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  • La France et l’Allemagne, des associés aux intérêts pas toujours convergents

    De longue date, les Français et les Allemands ont des approches différentes en matière de politique économique. Les premiers privilégient la relance de la consommation quand les seconds préfèrent conforter leurs exportations. Les premiers ont des réflexes d’emprunteurs quand les seconds ont des comportements de prêteurs. Si depuis 1983, la France s’est convertie à la politique de la désinflation compétitive, ce choix est ressenti comme subi et ne semble pas avoir donné tous les résultats espérés. Depuis une vingtaine d’années, les deux pays semblent diverger tant en matière des finances publiques, qu’au niveau des échanges extérieurs et de l’emploi.

    Avec le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, la France et l’Allemagne en deviennent les deux piliers. Cette situation n’est pas sans risque. Le premier serait la restauration de l’ancien duopole qui exclurait du processus de décision les autres Etats dont l’Italie, le Benelux, l’Espagne ou la Pologne. Dans une Europe à 9, 12 ou 15, le poids de la France et de l’Allemagne était prédominant. En outre, dans les années 70 ou 80, la proximité historique de la Seconde Guerre mondiale était telle qu’elle imposait un accord entre les deux ennemis héréditaires. Avec l’élargissement de l’Union européenne, avec l’unification de l’Allemagne, cette situation n’est plus de mise. Les Etats d’Europe de l’Est entendent avoir également voix au chapitre.

    Choix économiques différents

    Le deuxième risque est lié à la divergence croissante des intérêts entre les deux pays rendant de plus en plus difficile l’élaboration de projets communs susceptibles d’être proposés aux autres Etats membres. La divergence peut être politique et économique. Sur le plan politique, l’Allemagne n’est plus celle de 1970 ou de 1990. Longtemps, elle a considéré que sa responsabilité lors de la Seconde Guerre mondiale l’empêchait de jouer les premiers rôles au niveau international. Ses dirigeants laissaient les Français occuper les premiers rangs. Son objectif était le développement économique et la stabilité de son régime politique.

    La réunification a été une divine surprise mais pour l’imposer comme une évidence aux autres nations, l’Allemagne a opté pour la modestie. Helmut Kohl a souhaité que son pays conserve ses liens privilégiés avec les Etats-Unis et son attachement à l’Union européenne. Il a obtenu l’accord de toutes les puissances au prix de quelques concessions, notamment sur la reconnaissance de la ligne OderNeisse concernant la frontière avec la Pologne, Russie comprise, et sur l’absorption de l’Allemagne de l’Est par l’Allemagne de l’Ouest.

    L’Allemagne réunifiée s’est imposée, en toute discrétion, comme la première puissance économique du Continent. Pendant plusieurs années, ce changement de dimension a été masqué par le coût de la réunification (transferts de plus de 150 milliards d’euros par an). Selon le politologue américain, Graham T. Allison, jamais, en Europe, un Etat n’avait réussi à dominer aussi fortement de manière pacifique. Les réticences françaises ou britanniques ont été assez faibles au regard de l’enjeu. La Russie trop affaiblie n’avait pas les moyens de s’opposer à la réorganisation du continent.

    Résultats divergents

    Les Français ont arraché la monnaie unique en 1990 aux Allemands qui ne souhaitaient sacrifier leur monnaie et leur politique monétaire car ils avaient besoin de faire passer leur projet de réunification. Même si le projet de création de la monnaie européenne avait été engagé depuis les années 70 et surtout depuis 1985, en Allemagne, les oppositions étaient nombreuses, en particulier au sein de la Bundesbank. Helmut Kohl a joué durant plusieurs années l’ambiguïté. Si aujourd’hui, certains estiment que l’euro fait la part belle aux intérêts allemands, ce n’était pas vécu ainsi il y a trente ans. La monnaie commune, par nature, repose sur une mutualisation et sur une coordination des Etats membres. Pour la première puissance monétaire de l’Europe, cela aboutissait à un réel transfert de souveraineté que certains jugeaient inutiles et dangereux. Dans les années 90, l’Allemagne dictait sa loi monétaire aux autres pays, la France comprise. Notre pays avait été contraint de s’aligner sur la politique de la Bundesbank entre 1991 et 1994 et d’augmenter ses taux afin d’éviter une série de dévaluations.

    Au début des années 2000, l’Allemagne était présentée comme l’enfant malade de l’Europe au plan économique avec une croissance en berne, une inflation en hausse et des résultats extérieurs en baisse. A partir de 2004, après la mise en œuvre d’une politique de maîtrise des coûts salariaux, elle a renoué avec les excédents commerciaux et a enregistré une croissance supérieure à la moyenne de la zone euro. Elle a progressivement reconstruit son Hinterland avec les pays d’Europe de l’Est qui ont intégré l’Union européenne.

    Avantage Allemagne

    De son côté, la France a commencé à rencontrer des problèmes à partir de 2003 avec la réapparition d’un déficit commercial important accompagnant un fort mouvement de désindustrialisation. L’Allemagne a profité à plein du cycle industriel qui s’est amorcé au début du siècle. Les entreprises des pays émergents ont commandé des biens d’équipement en Allemagne quand les classes moyennes et supérieures de ces pays ont acquis des voitures des constructeurs allemands.

    Lors de ces vingt dernières années, le poids de l’industrie allemande est passée de 18 à 20 % du PIB en Allemagne quand il a diminué de 12 à 10 % du PIB en France. La France dont l’économie est avant tout tertiaire était moins bien positionnée pour prendre des parts de marché. En outre, ses industries plutôt positionnées sur la gamme moyenne ont été concurrencées par celles des pays émergents. Pour résister à cette nouvelle concurrence, les entreprises françaises ont été conduites à délocaliser plus vite et plus fortement que leurs homologues allemandes.

    Depuis le début du siècle, les choix allemands se sont révélés gagnants au niveau économique. En 2018, l’Allemagne occupait de loin la première place économique de la zone euro et de l’Union européenne. Son PIB est supérieur à celui de la France de 30 %. Pour le PIB par habitant, l’écart était de 12 % quand ils étaient identiques il y a trente ans. Le taux de chômage est en Allemagne de 3,1 % contre 8,5 % en France (novembre 2019). Le budget est excédentaire Outre-Rhin quand le déficit reste proche de 3 % du PIB. De même, l’Allemagne respecte à nouveau tous les critères de Maastricht quand la dette publique française a franchi le seuil des 100 % du PIB en 2019.

    Entre 2003 et 2018, l’Allemagne a considérablement augmenté ses actifs extérieurs nets qui sont passés de 5 à 70 % du PIB quand la dette extérieure française nulle en 2004 atteint désormais 20 % du PIB. L’Allemagne a un niveau d’épargne supérieur à celui de la France, ce qui l’incite à réclamer une meilleure rémunération de l’argent.

    Avec l’arrivée à maturité de l’industrie des pays émergents et la montée en gamme de leur production, l’Allemagne subit depuis deux ans un choc économique important se traduisant par une baisse de ses exportations. Les industries traditionnelles en Allemagne (auto, chimie, biens d’équipement) rencontrent une baisse d’activité qui est accentuée par le durcissement des normes environnementales. Ce changement de donne pourrait rapprocher les deux pays qui auraient tout intérêt dans le domaine de l’énergie et des nouvelles technologies de coordonner leurs actions.

    Une approche plus libérale

    L’Allemagne a toujours considéré que pour maintenir sa compétitivité, un taux de change élevé de l’euro lui était profitable. Sa stratégie repose sur une importation à bas coûts des biens intermédiaires fabriqués dans les pays émergents. L’Allemagne importe deux fois plus de ces biens que la France. Par ailleurs, un euro fort sert d’argument pour maintenir la rigueur salariale. La France pourrait tirer avantage d’un euro fort réduisant le coût des importations ; mais les gouvernements ont toujours défendu l’idée d’un euro faible afin de favoriser les exportations, sans pour autant que cela soit couronné de succès. Même si officiellement, les autorités allemandes n’en font pas état, leur pays a bénéficié de la sous-appréciation de l’euro en permettant dans les années 2000 et 2010 une forte croissance des excédents commerciaux.

    Le vieillissement de l’Allemagne est plus avancé et plus important que celui de la France. La proportion de personnes de plus de 60 ans au sein de la population totale est passée de 23 à 29 % de 1999 à 2019. Elle atteindra 34 % en 2029. Pour la France, cette proportion est passée de 21 à 26 % et devrait atteindre 30 % en 2029.

    Le regard sur l’endettement est très différent entre les deux pays. En Allemagne, en vertu de l’ordolibéralisme, les gouvernements veillent à mettre en place un environnement favorable aux affaires, mais n’interviennent pas dans les décisions des entreprises; en France, l’interventionnisme étatique en France est de mise avec la multiplication des partenariats avec les grandes entreprises. Les choix technologiques sont fortement influencés par l’État. Ces deux conceptions très différentes rendent délicates l’élaboration de politiques communes, que ce soit sur le plan industriel ou sur ceux concernant les changes ou les finances publiques.

    Méfiance de tout interventionnisme

    Certains estiment que l’Allemagne pourrait évoluer compte tenu des problèmes auxquels sont confrontées ses industries traditionnelles (automobile, chimie, biens d’équipement) en raison de la fin du cycle économique et des nouvelles contraintes environnementales. Le changement de paradigme ne doit pas faire oublier les spécificités et les traditions allemandes. L’Allemagne est un pays fédéral dont la population se méfie de toute tentation centralisatrice. La force du pays est de disposer d’un grand nombre de bassins d’emploi diversifiés. La mise en place de politique nationale voire européenne n’est pas souhaitée car elle aboutirait à remettre en cause un des fondements de la construction allemande telle qu’elle s’est façonnée depuis 1949.

    Si les relations avec la France sont depuis longtemps normalisées, il n’en demeure pas moins qu’une méfiance demeure. La France est suspectée de vouloir imposer ses vues aux autres Etats membres, voire de tirer profit de l’économie de ses voisins. La rancœur face aux épisodes napoléoniens s’est transmise de génération en génération.

  • Grèves en France : le retrait complet du texte désormais exigé par les syndicats – contrôleurs aériens aussi en grève

    C’est quand la fin de la grève? 

    la question qui taraude les usagers des transports en commun excédés de courir après des trains et des métros qui circulent de façon aléatoire. Mais, alors que le conflit entre ce mardi 14 janvier dans son 41e jour, rares sont les observateurs à se risquer à répondre à cette question.

    Il y a la version optimiste.

    «Le trafic devrait revenir à la normale ou presque en fin de semaine même s’il y aura quelques bastions où des perturbations continueront», estime un expert des conflits sociaux qui constate la baisse graduelle de la mobilisation. Lundi, on ne comptait que 4,3% de grévistes à la SNCF et 22,5% chez les conducteurs, soit le plus faible taux d’agents dans le mouvement depuis le 5 décembre.

    Symbole de cette amélioration du service: ce lundi 13 janvier, il y avait deux trains sur trois sur le RER D, pourtant une des places fortes de Sud-Rail, un syndicat protestataire. Sans compter que de plus en plus d’agents SNCF et RATP sont épuisés financièrement par cette grève. Et ils ne croient plus qu’ils puissent gagner la bataille: obtenir le retrait de la réforme des retraites et le maintien de leur régime spécial. Car l’extension de la grève au secteur privé n’a pas fonctionné.

    Mais, quand on parle de la fin du conflit, il y a aussi la version pessimiste.

    «On peut s’installer dans une grève perlée jusqu’aux prochaines vacances scolaires qui débutent le 9 février, avec une alternance de jours chômés et de jours travaillés», estime un autre expert social. S’il ne croit pas à un retour à la normale rapide de la circulation des trains et des métros (à Paris), c’est que le retrait provisoire de l’âge pivot ne fait pas beaucoup bouger les lignes dans les entreprises publiques de transport. «Cette concession était une demande majeure des confédérations syndicales réformistes comme la CFDT et l’Unsa mais pas de leur branche à la SNCF et à la RATP», souligne l’ex-député PS spécialiste des transports Gilles Savary. Car, dans ces institutions, le grand sujet est la suppression des régimes spéciaux de retraite.

    Et les syndicats réformistes s’y battent d’abord pour amortir ce choc. Ainsi, la CFDT-Cheminots appelle toujours à la grève ce mardi où elle rencontrera la direction de la SNCF pour négocier les compensations liées à la disparition du régime spécial. Quant aux syndicats protestataires (CGT et Sud) puissants chez les conducteurs, ils visent toujours le retrait pur et simple de la réforme des retraites.

    Une semaine voire plus

    Alors qui faut-il croire? Les optimistes ou les pessimistes? Difficile de trancher car la fin de la grève constitue une équation à plusieurs inconnues. «Cela dépendra de deux paramètres, estime un expert. Les agents SNCF et RATP ont-ils bien compris les compensations très complexes que leur a lâchées le gouvernement en contrepartie de la suppression de leurs régimes spéciaux et les jugent-ils suffisantes?»

    Car l’exécutif leur a fait de sacrées concessions: «À la SNCF, le montant de la pension des agents basculés dans le régime de retraite à points sera au moins aussi élevé que celui de leurs aînés au régime spécial de retraite», affirme Thierry Marty, conseiller à l’Unsa-Ferroviaire.

    Même schéma ou presque à la RATP. Bref, le gouvernement n’est pas loin d’avoir accordé une clause du grand-père qui ne dit pas son nom. Les assemblées générales qui décident en ce début de semaine de la poursuite de la grève ou pas devraient indiquer si le conflit est parti pour durer ou vite s’arrêter.

    Les contrôleurs aériens rejoignent le mouvement

    De son côté, Air France annonce des perturbations pour les 14, 15 et 16 janvier 2020 sur les vols court et moyen-courriers. Ce mardi matin, (CET), la DGAC, que nous avons joint, n’avait pas d’information à nous communiquer.

  • Fiscalité: la mobilisation des non-résidents

    La fiscalité des non-résidents est un sujet très complexe, et polémique. Une réforme, votée, mais sous moratoire, en attendant un hypothétique ajustement, propose de modifier la fiscalité pour les personnes non-résidentes qui ont des revenus en France.

    Rappel sur le projet de réforme qui a depuis fait l’objet d’un moratoire

    L’objectif principal la modification de la fiscalité des non-résidents sur leurs revenus en France donc, est l’application de barèmes : 20% pour les premiers 27 000€, 30% au-delà ou immédiatement si vous ne communiquez pas vos revenus tous pays confondus (afin de calculer votre barème, l’imposition reste limitée aux revenus issus de France).

    L’autre possibilité est alors le choix du barème progressif, en communiquant vos revenus mondiaux et la constitution de votre foyer. C’est le barème qui s’applique en France de façon classique.

    Une des atténuations de ces nouvelles règles proposées est, donc, l’inclusion du quotient familial dans le calcul. Bien connu en France, ce principe permet de diviser le revenu imposable en un certain nombre de parts.

    Fixé en fonction de la situation de famille du contribuable et du nombre de personnes à charge, le quotient familial permet de proportionner le montant de l’impôt afférent à un revenu donné en fonction du nombre de personne qui vivent sur ce revenu. Concrètement, les familles nombreuses payent moins d’impôts sur un revenu similaire à une personne qui vivrait seule, le calcul du barème se faisant sur la base du calcul du revenu par personne (les enfants comptant pour une demi-part-

    Exemple pour les plus de 65 ans

    Pour ceux qui ont plus de 65 ans et qui ont souvent plus aucun enfant à charge, les règles intègreraient l’abattement réservé aux seniors en France    :

    • si votre revenu net global est inférieur à 14 900 euros, l’abattement est de 2 376 euros si vous vivez seul ou si votre conjoint a moins de 65 ans et de 4 752 euros si votre conjoint a lui aussi plus de 65 ans.
    • si votre revenu net global est compris entre 14 900 euros et 24 000 euros, l’abattement est de 1 188 euros si vous vivez seul ou si votre conjoint a moins de 65 ans et de 2 376 euros si votre conjoint a lui aussi plus de 65 ans.

    L’abattement étant calculé automatiquement, il faudra attendre une clarification soit du législateur lors des amendements à la réforme au cours de l’automne 2020 soit de l’administration lors de la remise des premiers avis d’impositions.

    Une réforme complexe à appréhender

    Concernant le taux libératoire, la réforme va supprimer une taxation forfaitaire.

    En effet en France, c’est le foyer fiscal qui est imposé.

    Anne Genetet porte le projet à l’Assemblée Nationale

    Donc si le contribuable a des revenus importants en France en plus de sa rémunération usuelle dans son pays d’expatriation, issus par exemple de versement de dividendes, il pouvait choisir le taux forfaitaire à 20%, quelque soit le montant, et non le taux calculé avec le cumul de tous ses revenus (qui peuvent faire monter le taux à 75% dans les situations les plus favorisées).

    Désormais ce taux n’existe plus, il faut communiquer l’ensemble de ses revenus (quel que soit le pays) à l’administration fiscale française afin de procéder au calcul du taux.

    En cas de non-communication, le taux minimum appliqué sera de 30%. Dans le cas d’une famille nombreuse, ou de frais importants (s’ils sont déductibles comme par exemple en cas de travaux en France), le contribuable a toutes les raisons de communiquer ses revenus globaux à l’administration, dans les autres cas…Chacun devra faire son calcul.

    Un moratoire suite à l’inquiétude des non-résidents

    Face à l’inquiétude des non-résidents, notamment sur le manque de visibilité des conséquences du projet et sur l’impact très concret qu’il aurait sur leur situation, un rétropédalage de la majorité a amené au vote d’un moratoire

    Celui-ci porte sur deux aspects :

    -le moratoire proprement dit, qui court jusqu’au 1er janvier 2021

    -une étude d’impact de la réforme

    Cela n’a pas satisfait beaucoup de non-résidents. Ceux-ci sont organisés notamment sur les réseaux sociaux  à travers plusieurs groupes qui regroupent plusieurs milliers de membres.

    Plusieurs groupes sont actifs sur les réseaux sociaux

    Plusieurs problématiques pour ces groupes que nous avons contactés : les transfrontaliers, au-delà du manque de visibilité, doivent supporter une série de coûts sans pour autant bénéficier de couvertures françaises et ce alors qu’ils parcourent parfois chaque jour la frontière. Les travailleurs en France résidant en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en Allemagne n’ont pu bénéficier pour exemple de la prime Macron en décembre 2018.

    Autre problématique, parfois pour les résidents plus lointains et qui sont retraités : le coût de la vie dans les pays de résidence peut être coûteux, par exemple pour les soins de santé dans les pays sans couverture sociale, sans pour autant pouvoir sur ces points bénéficier d’abattements, et ce alors que la fiscalité des revenus en France devraient augmenter fortement.

    Les Français de l’Etranger critiques du projet de réforme pointent aussi deux autres éléments :

    • ils sont nombreux à penser que le moratoire n’est qu’une manière de « gagner du temps » et de mettre en place les mécanismes techniques à Bercy, et par ailleurs l’étude d’impact ne devrait être publiée qu’en juin, après les élections consulaires de mai donc,
    • et sa méthodologie est pour l’instant opaque, le rapporteur n’est toujours pas nommé, etc… Quelle sera aussi  leur marge de manoeuvre face au gouvernement et la majorité?

    La réforme de la fiscalité des non-résidents devrait continuer pendant toute l’année 2020 de cristalliser les débats, et chez nombreux, les critiques. Affaire à suivre.

  • Paris, Londres et Berlin exhortent Téhéran à revenir « au plein respect » de l’accord sur le nucléaire

    La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont appelé ensemble l’Iran à revenir « au plein respect » de ses obligations au titre de l’accord sur le nucléaire iranien, que Téhéran a commencé à détricoter dans un contexte de tensions avec les États-Unis.

    « Aujourd’hui, notre message est clair : nous restons attachés » à l’accord sur le nucléaire « et à sa préservation ; nous exhortons l’Iran à annuler toutes les mesures incompatibles avec l’accord ; nous appelons l’Iran à s’abstenir de toute nouvelle action violente ou de prolifération ; et nous restons prêts à engager le dialogue avec l’Iran sur cette base afin de préserver la stabilité de la région », indiquent les trois pays dans une déclaration commune qui réaffirme leur position sur le dossier.

    La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les trois pays européens qui ont signé en 2015, avec les États-Unis, la Chine et la Russie, l’accord avec l’Iran sur le nucléaire, dont Donald Trump a décidé de sortir en 2018.

    Donald Trump a récemment appelé les Européens à claquer à leur tour la porte de l’accord et à renforcer leur propre effort militaire au Moyen-Orient.

    Paris, Londres et Berlin préfèrent rappeler leur attachement à l’accord, tout en estimant « essentiel que l’Iran revienne au plein respect de ses obligations au titre de l’accord ».

    « Nous avons exprimé notre profonde préoccupation face aux actions entreprises par l’Iran en violation de ses engagements depuis juillet 2019. Ces actions doivent être infirmées », ajoutent les trois capitales européennes.

    Téhéran a affirmé le 5 janvier ne plus se sentir tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses » utilisées pour la production de combustible nucléaire.

    Cette annonce a été faite deux jours après l’élimination du général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, par un tir de drone américain, point culminant d’une montée des tensions entre Téhéran et Washington.

    Londres, Berlin et Paris soulignent, dans leur déclaration, leur « disposition » à œuvrer « en faveur de la désescalade et de la stabilité dans la région ». Ils réaffirment la nécessité de « répondre — par la diplomatie et de manière significative — aux préoccupations communes concernant les activités régionales déstabilisatrices de l’Iran, y compris celles liées à ses programmes de missiles ».

    « Nous devrons également définir un cadre de long terme pour le programme nucléaire de l’Iran », soulignent les 3 chancelleries.

    Dans leur communiqué, les Européens citent le rôle joué par les « corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et la force Al-Qods », chargée des opérations extérieures de Téhéran, dans les « événements récents » qui « ont mis en évidence le rôle déstabilisateur de l’Iran dans la région ».

    Enfin, Berlin, Paris et Londres disent « prendre note de l’annonce de l’Iran concernant la destruction du vol UIA PS752 », Téhéran ayant reconnu samedi avoir abattu mercredi par erreur l’avion de ligne ukrainien, provoquant la mort de 176 personnes.

    Les Européens ont averti ces derniers jours qu’ils pourraient décider de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l’accord nucléaire, pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions par le Conseil de sécurité de l’ONU, si l’Iran ne revenait pas à un respect de ses engagements.

  • Evènements majeurs, conséquences mineures …

    IRAN, MOYEN-ORIENT ET LES DOLLARS

    Bien que d’une extrême gravité, les derniers évènements internationaux ont eu, pour le moment, peu d’incidences sur les marchés financiers. Le face à face entre les Etats-Unis, première puissance économique et militaire mondiale, et l’Iran, puissance majeure du Moyen Orient, qui était essentiellement verbal, a donné lieu en quelques jours à des actions physiques sans précédent.

    La réaction du marché a été très modérée ; les cours n’ont pas chuté et l’augmentation du cours du pétrole a été raisonnable. L’or s’est apprécié de manière classique mais dans des proportions mesurées compte tenu de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Ces réactions limitées sont-elles le résultat d’une sous-appréciation des risques ou d’une conviction partagée d’une menace régulée ? La montée aux extrêmes n’est pas le scénario retenu par les experts et les investisseurs.

    Marché mesuré

    Les mesures de rétorsion annoncées à l’avance par l’Iran sont apparues symboliques. L’implication a priori accidentelle de la défense antimissile iranienne concernant le Boeing 737 ukrainien ne semble pas pour le moment remettre en cause la volonté des parties de calmer le jeu qui s’inscrit ainsi dans un cadre très byzantin. En ce début d’année, les investisseurs veulent croire aux signaux positifs que sont l’éventuelle signature de l’accord commerciale sino-américain, le vote du Parlement britannique de l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le maintien de faibles taux d’intérêt, et l’arrêt de la chute de la production industrielle.

    Le pétrole après avoir franchi la barre des 70 dollars a rapidement retrouvé son cours d’équilibre autour de 65 dollars. Les indices « actions » sont restés globalement stables sur la semaine.

     

  • Pau : G5 – Sahel – L’intervention française en question ?

    C’est ce lundi à Pau qu’ Emmanuel Macron reçoit les présidents des cinq pays du Sahel, où les attaques djihadistes se multiplient. Objectif de cette réunion aux allures de « convocation » : renforcer la légitimité contestée des militaires français déployés sur place et mobiliser les alliés européens.

    Outre les présidents du G5 Sahel (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie), ce sommet accueillera lundi à Pau (sud-ouest de la France) le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki et le président du Conseil européen, Charles Michel.

    Une gerbe pour les soldats morts en décembre

    Le président français doit d’abord se rendre sur la base du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, dont étaient originaires sept des 13 soldats français tués en opérations au Mali en décembre. Avec ses homologues africains, il y déposera une gerbe en leur mémoire. Le sommet doit démarrer à 16 heures au Château de Pau avec les présidents du G5 Sahel, avant un dîner de travail au Parlement de Navarre avec les autres responsables internationaux. Le centre-ville est placé sous haute surveillance, les voitures interdites et l’accès des piétons étroitement contrôlé, a précisé la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

    Les cinq dirigeants avaient été conviés abruptement à Pau début décembre par le président français, irrité par les critiques de leurs opinions publiques contre les 4.500 soldats français de la force Barkhane et des déclarations jugées ambiguës de certains de leurs ministres.

    Un sentiment anti-Français au Mali

    En lançant cette invitation, perçue comme une « convocation » par certains présidents sahéliens, Emmanuel Macron avait averti qu’il mettrait toutes les options sur la table, y compris celle d’un retrait ou d’une décrue de Barkhane. Le président français avait toutefois reporté d’un mois ce sommet après l’attaque du camp nigérien d’Inates, la plus meurtrière depuis 2015 (71 morts). Le sentiment anti-Français se développe en particulier au Mali, où vendredi un millier de personnes ont encore manifesté à Bamako pour réclamer le départ des troupes françaises et étrangères.

    Paris veut avant tout obtenir une déclaration commune des cinq pays qui soulignera que la France agit à la demande de ses dirigeants, afin de « relégitimiser » sa présence, explique la présidence. « Il faut tout d’abord obtenir des responsables politiques une position nette sur ce qu’ils souhaitent ou pas », a tranché la ministre des Armées Florence Parly samedi.

    Hésitations en Europe et aux USA

    « La rencontre sera décisive, en ce qu’elle permettra de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions », avait jugé le président malien Ibrahim Boubacar Keïta début janvier. Outre son volet politique, le sommet de Pau vise aussi à revoir la stratégie militaire contre les djihadistes dans cette zone aussi vaste que l’Europe et appeler à une participation accrue des alliés internationaux, surtout européens.

    Le président nigérien Mahamadou Issoufou entend ainsi lancer à Pau « un appel à la solidarité internationale » pour que le Sahel et la France « ne soient pas seuls dans ce combat » contre le « fléau djihadiste ». La France est par ailleurs en train de mettre sur pied une opération baptisée « Tacouba », réunissant des forces spéciales d’une dizaine de pays européens. Paris espère que le sommet de Pau convaincra des Européens réticents, favorables à la lutte contre les djihadistes dans la région mais inquiets de voir la France critiquée. Autre inquiétude, les hésitations des Américains, dont l’appui militaire dans la région est irremplaçable, explique l’Elysée.

    Dans cette zone sahélienne semi-désertique, devenue depuis 2012 le terrain d’action de plusieurs groupes djihadistes, pour certains affiliés à Al-Qaïda ou Daesh, le sang ne cesse de couler. A la veille de Noël, sept militaires et 35 civils avaient été tués à Arbinda (Burkina Faso), suivis le 9 janvier par les 89 soldats nigériens tués à Chinégodar, aux confins du Niger et du Mali. Des attaques de plus en plus audacieuses face auxquelles la force conjointe du G5 Sahel, lancée en 2017, semble impuissante.

  • Les fous sont sages

    Trump a peut-être évité la guerre par un assassinat haut ciblé !

    En éliminant Souleimani, il montre que les Etats-Unis sont prêts à s’impliquer, et ce quasiment sans risque, alors qu’Israël préparait son offensive contre les installations de fabrication nucléaires iraniennes. Les Iraniens n’ont pas vraiment les moyens de la riposte, sauf à construire la bombe, ce qui ne sera pas toléré. Trump le fou a changé la donne. Imprévisible, vraiment.

    Boris Johnson réussit ses paris

    En trois mois, il a fait plus que Teresa May en trois ans : Obtenir une majorité incontestable au Parlement, faire voter un accord avec l’U.E, rassurer sur le sort des citoyens européens et sur un accord de sortie qu’il veut rapide.

    Emmanuel Macron, ayant condamné une nouvelle fois le colonialisme, adopte à nouveau une attitude très coloniale en convoquant les chefs d’Etat des pays du G5 Sahel à Pau, pour leur demander de s’engager vraiment. La pire menace n’est pas le néocolonialisme, mais le désengagement, qui condamnerait ces pays à la guerre civile et au chaos. La France peut-elle se retirer ? Hélas non. Peut-elle impliquer les Européens ? Sans succès. Peut-elle trouver de solutions politiques ? Si elle trouve des interlocuteurs, à commencer par l’incertaine Algérie.

    Néocolonialisme ?

    Voici Erdogan qui fait voter l’envoi de troupes turques dans l’ancienne Régence ottomane de Tripoli. Mais le Sultan qu’il n’est pas ressoude tout le monde contre lui, Russes, Algériens, Français, Egyptiens, Italiens, et offre un tremplin au Maréchal  Haftar, son ennemi.

    Xi Jinping

    Enfin l’homme le plus puissant du monde, le guide à la pensée géniale,  Xi Jinping, voit toujours  se dresser face à lui ces manifestants lilliputiens de Hong Kong. Pis : cette avocate qui refuse la main tendue de l’Empire du Milieu se fait réélire Présidente à Taïwan, une démocratie parlementaire qui vient de voter « le mariage pour tous ». Décadence occidentale.  De quoi écœurer Poutine.

    Kaïs Saïed

    En Tunisie, le mystérieux Président Kaïs Saïed, que l’on voyait comme un paravent des Islamistes d’Ennadha, reprend la main. Son voisin algérien, le mal élu Tebboune, entame la révision de la Constitution, et affronte toujours des manifestants qui ne se lassent pas. En Iran, ils crient à nouveau « A bas la dictature ! » contre les ayatollahs.

    Et l’Europe ? Et la France ?

    Et l’Europe ? Et la France ? L’Allemagne refuse de s’engager, même au Sahel, même en Méditerranée, et la France, qui parle avec tout le monde, s’interroge.  Elle vient de reconnaitre que l’Iran pourrait avoir la bombe en moins de deux ans. Il semble que la politique étrangère de la France souffre des mêmes incertitudes que sa politique sociale ou économique. En avant, en arrière, de quoi devenir imprévisible, elle aussi. Sans l’audace. Or c’est le moment d’en avoir.

    Si l’on ne veut pas de la guerre, ce serait en effet le moment de prendre des initiatives, au Liban, en Syrie, en Lybie, au Sahel. Et peut-être aussi avec Alger et Tunis. Et même à Hong Kong et Taïwan.  « Les fous sont sages, les sages sont fous », écrivait Shakespeare.

  • 16&17 Mai 2020 : les élections des Conseillers des Français de l’Etranger – Tour d’horizon

    1 800 000 Français seront appelés à voter le Dimanche 17 mai (dans certains dès le samedi 16) pour leurs élus locaux, les anciens conseillers consulaires désormais les nouveaux Conseillers des Français de l’Etranger.

    Oui des élus locaux ! Car au sein du Conseil Consulaire, c’est la communauté, liée au consulat à travers ses élus qui prennent les manettes des actions locales. Bourses scolaires, Implication dans la gestion des établissements scolaires, Assistance, Aides Sociales, Etat Civil, Relais avec l’administration de votre pays de résidence, Animation et Cohésion de la communauté, Actions économiques, etc… Notre quotidien d’expatrié, le lien avec la France, le dynamisme économique et social de notre spécificité de Français de l’Etranger, dépendent en partie de ce conseil dont la présidence sera désormais exercée non plus par le Consul, nommé par l’administration, mais par un élu sur le modèle des élections municipales qui auront lieu en mars en France. Le conseil consulaire élira parmi ses membres, son président, appuyé par une majorité.

    C’est une grande chance, quand on compare à la situation des autres expatriés, la République nous donne la parole. Il faut s’en saisir. Pour cela, il y a 3 défis à surmonter :

    • La Participation
    • Le Renouvellement
    • Les Moyens alloués

    C’est en les relevant que nous pourrons améliorer notre vie d’expatrié, conserver un lien naturel et facile avec la France, transmettre nos valeurs aux jeunes générations nées ou ayant grandi hors de France, réaliser nos ambitions économiques, faciliter notre intégration dans notre pays d’accueil et transmettre notre expérience acquise à l’étranger à nos compatriotes en France.

    Participation : Le Vote Electronique

    Le premier enjeu de ces élections consulaires des 16 et 17 mai prochain sera celui de la participation. Celle-ci est régulièrement pointée du doigt comme étant faible, voire inconsistante : 80 000 votants pour plus d’un million d’inscrits en 2014. Pour cette raison, entre autres, il a été décidé de pouvoir procéder à un vote électronique, le vote papier demeurant cependant possible. Plusieurs avantages : ceux qui ne sont pas à l’aise avec le vote électronique pourront toujours se rendre aux urnes et par ailleurs et en particulier dans les circonscriptions géantes, quelques clics permettront à tous d’exercer leur droit à être représentés en quelques minutes.

    Renouvellement : L’engagement citoyen

    Plus de 440 conseillers remettent leur mandat en jeu, et ce alors que le paysage politique depuis 2014 a été bouleversé. Si une grande partie des élus actuels viennent des rangs de la droite et de la gauche, l’arrivée en 2017 de la République en marche et la présence de plus en plus importante d’associations apolitiques et fédératrices pourraient changer la donne. L’ Assemblée des Français de l’Etranger composée des élus désignés par leurs pairs issus de cette élection était majoritairement à gauche au début de cette mandature. Aujourd’hui, le camp des indépendants s’est vu étoffer au fil des victoires de Macron, affaiblissant les LR et le Parti socialiste. La recomposition a donc commencé dans les états-majors des Français de l’Etranger.

    Renforçant les difficultés des Républicains, M. Barry de Longchamps, Prédisent de l’UFE-Monde, a donné la consigne aux antennes locales de se retirer du jeu politique. Alors que partie prenante en 2014 à travers des listes UFE-UMP, les Républicains devront avancer seuls.

    A gauche, le PS est pris en étau entre La France Insoumise et les Verts. L’effondrement des deux partis majoritaires aux élections législatives a eu des retombées. Et les socialistes sont menacés de disparition.. Ils parient sur l’ancrage local, comme avec Mehdi Benlahcen au Portugal ou Cecilia Gondard en Belgique. La France Insoumise surfant sur ses scores aux législatives attend beaucoup de cette élection alors que l’engouement s’est tassé avec les sorties de Jean-Luc Mélenchon. Les Verts sont eux confiants et le dynamisme, en particulier en Europe, des partis écologiques, peut les porter à un niveau historique.

    Une nouvelle composante est en train d’apparaitre. Les citoyens engagés ! A travers des associations, des bénévoles se sont regroupés. Eloignés de la politique parisienne, ils ont su développer des actions de proximité, concrètes et ils ont marqué les élections consulaires partielles de 2017 et 2018. Ainsi au Qatar / Bahrein et surtout à Shanghai, les élections partielles ont démontré que l’ancrage local, en dehors de toute affiliation politique, peut permettre de belles victoires au service de tous.

    Les moyens alloués : La question de la réprésentativité

    Les conseillers, désormais appelés Conseillers des Français de l’étranger, ont un rôle essentiel mais parfois mal connu. Outre leur statut de grands électeurs des Sénateurs des Français de l’étranger, ils sont désormais intégrés dans une nouvelle réforme décidée par Jean-Baptiste Lemoyne à un vrai réseau de remontées des informations et des problématiques rencontrées.

    Acteurs auprès de vos élus nationaux, relais auprès des Ministres et de leurs agents, ils porteront les projets, chercheront les financements.

    Certains combattront pour conserver les 11 députés élus par circonscription, d’autres militeront pour la réforme créant une circonscription unique avec une liste. Mais tous voteront pour les élections sénatoriales d’octobre 2019, qui donnera ou non la majorité au Président pour mettre en place sa réforme des institutions pour laquelle une majorité des 2/3 des parlementaires (députés et sénateurs) est nécéssaire.

    Vote électronique, vote papier, nous sommes tous appeler à participer à ces élections. Elles donneront l’impulsion qui rythmera les 6 prochaines années de la vie des Français de l’Etranger. N’oubliez pas de vérifier votre inscription sur les listes électorales, vous pouvez vous y inscrire jusqu’au 31 mars 2020.

     

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