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  • Nouveau record de surface pour la forêt française

    La forêt continue de s’étendre en France, selon les chiffres de la filière. Mais le secteur pourrait créer davantage d’emplois et d’activités.

    16,8 millions d’hectares, soit 31 % du territoire, contre 19 % en 1908 : la forêt métropolitaine continue de gagner du terrain dans l’Hexagone.

    Mais la filière bois française veut bouger. Le secteur, qui représente une des premières ressources en bois en Europe, présente pour l’instant un paysage morcelé. A titre d’exemple, l’Allemagne, qui a une surface forestière inférieure, génère trois fois plus d’emplois.

    Les raison de ce décalage sont diverses. Sur les 55.000 forêts identifiées en France, un bonne partie est à l’abandon, une autre partie gérée de façon très stricte par l’Etat, et le solde connait des situations variées. Exploitation avec une seule essence ou deux essences, exploitation épisodique.

    Les trois quarts des forêts sont privées, surtout dans l’Ouest de la France, avec des essences de bois de qualités divers. La forêt des départements d’Outre-Mer représente de son côté 8,25 millions d’hectares de plus, soit la moitié de l’Hexagone, en raison de la forêt tropicale guyanaise.

    Pour progresser, la filière scrute désormais de façon plus précise sa propre organisation : une veille économique mutualisée a été mise en place en 2016 par les inter-professions du bois, et vient de publier un premier rapport, qui souligne le hiatus entre l’espace occupé par la forêt française et son poids économique.

    Le résultat est sans appel, car la forêt ne pèse que 1,1% du PIB français, soit 25 milliards d’euros. Et la France importe plus de bois qu’elle n’en exporte.

    Objectif construction

    La filière veut surtout s’orienter vers la construction, une filière qui produit à la fois valeur ajoutée et emploi, et devrait être encouragée par la stratégie bas-carbone française.

    Car les projets s’accumulent, le futur village olympique pour 2024 devant aussi être bâti en bois. Reste que la construction contemporaine nécessite des produits bien spécifiques : non pas de simples poutres, mais un matériau de construction appelé lamellé croisé, où les lamelles de bois sont collées entre elles et croisée pour former des panneaux ultra-résistants.

  • Oscars 2020: un film français nominé

    Un article de notre partenaire

    Nous y voila. Les nominations pour les Oscars sont connues. Les paris sont lancés. Qui sera l’heureux élu le dimanche 9 février? Aucune surprise dans les nominations. Les favoris sont “The Irishman”, “1917”, ““Once Upon a Time in Hollywood” et “Parasite”. Pour une fois les Oscars sont très ouvert. Il n’y a pas de favoris. On notera la grande présence de Netflix dans les différents catégories. C’est la première fois qu’un film Sud-Coréen est nominé pour Meilleur film et Réalisateur et sinon on notera la grand absence de personnes de couleurs dans les differents catégories d’acteurs à part Cynthia Erivo. Pas de femme nominée pour meilleur réalisatrice. Barack Obama a été nominé pour un documentaire American Factory”.

    Le court-métrage “Une soeur” avec Veerle Baetens représentera la Belgique alors que le film français « Les misérables » de Ladj Ly est nominé pour le meilleur film étranger. Film policier se passant après la victoire de la France à la coupe du monde de football, les misérables suit des policiers de la BAC pendant 48 heures en banlieue parisienne. C’est la 8ème réalisation de Ladj Ly, jusqu’ici principalement connu pour ses documentaires et ses court-métrages. Bonne chance à ce film!

    Dans le passé, les oscars ont parfois fait le bonheur des Français comme des oscarisés Mario  Cotillard, Juliette Binoche et Jean Dujardin, l’oscar du meilleur film pour The Artist ou encore l’oscar d’honneur pour la réalisatrice Agnès Varda.

    Rendez-vous le dimanche 9 février à Los Angeles. La cérémonie n’aura pas de présentateur comme l’année dernière.

     

    La Liste:

    Best Picture

     “Ford v Ferrari”

    “The Irishman”

    “Jojo Rabbit”

    “Joker”

    “Little Women”

    “Marriage Story”

    “1917”

    “Once Upon a Time in Hollywood”

    “Parasite”

    Lead Actor:

    Antonio Banderas “Pain and Glory”

    Leonardo DiCaprio “Once Upon a Time in Hollywood”

    Adam Driver “Marriage Story”

    Joaquin Phoenix “Joker”

    Jonathan Pryce “The Two Popes”

    Lead Actress:

    Cynthia Erivo “Harriet”

    Scarlett Johansson “Marriage Story”

    Saoirse Ronan “Little Women”

    Charlize Theron “Bombshell”

    Renee Zellweger “Judy”

    Supporting Actor:

    Tom Hanks, “A Beautiful Day in the Neighborhood”
    Anthony Hopkins, “The Two Popes”
    Al Pacino, “The Irishman”
    Joe Pesci, “The Irishman”
    Brad Pitt, “Once Upon a Time in Hollywood”

    Supporting Actress:

    Kathy Bates, “Richard Jewell”
    Laura Dern, “Marriage Story”
    Scarlett Johannson, “Jojo Rabbit”
    Florence Pugh, “Little Women”
    Margot Robbie, “Bombshell”

    Director:

    Martin Scorsese, “The Irishman”
    Todd Phillips, “Joker”
    Sam Mendes, “1917”
    Quentin Tarantino, “Once Upon a Time in Hollywood”
    Bong Joon Ho, “Parasite”

    Animated Feature:

    “How to Train Your Dragon: The Hidden World” Dean DeBlois

    “I Lost My Body” Jeremy Clapin

    “Klaus” Sergio Pablos

    “Missing Link” Chris Butler

    “Toy Story 4”  Josh Cooley

    Animated Short:

    “Dcera,” Daria Kashcheeva
    “Hair Love,” Matthew A. Cherry
    “Kitbull,” Rosana Sullivan
    “Memorable,” Bruno Collet
    “Sister,” Siqi Song

    Adapted Screenplay:

    “The Irishman,” Steven Zaillian

    “Jojo Rabbit,” Taika Waititi

    “Joker,” Todd Phillips, Scott Silver

    “Just Mercy” Destin Daniel Cretton and Andrew Lanham

    “Little Women,” Greta Gerwig

    “The Two Popes,” Anthony McCarten

    Original Screenplay:

    “Knives Out,” Rian Johnson

    “Marriage Story,” Noah Baumbach

    “1917,” Sam Mendes and Krysty Wilson-Cairns

    “Once Upon a Time in Hollywood,” Quentin Tarantino

    “Parasite,” Bong Joon-ho, Jin Won Han

    Cinematography:

    “The Irishman,” Rodrigo Prieto

    “Joker,” Lawrence Sher

    “The Lighthouse,” Jarin Blaschke

    “1917,” Roger Deakins

    “Once Upon a Time in Hollywood,” Robert Richardson

    Best Documentary Feature:

    American Factory,” Julia Rieichert, Steven Bognar

    “The Cave,” Feras Fayyad

    “The Edge of Democracy,” Petra Costa

    “For Sama,” Waad Al-Kateab, Edward Watts

    “Honeyland,” Tamara Kotevska, Ljubo Stefanov

    Best Documentary Short Subject:

    “In the Absence”

    “Learning to Skateboard in a Warzone,” Carol Dysinger

    “Life Overtakes Me,” Kristine Samuelson, John Haptas

    “St. Louis Superman”

    “Walk Run Cha-Cha,” Laura Nix

    Best Live Action Short Film:

    “Brotherhood,” Meryam Joobeur
    “Nefta Football Club,” Yves Piat
    “The Neighbors’ Window,” Marshall Curry
    “Saria,” Bryan Buckley
    “A Sister,” Delphine Girard

    Best Foreign Language Film:

    “Corpus Christi,” Jan Komasa

    “Honeyland,” Tamara Kotevska, Ljubo Stefanov

    “Les Miserables,” Ladj Ly

    “Pain and Glory,” Pedro Almodovar

    “Parasite,” Bong Joon Ho

    Film Editing:

    “Ford v Ferrari,” Michael McCusker, Andrew Buckland

    “The Irishman,” Thelma Schoonmaker

    “Jojo Rabbit,” Tom Eagles

    “Joker,” Jeff Groth

    “Parasite,” Jinmo Yang

    Sound Editing:

    “Ford v Ferrari,” Don Sylvester“Joker,” Alan Robert Murray
    “1917,” Oliver Tarney, Rachel Tate
    “Once Upon a Time in Hollywood,” Wylie Stateman
    “Star Wars: The Rise of SkyWalker,” Matthew Wood, David Acord

    Sound Mixing:

    “Ad Astra”
    “Ford v Ferrari”
    “Joker”
    “1917”
    “Once Upon a Time in Hollywood”

    Production Design:

    “The Irishman,” Bob Shaw and Regina Graves

    “Jojo Rabbit,” Ra Vincent and Nora Sopkova

    “1917,” Dennis Gassner and Lee Sandales

    “Once Upon a Time in Hollywood,” Barbara Ling and Nancy Haigh

    “Parasite,” Lee Ha-Jun and Cho Won Woo, Han Ga Ram, and Cho Hee

    Original Score:

    “Joker,” Hildur Guðnadóttir
    “Little Women,” Alexandre Desplat
    “Marriage Story,”Randy Newman
    “1917,” Thomas Newman
    “Star Wars: The Rise of Skywalker,” John Williams*“The King,” Nicholas Britell

    Original Song:

    “I Can’t Let You Throw Yourself Away”

    “I’m Gonna Love Me Again,” “Rocketman”

    “I’m Standing With You,” “Breakthrough”

    “Into the Unknown,” “Frozen 2”

    “Stand Up,” “Harriet”

    Makeup and Hair:

    “Bombshell”

    “Joker”

    “Judy”

    “Maleficent: Mistress of Evil”

    “1917”

    Costume Design:

    ”The Irishman,” Sandy Powell, Christopher Peterson
    “Jojo Rabbit,” Mayes C. Rubeo
    “Joker,” Mark Bridges
    “Little Women,” Jacqueline Durran
    “Once Upon a Time in Hollywood,” Arianne Phillips

    Visual Effects:

    “Avengers Endgame”

    “The Irishman”

    “1917”

    “The Lion King”

    “Star Wars: The Rise of Skywalker”

  • 30 ans AEFE, 2 outils d’exception : ADN-AEFE et L’AGORA

    Quand un réseau éducatif unique au monde donne naissance au plus vaste dispositif d’échanges scolaires informatisé du monde : ADN-AEFE.

    L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) compte 522 établissements scolaires, répartis dans 139 pays. Le réseau propose un enseignement conforme à l’exigence des programmes de l’Éducation Nationale française. Ces établissements permettent de suivre une scolarité sans rupture, de la maternelle au baccalauréat.

    QU’EST-CE QU’ADN-AEFE ?

    Il s’agit d’un dispositif d’échanges scolaires. Il permet à des élèves volontaires d’intégrer durant 4 à 12 semaines un autre établissement du réseau AEFE participant à l’opération. En s’immergeant pendant plusieurs semaines dans un nouvelle environnement familial, culturel et linguistique, les élèves enrichissent leur parcours éducatif tout en bénéficiant d’une continuité dans les apprentissages.

    À QUI S’ADRESSE CE DISPOSITIF ?

    À des élèves volontaires scolarisés en classe de Seconde dans un établissement participant au programme, soit plus d’une centaine d’établissements du réseau AEFE dans le monde, et une dizaine de lycées en France.

    Pourquoi en classe de Seconde uniquement ? D’une part parce que les élèves sont suffisamment matures pour s’adapter à un nouvel environnement, et d’autre part la Seconde n’étant pas une classe à examen (contrairement aux classes de Première et Terminale), la mise en oeuvre de l’échange s’en trouve facilitée.

    EN QUOI CONSISTE-T-IL ?

    Il s’agit d’un programme en milieu scolaire : les élèves continuent à suivre leur scolarité dans un autre établissement, situé dans un pays différent. Les élèves fonctionnent en binômes et sont accueillis dans des familles.

    Deux formules possibles :

    1. Formule solo : L’élève du lycée Claudel va dans la famille et l’établissement de son correspondant et dans le même temps, le correspondant est accueilli au lycée Claudel et dans sa nouvelle famille. Les deux élèves se croisent et ne se rencontrent pas.
    2. Formule Duo : Les deux élèves sont ensemble dans la famille et l’établissement de l’un, puis de l’autre. C’est la formule qui sera privilégiée au lycée Claudel.

    QUELLE EST LA PLATEFORME SUPPORT D’ADN-AEFE ?

    AGORA Monde, déjà déployée sur l’ensemble du réseau scolaire mondial, est la plateforme-support du dispositif d’échange. C’est là que les candidatures sont saisies et que les propositions de binômes sont constituées.

    Aller plus loin avec AGORA monde :

    Il s’agit d’un espace mondial pour échanger avec d’autres élèves ou anciens élèves du réseau AEFE, partout dans le monde. Chacun peut y poser des questions, consulter les conseils ou témoignages laissés par des étudiants (leur quotidien, les cours qu’ils suivent, comment ils ont accédé à cette formation,…). Tout pour accompagner chaque élève dans la construction de son parcours d’orientation.

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  • Le restaurant « Bocuse » va perdre sa 3ème étoile au Guide Michelin

    C’est être un petit séisme dans le monde de la restauration gastronomique. Selon une information du Point, confirmée dans la foulée, le restaurant de Paul Bocuse va perdre sa troisième étoile au Guide Michelin.

    Le palmarès de l’édition 2020 ne sera dévoilé que le 27 janvier prochain, mais l’information a déjà fuité. L’Auberge du Pont-de-Collonges, située à Collonges-au-Mont-d’Or dans la métropole de Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes) était auréolée de ses trois étoiles depuis 1965, un record en France.

    Après plus d’un demi-siècle à figurer parmi les meilleurs restaurants de France dans le guide rouge, le coup va être dur pour les équipes de l’établissement. Cette nouvelle intervient alors que plusieurs grands chefs ont perdu leur troisième étoile l’année dernière : L’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (Haut-Rhin) de Marc Haeberlin, L’Astrance à Paris de Pascal Barbot et La Maison des bois à Manigod en Haute Savoie de Marc Veyrat. Ce dernier avait d’ailleurs décidé de traîner le Michelin en justice, sans succès, après ce qu’il avait qualifié de décision « pire qu’injuste ». Il avait fini par être débouté.

    Pas de complaisance

    Pour ce nouveau coup de tonnerre dans le monde de la restauration, le directeur monde des guides gastronomiques Michelin, Gwendal Poullennec, se serait déplacé en personne dans le restaurant de Paul Bocuse pour annoncer la nouvelle à l’équipe, précise Le Point. L’hebdomadaire rappelle que la politique impulsée par le Michelin est désormais claire : « Les 3 étoiles sont attribuées pour un an ; les 3 étoiles ne le sont pas à vie ; tous les restaurants sont traités sans complaisance ».

    Une nouvelle ligne de conduite qui ne cesse de faire des remous dans le monde des grands chefs français. Ils sont nombreux désormais à dénoncer le manque de clarté du guide alors que Michelin revendique une méthodologie transparente. « Des inspecteurs expérimentés, dotés d’un palais extrêmement affûté et d’une solide connaissance des terroirs, passent au minimum une fois par an dans l’établissement, souvent plus, et paient leur addition, rappelle Gwendal Poullennec. Ils ne jugent que l’assiette : qualité des produits, maîtrise des cuissons, harmonie… et décident de manière collégiale ».

  • Nicolas Schmit : « Vers un Smic européen mais pas commun »

    Pas question d’imaginer un salaire minimum commun aux Vingt-Sept, mais plutôt un cadre garantissant des revenus décents aux travailleurs les plus pauvres, assure le commissaire européen à l’Emploi. Un article de notre partenaire Euractiv.

    L’idée fait tiquer les pays nordiques, qui craignent un alignement des revenus vers le bas… La Commission européenne veut rassurer : la création d’un salaire minimum européen ne vise qu’à « créer un cadre » pour garantir aux travailleurs les plus pauvres un niveau de revenu décent. Elle doit adopter, ce mardi 14 janvier 2020, à Bruxelles, un texte sur lequel les partenaires sociaux auront six semaines pour plancher. Entretien avec Nicolas Schmit, commissaire européen à l’Emploi et aux droits sociaux.

    Que va proposer la Commission européenne, cette semaine, en matière de rémunération des travailleurs européens ?

    Ce mardi 14 janvier nous allons adopter un texte, qui servira à consulter les partenaires sociaux et les employeurs sur le projet d’établir un cadre légal pour les salaires minimums en Europe.

    Les partenaires sociaux auront à peu près six semaines pour émettre leurs commentaires, leurs propositions, leurs idées. Puis la Commission reprendra sa copie, la retravaillera et lancera une nouvelle consultation des partenaires sociaux. Elle précisera alors ses intentions, sans pour autant fournir un texte définitif. Ce n’est qu’à l’issue de cette deuxième consultation, qui devrait se terminer en avril, que nous présenterons un projet ou une proposition de directive au Parlement européen – la nature du texte n’est pas définitivement arrêtée. Pourra alors s’ouvrir une consultation publique, plus large.

    Faut-il craindre un alignement des salaires vers le bas ?

    Finie l’époque où l’Europe parlait de réduire les salaires minimums ! Nous voulons une convergence sociale vers le haut : rétablir la valeur du travail, avec des salaires justes. Tout l’enjeu étant de faire en sorte que les gens qui travaillent ne connaissent pas, en même temps, la pauvreté.

    Plusieurs pays, notamment les Nordiques, n’y croient pas…

    L’idée de salaire minimum légal suscite beaucoup de peur chez ceux qui n’en ont pas (Suède, Finlande, Danemark, Italie, Autriche, Chypre). Là, tout passe par des négociations collectives. Nous ne toucherons pas à ce modèle : nous allons même encourager la conclusion de conventions collectives partout. Dans les pays où le niveau de rémunération est très faible, c’est le meilleur moyen de protéger les travailleurs. Le salaire minimum est un outil par défaut : il s’appliquera notamment dans les États qui ont intégré l’Union récemment. Comme en Europe centrale, où beaucoup de salariés échappent à ces négociations collectives et où le dialogue social n’est même pas encore sérieusement établi.

    Y a-t-il trop de disparités pour envisager un salaire minimum commun ?

    Nous n’allons pas fixer un salaire minimum pour toute l’Europe, mais une méthode pour parvenir à des systèmes de salaires équitables. Il faut faire en sorte qu’ils soient adaptés au coût de la vie, mais aussi à l’évolution économique, à l’amélioration de la productivité… En Europe, vous avez un écart de productivité globale des pays de 1 à 3. L’écart, pour les salaires minimums, se situe de 1 à 5 voire 6. C’est ce fossé-là que nous voulons corriger.

    L’idée est-elle bien de fixer un cadre, avec un minimum à 60 % du salaire médian (la moitié des salaires se situant au-dessus, l’autre moitié en dessous) ?

    Oui, mais cela ne suffit pas. En France, le Smic atteint ce niveau. Dans mon pays, le Luxembourg, nous sommes en-dessous… mais c’est parce que les salaires y sont très élevés ! A l’inverse, il y a des États où ce taux est déjà atteint, mais où les gens vivent mal car les salaires y sont globalement très bas. Il faut donc prendre en considération toute l’évolution des salaires, dont le « minimum » n’est qu’un élément. En Croatie, où le « minimum » tourne autour de 400 €, les jeunes partent dans l’espoir de mieux gagner leur vie ailleurs. Même problème en Bulgarie et en Roumanie…

    Instaurer un salaire minimum européen suffira-t-il à les retenir ?

    Non, mais c’est toute une dynamique. Le salaire minimum est un déclencheur : si vous l’augmentez, les autres salaires suivent. Si un jeune peut s’assurer une vie décente dans son pays, il sera moins enclin à le quitter. Les choses bougent déjà en Pologne et au Portugal, où de fortes augmentations des salaires minimums sont annoncées.

    Est-ce la clef pour éviter une concurrence déloyale entre les États ?

    Si la divergence sociale s’accroît, la solidarité des États membres s’affaiblira. Nous avons besoin de convergence économique, mais aussi sociale. Les accusations faites à l’Europe de favoriser le dumping social, avec le détachement de travailleurs, sont dangereuses.

    Cette question du salaire minimum s’inscrit dans le cadre, plus large, du socle social européen ?

    Oui, nous allons d’ailleurs aussi adopter, cette semaine, notre feuille de route pour l’Europe sociale. La présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, a annoncé sa volonté d’élaborer un plan d’action sur le socle des droits sociaux. Avec vingt principes clefs, dont le salaire minimum, mais aussi la question de la formation et des compétences ; la protection sociale ; l’égalité, notamment salariale… L’écart entre les salaires des hommes et des femmes demeure de 16 % en moyenne, dans l’Union européenne. Mais il est bien supérieur dans certains pays…

    Pour tous ces sujets, nous consulterons nos partenaires sociaux, le Parlement européen, mais aussi les parlements nationaux.

  • Journée de mobilisation contre la réforme des retraites : recul de la mobilisation

    L’intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation ce jeudi, au 43e jour de grève contre la réforme des retraites. A Paris, le défilé fût éparse avec 28 000 manifestants..

    Nouvelle journée de manifestation contre la réforme des retraites, ce jeudi 16 janvier. Des cortèges défileront dans toute la France à la suite de l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et quatre organisations de jeunesse pour cette sixième « journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations ». En régions, des cortèges sont également prévus à Marseille (Vieux-Port), Lyon (Jean-Macé) ou encore Bordeaux (place de la République).

    Malgré les concessions du gouvernement et le retrait temporaire de l’âge pivot du projet de loi, les opposants à la réforme réclament toujours son retrait. Mais depuis le début de la semaine, la mobilisation s’essoufle et cette journée constituera un test pour la suite du mouvement.

    Le cabinet Occurence qui s’occupe du décompte pour un collectif de médias a estimé quant à lui le nombre de manifestants à 28 000 à Paris. Un chiffre plus proche de celui du ministère de l’intérieur que de celui des syndicats.

    Le ministère de l’intérieur a donné ses chiffres de participation. Ils ont recensé 187 000 manifestants en France, dont 23 000 à Paris. Des chiffres qui du simple au triple par rapport aux syndicats au niveau national et de un à dix à Paris.

    Plus de 82 000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une cinquantaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en fin d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures. Au plan national, les organisateurs des manifestations recensaient de leur côté au moins 556 000 personnes dans une trentaine de villes, dont 250 000 dans la capitale.

     

  • Visas: vers une simplification des procédures?

    Une mission parlementaire sur la politique française d’attribution des visas par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale a été mandatée. Le député M’jid El Guerrab, de la neuvième circonscription des Français établis hors de France, qui englobe le Maghreb et l’Afrique de l’ouest francophone, en a été nommé co-rapporteur et nous a fait part de ses premières impressions.

    « Il n’y a pas un jour depuis que je suis député ou je ne suis pas saisi de la question » – M’jid El Guerrab – Député LREM d’Afrique du Nord et de l’Ouest et co-rapporteur de la mission parlementaire sur les visas pour la France.

    Un imbrogilio et une situation variable selon les pays

    De quoi s’agit-il ? Selon de très nombreux témoignages de personnes souhaitant bénéficier d’un visa pour la France, de séjour, de tourisme, permanent, les mesures et les procédures sont très aléatoires.

    M’jid El Guerrab, co-rapporteur du texte à l’Assemblée Nationale

    « Il n’y a pas un jour depuis que je suis député ou je ne suis pas saisi de la question » nous indique le député. Il ne s’agit pas pour lui d’une question politicienne mais de quelque chose qui peut participer à un sentiment anti-français sur place.

    Comment, par exemple, expliquer que le dirigeant d’un des principaux ports de la méditerranée n’obtienne qu’un visa de 4 mois quand ses collaborateurs obtiennent un visa pluri annuel ?  Comment expliquer qu’un citoyen marocain en visite en France avec un visa Schengen doive demander une extension pour les DOM ? Comment expliquer surtout les différences de situation et surtout, « quelle est la rationalité derrière les décisions ? » s’interroge le député, sans a priori mais avec des questions précises qui seront posées aux personnes auditionnées au cours des prochains mois.

    Lourdeurs administratives, impossibilité d’avoir des rendez-vous

    Si beaucoup soulignent le travail remarquable des personnels diplomatiques, le manque de moyens rend parfois l’attribution de visas complexe, longue, et laborieuse. Le rapport en cours travaille notamment à améliorer la fluidité et la rapidité des démarches, notamment dans des pays comme le Maroc.

    Concrètement, il s’agira d’auditionner, pendant une période en 3 et 6 mois, le corps diplomatique, le quai, le ministère, les acteurs présents. Quel impact ? Peut-être pas législatif, cela ne revient pas à la loi, mais au minimum de sensibiliser le Quai sur la différence des pratiques en matière d’attribution de visas, et aussi peut-être donner des pistes pour améliorer la situation.

  • Jeudi en France : nouvelle mobilisation générale contre le projet de réforme des retraites.

    Après six semaines de conflit, les syndicats opposés à la réforme appellent ce jeudi à une nouvelle journée de manifestations. Un test pour la suite du mouvement qui s’essouffle dans les transports.

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