont annoncé leur volonté de départ en vacances cet été contre 63% des Européens (soit -1 point par rapport à 2018). Le taux le plus élevé est enregistré en l’Autriche (70%). Avec une moyenne de deux semaines, les Français sont les Européens qui partent le plus longtemps durant les vacances d’été.

    À l’échelle mondiale, ils sont devancés par les Brésiliens qui comptent partir 2,2 semaines. 17% des Français pensent partir au moins trois semaines durant l’été 2019, 39% deux semaines et 29% au maximum une semaine.

    Longues vacances pour les Français et les Brésiliens

    En 2019, les Français devraient consacrer pour leurs vacances, en moyenne 2 201 euros (+10 % par rapport à 2018). Ils sont précédés par les Allemands (2 467 euros). En moyenne, les Européens devraient dépenser 2019 euros. 56% des Français partiront en vacances en France. Ce choix national est le plus élevé d’Europe.

    Après l’Hexagone, les destinations favorites des Français sont l’Espagne (16%) suivie par l’Italie (10%) et le Portugal (7%). 62% des vacanciers préfèrent le littoral contre 24 % la campagne et 23 % la montagne. Ces dernières années, la campagne et la montagne progressent dans les destinations de Français. 71 % des Français comptent se déconnecter cet été et plus particulièrement se déconnecter d’Internet.

    Au niveau européen, la France se positionne en deuxième position (après le Royaume-Uni) dans le classement des pays qui se déconnectent le plus (76%). 15% déclarent avoir déjà fait du tourisme écologique, axé sur la découverte et le respect de la nature, en évitant les activités touristiques entraînant des nuisances pour l’environnement (notamment le transport).

    2200 euros en moyenne

    Pour leurs vacances, les Français privilégient à 44%, la location de résidence saisonnière. Ce mode d’hébergement, au niveau des préférences, est en progression depuis plusieurs années (3 points pour la seule année 2018). La moyenne européenne s’établit, quant à elle, à 34%. Les Européens, les Américains et les Brésiliens choisissent l’hôtel comme principal mode d’hébergement.

    Les jeunes Français de moins de 35 ans anticipent moins leurs vacances (26% réservent moins d’un mois à l’avance) que les seniors de 65 ans (seulement 15%). Plus d’un tiers des seniors de plus de 65 ans (32%) favoriseront une destination estivale qu’ils connaissent déjà alors que le critère le plus important pour les moins de 35 ans repose sur le choix des activités sur place (27%). L’étude démontre que les « millennials » français préparent leurs vacances en utilisant les possibilités offertes par Internet. Ainsi, ont-ils recours aux avis des autres voyageurs (13% contre 6% des séniors) et aux photos présentes sur Internet (11% contre 3%). Ils privilégient à 71% les locations saisonnières sélectionnées sur Internet. 39% pratiquent l’échange gratuit. 38% ont déjà loué une chambre chez l’habitant contre 22% pour les autres Français.

    Aventures et assurances

    94% des Français déclarent disposer au moins d’une garantie d’assurance pour partir en vacances, soit un taux de couverture supérieur à la moyenne européenne (85%). Les éléments essentiels d’une assurance voyage pour les Français sont le transport médical d’urgence (63%), l’annulation de voyage (59%), et la couverture médicale (56%). Pour voyager en dehors de leur propre pays, les Européens continuent à privilégier la France, l’Espagne et l’Italie. En 2019, la France est la destination privilégiée par 32% des Belges et par 12% des Espagnols.

    En France, Disneyland est le premier site payant visité par les touristes. Ce parc devance le Musée du Louvre et le Domaine du Château de Versailles.

  • Forum Expat : Polémiques et départs des partenaires historiques

    Forum Expat : Polémiques et départs des partenaires historiques

    Le salon Forum Expat ouvre ses portes ce mercredi 12 juin à Paris.
    Source d’inspiration pour de nombreux Français de l’étranger, il fut longtemps la première démarche du parcours de l’expatriation. De nombreux acteurs du monde associatif, du travail, de la société civile se donnaient rendez-vous chaque année à ce salon.

    Et patatras… Cette édition 2019 est marquée par le départ des partenaires historiques : le réseau des CCI-FI, l’UFE et même nos confrères de Françaisaletranger.fr qui ont été remplacés par Le Petit Journal.

    Certains accusent le groupe Le Monde de  dérive commerciale autour de cet évènement. En effet, on note que  la régie publicitaire du groupe Le Monde a pris pleinement en charge l’organisation du Forum et non des professionnels de l’univers de la mobilité internationale.

    D’autres font mettre plutôt en avant la situation financière des Chambres de Commerces qui sont des sociétés de droit privé dans leurs pays d’accueil. Nombreuses sont celles au bord du dépôt de bilan. Les autorités de tutelle et les acteurs de ces chambres de commerce ont peut-être simplement décider d’arrêter de mettre la main au pot. Tandis que l’UFE pâtît du retrait progressif de son ancien président et fondateur du Groupe Accor, Gérard Pelisson et du financement qui lui était lié. En sus, les grands foyers de membres de cette association se sont dispersés, aujourd’hui l’UFE Algarve (2500 membres) est le dernier grand bastion de cette association classée comme proche des LR.

    Sur le contenu de ce Forum, on constatera surtout que seuls le Canada et Pôle emploi ont poursuivi leur participation comme partenaires.  Les pays et les réseaux de services locaux  mis en avant ne semblent pas être les pôles d’attraction naturels des français, comme la Belgique, le Maroc, le Royaume-Uni, le réseau BNP présent dans de nombreux pays, mais plutôt ceux ayant envie de les attirer comme le Bahrein ou HSBC, les sponsors de l’année.

    Mais peut-on demander une indépendance absolue a un évènement privée, aux coûts importants.

    Il a déjà le mérite d’exister.

  • Education à l’étranger, rencontre avec le député El Guerrab

    Education à l’étranger, rencontre avec le député El Guerrab

    Les questions de l’enseignement Français à l’étranger font l’objet de nombreux débats, rencontre avec le député des Français de la 9ème circonscription des Français hors de France M’jid El Guerrab

     

    Lesfrancais.press: Le Secrétaire d’Etat Lemoyne a récemment annoncé 31 millions d’Euros supplémentaires pour l’AEFE. Etes-vous satisfait de cette annonce et pensez-vous qu’elle sera suffisante?

    M’jid El Guerrab (Député des Français résidant en Afrique du Nord et de l’Ouest) :  Je voudrais tout d’abord préciser que le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne n’a pas annoncé un rebasage de la dotation pour charges de service public de 31 millions : en réponse à ma question, il a simplement précisé que ces 31 millions supplémentaires étaient demandés conformément à l’une des recommandations du rapport des inspections générales. J’espère, bien entendu, que Bercy répondra favorablement à cette demande mais, en revanche, force est de constater que cela ne fera passer l’AEFE que d’un état d’urgence absolue à un état d’urgence relative. Mais j’avoue que j’ai la naïveté de penser que c’est le politique qui prime et non Bercy… En tout cas, la volonté politique est là et en cela je salue cette annonce ! 

    En effet, ces 31 millions permettront de mettre fin au déficit structurel de l’agence, mais cela ne sera que temporaire car les pensions civiles continueront à augmenter du fait de ce qu’on appelle le « glissement vieillesse technicité » et viendront à nouveau impacter négativement le budget de l’AEFE. J’appelle, comme ma collègue Samantha Cazebonne, qui a produit un travail titanesque sur l’AEFE, à faire évoluer le décret 2002-22 qui régit les modalités de détachement des personnels résidents et expatriés et à ouvrir la réflexion sur la création d’un statut unique de l’enseignant détaché. Je suis attaché à l’école de la République et au service public fait par des agents publics même à l’étranger… 

    De nombreux parents sont agacés de coûts qu’ils jugent prohibitifs et en régulière hausse, il y a par ailleurs de fortes disparités selon les Lycées Français, pensez-vous que l’AEFE devrait plus fortement « encadrer » ceci? A l’inverse, Nathalie Loiseau que nous avons récemment interrogé nous a indiqué être favorable à une plus grande implication de fondations et d’acteurs privés, est-ce également votre cas?

    M’jid El Guerrab (Député des Français résidant en Afrique du Nord et de l’Ouest) : Je comprends que les parents puissent être agacés par des augmentations d’écolage régulières et parfois très importantes, surtout quand ils n’ont aucune visibilité sur celles-ci alors que la scolarisation d’un enfant représente un engagement financier sur 15 ans. La plupart des familles en ont plus d’un ! Faites le calcul.

    Aujourd’hui, l’AEFE fait du pilotage à vue car elle ne connait sa dotation pour charges de service public qu’année après année et n’a d’autre levier que de répercuter le désengagement progressif de l’Etat sur les établissements et donc sur les familles. Il me parait essentiel que l’Etat ait un vrai plan pluriannuel de soutien de l’AEFE et que l’évolution de la dotation budgétaire soit corrélée à la croissance du réseau des établissements en gestion directe et conventionnés. Il est essentiel aussi que l’agence recouvre sa capacité d’emprunter, afin de ne plus avoir à constituer des fonds de réserve alimentés par les écolages pour autofinancer les projets immobiliers des EGD. Quant aux disparités d’écolage qui existent dans le réseau, elles ne sont pas étonnantes vu la diversité des établissements qu’on y retrouve et le coût de la vie dans les différentes zones géographiques. En revanche, il me parait essentiel que, lors du suivi d’homologation, il y ait une analyse fine de la gouvernance des établissements en matière d’augmentations d’écolage, en particulier pour les établissements partenaires à but lucratif qui se développent à travers le monde et qui pourraient être tentés d’augmenter les écolages pour satisfaire leurs actionnaires.

    Sur les fondations et autres investisseurs privés, il faut faire très attention à une forme de volonté d’ouverture déraisonnable ! L’école n’est pas un bien de consommation comme un autre et on n’investit pas dans l’avenir de nos enfants comme dans un commerce avec des indicateurs de rentabilité classique. Faire de nos enfants des citoyens du monde éclairés et ayant acquis les savoirs de base, ne se fait qu’à la condition d’aimer l’éducation et d’aimer élever les consciences civiques. Même en tant qu’investisseur, cela doit être une vocation… 

    Dernière chose, je me fais un point d’honneur à me battre pour l’école publique, le service public, et je trouve qu’il faudrait dans cette mesure que les personnels encadrants soient soumis à une forme de modération salariale et de transparence. Certains salaires sont exorbitants, supérieurs au salaire du Président de la République ! Dans le service public de l’école, c’est incompréhensible. Les familles ne comprennent pas. 

    Votre circonscription est dotée d’un des plus importants réseaux d’écoles de langue française, le syndicat SNES a lancé un préavis de grève pendant les épreuves du bac, est-ce un sujet d’inquiétude parmi les parents de votre circonscription et comprenez-vous notamment les inquiétudes du corps enseignant concernant le non renouvellement de nombreux détachements?

    M’jid El Guerrab (Député des Français résidant en Afrique du Nord et de l’Ouest) : Un préavis de grève pendant les épreuves du baccalauréat est évidemment quelque chose qui inquiète les familles. Se préparer à un examen est déjà anxiogène, avec un préavis de grève, ça rend les révisions encore plus difficiles. Beaucoup de parents m’ont faire part de leur incompréhension devant cet appel à la grève car, parmi les motifs avancés par le SNES-FSU, il y a la dénonciation d’une carence des moyens qui s’aggrave et de future coupures de postes. Je le comprends. Mais ce sont les familles qui sont directement impactées et pour lesquelles ça se reflète par des augmentations d’écolage et un recours à des recrutés locaux qui n’ont pas toujours la formation adéquate. Certains enseignants dans nos écoles maîtrisent très mal la langue française… Vous avouerez que c’est inquiétant. 

    Pour les familles que j’ai rencontrées, faire grève alors que les élèves doivent passer le baccalauréat, c’est dans ce contexte les condamner à une double peine ! Maintenant, bien sûr, je comprends les inquiétudes des enseignants concernant les refus de renouvellement de détachement des enseignants résidents et je suis heureux que nous ayons pu, avec l’appui de nombreux parlementaires et l’investissement du ministre, débloquer les différents dossiers. Je sais qu’il reste encore quelques refus à travers le réseau, peu de résidents mais d’assez nombreux enseignants en détachement direct qui sont les grands oubliés et auxquels j’apporte mon soutien. J’ai eu la réponse du ministre Jean-Michel Blanquer par écrit et en Commission : il sera donné suite aux recours gracieux que ces enseignants ont fait.

  • Mr Bacchus, curator de la semaine

    Mr Bacchus, curator de la semaine

    Christopher Michaut, aka @Mr.Bacchus, est un curateur digital. Jeune parisien passionné d’histoire de l’art, il collabore avec de nombreux musées en France et à l’étranger, dont il promeut les collections permanentes ou temporaires. L’esthétique créative et pointue de son compte Instagram, exclusivement dédié aux Maîtres de la peinture, lui a permis de rapidement se faire un nom et d’attirer un nombre croissant followers. Mr Bacchus est ainsi désormais invité aux foires et aux grands événements artistiques du monde de l’art, où, muni de son Iphone, il partage les oeuvres qu’il aime sur les réseaux sociaux. Il est journaliste digital, ou « instagrammeur ».

     « Mu par l’exploration et l’onirisme, je m’entoure d’art, de nature, d’artistes, j’apprends à voir le monde à travers le filtre du beau. Pour moi, l’art est une expérience immersive, qui a la capacité de révéler au spectateur un monde infini de possibles. »

     

    Une collection exclusive pour The Curators

    Inspirés par une peinture classique dont ils cherchent à réinterpréter les codes, Clément Louis, Robin Petier et Patrick Byrnes sont les trois artistes choisis par Mr Bacchus pour représenter son univers. « Ils rendent chacun hommage au corps humain d’une manière différente. L’un est symboliste, le second expressionniste, et le troisième réaliste. Ils partagent un même désir de transcender le réel pour offrir au spectateur une vision moderne et sans compromis des contrastes qui nous opposent. »

     

    Découvrez la collection de Mr Bacchus x The Curatorssur la plateforme :

     

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