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  • Londres : François Hollande fête les 10 ans du Lycée Winston Churchill

    Londres : François Hollande fête les 10 ans du Lycée Winston Churchill

    A Londres, François Hollande a soufflé les dix bougies du Lycée Winston Churchill à Londres. L’ancien chef de l’Etat français connait bien cet établissement qu’il avait inauguré en 2015. Pour célébrer cette décennie, l’ex locataire de l’Elysée était accompagné d’Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni. Lesfrancais.press a pu suivre cet anniversaire au cœur de Wembley.

    Une inauguration présidentielle en 2015

    Inauguré en septembre 2015 par celui qui était alors président de la République François Hollande, le Lycée Winston Churchill répondait à une demande croissante de scolarisation francophone à Londres. Aux côtés du Lycée Charles-de-Gaulle de South Kensington, cet établissement du nord de la capitale britannique a offert une alternative moderne et adaptée à l’expansion de la communauté française, l’une des plus importantes d’Europe vivant en dehors des frontières nationales.

    Concernant l’apport du numérique et l’intelligence artificielle à l’école, « c’est peut-être plus facile à l’étranger d’avoir de l’innovation par rapport à ce que l’on connaît sur le continent » François Hollande, ancien président de la République.

    Soutenu par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE), le lycée a rapidement trouvé sa place en proposant un enseignement bilingue, ouvert à l’international et attentif à l’intégration des élèves dans la société britannique.

    Dix ans de croissance et de réussite

    En une décennie, l’établissement a ainsi connu une croissance soutenue. Le nombre d’élèves a fortement augmenté, ses résultats académiques sont salués, et de nombreux anciens ont rejoint les meilleures universités britanniques, françaises et internationales.

    François Hollande présent pour les 10 ans du lycée Winston Churchill
    François Hollande présent pour les 10 ans du lycée Winston Churchill

    Au-delà de l’excellence scolaire, le Lycée Winston Churchill s’est affirmé comme un centre de vie culturelle et communautaire, organisant conférences, événements artistiques et partenariats avec les institutions locales. Pour de nombreuses familles françaises et francophones à Londres, il représente bien plus qu’une école : un lieu de transmission, de rencontres et de lien avec la France.

    François Hollande au micro Lesfrancais.press

    La présence de François Hollande à ce 10ᵉ anniversaire revêtait une forte portée symbolique. L’ancien chef de l’État avait fait de l’éducation et de la Francophonie à l’étranger une priorité de son quinquennat. Présent sur place Lesfrancais.press a pu interroger directement l’ancien Chef de l’Etat, et actuellement député de Corrèze. Dix ans après avoir inauguré l’établissement, l’ancien président est revenu « constater combien cet établissement a réussi à obtenir des résultats tout à fait appréciables pour les élèves, a réussi à convaincre des parents de scolariser leurs enfants ici, même s’il y a des difficultés en ce moment qui sont liées au Brexit et à ses conséquences » nous a-t-il notamment dit.

    Écouter l’interview de François Hollande

    Poursuivant ses propos, l’ex locataire de l’Elysée a salué les possibilités offertes par l’établissement et termes d’apprentissage des langues, d’utilisation de l’intelligence artificielle ou bien encore du numérique, soulignant « c’est peut-être plus facile à l’étranger d’avoir de l’innovation par rapport à ce que l’on connaît sur le continent ». Et dans un message à destination des parents d’élèves,il confie qu’« il faut se rendre compte (…) combien c’est précieux d’avoir des établissements comme celui-là. Et s’ils étaient en France, ils n’auraient pas toujours ce niveau et cet encadrement. Dans cet entretien, François Hollande revient aussi sur sa décision prise en 2012 de supprimer la gratuité de la scolarité des classes de lycée dans les établissements français à l’étranger.  

    Le retour de François Hollande au Lycée Winston Churchill

    Pour célébrer les 10 ans du lycée international Winston Churchill, François Hollande s’est également adressé directement aux élèves, parents et membres de l’établissement présents. Dans son discours, il a rappelé l’importance des lycées français du monde, « véritables relais de la culture et de la langue françaises ».

    François Hollande s'exprimant lors des 10 ans du Lycée Churchill à Londres
    François Hollande s’exprimant lors des 10 ans du Lycée Churchill à Londres

    Dans un contexte marqué par le Brexit et ses répercussions sur les expatriés, ses propos ont trouvé une résonance particulière. Avec humour, l’ancien Chef d’Etat a confié être venu « vérifier si l’architecture avait tenu », ajoutant que « si elle s’était effondrée, peut-être qu’on [lui] en aurait fait porter la responsabilité ». Plus sérieusement, il a salué « les excellents taux de réussite au baccalauréat » obtenus depuis dix ans, preuve de la solidité du projet éducatif français à l’étranger, et il a souligné l’importance de « la mixité de Wembley » comme atout pour la communauté scolaire.

    La présence de l’Ambassadrice de France au Royaume Uni

    Après son discours, François Hollande a participé aux festivités aux côtés de l’ambassadrice Hélène Duchêne, réunissant élèves, enseignants, anciens, parents, représentants de la communauté française et autorités locales. Concerts, expositions et témoignages ont ponctué la journée

    « Il est essentiel que la jeunesse comprenne les rapports de force internationaux, car ce sont eux qui détermineront le monde de demain»

    François Hollande, ancien président de la République

    L’ancien président a également dialogué directement avec les élèves sur les grands enjeux géopolitiques actuels : la guerre en Ukraine, l’avenir de l’Union européenne ou encore les équilibres énergétiques mondiaux. « Il est essentiel que la jeunesse comprenne les rapports de force internationaux, car ce sont eux qui détermineront le monde de demain », a-t-il affirmé.

    L’Europe, la sécurité et l’engagement des jeunes

    François Hollande a rappelé que l’adhésion à l’Union européenne « n’équivaut pas à une garantie de protection militaire », appelant à bâtir une défense européenne indépendante du soutien américain. « Les Européens doivent prendre conscience que, pour assurer la sécurité de l’Ukraine aujourd’hui et celle de leur continent demain, ils doivent s’organiser par eux-mêmes », a-t-il insisté.

    François Hollande célèbre les 10 ans du Lycée Churchill à Londres
    François Hollande célèbre les 10 ans du Lycée Churchill à Londres

    Interrogé sur l’engagement civique, il a encouragé les lycéens à s’investir dans la vie associative, syndicale ou politique. Constatant la faiblesse actuelle des partis « à peine 200 000 adhérents en France », et il les a exhortés à « frapper à la porte d’un parti, « à condition qu’il y ait encore une maison et quelqu’un pour l’ouvrir ».

    Les défis des dix prochaines années pour le Lycée Churchill à Londres

    Alors que le Lycée Winston Churchill entame sa deuxième décennie, les défis restent nombreux : poursuivre son développement, accompagner la croissance de la population scolaire, renforcer son ancrage local tout en affirmant son identité française.
    Ce 10ᵉ anniversaire a permis de réaffirmer l’ambition d’un enseignement bilingue, ouvert sur le monde et capable de construire des passerelles entre la France et le Royaume-Uni.

    Un moment fort pour les Français de Londres

    La visite de François Hollande et d’Hélène Duchêne a marqué un moment fort pour la communauté française de Londres. Dix ans après sa création, le Lycée Winston Churchill s’impose comme une institution incontournable, reflet du dynamisme et de la vitalité de la présence française outre-Manche.

    La célébration s’est conclue sur une image symbolique : Mireille Rabaté, proviseur fondateur du lycée et toujours en poste, a soufflé les bougies du gâteau d’anniversaire aux côtés de François Hollande, de l’ambassadrice et des élèves. Dix ans après avoir posé la première pierre, elle continue d’incarner la fidélité et l’élan vers l’avenir qui caractérisent l’établissement qui porte le nom de Winston Churchill. « Nous façonnons nos édifices, puis ce sont eux qui nous façonnent », disait l’ancien Premier ministre britannique. À Wembley, cette maxime prend tout son sens : en une décennie, l’établissement a façonné une génération franco-britannique. Et puisque Churchill aimait rappeler qu’il ne fallait « jamais céder », gageons que le Lycée Winston Churchill poursuivra sa route sans céder à autre chose qu’à la réussite de ses élèves.

  • « Épargner mieux pour vivre mieux » : les conseils de Philippe Crevel

    « Épargner mieux pour vivre mieux » : les conseils de Philippe Crevel

    À l’occasion de la parution de son livre « Épargner mieux pour vivre mieux » (Éditions Solar), Lesfrancais.press reçoit Philippe Crevel. Habitué de notre média, il nous livre plusieurs fois par semaine son éclairage sur l’actualité économique. Aujourd’hui, il est donc question d’épargne et des conseils de notre invité. Que vous viviez en France ou à l’étranger, le sujet vous concerne directement. Une interview à écouter pour vous aider à faire les bons choix pour votre avenir. 

    Écouter le podcast avec Philippe Crevel

    Les Français et l’épargne : connaitre son objectif

    Chaque année, 7 Français sur 10 mettent de l’argent de côté. Et le taux d’épargne en 2025 en France atteint près de 20% du revenu disponible brut. « C’est un niveau record » nous dit en préambule Philippe Crevel. « L’épargne, ce n’est pas quelque chose de négatif. Bien au contraire, l’épargne est indispensable et nécessaire au pays. S’il n’y avait pas d’épargne, la notation de la France serait bien plus basse au niveau de la dette publique », déclare l’économiste à notre micro. Encore faut-il trouver les bons placements et faire donc fructifier ses économies.

    « On épargne non pas pour épargner, mais pour se constituer un revenu, un patrimoine en vue d’objectifs »

    Philippe Crevel, Fondateur de Lorello Ecodata et Directeur général du Cercle de l’épargne

    Selon notre invité, les Français, en France comme à l’étranger, épargnent mais « ils ne sont pas forcément toujours dans les meilleurs épargnants en termes de qualité de produit, en termes de placement ». Aussi, le dernier livre de Philippe Crevel est un guide pratique qui a pour objectif d’« expliquer de manière la plus pédagogique possible tous les produits », et de rappeler « qu’on épargne non pas pour épargner, mais pour se constituer un revenu, un patrimoine en vue d’objectifs ».

    « Épargner mieux pour vivre mieux » : un véritable guide pratique ?

    C’est, entre autres, à partir d’exemples concrets que cet économiste a construit son ouvrage. Il comporte notamment « 10 cas types », nous informe-t‑il, allant de la personne qui débute sa vie professionnelle avec peu de moyens à d’autres profils rencontrés tout au long d’un parcours de vie. Livret A, assurancevie, placements en actions… autant de produits financiers décortiqués et décryptés en fonction des objectifs de l’épargnant. Là aussi les exemples sont multiples, du projet de création d’entreprise, au financement des études, en passant par la perspective de la retraite et/ou de l’investissement dans l’immobilier.

    Philippe Crevel fondateur de Lorello Ecodata et aussi directeur général du Cercle de l'épargne
    Philippe Crevel fondateur de Lorello Ecodata et aussi directeur général du Cercle de l’épargne

     « Comment avoir les meilleurs outils entre les mains ? » est un des objectifs de Philippe Crevel.  Et même si rappelle-il « aucun produit ne détient de formule magique », pour notre invité, « il faut vraiment avoir confiance dans les produits financiers qui sont proposés par les différents établissements.

    En revanche, il faut être très prudent sur les propositions alléchantes avec des taux de rémunération qui sont 8, 10, 12%. Ça, ce n’est pas possible. » alerte-t-il.

    Quelle épargne pour les expatriés ?

    Au cours de ce podcast, notre invité s’adresse également aux expatriés en leur partageant plusieurs conseils, et la façon d’appréhender le placement de ses économies quand on vit hors de France, « car les règles en fonction des pays dans lesquels ils sont peuvent être différentes »

    « En matière de produits financiers, c’est vrai que l’assurance vie constitue un des vecteurs les plus adaptés pour préparer sa retraite quand on est à l’étranger »

    Philippe Crevel, Fondateur de Lorello Ecodata et Directeur général du Cercle de l’épargne

    Quand on réside à l’étranger « il y a un risque évidemment de ne pas avoir une retraite classique qu’offre le système de répartition français. Et donc « il est important d’avoir des produits spécifiques pour se constituer un complément de revenu à la retraite » indique le Directeur général du Cercle de l’épargne. Et « En matière de produits financiers, c’est vrai que l’assurance vie constitue un des vecteurs les plus adaptés pour préparer sa retraite quand on est à l’étranger ». Mais la retraite n’est pas la seule raison d’épargner pour les expatriés. Lors cet entretien, d’autres exemples sont donnés.

    Enfin, l’évolution actuelle du monde et ses conséquences sur l’économie doivent-elles inquiéter les épargnants ? « Sur l’économie mondiale, c’est vrai qu’aujourd’hui, on a de très nombreuses incertitudes. On a évidemment l’affaire des droits de douane imposée par Donald Trump, le protectionnisme, et on voit que le monde se fragmente après avoir connu une phase de mondialisation importante » constate Philippe Crevel. Mais il « reste néanmoins optimiste car il y a quand même aujourd’hui des facteurs de progrès », e l’épargne est un chemin pour atteindre ses objectifs, en lien avec ceux des épargnats.

    « Épargner mieux pour vivre mieux » aux éditions Solar, un livre de Philippe Crevel dans lequel « chacun peut trouver sa voie pour préparer un projet, sécuriser son patrimoine ou financer son avenir ».

    "Epargner Mieux pour vivre Mieux" de Philippe Crevel aux Editions Solar
    « Epargner Mieux pour vivre Mieux » de Philippe Crevel aux Editions Solar

    « Epargner Mieux pour vivre Mieux » de Philippe Crevel aux Editions Solar


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  • Octobre Rose, se mobiliser avec elles

    Octobre Rose, se mobiliser avec elles

    Chaque année, le cancer du sein touche 2,3 millions de femmes dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, il reste le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez nos compatriotes, avec 61 000 nouveaux cas et 12 000 décès estimés en 2023. Pourtant, détecté tôt, il se soigne dans 9 cas sur 10. La mortalité varie fortement selon les continents : l’Europe et l’Amérique du Nord enregistrent des taux de survie élevés (plus de 80 %), grâce à des campagnes de dépistage organisées, tandis que l’Afrique et une partie de l’Asie souffrent d’un accès limité aux soins et d’un dépistage tardif, avec des taux de survie parfois inférieurs à 40 %.

    Pour les Françaises expatriées, l’accès au dépistage peut s’avérer complexe : barrières linguistiques, systèmes de santé coûteux ou peu accessibles, ou méconnaissance des dispositifs locaux. Octobre Rose, campagne internationale de sensibilisation, joue un rôle clé pour briser ces inégalités. Depuis plus de 30 ans, cette mobilisation permet de sauver des vies en promouvant le dépistage précoce, mais aussi en finançant la recherche et en soutenant les patientes. En 2024, 1 femme sur 3 en France métropolitaine ne se faisait toujours pas dépister régulièrement, un chiffre qui grimpe parmi les expatriées, faute d’information ou de prise en charge adaptée.

    Comment participer à Octobre Rose en France ou dans votre pays de résidence ? Quels sont les dispositifs pour se faire dépister, que l’on soit affiliée à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ou non ? Quels événements rejoindre, en France ou à l’international ? On fait le point pour les Françaises de l’étranger sur les actions concrètes pour agir, où que l’on vive.

    Octobre Rose : une mobilisation née aux États-Unis, adoptée par le monde entier

    L’histoire d’Octobre Rose remonte à 1985, lorsque la fondation américaine Susan G. Komen distribue pour la première fois des rubans roses aux participantes d’une course pour la lutte contre le cancer du sein. Mais c’est en 1992 qu’Evelyn Lauder, vice-présidente d’Estée Lauder, officialise le ruban rose comme symbole mondial et lance la première campagne de sensibilisation à grande échelle. L’objectif ? Financer la recherche et encourager le dépistage dans un contexte où le sujet était encore peu abordé publiquement.

    En France, l’opération est importée au milieu des années 1990 par des associations comme Le Cancer du Sein, Parlons-en ! et Ruban Rose, avec le soutien de marques et de médias. Dès 2004, le ministère de la Santé s’empare du mouvement pour promouvoir le dépistage organisé, gratuit et accessible à toutes les femmes de 50 à 74 ans. Aujourd’hui, Octobre Rose fédère des milliers d’initiatives : courses solidaires, illuminations de monuments, ateliers d’auto-palpation, ou encore collectes de fonds pour la recherche.

    Illumination de la Tour Eiffel, le 27 septembre 2016, pour le lancement de la 24e édition de la campagne « Octobre rose ». ©THOMAS SAMSON / AFP

    Un impact mesurable sur la prévention

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ainsi, en France, le taux de participation au dépistage organisé est passé de 40 % en 2004 à 51 % en 2022 (source : Santé Publique France).Grâce à ces campagnes, la mortalité a baissé de 1,3 % par an entre 2005 et 2018.

    C’est ainsi, dans tous les pays où Octobre Rose est largement médiatisé (Canada, Australie, pays nordiques). Le dépistage précoce a permis de réduire de 20 à 30 % la mortalité liée au cancer du sein.

    Pourtant, des disparités persistent, En effet, en Afrique subsaharienne, seulement 20 % des cas sont détectés à un stade précoce, contre 70 % en Europe. Parfois au sein même d’un pays, comme aux États-Unis, les femmes noires ont 40 % de risques en plus de mourir d’un cancer du sein que les femmes blanches, en raison d’inégalités d’accès aux soins.

    Tandis que pour les Françaises expatriées, l’éloignement géographique et les difficultés administratives (remboursements, reconnaissance des examens) compliquent souvent la démarche.

    Une campagne désormais mondiale

    Aujourd’hui, plus de 100 pays participent à Octobre Rose, avec des adaptations locales. Comme, au Royaume-Uni, la charité Breast Cancer Now organise des « Wear It Pink Days » dans les écoles et entreprises.

    Mais aussi, en Australie, le « Pink Ribbon Breakfast » réunit des milliers de participants pour lever des fonds. Depuis quelques années, au Maroc, l’association Lalla Salma propose des caravanes médicales dans les zones rurales.

    Australian National Breast Cancer Foundation
    ©Australian National Breast Cancer Foundation

    Enfin, en Chine, où le cancer du sein est en forte hausse (+3 % par an), des campagnes ciblent les jeunes femmes, peu sensibilisées aux risques.

    Quelles solutions pour les Françaises expatriées ?

    Se faire dépister loin de la France peut sembler un parcours du combattant : méconnaissance des systèmes de santé locaux, coûts élevés, démarches administratives complexes… Pourtant, que l’on soit affiliée à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ou non, des solutions existent pour bénéficier d’un suivi de qualité. Entre remboursements partiels, centres agréés à l’étranger et retours en France, les options varient selon son statut et son pays de résidence. Comment s’organiser pour ne pas renoncer à ce geste qui sauve des vies ? Quels pièges éviter pour garantir des examens fiables et accessibles ? On passe en revue, pour les expatriées, les modalités pratiques, les coûts à anticiper et les ressources indispensables pour un dépistage serein, où qu’on soit. On distinguera deux situations, avec ou sans la CFE.

    Vous êtes affiliée à la Caisse des Français de l’Étranger

    La CFE permet aux expatriées de bénéficier du même remboursement qu’en France pour les actes de dépistage, mais avec certaines conditions.

    Déjà et c’est une bonne nouvelle, la mammographie de dépistage est prise en charge à 100 % tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans, sur présentation d’une ordonnance. Mais, il faudra trouver un radiologue agréé dans votre pays de résidence (liste disponible sur le site de la CFE) pour être éligible à la prise en charge. Et si vous résidez dans un des pays sans convention avec la France (ex : Thaïlande), une avance des frais sera nécessaire. Sur certains territoires, le tiers-payant est possible.

    Mais n’oubliez pas, La CFE rembourse sur la base des tarifs français (environ 60 €), le reste étant à votre charge ou couvert par une complémentaire santé internationale. Et dans certains pays (ex : États-Unis, Suisse), les tarifs sont très élevés (jusqu’à 300 € pour une mammographie).

    Vous n’êtes pas affiliée à la CFE

    Sans affiliation au système français, la situation peut sembler plus complexe, mais plusieurs options existent.

    En premier lieu, si vous êtes expatriée dans les pays de l’UE/EEE, la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) permet un remboursement partiel mais il faudra être affilié en plus du régime local à celui de la France (salariée détachée par exemple). Mais la grande majorité des pays de l’Union européenne organisent leur propre campagne de dépistage, et vu qu’il est obligatoire d’être affiliée au régime de son pays de résidence, vous pourrez aussi en bénéficier selon les conditions mises en place par l’État qui vous accueille.

    Hors UE, il faudra vérifier si votre pays de résidence propose un programme national de dépistage à l’exemple du NHS au Royaume-Uni ou de Medicare en Australie. Sinon, vous pouvez aussi faire appel au secteur privé, il vous en coutera entre 50 € et 200 € pour une mammographie en clinique privée que ce soit à Dubaï ou à Singapour.

    Cependant, il faut être attentif aux protocoles locaux.  Dans certains pays (ex : Inde, Mexique), les mammographies sont moins fiables. Il est conseillé de privilégier les cliniques internationales (ex : réseau Allianz Worldwide Care). Autre difficulté que les Femmes expatriées peuvent rencontrer le délai pour obtenir un rendez-vous peut être très long. Au Canada ou en Suède, les listes d’attente dépassent 6 mois pour un rendez-vous dans le secteur dit public.

    La détection précoce est une intervention et pour votre santé, une protection
    ©Le ministère de la Santé et de la Protection Sociale marocain

    Pour finir, essayez dans la mesure du possible, d’obtenir un compte rendu en français pour faciliter le suivi en cas de retour en France.

    Revenir en France pour le dépistage

    Et oui, car il est bien sur possible lors d’un séjour, en prenant rendez-vous dans un centre agréé (liste sur Ameli.fr) de se faire dépister. Mais la prise en charge ne se fera que si vous cotisez à la Sécurité sociale française via le régime des travailleurs détachées ou la CFE, ou si vous avez cotisée au moins 15 ans au régime général ou si vous êtes retraitée d’une caisse française.

    Octobre Rose 2025 : où et comment participer ?

    Marches solidaires, monuments illuminés, ateliers de sensibilisation ou collectes de fonds : chaque année, Octobre Rose fédère des millions de participants à travers le monde. Mais comment y prendre part quand on vit hors de France ? Que l’on soit à Bruxelles, Montréal, Dubaï ou Sydney, les initiatives locales se multiplient pour soutenir la recherche, sensibiliser et célébrer les combats menés. Courses, conférences, expositions ou même actions virtuelles, il existe mille façons de s’engager, donner ou simplement s’informer.

    Découvrez nos tableaux qui recensent les événements phares accessibles aux Français de l’étranger, ainsi que des idées pour créer sa propre mobilisation si aucune action n’est organisée près de chez soi. Parce que la solidarité, elle aussi, n’a pas de frontières.

    En France : les événements phares

    Événement Date Lieu Lien
    Course des Héros (Paris, Lyon, Bordeaux) 6 octobre 2025 Paris (Bois de Vincennes)
    courirpourelles.com
    Illuminations roses Tout octobre Tour Eiffel, Opéra Garnier, etc.
    paris.fr
    Village Octobre Rose (Paris) 12-13 octobre Parvis de l’Hôtel de Ville
    rubanrose.org
    Concerts solidaires Octobre Plusieurs villes
    service-public.fr

    À l’international : quelques exemples de mobilisations locales

    Pays Événement Date Organisateur
    Belgique Pink Ribbon Walk (Bruxelles) 5 octobre
    think-pink.be
    Suisse Course de l’Espoir (Genève) 19 octobre
    liguecancer.ch
    Maroc Caravane médicale (Casablanca) 10-15 octobre Association Lalla Salma
    États-Unis Making Strides Against Breast Cancer (NYC) 20 octobre
    cancer.org
    Australie Pink Ribbon Breakfast Tout octobre
    pinkisthecolour.com.au

    Octobre Rose rappelle une évidence : le cancer du sein ne connaît pas de frontières. Pour les Françaises de l’étranger, la mobilisation passe par un dépistage régulier, en s’appuyant sur la CFE ou les systèmes locaux. Vous pouvez aussi, afin d’en savoir plus, rejoindre les groupes Facebook d’expatriées pour trouver des initiatives locales. Dans tous les cas, notre mobilisation collective est importante et on se doit Un de relayer les campagnes auprès de notre entourage, surtout dans les pays où le tabou persiste.

  • « Citoyen des deux rives » reconnecte les jeunes français à leur pays d’origine

    « Citoyen des deux rives » reconnecte les jeunes français à leur pays d’origine

    Parce que les parcours d’expatriés dessinent des nouvelles appartenances, il est parfois important de retisser du lien avec son pays d’origine. C’est l’ambition que porte l’action « Citoyen des deux rives », un projet initié par Nathalie Guzzo et Bernard Virelaude, co‑fondateurs de Mozeact. À travers des journées participatives, ils tentent de répondre à l’absence d’organisation de la JDC (Journée citoyenneté et défense) chez les jeunes Français de l’étranger. Au cours de ce podcast, les initiateurs de ce concept nous partagent ainsi leurs objectifs et leur expérience grandeur nature en Tunisie.

    Écouter le podcast avec Nathalie Guzzo et Bernard Virelaude

    Le décrochage des jeunes expatriés avec la France

    Invités de notre rédaction, Nathalie Guzzo et Bernard Virelaude, co‑fondateurs de Mozeact, racontent une aventure née de divers déplacements à travers le monde. Après avoir rencontré la communauté française dans une quinzaine de pays, un constat s’est imposé : la crainte d’un décrochage des jeunes visàvis de la France. Parents, associations et, surtout, élus des Français de l’étranger décrivent des adolescents qui passent de pays en pays, ne connaissent l’Hexagone qu’au rythme des vacances, et manquent de clés pour comprendre ses institutions, sa place dans le monde et les enjeux du moment.

    « On n’est pas là pour apprendre aux jeunes que la France fait mieux que tout le monde, on est là pour expliquer aux jeunes comment fonctionnent nos pays »

    Nathalie Guzzo, Citoyen des deux rives

    Point de départ symbolique, mais pas unique : le quasi-absence de l’organisation de la Journée défense et citoyenneté (JDC) en présentiel pour les jeunes établis hors de France, notamment après le Covid. Sans prétendre « remplacer » la JDC, le projet « Citoyens des deux rives » entend fournir des repères concrets, adapté aux réalités locales des pays de résidence tout en valorisant également la double appartenance.

    Citoyen des deux rives : l’expérience en Tunisie

    Portée en Tunisie par l’ADFE–Français du monde, à l’initiative de Martine Vautrin Djedidi, élue des Français établis dans le pays, une première édition a vu le jour. Des jeunes franco‑tunisiens de 11 à 20 ans, au‑delà des seuls élèves du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ont ainsi participé à la journée « Citoyen des deux rives ».

    Martine Vautrin Djedidi et Karim Ben Cheikh - Atelier sur les institutions françaises
    Martine Vautrin Djedidi, conseillère des Français en Tunisie et Libye, et Karim Ben Cheikh député des Français de l’étranger, 9e circonscription – Atelier sur les institutions françaises au cours de la rencontre « Citoyen des deux rives » à Tunis de l’étranger

    Au programme, un dispositif mêlant interventions institutionnelles (attaché de défense, consule générale, ambassadrice) et témoignages sur les métiers de la diplomatie en lien avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), mais aussi des ateliers animés par un député et aussi un sénateur venus expliciter, très concrètement, le rôle du parlementaire. Dans ce podcast, nos invités reviennent sur cette expérience et partagent les retours des différents participants.

    Alors que le climat entre la France et la Tunisie s’est tendu dernièrement ce type d’initiatives peuvent-elles favoriser le dialogue ou, au contraire, crisper les autorités ? Pour Nathalie Guzzo : « On n’est pas là pour apprendre aux jeunes que la France fait mieux que tout le monde, on est là pour expliquer aux jeunes comment fonctionnent nos pays ».

    Quel avenir pour « Citoyen des deux rives » ?

    Forte de l’expérience tunisienne, l’équipe explore désormais de nouveaux terrains pour organiser « Citoyen des deux rives » dans d’autres pays, à commencer par l’Irlande. Rien, toutefois, ne sera transposé à l’identique. Ce qui a fonctionné à Tunis ne sera pas un copié‑collé à Londres ou à Dublin. Nos interlocuteurs rappelant que chaque communauté en fonction de son pays de résidence possède aussi ses codes.

    « Si l’État n’arrive pas à monter un format qui puisse aller au-delà de ce qui est fait actuellement, pourquoi pas le confier à d’autres »

    Nathalie Guzzo, Citoyen des deux rives

    Si l’organisation de la JDC évolue actuellement en France et pourrait, à terme, se redéployer à l’étranger, « Citoyen des deux rives » joue la complémentarité. Toutefois, « Si l’État n’arrive pas à monter un format qui puisse aller au-delà de ce qui est fait actuellement, pourquoi pas le confier à d’autres », précise Nathalie Guzzo. Cette dernière explique également qu’elle « n’est pas dans une démarche commerciale, on est une entreprise engagée, nous ce qu’on veut c’est dupliquer. (…) le format (…) on le donne bien volontiers aux associations », indique-t-elle.

    Atelier sur le rôle du député
    Atelier sur le rôle du député lors de la journée Citoyen des deux rives à Tunis

    Des dossiers liés au STAFE (Dispositif de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger) ont aussi été déposés. Il s’agit de pouvoir ainsi obtenir une participation financière de la France pour aider à l’organisation de ces journées, en lien avec les associations françaises situées en dehors du territoire national. Une forme de partenariat public-privé pourrait-il ainsi se développer ?

  • Résidences secondaires en France, gare à la Surtaxe d’habitation 2025 !

    Résidences secondaires en France, gare à la Surtaxe d’habitation 2025 !

    En France, la taxe d’habitation a disparu pour la résidence principale, mais elle existe encore pour les résidences secondaires. Et pour limiter leur prolifération, certaines communes ont décidé de majorer cet impôt local. Et la note peut être salée, en effet, les mairies peuvent surtaxer en appliquant un taux de 60%. Une décision qui alimente le mécontentement des propriétaires qu’ils soient expatriés ou non.

    1 628 communes appliquent la surtaxe

    Les communes françaises ont la possibilité de surtaxer les résidences secondaires  depuis 2017. Cette majoration, selon le Code général des impôts, peut aller de 5% à 60% de la taxe d’habitation pour des logements utilisés concernés.

    SI 3 690 communes sont éligibles, seulement 1 628 ont décidé d’appliquer cette surtaxe. Leurs objectifs sont multiples, déjà récupérer une partie du manque à gagner lié à la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Mais aussi, parfois, limiter les logements vides, selon les communes et les quartiers.

    Les villes touristiques

    La majoration des taxes d’habitation, c’est un phénomène qui touche d’abord les villes touristiques, de Cancale à Bayonne. Certaines de ces villes ont même pris des mesures radicales et ont interdit la construction de nouvelles résidences destinées à un usage secondaire. De leur côté, les propriétaires dénoncent un matraquage fiscal. Dans le Var, dans la commune de Roquebrune-sur-Argens, un collectif de résidents secondaires de près de 600 personnes a demandé que la taxe soit réexaminée.

    La liste des communes touristiques qui auront le droit de majorer la taxe d’habitation pour les résidences secondaires a été élargie.
    La liste des communes touristiques qui auront le droit de majorer la taxe d’habitation pour les résidences secondaires a été élargie. ©Le Télégramme

    En plus, selon l’Insee, seulement 35% des propriétaires de résidences secondaires appartiennent aux ménages aisés. Ainsi, une majorité des ménages qui ont une résidence secondaire n’a pas les moyens d’assumer des hausses fiscales répétées. Pour ces familles, comme souvent pour les Français de l’étranger, la résidence secondaire n’est pas un luxe mais un héritage, et une façon de conserver un ancrage avec son terroir et plus globalement avec notre pays, la France.

    40 villes surtaxent au maximum

    Si le taux moyen de la majoration est de 41,4%, 40% des communes ont tout de même augmenté la taxe d’habitation sur les résidences secondaires du maximum autorisé de 60% (voir infographie). C’est le cas de La Rochelle, où la majoration est passée cette année de 50% à 60%, la municipalité divers gauche espérant inciter des propriétaires à revendre leurs résidences secondaires, et que celles-ci soient acquises soit par des propriétaires occupants, soit par des investisseurs qui les loueront à l’année à des étudiants, de jeunes actifs ou à des familles.

    Ville Majoration de THRS 2025, en % X1 Variation 2025/2024
    Ajaccio 60 0​
    Anglet 60 0​
    Annecy 60 0​
    Arles 60 0​
    Asnières-sur-Seine 60 0​
    Bayonne 60 0​
    Bobigny 60 0​
    Bordeaux 60 0​
    Boulogne-Billancourt 60 10 points
    Chambéry 60 0​
    Champigny-sur-Marne 60 0​
    Clichy-La-Garenne 60 0​
    Courbevoie 60 20 points
    Fréjus 60 0​
    Grenoble 60 0​
    La Courneuve 60 0​
    La Rochelle 60 10 points
    Le Cannet 60 10 points
    Lyon 60 0​
    Mantes-la-Jolie 60 0​
    Marseille 60 0​
    Martigues 60 0​
    Montpellier 60 0​
    Montreuil 60 0​
    Nantes 60 0​
    Nice 60 0​
    Paris 60 0​
    Pessac 60 0​
    Rennes 60 0​
    Rezé 60 0​
    Saint-Nazaire 60 0​
    Sète 60 0​
    Sevran 60 0​
    Strasbourg 60 0​
    Villejuif 60 40 points
    Villeneuve d’Ascq 60 60 points
    Villeurbanne 60 24 points
    Vitrolles 60 0​
    Vitry-sur-Seine 60 60 points

    De Lyon à Rennes

    C’est également pour « lutter contre le développement des meublés touristiques de type Airbnb » que Villeurbanne, à côté de Lyon, a décidé de porter la majoration de la taxe d’habitation de 36% à 60% en 2025. « L’augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires au plafond, permise par l’État, est nécessaire pour lutter contre le mal-logement », argumente la majorité municipale à l’AFP, rappelant que près de 25 000 personnes sont sans domicile dans la métropole de Lyon, où le nombre de résidences secondaires a plus que doublé en 10 ans.

    Mais c’est dans l’ouest que le taux moyen de la majoration est le plus élevé, avec la Bretagne (49,4%) et la Nouvelle-Aquitaine (49,3%) en pole position, devant l’Ile-de-France (44%). A l’inverse, le taux moyen est le plus faible dans les régions situées dans le nord-est, comme la Bourgogne-Franche-Comté (20,2%), le Grand-Est (34,7%) et les Hauts-de-France (33,6%). A méditer si vous souhaitez acheter une résidence secondaire. D’autant plus que la taxe d’habitation s’ajoute à la taxe foncière, qui a bondi de 20% en moyenne en France au cours des cinq dernières années.

    Et la résidence de repli ?

    A l’initiative de plusieurs élus des Français de l’étranger, un projet de loi, visant à créer un statut de « résidence de repli » pour les Français expatriés, est toujours en attente d’adoption. Cependant, une phase de test a été lancée sur 4 pays. Cette disposition nous permettrait de conserver un logement en France sans être soumis aux mêmes contraintes fiscales que les résidences secondaires classiques.

    Residence de repli
    Residence de repli © LFP

    Cette proposition, inspirée par la volonté de permettre aux expatriés de conserver leur ancrage en France, tout en dynamisant certains territoires, prévoirait des conditions spécifiques, comme une occupation minimale ou une déclaration fiscale adaptée. Cependant, une généralisation soulève des questions sur son articulation avec les surtaxes sur les résidences secondaires.

    Actuellement, comme on l’a vu, ces surtaxes visent à limiter la spéculation et à inciter à la location longue durée. En cas d’adoption formelle, les résidences de repli pourraient être exonérées de ces surtaxes, sous réserve de justifier d’un lien effectif avec la France (ex : maintien d’attaches familiales ou professionnelles). À l’inverse, selon les détracteurs sans garde-fous, la généralisation de ce statut risquerait d’aggraver les tensions sur le marché locatif en encourageant l’acquisition de logements vacants, tout en privant les collectivités locales d’une source de revenus essentielle. Les débats parlementaires devront trancher entre attractivité pour les expatriés et équité fiscale pour les résidents permanents.

  • Top 10 des compagnies aériennes les moins polluantes en 2025

    Top 10 des compagnies aériennes les moins polluantes en 2025

    L’aviation représente 2 à 3 % des émissions mondiales de CO₂, un chiffre en constante augmentation avec la démocratisation des vols, notamment pour les expatriés. Selon l’Agence européenne pour l’environnement, un vol long-courrier émet en moyenne 1,5 tonne de CO₂ par passager, soit près de 10 % du budget carbone annuel recommandé pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Pour les 3 millions de Français vivant à l’étranger, les allers-retours réguliers vers la France ou d’autres destinations pèsent lourd dans leur bilan carbone.

    Or, un rapport de Greenpeace (2023) souligne que les expatriés effectuent en moyenne 3 à 5 vols long-courriers par an, contre 1 à 2 pour les résidents métropolitains. Cette surconsommation s’explique par des impératifs familiaux, professionnels ou touristiques. Pourtant, toutes les compagnies aériennes n’ont pas le même impact : certaines, comme Wizz Air ou French Bee, se distinguent par des émissions bien inférieures à la moyenne, grâce à des flottes récentes et des cabines optimisées.

    Ce classement, établi par Cirium en 2024, révèle une tendance surprenante : les low cost, souvent critiquées pour leur modèle économique, trustent les premières places en matière d’efficacité carbone. Une aubaine pour les expatriés soucieux de leur empreinte écologique, à condition de comprendre les critères derrière ces performances et les limites de cette approche.

    Un bilan carbone sous tension pour les expatriés

    Pour nous, les expatriés et Français de l’étranger, l’avion n’est pas un luxe, mais une nécessité. Contrairement aux résidents métropolitains, qui effectuent en moyenne 1 à 2 vols long-courriers par an, les expatriés en réalisent près de 3 à 5, selon une étude menée par Expat.com en 2024. Ces trajets réguliers, souvent motivés par des impératifs familiaux, professionnels ou administratifs, font de leur bilan carbone un sujet de préoccupation croissante.

    Un impact disproportionné

    Un vol long-courrier, comme un Paris-New York aller-retour, émet environ 1,6 tonne de CO₂ par passager, soit près de 10 % du budget carbone annuel recommandé pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Pour les expatriés installés en Asie, en Amérique du Nord ou en Océanie, ces émissions peuvent facilement doubler, voire tripler, en fonction de la fréquence des allers-retours. Par exemple, un Français vivant à Singapour ou Sydney peut cumuler 4 à 5 tonnes de CO₂ par an rien que pour ses déplacements aériens, l’équivalent des émissions annuelles d’une voiture thermique roulant 25 000 km.

    Des trajets inévitables, mais coûteux pour la planète

    Les destinations les plus empruntées par les expatriés français reflètent cette réalité :

    • Europe de l’Est (Pologne, Hongrie, Roumanie) : 2 à 3 allers-retours par an en moyenne, souvent via des compagnies low cost.
    • Amérique du Nord (Canada, États-Unis) : 1 à 2 vols long-courriers annuels, avec des émissions pouvant atteindre 2 tonnes de CO₂ par trajet.
    • Maghreb et Afrique subsaharienne : des vols fréquents, mais souvent avec des escales, augmentant encore l’empreinte carbone.
    • Asie et Océanie : des trajets ultra-longs (Paris-Bangkok, Paris-Sydney) qui émettent jusqu’à 3 tonnes de CO₂ par passager.

    Si l’avion reste indispensable pour les liaisons intercontinentales, il est bien moins efficace que le train sur les trajets intra-européens. Par exemple :

    • Paris-Marseille en avion : 180 kg de CO₂ (vol direct).
    • Paris-Marseille en TGV : 20 kg de CO₂ selon la SNCF. Pourtant, faute d’alternatives viables (comme des trains de nuit transfrontaliers), beaucoup d’expatriés n’ont d’autre choix que de prendre l’avion, même pour des distances moyennes.

    « Je vis à Montréal depuis cinq ans. Je rentre en France deux fois par an pour voir ma famille. Je sais que chaque vol équivaut à plusieurs mois d’émissions de voiture, mais que faire ? Il n’y a pas de solution réaliste pour traverser l’Atlantique autrement. »

    Claire, 34 ans, expatriée au Québec

    Un bilan carbone aérien plus élevé ?

    Plusieurs facteurs expliquent cette surconsommation de vols, souvent malgré une conscience écologique aiguë chez les expatriés (68 % des expatriés ressentent une forme de culpabilité liée à leur empreinte carbone). En effet, contrairement aux résidents en France, qui peuvent privilégier le train pour les trajets nationaux ou européens, les expatriés sont captifs de l’avion. Les liaisons ferroviaires transcontinentales n’existent pas, et les options maritimes (comme les cargos-mixtes) restent marginales, longues et coûteuses.

    Les différentes méthodes de comptabilité GES
    Les différentes méthodes de comptabilité GES ont leurs spécificités mais suivent les mêmes grands principes. Il est assez simple de naviguer de l’une à l’autre. Il est tout à fait possible pour une organisation de publier son bilan dans plusieurs formats. ©ADEME

    En sus, si en France, les résidents bénéficient d’aides pour réduire leur empreinte carbone (bonus vélo, prime à la conversion, subventions pour la rénovation énergétique), les expatriés, eux, n’ont accès à aucun dispositif équivalent. Pire, certaines entreprises basées à l’étranger imposent des déplacements fréquents à leurs employés français, sans toujours proposer de solutions alternatives (visio-conférence, missions regroupées).

    Classement 2025 des compagnies les moins polluantes

    Le classement établi par Cirium, société britannique spécialisée dans l’analyse aéronautique, se base sur un critère clé : les émissions de CO₂ par siège et par kilomètre. Cette approche permet de comparer équitablement les compagnies, qu’elles opèrent des vols court, moyen ou long-courriers. Mais Cirium ne prend pas encore en compte l’utilisation de carburants durables (SAF), qui pourraient réduire les émissions de jusqu’à 80 % sur leur cycle de vie. Une lacune importante, alors qu’Air France-KLM est l’un des plus gros acheteurs mondiaux de SAF.

    Pour les expatriés, ce classement est une boussole utile, mais imparfaite. Il faut le croiser avec d’autres critères, comme la desserte des destinations ou les options de compensation carbone. Cependant, c’est déjà un bon indicateur pour élaguer la jungle des offres marketées que vous recevez.  Voici le classement complet, avec une analyse de la pertinence pour les Français de l’étranger :

    Rang Compagnie Émissions (g CO₂/siège/km) Flotte principale Pertinence pour les expatriés Destinations clés depuis la France
    1 Wizz Air 53,9 A320neo, A321neo ⭐⭐⭐⭐ (Europe de l’Est, Maghreb) Budapest, Bucarest, Varsovie, Marrakech
    2 Frontier Airlines 54,4 A320neo, A321neo ⭐ (peu utile) États-Unis (vols intérieurs)
    3 Pegasus 57,1 A320neo, Boeing 737 Max ⭐⭐⭐ (Turquie, Moyen-Orient) Istanbul, Ankara, Dubai
    4 Volaris 57,9 A320neo ⭐ (Amérique latine) Mexico, Cancún
    5 IndiGo 58,2 A320neo, A321neo ⭐⭐ (Asie du Sud) Delhi, Mumbai, Bangkok
    6 Jetstar 58,4 A320neo, Boeing 787 ⭐⭐ (Asie-Pacifique) Sydney, Melbourne, Singapour 7 Spirit Airlines 58,4 A320neo ⭐ (USA/Caraïbes) New York, Fort Lauderdale
    7 Spirit Airlines 58,4 A320neo ⭐ (USA/Caraïbes) New York, Fort Lauderdale
    8 Scoot 58,7 Boeing 787 ⭐⭐ (Asie du Sud-Est) Singapour, Bangkok, Perth
    9 SunExpress 59,4 Boeing 737 Max ⭐⭐ (Turquie, Europe) Antalya, Izmir
    10 Air India Express 60,5 Boeing 737 Max ⭐⭐ (Inde, Golfe) Mumbai, Dubai

    Comme vous le remarquez, aucune compagnie française ne figure dans ce Top 10, mais Transavia et French Bee apparaissent dans les classements régionaux. C’est bien les low cost qui dominent ce classement. 9 des 10 compagnies sont issues de cette catégorie, grâce à leur modèle économique axé sur l’efficacité.

    Quelles compagnies sont les plus utiles aux expatriés français ?

    Pour les Français vivant à l’étranger, le choix d’une compagnie aérienne ne se limite pas à des critères écologiques ou économiques. La desserte des destinations, la fréquence des vols, et la qualité des correspondances sont tout aussi cruciales. Voici une analyse détaillée des compagnies les moins polluantes qui répondent aux besoins spécifiques des expatriés, en fonction de leur région d’installation.

    Wizz Air : La référence pour l’Europe de l’Est et le Maghreb

    Wizz Air dessert plus de 20 pays depuis la France, avec des hubs à Budapest, Varsovie, Bucarest et Prague. Ces destinations sont particulièrement prisées par les expatriés travaillant dans les secteurs de la tech, des ONG ou du commerce international. Avec des tarifs souvent 50 % moins chers que les compagnies traditionnelles, elle permet des allers-retours réguliers sans exploser le budget. En plus, la flotte est composée à 100 % d’Airbus A320neo et A321neo, qui font partis des avions les plus économes en carburant, avec une moyenne d’âge de 5,1 ans (contre 10-15 ans pour certaines compagnies traditionnelles).

    Wizz Air est donc une compagnie adaptée pour les expatriés en Europe centrale (Hongrie, Pologne, Roumanie, Slovaquie) mais aussi pour les voyageurs « budget-conscious » prêts à sacrifier un peu de confort pour un bilan carbone réduit.

    French Bee : Le long-courrier low cost made in France

    French Bee, c’est une révolution pour les DOM-TOM et l’Amérique du Nord. La compagnie française, filiale du groupe Dubreuil, est la seule compagnie low cost française à opérer des vols long-courriers. Son modèle repose sur des Airbus A350-900 et A350-1000, parmi les avions les plus économes pour les trajets intercontinentaux combinés à un positionnement tarifaire agressif : 40 à 50 % moins cher qu’Air France sur les mêmes destinations.

    Claire Fremery, Commandant de bord, accompagnée de Patricia Ortiz de Vinastre Gutierrez et de Franziska Weber, copilotes.
    Claire Fremery, Commandant de bord, accompagnée de Patricia Ortiz de Vinastre Gutierrez et de Franziska Weber, copilotes. © French Bee / Laurence Godart

    Les économies sont substantielles et peuvent aller jusqu’à 700 € d’écart sur un aller-retour, ce qui permet de rentrer plus souvent en France. Tout en limitant son empreinte carbone. En effet, voler avec French Bee, c’est 20 % d’émissions en moins grâce à l’A350 et à la densification des cabines. Cette compagnie est vraiment conseillée pour les expatriés en Polynésie française, à La Réunion ou en Californie

    Transavia : La low cost européenne d’Air France-KLM

    Transavia, filiale low cost d’Air France-KLM, est en pleine transition écologique en remplaçant ses Boeing 737-800 par des A320neo, réduisant les émissions de 15 %. En plus, son réseau s’étend avec 120 destinations depuis la France, dont Lisbonne, Porto, Prague, Marrakech et Athènes.

    Cette compagnie est à privilégier par les expatriés en Europe du Sud (Espagne, Portugal, Italie, Grèce).

    Pegasus et SunExpress : Les options pour la Turquie et le Moyen-Orient

    La Turquie est un hub majeur pour les Français installés au Moyen-Orient ou en Asie centrale. Pegasus et SunExpress offrent des liaisons directes et économiques depuis la France. Depuis le Hub d’Istanbul (Sabiha Gökçen), Pegasus propose un ensemble de correspondances depuis l’Europe vers Dubai, Téhéran, Bakou, et l’Asie centrale. Mais aussi, il existe des vols directs depuis Lyon et Marseille, évitant une escale supplémentaire à Paris ou Francfort.

    Scoot et Jetstar : Les solutions pour l’Asie-Pacifique

    Les compagnies low cost asiatiques Scoot (Singapour) et Jetstar (Australie) sont idéales pour les Français installés dans cette région, même si leurs émissions sont légèrement plus élevées que celles des low cost européennes (en raison des longues distances). Mais il y a un inconvénient il y a peu de vols directs depuis l’Europe (escales obligatoires à Singapour ou Bangkok). Pour exemple, l’Aller-retour Paris-Singapour sur Scoot coute en moyenne dans les 400 € , contre 800-1 000 € avec Singapore Airlines.

    Air India Express et IndiGo : Pour les expatriés en Inde et en Asie du Sud

    On finit avec un sous-continent en plein essor. En effet, l’Inde attire de plus en plus de Français, notamment dans les secteurs de l’IT, du tourisme et des ONG. IndiGo et Air India Express offrent des vols peu chers et relativement peu polluants depuis l’Europe.

    Le récap

    Région d’expatriation Compagnie recommandée Émissions (g CO₂/siège/km) Prix (vs. compagnies traditionnelles) Avantages Inconvénients
    Europe de l’Est Wizz Air 53,9 -50 % Flottes modernes, prix bas Aéroports secondaires
    Maghreb Wizz Air / Transavia 54-62 -40 % Vols fréquents Confort limité
    DOM-TOM French Bee 55 -50 % Longs-courriers économes Escales obligatoires
    Turquie / Moyen-Orient Pegasus / SunExpress 57-59 40 % Hubs bien desservis Correspondances parfois longues
    Asie du Sud-Est / Océanie Scoot / Jetstar 58-60 -50 % Prix très bas Vols longs avec escales
    Inde / Asie du Sud IndiGo / Air India Express 58-60 -40 % Réseau dense Service minimal
    Amérique du Nord French Bee 55 -50 % Vols directs vers la Californie Peu de destinations

    Vous, voilà, équipez pour choisir en toute conscience. Dernière information en complément, même avec une compagnie classique comme avec une low cost, un vol sans escale émet moins de CO₂ qu’un trajet avec correspondance. Aussi, certaines compagnies (comme Air France) proposent des options de compensation intégrées. Sinon, vous pouvez utiliser des plateformes comme myclimate ou Gold Standard.

  • Les Français d’Hong Kong affrontent le super typhon Ragasa

    Les Français d’Hong Kong affrontent le super typhon Ragasa

    L’Asie est frappée par un super typhon Ragasa, ce qui signifie dans un dialecte des Philippines « Passionné ». Un terme bien trouvé pour cet ouragan violent qui avec une pression centrale minimale de 905 hpa et des vents soutenus sur dix minutes de 205 km/h, se classe désormais comme super typhon de catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. Ce mercredi c’est Hong Kong qui est frappé mais avant de frapper le sud de la Chine, la tempête accompagnée de pluies torrentielles a touché le nord des Philippines, mais aussi Taïwan où, mardi, un lac formé il y a plusieurs années par un glissement de terrain s’est rompu, inondant une ville voisine. Au moins 14 personnes sont mortes et 18 autres blessées, ont annoncé les autorités du comté de Hualien, dans l’est de Taïwan. Quelque 124 personnes sont portées disparues selon l’agence des incendies de l’île. La directrice de l’antenne de la radio des Français de Chine, nichée au cœur de la perle de l’Asie, Catya Martin, témoigne.

    Super typhon Ragasa à Hong Kong

    A Hong Kong, La ville est paralysée par le passage du super typhon Ragasa, qui a contraint les autorités à activer le signal ouragan n°10 en pleine nuit, le niveau d’alerte maximal. Ce signal, déclenché pour la deuxième fois en six mois, n’avait plus été utilisé à une telle fréquence depuis 1964. Avec des rafales dépassant 220 km/h et des vagues atteignant 5 mètres, Ragasa a provoqué des inondations massives, des coupures de courant dans certains quartiers et l’arrêt d’une partie des transports.

    24 septembre 2025 - Le Typhon Ragasa à Hong kong
    24 septembre 2025 – Le Typhon Ragasa à Hong kong ©NEW YORK TIMES

    Une ville à l’arrêt : transports suspendus, écoles fermées, évacuations

    Les conséquences du typhon sont dévastatrices :

    • Plus de 700 vols annulés, avec une suspension totale des départs et arrivées à l’aéroport international de Hong Kong depuis mardi 18h. Les aéroports de Shenzhen et Macao sont également fermés pour une durée indéterminée.
    • Les écoles, métros aériens et services de ferry sont interrompus depuis hier.
    • Plus de 100 mm de pluie sont tombés en seulement quatre heures, l’équivalent d’un mois de précipitations, provoquant des inondations généralisées dans plusieurs quartiers, notamment ceux situés en bord de mer.
    • 750 personnes ont été évacuées vers 49 abris temporaires ouverts par les autorités, tandis que les services d’urgence ont traité plus d’une centaine d’interventions liées à des arbres déracinés, des glissements de terrain et des dégâts matériels.

    Les pompiers ont signalé une trentaine de blessés, dont certains grièvement, après qu’une famille s’est approchée trop près des vagues déchaînées. Une mère et son enfant de 5 ans ont été hospitalisés en soins intensifs après avoir été emportés par une lame de fond.

    24 septembre 2025 - Le Typhon Ragasa à Hong kong
    24 septembre 2025 – Le Typhon Ragasa à Hong kong @Agnes Baleyte

    Macao également en alerte maximale

    À 11h ce matin, Ragasa se trouvait à 150 km au sud-ouest de Hong Kong, avec des vents soutenus atteignant 195 km/h. Macao, placée elle aussi sous signal n°10, subit des conditions similaires, avec des fermetures de casinos, des coupures de courant et des inondations côtières. Les autorités des deux territoires appellent la population à rester confinée jusqu’à la levée de l’alerte.

    Un typhon hors norme, symptomatique du changement climatique

    Ragasa se distingue par son intensité exceptionnelle et sa rapidité d’intensification, deux caractéristiques de plus en plus associées au réchauffement des océans. Selon les experts, la température de la mer en Asie du Sud-Est a augmenté de 1,5°C depuis les années 1970, fournissant une énergie accrue aux cyclones tropicaux.

    Quelques indicateurs clés :

    • Deux signaux n°10 en six mois, un phénomène inédit depuis 1964.
    • Des pluies deux fois plus intenses que lors des typhons des décennies précédentes.
    • Une trajectoire imprévisible, avec des vents dépassant les prévisions initiales.

    Les scientifiques soulignent que ces super typhons pourraient devenir plus fréquents à l’avenir, avec des conséquences de plus en plus graves pour les zones côtières. « Cette saison des typhons est la pire que j’aie vue en 30 ans de métier. Les vents de Ragasa ont dépassé ceux de Mangkhut [2018], et la montée des eaux est un phénomène nouveau. » a déclaré Leung Wing-mo, porte-parole de l’Observatoire de Hong Kong au South Morning Post.

    Photo reuters
    24 septembre 2025 – Le Typhon Ragasa à Hong kong @reuters

    Consignes de sécurité et perspectives

    Les autorités maintiennent les recommandations suivantes :

    • Rester chez soi et éviter tout déplacement non essentiel.
    • S’écarter des zones côtières, où le risque de submersion reste élevé.
    • Sécuriser les fenêtres et objets extérieurs pour limiter les dégâts matériels.
    • Suivre les mises à jour de l’Observatoire de Hong Kong et des services d’urgence.

    Alors que Ragasa commence à s’éloigner, le niveau d’alerte a été abaissé à 8 dans l’après-midi de mercredi. Les habitants et les autorités se préparent à évaluer l’ampleur des dégâts. « Hong Kong est résiliente, mais ce typhon rappelle l’urgence d’adapter nos infrastructures et nos politiques face aux défis climatiques », ont déclaré les services de protection civile.

  • Les Palmes de l’EFE : tout savoir sur l’édition 2026 !

    Les Palmes de l’EFE : tout savoir sur l’édition 2026 !

    Crées à l’initiative de la sénatrice Samantha Cazebonne, les Palmes de l’EFE (enseignement français à l’étranger) annoncent l’ouverture d’une saison 2. Lors de l’édition inaugurale 291 projets portés par 181 établissements répartis dans 79 pays avaient rivalisé d’innovation dans les sept catégories du concours. Cette année, les organisateurs misent sur une participation tout aussi dynamique et espèrent découvrir des initiatives aussi inspirantes qu’inédites. Alors comment candidater ? Quelles sont les dates clés ? Quelles nouveautés attendent les participants ? On vous dit tout sur l’édition 2026.

    Des Palmes pour célébrer l’enseignement français à l’étranger

    Initiées par la sénatrice des Français établis hors de France et ancienne proviseure, Samantha Cazebonne, et placées sous le haut patronage du Président de la République française, les Palmes de l’EFE ont pour ambition de mettre en lumière les projets les plus remarquables menés par l’ensemble de la communauté éducative. Celle-ci allant des élèves aux parents en passant par les professeurs et toutes les autres équipes œuvrant dans les établissements français à l’étranger.

    « Avec les Palmes, nous voulons rendre hommage à celles et ceux qui font vivre l’enseignement français à l’étranger. C’est une reconnaissance que la France doit à son réseau et aux communautés scolaires qui le portent. »

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France

    Lors de la première édition des Palmes du réseau de l’enseignement français à l’étranger, ce sont ainsi 291 projets issus de 181 établissements dans 79 pays qui avaient concouru dans sept catégories. Une cérémonie de remise à la Sorbonne avait eu lieu le 13 mars dernier. 12 palmes avaient alors été décernées. Celles-ci ayant pour ambition de célébrer et valoriser les femmes et les hommes qui, chaque jour, donnent de leurs temps et communiquent leur passion pour « construire un monde un peu meilleur », comme l’avait notamment déclaré Claudia Scherer-Effosse, la directrice générale de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) au cours de son intervention.

    7 catégories pour les Palmes, et une palme d’honneur

    Cette année, les organisateurs espèrent une participation encore plus large, avec des initiatives inspirantes, reproductibles et porteuses de sens.

    Samantha Cazebonne sénatrice_ organisatrice des Palmes EFE
    Samantha Cazebonne, sénatrice organisatrice des Palmes EFE

    Organisé en partenariat avec la plateforme collaborative ReflexeS, ce sont toujours sept catégories ainsi qu’une Palme d’honneur qui sont proposées aux participants, à savoir :

    • La Palme de l’action culturelle (pratiques artistiques, diversité culturelle, découvertes d’œuvres,…)
    • La Palme de l’action innovante (nouvelles méthodes d’apprentissage, impact sur le bien-être, projet collaboratif,…)
    • La Palme de l’Engagement associatif (actions de solidarités, de soutien mutuel, du vivre ensemble,…)
    • La Palme de l’Inclusion et lutte contre les discriminations (valoriser la diversité, les différences, le respect, l’accueil des élèves en situation de handicap, …)
    • La Palme de la Promotion de la linguistique (ateliers d’apprentissage de langues, échanges interculturels)
    • La Palme du parcours Avenir (orientation, découverte des métiers, liens avec le monde professionnel,…)
    • La Palme de l’Ouverture sur le pays d’accueil (échanges avec les communautés locales, partenariats avec le pays hôte, dialogue culturel à la française,…   )
    Les vainqueurs de la Palme EFE 2025 de l'inclusion
    Les vainqueurs de la Palme EFE 2025 de l’inclusion

    Pour cette édition 2026, une Palme d’honneur sera notamment attribuée à un projet en faveur de l’éducation des filles et femmes afghanes. Depuis le retour des Talibans au pouvoir, l’éducation est interdite aux filles de plus de 12 ans, alors que Kaboul comptait 2 lycées français, le lycée Esteqlal et le lycée Malalaï. Cette récompense « portera la voix des établissements scolaires français à l’étranger en faveur de la liberté d’apprendre, de penser et de s’émanciper » selon les initiateurs des palmes de l’EFE.

    Les nouveautés de l’édition 2026 des Palmes EFE

    Si les catégories restent à l’identique d’une année sur l’autre, l’expérience de la précédente édition a permis de faire évoluer le processus de candidatures, notamment en proposant les deux nouveautés suivantes :

    • 4 zones géographiques sont dorénavant définies, à savoir l’Afrique, l’Asie-Océanie-Moyen Orient, les Amériques et l’Europe ; cette nouvelle organisation géographique devrait permettre de faciliter la sélection des actions récompensées. Les lauréats de zones seront ainsi automatiquement qualifiés pour participer aux Palmes nationales ;
    • Alors que l’an dernier, les écoles devaient choisir leur catégorie, chaque établissement pourra désormais candidater sur chacune des 7 thématiques et à la Palme d’honneur ;

    Qui peut participer à l’édition 2026 des Palmes EFE ?

    Le concours est ouvert à tous les établissements homologués du réseau EFE (Enseignement français à l’étranger), ainsi qu’aux équipes pédagogiques (enseignants, CPE, chefs d’établissement), aux collectifs d’élèves (clubs, associations scolaires) et aux associations affiliées (parents d’élèves, anciens élèves, partenaires locaux).

    Comment candidater et soumettre son projet ?

    Pour déposer votre dossier, la date limite de soumission des projets pour les Palmes de l’EFE est fixée au 18 décembre 2025 à 23 h 59 (heure de Paris). Chaque candidature doit être validée par le chef d’établissement. Les participants devront en outre 1) remplir le formulaire d’inscription en expliquant son projet et 2) transmettre une vidéo de présentation d’une durée maximale de deux minutes.

    Quant aux autres dates à retenir : en janvier 2026, il y aura la délibération des jurys de zones, puis en février, c’est le jury national qui étudiera les projets retenus. La cérémonie de remise des Palmes de l’EFE aura lieu le jeudi 5 mars 2026, à Paris, au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, comme l’an dernier. D’ici là, déposez votre candidature pour porter votre projet sur la première marche.


    candidater aux Palmes EFE 2026 ici

  • Où s’expatrier en 2026 ? Le classement Expat Insider 2025

    Où s’expatrier en 2026 ? Le classement Expat Insider 2025

    Chaque année, des milliers de Français franchissent le pas de l’expatriation. Ils sont à la recherche d’une meilleure qualité de vie, de nouvelles opportunités professionnelles ou simplement d’une aventure humaine. Mais tous les pays ne se valent pas en matière d’accueil, de stabilité économique ou de facilité d’intégration. 

    Le rapport Expat Insider 2025, publié par InterNations, passe au crible 46 destinations à travers le monde, évaluées par plus de 10 000 expatriés sur des critères aussi variés que la qualité de vie, les finances personnelles, l’intégration ou encore les perspectives professionnelles. Où les expatriés sont-ils les plus heureux ? Quels pays éviter ? Et comment la France se positionne-t-elle ? Voici notre analyse complète pour vous aider à préparer votre projet d’expatriation en 2026.

    Quels sont les meilleurs (et les pires) pays pour s’expatrier ?

    En 2025, le Panama conserve sa première place pour la deuxième année consécutive. Il confirme ainsi son statut de paradis pour les expatriés. 

    Avec un score exceptionnel en qualité de vie (3), facilité d’intégration (2) et satisfaction financière (3), ce pays d’Amérique centrale séduit particulièrement les retraités (35 % des répondants) et ceux en quête d’un cadre de vie détendu. 
    94 % des expatriés y déclarent être heureux, un taux inégalé. 

    Suivent de près la Colombie (2) et le Mexique (3), deux destinations latines où le coût de la vie reste abordable (la Colombie est 2ᵉ pour les finances personnelles) et où l’accueil chaleureux des locaux facilite l’intégration.

    L’Asie n’est pas en reste, avec la Thaïlande (4), le Vietnam (5) et l’Indonésie (8). Ces dernier sont plébiscités pour leur dynamisme économique, leur gastronomie et leur communauté expatriée active.

    L’Espagne (9), seule représentante européenne du top 10, brille quant à elle par sa qualité de vie (1ʳᵉ mondiale), son système de santé et son climat ensoleillé.

    Ville de Panama city
    Ville de Panama city ©Stockadobe

    Parmi les surprises, la Chine (6ᵉ) fait une entrée remarquée. Elle grimpe de 13 places par rapport à 2024. Cela est grâce à des opportunités professionnelles en hausse (5ᵉ pour les perspectives de carrière); l’amélioration notable de la sécurité fait aussi parti des raisons à son entrée (17ᵉ).

    Les Émirats arabes unis (7ᵉ) et l’Arabie saoudite (12ᵉ) confirment leur attractivité pour les travailleurs qualifiés, avec des salaires compétitifs et une infrastructure moderne, malgré des critiques sur les libertés individuelles.

    Enfin, le Portugal (15ᵉ) et Malte (26ᵉ) progressent fortement. Ils sont portés par des politiques favorables aux expatriés. (régimes fiscaux avantageux, résidences faciles à obtenir) et une qualité de vie appréciable.

    Ces destinations ont en commun un point clé : l’équilibre entre stabilité économique et ouverture culturelle. Un critère qui est de plus en plus déterminant pour les expatriés en période d’incertitudes géopolitiques et inflationnistes.

    Les pays à éviter : quand l’expatriation tourne au cauchemar

    À l’autre extrémité du classement, le Koweït (46) et la Turquie (45) ferment la marche. Leurs notes est désastreuses en intégration et qualité de vie.
    Au Koweït, 70 % des expatriés sont là pour le travail. Mais, ils peinent à s’adapter à une société perçue comme fermée (46ᵉ pour l’accueil des locaux).

    La Turquie, elle, cumule les handicaps :

    • Barrière linguistique (54 % des expatriés citent le turc comme un obstacle majeur),
    • Instabilité économique (46ᵉ pour la situation financière)
    • Difficultés administratives (45ᵉ pour les démarches du quotidien).

    La Corée du Sud (44) dégringole de 21 places en un an. Elle est victime d’une crise politique et d’une culture du travail toxique (46ᵉ pour l’équilibre vie pro-vie perso). Les expatriés y dénoncent des horaires interminables et un manque de flexibilité.

    Ville d'Istambul ©Stockadobe
    Ville d’Istambul ©Stockadobe

    L’Europe n’est pas épargnée : l’Italie (37ᵉ), la Suède (38ᵉ), la Norvège (39ᵉ) et le Royaume-Uni (41ᵉ) figurent dans le bas du tableau. Si les pays nordiques offrent une qualité de vie enviable, leur froideur sociale (45ᵉ pour la Norvège en termes d’accueil) et leur coût de la vie élevé rebutent. Le Royaume-Uni, lui, pâtit d’un système de santé en crise (45ᵉ) et d’un logement inaccessible (41ᵉ). Enfin, le Canada (40ᵉ), souvent présenté comme une terre d’accueil idéale, déçoit avec des loyers exorbitants (40ᵉ) et des salaires insuffisants pour compenser l’inflation. Ces pays illustrent un paradoxe : une bonne réputation sur le papier ne garantit pas une expatriation réussie, surtout lorsque les réalités économiques et sociales sont plus complexes qu’il n’y paraît.

    Les destinations prisées (et tendances) des Français de l’étranger

    Après ce tour d’horizon global, on fait un zoom sur les pays où vous êtes installé(e) et ceux qui ont le vent en poupe !

    États-Unis, Suisse et Belgique : des classiques aux réalités contrastées

    Les États-Unis (36ᵉ) restent la première destination des Français expatriés (3ᵉ pays d’accueil selon le rapport), attirés par les salaires élevés et les opportunités dans la tech ou la finance. Pourtant, le classement 2025 tempère cet engouement : le pays recule en qualité de vie (43ᵉ), notamment à cause d’un système de santé coûteux (46ᵉ) et d’un climat social tendu. Les expatriés soulignent aussi la difficulté à obtenir un visa permanent, malgré des programmes comme la Green Card Lottery. Le rapport ne prend pas en compte les nouvelles modalités décrétées par Donald Trump ce vendredi 19 septembre. Il est fort à parier que les USA dégringoleront au prochain classement.

    Lac Léman à Genève
    Lac Léman à Genève ©Stockadobe

    À l’inverse, la Suisse (29ᵉ) conserve son attractivité pour les cadres, avec des salaires parmi les plus élevés au monde (2ᵉ pour la sécurité de l’emploi). Cependant, l’intégration y est notée comme difficile (39ᵉ), avec des locaux perçus comme réservés et un coût de la vie prohibitif (Zurich et Genève figurent parmi les villes les plus chères).

    La Belgique (24ᵉ) séduit pour sa proximité avec la France et son multilinguisme. Cependant, son classement est moyen. Il reflète des défis administratifs (30ᵉ pour la facilité des démarches) et une fiscalité complexe. Bruxelles, plaque tournante des institutions européennes, attire surtout les fonctionnaires internationaux, tandis qu’Anvers et Gand séduisent les entrepreneurs. Un point positif : la qualité des infrastructures (transports, écoles internationales), qui compense partiellement ces inconvénients.

    Portugal, Thaïlande, Vietnam : les nouvelles stars de l’expatriation

    Le Portugal (15ᵉ) confirme son statut de destination tendance pour les Français (5ᵉ pays d’accueil). Lisbonne et Porto attirent avec leur coût de vie raisonnable (par rapport à l’Europe de l’Ouest), leur régime fiscal avantageux (le statut de résident non habituel, ou NHR, exonère partiellement les revenus étrangers) et une communauté francophone grandissante. Le pays brille en qualité de vie (10ᵉ) et sécurité (9ᵉ), même si les prix de l’immobilier flambent dans les grandes villes. La Thaïlande (4ᵉ) et le Vietnam (5ᵉ), eux, misent sur un mélange gagnant : faible coût de la vie (1ʳᵉ et 3ᵉ pour les finances personnelles), accueil chaleureux (4ᵉ et 5ᵉ pour l’intégration) et dynamisme économique. Bangkok et Hô Chi Minh-Ville sont devenues des hubs pour les digital nomads, avec des visas longs séjours facilités (comme le Thailand LTR Visa). Attention cependant à la pollution (39ᵉ pour le Vietnam en qualité de l’air) et aux inégalités d’accès aux soins dans les zones rurales.

    Ville de Bangkok
    Ville de Bangkok ©Stockadobe

    Ces destinations illustrent une tendance forte : l’expatriation n’est plus réservée aux cadres en mission. Il s’ouvre aux télétravailleurs, retraités et entrepreneurs, grâce à des politiques migratoires plus flexibles. Un exemple marquant : le visa « freelance » au Portugal ou le programme « Thailand Elite » pour les résidents aisés. Cependant, ces pays émergents posent aussi des défis, comme la barrière linguistique (le vietnamien et le thaïlandais sont réputés difficiles) ou l’instabilité réglementaire (le Vietnam a récemment durci les conditions pour les visas longs séjours).

    Et la France dans tout ça ?

    La France se classe 27 sur 46 dans le rapport 2025, un rang moyen qui reflète ses forces et ses faiblesses. Elle excelle dans des domaines clés : santé (16), avec un système universel plébiscité, culture et loisirs (7), grâce à son patrimoine et sa gastronomie, et transports (14), avec un réseau ferroviaire envié. Paris reste la ville la plus attractive pour les expatriés qualifiés, notamment dans les secteurs du luxe, de la tech et de la finance. Les aides à l’installation (comme le Passeport Talent) et la double nationalité facilitée pour les conjoints de Français sont aussi des atouts. Enfin, la France bénéficie d’une image positive à l’international, notamment auprès des Européens et des Nord-Africains.

    Pourtant, les expatriés pointent du doigt la complexité administrative (42ᵉ pour les démarches), un marché du travail rigide (30ᵉ pour les opportunités professionnelles) et un accueil parfois mitigé. Selon le rapport, seulement 58 % des expatriés se sentent chez eux en France (contre 62 % en moyenne mondiale), et 41 % estiment que les locaux ne sont pas particulièrement amicaux envers les étrangers. Les grèves fréquentes et la bureaucratie sont souvent citées comme des freins majeurs.

    Map France
    Image illustration ©StockAdobe

    Les défis à relever : intégration, logement et fiscalités

    Le principal point noir ? Le logement (35ᵉ), avec des loyers élevés (surtout à Paris) et des propriétaires réticents à louer aux étrangers. Les expatriés non-européens rencontrent aussi des difficultés pour ouvrir un compte bancaire ou obtenir un titre de séjour. Autre écueil : la fiscalité, perçue comme lourde, surtout pour les haut revenus (l’exit tax et l’IFI sont souvent critiqués). Enfin, l’intégration sociale reste un défi : 38 % des expatriés déclarent avoir surtout des amis issus de leur communauté d’origine, un taux supérieur à la moyenne.

    Bien choisir son expatriation, un projet qui se prépare

    Ce classement Expat Insider 2025 révèle une réalité nuancée. Il n’existe pas de pays parfait, mais des destinations adaptées à des profils et des attentes spécifiques. Le Panama ou la Colombie conviendront aux retraités ou aux amateurs de soleil.  L’Allemagne ou la Suisse séduisent plutôt les cadres en quête de stabilité. Le Portugal et la Thaïlande attirent les digital nomads. Les Émirats ou Singapour ciblent les hauts revenus. La France, elle, a des atouts indéniables, mais doit corriger ses faiblesses (administration, logement) pour rester compétitive.

    Trois conseils avant de sauter le pas :

    1. Priorisez vos critères : qualité de vie, carrière, coût de la vie ou intégration ? Un pays excellent sur un point peut être désastreux sur un autre.
    2. Testez avant de vous engager : un séjour prolongé (3 à 6 mois) permet d’éviter les mauvaises surprises.
    3. Anticipez les aspects pratiques : visa, fiscalité, logement et langue sont des éléments clés à étudier en amont.

    L’expatriation est une aventure enrichissante, mais elle se prépare minutieusement. Que vous rêviez des plages thaïlandaises, de l’effervescence new-yorkaise ou du calme provençal, une chose est sûre : le succès de votre expatriation dépendra autant du pays choisi que de votre capacité à vous adapter. Alors, prêt à sauter le pas en 2026 ?

    Télécharger le rapport complet en anglais

  • L’Union européenne propose d’interdire le GNL russe

    L’Union européenne propose d’interdire le GNL russe

    La Commission européenne a proposé ce vendredi 19 septembre, une nouvelle série de sanctions contre la Russie, comprenant notamment l’interdiction des importations de GNL russe à partir de janvier 2027 et l’interdiction totale des transactions avec les géants russes du pétrole Rosneft et Gazprom Neft.

    Nouveau paquet de sanctions pour la Russie de Poutine

    Outre l’interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe et des transactions avec Rosnef et Gazprom Neft, Bruxelles prévoit également des restrictions à l’encontre des traders russes de cryptomonnaies et de 45 entreprises basées dans des pays tiers soupçonnées de contourner les sanctions. De plus, la liste de la « flotte fantôme » russe de pétroliers utilisés pour contourner le plafonnement des prix du pétrole imposé par l’Occident a été complétée avec 118 nouvelles entrées.

    « Il est temps de fermer le robinet. J’appelle maintenant les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. Nous voulons que la Russie quitte le champ de bataille et vienne à la table des négociations »

    Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission.

    La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a ajouté que les sanctions viseront également les personnes impliquées dans l’enlèvement d’enfants ukrainiens. Le président russe Vladimir Poutine fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale à ce sujet.

    « Notre message est clair : nous intensifierons la pression sur la Russie avec des sanctions de plus en plus sévères, associées à un soutien militaire à l’Ukraine, jusqu’à ce que la Russie accepte une paix véritable, juste et durable »

    Kaja Kallas, la Haute représentante de l’UE

    Russie
    ©Getty Images/Sefa Karacan_Anadolu

    Washington suivra ?

    Les dernières mesures devaient initialement être présentées mercredi. Cependant, elles ont été reportées après que le président américain Donald Trump a déclaré qu’il imposerait des « sanctions majeures » à la Russie si l’UE cessait « immédiatement » d’acheter du pétrole russe.

    Les dirigeants de l’UE sont désireux d’accroître la pression économique sur Moscou conjointement avec Washington, alors que le soutien américain à Kiev vacille depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier.

    La Hongrie et la Slovaquie, les États les plus pro-russes du bloc, restent fortement dépendants des combustibles fossiles russes, malgré la chute spectaculaire des achats nets d’énergie russe par l’UE depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. L’UE s’est engagée à éliminer complètement l’énergie russe d’ici 2028.

    Donald Trump a également fait pression sur les dirigeants de l’UE pour qu’ils imposent des taxes générales pouvant atteindre 100 % sur les marchandises en provenance d’Inde et de Chine, qui ont fortement augmenté leurs achats d’énergie russe depuis l’invasion à grande échelle de 2022. Cette mesure est largement considérée comme irréalisable par les États membres du bloc et la Commission, qui cherche à conclure un accord de libre-échange avec New Delhi d’ici la fin de l’année.

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