Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 17 octobre, on se retrouve comme tous les jours de la semaine pour le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Anne Genetet veut mieux valoriser les carrières des professeurs expatriés – Les agriculteurs veulent à nouveau paralyser l’Europe – La journée mondiale du pain
Valoriser les carrières des enseignants expatriés
Lors de la session de questions au gouvernement de ce mercredi 16 octobre, la sénatrice Samantha Cazebonne, élue pour les Français de l’étranger a interpellé la ministre Anne Genetet sur la situation des enseignants du réseau d’enseignement français à l’étranger. Elle a à nouveau insisté sur la nécessité de respecter l’engagement concernant la valorisation des acquis d’expérience et d’étendre les détachements à neuf ans pour les professeurs. L’ancienne députée des Français de l’étranger, désormais ministre, a annoncé sa volonté de repenser la mesure de 2018 et la publication de deux guides pour les postulants à l’expatriation. Un groupe de travail devra remettre un rapport d’ici la fin de l’année. Tous les détails dans un article qui sera publié ce jour sur Lesfrancais.press.
Samantha Cazebonne
Un vaste mouvement de contestation dès novembre
C’est la promesse du monde agricole toujours en ébullition. Épidémies animales, récolte de blé catastrophique et désormais inquiétudes sur les semis de céréales: les agriculteurs français pourraient bien ressortir leurs tracteurs pour un nouvel hiver de colère si aucun « signe concret » n’est constaté dans les prochaines semaines. Pour les syndicats, les engagements gouvernementaux n’ont en effet toujours pas été tenus, et des mesures concrètes et de simplification dans les cours de ferme sont désormais attendues. En écho aux prémices du mouvement de l’an dernier – qui avait débuté par le retournement de panneaux de signalisation à l’entrée des villes et conduit au blocage de plusieurs autoroutes – des panneaux ont été à nouveau démontés en Occitanie ou en Eure-et-Loir. « Un premier avertissement », selon le syndicat des Jeunes agriculteurs, allié à la puissante FNSEA.
Manifestations des agriculteurs sur le périphérique parisien en 2023
Hier c’était la journée mondiale du Pain
On espère qu’en bon représentant de la culture française que vous avez, vous aussi, fêté notre baguette. Car, vous le savez, le pain français jouit d’une bonne notoriété à l’étranger. Ainsi à l’instar des Français, les ressortissants de plusieurs autres pays saluent le goût et la texture du pain français. Convaincus que les baguettes françaises peuvent conquérir le monde, ils n’hésitent pas à se déplacer en France pour apprendre à les confectionner. Et parmi les expatriés, nombreux, sont ceux dont la profession est boulanger. De Tokyo à New-York en passant par Stockholm, les boulangeries françaises ont la cote !
C’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Bon jeudi à toutes et à tous où que vous soyez !
Vous projetez d’aller vivre en Australie ? Ou bien vous y êtes déjà installés ? Sachez qu’il existe un réseau indépendant où des Français et Francophones partagent des expériences, informent sur des bons plans, proposent des services… Bref, c’est une véritable communauté qui est ainsi née sur WhatsApp. Pour bien comprendre le fonctionnement de réseau, puis éventuellement le rejoindre, Lesfrancais.press vous dit tout.
Pourquoi une communauté francophone sur WhatsApp – en Australie ?
À l’ère du numérique, la communication et les connexions sont essentielles. Lorsqu’on voyage ou déménage dans un pays, les réseaux sociaux et les applications de messagerie nous offrent des moyens de rester en contact, de partager des idées et de tisser des liens. Mais il est important de savoir que sur les réseaux sociaux comme Facebook,
« La quasi-totalité des groupes « Les Français à… » sont en fait une façade pour des entreprises, plus ou moins scrupuleuses ».
et par conséquent ces groupes ne sont pas du tout gérés et ne proposent pas de suivi, accompagnement ou vraie entraide. Sans parler des nombreux faux profils et arnaques qui pullulent sur Facebook (l’Australie semble être un des pays les plus touchés par ce « fléau »).
Vous partez vivre en Australie ? Rejoignez la Communauté WhatsApp Francophone !
D’où la création en Australie d’une Communauté sûre et indépendante pour les Francophones, sur WhatsApp, que beaucoup de gens ont déjà sur leur téléphone. WhatsApp se distingue par sa simplicité et son efficacité, et permet d’organiser la Communauté selon les sujets. « Cette Communauté, intitulée « Les Francophones à Brisbane/Gold Coast/Sunshine Coast » a été créée au départ pour cette région dans le Queensland, mais continue de grandir rapidement et est devenue un point d’ancrage pour les Français, Belges et autres francophones éparpillés sur le continent Australien.
Un espace d’entraide
Selon Brice, un des fondateurs de cette Communauté, « le but était d’avoir une communauté d’entraide gratuite pour les francophones ici ; avec de vrais conseils, des solutions et des explications en se basant sur la réalité du terrain – contrairement à l’image donnée de l’Australie par les influenceurs, « guides », youtubeurs et autre tiktokers qui vendent du rêve juste pour faire des clics. C’est plus flagrant pour les nombreux backpackers (qui viennent en Australie en PVT – Programme Vacances Travail) et qui peuvent être assez mal renseignés, mais la « désinformation » touche aussi certains expatriés ».
« La communauté WhatsApp bien plus qu’un simple groupe de discussion, c’est un espace où chacun peut partager ses expériences, poser des questions et offrir son aide. »
Alexis, qui a rejoint l’année dernière, le confirme : « C’est vraiment comme une grande famille – quand je suis arrivé en Australie cela m’a permis d’être épaulé, et cet accompagnement continue aujourd’hui ».
Un soutien communautaire
Dans un pays aussi grand et divers comme l’Australie, le soutien d’une communauté peut faire toute la différence. Que ce soient des conseils pratiques, des encouragements ou simplement une oreille attentive,
« La Communauté WhatsApp Francophone permet de bien se préparer en amont et sans la barrière de la langue. »
Comme en témoigne Morgane, backpackeuse venue en PVT, « avec les bons conseils des Admins du groupe et après avoir fait plus de 2000 km, nous avons trouvé du travail plus haut dans le Queensland donc partez tous à l’aventure, n’ayez pas peur, lancez-vous ». La communauté s’entraide tout le temps, car d’autres membres ont vécu des situations similaires et peuvent offrir des solutions ou du soutien.
Un environnement bien organisé, qui demande des efforts
La Communauté WhatsApp Francophone est composée de groupes dont chaque sujet est différent: il y a une chaîne pour Discussions Générales, une pour le Travail, les questions sur les Impôts, les plans Travail 88j pour les PVT, Logements, Voitures, Immigration etc.
Aperçu des groupes
S’il y a un sujet suggéré par les membres eux-mêmes et qu’ils sont disponibles pour aider à le gérer, les « Admins » créent une nouvelle chaîne et appointent les membres qui ont suggéré le groupe comme modérateurs. Mais d’ailleurs, modérer cette Communauté ne demande-t-il pas un temps de fou ? Les autres Admins et Fondateurs du groupe, Elodie, Ben et Elliot répondent en chœur quand on leur pose la question : « Oui c’est sûr, il est difficile parfois de jongler entre modération de la Communauté et notre vie de tous les jours, mais cela en vaut la peine : les gens évitent beaucoup de problèmes et cela permet de donner une belle image de notre pays d’adoption ! »
Partager des ressources
Dans cette Communauté WhatsApp, le partage de ressources est une priorité. Que ce soient des listes, des articles, des sites web, des praticiens francophones, ou simplement des outils pratiques, chacun peut contribuer à enrichir les connaissances de tous.
Aperçu de conversation d’un groupe d’aide pour les randonnées
Si vous découvrez une ressource utile, elle est ajoutée directement au groupe ! La Communauté a également des fichiers partagés où les membres peuvent ajouter des informations précieuses, des modèles, des liens utiles, et bien plus encore. Ce partage collectif contribue à la croissance de chacun.
Activités : tout le monde est invité !
Pour rendre cette communauté encore plus dynamique, les modérateurs et membres organisent régulièrement des événements spéciaux. Qu’il s’agisse du Barbecue mensuel ou de cafés-conseils, de randonnées, de visites de musées ou de séances de surf,
« Il y a toujours des activités organisées qui permettent aux membres de se rencontrer et se retrouver ».
Ces évènements, tous comme la Communauté WhatsApp elle-même, permettent de servir de « trait d’union » entre tous les différents profils francophones présents sur la plateforme : les Australiens, les résidents permanents, les backpackers, les touristes, etc.
Alors, comment rejoindre cette Communauté ?
Très simple et rapide (une fois WhatsApp installé si vous ne l’avez pas déjà) ! Il vous suffit de cliquer sur l’image d’invitation ci-dessous (ou de scanner le QR Code à l’aide votre application).
QR Code Whatsapp du groupe d’entraide
Une fois que vous avez rejoint, prenez un moment pour inspecter et rejoindre les chaînes qui vous intéressent. Brice conclu, « En rejoignant notre communauté WhatsApp, non seulement vous vous facilitez la vie en Australie en obtenant les informations directement sur le terrain, mais vous avez l’opportunité de vous entraider. C’est une aventure collective, donc rejoignez-nous ! » Alors, qu’attendez-vous ?
Aujourd’hui est la journée mondiale du pain ! Croustillant, dur, aux céréales, aéré, noir, croquant, tendre, blanc, complet ou tressé : le pain existe dans une infinité de déclinaisons. En raison de la grande importance culturelle du pain, l’Union internationale des boulangers et pâtissiers (UIBC) a désigné le 16 octobre comme Journée mondiale du pain. Et sur ce thème les Français sont pointus…
Pour l’anecdote, le pain est un aliment de base au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Europe et dans les cultures d’origine européenne. Il est fabriqué à partir de farine de blé, mais aussi de seigle, d’orge, d’avoine, de maïs, de riz ou de millet. Dans de nombreuses cultures, il existe des recettes de pain traditionnelles qui ont été transmises de génération en génération.
Le pain et les Français
Chaque jour, 12 millions de Français entrent dans une boulangerie. 6 milliards de baguettes sont fabriquées chaque année. Nourrissant, essentiel à l’équilibre des repas selon les autorités de santé, il est aussi accusé de faire grossir…
Intéressant pour ses apports en glucides complexes, fibres, protéines végétales et contributeur en différents nutriments, le pain est considéré par les autorités de santé comme facteur d’équilibre des repas. Il est aussi un fort contributeur en énergie.
Or, d’après une étude de l’Institut CSA et de l’Observatoire du pain, les Français – et particulièrement les plus jeunes – méconnaissent ses qualités nutritionnelles, ce qui pourrait les amener à remplacer le pain par des produits plus gras et moins riches en nutriments !
Une différence générationnnelle
Si la population française est toujours aussi satisfaite de la qualité du pain acheté (96% en 2021 pour 95% en 2015), la consommation n’est pas répartie de façon équitable selon l’âge. On peut expliquer ces changements de comportements grâce au concept de « génération » , lorsque l’on sait qu’il y a des différences de comportements plus marquées entre 2 générations, qu’entre 2 classes sociales de la même génération.
Selon ces statistiques, si depuis 2003 les 20-40 ans continuent de manger moins de pain, à l’inverse les 40-75 ans ont augmenté leur consommation entre 2013 et 2016.
Une tendance confirmée par l’étude de la Fédération des boulangers, qui mentionne que la consommation de pain descend à « 32% pour les moins de 30 ans » et remonte à « 67% pour les plus de 60 ans ».
La boulangerie indépendante reste l’endroit que les Français continuent le plus à fréquenter pour leur achat ; viennent ensuite les grandes surfaces (45%) et les réseaux de boulangeries (25%).
Les consommateurs favorisent un lieu proche de chez soi par facilité (un critère d’achat devenu plus important que la qualité, qui passe de 73% en 2015, à 63% en 2021), et en solidarité avec les petits commerçants, surtout depuis le Covid. Avec la pandémie, la consommation de pain a diminué (moins de snacking, de consommation de sandwichs), notamment à cause de la fermeture des restaurants et, plus marginalement, de la mode du « fait-maison ». Aussi, pour répondre à une clientèle plus jeune, les boulangeries innovent, avec le click & collect et la livraison à domicile.
La tendance anti-gaspi s’accélère et les réseaux de boulangeries y répondent : vente en lots, pain de la veille moins cher, baguettes « solidaires » (à déposer ou à récupérer) … Les Français sont d’ailleurs 52% à toujours avoir du pain au congélateur !
Et dans le monde ?
Le pain français est donc une pierre angulaire de notre culture gastronomique. C’est donc avec désolation que les expatriés français déplorent pour la plupart son absence dans leur pays d’accueil. Ils y sont, d’ailleurs, souvent soutenus par d’autres nationalités qui n’hésitent pas à montrer, eux aussi, de l’intérêt pour ce produit culturel. Car le pain français jouit d’une bonne notoriété à l’étranger.
Ainsi à l’instar des Français, les ressortissants de plusieurs autres pays saluent le goût et la texture du pain français. Convaincus que les baguettes françaises peuvent conquérir le monde, ils n’hésitent pas à se déplacer en France pour apprendre à les confectionner. Cette tendance prend tout son sens, lorsqu’on se réfère aux statistiques de l’Institut national de la boulangerie-pâtisserie de Rouen.
Reconnu pour la qualité de son enseignement, ce centre affirme que près de 15 % de ses étudiants inscrits en CAP sont d’origines étrangères (américaine, grecque, coréenne…). Parmi eux, certains ont déjà eu la chance de recevoir des propositions dans leurs pays d’origine. Cela n’est qu’une preuve palpable du statut privilégié qu’on accorde au savoir-faire français dans le monde. Pour la plupart des boulangers français, l’aventure internationale est une alternative tout à fait intéressante.
Car réussir à obtenir une mie bien alvéolée et une croûte croustillante, avec les quatre seuls ingrédients que sont la farine, l’eau, le sel et la levure, c’est le savoir-faire des boulangers français.
Mais outre les secrets de fabrication, le terroir compte également. Les blés produits en France permettent à la pâte de pousser correctement alors que le blé canadien, par exemple, est trop riche en protéines. D’ailleurs certains boulangers français expatriés n’hésitent pas à importer de la farine française pour retrouver un produit de qualité à la fin du processus de fabrication.
Si les gouvernements tentent d’imposer une nouvelle mobilité, moins axée sur la voiture individuelle, le permis de conduite reste un outil d’intégration dans certains pays et même dans certaines régions de France lors du retour dans l’hexagone. Que vous ayez un permis français obtenu avant votre expatriation, un permis local ou international, on fait le point pour les Français de l’étranger sur les législations.
La reconnaissance du permis français
On commence cet article par la situation la plus courante, l’expatrié(e) qui arrive dans un nouveau pays. Comme souvent, il faut distinguer l’Union européenne du reste du monde.
Je réside dans l’UE
Au sein de l’Union européenne, la règle est simple, vous ne pouvez posséder qu’un seul permis de conduire européen à la fois. Si vous vous installez dans un autre pays de l’UE, vous ne devrez en principe pas échanger votre permis, mais vous pouvez le faire si vous le souhaitez.
Ainsi avant d’échanger votre permis, l’administration contactera les autorités de votre précédent pays de résidence afin de vérifier que votre permis n’a pas fait l’objet d’une mesure de restriction, de suspension ou de retrait du droit de conduire. Si vous échangez un ancien permis, vous recevrez en échange le nouveau modèle standard (carte plastifiée avec photo au format carte de crédit, disponible depuis 2013).
Mais dans certains, le changement de permis au profit de l’État de résidence peut être obligatoire. C’est le cas si :
Si votre permis est perdu, volé ou endommagé ;
Après 2 ans passés dans votre pays de résidence habituelle et si vous possédez un permis valable à vie (uniquement si les autorités nationales de votre pays de résidence l’exigent) ;
Si vous avez commis une infraction routière dans votre pays de résidence.
Je réside hors de l’UE
En dehors de l’espace européen, votre permis n’est pas reconnu, vous devez posséder le permis de conduire de votre pays de résidence. Votre permis national peut être reconnu temporairement (généralement de 3 mois à un an) s’il est accompagné d’un permis de conduire international. C’est une traduction qui n’a de valeur qu’avec votre permis français, vous devez donc circuler avec les deux documents. Le plus simple est de demander un permis international avant votre expatriation, c’est gratuit !
Permis de conduire et expatriation
Au-delà de ce délai, il vous faudra un permis de conduire local. Pour simplifier la mobilité des personnes, les États ont signé des accords qui facilitent l’échange des permis de conduire des résidents étrangers. Si votre nouveau pays de résidence fait partie des Etats cosignataires, votre permis français sera échangé contre un permis local. Dans le cas contraire, vous devrez passer par le permis international voir tout simplement vous soumettre aux examens prévus par la législation de votre pays de résidence.
Pour connaître les conditions et les démarches à suivre pour échanger votre permis, adressez-vous aux autorités locales compétentes (préfecture, ambassade…). Il vous sera généralement demandé de fournir des documents tels que la traduction officielle de votre permis, un certificat médical attestant de votre aptitude à conduire ou encore un justificatif de résidence dans le pays d’accueil.
Notez que l’échange du permis peut entraîner la restitution de votre permis national, c’est-à-dire que vous devrez le rendre et ne pourrez plus l’utiliser en France. Pensez donc à vérifier si cette mesure s’applique à votre situation avant d’entamer les démarches.
Le permis international
Tout d’abord, il est important de biensavoir ce qu’est un permis de conduire international. Concrètement, cela va vous permettre de pouvoir circuler dans les pays où le permis français n’est pas reconnu.
Pas d’inquiétude particulière : le permis international est valable exactement pour les mêmes catégories de véhicules qu’en France. Attention cependant, lorsque vous vous ferez contrôler, il faudra également présenter votre permis français.
Mais comment l’obtenir ? Si vous souhaitez obtenir le permis de conduire international, quelles sont donc les démarches à effectuer ? Tout d’abord, il faut bien se renseigner sur les mesures en place dans le pays en question. Car dans certains cas, comme la Chine, même le permis international n’est pas reconnu.
Si votre permis de conduire est français, la demande du permis international est entièrement gratuite. Elle peut se faire notamment en ligne sur le site de l’ANTS. Certaines pièces justificatives seront nécessaires dans votre demande. C’est le cas de votre pièce d’identité, d’un justificatif de domicile de moins de 6 mois ou de votre permis de conduire français. Il faudra ensuite envoyer par courrier, votre photo d’identité ainsi qu’une enveloppe pré-affranchie afin de recevoir le permis. Attention, il existe un certain délai avant de recevoir le fameux document. S’il peut être variable, le délai peut parfois atteindre plusieurs mois. Il est donc important d’anticiper les démarches.
Enfin, le permis de conduire international est valide pour une durée de 3 ans. De plus, il est important de bien connaître les règles en place concernant le Code de la route de chaque pays.
Permis de conduire et expatriation
Faire reconnaître un permis passé à l’étranger
Enfin, il se peut aussi que la ou le Français de l’étranger ait passé son permis dans le pays de résidence. Que se passe-t-il lors d’un séjour en France ?
Lors d’un court séjour en France (moins d’un an), le permis étranger est valable et permet aussi de conduire en France et en Europe. Mais si vous vous réinstallez définitivement alors il faudra changer votre permis, sauf si ce dernier a été passé dans un pays européen, dans ce cas, ce sont les mêmes règles que pour un permis français dans l’Union européenne.
Ainsi au retour d’une expatriation hors de l’UE et pendant laquelle un permis de conduire a été acquis, il sera possible pendant la première année de la réinstallation, de conduire avec le permis étranger une fois le délai expiré le permis français est indispensable. Selon votre situation, les démarches ne sont pas les mêmes.
Si vous avez passé le permis dans un pays avec lequel la France a un accord d’échange et de reconnaissance, il suffira de :
Solliciter l’échange dans les 12 mois de votre retour en France ;
Prouver que vous aviez votre résidence normale pendant plus de 6 mois dans le pays qui vous a délivré le permis (certificat d’inscription au Registre, quittances, factures…) ;
Enfin, si vous passé le permis dans un pays qui ne pratique pas l’échange avec la France, vous devrez repasser l’examen du permis de conduire en France, ce que vous pouvez faire, d’ailleurs, en tant que candidat libre.
Passez son permis en France en tant qu’expatrié(e)
Il est aussi possible pour les Français de l’étranger lors de leur séjour en France de passer le permis. Pour cela, il vous faudra juste avoir un mot d’un membre de votre famille indiquant vous héberger et une copie d’une facture d’énergie et la copie de sa pièce d’identité. Une fois de retour dans votre pays de résidence, selon la convention qui le lie à la France, vous pourrez le transformer en permis local ou international.
Pour le troisième hiver depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Europe n’est nullement menacée par une pénurie de gaz. Au début du mois d’octobre, les réserves étaient pleines à 94 %, au-delà de l’objectif de 90 % fixé par les États membres de l’Union européenne. Les achats massifs de gaz naturel liquéfié (GNL) représentent désormais 60 % des importations de gaz de l’Union, alors qu’en 2021, 40 % du gaz provenaient des gazoducs russes.
Malgré l’absence de pénurie, le prix du gaz reste élevé. Le prix du GNL en Asie, référence mondiale, se situe au-dessus de 13 dollars par million d’unités thermiques britanniques (mBtu), bien au-dessus de son niveau d’avant la crise de 2022. Plusieurs facteurs contribuent à cette hausse. Un hiver froid est redouté, au vu des tendances de température dans l’hémisphère Nord depuis la fin du mois d’août. Un hiver « normal » serait très froid par rapport aux normes récentes. Une saison glaciale obligerait l’Europe à recourir à ses centrales électriques au gaz, augmentant ainsi la consommation de ce dernier. En outre, des températures froides sont souvent synonymes d’absence de vent, ce qui limiterait la production d’électricité par les éoliennes.
Le prix du gaz reste élevé
En Asie du Nord-Est, l’hiver pourrait également être plus rigoureux en raison de la fin du phénomène El Niño. Une saison extrême, comme celle de 2021, où Pékin avait enregistré des températures de – 20°C en janvier, son mois le plus froid depuis 50 ans, reste possible. Une vague de froid importante en Europe et en Asie pourrait créer une demande supplémentaire de gaz de 21 milliards de mètres cubes (mmc) et 15 mmc respectivement, soit une augmentation de 4 à 8 % des importations de ces régions l’année dernière. La demande de GNL pourrait croître de 26 millions de tonnes supplémentaires, soit l’équivalent de 7 % des volumes échangés à l’échelle mondiale en 2023.
La deuxième source d’inquiétude réside dans la possibilité que les importations européennes de gaz par gazoduc diminuent encore. Un accord de cinq ans, qui expire en décembre, permet à la Russie de continuer à acheminer du gaz via l’Ukraine vers l’Europe centrale. Bien que ces flux aient été réduits de plus de moitié depuis 2021, ils représentaient encore 15 mmc l’année dernière. L’Ukraine a déjà annoncé qu’elle ne renouvellerait pas cet accord.
Le passe-passe de l’Azerbaïdjan
L’Union européenne et l’Ukraine travaillent sur des solutions alternatives. L’une des options les plus réalistes serait un échange avec l’Azerbaïdjan, dans lequel le gaz russe transitant par l’Ukraine serait rebaptisé « azerbaïdjanais », tandis qu’une partie du gaz azerbaïdjanais deviendrait russe. Cependant, ce scénario ne résoudrait pas entièrement le problème car l’Europe recevrait autant de gaz via l’Ukraine qu’auparavant, mais moins de l’Azerbaïdjan. De plus, la Russie devrait accepter de vendre son gaz à bas prix à l’Azerbaïdjan, où l’énergie est bon marché.
@adobestock
Si la Russie décidait d’arrêter complètement ses livraisons, la France, par exemple, verrait un cinquième de sa consommation de gaz d’origine russe affecté.
Les conditions météorologiques et la géopolitique continuent de favoriser la demande en GNL, mais des goulots d’étranglement apparaissent. La Russie ne peut guère augmenter sa production. Le terminal Arctic LNG 2, qui devait initialement exporter jusqu’à 13 millions de tonnes par an (mtpa) de GNL d’ici l’année prochaine – soit l’équivalent de 18 mmc de gaz une fois liquéfié – est retardé en raison des sanctions américaines visant toutes les entreprises participant à sa construction, ainsi que tout navire susceptible d’y accoster. Un projet visant à faire de l’Égypte un fournisseur fiable de GNL pour l’Europe n’a pas abouti, en raison de la baisse de la production de gaz dans ce pays. Les États-Unis, qui avaient comblé en partie le manque causé par l’absence du gaz russe en 2022 et 2023, sont désormais moins disposés à approvisionner l’Europe. Joe Biden a décrété un moratoire sur les projets de terminaux de liquéfaction, et la faillite du principal entrepreneur du projet Golden Pass au Texas, l’un des deux grands terminaux censés entrer en service l’an prochain, pourrait retarder leur mise en service de six mois ou plus.
Des goulots d’étranglement
L’Europe pourrait être mise sous pression dès le mois de décembre si l’hiver est rigoureux et si les exportations russes cessent. Les réserves de gaz permettraient de tenir jusqu’en février, mais les prix du gaz monteraient en flèche. Contrairement à 2022, l’Union européenne pourra toutefois compter sur les centrales nucléaires françaises et les barrages hydroélectriques, qui ont bénéficié des pluies automnales abondantes. Compte tenu du contexte climatique et géopolitique, Anne-Sophie Corbeau, de l’université de Columbia, estime que le prix du gaz pourrait facilement atteindre 16 dollars par mBtu au début de l’année prochaine.
Les pays asiatiques, et notamment la Chine, seraient relativement protégés, car ils achètent une grande partie de leur GNL dans le cadre de contrats à long terme indexés sur le prix du pétrole. En revanche, la quasi-totalité des achats européens se fait sur le marché spot ou est indexée sur les prix spot. Cela rend l’Europe plus vulnérable que l’Asie, d’autant plus qu’elle ne dispose plus, ou presque plus, de centrales au charbon.
Lors d’un sommet européen qui se tiendra à Bruxelles jeudi et vendredi (17 et 18 octobre), les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne (UE) devraient débattre de l’accélération de la mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile adopté plus tôt cette année.
Un projet de conclusions du sommet du Conseil européen de cette semaine rédigé par l’Allemagne et consulté par Euractiv appelle à une « mise en œuvre accélérée » de certaines parties du Pacte sur la migration et l’asile adopté par l’UE en mai.
La proposition allemande — qui a peu de chances d’être acceptée dans sa forme actuelle — souligne également la nécessité d’améliorer l’application des règles actuelles qui exigent que les demandes d’asile soient traitées par l’État membre de première arrivée des exilés.
L’Allemagne, l’Espagne et la France ont toutes trois demandé publiquement une mise en œuvre anticipée d’au moins certaines parties du pacte, qui doit entrer pleinement en vigueur en 2026.
Les conclusions proposées par l’Allemagne prévoient que le Conseil demande à la Commission européenne de soumettre des propositions juridiques pour avancer la mise en œuvre des « éléments clés du pacte, notamment les procédures aux frontières, les règles révisées sur les transferts [des demandeurs d’asile] au titre de [la procédure de] Dublin et l’enregistrement [des empreintes digitales des exilés dans le système] Eurodac ».
Le projet de texte souligne également « la nécessité d’améliorer la mise en œuvre globale des transferts au titre du règlement Dublin III ».
Des diplomates de plusieurs États membres de l’UE ont indiqué à Euractiv qu’il y avait un soutien croissant pour une mise en œuvre plus rapide de certaines parties du Pacte sur les migrations.
Cependant, pour être adoptées, les conclusions du Conseil européen nécessitent le soutien unanime de tous les dirigeants de l’UE, et les projets de révision des conclusions de la Pologne — également consultés par Euractiv — supprimeraient toutes les références à la migration, les remplaçant par une déclaration passe-partout selon laquelle les dirigeants ont discuté de la question.
Les États membres de l’UE sur la voie d’une « collision inutile »
Certains États membres du sud de l’UE se montrent également hésitants face à la proposition allemande d’améliorer la mise en œuvre de l’actuel système Dublin III, qui fait peser un lourd fardeau sur les États membres méditerranéens.
La ministre allemande de l’Intérieur a récemment insisté sur le fait que le système actuel ne fonctionnait pas en Italie et en Grèce.
« Il fonctionne avec la majorité des États membres de l’Union européenne », a indiqué Nancy Faeser aux journalistes à Luxembourg le 10 octobre. « Il ne fonctionne pas bien avec l’Italie et la Grèce. »
Un diplomate de l’UE représentant l’un des États membres du sud a indiqué à Euractiv qu’inclure la mention de Dublin III dans les conclusions du sommet entraînerait les États membres sur une « trajectoire de collision inutile ».
« Lors de ce sommet, la plupart des États membres du sud veulent avoir une discussion globale et détaillée sur l’état des lieux en matière de migration », a déclaré le diplomate qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat. « Nous devons d’abord comprendre la position de chacun, avec sincérité et transparence », a-t-il ajouté.
Mais la demande allemande d’une déclaration formelle de l’UE sur l’application du règlement de Dublin devrait attendre le prochain sommet du Conseil européen en décembre, lorsque « nous pourrons entrer dans des détails plus concrets et les mettre sur papier », a ajouté le diplomate.
Le 9 septembre dernier, Nancy Faeser a annoncé que l’Allemagne réintroduirait des contrôles à toutes ses frontières. Le même mois, le ministère de l’Intérieur du pays a expliqué à Euractiv qu’il discutait avec la Commission européenne et d’autres États membres de la relocalisation des demandeurs d’asile dans les pays de première arrivée sur le territoire de l’UE, qui sont responsables des demandes en vertu du règlement de Dublin.
« Responsabilité » et « solidarité »
Un diplomate d’un autre État membre a déclaré que la proposition allemande pourrait être plus acceptable si elle incluait une référence à un « équilibre » entre « responsabilité » et « solidarité ».
Le Pacte sur la migration et l’asile révisera le règlement de Dublin afin d’obliger les gouvernements européens à aider les États membres qui sont submergés par le nombre de demandeurs d’asile, soit en acceptant eux-mêmes certaines de ces personnes, soit en leur apportant une aide financière.
Actuellement, dans le règlement de Dublin, ce « mécanisme de solidarité » repose sur une base volontaire. La Hongrie et la Pologne se sont opposées à la disposition du pacte visant à le rendre obligatoire lorsque les ministres de l’UE ont approuvé la législation en mai.
La Pologne fait face à une certaine pression migratoire. En effet, le pays a accueilli des millions de réfugiés fuyant la guerre en Ukraine et est également confronté à des afflux d’exilés clandestins en provenance de Biélorussie, Prague accusant Minsk d’utiliser l’immigration comme une forme de guerre hybride.
Samedi 12 octobre, le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé une « suspension territoriale temporaire du droit d’asile » dans le pays. Une décision qui ne concerne pas les Ukrainiens, qui ont le droit de rester dans l’UE en vertu de la directive sur la protection temporaire activée en mars 2022.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 16 octobre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Les FLAM des associations à connaître – AFE : les expatriés taxés où qu’ils soient ? – Kylian Mbappé accusé de viol en Suède
Apprendre le français sans aller à l’école française
C’est une question que se posent de nombreuses familles qui n’ont pas la possibilité de mettre leur enfant dans une école française. Pour y répondre, des parents se sont organisés en créant des associations pour qu’à faible coût ou gratuitement, il soit possible pour les jeunes Français nés à l’étranger de maîtriser leur langue. Le week-end dernier, pour la première fois, la fédération FLAM Monde a décidé d’organiser une rencontre mondiale. Pendant trois jours, plus de 80 associations étaient réunies, issues de 26 pays différents, pour un réseau qui compte 140 associations, présentes dans 35 pays. Un événement labellisé dans le cadre de “Refaire le monde”, le festival de la francophonie.
Imposition au passeport ?
Au cours de l’été, la question des Français de l’étranger était revenue à la une des médias via la proposition de Lucie Castets, alors pressentie pour le poste de Premier Ministre, par le Nouveau Front Populaire (NPF), de taxer les expatriés via un impôt sur la nationalité. Laurence Helaili-Chapuis, représentant les Français d’Europe du Nord et membre du groupe « Les indépendants » a pu interroger directement Sophie Primas sur ce point. « La question de la double imposition voulue par le NFP a suscité des inquiétudes parmi les Français de l’étranger ». La réponse de Sophie Primas a rassuré les élus, car celle-ci a déclaré que « ce n’est pas prévu par le nouveau gouvernement. »
La justice suédoise ouvre une enquête contre Kylian Mbappé
Tout est parti d’un premier article publié sur le site du journal suédois Aftonbladet. Le quotidien nous informait lundi après-midi de l’ouverture d’une enquête (confirmée depuis par la justice suédoise dans un communiqué) pour un viol présumé qui aurait eu lieu dans l’hôtel où Kylian Mbappé et plusieurs de ses proches, dont son ancien coéquipier au PSG, le défenseur Nordi Mukiele, ont séjourné la semaine passée, à Stockholm. Le quotidien y évoque un signalement à la police effectué par une jeune femme le 12 octobre mais ne mentionne aucun suspect. « La police s’est saisie de la plainte samedi après que la femme s’est fait soigner », ajoute Aftonbladet. La connexion établie avec l’attaquant du Real Madrid ne tient alors qu’à sa présence dans ce même hôtel le jour de l’agression présumée. Interrogés par Aftonbladet, ni le procureur chargé de l’enquête, ni l’entourage de la victime présumée n’ont souhaité faire de commentaire concernant une éventuelle implication de la superstar.
C’est ainsi qu’on conclut le flash quotidien des expatriés de ce mercredi 16 octobre 2024. Bonne journée à toutes et à tous où que vous soyez !
Une Réunionnaise entreprenante, une globe-trotteuse spécialiste de l’expatriation multiple. Voilà qui pourrait résumer le parcours à l’étranger d’Aurélie Barrial qui a grandi à la Réunion d’où sa famille paternelle est originaire avant que cette insulaire n’ait l’idée de créer le Bottin mondial. C’est grâce à une liste impressionnante d’expatriations réussies, de Madagascar, à l’Afrique du Sud, de l’Italie à la Pologne ou au Brésil, qu’elle a accumulé de l’expérience et des idées et identifié le besoin de référencement des expatriés sur internet, qu’ils viennent du milieu de l’entreprise, du monde associatif ou du monde des arts.
Le Bottin mondial, un référencement efficace et peu coûteux pour les expatriés.
Le Bottin mondial qu’elle a lancé depuis Atlanta, son lieu de résidence familial, fonctionne sur le principe des pages jaunes en France, et veut référencer en un seul point les sociétés et professionnels français qui exercent leurs activités à l’étranger.
Le site existe depuis mai 2024, 67 entreprises et associations y figurent déjà. Plus de 100 interviews et articles de professionnels de secteurs aussi variés que disparates y sont mis en avant sur la page parcours. D’une sculptrice en Papouasie Nouvelle-Guinée à un boulanger en Californie, en passant par une société d’audiovisuel au Canada, pour ne citer qu’eux.
Le fonctionnement du site se veut abordable et efficace : Les professionnels ont un compte sur le site moyennant un abonnement annuel de 12$ (USD). Ce compte est accessible sans limite et peut ainsi refléter les évolutions de chaque entreprise grâce à des mises à jour. L’accès est 100% libre pour les visiteurs.
La fondatrice du Bottin a bien voulu répondre à nos questions.
Aurélie Barrial : Je suis insulaire et réunionnaise, ce qui offre une grande sécurité affective, tout en forgeant des ailes pour découvrir le vaste monde. Une fois mon bac en poche j’ai suivi des études de commerce à Paris. J’y ai rencontré mon futur mari que je me suis empressée d’emmener sur mon île pour qu’il comprenne mieux ma personnalité. Nous y avons passé quatre ans avant de partir pour d’autres horizons successifs. Nous avons d’abord vécu 3 ans à Madagascar, Et c’est lors de cette première expatriation qu’une petite graine de mon futur projet a germé. Je me suis rendu compte que c’était compliqué de trouver les coordonnées de certains professionnels français. Autre temps, autre époque, où la téléphonie cellulaire démarrait juste.
Ensuite nous avons vécu en Afrique du Sud, en Italie, en Pologne et au Brésil. Depuis 9 ans nous prenons racine à Atlanta en Géorgie avec nos deux fils.
Aurélie Barrial
LFP : Aurélie, vous avez créé avec succès Le Bottin Mondial qui permet aux expatriés, qu’ils viennent du milieu de l’entreprise, du monde associatif ou de l’univers des arts, d’être référencés sur un site internet. Comment vous est venue l’idée de ce bottin ?
Aurélie Barrial : « Tout a commencé par des observations : je voyais beaucoup de gens poser des questions sur plein de pages de réseaux sociaux différentes pour trouver des professionnels de secteurs variés. Je me disais que ces personnes étaient tributaires de qui avait vu l’information, de qui avait la réponse et de qui prenait le temps de répondre. Et à l’autre bout, le professionnel en question n’avait peut-être pas ses clients sur ces pages. Je trouvais qu’il y avait beaucoup de perte d’information de chaque côté. Du coup, j’ai cherché si un site, gratuit pour les visiteurs, existait pour le monde des expatriés, au même titre que les pages jaunes en France. Ce que j’ai trouvé ce sont des annuaires papier (j’admire le travail que les créateurs ont pu faire à l’époque ! ), ou des annuaires « fermés » c’est-à-dire accessibles seulement aux membres de clubs, associations etc.
J’ai donc réfléchi à un site qui serait gratuit pour les visiteurs et où seuls les professionnels auraient un compte pour un abonnement annuel le plus réduit possible, soit 12 $ (USD). D’abord parce que je voulais que tous les professionnels se sentent inclus dans mon projet, et d’autre part parce qu’en ayant un compte, ils pourraient actualiser leurs informations en permanence. Quant au nom de mon site, il m’est venu un matin au réveil, comme une évidence : Le Bottin Mondial, c’est facile à retenir, ça explique ce que c’est et ça apporte un petit côté vintage amusant. »
France et Bastien Bastinelli avec la fondatrice Aurélie Barrial
LFP : Il y a une petite centaine d’entreprises et associations référencées. Comment prospectez-vous et quels sont les principaux pays référencés ?
Aurélie Barrial : « Pour ne pas que mon site soit une coquille vide au départ, j’ai proposé depuis mi-janvier à des professionnels, que je connaissais, de rédiger leurs parcours. De fil en aiguille, ils m’ont mise en contact avec d’autres personnes, exactement comme vous avec cette interview ! Je viens juste de boucler ma 118ème interview ! La plupart des professionnels sont basés aux Etats-Unis (logique puisque c’est la deuxième destination des expatriés français après la Suisse). Et j’ai des contacts qui se multiplient dans les autres pays.
LFP : Quels sont vos objectifs à plus long terme ?
Aurélie Barrial : À l’heure actuelle, mon défi est de faire adhérer à l’annuaire un nombre minimum de professionnels. J’ai fixé ce seuil à 2,500. À partir de là, je peux commencer à acheter des espaces publicitaires pour faire connaître le Bottin Mondial au public. Ensuite, je voudrais garder l’abonnement au même prix et développer des services complémentaires : annonces, interviews payantes, sponsorship.