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  • France – Nigéria ! Fiers d’être BleuEs

    Tous les sélectionneurs du monde maitrisent les arcanes d’une compétition avec une phase de groupes en trois matchs, dont une phase à élimination directe où l’équipe jouera sa tête à chaque sortie.

    La 3e rencontre, si tout ne s’est pas trop mal passé avant, représente donc le seul créneau pour accorder du temps de jeu à des remplaçants usant les bancs et rongeant leur frein depuis plusieurs matchs.

    Cela s’applique aux Bleues comme Corinne Diacre qui dans cette Coupe du monde 2019 en France après avoir disposé de la Corée du Sud (4-0) puis de la Norvège (2-1), elles affrontent le Nigeria, ce lundi soir à Rennes, en étant déjà qualifiées pour les 8es de finale.

    On pense malgré tout un petit peu à la suite de la compétition.

    C’est donc sans surprise que la sélectionneuse a annoncé, dimanche en conférence de presse de veille de match, « quelques changements » dans son onze de départ. Au motif que : « On (le staff technique de l’équipe de France) prend en compte l’état de forme des joueuses. Surtout, on pense malgré tout un petit peu à la suite de la compétition, pas très loin, tout simplement au 8e de finale. » L’idée étant donc à la fois de reposer les plus fatiguées tout en concernant celles qui pourraient, dans un proche avenir, faire pencher le destin du bon côté en entrant en cours de match. Mais alors, quels changements ?

    Entrée en cours de match par deux fois dans ce premier tour en tant qu’arrière latérale, un coup à gauche pour suppléer Amel Majri face à la Norvège, un coup à droite en relais de Marion Torrent contre la Norvège, récupérant au passage le brassard de capitaine, signe de la considération que lui porte malgré tout Corinne Diacre, c’est encore à droite qu’Eve Périsset débutera la rencontre de lundi soir, pour laisser Torrent récupérer de ses (nombreux) petits bobos, dont celui au genou qui aura permis à son équipe d’obtenir un penalty salvateur devant les Norvégiennes. Pour le reste, la sélectionneuse conservera en l’état son socle défensif, avec Sarah Bouhaddi dans les cages, Wendie Renard et Griedge Mbock en charnière, et Amel Majri à gauche.

    Les Bleues, déjà qualifiées pour les huitièmes de finale, disputent ce lundi soir à Rennes leur dernier match de poule face à la meilleure équipe d’Afrique.

    Voici 5 chiffres collectés par nos confrères du Parisien à connaître avant la rencontre :

    1

    Il n’y a qu’un seul précédent face aux Nigérianes en Coupe du monde. Il y a huit ans, lors du Mondial allemand, la France s’était difficilement imposée 1-0 grâce à un but de Marie-Laure Delie sur un centre d’Eugénie Le Sommer.

    8

    Lors de leur dernier match amical contre le Nigeria, en avril 2018, les coéquipières d’Amandine Henry ont fait le grand huit sans encaisser le moindre but (8-0). Avec entre autres un triplé de la Montpelliéraine Valérie Gauvin et des buts de Le Sommer et Thiney.

    Eugénie Le Sommer

    @ELS_9_FRANCE

    FOCUS ?⚪️? Dernier match de poule demain contre le Nigéria ?? Hâte de retrouver le public breton ?

    9

    Si les joueuses de Corinne Diacre s’imposent au Roazhon Park et réalisent neuf points sur neuf, ce sera la première fois que les Bleues remportent leurs trois matchs de poule en trois participations à une phase finale de Mondial. En 2011, les Françaises avaient gagné leurs deux premières rencontres avant de buter sur l’Allemagne, pays hôte de la compétition.

    14

    Le France-Nigeria d’avril 2018 a marqué le début d’une série (en cours) de 15 matchs consécutifs (amicaux ou Mondial) disputés dans l’Hexagone en quatorze mois. Avec un bilan de 14 victoires pour une défaite (0-1 contre l’Allemagne à Laval le 28 février dernier).

    38

    C’est le classement Fifa des Nigérianes, qui jouent lundi soir leur qualification. Lors de leur deuxième match, les Super Falcons ont battu la Corée du Sud (2-0), pourtant 14e nation sur l’échiquier planétaire.

    Equipe de France ⭐⭐

    @equipedefrance

    Entraînement veille de Nigéria⚡️France ????

  • Gilets Jaunes – Retour de la violence – VIDEO embed les manifestants

    31 samedi que les Gilets jaunes manifestent dans les rues de France cependant force est de constater que leur mouvement s’étiole depuis plusieurs semaines. Un noyau dur, radicalisé, tente de « tenir bon » à la veille de l’été.

    La mobilisation nationale a, donc, été estimée à 7000 participants dont 950 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Ils étaient 10 300 participants dont 1100 en Ile-de-France la semaine dernière.

    Toulouse – des heurts

    Plus d’un millier de « gilets jaunes » se sont rassemblés samedi à Toulouse mais ont rapidement été dispersés par les forces de l’ordre qui ont chargé quelques minutes après le départ du cortège. Comme pour Montpellier la semaine dernière, un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour faire de Toulouse la « capitale » nationale du mouvement pour ce 31e acte.

    « On avançait joyeusement, on chantait, et d’un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège », raconte Bastien, les yeux rougis. Plusieurs autres manifestants ont livré un récit similaire. En quelques secondes, sous un épais nuage de gaz lacrymogène, le cortège s’est dispersé. Des passants, dont des familles avec enfants, paniqués, ont couru se réfugier dans les commerces environnants.

    La place du Capitole interdite

    Mireille et son mari, tous les deux retraités et « gilets jaunes » de la première heure, sont choqués. « Je n’ai raté aucune manifestation depuis le début du mouvement (le 17 novembre, ndlr), mais en général je me retire vers 16H00, avant le début de la castagne », dit la septuagénaire, une canne à la main. « Qu’est-ce qu’ils nous veulent ? Pourquoi tant de violence ? », s’émeut-elle, encore essoufflée d’avoir couru pour se mettre à l’abri.

    Ce samedi se tient à Toulouse une grande braderie des boutiques du centre-ville, destinée justement à redynamiser l’activité commerçante, durement touchée par le mouvement des « gilets jaunes ». La préfecture a une nouvelle fois interdit aux manifestants l’accès à la place du Capitole, où va être retransmise ce soir, sur écran géant, la finale du Top 14 entre le stade Toulousain et l’ASM Clermont Auvergne.

    PARIS – retour des gaz lacrymogènes

    À Paris, le cortège est parti de la place de la Bastille en fin de matinée en direction du XVIIe arrondissement et de la place du Maréchal Juin.

    Plusieurs heurts ont eu lieu à l’arrivée, près de la porte de Champerret. Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre ont repoussé les manifestant avec des gaz lacrymogènes et des tirs de grenades GLI-F4. Une autre vidéo montre des policiers charger des manifestants dans la fumée des gaz lacrymogènes.

    VIDEO – EMBARQUEMENT POUR 3 HEURES DE MANIFESTATION

    https://www.youtube.com/watch?v=bycVc6zJg2s

  • 2 mois après l’incendie : Première messe à Notre-Dame

    En aube mais avec un casque de chantier, l’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a célébré samedi la première messe à Notre-Dame depuis l’incendie qui a partiellement détruit la cathédrale il y a deux mois, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Assurant que la cathédrale était « toujours vivante », le prélat a commencé son office à 18H00 devant un comité restreint d’une trentaine de personnes, composé pour moitié de prêtres et réuni dans la chapelle située juste derrière le chœur. Cette chapelle de la Vierge abritait la Couronne d’épines, un des trésors de la cathédrale aux yeux des catholiques, sauvée des flammes la nuit du sinistre.

    Dans son homélie, Mgr Aupetit a affirmé que Notre-Dame était avant tout un lieu de foi, alors que l’incendie qui a ravagé l’édifice le 15 avril avait soulevé une vague d’émotion bien au-delà de la seule communauté des croyants.

    « Cette cathédrale est un lieu de culte, c’est sa finalité propre et unique. Il n’y a pas de touristes à Notre-Dame », a-t-il déclaré dans un édifice encore profondément marqué par le sinistre.

    Au dessus du choeur, interdit d’accès, des filets pendent, quelques pierres dans leur toile. Des gravats jonchent encore le sol mais les stalles sont intactes. La lumière de la fin d’après-midi baigne les pierres du pignon sud.

    Affirmant que cette cathédrale « s’effondrerait » sans la présence du Christ, Mgr Aupetit a dénoncé « l’ignorance abyssale de nos contemporains » en matière de religion, qu’il a attribuée à « l’exclusion de la notion divine et du nom même de Dieu dans la sphère publique » au nom de la laïcité.

    « Avons-nous honte de la foi de nos ancêtres ? Avons-nous honte du Christ ? », a-t-il lancé.

    Les communiants s’étaient retrouvés peu avant 18H00 dans le chemin de déambulation. Dans l’assistance, outre Mgr Aupetit et le recteur de Notre-Dame Mgr Patrick Chauvet, se trouvaient des chanoines, des bénévoles et des personnes travaillant sur le chantier et des employés du diocèse de Paris.

    Le diocèse avait prévenu qu’il ne pouvait y avoir de fidèles à l’intérieur, « pour des raisons évidentes de sécurité ». L’office est toutefois retransmis en direct par la chaîne catholique KTO pour que les « chrétiens puissent y participer et communier ».

    La date de cette messe a été choisie en lien avec la fête de la Dédicace, qui commémore la consécration de l’autel de la cathédrale.

    Aux alentours du parvis, encore fermé au public pour des raisons de nettoyage, de nombreux badauds et équipes de journalistes étaient présents.

    Depuis l’incendie, entre 60 et 150 ouvriers s’affairent sur le chantier, continuant d’évacuer les gravats et de stabiliser la structure. Le monument est toujours dans sa phase de consolidation.

    Le président Emmanuel Macron s’est engagé à ce que le monument soit rebâti d’ici cinq ans.

  • Appel au Sommet pour les deux rives de la Méditerranée.

    Ils seront là, à Marseille, les 23 et 24 juin prochain, au chevet de la Méditerranée. France, Italie, Espagne, Malte et Portugal pour la rive nord ; Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie pour la rive nord.

    Soit, il ne s’agit que de la Méditerranée Occidentale. C’est déjà quelque chose. L’Union pour la Méditerranée ayant montré ses limites, il fallait reprendre une initiative, au risque de limiter ses ambitions. Aussi Emmanuel Macron, mettant ses pieds dans les pas de ses prédécesseurs, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui avaient peut-être vu trop grand, a repris l’idée du « Dialogue 5+5 », des rencontres plus ou moins régulières entre les dix pays de la Méditerranée occidentale.

    Chacun des dix pays sera représenté par une délégation menée par un représentant de la société dite civile, choisie par les gouvernements (pour la France Patricia Ricard, Présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard). Cinq thèmes ont été retenus : culture, jeunesse et éducation, environnement, énergie, économie.

    Cette fois, ont été invités l’Union Européenne et l’Allemagne, pour éviter qu’elles ne sabotent l’initiative, comme cela s’était passé pour la création de l’Union Pour la Méditerranée. S’y ajoutent la Banque Européenne d’Investissement, la Banque Mondiale, l’OCDE, la BERD, et bien évidemment l’Union Pour la Méditerranée, qui traine sa nostalgie.

    Les thèmes ont été choisis pour éviter les questions qui fâchent. Pas les migrations, pas la démocratie, ni les droits de l’homme, la criminalité organisée, la drogue, les dépenses d’armement, le terrorisme, les droits des femmes, la corruption, la liberté de la presse ou autre. Silence, vaguement en aparté. Un rien pourrait vexer. Se taire, parfois, peut permettre d’être utile.Et puis qui aurait l’auréole assez large pour donner des leçons et des conseils aux autres ?

    Avant de parler des sujets qui fâchent, il y une urgence : Sauver la Méditerranée. Car la Méditerranée, se meurt.

    150 millions de riverains, 175 millions dans vingt ans, sans compter les 275 millions de touristes, alors que 31% des villes de plus de dix mille habitants qui vivent sur ses rives n’ont pas de station d’épuration. 5000 km de littoraux seront urbanisés en plus d’ici 2025. 85% des déchets de la Méditerranée viennent de la terre,et 95% des déchets sur les plages et en Mer sont du plastique.Dans cette eau plastique,l’écosystème est partout en péril, 20% des espèces de poisson sont déjà menacés d’extinction. Le taux officiel de surpêche est de … 91%. Dans dix ans, on aura plus de chances d’y pécher des canards de salle de bain fabriqués en Chine que de rougets.

     

    Chaque année, les destructions font plus qu’augmenter et se répéter, elles se multiplient, s’amplifient, croissent de façon exponentielle sur un champ de mer de moins en moins résistant, il faut un siècle à la mer pour se renouveler. Au large de la Corse, une ile de déchets. Emotion, puis silence.

     

    La Méditerranée représente 30%du commerce maritime mondial ? Réjouissons-nous : Les échanges vont croitre de 15% par an. D’ici trente ans, les besoins en énergie dans les pays riverains du sud augmenteront de 100%, l’exploration sous marine de gisements pétroliers et gaziers s’intensifie, l’exploitation est proche. Nul doute que ce sera un succès, et qu’il pourrait tourner en désastre.

     

    Est-il possible que ce sommet des Deux Rives débouche sur quelque chose, avant que la mer ne se transforme en souvenir ?

     

    Plutôt que d’attendre un testament, les participants au Sommet des deux rives feraient bien de prononcer un serment.

    Pas une de ces déclarations finales diplomatiques que l’on oublie sans même les avoir lues, mais le serment de respecter une Charte. Comme celle des Nations Unies, celle de l’Union européenne, ou mieux encore, comme celle de la Convention Européenne du Conseil de l’Europe. Comme cette dernière, la Charte pour la Méditerranée aura une valeur juridique, elle sera contraignante pour les Etats et leurs gouvernements. Un Comité de la Charte, sera chargé du suivi des engagements de chaque Etat. Il s’appuiera sur un réseau de collectivités locales, d’associations, de citoyens.

     

    En attendant, quels engagements les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au Sommet des deux rives pourraient-ils prendre, tout de suite ?

     

    1. Assurer un suivi de la qualité des eaux, y compris en haute mer, et une évaluation pour tous les pays.
    2. Viser la dépollution plastique et le zéro plastique, avec une interdiction progressive généralisée. France, Italie, Maroc, Algérie, Tunisie, Espagne en ont formulé le vœu.
    3. Amorcer un droit spécifique à la Méditerranée, notamment pour le contrôle des navires. Uniformiser les systèmes d’information sur le trafic maritime.
    4. Edicter des normes communes pour tous les pays riverains, faire appliquer les accords déjà existants, par la Convention de Barcelone, par exemple en ce qui concerne les eaux de cales et des boues.
    5. Créer un partenariat Euro Méditerranée pour la gestion des déchets et le traitement des eaux.
    6. Assurer un transfert d’informations, de données, et de technologies.
    7. Edicter une politique de la pêche commune.
    8. Systématiser les recherches sur l’effet des polluants sur les milieux marins.
    9. Décider et financer la création d’aires marines protégées à l’exemple de ce qui s’est fait en Europe, sur l’ensemble du bassin méditerranéen.
    10. Créer un fonds international spécifique. Alimenter ce fonds par des contributions des Etats membres et des participations des touristes (10 € par touriste, ce serait aujourd’hui 2.7 milliards, demain 5 milliards par an. La Berd n’a financé que 2 Milliards de projets dans le domaine de la protection de l’environnement en Méditerranée).

     

    La Méditerranée doit être sauvée. C’est une obligation immédiate. Les succès remportés ici et là se reproduiront ailleurs, à l’identique, et en engendreront d’autres, comme des vagues, comme des ondes, enfin, positives. Ce qui marche à Nice et Barcelone peut se répéter à Alger et Tunis.

     

    Ce sommet ne résoudra pas la crise en Algérie, la panne économique tunisienne, la culture de la drogue et les trafics en Mauritanie et au Maroc, la guerre civile en Lybie. Ni la crise en Catalogne, l’abandon du sud italien, la tutelle bureaucratique française, la puissance de la criminalité organisée et internationale. Il ne fera pas grand-chose pour la démocratie, les droits de l’homme ou la liberté de la presse. Il ne sera pas utile aux migrants, n’effrayera pas les vendeurs d’hommes, les passeurs, les seigneurs du crime organisé, les corrompus et les corrupteurs des deux rives.

    Alors la seule excuse à ce silence gêné serait au moins de réussir dans ce domaine : la survie de la méditerranée. Là, une coopération concrète, financière, juridique, technologique, scientifique, culturelle est possible. Tout de suite. Et cette coopération permettra de réaliser des projets économiques et technologiques innovants.

     

    La France devrait en prendre l’initiative. Elle est la première puissance méditerranéenne.

     

    Le Sommet des Deux rives est une bonne idée. Comme l’Union Pour la Méditerranée. Mais le temps passe. Et si les bonnes idées ne devaient succéder qu’aux bonnes idées sans aucun résultat, alors on chercherait les responsabilités entre les impuissants, les incapables, les indifférents et les imbéciles. Dans les décombres d’une immense déchetterie marine.

     

    On dira : mais il y a la guerre civile, les rivalités politiques, la crise migratoire, la pauvreté, la mort et la misère. Il y aura encore la mort et la misère si les discours s’épuisent comme les bonnes volontés. Il y aura encore plus de morts dans une mer morte. Mais il y aura une chance de résoudre les crises par l’exemple du droit, de la confiance, et de la coopération.

    Tel qu’il est annoncé et programmé, il n’y a, a priori, pas grand-chose à attendre de ce sommet. Sauf une initiative française. Forte. Très forte, avec des ambitions qui la dépassent et qui l’honorent.

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Début de la collecte des signatures pour le référendum sur la privatisation d’ADP : aussi dans les Consulats

    Le débat sur la privatisation d’Aéroports de Paris, qui regroupe notamment les deux principaux aéroports français Roissy et Orly mais également le Bourget et de multiples aérodromes et participations dans d’autres aéroports, ainsi qu’un patrimoine foncier considérable, fait rage depuis plusieurs semaines.

     

    A l’Assemblée Nationale, l’opposition dans un rare moment d’unité a décidé de soutenir une proposition de loi référendaire visant à l’organisation d’une consultation de l’ensemble des Français, de l’Hexagone, l’outre-mer et l’étranger. Il est inhabituel de voir LR et la France Insoumise voter le même texte, preuve que le sujet est hautement sensible.

     

    Un référendum sur 9 mois, 4,7 millions de signatures requises

     

    Le texte soumis à référendum vise à « affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Autrement dit, empêcher la privatisation d’ADP, et sa vente à un groupe comme Vinci, qui exploite déjà de nombreuses plateformes à travers le monde.

     

    10% du corps électoral, soit 4.717.396 personnes devront signer ce texte, non contraignant, pour qu’il soit validé, et une période de 9 mois débute pour se faire. Les nom, prénom, et lieu de signature seront rendus publics par le Ministère de l’Intérieur.

     

    Une possibilité de signer via les Consulats

     

    Trois possibilités :

     

    -signer électroniquement via le site du ministère www.interieur.gouv.fr

     

    -via des points d’accès à internet, situés dans « la commune la plus peuplée de chaque canton »et au sein des Consulats pour les Français de l’étranger

     

    via un formulaire qui peut être déposé dans la commune ou au Consulat

     

    Les Français de l’étranger, qui souvent utilisent les plateformes parisiennes lors de leurs séjours en France, sont donc eux aussi invités à s’exprimer sur ce sujet important pour le pays tout entier. Ce sont en effet 100 millions de passagers qui sont transportés par un réseau qui représente environ 6 % du PIB et plus de 8% de l’emploi salarié de l’Île-de-France.

     

    Une gestion contestée d’aéroports critiqués

     

    Si certains voient dans une possible privatisation un abandon des missions de l’Etat, d’autres arguent que le secteur privé pourrait être à même de mieux géré des aéroports, et en particulier Roissy Charles de Gaulle, souvent classés parmi les moins agréables au monde en raison de la saleté, du manque de clarté en termes de signalisation et des difficultés à rejoindre le centre de Paris.

     

    Le récent recul concernant l’avenir du CDG Express censé remplacer un RER B au cœur des critiques montre que l’Etat ne met pas systématiquement l’avenir de Roissy au cœur de sa stratégie. Cela ne risque cependant pas de convaincre les opposants à la privatisation.

     

  • Le grand écart sur le climat de la France se confirme

    Les grandes ambitions sur le long terme et à Bruxelles contrastent avec les renoncements du gouvernement français, concrétisés dans la loi climat énergie actuellement en discussion.

    C’est la première et sans doute la seule loi énergie et climat qui sera adoptée sous le quinquennat de Macron. Le projet de loi énergie et climat, examiné cette semaine par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, frappe moins par son ambition que par ses renoncements successifs.

    « On a un double discours permanent de la part de la France. D’un côté elle pousse pour des objectifs plus ambitieux à Bruxelles sur le long terme. Mais à plus court terme, il y a un problème de mise en œuvre : la France a l’habitude de se fixer des objectifs et de ne pas les tenir », constate Anne Bringault, responsable transition énergétique du Réseau Action Climat.

    C’est le cas de l’objectif d’énergies renouvelables, qui sont censées représenter 23 % de la consommation d’énergie française en 2020, dans 6 mois. Or pour l’instant, elles n’en représentent que 16,3 %. De même, le budget carbone annuel  fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie a été allègrement dépassé en 2016 et 2017.

    Dans ce contexte, l’objectif de parvenir à la neutralité carbone en 2050, en divisant les émissions de gaz à effet de serre par au moins six, n’impressionne guère.  Car sur le fond, les messages sont brouillés : le gouvernement propose aussi dans le texte de loi de réduire de 40 % la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, mais ne prend pas de mesures concrètes pour y parvenir.

    Pour l’heure, la formulation du paragraphe 3 de la loi, portant sur les quatre dernières centrales thermiques à charbon d’ici à 2022, est peu clair : il propose que l’autorité environnementale plafonne la production des centrales dont les émissions de CO2 dépassent 0,550 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone par MWh. Ce qui concerne les centrales à charbon et au fioul. Des centrales qu’il ne s’agit pas de fermer donc contrairement à la promesse de campagne du président sur le charbon, mais dont la production sera progressivement limitée.

    Une des idées pourrait être de mélanger charbon et biomasse sur un des sites, à Cordemais en Loire-Atlantique.

    « Sachant que le repreneur de deux de ces centrales, le Tchèque Kretinski, s’est fait une spécialité de prolonger la durée de vie des centrales à charbon qu’il reprend, on peut s’interroger sur la fermeté de cet engagement », note Cécile Marchand, des Amis de la Terre.

    Marche arrière sur le nucléaire

    Sur la question du nucléaire, la loi fait marche arrière par rapport à la précédente adoptée sous Hollande, qui prévoyait de réduire la part du nucléaire à 50 % de la consommation d’énergie en 2025 : l’échéance est repoussée à 2035.

    « Nous avons proposé un chemin crédible pour réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 2035, avec le développement massif des renouvelables et notamment de l’éolien en mer », a expliqué le Premier ministre Édouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale, mercredi 12 juin devant l’Assemblée nationale.

    Un calendrier qui suppose d’allonger la durée de vie des centrales, qui sont déjà en bout de course : leur âge moyen atteindra près de 50 ans en 2035, alors qu’elles sont prévues pour durer 40 ans en moyenne.

    Pour le réseau « Sortir du nucléaire », cette décision consiste à « valider l’inaction ». « Nous souhaitons attirer votre attention sur les conséquences de cette trajectoire, tant en termes de démocratie et de politique énergétique et de sûreté », alerte l’ONG dans une lettre adressée aux députés français, qui souligne le danger de vétusté de ces centrales et a lancé une pétition pour éviter l’adoption de cette loi.

    Autre problème de la loi climat : la question de la taxe carbone, dont le niveau a été gelé fin 2018 après les revendications des Gilets jaunes.

    À plus court terme, la France ne soutient pas activement la révision à la hausse de l’engagement de l’UE dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, ce qui permettrait de montrer l’exemple aux autres signataires. Plus grave, malgré l’ambition de façade, les émissions de CO2 de l’UE sont reparties à la hausse depuis 2017, notamment en raison des émissions de lignite et du secteur industriel pourtant soumis à la contrainte du marché du carbone (EUTS). Les émissions de CO2 de l’industrie avaient pourtant reculé depuis 2010.

    Une preuve de l’inefficacité de ce marché pour l’industrie, compte tenu de la faiblesse de ses prix.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Discours de Politique Générale : Les Points clés énumérés par le Premier Ministre – Analyse et Vidéo

    Discours de Politique Générale : Les Points clés énumérés par le Premier Ministre – Analyse et Vidéo

    Les seuls grands absents furent les Français de l’Etranger, les élus macronistes font-ils remonter la nouvelle mobilisation des Français de l’Etranger et les bons résultats de la majorité à Paris ?

    Sinon, le Premier ministre a abordé les principaux sujets chauds qui devraient jalonner la deuxième partie du quinquennat : PMA (procréation médicalement assistée) à l’Assemblée en septembre 2019, nouveau report de la révision constitutionnelle, baisse de la première tranche de l’impôt sur le revenu, « âge d’équilibre » pour les retraites, « accélération écologique »: voici les principaux points de la deuxième déclaration de politique générale d’Edouard Philippe mercredi.

    « C’est l’acte 2 »

    METHODE ET SITUATION POLITIQUE

    « C’est l’acte 2″ du quinquennat. Une nouvelle étape qui marque une césure, à travers un profond changement de méthode, mais qui va de pair avec deux impératifs : la constance et la cohérence, qui sont bien les seules choses que notre pays n’ait jamais tentées ».

    ECOLOGIE

    « Les douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique », a affirmé le Premier ministre, qui en a fait le premier grand thème de son discours. Les propositions « les plus puissantes » de la convention citoyenne pour la transition écologique, voulue à l’issue du grand débat et qui doit être réunie dans les semaines à venir, pourraient être soumises « à référendum ». D’autres feront l’objet d’un projet de loi. Il a aussi annoncé une réforme du crédit d’impôt de transition énergétique recentré vers les foyers les plus modestes.

    RETRAITES

    La future réforme des retraites maintiendra « la possibilité d’un départ à 62 ans » mais l’exécutif définira « un âge d’équilibre » afin de pousser les Français à « travailler plus longtemps ». Il n’a pas précisé cet âge, même si des sources dans la majorité évoquent les 64 ans. En dessous, une décote s’appliquerait, au-delà une surcote pour récompenser ceux qui repoussent l’âge de la retraite.

    ASSURANCE-CHOMAGE

    La future réforme de l’assurance-chômage comprendra bien un bonus-malus contre les CDD courts, mais seulement « dans les 5 à 10 secteurs » d’activité utilisant « le plus de contrats courts » et qui génèrent également de la précarité.

    La réforme, qui sera annoncée le 18 juin, inclura aussi « une dégressivité de l’indemnisation sur les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés », principalement les cadres.

    DEPENDANCE

    Des « mesures favorisant le maintien à domicile » des personnes âgées et des « investissements » dans les maisons de retraite seront incluses dans le budget 2020 de la Sécurité sociale, a promis Edouard Philippe, qui a confirmé la présentation « en fin d’année » d’un projet de loi sur la dépendance.

    IMPÔTS

    Edouard Philippe a détaillé la baisse de 5 milliards de l’impôt sur le revenu annoncée par Emmanuel Macron. Le taux d’imposition de la première tranche sera abaissé de trois points, passant de 14 à 11%. Cela représente un gain moyen de 350 euros pour les 12 millions de foyers qui ne dépassent pas la première tranche, et un gain moyen de 180 euros pour les 5 millions de foyers de la tranche suivante.

    Confirmation: les 80 % de Français les plus modestes bénéficieront en septembre de la suppression du deuxième tiers de la taxe d’habitation et leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20 % de Français restants, la suppression se déploiera « sur trois années ». Au total, les baisses d’impôts des ménages atteindront 27 milliards d’euros durant le quinquennat.

    INSTITUTIONS

    L’exécutif voulait faire de la place en 2019 dans l’agenda parlementaire très encombré. C’est la révision constitutionnelle qui en a fait les frais. « Nous attendrons le moment propice et la manifestation de volonté du Sénat, qui peut-être ne viendra qu’après le renouvellement de la Haute Chambre en 2020 ». Le Premier ministre a également rappelé que la mise en place de la proportionnelle à l’Assemblée (autour de 20%), « sans changer le nombre de députés », pouvait être votée sans l’accord du Sénat. « Et le président de la République a la faculté d’interroger directement les Français (par référendum, NDLR) sur la réduction du nombre de parlementaires ».

    PMA ET BIOETHIQUE

    Le projet de loi bioéthique, qui comprend l’extension de la PMA à toutes les femmes, sera examiné à l’Assemblée « dès la fin septembre », conformément à la promesse d’Emmanuel Macron de le faire en 2019. Les associations favorables à la PMA craignaient un nouveau report.

    ELUS LOCAUX ET SERVICE PUBLIC

    Comme attendu, l’exécutif prendra « des mesures pour favoriser l’engagement des maires ». Un projet de loi sera présenté en juillet et arrivera au Sénat « dès la rentrée ».

    Au 1er janvier 2020, le Premier ministre veut « 300 maisons France service pleinement opérationnelles » et une par canton, soit au moins 4.000, « d’ici la fin du quinquennat ».

    SECURITE ET DROGUES

    La lutte contre les stupéfiants sera la « priorité » des douze prochains mois. Un plan de lutte va par ailleurs être établi contre « la violence gratuite », deux orientations qui seront traduites dans une « future loi de programmation ».

    VIDEO – Revoir le discours d’Edouard Philippe

  • Menaces de Trump sur le vin français, du bidon ?

    A peine revenu des commémorations du débarquement et de ses déclarations d’amour, Donald Trump a menacé de taxer les vins français.  Trump considère que « les Français font un excellent vin, mais les Etats-Unis aussi. » Sauf que la lutte est inégale, selon, Trump, car si les Etats-Unis laissent entrer les vins, les Français ne laisseraient pas entrer les vins américains.

    C’est vrai, les Etats-Unis sont le premier marché des vins français à l’exportation. C’est vrai, la France exporte 31 fois plus de vin aux Etats-Unis qu’elle n’en importe : 1.7 millions d’hectolitres exportés, 51.700 hectolitres importés. Ce qui semble, quoiqu’en dise Trump, logique. Il ne s’agit là que d’un rapport qualité/prix que l’on constate dans tous le sapys du monde…

    Pour les vins français, l’Allemagne représente le premier marché en volume (16%) et les Etats-Unis le second (12%), mais en valeur, les Etats-Unis, avec plus de 3 milliards d’euros, représente 18% des exportations, le Royaume-Uni 13% et l’Allemagne seulement 8%. Les américains privilégient le vin de qualité.

    La menace de Trump risque d’affecter aussi l’Italie, qui exporte, en volume, encore plus que la France (3.3 millions d’hectolitres) et l’Espagne (784.000).

    Contrairement à ce que dit Trump, la France ne fixe pas elle–même les taxes sur le vin ou les autres produits américains. C’est l’Union Européenne qui négocie et fixe les tarifs au nom des 28. Actuellement, les taxes varient de 5.3 cents et 14.9 cents par bouteille aux Etats-Unis en fonction de la nature du vin et du degré d’alcool, alors qu’elles sont de 11 à 29 cents en Europe. On est donc dans un montant de taxes inférieur entre 1 et 3%, ce qui est peu.

    D’ailleurs, les importations de vin américain ont considérablement augmenté en France et en Europe (200%) et l’Europe est le premier marché pour les vins américains. Une guerre commerciale en ce domaine ne fera donc pas de bien aux producteurs américains, ni aux consommateurs. On ne sait d’ailleurs quel effet réel elle pourrait avoir sur les prix.

    Les menaces de Trump s’inscrivent dans sa mécanique générale de négociations, qui commence toujours par des menaces,  au moment où doivent commencer les discussions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Or les produits agricoles, dont le vin, n’entrent pas dans le champ de la négociation. A la demande traditionnelle de la France, qui, de plus, a refusé de voter en faveur de l’ouverture de négociations. Ce qui est assez regrettable, puisque le plus important, c’est moins le montant des taxes, peu significatif par rapport aux variations des taux de change, que la reconnaissance des appellations d’origine.

    Que retenir des menaces de Trump ? Que l’image du vin français rejoint celle des voitures allemandes et des téléphones chinois dans l’imaginaire d’excellence de Trump. Vivement que Trump menace de taxer les voitures françaises et déclare la guerre à Qwant.

  • Macron prêt à soutenir Merkel à la présidence de la Commission

    Alors que les spéculations vont bon train sur la future présidence de la Commission européenne, Emmanuel Macron s’est dit prêt à soutenir la candidature de la chancelière allemande.

    Angela Merkel à la tête de l’exécutif européen ? Le scénario ne manque pas de séduire, alors que la chancelière allemande a d’ores et déjà programmé son départ en Allemagne, en quittant la présidence de son parti en décembre 2018 et renonçant de fait à sa propre succession à la chancellerie.

    Cette décision prise au lendemain d’un revers historique de la CDU aux élections régionales avait sonné le glas de l’ère Merkel, après quatre mandats.

    Mais alors que les Européens viennent d’élire leurs représentants pour les cinq prochaines années et que le mercato des hauts postes européens a commencé, Angela Merkel a reçu un soutien à une hypothétique candidature à la tête de la Commission européenne.

    Merkel présidente? 

    Lors d’une interview sur la  RTS (Radio Télévision Suisse), le président français Emmanuel Macron a estimé que « Jean-Claude Juncker a été un bon président de la Commission européenne. Il a fait des choix courageux, on a fait avancer les choses ».

    Interrogé sur la pertinence d’une candidature d’Angela Merkel à la succession du Luxembourgeois, le président français a d’abord botté en touche.  « Je ne vais pas m’engager pour Angela Merkel pour qui j’ai beaucoup d’amitié », a-t-il répondu au journaliste, avant d’ajouter : « Le voudrait-elle, je la soutiendrais ».

    Dans la course à la présidence de la Commission européenne, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il souhaitait un candidat avec une expérience significative et une forte personnalité. Un prérequis qui disqualifie aux yeux de Macron la candidature de l’Allemand Manfred Weber, spitzenkandidat de la droite.

    « l’Europe a besoin de visages, de personnalités fortes, de gens qui ont une crédibilité personnelle et les compétences pour remplir les postes qui sont les leurs » a-t-il rappelé dans cette interview accordée en marge de sa venue à Genève pour les 100 ans de l’Organisation internationale du Travail.

    Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, rencontrera le président français, Emmanuel Macron, à Paris le 27 mai, dans le but de placer des socialistes et sociaux-démocrates aux postes clés de l’UE. Les négociations commencent.

    Le soutien annoncé de Macron intervient alors que les négociations vont bon train à Bruxelles pour répartir les postes clés de l’UE, dont la présidence de la Commission européenne.

    De son côté, la chancelière allemande n’a pas fait montre d’un intérêt pour se positionner à Bruxelles. Cette dernière a même réitéré son soutien à Manfred Weber, le candidat de sa famille politique.

    Ce qui n’est pas le cas d’Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois affirmé son opposition au système de spitzenkandidaten, préfèrant le système précédent de négociation entre chefs d’État et de gouvernement.

    Les hypothèses sur le candidat qui pourrait bénéficier du soutien français sont donc nombreuses. Le nom du français Michel Barnier, actuel négociateur du Brexit, a circulé, ainsi que celui de la commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager. Plus surprenant, celui de l’ancienne ministre de l’Économie de Nicolas Sarkozy et actuelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a également été cité.

    Enfin, le candidat des socialistes et démocrates et actuel bras droit de Jean-Claude Juncker, Frans Timmermans, fait aussi parti des candidats potentiels.

    Cécile Barbière

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Travail frontalier : la Suisse devant le Luxembourg pour les Français.

    360 000 résidents dans des zones frontalières françaises (à 25 kilomètres d’une frontière) travaillent dans l’un des huit pays limitrophes (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Monaco, Espagne et Andorre). Les habitants des pays voisins sont bien moins nombreux à venir travailler en France (environ 10 000).

    L’intensité du travail frontalier dépend de la situation du marché du travail dans les pays limitrophes et du niveau des salaires. Les reliefs et le facteur linguistique pèsent également sur le nombre de frontaliers.

    La Suisse est la première destination des travailleurs frontaliersen captant près de la moitié des actifs en emploi sortants (179 200 personnes en 2015). Elle est suivie du Luxembourg qui en accueille un sur cinq, puis de l’Allemagne (un sur huit) et la Belgique (un sur dix). Les pays du Sud, en raison d’un taux de chômage plus élevé ou de l’existence de barrières montagneuses, attirent moins de travailleurs en provenance de France, à l’exception de Monaco. La Principauté capte 7 % des actifs en emploi sortants, soit 25 900 personnes. Le nombre de travailleurs frontaliers vers l’Espagne, l’Italie et Andorre est très faible.

    En Suisse, au Luxembourg et en Belgique, le nombre de navetteurs progresse plus vite que le nombre d’emplois entre 2010 et 2015, signifiant un poids croissant des Français au sein de la population activede ces pays. La situation est inverse en Espagne. En Allemagne, le nombre d’emplois augmente plus vite que le nombre de travailleurs frontaliers français. L’Allemagne est concurrencée par la Suisse et le Luxembourg qui offrent de meilleures rémunérations et posent moins de problèmes linguistiques.

    En Allemagne et en Belgique, les navetteurs français travaillent plus fréquemment dans l’industrie que dans les autres pays, tandis que le secteur tertiaire domine partout ailleurs, notamment au Luxembourg et à Monaco. En Allemagne, les travailleurs frontaliers venant de France sont nettement plus âgés : 21 % ont 55 ans ou plus, contre 11 % en moyenne pour les frontaliers tous pays de travail confondus.

    Les travailleurs frontaliers en Belgique et au Luxembourg sont au contraire les plus jeunes. Une partie des navetteurs est constituée de nationaux de ces pays installés en France. Ils choisissent notre pays pour bénéficier de conditions de logement moins onéreuses et d’équipements collectifs plus développés. C’est particulièrement le cas des ressortissants espagnols, qui représentent deux tiers des navetteurs vers l’Espagne. Les Allemands et les Belges sont aussi relativement nombreux dans ce cas (respectivement 25 % et 16 % des navetteurs).

    Les Suisses choisissent plus rarement de vivre en France tout en travaillant dans leur pays d’origine (7 %). Les Luxembourgeois et les Monégasques sont extrêmement rares dans cette situation (à peine 1 %). À Monaco, au Luxembourg et en Suisse, la proportion de résidents français dans l’emploi total est la plus élevée. Dans la Principauté, la grande majorité des emplois sont occupés par des résidents français, 19% dans le Grand-Duché et 7% en Suisse (jusqu’à 28% à Genève).

    La Suisse et le Luxembourg attirent aussi de nombreux travailleurs venus de Belgique et d’Allemagne. Au Luxembourg notamment, tous les secteurs sont fortement concernés, à commencer par l’industrie où les frontaliers venant de France occupent 30% des emplois. En Suisse, les emplois industriels comptent également une part importante de travailleurs frontaliers (12%). En Allemagne, les poches de concentration du travail frontalier se situent au niveau de la Sarre (5% d’actifs en provenance de France dans l’emploi à Sarrebruck et 4% à Sarrelouis), ainsi qu’à l’Est du Rhin (5% à Rastatt et 4% à Baden-Baden).

    Les zones frontalières sont censées connaître une expansion plus rapide que dans le reste de la France en raison des rémunérations plus élevées dont bénéficient les résidents et d’un fort taux d’emploi. Un pouvoir d’achat élevé favorise la création d’emplois dits présentielspour couvrir les besoins de la population. Cette situation est constatée dans les zones proches de Genève (Genevois français, Annecy, Chambéry, Le Chablais) et à Saint-Louis près de Bâle.

    Les zones d’emploi proches du littoral espagnol (Bayonne, Perpignan) et celles des grandes agglomérations de Lille et Strasbourg bénéficient aussi d’une dynamique emploi-population positive, mais qui n’est pas nécessairement liée à leur position frontalière. Dans l’ensemble de ces zones, l’emploi présentielaugmente entre 2010 et 2015.

    L’effet des travailleurs frontaliers est moindre pour les territoires limitrophes du Luxembourg et de la Belgique (hors Lille). Les retombées économiques du travail frontalier ne sont pas nettes pour les Ardennes, la Moselle ainsi que pour les zones montagneuses du Jura, des Alpes et des Pyrénées.

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