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  • Boris Johnson veut des négociations éclair face à Bruxelles

    Boris Johnson veut des négociations éclair face à Bruxelles

    Le Premier ministre britannique souhaite conclure es négociations commerciales post-Brexit le plus rapidement possible. Un pari jugé difficile par les Européens.

    Boris Johnson compte placer sa rencontre du mercredi 8 janvier à Londres avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sous le signe de l’efficacité.

    Cette première entrevue entre le chef de gouvernement conservateur, élu à une large majorité en décembre sur la promesse de sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 janvier, et Mme von der Leyen depuis sa prise de fonction le mois dernier.

    « Le Premier ministre devrait souligner l’importance d’approuver une relation future de confiance et positive d’ici à la fin décembre 2020 », a indiqué son service de presse dans un communiqué, alors que les Européens ont émis des doutes sur ce calendrier serré.

    Une fois sorti du giron européen, après 47 ans d’une vie commune mouvementée, s’ouvrira pour le Royaume-Uni une période de transition jusqu’à fin 2020, censée permettre une séparation en douceur, durant laquelle les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes et d’en bénéficier – sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

    « Flexibilité » 

    L’accord de divorce conclu entre Londres et Bruxelles prévoit que cette période peut être prolongée jusqu’à deux ans si les parties n’arrivent pas à conclure, dans ce laps de temps, le complexe accord qui régira leur relation commerciale sur le long terme. Mais Boris Johnson l’exclut fermement.

    « Après avoir attendu plus de trois ans pour réaliser le Brexit, les citoyens britanniques comme européens s’attendent à juste titre à ce que les négociations sur un ambitieux accord de libre-échange s’achèvent dans les temps », devrait-il dire. Il vise un accord commercial « ambitieux », « pas un alignement » sur les règles de l’UE, selon le communiqué.

    De son côté, Ursula von der Leyen a déjà exprimé son inquiétude face à ce calendrier. « Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps », a-t-elle déclaré fin décembre dans le quotidien économique français Les Echos.

    Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier a également estimé que s’entendre et ratifier une relation post-Brexit en onze mois serait « un immense défi ».

    S’il veut y parvenir, Boris Johnson devra faire preuve de « flexibilité » dans les négociations, a prévenu mardi le président français Emmanuel Macron, évoquant un « calendrier ambitieux ».

    Et l’Union européenne sera « intransigeante » avec le Royaume-Uni qui devra « pour accéder au marché unique européen (…) respecter toutes (ses) règles », a de son côté déclaré le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique Thierry Breton, dans un entretien aux Echos.

    « Brexit » tabou

    Outre un accord de libre-échange, l’UE et le Royaume-Uni prévoient de s’entendre sur les questions internationales et de sécurité.

    Boris Johnson veut ancrer dans la loi d’application de l’accord de sortie négocié avec Bruxelles, dont les députés britanniques ont repris l’examen cette semaine, l’interdiction d’étendre la période de transition après 2020.

    Le projet de loi devrait être voté jeudi à la Chambre des communes, en vue d’une promulgation dans les deux semaines. Restera alors au Parlement européen à se prononcer.

    Et pour signifier que Boris Johnson est bien déterminé à passer à autre chose après le Brexit, qui domine la vie politique britannique depuis le référendum l’ayant approuvé à 52% des voix en 2016, le mot « Brexit » va devenir tabou au sein du gouvernement, selon une source gouvernementale.

    Le ministre britannique du Brexit, Stephen Barclay, ainsi que Michel Barnier prendront également part à la rencontre, prévue dans l’après-midi à Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre.

  • Réforme des retraites : Nouvelle journée de mobilisation en France

    Réforme des retraites : Nouvelle journée de mobilisation en France

    L’exécutif tente de négocier une sortie, les syndicats de mobiliser pour bloquer la réforme.

    La grève contre la réforme des retraites commencée il y a plus d’un mois donne lieu à une nouvelle journée de mobilisation. La circulation des trains et des transports publics parisiens reste très perturbée au 36jour consécutif de grève.

    Ce nouveau rendez-vous dans la rue jeudi est l’occasion de tester les forces en présence, avant une nouvelle mobilisation samedi. L’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-CFE-CGC-FSU y réclame le retrait pur et simple du projet, après plus d’un mois de mobilisation et déjà trois journées d’actions interprofessionnelles, les 5, 10 et 17 décembre.

    En plus des perturbations dans les transports terrestres jeudi, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) anticipe des « perturbations et des retards » possibles dans l’aérien. Elle a demandé aux compagnies d’annuler un tiers des vols programmés au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Toulouse. Dans les écoles, le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, annonce 40 % de grévistes parmi les enseignants jeudi.

    Les avocats continuent leur mobilisation, tout comme les salariés de raffineries qui ont voté sa poursuite, mardi, jusqu’à la fin de la semaine. D’après la CGT, plus aucune expédition de carburant ne se fait au dépôt pétrolier de la Compagnie industrielle maritime (CIM), au Havre, et le mouvement est reparti mercredi à Fos-sur-Mer (Esso), ainsi que dans les cinq raffineries qui dépendent de Total.

    L’âge pivot au centre des négociations

    Côté exécutif, un premier pas vers un compromis semble avoir été fait sur la question cruciale de l’âge pivot, en dessous duquel il ne sera pas possible de partir avec une retraite à taux plein. Un point dur pour le premier syndicat français, la CFDT, pourtant favorable à un système universel de retraite par points.

    Son secrétaire général, Laurent Berger, a estimé mercredi, sur Franceinfo, qu’un accord était encore « loin » d’être trouvé et a demandé au gouvernement « qu’on y arrive le plus vite possible », estimant que la balle était dans le camp de l’exécutif. A l’inverse, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé que la solution pour garantir l’équilibre du système passait « de toute façon par une mesure d’âge » inscrite dans la loi.

    Mercredi, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a convenu que l’âge pivot figurait « pour l’instant » dans la version de l’avant-projet de loi transmis au Conseil d’Etat. Mais cela « ne préjuge pas » du contenu final du texte attendu le 24 janvier en conseil des ministres, puis le 17 février à l’Assemblée nationale pour une adoption avant l’été. L’objectif est de « trouver ensemble des solutions qui permettent que le système soit durable » et « s’il y avait des meilleures solutions (…) que l’âge pivot, on les prendrait », a-t-elle dit.

    Les syndicats demandent la prise en compte de la pénibilité

    Le premier ministre, Edouard Philippe, a accepté la proposition de M. Berger de convoquer une conférence de financement du système. Il a invité les partenaires sociaux vendredi pour parler du « mandat de cette conférence » et du « délai qui lui sera accordé » pour trouver des solutions. Pendant ce temps, Les Républicains, partisans d’un report à 65 ans de l’âge légal de départ, ont dévoilé mercredi une batterie de propositions, dont un « régime universel de pénibilité » qui permettrait à ses bénéficiaires de partir un an plus tôt.

    La pénibilité était justement le sujet d’une réunion organisée par les secrétaires d’Etat Olivier Dussopt et Laurent Pietraszewski avec les syndicats de la fonction publique mercredi matin, mais la CGT, la CFE-CGC et la FSU ont claqué la porte. Selon ces syndicats, « la fin des catégories actives », qui permettaient aux agents ayant un métier particulièrement pénible de partir à la retraite anticipée cinq ou dix ans avant l’échéance, leur a été annoncée. FO et Solidaires avaient décidé dès mardi de boycotter cette réunion.

  • Iran: les Européens mis en difficulté par leur allié américain

    Iran: les Européens mis en difficulté par leur allié américain

    L’assassinat du général Soleimani par un drone américain a mis les pays européens engagés sur le théâtre irakien en porte-à-faux. Paris, Berlin et Londres s’activent pour convaincre tous les acteurs à stopper l’escalade. Un article de notre partenaire Euractiv.

    Le 3 janvier, un raid américain tuait l’émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes, le puissant général Qassem Soleimani, et un autre leader pro-iranien en Irak. Depuis, la tension ne redescend pas entre l’Iran et les États-Unis. Une situation délicate pour les alliés européens aux Américains, dont la France, le Royaume-Unis et l’Allemagne.

    « Cette frappe a été une surprise pour nous tous », affirmait mardi 7 janvier un diplomate occidental en poste à Bagdad . Ajoutant : « C’est maintenant très compliqué de parler avec les Américains. Nous parlons beaucoup entre membres de l’Union européenne mais les Américains sont pris par leurs propres problèmes. »

    Officiellement, aucune capitale européenne n’a formellement condamné la frappe américaine, mais personne ne l’a soutenue. La déclaration conjointe publiée ce week-end par Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson appelle à la « désescalade ». Les dirigeants européens veulent conjurer toute dynamique de représailles qui les exposeraient sur le terrain, mineraient définitivement les chances de tenir en vie l’accord sur le programme nucléaire iranien signé en 2015, et réduiraient à néant l’action conjointe menée depuis cinq ans en Irak pour contrer Daech et les réseaux terroristes. La plupart des diplomates refusent aujourd’hui de discuter publiquement des relations au sein de la coalition antijihadistes emmenée par Washington.

    Départ des Américains ?

    Les cafouillages de l’administration américaine rajoutent depuis lundi à la confusion et à l’absence de stratégie lisible de la part de Washington. L’annonce, rapidement démentie par le Pentagone, d’un départ imminent des troupes américaines du sol irakien a jeté la stupeur chez les alliés occidentaux. Après seize ans de présence en Irak, le départ des GI’s serait le meilleur cadeau possible pour les Iraniens, qui ont su exploiter, après le renversement de Saddam Hussein par intervention de l’administration Bush en 2003, toutes les faiblesses du dispositif américain.

    Ce départ mettrait en outre en extrême difficulté les contingents européens présents sur place (mille soldats français, autant d’Italiens, 400 Britanniques, etc.) au sein de la coalition anti-Daech. Les Français en particulier ont un besoin urgent de maintenir une présence en Irak et une coopération avec le gouvernement de Bagdad, sur le dossier ultrasensible des djihadistes français de Daech. Le gouvernement allemand a annoncé ce mardi le retrait d’une partie de ses troupes stationnées en Irak (environ 120 soldats) pour des missions de formation et leur transfert en Jordanie et au Koweït.

    On est  « dans la m… »

    Si le secrétaire d’État américain Mike Pompeo n’hésite pas à affirmer que « les Européens n’ont pas été aussi utiles » qu’il l’espérait, la pilule a du mal à passer au niveau diplomatique, ainsi que chez les militaires. Dans une dépêche de l’AFP publiée mardi 7 janvier, Maya Gebeily affirme que les militaires de la coalition antijihadistes emmenée par les Américains voient eux aussi s’élargir le fossé entre alliés. « On dirait qu’on a mis nos alliés occidentaux « dans la merde », lâche, amer, un responsable militaire américain en Irak.

    Dans les couloirs des états-majors, les Américains rasent les murs, assure un autre responsable militaire américain à l’AFP. Les autres membres de la coalition « ne nous regardent plus dans les yeux ». Il ajoute : « Imaginez, vous appartenez à une équipe et un type tout seul décide de frapper dans son coin ! ». Quant aux Irakiens, ils sont en pleine « crise de confiance », assure un responsable des services de sécurité irakiens. En fait, assure-t-il, « les Irakiens et les Américains ont quasiment cessé de se parler ».

    Les Britanniques entre Trump et l’Europe

    Pour le nouveau gouvernement de Boris Johnson, la crise irano-américaine bouscule un peu le calendrier et oblige Londres à définir une position tenable sur le plan stratégique. Comme l’affirme le petit-fils de Winston Churchill, Sir Nicholas Soames, cité dans un commentaire de Rachel Sylvester paru mardi 7 janvier dans The Times : « Nous sommes en train de quitter l’Union Européenne et de tracer notre propre route dans le monde. Nous avons besoin d’alliés et de partenaires et d’amis. Nous ne voudrons pas froisser les Européens ou les Américains. Il ne s’agit pas tant de mener une guerre que d’accomplir un ballet diplomatique très complexe. »

    Et complexe, il l’est depuis le 3 janvier. Durant plus de quarante-huit heures, le gouvernement de Londres a été littéralement « muet ». Certes, Boris Johnson était en repos dans le cadre paradisiaque de l’île Moustique, dans les Caraïbes, et les diplomates ont utilisé cet argument pour meubler l’embarrassant silence, mais justement. Le silence de Londres était en soi une réponse. Le Premier ministre britannique, si ouvertement soutenu par Donald Trump, n’a aucune envie de s’aligner sur le grand frère américain comme un Tony Blair a pu le faire en 2003 avec George W. Bush. Alignement dont le brillant leader du New Labour ne s’est jamais remis politiquement.

    Boris Johnson avait une très bonne raison de garder le silence ce week-end. L’ambassade britannique à Bagdad se trouve dans la fameuse Zone Verte, tout près de l’ambassade américaine. Autant dire tributaire de la sécurité américaine et en même temps surexposée aux représailles militaires après l’assassinat de Soleimani. D’où l’énorme bémol mis par Johnson sur la « relation spéciale » censée unir Londres et Washington. Dans ses reproches adressés aux Européens, Mike Pompeo mettait d’ailleurs les Britanniques au même niveau que les Français et les Allemands.

    On comprend mieux la participation active prise par Londres à la publication d’une déclaration commune avec Paris et Berlin, dimanche, appelant à la désescalade et dans laquelle l’allié américain n’est même pas mentionné explicitement. Il y a fort à parier que Boris Johnson et Emmanuel Macron ont déjà échangé sur la dimension stratégique de la nouvelle donne provoquée par le Brexit, et que Paris et Londres vont faire preuve de bonne volonté pour la relation bilatérale n’en pâtisse pas.

    Un trio européen à la manœuvre ?

    Vendredi, à Bruxelles, les ministres des affaires étrangères des 28 membres de l’UE (le Royaume-Uni ne devrait sortir que le 31 janvier officiellement) se réuniront pour adopter une position commune sur le Moyen-Orient. Mais trois capitales ont déjà un rôle de premier plan, en raison notamment de leur participation aux négociations sur le programme nucléaire irakien : ce sont Paris, Londres et Berlin.

    La brutalité de Trump et l’illisibilité de la stratégie américaine sont-elles en train de faire naître un axe stratégique durable entre la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ? Il est trop tôt pour le dire, mais tous les éléments concourent à cette dynamique. Cela ne suffit pas à faire de l’Union Européenne une puissance authentique sur le plan militaire et stratégique, mais cela contribue à sortir de l’âge de l’innocence stratégique dans laquelle les Européens se sont bercés depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Le monde est plein de brutes et le parapluie américain prend l’eau. Plus qu’un projet ardemment défendu par Emmanuel Macron dans une France repliée sur ses propres crises, la souveraineté européenne pourrait rapidement devenir une nécessité. Surtout si Donald Trump devait remporter les prochaines élections présidentielles, en novembre.

  • Incendies en Australie: le drame sans fin – la parole aux Français d’Australie

    Incendies en Australie: le drame sans fin – la parole aux Français d’Australie

    8 millions d’hectares détruits, la taille du Portugal, 2 fois la Belgique, entre 500 millions et 1 milliard d’animaux tués, 24 morts humains, 100 000 déplacés, 5 mois d’incendies, une capitale, Canberra, devenu la plus polluée au monde, les chiffres des incendies en Australie sont effrayants. Le retour des pluies, seule véritable possibilité de circonscrire les incendies, n’est annoncé que pour février.

    Du jamais vu dans l’île continent, une combinaison des impacts du changement climatique avec des températures en hausse et une hydrométrie en baisse, et aussi, de facteurs humains.

    A Sydney, plus grande ville du pays, la pollution est également intense avec des conséquences imprévisibles pour la santé.

    Les Français d’Australie mobilisés

    Les conseillers consulaires Marie-Claire Guilbaud et Sébastien Vallerie nous l’ont confirmé, les Français d’Australie, 25 000 inscrits et entre 50 et 70 000 au total selon les services consulaires, sont, comme l’ensemble de la population sur place, particulièrement reconnaissants envers les pompiers, dont beaucoup sont bénévoles, et qui se battent sans relâche face à ces incendies.

    La télévision nationale ABC retransmet 24 heures sur 24 la situation et localise les zones dangereuses, un professionnalisme également salué par nos élus sur place.

    Les services diplomatiques français sont également très mobilisés et ce depuis le départ : aucune situation dramatique signalée jusqu’à présent mais il y a une vigilance constante du Ministère des Affaires étrangères, et des services diplomatiques, ambassade et consulat.

    L’importance de s’inscrire sur les registres consulaires

    Comme nous le rappelle M. Vallerie, conseiller des Français d’Australie, il est particulièrement important pour les Français résidant sur place de s’inscrire sur le portail de l’ambassade.

    Les services diplomatiques donnent, chaque jour, des informations sur la situation, que ce soit en Nouvelle Galles-du-Sud, dans le Victoria, à Canberra et dans la région de Sydney.

    Quelles sont les consignes ? La vigilance d’abord, et le signalement par ailleurs. Signaler sa présence, et ce afin que services de secours comme services consulaires puissent intervenir si besoin est.

    En attendant, ce sont de bien tristes fêtes de fin d’année qui ont été célébrées comme nous le confirment les Français sur place. L’espoir demeure cependant, Sam le koala, qui a émue le monde entier, n’est-elle pas le symbole, peut-être, de la renaissance future de ces terres actuellement désolées ?

  • Carlos Ghosn, Toujours Debout ! Combatif, depuis Beyrouth !

    Carlos Ghosn, Toujours Debout ! Combatif, depuis Beyrouth !

    Carlos Ghosn, depuis Beyrouth a donné ce mercredi une conférence de presse surréaliste en trois langues, anglais, français et arabe, et, pour la langue de Shakespeare, avec un fort accent français. En mondovision, l’évadé du Japon fût particulièrement combatif. Alors que l’évènement bruissait de l’excitation des journalistes, les questions restèrent précises et sur les faits entrainant des réponses argumentées de l’intéréssé. L’ensemble fût terriblement provocateur.

    « J’espère ne pas avoir été lâché par la France. Je ne suis pas au dessus des lois mais pas en dessous non plus » – Carlos Ghosn lors de sa conférence de presse

    L’ancien homme fort de Renault-Nissan, qui devint citoyen français, il avait déjà les nationalités libanaise et brésilienne, lors de son arrivée au Japon en 1999, a avant tout attaqué le Japon, louant son Liban d’origine et ne formulant que quelques critiques assez modérées contre la France.

    « Bon courage pour les prochains Français emprisonnés au Japon pour obtenir une libération sous caution » selon Thierry Consigny – Conseiller Consulaire au Japon

    Les Français de l’étranger, forcément, voient la situation de façon différente selon l’endroit de leur expatriation. Si il est, en particulier auprès de la bourgeoisie francophone chrétienne de Beyrouth et de Tripoli, comme l’exemple d’une «success story » libanaise, l’image de l’ancien grand patron est bien différente au Japon.

    « Bon courage pour les prochains Français emprisonnés au Japon pour obtenir une libération sous caution » selon Thierry Consigny, conseiller consulaire et AFE dans le pays du soleil levant. Les conditions de sa fuite, rocambolesque, ont en tout cas entaché l’image du pays et ce alors qu’il s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques à Tokyo. A l’inverse, Ghassan Ayoub, conseiller consulaire au Liban, estime M. Ghosn « brillant, battant, révolté, intelligent, charismatique, fascinant et convaincant ».

    Le Liban, aussi, devrait subir les conséquences de l’installation de M. Ghosn et de sa famille à Beyrouth. 200 millions d’Euros d’aide sont versés chaque année par le Japon au pays du cèdre. Cette aide est-elle compromise ?

    L’image des Français de l’étranger ne sort en tout cas pas grandie de cette fuite internationale.

    Pour autant, M. Ghosn, comme chacun, est innocent jusqu’à preuve du contraire. Et si sa fuite était illégale, il a pour autant parfaitement le droit de se défendre.

    Les Eléments à retenir

    Concernant les faits reprochés par la justice japonaise, Ghosn clame son innocence. «J’étais arrêté pour des revenus différés, qui n’avaient pas été décidés, pas validés» par le conseil d’administration. En d’autres termes, Ghosn considère qu’il n’avait aucune obligation de déclarer les revenus incriminés. Ce n’est «pas une affaire pénale, pas un délit non plus, et en aucun cas cela ne justifie une arrestation». Les avocats de Ghosn n’ont vu «aucune justification» dans cette décision, a-t-il assuré.

    Ghosn est ensuite revenu sur une autre accusation, celle selon laquelle il a fait passer sur les comptes de Nissan des pertes sur des investissements personnels. Début janvier, Carlos Ghosn avait été inculpé pour abus de confiance aggravé. La justice nippone lui reprochait d’avoir indiqué Nissan comme garant dans une opération financière de 14,7 millions d’euros exécutée à titre personnel. «Il n’y a pas de pays démocratique que je connaisse où on va en prison pour ce type de chefs d’accusation», s’est-il insurgé.

    Derrière une estrade et devant un mur blanc, Ghosn a projeté des documents destinés à le disculper. L’un d’eux prouve notamment que les logements qu’il lui est reproché de détenir – à Rio, en France, à Beyrouth – appartiennent en réalisé à Nissan et sont mis à la disposition du PDG. «Tant que le PDG génère de la valeur pour le groupe et reste en activité, il a le droit de les utiliser. Il n’y a rien de secret!», martèle-t-il. «Plein d’autres documents» seront transférés à la presse par la suite, a-t-il assuré.

    Ghosn dénonce «un complot» entre la justice japonaise et des cadres de Nissan

    Pour l’ex-PDG, sa chute est à imputer à «l’ambition de détruire sa réputation» qu’il a dit déceler chez d’autres. Comment prouver son innocence? Carlos Ghosn n’a pas édulcoré ses accusations et dénoncé une collusion entre Nissan et la justice japonaise. Il s’est ainsi dit victime d’un «système qui visait à [le] prouver coupable, sans [lui] donner la possibilité de se défendre». Avant de poursuivre: «au cours des 14 derniers mois, j’ai dû me battre quotidiennement et faire face à des individus revanchards de Nissan, soutenus par le procureur de Tokyo».

    «Je vais vous donner des noms des personnes qui font partie de ce complot, a-t-il asséné. J’ai tous les noms mais je vais me concentrer sur les personnes principales qui ont participé». Il a cité coup sur coup le PDG de Nissan de l’époque, Hiroto Saikawa, l’ancien responsable de la communication et des relations avec le gouvernement de Nissan, Hitoshi Kawaguchi, ainsi qu’un autre cadre de l’entreprise japonaise, Hidetoshi Imazu. Des noms déjà bien connus dans le dossier.

    L’ex-patron estime ainsi avoir subi une enquête à charge: «ceux à qui j’avais affaire ne souhaitaient qu’une chose: entendre une confession», ils ne cherchaient pas la «justice», dénonce-t-il. L’ex-PDG est revenu sur des conditions de détention particulièrement dures au Japon, avec à peine 30 minutes de pause en dehors chaque jour, d’interminables interrogatoires et un manque«d’intérêt pour chercher la vérité. Tout le monde cherchait des preuves contre moi. Si on parle, on retourne en prison». «J’ai eu deux heures de conversation avec ma femme en neuf mois», s’est insurgé Carlos Ghosn. «Je pensais que j’allais mourir au Japon», a-t-il enfoncé.

    «Je n’avais pas d’autre choix que la fuite pour me protéger et protéger ma famille», a-t-il martelé. Cette fuite «était la décision la plus difficile de ma vie».

    A Versailles, Carlos Ghosn défend un «geste commercial»

    Carlos Ghosn n’a pas manqué de revenir sur des dossiers français: celle des soixante ans de l’alliance Renault-Nissan, organisée en grandes pompes à Versailles en 2014. «Ce n’est plus le château de Louis XIV, c’est le symbole du génie français, de l’ouverture de la France au monde» plaide Carlos Ghosn. «Tous les étrangers veulent aller à Versailles. Voilà pourquoi j’ai voulu aller la bas, ce n’est pas parce que j’ai voulu devenir Louis XIV ou épouser Marie-Antoinette! C’est ridicule.»

    «Nous avons décidé de faire une sorte de mécénat, se justifie-t-il. Nous avons payé plus d’un million d’euros pour payer la rénovation d’un salon. Heureusement cela n’a pas été caractérisé comme un abus de confiance.» Carlos Ghosn explique ensuite qu’une salle lui a été proposée à Versailles si besoin pour une fête car il était un bon mécène et ami du château.Une salle dont il a ainsi pu jouir quelques mois plus tard pour l’anniversaire de sa femme, Carolel. Ghosn projette la facture devant la presse: le solde est de 0 euros. «On s’est dit que c’était un geste commercial qui profitait également au château», justifie-t-il.

    Pour autant, Carlos Ghosn a fait l’impasse sur un autre événement à Versailles: son mariage, deux ans plus tard, avec son épouse Carole Ghosn. Une célébration dont le financement pose question et qui est visée en France par une enquête judiciaire.

  • La réforme de la Caisse des Français de l’Etranger

    La réforme de la Caisse des Français de l’Etranger

    La caisse des Français de l’étranger (CFE), caisse de sécurité sociale destinée aux expatriés est une possibilité de couverture sociale pour celles et ceux qui font le choix du départ.

    Plusieurs caractéristiques de cette caisse : l’adhésion est volontaire, la caisse est forcée d’être à l’équilibre budgétaire et ses ressources ne reposent que sur les adhésions de ses membres. Créée en 1978 à l’attention des salariés, la CFE est depuis 1984 étendue à tous les expatriés.

    Trois champs d’action pour la CFE

    La CFE dispose de trois champs d’action pour ses prestations :

    Maladie-maternité-invalidité : elle propose des remboursements en ce qui concerne les actes médicaux. Les médicaments sont remboursés dans les mêmes conditions de taux qu’en France mais selon les prix locaux

    Accident du travail-maladie professionnelle :  Elle propose des prestations identiques à celles de la caisse primaire d’assurance maladie en France

    Vieillesse : cette assurance s’adresse aux salariés, aux personnes chargées de famille (ayant au moins un enfant charge de moins de 20 ans), aux anciens salariés d’un régime obligatoire français n’ayant pas repris d’activité à l’étranger (pouvant justifier d’une affiliation de 6 mois à une caisse de retraite française avant le départ de France)

    Une réforme déjà en 2018

    La caisse a été réformée en 2018 avec trois axes : la simplification de l’offre tarifaire de la CFE en matière d’assurance maladie volontaire, les remboursements adaptés aux tarifs pratiqués à l’étranger et la suppression de la condition de nationalité.

    Les soins de santé dans certains pays comme les Etats-Unis sont particulièrement élevés

    Concrètement, et depuis le 1er janvier 2020, une nouvelle réforme a été entreprise. Une « bonne chose » pour Annie Michel, Conseillère AFE pour l’Amérique du Nord et membre bénévole du Conseil d’Administration de la CFE. Les petites retraites devraient entrer dans les catégories aidées et les cotisations familiales devraient baisser. La dématérialisation, en cours, est également une bonne chose pour Mme Michel, elle permet de rendre plus rapides les remboursements, un point jusque-là parfois critiqué parmi les cotisants de la CFE. La dématérialisation étant la possibilité pour chaque adhérent, via son profil dédié sur le site de la CFE, de demander le remboursement. Une équipe dédiée travaillant à traduire si besoin est les informations en provenance du pays d’expatriation. La CFE, ne l’oublions pas, reste sous la tutelle de deux ministères et ne donne pas de prérequis en termes d’âge et de maladie, un critère essentiel dans de nombreux pays.

     

     

     

     

    La transparence des remboursements

    Annie Michel, membre du Conseil d’Administration de la CFE juge l’évolution de la caisse positive

    Autre aspect, la transparence sur les remboursements. Ceux-ci sont désormais clairement basés sur des pourcentages en fonction du pays, ces derniers étant divisés en 5 zones. La CFE n’a pas, sauf témoignages contraires, fait évoluer sa grille, elle l’a en revanche rendue plus transparente. Une façon aussi pour celles et ceux qui s’installent dans des pays où les coûts de santés sont importants, de comprendre qu’il peut être nécessaire de compléter la CFE par des assurances locales ou, selon le statut, par des mutuelles.

    Thierry Consigny, également conseiller AFE, élu au Japon, et membre du Conseil d’Administration de la CFE, estime que l’année en cours sera l’occasion de s’assurer que le système réformé fonctionne.

    Une année aussi qui permettra de corriger les éventuels problèmes. Comme nous l’avons constaté, le standard téléphonique de la CFE pour les nouveaux adhérents est difficilement joignable et peu clair. Une situation connue du Conseil d’Administration qui l’a pris en considération et nous promet des mesures prochaines…

    Rendez-vous à la fin de l’année…

    N’hésitez pas à nous écrire

  • Le Parlement européen reconnaît le statut d’eurodéputés à trois indépendantistes catalans

    Le Parlement européen reconnaît le statut d’eurodéputés à trois indépendantistes catalans

    Les dirigeants indépendantistes catalans Oriol Junqueras, Carles Puigdemont et Toni Comín bénéficient du statut d’eurodéputés, stipule une note interne du Parlement européen qui sera rendue publique le 13 janvier.

    Un article d’Euractiv.

    Le Parlement européen reconnaît aux leaders indépendantistes catalans Oriol Junqueras, Carles Puigdemont et Toni Comín le statut de députés européens. Une notification interne qu’Euroefe a pu consulter en atteste. Cette décision prend le contre-pied de la résolution de la Commission électorale centrale espagnole. Selon cette dernière, Oriol Junqueras, emprisonné en Espagne et condamné à 13 ans de prison pour sédition et détournement de fonds, ne peut jouir de ce statut.

    Reconnaissance effective le 13 janvier

    La notice précise que le statut de député européen des politiciens indépendantistes sera officiellement reconnu lors de la session plénière du Parlement qui s’ouvrira le 13 janvier.

    Le texte précise toutefois que leur statut d’eurodéputé a pris effet le 2 juillet 2019, date de la constitution du Parlement pour la législature en cours, couvrant la période 2019-2024.

    « Suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 19 décembre 2019, le Parlement européen prendra acte, lors de la session plénière du 13 janvier 2020, de l’élection en tant que députés européens d’Antoni Comín i Oliveres, Oriol Junqueras i Vies et Carles Puigdemont i Casamajó prenant effet au 2 juillet 2019 », peut-on lire dans le document du Parlement.

    Le 19 décembre, le Tribunal de l’UE a publié un arrêt selon lequel le dirigeant de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Oriol Junqueras, aurait dû être reconnu comme député européen et bénéficier de l’immunité après les élections européennes de mai, alors qu’il n’avait pas encore été condamné par la Cour suprême espagnole.

    La détention provisoire aurait donc dû être levée pour lui permettre de se rendre à la session constitutive du Parlement en juillet, selon le Tribunal européen.

    Cette sentence constitue également un atout pour l’ancien président catalan Carles Puigdemont et pour son ex-conseiller Toni Comín, qui se sont enfuis en Belgique et n’ont pas encore été condamnés, contrairement à Oriol Junqueras.

    En effet, le 20 décembre dernier, Carles Puigdemont et Tony Comín ont déjà été provisoirement accrédités comme députés européens, après avoir suivi les procédures formelles pour être reconnus comme membres de plein droit de l’assemblée.

    Le 3 janvier, la Commission électorale centrale a décidé qu’Oriol Junqueras ne pouvait pas bénéficier du statut de député européen, car il a été condamné « par un jugement définitif à une peine de prison ».

    Dimanche 5 janvier, Oriol Junqueras a cependant demandé à la Commission électorale centrale de ne pas mettre en application la résolution qui le prive du statut de député européen. Il a prévenu qu’il ferait appel devant la Cour suprême, où il demanderait la suspension de la décision, à titre préventif, car il considère qu’elle viole ses droits fondamentaux et politiques.

    Bruxelles en appelle à la Cour suprême

    La Commission européenne a souligné lundi 6 janvier qu’il appartenait à la Cour suprême espagnole de se prononcer sur le statut du dirigeant de l’ERC, Oriol Junqueras. Pour l’exécutif européen, c’est à elle de trancher s’il peut être considéré comme un membre de l’hémicycle, après que la Commission électorale centrale a décidé qu’il ne pouvait pas faire partie du Parlement européen.

    « Je ne commenterai pas en détail ce processus et la position prise par la Commission électorale centrale. Nous comprenons que le processus est en cours et que c’est à la Cour suprême espagnole de le mener à bien », a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen, Christian Wigand, lors de la conférence de presse quotidienne de l’institution.

    Le porte-parole de la Commission européenne a rappelé que l’année dernière, après la publication de l’arrêt de la Cour de justice européenne, Bruxelles avait déjà indiqué qu’il appartenait à la Cour suprême espagnole et au Parlement européen d’« évaluer » les conséquences de l’arrêt de la CJUE.

  • Le concert, nerf de l’industrie de la musique

    Le concert, nerf de l’industrie de la musique

    En 1990, une place de concert des Rolling Stones valait 20 euros. En 2019, cette même place coûtait, aux États-Unis, plus de 230 euros.

    En valeur actualisée, la place de 1990 équivaut en 2019 à 32 euros. En valeur réelle, le prix des places des Stones ont été multipliés par sept en trente ans. En dix ans, la hausse dépasse 60 %. Cette progression a impressionné les autorités de la concurrence américaine qui ont diligenté une enquête sur le principal producteur de spectacle « Live Nation » qui a racheté la billetterie Ticketmaster.

    75% du revenu des artistes

    Au-delà de cette enquête, le marché de la musique a profondément évolué ces trente dernières années. L’apparition du téléchargement illégal, suivie des plateformes d’écoutes légales (Deezer, Spotify, etc.) ont provoqué une forte baisse des revenus des ventes d’albums physiques, tandis que les rémunérations pour l’écoute en ligne, même si elles ont beaucoup progressé, restent faibles pour la plupart des artistes. Les recettes sont désormais tirées des concerts qui selon le Wall Street Journal, représentent désormais 75 % des revenus des artistes aux États-Unis, contre environ 30 % dans les années 80 et 90.

    En France, le marché des ventes de musique enregistrée est passé de 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2002, à 590 millions d’euros en 2018 (même si une remontée est constatée depuis 2016). Les artistes comptent de plus en plus sur les revenus liés à l’utilisation de leur musique dans les publicités, au cinéma ou même dans les bâtiments publics. En France, les recettes de billetterie ont augmenté de 15 % en 2017 pour atteindre 930 millions d’euros dans l’Hexagone.

    Les billetteries comme Live Nation/Ticketmasteront même mis en place un système de tarification reposant sur l’offre et la demande, sur le modèle des compagnies aériennes. Une grande partie des places sont préachetées soit par des comités d’entreprise, soit par des sites agrégateurs de demandes, ces derniers les revendant en enchère au moment de l’ouverture des sites officiels de commercialisation. Les tourneurs officiels démentent vendre à ces sites mais la pratique apparaît tout autre.

    Live Nation, qui peut en outre avoir l’exclusivité sur certaines stars, s’est imposé à l’échelle mondiale comme l’organisateur et le vendeur de tickets de référence. Il réalise un chiffre d’affaires de près de 10 milliards de dollars. Sa progression est de plus de 6 % par an. En France, les pouvoirs publics s’étaient émus de la prise de contrôle par cette société de nombreux festivals organisés sur l’hexagone.

    Montée en gamme des spectacles

    L’augmentation du prix des places est également due à la montée en gamme des spectacles. Les exigences du public sont en hausse. La location des salles aux normes est de plus en plus coûteuse. Preuve que ce marché est rentable, les stades de sports sont construits en prenant en compte leur utilisation potentielle en salle de concert. Ainsi, le stade de rugby du Racing 92, Paris Défense Arena, a été inauguré, au mois d’octobre 2017, par trois concerts des RollingStones.

    Avec le développement du rock et de la pop music, dans les années 60, l’industrie de la musique a connu un formidable essor grâce à la vente des 45 puis des 33 tous avant de passer aux cassettes et aux CD. Les concerts servaient à la promotion des artistes. Ils étaient peu rentables. Ainsi, la tournée du groupe Pink Floyd en 1980 pour la sortie de « The Wall » a occasionné d’importantes pertes entraînant son arrêt anticipé et la reprise des pertes par les membres du groupe. En 2010, Roger Waters, le bassiste du Groupe signa une des tournées les plus rentables avec le même spectacle.

    Industrialisation des concerts

    Comme le souligne Jo Wood dans son dernier livre relatant sa vie avec les Stones, à partir de1989, un processus d’industrialisation des concerts est intervenu. Ainsi, la tournée 2003/2004 des Stones a rapporté plus de 650 millions de dollars. Sur la dernière décennie, ce groupe aurait engrangé près d’un milliard de dollars. C’est désormais le disque qui sert à promouvoir les concerts. Il a même tendance à disparaître. La chanteuse américaine Sheryl Crow estime que ce support est sans intérêt. Le recours à des clips sur des sites vidéo comme « YouTube » sont plus efficaces pour assurer sa notoriété. Les rappeurs ont complètement compris les nouvelles équations du métier. Parmi celles-ci figurent la nécessité pour les chanteurs, les groupes d’avoir une présence sur les réseaux sociaux, sur les plateformes de vidéos. Des rappeurs ont réussi à remplir des stades sans avoir utilisé les anciens canaux de commercialisation et sans l’appui des médias traditionnels.

  • Réforme des retraites : La CFDT se braque sur l’âge pivot !

    Réforme des retraites : La CFDT se braque sur l’âge pivot !

    Pour la CFDT, c’est mieux mais peu mieux faire…

    Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a annoncé, ce 7 janvier, que son syndicat serait mobilisé en région, samedi 11 janvier, date de la manifestation choisie par l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et organisations de jeunesse) contre le projet de réforme des retraites qui suscite un mouvement de grève depuis plus d’un mois désormais.

    Volonté d’ouverture

    Tout en notant « la volonté d’ouverture » du gouvernement, notamment sur la question du financement du système pour lequel il a proposé une conférence, le leader syndical a estimé qu’il fallait continuer à se mobiliser. « Cette ouverture, il faut qu’elle aille plus loin en rejetant maintenant du projet de loi la question de l’âge pivot [fixé à 64 ans] dont on sait qu’il procure beaucoup de rejet de la part des travailleurs », a-t-il déclaré à l’issue d’une matinée de discussions au ministère du Travail.

    Conférence de financement

    Tout comme Laurent Escure, son homologue de l’Unsa, Laurent Berger a donc réclamé que l’âge pivot soit retiré du projet de réforme d’ici à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une « conférence de financement »

    Conseil d’Etat

    Le gouvernement a transmis ce mercredi 8 janvier au matin (heure de paris) le projet de Loi au Conseil d’Etat pour qu’il puisse remettre son avis consultatif au Premier Ministre. L’âge pivot était bien inclus dans le document remis aux sages de la place Royale.

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