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  • Voyager en France : les mesures barrières, les bons gestes à respecter

    Voyager en France : les mesures barrières, les bons gestes à respecter

    Alors que l’OMS a relevé ce vendredi à son degré maximum le niveau de la menace liée au Covid-19 dans le monde, en le portant à « très élevé », le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé l’importance des « mesures-barrière » pour éviter la propagation du virus. Se laver les mains, éviter de se toucher le visage, contacter le SAMU en cas de symptômes… Vous allez voyager en France, Lesfrancais.press font le point sur les mesures et les bons gestes à adopter une fois de retour au pays en pleine crise du Coronavirus… La meilleure des mesures étant de décaler votre voyage si vous le pouvez.

    Lorsque l’on vient d’une zone à risque

    Sur tout le territoire, les personnes confinées après s’être rendues dans des zones considérées comme « à risque », notamment la Chine et le Nord de l’Italie, ne sont plus invitées à rester chez elles en raison de la propagation effective de l’infection en divers points du territoire. Cette levée de recommandation vaut aussi pour les enfants qui ne devaient plus aller à l’école pendant 14 jours. l’Education Nationale vient d’indiquer, ce dimanche 01 mars, que la mesure indiquée sur son feuillet (à droite) concernant l’interdiction de se rendre en cours a été levée. En revanche, comme le rappelle le ministère de la Santé, toute personne revenant de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, d’Iran, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie, doit s’astreindre à respecter quelques consignes

    Se laver les mains régulièrement bien sûr, mais aussi surveiller sa température deux fois par jour, porter un masque chirurgical en présence de son entourage et en dehors du domicile, réduire ses activités non indispensables (cinéma, restaurant, soirées etc.) et éviter de fréquenter des personnes fragiles (au sein des hôpitaux, des maternités, des établissements d’hébergement pour personnes âgées etc.)

    En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, il est important d’appeler le 15 ou un médecin sans tarder. Ce dernier pourra rapidement orienter la personne malade vers l’établissement de santé le plus adapté.

    Sur place, éviter la poignée de mains et de faire la bise

    En attendant d’éventuelles mesures, Olivier Véran, lui-même médecin, a rappelé l’importance des petits gestes qui font une grande protection.

    Je recommande désormais, et pour une période qui reste à déterminer, d’éviter la poignée de mains, a-t-il dit, en indiquant que le contact des mains était un important vecteur de contamination.

    Mais éviter la poignée de mains  ou de « se faire la bise » ne sont pas les seuls moyens pour limiter la propagation de l’épidémie : sur leurs sites internet, l’Organisation mondiale de la Santé et le ministère de la Santé recommandent en effet plusieurs manières de se protéger. On fait le point.

    Des gestes simples pour limiter la propagation

    Première recommandation essentielle : se laver fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Cela permet de tuer le virus s’il est présent sur les mains. Il est également important d’éviter au maximum de se toucher les yeux, le nez et la bouche, le virus pouvant pénétrer dans l’organisme via un simple contact des mains.

    Par ailleurs, il est important de se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en cas d’éternuement. Sans mouchoir, utiliser le pli de son coude s’avère la meilleure option. D’une manière générale, il faut veiller à respecter les règles d’hygiène respiratoire. Ainsi, après usage, il faut immédiatement jeter son mouchoir dans une poubelle fermée.

    Pour les personnes qui ne se sentent pas bien, il est important de rester chez soi. En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, il ne faut surtout pas se rendre directement chez le médecin ou aux urgences, au risque sinon de contaminer d’autres personnes. Contacter le SAMU (15) est une des consignes principales du ministère de la Santé.

    Les événements rassemblant plus de 5.000 personnes en milieu confiné annulés

    Tous les « rassemblements de plus de 5.000 personnes » en milieu fermé et certains événements en extérieur, comme le semi-marathon de Paris dimanche, seront désormais annulés. Ces mesures conduisent aussi à annuler la dernière journée du Salon de l’agriculture dimanche à Paris, a indiqué Olivier Véran, précisant que 16 nouveaux cas avaient été confirmés dans le pays par rapport à vendredi soir, soit 73 au total depuis fin janvier. Parmi les événements annulés cités « à titre d’exemple » par le ministre, figurent aussi « le carnaval d’Annecy du 6 au 8 mars » et le salon immobilier Mipim de Cannes, dont les organisateurs avaient annoncé un peu plus tôt qu’il serait décalé à juin. Nous vous invitons à bien vérifier, si vous vous déplacez pour des raisons professionnelles, vérifiez bien que l’évènement est maintenu.

    « Les préfets recevront des indications pour annuler les rassemblements en milieu ouvert quand ils conduisent à des mélanges avec des populations issues de zones où le virus circule visiblement », a ajouté le ministre. « À ce stade », les élections municipales sont maintenues.

    Des mesures particulières pour les « clusters »

    Les mesures sont plus strictes dans les « clusters » que sont cinq communes de l’Oise (Creil, Crépy-en-Valoise, Vamoise, Lamorlaye et Lagny-le-Sec) et la commune de La Balme, en Haute-Savoie. Le gouvernement recommande aux habitants de ces zones « de limiter leurs déplacements ». « Ils peuvent se déplacer pour se nourrir, pour faire leurs courses, mais ne doivent pas se rendre à des rassemblements et doivent renoncer à leurs déplacements quand ils sont inutiles et si possible recourir au télétravail », a indiqué Olivier Véran.

    Dans ces zones, les rassemblements collectifs sont interdits « jusqu’à nouvel ordre ». Les écoles qui comptent des cas resteront fermées lundi, selon le ministre de la Santé.

  • La réforme de retraite adoptée sans débat au Parlement sauf motion de censure

    La réforme de retraite adoptée sans débat au Parlement sauf motion de censure

    Un nouveau système de retraite « universel » et par points, avec un « âge d’équilibre » très controversé: voici les principaux points de la réforme, dans la version modifiée sur laquelle le gouvernement a engagé le 49.3.

  • Cesar 2020 : « Atchoum n’est pas assez grand pour faire de l’ombre au cinéma français »

    Une Foresti (d)étonnante

    On attendait de pied ferme la prestation de Florence Foresti en tant que maîtresse de cérémonie des César 2020. Et en pleine polémique autour de Roman Polanski, l’humoriste a surpris tout le monde ce vendredi 28 février en multipliant les allusions au réalisateur accusé d’agressions sexuelles.

    Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir les premières références de Florence Foresti à l’affaire. Dans une vidéo introductive mettant en scène ses répétitions de discours avant le grand jour dans un personnage de “Joker”, elle n’y va pas de main morte.

    “Bonsoir, bienvenue à la cérémonie des taulards!… Euh des César. Il parait qu’il y a des gros prédateurs… Euh producteurs dans la salle. Ça tombe bien, je suis bien équipée… pour signer les gros contrats ! Pour le photocall vous ferez attention à poser de face mais aussi de profil, ça peut toujours servir.”

    L’ombre Polanski

    Une séquence humoristique qui donne le ton de la soirée. Quelques instants plus tard sur scène, Florence Foresti poursuit avec des allusions aux scandales d’agressions sexuelles dans le cinéma et notamment l’affaire Weinstein, reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol le 24 février dernier.

    Et pour éviter tout malaise au sujet du film “J’Accuse”, elle a très vite crevé l’abcès, détendant l’atmosphère dans les estrades de la salle Pleyel.

    “De toute façon pour qu’on soit totalement tranquille, il faut le dire, il faut qu’on règle un dossier sinon on va avoir un souci pendant la cérémonie. Il y a douze moments où on va avoir un souci. Il faut qu’on règle le problème sinon ça va nous pourrir la soirée. Qu’est-ce qu’on fait avec Roro? Qu’est ce qu’on fait avec Popol? Ne faites pas comme lui, ne faites pas les innocents vous savez très bien de qui je parle. Qu’est-ce qu’on fait avec Atchoum?

    43 ans après les faits je ne vais pas régler les problèmes comme ça. À l’époque j’ai trois ans (…) lui il est au Hollywood en train d’essayer de faire rentrer… dans les… sauf qu’il y arrive et je devrais devenir juge d’application des peines du cinéma? Je suis désolée, je ne suis pas la Greta Thunberg du cinéma français. How dare you?”

    “J’ai décidé qu’Atchoum n’était pas assez grand pour faire de l’ombre au cinéma français et au reste de la sélection”

    La cérémonie trois heures de la cérémonie fût cependant terne et interminable, enchainant les malaises pour atteindre son comble lorsque les réalisatrices Claire Denis et Emmanuelle Bercot doivent annoncer que le César du meilleur réalisateur revient à Roman Polanski pour son film « J’accuse ». Immédiatement, ses principales opposantes, l’actrice Adèle Haenel et la réalisatrice Céline Sciamma quittent la salle, outrées, suivies par d’autres invités.

    Au total, « J’accuse » récolte 3 César avec celui des meilleurs costumes, et celui de la meilleure adaptation pour Polanski et le romancier Robert Harris. Des trophées annoncés du bout des lèvres par des remettants embarrassés.

    Les Misérables le grand gagnant

    Meilleur Film, Meilleur Espoir masculin, Meilleur Montage et César du Public… Les Misérables de Ladj Ly s’impose comme le grand gagnant à l’issue d’une cérémonie également marquée par le triomphe silencieux (à l’exception notable des sièges claqués à l’annonce du César du Meilleur Réalisateur) de Roman Polanski, récompensé par deux fois à titre personnel (il partage le César de la Meilleure Adaptation avec Robert Harris).

    Cette 45ème édition voit aussi la consécration de Nicolas Bedos comme réalisateur. Son film, La Belle époque, repart de la salle Playel (qui accueillait pour la 4ème année les César) avec 3 Prix, dont le César de la Meilleure Actrice décernée à Fanny Ardant (le 2ème de sa carrière).

    De ce palmarès émerge la pépite Papicha qui, repérée au Festival de Cannes 2019, n’a fait que monter en puissance pour finir par décrocher 2 César majeurs (Meilleur Premier Film, Meilleur Espoir féminin pour Lyna Khoudri).

    Le palmarès complet :

    Meilleur film :

    «Les Misérables» de Ladj Ly reçoit le César du meilleur film

    Meilleure réalisation :

    Roman Polanski pour «J’accuse»

    Meilleur acteur :

    Roschdy Zem pour son rôle dans «Roubaix, une lumière»

    Meilleure actrice :

    Anaïs Demoustier pour son rôle dans dans «Alice et le maire»

    Meilleur second rôle féminin :

    Fanny Ardant pour le rôle de Marianne dans « La Belle Epoque »

    Meilleur espoir féminin :

    Lyna Khoudri pour le rôle de Nedjma ’Papicha’ dans « Papicha »

    Meilleur espoir masculin :

    Alexis Manenti pour le rôle de Chris dans « Les Misérables »

    Meilleur scénario original :

    Nicolas Bedos pour « La Belle Epoque »

    Meilleur film étranger :

    « Parasite » de Bong Joon-ho (Corée du Sud)

    Meilleure adaptation :

    Roman Polanski et Robert Harris pour « J’accuse », d’après le roman « D. » de Robert Harris

    Meilleur premier film :

    « Papicha » de Mounia Meddour

    César du public :

    « Les Misérables » de Ladj Ly

    Meilleur court-métrage :

    « Pile Poil » de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller

    Meilleur court métrage d’animation :

    « La nuit des sacs plastiques » de Gabriel Harel

    Meilleurs décors

    Stéphane Rozenbaum pour « La Belle Epoque »

    Meilleurs costumes :

    Pascaline Chavanne pour « J’accuse »

    Meilleur montage :

    Flora Volpelière pour « Les Misérables »

    Meilleur son :

    Nicolas Cantin, Thomas Desjonquères, Raphaëll Mouterde, Olivier Goinard, Randy Thom pour « Le Chant du loup »

    Meilleure photographie :

    Claire Mathon pour « Portrait de la jeune fille en feu »

    Cela suffira-t-il à éteindre les polémiques engendrées par le Palmarès 2020 ?

  • Stade 2 de l’épidémie au Covid-19 en France

    Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé vendredi soir le relèvement du niveau d’alerte, au « stade 2 », face au coronavirus Covid-19. Quelles conséquences ?

     

    « Une nouvelle étape est franchie. » Olivier Véran, Ministre de la Santé

    Vendredi, lors d’un déplacement à Crépy-en-Valois (Oise), où enseignait le premier Français décédé des suites de l’infection, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que la France, où 57 personnes ont été diagnostiquée depuis fin janvier, relevait son niveau d’alerte pour passer au « stade 2 ».

    « Le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion », a indiqué le ministre. « En situation épidémique, vous protéger c’est protéger aussi les autres et ce sont les petits gestes qui font une grande protection », a-t-il ajouté, recommandant désormais « d’éviter la poignée de mains » lorsqu’on salue une personne.

    « Décisions fortes »

    Jeudi, le Premier ministre Edouard Philippe avait décrit les trois niveaux d’alerte identifiés, selon la même nomenclature que celle qui avait prévalu en 2011, après l’épisode de la grippe H1N1, et décrit par cette note du ministère de la Santé.
    Le stade 1 correspondait à un moment où « le virus n’est pas en circulation générale », et où « tout est mis en oeuvre pour le bloquer et traiter très vite les cas isolés ». Le stade 2, dans lequel la France est entrée vendredi soir, part du constat que « le virus touche des grappes de cas, des clusters », comme cela s’est produit dans le nord de l’Italie. Il faut alors « les isoler et prendre des décisions fortes » pour « retarder ou éviter la propagation ». « Le passage d’un stade à l’autre ne doit pas inquiéter », avait insisté le Premier ministre.L’objectif de ce stade 2 est de ralentir l’épidémie afin de permettre au dispositif sanitaire de se mettre en ordre de marche. Il peut induire des fermetures d’écoles, de crèches, ou des limitations de visites dans les structures d’accueil des personnes âgées ou des enfants. Il consiste également à « économiser les personnels et les moyens, afin de conserver un potentiel pour l’étape très exigeante de la vague pandémique », qui correspond au stade 3. Le stade 2 peut enfin se traduire par des mesures de limitation des déplacements « non essentiels », la suspension éventuelle de certains transports en commun, ou des restrictions sur les grands rassemblements et activités collectives. Enfin, de façon générale, les autorités peuvent appeler à « la mise en oeuvre de mesures de distance de protection sanitaire » entre les personnes.

    Quid du stade 3 ?

    Le stade 3 correspondrait à l’épidémie proprement dite, « lorsque le virus circule largement dans le pays », a énoncé jeudi Edouard Philippe. « Dans ce cas, des décisions plus lourdes pour le quotidien peuvent être prises ». Il s’agirait alors de limiter les effets de la « vague pandémique ».Des mesures complémentaires peuvent alors être prises pour limiter drastiquement les déplacements des personnes, tout en organisant le maintien « des missions des services essentiels et des secteurs d’activité d’importance vitale ».
  • Le coronavirus ralentit en Chine… point sur la pandémie !

    Alors que le nombre de contaminés quotidien diminue en Chine, il explose dans le monde. Hors Chine, le pays le plus touché est la Corée du Sud, avec plus de 2000 personnes infectées par le Covid-19.

  • Etablissements scolaires : le point sur les fermetures et les mesures de confinement liées au Covid-19

    L’AEFE, l’organisme lié à l’Education Nationale, qui gère un grand nombre d’établissements scolaires à l’étranger à décider d’appliquer les mesures prises en France.

    Simple bon sens pour protéger les enfants, cette décision aura tout de même des conséquences pour les parents qui devront assurer la garde en sus de la charge émotionnelle. Sur les réseaux sociaux, les interrogations sont nombreuses.

    L’AEFE demande aux élèves, donc, mais aussi aux personnels qui viendraient de ces zones de ne pas se rendre dans leur établissement scolaire pendant 14 jours suivant leur retour.

    Les zones d’exposition sont les suivantes :

    Chine (Hong Kong et Macao compris)
    Singapour
    Corée du Sud

    Et l’Agence a donc par principe de précaution étendu les mesures appliquées à la zone Asie aux zones italiennes de la Lombardie et de la Vénétie. S’agissant des autres régions italiennes, les mesures de la fiche « Conseils aux voyageurs » du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’appliquent.

    l’équipe de l’école « Les Petits Lascars » à Hong-Kong

    La liste est évidemment non exhaustive, le communiqué de l’institution précise le caractère évolutif de la maladie et invite à se renseigner auprès des autorités locales dès que possible. Dans certains pays, comme Hong-Kong, cela fait des semaines que les cours sont suspendus.. La reprise est très lointaine..et incertaine. ( voir liste ci-dessous la liste). Cependant cela a aussi un effet stimulant avec la création de solutions ingénieuses comme celles mises en place par « Les Petits Lascars » « (cliquez pour écouter le podcast)

    Voyages scolaires suspendus pour les zones élargies d’exposition

    En effet, l’AEFE a décidé, par principe de précaution, de procéder aussi au report des échanges scolaires, dans le cadre d’ADN-AEFE, en Asie et vers l’Asie et en Italie et vers l’Italie.

    Pour finir, tous les regroupements sportifs et culturels inter-établissements de la zone Asie-Pacifique et l’Italie qui avaient été programmés pour la fin du mois de février et de mars ont été annulés.

    Une fin d’année désormais très compliqué pour de nombreux élèves et l’épidémie semble progresser avec des cas un peu partout en Europe et désormais aussi sur le continent américain. A quelques mois des examens ou des conseils de classe pour décider du passage en classe supérieure, les questions de reports, de gestion des parcours scolaires, vont forcément s’imposer dans les prochaines semaines. Un sujet pour les élections consulaires de mai 2020 ? 

    On peut juste constater que les cours en ligne, comme ceux mis en place à Hong-Kong, par exemple, peuvent s’y substituer provisoirement dans certaines situations mais pour les futurs candidats au Bac ou à d’autres examens, les dernières semaines au lycée sont souvent cruciales.

    Les parents d’élèves comme ces derniers mais aussi l’administration sont à l’image du reste de la société, en attente des prochaines évolutions. Doit-on en arriver à fermer toutes les écoles comme dans les pays cités ci-dessous?

    Prévisions concernant les dates de réouverture d’établissements fermés au 28 février 2020

    Chine

    Shanghai : non communiqué par les autorités locales
    Canton, Shenzhen : 16 mars
    Pékin : 23 mars
    Hong Kong : 20 avril

    Vietnam

    Hanoi, Ho-Chi-Minh-Ville : 2 mars

    Taiwan

    Taipei : 25 février

    Mongolie

    Oulan Bator : 2 avril

    Corée du Sud

    Séoul : 9 mars

    Iran

    Téhéran : les autorités locales n’ont pas encore fourni d’information officielle

    Koweit

    Fermeture jusqu’au 14 mars

    Japon

    Fermeture jusqu’au 05 mai

    Les établissements situés en Italie et à Singapour n’ont pas eu à être fermés en raison du calendrier scolaire, la date de retour de congés étant prévue le 9 mars

  • Probable Epidémie en France et répercussions pour les Français de l’Etranger

    Edouard Philippe veut rassurer les Français, le Premier ministre évoque trois stades « que l’on peut anticiper »

    Au cours de son allocution, Édouard Philippe a souligné que la France se trouvait actuellement dans le premier des trois stades mis en place par le gouvernement en collaboration avec les services de santé.

    « Le 1er est celui dans lequel nous sommes, le virus n’est pas en circulation dans la population. Tout est mis en œuvre pour le bloquer et pour traiter rapidement les patients. Nous l’avons fait aux Contamines, avec succès.

    Le 2e, nous y serons si nous voyons apparaître dans plusieurs points géographiques des grappes de malades. C’est ce qui se passe en Italie du Nord. Il faut isoler les groupes et prendre des décisions fortes pour arrêter la propagation.

    Le 3e est l’épidémie proprement dite, quand le virus circule entièrement dans la population » – Edouard Philippe 

    Lors du point presse tenu à Matignon en début d’après-midi, le Premier ministre a tenu a rassurer les Français, ajoutant toutefois qu’une « épidémie (de coronavirus) est probable » en France. 

    « La meilleure façon de se protéger, c’est les gestes simples des médecins. Ce n’est pas un virus de la grippe mais on s’en protéger de la même manière, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, en toussant dans son cours, des mouchoirs à usage unique » – Edouard Philippe

    Reçue à l’Elysée ce jeudi, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a, elle, « contesté » le fait que la France ne ferme pas ses frontières. « En l’espace de 24h, 10 pays ont au moins eu un cas alors qu’ils n’en avaient pas, et qui est la conséquence de quelqu’un parti en voyage. Ce n’est pas un problème d’hostilité à leur égard.

    « Je pense qu’il est important, dans le cadre du principe de précaution, il est utile d’ne tenir compte. Il y a des incohérences. On en comprend pas pourquoi il y a une auto quarantaine pour des enfants et que dans le même temps, 3000 Italiens viennent à Lyon pour le match de football » – Marine Lepen

    Les autres membres du corps politique comme La France Insoumise ou Les Républicains ont suivi la tradition républicaine, l’Union Sacré se réalise donc autour du gouvernement pour lutter contre le péril.

    Alors que le Japon ferme ses écoles pendant 1 mois, que le patient zero en France n’est toujours pas identifié, la pression monte sur le gouvernement. Côté Français de l’étranger, la situation se complique, certains établissements sont fermés à la demande des autorités locales, les cas de quarantaine obligatoire en cas de retour en France se multiplient.. Même l’ombre du Covid-19 plane sur l’Assemblée des Français de l’Etranger qui doit se tenir en mars à Paris, pas d’annulation prévue mais de nombreux conseillers consulaires ne pourront participer pour cause de quarantaine en cas de retour en France. 

  • Retraites : le gouvernement face au casse-tête des inégalités

    Une enquête du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) montre que l’individualisation des parcours promue par la réforme des retraites risque de renforcer les inégalités au moment de la retraite. Un article de notre partenaire, Euractiv.

    Alors que les débats parlementaires s’enlisent à l’Assemblée nationale, un collectif d’économistes rattaché au Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) vient de rendre publique une étude éclairante sur les possibles répercussions de la réforme des retraites. Le gouvernement a promis un système universel par points destiné à remplacer le système actuel jugé « peu lisible, inégalitaire et dont l’avenir pose question », d’après l’étude d’impact qui accompagne le projet de loi. « Chaque euro cotisé [ouvre] les mêmes droits, quel que soit le statut du travailleur et dès la première heure travaillée » a promis l’exécutif.

    En outre, cette universalité reposerait sur le calcul du montant de la pension étendu à l’ensemble de la vie active et non plus sur les 25 dernières années pour les carrières du privé. Pour l’équipe de chercheurs, ce principe d’équité est loin d’être assuré. Si de nombreuses incertitudes persistent notamment sur le calcul du point et le coût de la réforme, les éléments présentés dans l’épaisse étude d’impact et le projet de loi laissent les économistes perplexes.

    « Loin de se caractériser par un principe d’ » universalité », le nouveau mode de calcul alimente in fine une logique d’individualisation des politiques sociales : en effet, il repose sur l’idée que la pension doit refléter au plus près les contributions individuelles tout au long de la carrière, au risque de reproduire de fait les inégalités socioprofessionnelles qui structurent le marché du travail ».

    Un risque de reproduction des inégalités

    Dans leurs travaux, les économistes expliquent que les travailleurs précaires devraient être particulièrement touchés par la réforme. Les chômeurs, les personnes en reconversion ou sur des périodes de transition, pourraient être confrontés à une diminution de leurs pensions. « Certaines dispositions qui permettaient de valider des trimestres pendant les périodes d’inscription comme demandeur.ses d’emploi sont supprimées et le revenu sur lequel sont assises les cotisations retraite n’est plus l’ancien salaire — qui servait de base au calcul de l’allocation chômage — mais le montant de l’indemnisation ou de l’allocation perçue pendant les périodes de chômage (réduite à zéro pour les chômeur. ses de longue durée) » soulignent les auteurs. Le futur système actuellement débattu à l’assemblée pourrait donc pénaliser les profils les plus fragiles, or une récente enquête de l’Insee montre que le système actuel des retraites limite la pauvreté des nouveaux retraités et tend à réduire les écarts de niveau de vie.

    Un risque de fracture entre les générations

    Les jeunes actifs ont été en première ligne lors de la grande crise de 2008 et la crise des dettes souveraines de la zone euro. Selon de récents chiffres de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans au sens du BIT s’élevait à 20,8 % en 2018 contre 9,1 % pour toutes les autres catégories. Les jeunes les moins qualifiés ou déscolarisés très tôt sont particulièrement concernés par ce phénomène de chômage de masse. Chez les plus diplômés, l’insertion professionnelle s’est également durcie avec un accès à un emploi stable qui prend plus de temps.

    Selon un bulletin de recherche du Cereq publié à l’automne 2019, 87 % des titulaires d’un master 2 obtenu en 2010 étaient en emploi stable 7 ans après la fin de leurs études contre 93 % de la génération 98. En moyenne, « 7 ans après la sortie du système scolaire, seule la moitié de la génération 2010 occupe une situation professionnelle stable, contre deux tiers de la génération 1998, rendant le cumul des points incertain de plus en plus longtemps » expliquent les économistes du CEET. La multiplication des contrats courts lors des premières embauches ces dernières années risque de pénaliser les générations les plus récentes dans le contexte de la nouvelle réforme.

    La pénibilité, grande source d’inquiétude

    Le sujet de la pénibilité est au centre des inquiétudes. Outre les écarts d’espérance de vie entre les différentes professions, les chercheurs indiquent que la réforme devrait prolonger les effets de la loi travail de 2016, qui a exclu quatre des dix critères de pénibilité fixés par une loi de 2010. Il s’agit de l’exposition aux agents chimiques dangereux, aux postures pénibles, aux manutentions de charges lourdes et aux vibrations mécaniques. L’exposition aux risques est loin de concerner toutes les catégories socioprofessionnelles. Ces risques se concentrent avant tout sur les ouvriers. « [Ils] représentent environ 20 % de la population active. On peut considérer que le futur système de retraite ne prendra que très partiellement en compte la pénibilité, et donc les enjeux de santé publique et d’égalité sociale qui lui sont liées : les ouvrier. e. s ont une espérance de vie en bonne santé inférieure de 10 ans à celle des cadres supérieurs. Ainsi, l’argument de l’“universalité” s’en trouve affaibli » résument les auteurs. De son côté, l’étude d’impact du gouvernement prévoit une extension du compte professionnel de prévention aux fonctionnaires et aux salariés des régimes spéciaux. « Ce sont 200 000 personnes supplémentaires qui pourront bénéficier de points dans le C2P », soulignent les auteurs de l’étude. Si la CFDT a souligné que c’était « une avancée », le recul de l’âge de départ à la retraite pour certaines professions pourrait accroître certaines disparités.

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