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  • Réforme des retraites: le gouvernement retire l’âge pivot de 64 ans du projet de loi après un samedi difficile

    Le 11 janvier restera la date ou le gouvernement à céder.. Pour la crise des Gilets Jaunes, le gouvernement n’a pas su abandonner la taxe sur l’essence pour au final lâcher 10 milliards d’euros. Après 5 semaines de grèves et un samedi tendu dans les rues de la capitale, le Premier ministre a annoncé le retrait de l’âge pivot.. Retour ce samedi…

     

    « Des poubelles qui brûlent, des projectiles jetés sur les forces de l’ordre, qui répliquent à la lacrymo. Paris était de nouveau ce samedi le théâtre de scènes devenues presque habituelles depuis un an, en marge d’une nouvelle journée de manifestation contre la réforme des retraites, rejointe pour l’occasion par quelques Gilets jaunes.

    Selon la CGT, 150 000 personnes s’étaient rassemblées dans la capitale. Le cortège parisien s’est élancé peu après 14 heures de la place de la Nation en direction de celle de la République, cortège syndical en tête. Il avait été rejoint par plusieurs centaines de Gilets jaunes, partis en fin de matinée du pont François Mitterrand., banderoles et couronnes de fleurs, en hommage au livreur mort après avoir été interpellé par les forces de l’ordre, Cédric Chouviat.

    Incidents dans le 12e

    Peu après le lancement du cortège, dans lequel un black bloc a vraisemblablement pris place, de premiers incidents ont éclaté. Les manifestants, dont certains masqués ou cagoulés, ont brisé des vitrines sur le trajet et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.

    Plusieurs magasins ont été saccagés sur le parcours.

    Certains manifestants criaient « LBD », au cours de ces heurts qui ont éclaté au niveau de l’avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement de la capitale, en référence aux tirs controversés de lanceurs de balle de défense responsables de graves blessures chez les manifestants lors de précédentes manifestations.

    D’autres manifestants couraient se réfugier sous des portes cochères, dans une grande confusion.

    Martinez en pointe

    Derrière une banderole « Retraite à points tous perdants! Retraite à 60 ans, tous gagnants! » les milliers de manifestants attendaient en début de journée les « propositions concrètes » qu’Edouard Philippe s’est engagé à adresser ce samedi aux organisations syndicales et patronales pour essayer de trouver « la base d’un compromis. »

    Celles-ci ont fini par tomber peu avant 16h30. Le gouvernement est « disposé à retirer » provisoirement l’âge-pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites tout en conservant le principe d’un âge d’équilibre, a indiqué le Premier ministre dans un courrier adressé samedi aux organisations syndicales et patronales.

    Edouard Philippe cède en fin d’après-midi-midi

    Le gouvernement est « disposé à retirer » l’âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites tout en conservant le principe d’un âge d’équilibre, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe dans un courrier adressé ce samedi aux organisations syndicales et patronales.

    « Pour démontrer ma confiance envers les partenaires sociaux, et ne pas préjuger de l’issue de leurs travaux concernant les mesures à prendre pour atteindre l’équilibre en 2027, je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j’avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d’équilibre de 64 ans en 2027 », a écrit le chef du gouvernement dans sa lettre, au 38e jour de la mobilisation contre cette réforme.

    Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions « d’ici la fin du mois d’avril », le gouvernement « prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social ».

    « Je prendrai mes responsabilités »

    « Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités », a insisté le Premier ministre.

    Si, en revanche et comme l’ »espère » Edouard Philippe, un accord intervient au sein de la conférence d’ici fin avril, « le parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi ».

    Dans ce cas, le gouvernement modifiera le projet de loi pour demander au parlement une habilitation large lui permettant de prendre par ordonnance toute mesure permettant d’assurer l’équilibre du système de retraite à l’horizon 2027.

     

    « Le projet de loi prévoira que le futur système universel comporte un âge d’équilibre », souligne le Premier ministre, ajoutant que cela permettra à de nombreux Français « qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans » d’éviter une décote.

    Le chef du gouvernement propose par ailleurs que la conférence de financement, réclamée par la CFDT, soit animée par Jean-Jacques Marette, ancien directeur général de l’Agirc-Arrco.

    La date de fin avril permettra que les conclusions de la conférence soient prises en compte avant le vote du projet de loi sur la réforme des retraites en seconde lecture.

     

  • La France se dote d’un plan anticorruption après les critiques du Conseil de l’Europe

    Critiquée au niveau européen pour les manquements de sa lutte anticorruption, la France a annoncé le 9 janvier un plan triennal de lutte visant à renforcer les mesures de prévention au sein de son administration.

    Le Groupe d’États contre la Corruption (Greco) du Conseil de l’Europe a pointé jeudi dans un rapport la persistance en France de « zones grises » dans les rapports entre l’exécutif et les lobbies et appelé Paris à plus d’efforts pour combattre le phénomène.

    Des « zones grises où des efforts supplémentaires sont nécessaires » demeurent, en dépit d’évolutions « positives », comme les créations de l’Agence française anticorruption (AFA), de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ou encore celle du parquet national financier, relève le rapport.

    La concomitance du plan annoncé par les ministères de la Justice et des Comptes publics, dont les préoccupations rejoignent en grande partie celles du Greco, est fortuite, le premier devant à l’origine être publié dès le 9 décembre, a indiqué à l’AFP le directeur de l’AFA, Charles Duchaine.

    Mais sa publication a été retardée par le gouvernement à cause des grèves contre la réforme des retraites et de l’affaire des fonctions multiples de l’ancien haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, pour éviter de lui donner une « connotation politique », a-t-il précisé.

    Le plan gouvernemental vise notamment à « renforcer la formation des agents publics les plus exposés », à commencer par les ministères, mais aussi dans les collectivités locales et les hôpitaux, selon une méthodologie établie par l’AFA.

    Seules 7,3 % des collectivités ont en effet mis en place des mesures de prévention contre la corruption, tandis que 3,5 % des agents publics et 1,5 % des élus ont reçu une formation en la matière, d’après une enquête menée par l’AFA en 2018.

    « On est là pour les aider s’ils nous sollicitent », explique M. Duchaine, précisant qu’il « appartient à chaque ministère ou collectivité de faire le boulot ». L’AFA ne dispose que d’une dizaine d’agents, dont la moitié dédiée aux entreprises.

    Dans le domaine de la prévention contre la corruption, « jusqu’à maintenant il n’y avait pas grand-chose, donc tout ce qui pourra être fait sera toujours en mieux », selon le directeur de l’agence.

    Le plan gouvernemental préconise aussi des mesures spécifiques pour deux grands événements sportifs organisés par la France, la coupe du monde rugby en 2023 et les Jeux olympiques de Paris en 2024.

    Attente des citoyens 

    Pour le Greco, « une plus grande transparence s’impose », notamment en ce qui concerne les « contacts entre l’exécutif et les groupes d’intérêts afin que leur influence » sur les décisions « soit plus claire ».

    L’organe anticorruption du Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg, préconise que « les membres de l’exécutif, y compris le président de la République », fassent « état publiquement et à intervalles réguliers des lobbyistes rencontrés et des questions abordées ».

    Il recommande aussi l’extension des mesures de prévention « au cabinet du président de la République (…), pas exempt de risques de corruption ».

    Le Greco estime en outre que les ministres soupçonnés de corruption ne devraient plus être jugés par la Cour de justice de la République, « composée pour moitié de parlementaires », mais par « une autre juridiction (…) indépendante et impartiale ».

    « L’attente croissante des citoyens quant à l’exemplarité des membres de l’exécutif (…) est palpable en France », souligne son rapport.

    Le Greco appelle encore « à l’élaboration d’une stratégie globale de prévention de la corruption » au sein de la police et de la gendarmerie, avec des « contrôles de sécurité » organisés tout au long des carrières.

    Enfin, la législation française sur la protection des lanceurs d’alerte devrait également être améliorée, la pratique ayant montré que sa mise en oeuvre était « complexe » et « pas entièrement efficace ».

    Composé de 48 États européens plus les Etats-Unis, le Greco a été créé en 1999 pour améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption.

  • Les apéros français à l’étranger

    Nous sommes 2,5 millions à l’étranger et nombreux à chercher des lieux de rencontre.

    Les apéros français se sont heureusement multipliés à travers le monde.  Tour d’horizon

    Les apéros frenchies en Allemagne

    Parmi les concepts développés parmi les expats, les apéros frenchies. L’idée, de deux sœurs, est née en Allemagne, à Francfort, et s’est depuis développée en Europe. A Londres, Paris, Munich, Amsterdam.

    Les Français de Londres, Bruxelles, Amsterdam, sont nombreux à savoir que la vie ne se limite pas à la communauté. Pour autant, peu d’entre eux ont  oublié l’Hexagone,  et beaucoup, malgré tout, s’en rappellent avec nostalgie.

    De quoi s’agit-il ? Vous êtes Français, isolé, les apéros sont un des seuls liens de conviabilité pour faire des rencontres. La communauté française à l’international est parfois éparse. Plusieurs partenaires dont des marques d’alcool participent aux évènements en offrant divers dégustations.

    Plusieurs évènements organisés à Londres

    Autre possibilité, dans d’autres villes comme Londres, se réunir autour d’un tarot. Un jeu coûte £20 sur place, munissez-vous d’un exemplaire en français avant ! Il ravira beaucoup de joueurs. Information importante : les jeux d’argent, et notamment le poker, sont en revanche formellement interdits dans les pubs de la capitale anglaise !

    A New York aussi les Français se retrouvent! C’est le cas par exemple avec les apéros bon plan voyage tous les mardis à la cave à manger OCabanon. Autre ville, Tokyo, où le site Bonjour Tokyo organise un apéro très frenchy, aussi, tous les mardi.

    Les amitiés françaises de Namur et de Liège

    Dans plusieurs villes belges francophones, c’est le souvenir de la présence française, notamment sous Napoléon, qui est mis en avant lors d’apéros plusieurs fois par mois. C’est le cas par exemple à Namur et à Liège avec le soutien de la CCI franco-wallone.

    Avec l’apparition des réseaux sociaux dans le courant des années 2000, de tels évènements qui deviennent très facile à organiser se sont multipliés. Envie de se retrouver, désir de partager des instants avec des personnes qui partagent notre culture, souhait d’échanger, de rencontrer, de nouvelles personnes, les raisons sont multiples.

    Vous organisez / participez à des apéros français ? N’hésitez pas à nous en faire part !

     

     

  • Fin de l’exemption d’impôt sur le revenu pour les retraités au Portugal

    Les futurs retraités étrangers installés au Portugal vont devoir payer des impôts

    Le régime fiscal des résidents non habituels, les fameux RNH, va être modifié.

    C’est ce qu’annonce en une, ce vendredi 10 janvier 2020, le quotidien économique portugais Jornal de Negocios. Le gouvernement socialiste se prépare à présenter une proposition de modification du budget de l’Etat.

    Rien ne changera pour les RNH qui bénéficient déjà de ce régime. En revanche, les futurs retraités étrangers qui s’installeront au Portugal seront imposés. L’exemption totale va donc être supprimée.

    Les nouvelles règles sont en préparation au ministère des Finances, avance le Jornal de Negocios.

    Le ministre Mario Centeno répond ainsi favorablement aux exigences du Bloc de gauche, très critique envers le régime fiscal des RNH.

  • Réforme des retraites : Une mobilisation en replis, une grève qui s’enracine !

    Pour la 4e fois depuis le début de la grève, les opposants à la réforme des retraites s’étaient donnés rendez-vous ce jeudi 9 janvier. Les syndicats exigeant le retrait du projet, menés par la CGT et FO, étaient à l’origine de cette nouvelle journée interprofessionnelle de mobilisation.

    La journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites a réuni 452 000 manifestants dans l’Hexagone dont 56 000 à Paris, selon un décompte du ministère de l’intérieur. Lors de la journée d’action du 17 décembre, 615 000 personnes avaient défilé dans dont 76 000 à Paris, selon le ministère.

    De leur côté, les syndicats ont revendiqué près de 1,3 million manifestants dans 65 cortèges, dont 370 000 selon la CGT. Un chiffre qui tombe à 44 000 pour la manifestation parisienne selon le comptage du cabinet Occurrence qui avait dénombré 72 500 manifestants parisiens le 17 décembre.

    Dans le détail, ils étaient 22 000 à battre le pavé à Marseille, 14 000 à Toulouse, 11 000 à Lyon, 10 000 à Bordeaux, 8 400 à Nantes, 7 500 à Caen, 7 400 à Rouen… selon les chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

    À Paris, la grande manifestation entre la place de la République et la place Saint-Augustin, s’est élancée vers 14 heures. Quelques tensions ont été observées, notamment dans le défilé parisien, au niveau du boulevard Magenta.

    Plus tard, à l’approche de la place Saint-Augustin, la situation s’est de nouveau quelque peu dégradée à Paris. Autour de 16 h 30, l’ambiance s’est soudain tendue en tête du cortège : les force de l’ordre ont répondu par des charges et des tirs de gaz lacrymogène à des jets de projectiles. Auparavant, seize personnes avaient été interpellées selon un bilan de la préfecture de police donné à 16 h 15.

    En fin de matinée, la cité phocéenne avait donné le coup d’envoi des défilés dans les grandes agglomérations.

    Le 5 décembre, au premier jour du mouvement, entre 806 000 personnes, selon le ministère de l’intérieur et 1,8 million selon la CGT avaient battu le pavé dans toute la France, un score qui n’a plus été égalé les 10 et 17 décembre.

    SNCF : selon les chiffres dévoilés par la direction de l’entreprise publique, 32,9 % des cheminots sont en grève pour cette quatrième journée de mobilisation nationale, dont 66,6 % des conducteurs de train, 57,6 % des contrôleurs et 37,4 % des aiguilleurs.

    Éducation nationale : le taux de grévistes est de 18,81 % dans le primaire et de 16,49 % dans le secondaire (collèges et lycées) selon le ministère, et de respectivement 40 % et 50 % d’après les syndicats. Chez les Français de l’Etranger, le taux de participation fût très faible

    Outre des manifestations, les grévistes ont organisé un certain nombre d’actions pour appuyer leurs demandes. Ainsi environ 400 manifestants ont filtré dans la matinée l’accès à la centrale nucléaire de Gravelines, sur le littoral du Nord.

    Dans le même temps, quelques centaines d’avocats en grève ont bloqué dans la matinée les entrées du tribunal de grande instance de Lille, empêché la tenue des audiences et jeté leurs robes à terre. En fin de matinée, une vingtaine d’avocats formaient toujours un cordon devant le palais de justice alors qu’entre 200 à 300 assistaient à une assemblée générale dans une salle d’audience bondée. A Roanne également les avocats se sont mobilisés. Un « acte de malveillance » sur un poste électrique a par ailleurs entraîné la coupure de l’électricité pour quelque 2000 foyers et entreprises d’Hazebrouck (Nord) pendant une heure trente jeudi matin, selon la communication pour le Nord-Pas-de-Calais d’Enedis.

  • Réforme des Retraites : faible mobilisation dans les établissements français à l’étranger

    Réforme des Retraites : faible mobilisation dans les établissements français à l’étranger

    Ce 9 janvier fut l’occasion d’une nouvelle journée de mobilisation dans l’éducation nationale contre la réforme des retraites. Mobilisation en baisse, en France, mais aussi chez les Français de l’étranger.

    Comme nous l’avons constaté que ce soit auprès des syndicats SNES et UNSA ou auprès des lycées des Français de l’étranger, la mobilisation fut particulièrement faible. 4% de participation gréviste à La Haye selon la direction, un taux également faible annoncé en Allemagne, en Belgique et à Lisbonne.

    « Nous voulons donner une chance à la négociation » – Stéphane Crochet, secrétaire général de l’UNSA

    Une plus forte participation fut, selon l’UNSA, enregistrée dans les établissements français au Maroc.

    Aucune mobilisation en revanche dans les établissements qui ne sont ni en « gestion directe », ni en convention, et notamment les très nombreux lycées en Amérique du nord.

    En effet, certaines organisations enseignantes ont choisi de ne pas appeler à la grève, comme le Sgen-CFDT et le SE-UNSA. « Nous voulons donner une chance à la négociation », justifie son secrétaire général Stéphane Crochet, en évoquant les discussions prévues cette semaine autour des fins de carrière dans la fonction publique et celles programmées à partir du 13 janvier avec le ministère de l’éducation autour de la revalorisation des revenus des enseignants.

    Une revalorisation progressive pour atteindre les 10 milliards

    Lors de premières rencontres bilatérales avec les syndicats, mi-décembre, Jean-Michel Blanquer , le Ministre de l’Education Nationale, avait laissé entendre que l’ensemble des revenus des professeurs pourrait bénéficier progressivement, année après année, de 400 à 500 millions d’euros supplémentaires pour que la hausse atteigne, au bout d’une vingtaine d’années, les 10 milliards d’euros évoqués par le premier ministre Édouard Philippe lors d’un déplacement à Nancy.

    Le mouvement est-il en baisse ou une simple pause?.

    le syndicat SNES nous a bien indiqué que le préavis durait jusqu’au 17 janvier .  Et si à Lisbonne, La Haye et en Allemagne la mobilisation fut faible, cela ne veut pas dire pour autant que cela a disparu.

    Mais ces discussions doivent s’étaler jusqu’à l’été avant que ne soit adoptée une loi de programmation censée prendre effet en janvier 2021. Aussi, il y a peu de chances que la mobilisation enseignante se maintienne jusqu’à la fin de l’année scolaire.

     

     

  • INNOWWIDE : le programme de soutien à l’internationalisation de la Banque Publique d’Investissements française

    Innowwide vise à soutenir les entreprises innovantes européennes dans leur développement à l’international par le biais de partenariats technologiques avec des partenaires non-européens.

    Les entreprises lauréates pourront bénéficier d’un financement (subvention) de 60 000€ pour couvrir une partie des coûts liés à la réalisation d’études de faisabilité marché, technique et/ou juridique dans l’optique d’un potentiel partenariat technologique. Ces actions devront être menées avec un ou plusieurs sous-traitants identifiés du pays ciblé.

    Les PMEs de l’Union européenne ou du périmètre H2020 ayant un partenaire dans l’un des pays visés par le programme Innowwide sont éligibles au programme.

    Les pays visés par cette action sont les

    • pays en voie de développement,
    • pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Mexique),
    • pays développés.

    Consultez en cliquant ici la liste exhaustive des pays.

    Deux appels à projets sont organisés dans le cadre du programme Innowwide, le premier a eu lieu en 2019, le second débute dans quelques jours.

    L’occasion de créer un pont entre votre entreprise et votre terre d’accueil ou d’origine.

    Le formulaire de candidature devra être rempli par l’entreprise européenne en indiquant notamment son projet, son principal partenaire et des partenaires additionnels sur les pays cibles.

    Pour plus d’informations concernant le processus de candidature, les entreprises peuvent contacter l’équipe Innowwide : [email protected] ou consulter le site officiel du programme.

  • Le vignoble français craint une perte de surface avec les zones sans pesticides

    Le vignoble français craint une perte de surface avec les zones sans pesticides

    Mise en œuvre le 1er janvier, les zones de non-traitement aux pesticides sont décriées par les vignerons qui perdent de la surface d’exploitation, alors que la société civile les juge insuffisantes.

    Une barrière de sécurité anti-pesticide. L’idée des Zones de Non-Traitement (ZNT) s’est peu à peu imposée comme une solution de protection contre les effets nocifs des produits phytosanitaires, dont la France peine à s’affranchir. Malgré le plan Ecophyto, la consommation des pesticides ne cesse de progresser, et a même bondi de 25 % en 2018, de l’aveu du ministère de l’Agriculture. Sous le coup d’une pression sociétale sans précédent, et d’un nombre croissant d’arrêtés municipaux interdisant l’épandage de pesticides à proximité des habitations, le gouvernement a dégainé une nouvelle arme : les Zones de Non-Traitement  qui définissent des espaces de sécurité entre les zones agricoles et les habitations.

    L’annonce était attendue après la tenue d’une consultation publique à l’automne. Elle a été faite discrètement par le Ministère de l’Agriculture le 20 décembre 2019 et l’arrêté publié le 29 décembre.  Les distances minimales pour les zones de non-traitement seront de  cinq mètres pour les cultures dites basses comme les légumes et les céréales, et de dix mètres pour les cultures hautes, fruitiers ou vignes.

    Des « avancées », selon le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, car de telles limitations ne sont présentes que dans « très peu de pays en Europe » (Slovénie, Italie et quelques Lander allemands).

    Un arbitrage qui demeure très loin des demandes de certaines associations écologistes, qui réclamaient une distance de 150 mètres pour éviter tout risque de propagation en cas d’épandage de pesticides.

    « Les distances soi-disant de sécurité retenues sont inconséquentes, réagit François Veillerette, le directeur de Générations futures. Du côté d’Europe Écologie les Verts, l’arrêté ne convainc absolument pas non plus. « EELV continuera à soutenir les maires prenant des arrêtés interdisant l’utilisation de pesticides à proximité des maisons d’habitation » a d’ailleurs réagi le parti écologiste.

    Si l’efficacité de ces zones sans-pesticides est questionnée, l’impact sur les terres cultivables ne sera pas négligeable. « En instaurant, dans certaines situations, des distances de sécurité incompressibles, quelles que soient les pratiques et les mesures de protection, le Gouvernement laisse la place à l’idéologie et abandonne de nombreux agriculteurs sans aucune solution. Où est la logique ? » a regretté le principal syndicat agricole, la FNSEA.

    De fait, les zones de non-traitement concernent toutes les formes de traitement, à l’exception du biocontrôles. Et impose de fait des contraintes similaires à un agriculteur ayant un recours intensif aux phytosanitaires qu’à un agriculteur n’en utilisant qu’occasionnellement.

    Autre critique, l’absence de compensation pour les terres agricoles qui ne pourront plus être exploitées. « «Et que dire du fait que personne ne fasse mention de la compensation des pertes que subiront nécessairement les agriculteurs avec le retrait de surface de leur exploitation ? » s’agace la FNSEA. Le syndicat devrait discuter d’éventuelles actions de blocages au cours du mois de janvier.

    Le vignoble français en première ligne

    Si l’ensemble des terres agricoles sont concernées par les ZNT, le vignoble français se retrouve en première ligne. La proximité des vignes avec les habitations dans de nombreuses régions viticoles telles que la Champagne, la Bourgone ou encore l’Alsace expose les vignerons français à des pertes de surface importantes.

    D’après les estimations de l’Association des viticulteurs d’Alsace, ce sont 300 hectares de vignes qui seraient directement concernés par la ZNT, soit 2 % du vignoble. En Champagne,  ce sont environ 1000 hectares qui seraient concernés par les ZN, soit 3% du vignoble, dans une région ou le prix de la terre avoisine 1 million d’euros l’hectare.  Le vignoble de Bourgueil dans la Loire pourrait voir sa surface perdre 75 hectares avec ces ZNT, soit 5% de sa surface.

    La marge de manœuvre est limitée pour le vignoble, car même en agriculture biologique il est difficile de faire l’économie de traitement ponctuel au cuivre, pour lutter contre le mildiou, un fléau contre lequel les solutions de biocontrôles, seules à ne pas être soumises au ZNT, ne sont pas encore au point.

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