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  • SNCF Optimum : La nouvelle classe premium

    SNCF Optimum : La nouvelle classe premium

    En 2025, alors que la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale, le rail se positionne plus que jamais comme le pilier d’un futur mix énergétique durable. Avec des émissions de CO₂ jusqu’à 50 fois inférieures à celles de l’avion et une efficacité énergétique inégalée, le train incarne la mobilité responsable de demain. Pour les millions de Français expatriés qui rentrent régulièrement au pays, il représente aussi une solution pratique, confortable et de plus en plus compétitive face à l’avion ou à la voiture. Dans ce contexte, la SNCF frappe un grand coup avec le lancement de sa nouvelle offre Optimum, une classe premium conçue pour séduire les voyageurs en quête d’excellence, qu’ils soient en déplacement professionnel ou en visite familiale. Entre innovation technologique, engagement écologique et expérience client repensée, Optimum promet de redéfinir le voyage ferroviaire en France. Une invitation à redécouvrir la France… sur les rails.

    La réponse à une concurrence féroce et à de nouveaux enjeux

    Depuis une décennie, la SNCF fait face à une concurrence accrue sur le marché des transports en France. D’un côté, les compagnies aériennes low-cost comme Ryanair, EasyJet ou Volotea ont démocratisé les vols intra-européens à des tarifs agressifs, captant une part croissante des voyageurs, y compris sur des trajets domestiques comme Paris-Marseille ou Paris-Toulouse. De l’autre, les cars longue distance (BlaBlaCar Bus, FlixBus) et le covoiturage ont séduit les voyageurs sensibles aux prix, tandis que la voiture individuelle reste plébiscitée pour sa flexibilité, malgré son impact environnemental.

    Quelques chiffres clés :

    • En 2024, 30 % des trajets Paris-Lyon étaient effectués en avion, contre 60 % en train il y a 10 ans.
    • Les vols intérieurs représentent encore 12 % des émissions du secteur aérien en France, alors que le train émet 20 fois moins de CO₂ par passager.
    • Le covoiturage a progressé de 40 % en 5 ans, notamment grâce à des plateformes comme BlaBlaCar.

    Face à cette fragmentation du marché, la SNCF doit innover pour reconquérir les voyageurs, notamment les expatriés habitués à des standards élevés de confort et de service.

    TGV Paris-Lyon
    Sur les TGV Paris-Lyon, l’arrivée de Trenitalia s’est traduite par une légère baisse des tarifs. ©Patrick Leveque/SIPA

    Le défi écologique : un argument clé pour le rail

    La France s’est engagée à réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (loi Climat et Résilience). Dans ce cadre, le gouvernement pousse pour un report modal vers le train, avec des mesures comme :

    • L’interdiction des vols domestiques lorsque le trajet peut être effectué en train en moins de 2h30 (décret de 2023).
    • La subvention des billets de train pour les trajets de moins de 4h (aide de 25 à 50 % selon les revenus).
    • Le développement des lignes à grande vitesse (LGV), avec l’objectif de couvrir 90 % du territoire en TGV d’ici 2035.

    Pour la SNCF, Optimum est une réponse à la fois commerciale et écologique : proposer une alternative luxe et durable à l’avion, tout en fidélisant une clientèle aisée prête à payer pour du premium

    Une clientèle ciblée : expatriés, voyageurs d’affaires et touristes haut de gamme

    Les Français de l’étranger représentent 2,5 millions de personnes, dont une majorité revient régulièrement en France. Selon une étude de France Diplomatie (2024), 68 % d’entre eux privilégient l’avion pour des raisons de temps, mais 45 % se disent prêts à prendre le train si l’offre est à la hauteur.

    C’est ici qu’Optimum entre en jeu : une classe haut de gamme, pensée pour ceux qui recherchent :

    • Un gain de temps (embarquement simplifié, correspondances optimisées).
    • Un confort supérieur (sièges spacieux, restauration gastronomique, espaces de travail).
    • Une expérience « tout compris » (services VIP en gare, accès aux salons, flexibilité des billets).

    « Faire du train le premier choix pour les voyages en France,
    même pour ceux qui ont l’habitude de l’avion. »

    Communique de presse de la SNCF

    Optimum : une offre premium sur mesure, décryptage

    Alors qu’est-ce que l’offre Optimun de la SNCF ? Selon la compagnie nationale, il faut imaginer un voyage où le temps passé à bord n’est plus une contrainte, mais un moment de pur plaisir : un siège aussi spacieux qu’en business aérien, une cuisine signée par des chefs étoilés, et des services sur mesure dignes des plus grands hôtels. Avec Optimum, la SNCF repousserait les limites du confort ferroviaire pour offrir une expérience haut de gamme, pensée pour les voyageurs exigeants – expatriés, professionnels ou touristes en quête d’exception.

    Entre innovation technologique, art de vivre à la française et flexibilité absolue, cette nouvelle classe premium promet de transformer chaque trajet en une parenthèse luxueuse. Décryptage d’une offre qui pourrait bien faire oublier l’avion… et redéfinir le voyage en France.

    À bord : le luxe à la française ?

    Optimum n’est pas une simple première classe revisitée, mais une expérience globale, disponible sur les TGV InOui et certains Intercités de nuit.

    Services de la Business Premium
    « Les services de la Business Premium n’étaient pas identiques partout. Avec Optimum nous proposons la même offre partout » explique Frédéric Laurent-Miel directeur distribution à l’AFP. ©AFP

    Ce qui change par rapport à la 1ère classe classique :


    Critères 1ère classe classique Optimum
    Siège Confortable (96 cm d’espace) Siège-cocon (120 cm, inclinaison à 180°, massage intégré)
    Restauration Plateau-repas ou snack Menu gastronomique signé par un chef étoilé (ex : Yannick Alléno), vins grands crus, service à la carte
    Espace Cabine standard Cabine privée (pour 1 ou 2 personnes) ou salon partagé (6 places max)
    Connectivité Wi-Fi standard Wi-Fi ultra-rapide (1 Gb/s), prise USB-C, écran tactile personnel
    Services Accès salon en gare Conciergerie 24/7, service de bagages porte-à-porte, accès prioritaire aux taxis
    Divertissement Magazine, écrans partagés Tablette tactile avec films, presse internationale, musique
    Flexibilité Billet modifiable sous conditions Échanges et remboursements illimités jusqu’à 1h avant le départ

    Un positionnement haut de gamme, mais compétitif face à l’avion

    Les prix varient selon la distance et la période, mais la SNCF communique sur une fourchette de 150 à 400 € pour un Paris-Lyon (contre 80-200 € en 1ère classe classique). En plus, avec le rail, le voyageur gagne, en moyenne, 1h30 par rapport à l’avion (sans compter les retards fréquents en aérien).

    Comparatif avec l’avion (Paris-Lyon, aller simple)


    Mode de transport Prix (éco) Prix (business/premium) Temps total (avec enregistrement)
    Avion (Air France) 50-120 € 200-450 € 200-450 €
    TGV Optimum 180-350 € 2h10 (gare à gare)
    TGV 1ère classe 80-150 € 2h10

    Mais Optimum sera progressivement déployé. Cette classe sera disponible en premier sur les lignes suivantes :

    • Paris-Lyon
    • Paris-Bordeaux
    • Paris-Marseille
    • Paris-Toulouse
    • Lille-Nice (via Lyon)

    Puis des extensions sont prévues en 2027 sur les TGV vers l’Europe (Bruxelles, Francfort, Barcelone) mais aussi les trains de nuit (Paris-Nice, Paris-Toulouse) avec des cabines privatives.

    Optimum vs. avion vs. voiture : comparatif prix, temps et empreinte carbone

    Pour un expatrié ou un voyageur en séjour en France, le choix du transport dépend de 3 critères :

    1. Le coût (billet + extras).
    2. Le temps (porte-à-porte).
    3. L’impact environnemental.


    Trajet Mode Prix (€) Temps total Temps total Avantages Inconvénients
    Paris-Lyon Optimum (TGV) 180-350 2h10 1,2 kg Confort, flexibilité, centre-ville à centre-ville Prix élevé vs. 2nde classe
    Paris-Lyon Avion (Air France) 50-450 3h 180 kg Rapidité (vol seul : 1h10) Aéroport éloigné, stress sécurité
    Paris-Lyon Voiture (électrique) 30-50* 4h30 50 kg (mix électrique français) Flexibilité Fatigue, péages, parking
    Paris-Lyon Covoiturage 20-40 5h 30 kg (partagé) Prix bas Peu flexible, confort limité
    Paris-Bordeaux Optimum (TGV) 200-400 2h20 1,5 kg
    Paris-Bordeaux Avion 60-500 3h15 200 kg
    Paris-Bordeaux Voiture (thermique) 60-100* 5h30 140 kg
    Paris-Marseille Optimum (TGV) 250-450 3h15 2 kg
    Paris-Marseille Avion 70-550 3h30 220 kg
    Paris-Marseille Train de nuit 100-200 7h (de nuit) 1,8 kg Gain de temps (dort pendant le trajet) Confort variable
    Lyon-Nice Optimum (TGV) 220-400 4h30 3 kg Paysages, pas de correspondance Durée
    Lyon-Nice Avion 80-400 3h 150 kg Aéroport de Nice saturé

    *Coût estimé (carburant/péage pour la voiture, location batterie incluse pour l’électrique).

    Train et Avion
    Trajet train – Trajet avion

    On le constate, encore une fois, le train (Optimum ou non) émet 20 à 50 fois moins de CO₂ que l’avion sur les mêmes trajets. Et face à la voiture électrique, le TGV reste 30 fois plus vertueux (grâce à l’électricité nucléaire/renouvelable française). Seul bémol : Les trains de nuit (si extension à Optimum) pourraient voir leur bilan carbone légèrement augmenter en raison des services premium (repas, climatisation individuelle).

    Ainsi, avec Optimum, la SNCF ne se contente pas de lancer une nouvelle classe : elle se lance le défi de réinventer l’expérience du voyage en train pour en faire une alternative crédible à l’avion, même pour les plus exigeants. Pour les expatriés, c’est une opportunité de redécouvrir la France autrement, en alliant luxe, efficacité et responsabilité écologique.

    3 raisons de tester Optimum dès son lancement

    1. Un confort inégalé (proche du business aérien, sans les désagréments des aéroports).
    2. Un bilan carbone imbattable (idéal pour les voyageurs soucieux de leur empreinte).
    3. Une expérience « tout compris » (services VIP, partenariats exclusifs).

    Et demain ? Si le succès est au rendez-vous, la SNCF pourrait étendre Optimum à toutes ses lignes européennes, faisant de la France le leader du train premium en Europe. Et vous, seriez-vous prêt à payer plus cher pour voyager en Optimum plutôt qu’en avion ? Partagez votre avis en commentaires !

  • Yann Delaunay, DG de France Volontaires « donner du sens à l’engagement»

    Yann Delaunay, DG de France Volontaires « donner du sens à l’engagement»

    Invité pour Lesfrançais.press, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, revient sur les enjeux et les perspectives du volontariat international d’échange et de solidarité (VIES). Un dispositif qui séduit de plus en plus de Français(e) désireux de donner du sens à leur engagement. À notre micro, il explique notamment le fonctionnement de cet organisme, les motivations partagées par les participants et les projets menés en phase avec les demandes locales.

    Écouter le podcast avec Yann Delaunay

    Un engagement ouvert à tous, tout au long de la vie

    France Volontaires est l’opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) chargé du développement et de la promotion du volontariat international d’échange et de solidarité. Sa mission : permettre à chacun, jeunes, seniors, diplômés ou non, de s’impliquer dans des projets solidaires à travers le monde. En 2023, plus de 5 000 volontaires ont été mobilisés dans 138 pays, un chiffre qui illustre l’attrait croissant pour ce type d’engagement.

    « Le volontariat international permet de transformer le désir daction
    en action concrète face aux grands défis de notre temps »

    Yann Delaunay, Directeur général France Volontaires

    Qu’il s’agisse d’un chantier international pour les jeunes, d’un volontariat de solidarité internationale ou encore d’un volontariat senior, les dispositifs s’adaptent aux profils et aux compétences de chacun. L’objectif est clair : rendre le volontariat le plus inclusif possible, quelle que soit l’expérience ou la formation. « Le volontariat international permet de transformer le désir d’action en action concrète face aux grands défis de notre temps » précise Yann Delaunay à notre micro.

    France Volontaires : un acteur qui s’adapte à la réalité locale

    France Volontaires veille à la qualité et à la pertinence des missions élaborées en partenariat avec les acteurs locaux.  « La première étape, avant même la question de la mobilisation du volontaire, c’est celle de la définition du projet. Il est extrêmement important qu’il y ait des partenaires, français et internationaux qui définissent ensemble une mission concrète, précise et qui nécessite la présence d’un volontaire. » Essentiel, dans la mesure où le volontaire nest ni stagiaire, ni touriste : il doit répondre à un besoin réel et apporter une valeur ajoutée sans remplacer une ressource locale.

    Eva, volontaire au Cambodge
    Eva, volontaire au Cambodge credit France Volontaires

    Les volontaires bénéficient d’un accompagnement avant, pendant et après leur mission : préparation au départ, tutorat sur place, soutien dans les pays via les Espaces Volontariats, et valorisation des compétences acquises à leur retour.

    Une expérience qui ouvre des horizons

    Pour beaucoup, le volontariat est une première expérience à linternational qui peut déboucher sur une carrière dans la coopération, la solidarité ou la diplomatie. D’autres y voient un moyen de découvrir le monde, ou encore une quête de sens à un moment clé de leur parcours personnel.

    « Le volontariat, cest aussi apprendre à se connaître, à comprendre lautre, et à redéfinir son projet de vie », affirme Yann Delaunay. Certains choisissent même de s’installer durablement à l’étranger après une mission, preuve de l’impact durable de cette expérience.

    Volontariat international d’échange et de solidarité : la réciprocité au cœur du modèle

    France Volontaires promeut aussi l’accueil de volontaires étrangers en France, convaincue que la solidarité doit être bilatérale et équitable.
    Ces jeunes enrichissent les projets français de leurs compétences.

    Raymond, volontaire en mission au Bénin
    Raymond, volontaire en mission au Bénin © France Volontaires

    « Ils apportent cette interculturalité, cette motivation, qui font des projets très riches. Il est très important aussi, dans les relations entre la France et les pays partenaires de construire ces ponts, ces passerelles, sur un pied d’égalité » rappelle notamment Yann Delaunay au cours de ce podcast.

    L’environnement, un terrain d’engagement d’avenir

    Si les champs traditionnels du volontariat restent l’éducation, la santé et l’aide sociale, les questions environnementales occupent une place croissante.
    Des programmes comme « Volontaires pour lAmazonie » ou « Volontaires pour la Grande Muraille Verte » mobilisent déjà des volontaires sur le terrain.

    « Le volontariat, c’est aussi apprendre à se connaître,
    à comprendre l’autre, et à redéfinir son projet de vie »

    Yann Delaunay, Directeur général France Volontaires

    C’est ainsi que « LONU reconnaît le volontariat comme un levier de mise en œuvre de lAgenda 2030 et des Objectifs de développement durable », souligne également le directeur de France Volontaires.

    Le volontariat : une réponse à la soif d’engagement

    Dans un monde traversé par les crises et souvent jugé individualiste, le volontariat apparaît comme une réponse concrète et porteuse de sens.
    Les études menées par France Volontaires montrent que lenvie d’être utile et de sengager progresse depuis la pandémie.

    Mais Yann Delaunay met en garde contre le volontourisme, ces expériences souvent mal encadrées où l’impact réel est limité. À linverse, le VIES garantit une structure éthique et efficace au service dun engagement authentique.


    En savoir plus sur france volontaires ici

  • Le « mur anti-drones » de l’UE

    Le « mur anti-drones » de l’UE

    L’idée d’un « mur anti-drones » a rapidement fait son chemin après une vague d’intrusions dans les espaces aériens d’États membres de l’UE ces dernières semaines. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a fait de ce projet l’une de ses principales annonces dans son discours sur l’état de l’Union plus tôt ce mois-ci, affirmant qu’il ne s’agit pas d’une « ambition abstraite » mais bien du « fondement d’une défense crédible ».

    Rattraper le retard industriel

    Pour le commissaire à la Défense et à l’Espace, Andrius Kubilius, qui s’exprimait à l’occasion de l’évènement de lancement de la nouvelle newsletter d’Euractiv consacrée à la défense mardi 23 septembre, il faut « comprendre que nous manquons de capacités pour détecter les drones ».

    « Nous avons peut-être de bonnes capacités pour détecter les avions de combat et les missiles, mais les drones ont des spécificités :

    ils volent très bas et sont de petite taille. »

    Le commissaire à la Défense et à l’Espace, Andrius Kubilius

    Premièrement, l’UE doit se doter « rapidement » de systèmes de détection — une étape faisable selon lui. Les experts estiment que ceux-ci pourraient être prêts dans « environ un an » pour repousser les attaques et les « provocations » russes, a-t-il continué.

    Andrius Kubilius a ajouté que l’Europe devait s’inspirer de l’armée ukrainienne, qui a déployé des capteurs acoustiques pour détecter les drones entrants sur son territoire qui, sans cela, pourraient ne pas apparaître sur les radars.

    Le commissaire à la Défense, Andrius Kubilius (à gauche), et le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) chargé de la défense et de la sécurité, Robert de Groot (à droite).
    Le commissaire à la Défense, Andrius Kubilius (à gauche), et le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) chargé de la défense et de la sécurité, Robert de Groot (à droite). ©Omar Havana/Euractiv

    Détection et lasers

    Les lasers constituent une autre option pour abattre les drones à un moindre coût, a-t-il déclaré, précisant que ce réseau défensif devait également couvrir les vastes frontières maritimes de l’Union, à la lumière des incursions de drones lundi soir en Norvège et au Danemark, a affirmé le commissaire à la Défense.

    Les enquêtes sur ces dernières incursions n’ont pas encore permis d’identifier les auteurs, la police danoise se contentant de déclarer qu’elles ont dû être menées par un « acteur compétent ». Malgré tout, Copenhague a été ajoutée à la liste des États à la frontière orientale de l’Union que le commissaire doit consulter au sujet du plan de défense contre les drones actuellement élaboré par la Commission.

    Si un système de détection adéquat pourrait être mis en place « en un an environ », il faudra beaucoup plus de temps pour développer un système capable de suivre et de détruire des cibles au sol, a noté Andrius Kubilius.

    Également présent lors de l’évènement d’Euractiv mardi soir, Robert de Groot, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) chargé de la défense et de la sécurité, a indiqué que des discussions étaient en cours sur la manière de canaliser les financements vers les États de l’Est de l’UE en priorité.

    Il a ajouté qu’il était important d’injecter des fonds pour construire des bases militaires et des infrastructures, ainsi que pour accroître la mobilité militaire afin de faciliter le déplacement des chars et des troupes.

    « Nous devons acheminer le matériel d’un bout à l’autre de l’Europe, principalement d’ouest en est, mais aussi du nord au sud »

    Robert de Groot, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI)

  • Un krach boursier est-il possible ?

    Un krach boursier est-il possible ?

    Depuis plus d’une décennie, les indices « actions » américains battent record sur record. Régulièrement, des oiseaux de mauvais augure prédisent la survenue d’un krach boursier qui, pour le moment, ne s’est pas produit. L’indice Nasdaq Composite a ainsi progressé de +91 % en cinq ans, et le S&P 500 de +89 %. En 2025, malgré la multiplication des incertitudes économiques, le Nasdaq a gagné 12 % et le S&P 500 10 %. L’intelligence artificielle porte le cours de nombreuses valeurs dont celles de NVIDIA, d’Oracle ou de Microsoft.

    Des valorisations élevées

    Avec l’engouement pour l’intelligence artificielle, le PER (Price Earning Ratio – ratio cours/bénéfice) est en forte hausse. Il atteint 34,5 pour le Nasdaq Composite et 26,6 pour le S&P 500. Pour mémoire, lors de la bulle internet de 2000, le PER du Nasdaq dépassait 40 et, le S&P 500 culminait à 27 avant la crise de 2007.

    Pour que de tels niveaux soient justifiés, il faudrait que les bénéfices progressent de manière soutenue et durable. En 2024, les profits du Nasdaq 100 ont certes augmenté de +25 % et ceux du S&P 500 de +11,9 %. Cette croissance des bénéfices est imputable en grande partie à la compression des salaires réels par rapport à la productivité, comme le montre le décalage croissant observé depuis une décennie. Or, une telle asymétrie dans le partage de la valeur finit toujours par se corriger, que ce soit par des hausses salariales ou par un ralentissement des marges bénéficiaires. De 2010 à 2025, les salaires réels aux États-Unis ont augmenté de 15 %, contre +25 % pour la productivité.

    Un contexte macroéconomique fragilisé

    Après un cycle d’expansion alimenté par le rebond post-Covid et les plans de relance, la croissance américaine ralentit nettement. Au premier semestre 2025, le PIB n’a progressé que de +1 % en rythme annualisé.

    Les politiques menées par l’administration Trump expliquent en grande partie ce ralentissement. L’augmentation des droits de douane sur les importations perturbe les chaînes de valeur mondiale, provoque une hausse des prix et réduit le pouvoir d’achat des ménages. Les restrictions migratoires — avec 1,4 million d’entrées en moins entre janvier et juin 2025 — pèsent sur le dynamisme démographique et la disponibilité de main-d’œuvre. Ces mesures pénalisent la consommation, l’investissement productif et les perspectives d’innovation. En termes comparatifs, la croissance américaine de 1 % contraste avec les rythmes plus soutenus de l’Asie. La Chine devrait enregistrer une croissance de +4,8 % en 2025 et l’Inde une croissance de +6,2 %.

    L’intelligence artificielle : promesse ou mirage ?

    La rentabilité des investissements réalisés dans l’intelligence artificielle (IA) reste incertaine. Les quatre principales sociétés du secteur de l’information et de la communication — Amazon, Meta, Microsoft et Alphabet — ont prévu de consacrer 364 milliards de dollars à l’IA en 2025, après 223 milliards en 2024 et 140 milliards en 2023. Cette trajectoire d’investissements qui triple en deux ans, n’a guère d’équivalent dans l’histoire économique récente, si ce n’est lors de la bulle internet ou des investissements dans le pétrole de schiste au début des années 2010. Les revenus attendus sont loin d’être garantis. La concurrence entre les différents acteurs du secteur pèse sur les marges ; la gratuité de nombreux outils et langages d’IA rend complexe la rentabilisation des investissements, dont les coûts augmentent. Le risque est celui d’une bulle d’investissement où la dépense précède la génération de flux de trésorerie, un scénario qui rappelle le destin des opérateurs télécoms au début des années 2000.

    Krash bousier
    Image d’illustration ©Adobestock

    La psychologie des marchés : le retour des particuliers

    Comme souvent avant les grandes corrections, l’euphorie actuelle est alimentée par les investisseurs individuels. La part des actions dans les portefeuilles des ménages américains dépasse 45 % de leurs actifs financiers, un niveau proche de celui atteint en 1999 ou en 2007. Or, l’histoire montre que ces phases de montée en puissance des actionnaires individuels précèdent un krach. Lors des précédentes bulles, les ajustements ont été violents. En 2000, la bulle internet a effacé près de 80 % de la valeur du Nasdaq en deux ans. En 2007-2008, la crise des subprimes a entraîné une chute de –57 % du S&P 500. Un choc comparable aujourd’hui pourrait retrancher plusieurs trillions de dollars de capitalisation, avec des effets directs sur la consommation via l’effet richesse négatif.

    Une correction connotée politiquement

    Au-delà des marchés, une correction majeure serait un désaveu pour l’administration américaine. La promesse de Donald Trump d’un renouveau industriel et d’une prospérité durable serait remise en cause. Un krach boursier amplifierait le ralentissement de la croissance américaine. Pour le reste du monde, les conséquences seraient immédiates. Les marchés européens, déjà fragilisés, subiraient un contrecoup. L’Asie, bien que plus dynamique, verrait son commerce extérieur ralenti. Quant aux capitaux, ils se réfugieraient probablement vers l’or, le dollar et les obligations souveraines de qualité, accentuant encore les déséquilibres financiers mondiaux.

    Trois scénarios de correction boursière peuvent être imaginés

    Une baisse de –20 % des indices

    Une telle correction retrancherait environ 9 000 milliards de dollars de capitalisation aux marchés américains (la capitalisation totale étant proche de 45 000 milliards de dollars fin 2024). Avec 45 % des actifs financiers des ménages américains placés en actions, cet ajustement représenterait une perte de 4 000 milliards de dollars pour ces derniers. L’effet richesse réduirait la consommation de –0,6 à –0,8 point de PIB en 2026, ramenant la croissance américaine à un niveau proche de 0 %. En Europe, une baisse équivalente de –15 % serait probable, amputant le CAC 40 ou le DAX de leurs gains récents.

    Une chute de –40 % des indices

    La capitalisation boursière américaine perdrait près de 18 000 milliards de dollars. Les ménages américains subiraient une perte de 8 000 à 9 000 milliards de dollars, un choc comparable en intensité à celui de 2008. La consommation reculerait de –1,5 à –2 points de PIB, provoquant une récession américaine dès 2026. Le commerce international ralentirait au minimum de –3 %, équivalant à une contraction de 0,5 point de PIB pour la zone euro et de 0,8 point pour la Chine, plus exposée aux échanges avec les États-Unis.

    Un effondrement de –60 %, à la manière de 2000-2002

    Plus de 27 000 milliards de dollars s’évaporeraient, soit l’équivalent du PIB cumulé des États-Unis et du Japon. Les ménages américains perdraient 12 000 milliards de dollars, une onde de choc systémique. La consommation reculerait de –3 à –3,5 points de PIB, entraînant une récession prolongée. Les fonds de pension et assureurs seraient contraints de réduire leurs allocations, provoquant un « crédit crunch ». Les pays émergents subiraient une fuite des capitaux, avec des chutes de devises de l’ordre de 15 à 20 %. L’Europe verrait sa croissance amputée de –1,5 point, basculant elle aussi en récession.

    En cas de survenue d’un de ces scénarios, les actifs suivants seraient gagnants :

    • Obligations souveraines américaines : le rendement des Treasuries à 10 ans pourrait baisser de 100 à 150 points de base.
    • Or : une correction de 40 % des marchés pourrait propulser le prix de l’once au-delà de 4 000 dollars.
    • Dollar : malgré la crise américaine, la devise resterait recherchée, en particulier face aux monnaies émergentes.

    Wall Street vit aujourd’hui dans un paradoxe. Les incertitudes se multiplient, or les cours augmentent. Les investisseurs fixent peu la ligne d’horizon, préférant regarder celle des taux directeurs. Cette vision court-termiste peut déboucher sur un ajustement violent.

  • Nathalie Coggia – Martha Peciña : le duel dans la 5eme circonscription des Français établis hors de France

    Nathalie Coggia – Martha Peciña : le duel dans la 5eme circonscription des Français établis hors de France

    Qui succédera à Stéphane Vojetta dans la 5eme circonscription des Français établis hors de France ? Ce sera une femme. En effet, nos compatriotes d’Espagne, du Portugal, de Monaco et d’Andorre ont choisi, ce dimanche, leurs deux finalistes. Nathalie Coggia (bloc central) affrontera Martha Peciña (LFI – Les écologistes) pour remporter le siège de député. Qui des deux rejoindra l’Assemblée nationale ? Verdict après le 2eme tour prévu le dimanche 12 octobre à l’urne.

    16 candidats au départ de cette élection législative

    Ce dimanche 28 septembre s’est tenu le premier tour de l’élection législative partielle dans la 5e circonscription des Français établis hors de France. Ce scrutin fait suite à la décision du Conseil constitutionnel, en juillet dernier, qui a contraint le député Stéphane Vojetta à démissionner de son mandat de parlementaire. En cause, des dépenses réglées depuis un autre compte que celui dédié à la campagne de 2024.

    Dès lors, le siège étant vacant, une nouvelle élection législative a été organisée. Seize candidats se sont présentés devant les électeurs pour ce premier tour, contre treize en 2024. Les urnes ont retenu deux candidates pour la finale.

    Un second tour 100 % féminin dans la 5eme circonscription des Français établis hors de France

    L’ancienne suppléante de Stéphane Vojetta, Nathalie Coggia, arrive en tête du premier tour avec 26,35 % des voix. Soutenue par le bloc central, elle devance la candidate LFI–Les Écologistes, Martha Peciña, qui se classe deuxième et qui recueille 15,80 % des suffrages. Alors que la gauche s’était présentée divisée à cette élection législative, les électeurs ont accordé leur préférence à la candidate de La France insoumise soutenue par les Ecologistes pour représenter cette tendance au second tour. Le duel sera donc 100 % féminin.

    Martha Peciña VS Nathalie Coggia
    Martha Peciña VS Nathalie Coggia

    Du côté du Rassemblement national, Johana Maurel se classe troisième avec 14,02 % de bulletins obtenus. Le candidat Les Républicains (LR), Christophe Sougey de Funès, arrive quatrième avec 9,92 %. Vient ensuite, en cinquième position, Guillaume Horn (Parti socialiste) qui obtient 9,44 %. Il devancerJohan Chermette-Wagner, candidat de Place Publique avec un score de 7,99 % . Deux candidatures de gauche dont le potentiel ralliement à Martha Peciña sera une donnée importante pour le second tour.

    Une participation en baisse par rapport à 2024

    Pour le premier tour de cette élection législative partielle dans la 5e circonscription des Français de l’étranger 14,42 % ont exprimé leur choix par internet. En effet, ce vote électronique, depuis son ordinateur ou smartphone, est une possibilité accessible aux Français de l’étranger pour certains scrutins. Nos compatriotes ont ainsi pu se prononcer sur le site électoral dédié du 19 au 24 septembre dernier.

    La participation à l’urne a permis d’améliorer légèrement ce chiffre. Ainsi, ce sont au total 17,02 % des électeurs qui ont glissé un bulletin dans l’urne pour ce premier tour de l’élection législative partielle dans la 5eme circonscription des Français de l’étranger. Soit un peu plus de 20.000 votants sur les plus de 120 000 de nos compatriotes inscrits sur la liste électorale. En 2024, le taux de participation total était de 37,83 %.

    Les dates du deuxième tour de l’élection législative

    La date du vote à l’urne pour le second tour est fixée au dimanche 12 octobre. Les bureaux de vote seront ouverts de 8 h à 18 h (heures légales locales), comme lors du premier tour. Le vote par internet sera également possible du vendredi 3 à midi au mercredi 8 octobre à midi (heures de Paris).   

    Le vote par internet ouvert du 3 au 8 octobre - 5eme circonscription des Français de l'étranger
    Le vote par internet ouvert du 3 au 8 octobre – 5eme circonscription des Français de l’étranger

    Pour voter en ligne au deuxième tour de l’élection législative partielle de la 5eme circonscription des Français établis hors de France, vous recevrez avant l’ouverture du scrutin électronique :

    – Un mot de passe personnel, transmis par SMS, composé de 12 caractères (lettres majuscules et chiffres uniquement)
    et
    – Un identifiant, envoyé par e-mail, également composé de 12 caractères (lettres majuscules et chiffres uniquement).

    Vous aurez besoin de ces deux éléments pour voter. En cas de difficulté (notamment pour renouveler vos codes), des informations sont disponibles en cliquant ici .

    Les noms des deux finalistes étant désormais connus, Lesfrancais.press interrogera Nathalie Coggia et Martha Peciña sur leur projet et leurs priorités pour les Françaises et Français établis en Espagne, au Portugal, à Monaco et en Andorre. Malgré une actualité politique française toujours mouvementée, la députée qui représentera nos compatriotes de cette 5e circonscription à l’Assemblée nationale apportera l’expérience des expatriés au sein du Palais Bourbon. 

  • ONU : Visite à la maison des fous

    ONU : Visite à la maison des fous

    Une horloge arrêtée donne deux fois l’heure juste. Ainsi va Trump. Son discours à l’ONU avait bien des côtés lunaires, mais deux fois il a donné l’heure juste : A quoi sert l’ONU ? L’Ukraine peut gagner la guerre. Pendant que les chefs d’État se succédaient au pupitre du mégalo (chacun encadrera sa photo de maître du monde dans son journal local), une tentative de putsch électronique était déjouée. Des milliers de cartes SIM avaient été achetées pour saturer le réseau de New York et plonger le siège des Nations Unies dans un black-out de communication. Message de guerre hybride. C’eût été dommage. On aurait manqué l’occasion de mesurer à quel point les dirigeants du monde se prennent pour des génies et ceux qui les écoutent pour des imbéciles. Ne désigner que Trump comme malade relève d’une injustice flagrante. Qu’il soit capable de changer d’avis sur l’Ukraine montre une souplesse neuronale à l’encontre de ce qui dicte l’essentiel de la pensée politique contemporaine : l’orgueil. À se demander s’il n’est pas moins fou que les autres, moins encore que les fantômes de cette maison des fous qui croit porter le monde sur ses épaules.

    Jamais, pour le meilleur et pour le pire, autant d’hommes et de femmes n’ont vécu selon les dés pipés des relations internationales.

    Jamais, pour le meilleur et pour le pire, autant d’hommes et de femmes n’ont vécu selon les dés pipés des relations internationales. Rarement le système international n’a été aussi peu efficace. La faute aux fonctionnaires internationaux, une caste nette d’impôts, parlant une novlangue anglophone, vivant de rivalités en vase clos, obsédée par des mantras publicitaires des années 80, fermée au monde réel à force d’intelligences. Au mot près, ChatGTP produirait la même glose inutile que le système onusien, avec de meilleures traductions. Et peut-être plus d’originalité. Ce ne serait pas grave sans le basculement du monde. L’ONU aurait pu établir les cartes les cartes de ce nouveau monde dangereux et prometteur, recenser les voyages des grandes découvertes. Rien. Leur terre reste plate. Cette vieille Église n’envoie même pas de missionnaires dans le nouveau monde.

    La base nouvelle de la civilisation digitale, ce sont les données, la connaissance, l’« intelligence ». Qu’apporte l’Unesco ? Inlassablement rien. Aucune intelligence du futur, du rôle du futur dans l’intelligence du présent, sinon quelques hautes pensées grandiloquentes vite marmonnées, vite oubliées.

    Dans les années 60, la FAO vantait les révolutions agraires dans l’Afrique postcoloniale et en Amérique du Sud, elle ratait la vraie révolution verte, l’indienne. Alors que le commerce mondial, malgré le retour protectionniste, continue à croître, l’OMC disparaît. Le Conseil de l’Europe n’a vu venir ni l’autocratisme turc, ni la guerre Russo ukrainienne, ni la réaction antiféministe qui a débordé après les printemps arabes. Face à la régression autocratique, au retour de la guerre, ne serait-ce pas le moment, pour l’Europe, de combattre pour ses propres valeurs ?

    Ce n’est pas la faute des fonctionnaires internationaux si le système international est malade de ses tuteurs. Les États-Unis arborent les sigles et les chartes de l’OMC, l’Unesco, l’ONU comme autant de trophées de chasse. Israël, créé par l’ONU, la renie. La Russie viole toutes les lois internationales avec un délice sadique. La Chine suit la Russie dans tous ses veto, en se faisant le héraut du multilatéralisme. Les voilà en champion de la décarbonation, alors que, 80% des émissions de CO2 supplémentaires viennent de Chine. Tuteur du sud global, elle refuse de rejoindre le club de Paris, car elle y serait amenée à annuler les dettes des pays pauvres.

    Aucun pays n’est seul au monde, pas même les États-Unis.

    Mais la Chine, comme toute l’Asie, ne peut vivre sans vendre, l’Afrique flanche au moindre souffle de tempête, l’Europe s’angoisse du retour protectionniste, la Russie comme l’Arabie se noient dans leur pétrole. Aucun pays n’est seul au monde, pas même les États-Unis. Le volume de transactions financières explose, les migrations bousculent les frontières, le crime organisé s’en joue, rien de ce qui étranger ne l’est vraiment.

    Voilà qui explique le défilé nationaliste des grands dirigeants. Ils vont à l’ONU déclamer leur orgueil et vanter le mérite des Nations désunies. Après, les diplomates s’activent, en coulisse et sous les projecteurs : Conférence avec la France et l’Arabie saoudite, sur la Palestine, conférence avec la Chine sur le climat ; puis conférence, avec l’Arabie saoudite et les États-Unis sur la Palestine.  Hors Nations Unies : c’est peut-être celle qui compte le plus. À quoi sert l’ONU ? A-t-elle déjà résolu un conflit ? Elle sert à organiser des rencontres bilatérales. La bonne question est autre : quel système multilatéral pour le nouveau monde du XXIe siècle ? L’ONU ? l’Unesco, la FAO portent de belles ambitions. En partie, elles se sont réalisées. La lutte contre la pauvreté, l’assujettissement des femmes, les droits de l’homme. Le monde se porte mieux que dans les années 50. Mais l’organisation du monde se porte mal, l’ONU et ses dépendances se déconnectent de l’accélérateur mondial.

    Le président Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont tenu une réunion bilatérale lors du sommet UE–Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bruxelles le 16 octobre 2024. ©LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images
    Le président Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont tenu une réunion bilatérale lors du sommet UE–Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Bruxelles le 16 octobre 2024. ©LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images

    Quand les Russes perdront la guerre du ciel et de l’espace, ils devront abandonner

    L’Ukraine est le révélateur de ce basculement. Trois ans et plus. Qu’a fait l’ONU ? Malgré deux votes condamnant la Russie, Le « chef » de l’ONU est allé baiser la babouche de Poutine.  Trump, changeant encore de position, dit que l’Ukraine peut gagner la guerre. Cette semaine il soutient Zelenski. Il enjoint les Européens de ne plus acheter de pétrole russe.  Il n’a pas tort. Il peut même avoir raison. Si les Européens et les États-Unis armaient vraiment l’Ukraine, s’ils décidaient d’une zone d’exclusion aérienne, alors les Ukrainiens peuvent gagner, la Russie s’effondrer.

    Malgré le soutien des Chinois, les Russes perdent la guerre électronique, celle qui guide et égare les missiles. Ils avancent de village en village mais perdent le nord des GPS. Après avoir perdu la guerre navale, quand les Russes perdront la guerre du ciel et de l’espace, ils devront abandonner. Ce qui est remarquable dans cette histoire, c’est que ce peuple dont l’existence était niée, attaquée par les Russes, abandonnée par les Américains, parce que la guerre est celle des puces et non des vagues humaines, a résisté et peut l’emporter.

    L’ONU prône le bien et s’offre aux criminels

    L’imprévisible est à l’œuvre. Comme l’inconnu effraie, les peuples se réfugient derrière d’illusoires frontières. Défilent au pupitre des plans de paix obsolètes, des proclamations bienveillantes de futurs dictateurs déchus, comme l’iranien, d’anciens terroristes comme le syrien, ou des fous de guerre, comme ce destructeur de Gaza et peut-être d’Israël. L’ONU prône le bien et s’offre aux criminels. Peut-être faut-il reconstruire le système international à partir d’alliances réelles.

    Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’adresse à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, au siège de l’ONU, à New York, le 26 septembre 2025. ©CAITLIN OCHS / REUTERS
    Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’adresse à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, au siège de l’ONU, à New York, le 26 septembre 2025. ©CAITLIN OCHS / REUTERS

    Réunir les pays qui croient aux mêmes principes, et qui ainsi bénéficient de la force collective de leur alliance.

    Peut-être faut-il réunir seulement les pays qui croient aux mêmes principes, et qui ainsi bénéficient de la force collective de leur alliance. Peut-être faut-il fédérer les nations qui se veulent unies ? « L’Alliance des volontaires pour l’Ukraine », ou celle, morte née, contre le terrorisme, aurait pu le préfigurer. C’est ce modèle-là qu’il faut pousser. Une alliance de ceux qui respectent le droit et sanctionnent ceux qui le violent. L’Ukraine montre que les petits peuvent résister aux grands. Et s’ils s’unissaient ? L’Europe ne pourrait-elle montrer la voie, mieux que la Chine ? Mais voilà un autre débat, car l’Europe, souffre de son anglophonie. Et si on remontait l’horloge ? « On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n’y sont pas enfermés qu’ils ont encore la raison ».

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Laurent Dominati

  • Foires aux vins aux États-Unis : comment le vin français séduit le marché américain

    Foires aux vins aux États-Unis : comment le vin français séduit le marché américain

    L’automne 2025 s’annonce prestigieux pour le vin français aux États-Unis. À New York, le 17 octobre prochain, l’ancienne Première dame Carla Bruni présentera le Château d’Estoublon, domaine provençal dont elle est co-propriétaire, lors du New York Wine Experience. Aux côtés de grands noms comme le Château Cheval Blanc, de maisons de vins de Bourgogne ou encore du chef français Eric Ripert, cet événement illustre l’importance croissante des foires et festivals américains pour les producteurs français, qui y trouvent une vitrine unique pour promouvoir leurs crus et saisir les tendances du marché américain.

    Les vins français toujours prisés par les consommateurs américains

    Les vins français continuent de séduire les consommateurs américains, malgré un contexte économique mondial difficile. En 2023, les exportations de vins français ont chuté de 8 % en volume, atteignant 122,6 millions de caisses, principalement en raison d’une baisse des livraisons vers les États-Unis. Cependant, la France demeure le premier pays exportateur en valeur, devant l’Italie, avec des expéditions totalisant 3,8 milliards d’euros vers les États-Unis en 2024, marquant une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente.

    Parmi les catégories les plus populaires, les rosés français, notamment ceux de Provence et du Languedoc, continuent de dominer le marché américain. En 2022, les exportations de rosés provençaux vers les États-Unis ont augmenté de 4 %, mais ont légèrement diminué en 2023 (-8,5 %). La Bourgogne, malgré des prix en hausse, continue de séduire les amateurs de vin, avec une augmentation de ses exportations de 9,1 % en 2023, tandis que celles des vins de Bordeaux ont chuté de 8,4 %. Les crus du Beaujolais connaissent également une évolution intéressante, avec 5,3 millions de caisses exportées vers les États-Unis en 2023, soit 29 % de la valeur totale des exportations de la région.

    Naviguer dans le marché américain : droits de douane et réglementations

    Les droits de douane et les différences entre États compliquent l’accès au marché américain. Pamela Wittmann, Franco-américaine installée à New York et experte en marketing et relations publiques dans le secteur viticole précise : « Cest encore un peu tôt pour juger vis-à-vis des consommateurs, car la plupart des importateurs ont fait venir de quoi tenir toute lannée avant de savoir à combien ils se monteraient. Les augmentations de prix seront partagées entre producteurs et importateurs, certains ajustant leurs tarifs avant limpact réel pour rendre les hausses plus progressives. »

    Depuis le retour de Donald Trump à la présidence en janvier 2025, certaines taxes sur les vins importés, notamment français, ont été réévaluées dans le cadre d’une politique protectionniste visant à soutenir les producteurs américains. Ces mesures accentuent la nécessité pour les producteurs étrangers de planifier leur stratégie de prix et de distribution avec soin.

    Chaumes des Narvals Bourgogne
    Chaumes des Narvals Bourgogne @ Rachel Brunet

    Les différences entre États ajoutent une complexité supplémentaire. « 50 États, 50 lois différentes», résume Pamela Wittmann. Certains États, comme New York, n’autorisent pas la vente d’alcool en supermarchés, tandis que d’autres, comme la Pennsylvanie, ne vendent l’alcool que via des magasins d’État. La livraison inter-États est également très encadrée. « Il est donc essentiel pour les exportateurs de bien s’entourer de professionnels connaissant les lois locales, » indique la Franco-américaine.

    Nouvelles habitudes des consommateurs américains

    Selon Pamela Wittmann, les jeunes Américains boivent moins d’alcool, mais il faut leur laisser un peu de temps pour se familiariser avec le vin. Ce monde les impressionne encore, et les étiquettes classiques ne les séduisent pas toujours. « Aujourdhui, ils ont beaucoup plus de choix en termes de boissons intéressantes, autres que les sodas. Les Ready-to-Drink ont pris une grande importance et constituent la seule catégorie à connaître une véritable croissance. La filière doit donc sadapter. »

    « Ces salons sont essentiels pour les producteurs français, car ils offrent une visibilité qu’on ne peut obtenir ailleurs »

    Pamela Wittmann, experte marketing et relations publiques dans le secteur viticole

    La spécialiste note également que la génération des baby-boomers se retire progressivement : « Beaucoup boivent moins ou arrêtent complètement lalcool. » Quant aux nouvelles générations, si elles semblent boire moins, elles s’intéressent aux vins « better for you », comme les vins bio, naturels ou à faible teneur en alcool. Les vins sans alcool restent, selon elle, « assez marginaux ». Les vins situés dans la gamme de 20 à 50 dollars demeurent les plus populaires, et un storytelling crédible sur les étiquettes continue d’influencer les choix des jeunes adultes, davantage soucieux que leurs aînés de savoir ce qu’ils consomment.

    Les foires aux vins : une vitrine stratégique pour les producteurs français

    Pour Pamela Wittmann, « ces salons sont essentiels pour les producteurs français, car ils offrent une visibilité quon ne peut obtenir ailleurs. » Les foires américaines, de New York à Miami, en passant par Aspen ou Pebble Beach, permettent aux producteurs de rencontrer chefs, acheteurs et amateurs éclairés, et de présenter directement leurs vins au marché américain.

    Foire aux vins
    Foire aux vins @ Rachel Brunet

    Ces événements servent également de plateforme marketing : « Les salons offrent un accès direct au marché américain, mais leur coût augmente constamment, ce qui oblige les producteurs à être stratégiques dans leur participation. Depuis la pandémie, les réseaux sociaux et laccès direct aux producteurs prennent de plus en plus dimportance. Les foires ne sont plus seulement un lieu de dégustation, mais un outil de communication et de marketing. »

    Pour les amateurs et professionnels, les foires aux vins représentent ainsi une occasion unique de découvrir des crus français dans un cadre convivial, d’échanger avec les producteurs et de repartir avec des bouteilles rares ou des conseils d’achat adaptés au marché américain.

    Pamela Wittmann conclut : « Participer aux foires, comprendre le marché et les préférences des consommateurs américains est essentiel pour ceux qui souhaitent rester à la pointe des tendances du vin français aux États-Unis. »

  • La France, seule pour le futur avion de combat européen ?

    La France, seule pour le futur avion de combat européen ?

    Finalement, Paris pourrait construire seule l’avion de combat de nouvelle génération développé dans le cadre du projet de système de combat aérien du futur (SCAF), réalisé en collaboration avec l’Allemagne et l’Espagne, si les désaccords sur la répartition des tâches persistent, a déclaré un responsable du gouvernement français mercredi 24 septembre.

    « Si on ne parvient effectivement pas à trouver un accord sur une réorganisation du programme, la France saura faire un avion de chasse seule », a déclaré un responsable français à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat.

    Énième rebondissement

    Le week-end dernier, le ministère français de la Défense s’est engagé à travailler à une solution « mutuellement acceptable » d’ici la fin de l’année pour résoudre les différends qui menacent le projet de système de combat aérien du futur. Il précisait également que les partenaires restaient « pleinement mobilisés pour préparer la phase 2 » du projet.

    La nouvelle déclaration ajoute donc un énième rebondissement à une querelle de longue date autour du projet, dont la pièce maîtresse est la construction d’un avion de combat furtif, mais également le développement de drones autonomes et d’un cloud de combat.

    La phase de planification du projet touchant à sa fin, un prototype d’avion devrait voir le jour prochainement. Cependant, le Français Dassault Aviation réclame un rôle plus important dans le processus décisionnel — ce à quoi l’Allemand Airbus s’oppose vivement.

    Maquette de l’avion de combat du futur du programme Scaf développé par la France, l’Allemagne et l’Espagne présenté au salon du Bourget près de Paris, le 18 juin 2023 ©JULIEN DE ROSA

    Berlin mène la fronde

    En raison de ces désaccords persistants, Berlin aurait, selon certaines informations parues dans les médias la semaine dernière, exploré la possibilité de travailler avec d’autres partenaires sur ce projet. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a toutefois démenti ces affirmations mercredi 24 septembre, affirmant que l’Allemagne n’était pas en pourparlers avec le Royaume-Uni ou la Suède.

    En raison de ces rumeurs, le PDG de Dassault, Éric Trappier, déclarait mardi 23 septembre, lors de l’inauguration d’une nouvelle usine Rafale dans le Val-d’Oise : « S’ils veulent le faire seuls, qu’ils le fassent seuls ».

    L’Espagne, quant à elle, a officiellement soutenu Berlin, le Premier ministre Pedro Sánchez estimant que l’accord initial de partage des tâches devait être respecté.

    Les ministres de la Défense des trois pays doivent se réunir à nouveau en octobre pour tenter de trouver une solution, mais les experts estiment que Paris et Berlin sont condamnés à rester dans ce partenariat difficile.

  • Où et comment stocker son or en 2025 ? Guide complet pour les expatriés français !

    Où et comment stocker son or en 2025 ? Guide complet pour les expatriés français !

    En 2025, les Français expatriés sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’or physique pour sécuriser leur patrimoine. Entre inflation persistante, instabilité géopolitique, dépréciation des monnaies, craintes sur les cryptomonnaies, l’or reste une valeur refuge incontournable. Pourtant, stocker son or soulève des questions complexes : Quelle solution choisir entre un coffre bancaire en Suisse, une société de stockage privée à Singapour, un coffre-fort à domicile ou dans sa maison en France ? Quels sont les pièges fiscaux à éviter selon son pays de résidence ? Et comment concilier sécurité, accessibilité et légalité ?

    Que vous soyez cadre en contrat local à Dubaï, retraité en Thaïlande ou entrepreneur aux États-Unis, vous trouverez ici des réponses claires, des comparatifs détaillés et des études de cas pour faire le meilleur choix.

    Pourquoi les expatriés français achètent de l’or ?

    Depuis 2020, l’or a confirmé son statut d’actif refuge. Plusieurs facteurs expliquent cet engouement comme l’inflation record, l’instabilité monétaire ou les crises géopolitiques. Que soit pour fuir les conséquences des politiques de quantitative easing (création monétaire massive) qui ont affaibli les devises comme l’euro et le dollar ou pour se protéger des retombées de la guerre en Ukraine ou des tensions entre la Chine et les États-Unis, les investisseurs, expatriés ou non, se tournent désormais vers des actifs tangibles.

    Car contrairement aux monnaies scripturales et autres véhicules fiduciaires, l’or conserve, à minima, sa valeur sur le long terme. En plus, les lingots et pièces (comme le Napoléon ou le Souverain britannique) sont reconnus partout. C’est une garantie universelle de solvabilité. C’est une valeur qu’il est impératif d’avoir son portefeuille quand on est cadre en contrat local dans des pays aux monnaies volatiles. Détenir de l’or permet d’éviter d’exposer le fruit de son travail aux risques des devises instables, comme la livre turque ou le peso argentin.

    « Avec la dévaluation du dirham face au dollar,
    l’or me permet de sécuriser mes économies »

    Pierre, 45 ans, expatrié à Dubaï depuis 5 ans,
    a investi 20 % de son épargne dans des lingots stockés en Suisse

    L’or, oui mais sous quelle forme ?

    Convaincu(e) par l’or, mais sous quelle forme, allez-vous l’acquérir ? Car si l’or est un actif universel, mais il existe sous plusieurs formats, chacun présentant des avantages et des inconvénients en termes de liquidité, sécurité, coûts et fiscalité. Pour un expatrié français, le choix dépendra de son budget, de ses objectifs d’investissement et de sa situation géographique.

    Les lingots d’or : Pureté et rentabilité

    Le lingot d’or (1g à 12,5kg) est idéal pour les investisseurs cherchant une exposition directe à l’or physique avec des coûts réduits. En effet, il est souvent le plus économique, avec un prix est très proche du cours de l’or brut. Pour autant, pour 1 lingot d’1 kg vaut, au cours du 22 septembre 2025 plus de 100 000 euros. Mais vous pouvez acheter des quantités inférieures. Dans tous les cas, plus compact et standardisé, le lingot reste le format idéal pour les coffres bancaires. Et en bonus, dans certains pays comme la Suisse, Dubaï ou Singapour, il est exonéré de TVA.  Mais n’oubliez pas que revendre un lingot de 1 kg est souvent plus difficile que des pièces.

    « Les frais de stockage sont de 0,5 % par an,
    mais la tranquillité d’esprit n’a pas de prix »

    Thomas, expatrié à Zurich, a acheté 5 lingots de 100 g
    chez PAMP et les stocke dans un coffre en banque.

    Enfin pour les acheter, il vaut mieux privilégier des raffineries agréées comme Valcambi (Suisse), PAMP (Suisse) ou Umicore (Belgique). Il existe aussi des plateformes en ligne sérieuses comme BullionVault, GoldMoney, Degussa. Si vous avez des économies conséquentes et que vous êtes en quête de sécurité et de simplicité, le lingot est fait pour vous.

    Or en lingot
    Image illustration ©Adobestock

    Les pièces d’or : Liquidité et accessibilité

    La forme la plus basique de l’or, celle qu’on rencontre depuis l’antiquité, a toujours de nombreux avantages. En effet, les pièces d’or ont l’avantage de garantir une liquidité immédiate.

    Ces unités sont faciles à revendre dans les bureaux de change, les bijouteries ou sur les plateformes en ligne. En plus, elles, aussi, bénéficient de faciliter fiscale, comme en France où les pièces Napoléon et Souverain sont exonérées de TVA ou en Suisse où les pièces d’investissement (pureté ≥ 90 %) sont exonérées de TVA.

    « Je peux les revendre n’importe où dans le monde,
    même en voyage. »

    Claire, expatriée à Londres, achète des Souverains via The Royal Mint.

    Si vous êtes expatrié(e)en Europe ou aux États-Unis ou que vous débutez dans l’investissement, c’est le placement « or » qu’il vous faut !

    Quelques exemples de pièces d’or


    Pièce Poids Pureté Avantages Inconvénients
    Napoléon (France) 6,45 g 90 % Exonération de TVA en France Prime élevée (15-20 %)
    Souverain (UK) 7,98 g 91,6 % Reconnue mondialement Prime de 10-15 %
    Krugerrand (Afrique du Sud) 33,93 g 91,6 % Très liquide, pas de TVA en UE Sensible aux fluctuations politiques
    American Eagle (USA) 31,1 g 91,6 % Garantie par le gouvernement US TVA applicable dans certains pays
    Maple Leaf (Canada) 31,1 g 99,99 % Pureté maximale, sécurité anti-contrefaçon Prime de 5-8 %

    L’or en papier ou en numérique ?

    Cette option est dédiée aux investisseurs qui veulent éviter les contraintes de stockage mais l’or est détenu par un tiers (banque ou institution). Il faut donc avoir confiance et s’assurer des modalités permettant de rendre liquide ces actifs surtout en cas de crise majeure. En plus, en cas de faillite de l’émetteur, vous pouvez perdre votre investissement car in fine, vous ne détenez qu’un droit de créance auprès de cet acteur institutionnel.

    Aujourd’hui, il est donc préférable de se tourner vers les offres qui s’appuient sur les Blockchains. En choisissant ce format, vous devenez un investisseur tech-savvy. Cette catégorie de particuliers, réunie ceux qui veulent allier or physique et technologie.

    « Je peux les échanger contre des Bitcoin
    ou les convertir en or physique si je veux. »

    Lucas, expatrié à Dubaï, détient 5 PAXG

    Concrètement, ces plateformes numériques comme PAX Gold (PAXG) ou Tether Gold (XAUt), commercialisent des tokens (1 token = 1 once d’or, stocké à Londres et garanti par des lingots LBMA). L’or acquis est stocké dans un coffre audité en temps réel, garantissant la transparence. En plus, ils sont échangeables contre des cryptomonnaies ou des devises à tout moment et aucun frais de stockage n’est facturé (inclus dans le token).

    Pièce
    Image illustration ©Adobestock

    Quelle forme d’or est faite pour vous ?

    Dans le tableau ci-dessous, on récapitule les principales informations qu’il faut savoir avant d’acheter de l’or en tant qu’expatrié.


    Critères Lingots Pièces Or Papier Or Tokenisé Bijoux
    Sécurité ⭐⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐
    Liquidité ⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐⭐ ⭐⭐⭐⭐
    Coût d’entrée Élevé Moyen Faible Variable Très élevé
    Fiscalité Avantageuse Avantageuse Neutre Variable Désavantageuse
    Stockage Coffre requis Coffre conseillé Aucun Aucun Personnel
  • Trump durcit l’accès aux visas H-1B : quelles conséquences pour les Français installés aux États-Unis ?

    Trump durcit l’accès aux visas H-1B : quelles conséquences pour les Français installés aux États-Unis ?

    À partir du 1er janvier 2026, l’administration Trump bouleversera profondément l’accès aux visas H-1B, indispensables pour des dizaines de milliers de travailleurs étrangers aux États-Unis, dont plus de 30 000 Français. Derrière ce décret présidentiel, un message politique clair : priorité aux Américains et frein à l’immigration qualifiée ? Olivier Piton, avocat, élu des Français de Washington et conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, décrypte les enjeux et les incertitudes de cette réforme.

    Écouter le podcast avec Olivier Piton

    Une « préférence nationale » assumée par Trump

    Donald Trump poursuit sa ligne de fermeté en matière migratoire. Dès son premier mandat, il avait martelé que « les États-Unis devaient se suffire à eux-mêmes ». Pour Olivier Piton, le nouveau décret s’inscrit dans cette logique : « Il y a effectivement la lecture politique qui consiste à dire que Donald Trump met en place une forme de préférence nationale. »

    Mais la réforme se veut aussi une réponse aux abus constatés dans l’utilisation du H-1B, utilisé notamment comme voie détournée vers une immigration légale tolérée. « Ces abus ont été traités à la hache, comme souvent avec Donald Trump », observe notre invité.

    Le prix du visa multiplié par cent aux Etats-Unis

    La mesure phare frappe par sa brutalité : le coût d’un visa H-1B passe de quelques centaines de dollars à 100 000 dollars. Une somme colossale que devront payer les entreprises américaines souhaitant recruter un salarié étranger. « Les 100 000 dollars, c’est le principe du ticket d’entrée. Pour un employé lambda, étranger, une entreprise paye 100 000 dollars, l’employé entre légalement aux États-Unis avec un visa H-1B », détaille l’avocat.

    « Il y a aussi un règlement de compte entre les États-Unis et l’Inde visant à punir le gros bénéficiaire de ces visas »

    Olivier Piton, conseiller des Français de Washington, avocat

    Chaque année, entre 85 000 et 90 000 visas H-1B sont délivrés aux Etats-Unis, un système déjà critiqué comme une loterie. Désormais, ce surcoût pourrait rendre la procédure inaccessible aux PME, aux start-up ou encore aux universités, grands employeurs de Français expatriés.

    Incertitudes et flou juridique autour du H-1B

    Au-delà du coût, de nombreuses zones d’ombre demeurent : durée du visa (actuellement trois ans renouvelables), portabilité entre entreprises, ou encore conditions de remplacement d’un salarié. « Si un employé changeait d’entreprise, la nouvelle entreprise serait de nouveau obligée de payer 100 000 dollars », explique Olivier Piton, avant de rappeler : « À ce stade, on manque quand même d’informations. »

    « L’idée, c’est de trouver des substituts au H-1B qui, de toute façon, n’inspirent plus confiance »

    Olivier Piton, conseiller des Français de Washington, avocat

    Ce flou nourrit l’inquiétude des expatriés français. D’autant que 72 % des H-1B sont attribués à des Indiens et 12 % à des Chinois. Derrière l’annonce, une dimension géopolitique apparaît : « Il y a aussi un règlement de compte entre les États-Unis et l’Inde visant à punir le gros bénéficiaire de ces visas », souligne-t-il.

    Des entreprises en quête de plan B

    Les réactions économiques n’ont pas tardé. Les valeurs boursières des géants de la tech et de la finance, très dépendants du H-1B, ont chuté après l’annonce.

    Donald Trump dans le bureau ovale de la maison blanche
    Dans le bureau ovale de la Maison-Blanche lors de la journée d’inauguration à Washington, le 20 janvier. ©REUTERS

    Pour contourner le problème, de nombreuses entreprises explorent déjà d’autres pistes : « L’idée, c’est de trouver des substituts au H-1B qui, de toute façon, n’inspirent plus confiance », explique Piton. Le visa O, réservé à des compétences « exceptionnelles », pourrait ainsi devenir l’alternative privilégiée.

    Les familles françaises fragilisées avec cette politique de visas

    Au-delà des travailleurs, c’est toute la cellule familiale qui se retrouve dans l’incertitude. Le sort des conjoints des titulaires de H-1B, bénéficiaires d’un visa H4, illustre cette instabilité chronique : autorisation de travail accordée sous Obama, supprimée sous Trump, rétablie sous Biden… et de nouveau supprimée à partir de 2026. « L’instabilité chronique de l’octroi des visas met les familles, les travailleurs, leurs conjoints, les enfants dans une situation d’incertitude et d’anxiété absolument énorme », alerte Olivier Piton.

    « Il n’y a pas une volonté totale de se priver de talents étrangers »

    Olivier Piton, conseiller des Français de Washington, avocat

    Il rappelle aussi l’allongement des délais administratifs : « On parle de 3 ans, 4 ans, 5 ans maintenant pour une carte verte, et quasiment 2 ans, voire plus, pour un simple renouvellement. »

    Les élus des Français de l’étranger entre information et prudence

    Face à ces bouleversements, quel rôle pour les élus ? « Nous ne sommes pas autorisés à faire de la politique », rappelle Olivier Piton. Leur mission consiste surtout à informer et prévenir. « J’ai communiqué sur le fait qu’il était devenu dangereux d’aller manifester dans les campus (…) Nous sommes là pour éviter que des gens se retrouvent dans une situation inextricable », précise-t-il. La prudence est d’autant plus de mise que des Français critiques envers l’administration Trump ont déjà été bloqués à la frontière.

    Fuite des talents : menace ou opportunité pour la France ?

    Olivier Piton intervenant à l'AFE
    Olivier Piton intervenant à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger)

    Alors que l’Amérique se ferme, certains voient une chance pour la France de retenir ses talents. « Un certain nombre de candidats à l’expatriation pourraient apporter leur plus-value et leurs compétences à la France plutôt qu’aux États-Unis », admet Olivier Piton.

    Mais il nuance : « Il y a ceux qui veulent absolument partir aux États-Unis, quel que soit le visa, et ceux qui pourraient se dire ‘je peux trouver un bon poste dans une entreprise française ou dans une start-up’. »

    Vers une fermeture durable des États-Unis ?

    Faut-il espérer un retour en arrière après l’ère Trump à la Maison Blanche ? Olivier Piton se montre pessimiste : « Je ne crois pas qu’on viendra beaucoup en arrière (…) Il faut partir du principe que les États-Unis se ferment à l’heure actuelle. » Il distingue toutefois les visas : si le H-1B est fragilisé, d’autres comme le visa O ou la « gold card » (résidence contre un million de dollars d’investissement) restent ouverts. « Il n’y a pas une volonté totale de se priver de talents étrangers », conclut-il.

    Une nouvelle ère pour l’expatriation française ?

    Entre explosion des coûts, incertitudes juridiques et instabilité chronique, le rêve américain s’éloigne pour de nombreux Français. Si certains candidats à l’expatriation se tourneront vers d’autres horizons, d’autres continueront de tenter leur chance, quitte à affronter un système de plus en plus restrictif.

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