Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Cent semaines avec vous

    Cent semaines avec vous

    Voici la centième édition de l’hebdo digital lesfrancais.press. La semaine dernière, 96.000, lecteurs 478.000 pages vues sur notre site. : 26.000 par jour sur notre page Facebook.  Vous êtes de plus en plus nombreux à lire notre hebdomadaire, envoyé à plus de 300.000 abonnés. En cent semaines, c’est une progression spectaculaire. En dix-huit mois, plus de 1.2 Millions de visiteurs uniques. Plus d’un quart des Français d’Amérique, du Royaume-Uni ou du Benelux nous suivent (selon Google).

    Pourquoi ? Vous avez besoin de plus d’information. Une information, ciblée et diverse, qui multiplie les sujets et les points de vue.

    Analyser les budgets qui concernent la vie des lycées français à l’étranger, les subventions aux associations, les élections consulaires, le vote électronique, la fiscalité appliquée en France aux expatriés ou dans leur pays de résidence, suppose de donner la parole à beaucoup d’interlocuteurs : avoir des nouvelles des Français de l’étranger par les Français de l’étranger. C’est notre principe.

    Et personne ne vous a décortiqué certains dossiers comme nous l’avons fait, que ce soit par exemple sur le budget ou les subventions, parce qu’on ne se contente pas de reprendre les informations qui nous sont données.

    Comment ? Tout d’abord grâce à notre équipe de correspondants  coordonnée par Fabien Ferasson, de Bruxelles qui travaille en équipe avec la French Radio, déployée à Lisbonne, à Amsterdam, à Hong Kong, demain à Tel Aviv, Madrid, Bruxelles. Ensuite grâce à nos partenaires : Trait d’Union, en Asie, Euractiv, mais aussi l’agence d’analyse économique Lorello Ecodata.

    Si les Français de l’étranger doivent avoir des informations qui touchent leur vie quotidienne, ils ont aussi besoin d’avoir un regard sur le monde. Les Français qui vivent hors de France sont en effet plus sensibles- et plus ouverts- sur les soubresauts du monde.

    Nous proposons des analyses politiques, diplomatiques, économiques originales, que l’on ne trouve pas ailleurs.

    Par exemple, dés le début de la crise du coronavirus, lesfrancais.press ont alerté sur les difficultés des Français de Wuhan, la mobilisation des Consulats, mais aussi sur les conséquences économiques, notamment sur le cours du pétrole et la crise financière qui ne manqua pas de se produire. Il faut suivre le jeu des acteurs – et les manipulations.

    Aujourd’hui, lesfrancais.press s’interrogent sur la capacité de résistance et de solidarité de l’Europe dans la crise. L’Italie est en première ligne, avec l’Espagne. La France est fragile. L’unité de l’Europe dépend de la réponse allemande face à la crise économique annoncée.

    Notre ambition est de devenir le premier réseau indépendant de media de proximité pour les expatriés et le public francophone. Notre force est là : nous sommes indépendants. Et divers. Nous ne craignons pas de publier des analyses d’horizons différents. Toutes les tendances politiques s’expriment chez nous. Et ont aussi le droit d’être critiqués.

     

    Nous souhaitons aller plus loin. Chaque jour nous publions de nouveaux articles. Nous avons testé une Lettre premium, tout d’abord en Amérique du nord, où nous avons notre lectorat le plus important (200.000). Nous travaillons désormais à la diffusion d’une lettre quotidienne dans le monde entier. Et à la création d’un club, très bientôt. Cela demande beaucoup de travail, d’investissements et de retours. C’est pourquoi n’hésitez pas à nous faire de suggestions et des propositions.

     

    Bientôt, malgré le coronavirus, les élections consulaires. Nous souhaitons qu’elles soient maintenues. Les Français de l’étranger peuvent voter à distance, par le vote électronique, et il est important qu’ils montrent qu’ils existent.

     

    C’est aussi pour cela que nous avons créé lesfrancais.press. Les Français de l’étranger sont trop souvent oubliés. Or ils sont en première ligne. C’est ce qui rend toute vie à l’étranger passionnante : on y apprend autant sur la France que sur son pays de résidence.

     

    Dans 100 numéros, que sera le monde ? Il ne sera ni sans vous, ni sans nous ! Parce que quoiqu’il arrive, ce sera inédit, inquiétant, nouveau, passionnant, et qu’on a tous quelque chose à y faire – ou, comme nous, à décrire.

  • Municipales 2020 : taux d’abstention, doute sur le second tour, échec de l’implantation du parti présidentiel

    Municipales 2020 : taux d’abstention, doute sur le second tour, échec de l’implantation du parti présidentiel

    Parmi les quelque 47,7 millions d’électeurs appelés à élire leur maire, moins de la moitié aura au final glissé un bulletin dans l’urne, dans une ambiance générale surréaliste après que le gouvernement a décrété samedi soir la fermeture de tous les «lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays».

    Un chiffre historique pour un scrutin généralement mobilisateur chez les Français, en dépit d’une lente érosion d’un mandat à l’autre: en 2014, l’abstention avait été de 36,45% au 1er tour. Une forte interrogation pèse désormais sur la tenue du second tour, dimanche prochain, dans un pays où l’épidémie (127 morts et 5.423 cas dimanche soir) n’en est qu’à ses débuts, selon tous les spécialistes.

    Dans ce contexte, Edouard Philippe a annoncé depuis Le Havre qu’experts scientifiques et partis politiques seraient consultés «en début de semaine», en espérant obtenir un «consensus républicain» autour de la tenue ou non du second tour.

    Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a d’ores et déjà appelé au report, l’heure étant à la «guerre sanitaire», mais elle souhaite «considérer comme acquises» les victoires du 1er tour. Le chef des députés LR Damien Abad, et Yannick Jadot (EELV) ont également demandé à différer le scrutin.

    Alors que les premiers résultats donnent une avance plus forte que prévu à Anne Hidalgo à Paris (30%) et confirment la vague écologiste née aux Européennes, notamment à Lyon, Bordeaux et Strasbourg, les regards sont tournés vers Le Havre, fief d’Edouard Philippe, où celui-ci est mis en ballottage avec 43,59% des voix par le communiste Jean-Paul Lecoq (35,87%).

    Le Premier ministre, qui avait été élu au 1er tour en 2014, est sous la menace d’une large coalition face à lui: son adversaire parviendra-t-il à capitaliser sur le vote sanction pour attirer les voix de l’écologiste Alexis Deck (8,28%) et du candidat du Rassemblement national Frédéric Groussard (7,31%), qui devraient ne pas pouvoir postuler au deuxième tour ? Battu, sa position à Matignon deviendrait intenable.

    «Important de voter»

    Plus largement, M. Philippe est soumis à une intense pression après avoir choisi de maintenir ce premier tour malgré le contexte sanitaire qui n’épargne pas la classe politique, à l’image du président des Républicains Christian Jacob, testé positif au coronavirus dimanche.

    Selon le constitutionnaliste Didier Maus, interrogé par l’AFP, un report du second tour conduirait à annuler le résultat du premier tour, et obligerait les électeurs à revoter pour les deux tours

    Le président Emmanuel Macron a souligné dimanche qu’il était «important de voter dans ces moments-là», après s’être rendu dans l’isoloir avec son épouse Brigitte au Touquet.

    Le ministère de l’Intérieur a indiqué que tous les bureaux de vote du territoire avaient pu ouvrir, au prix d’un respect scrupuleux des consignes de distanciation et de priorisation des personnes âgées et fragiles, et en dépit de difficultés dans nombre d’endroits.

    Dans ce contexte inédit, l’attention portée aux premiers résultats est diluée. Pourtant, le scrutin est crucial pour Les Républicains, arrivé largement en tête en 2014, comme pour le Parti socialiste mis en déroute aux dernières élections nationales.

    La bonne nouvelle pour le PS est venue de Paris où la sortante Anne Hidalgo était créditée d’une solide avance (autour de 30%), bien au-delà de ce que lui prédisaient les sondages, sur la candidate LR Rachida Dati (22%) et l’ancienne ministre de la Santé LREM Agnès Buzyn (17%).

    Le RN en tête à Perpignan

    La candidate LR à Marseille Martine Vassal, confrontée à une dissidence, était pour sa part donnée au coude-à-coude avec la liste de gauche de Michèle Rubirola, devant Stéphane Ravier (RN). A Toulouse, le sortant Jean-Luc Moudenc, soutenu par LR et LREM, était pour sa part bien placé (35,3%).

    Mais dans la Ville Rose comme dans de nombreuses autres grandes villes, les écologistes ont enregistré une forte poussée, comme à Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Grenoble ou encore Besançon, où les candidats estampillés EELV sont en tête, créant parfois la surprise. A Rennes (25%), Lille (23,5%) Nantes (19%), ils s’affirment aussi comme d’avantage que des forces d’appoint pour les maires sortantes PS Nathalie Appéré (32%), Martine Aubry (30%) et Johanna Rolland (32%)

    Le Rassemblement national semble pour sa part bien parti pour conquérir Perpignan, puisque le candidat Louis Aliot était en tête à 36%. Le RN a aussi fait réélire dès le premier tour ses places fortes de Fréjus et Hénin-Beaumont, mais ne semblait pas en mesure d’enlever Denain.

    Parmi les dix membres du gouvernement impliqués dans ces élections, Gérald Darmanin, tête de liste, à Tourcoing (Nord) a été réélu dès le 1er tour, tout comme Franck Riester à Coulommiers (Seine-et-Marne). Le ministre de la Culture est toujours à l’isolement après avoir été contaminé au coronavirus.

    Mais ces succès ne devraient pas masquer les difficultés de La République en marche qui ne paraissaient pas en mesure d’enlever une grande ville.

    La barre relativement basse (10% des suffrages exprimés au 1er tour), au-dessus de laquelle une liste peut se maintenir, devrait se traduire par une multiplication des triangulaires, voire des quadrangulaires, au second tour. Les candidats autorisés à se maintenir auront jusqu’à mardi 18H00 pour trouver des alliés ou fusionner leurs listes en vue du second tour. S’il a lieu.

  • AEFE : les mesures prises dans le réseau scolaire français à l’étranger

    AEFE : les mesures prises dans le réseau scolaire français à l’étranger

    224 écoles et lycées ont été fermés provisoirement, pour certains en Asie depuis deux mois.

    Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,  a demandé l’Agence des Etablissements Français de l’Etranger (AEFE) de mettre en place des mesures, en liaison permanente avec le centre de crise et de soutien et avec la direction générale de la mondialisation du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et avec les ambassadeurs. Ces mesures sont adaptées au changement du contexte et par nature évolutives.

    Les principales mesures qui ont été prises sont les suivantes :

    Fermeture d’établissements ou mesures de quarantaine

    Partout où cela a été nécessaire, les ambassadeurs ont décidé la fermeture des établissements en liaison avec nous, soit lorsque les autorités locales le demandaient dans le cadre de mesures générales pour tous les établissements scolaires du pays, soit lorsque une suspicion de cas ou un cas avéré (ils ont heureusement été très rares) parmi la communauté scolaire l’imposait. Le principe de l’agence a toujours été celui du risque zéro pour la communauté scolaire.

    Ailleurs, lorsque l’établissement peut être maintenu en activité, il a été demandé aux équipes de renforcer les mesures préventives qui doivent être suivies par toutes et tous avec la plus grande rigueur.

    Tous les établissements, en l’absence de règles édictées par les autorités locales, doivent appliquer une règle de mise en quatorzaine pour les personnels ou les élèves venant de zones de circulation active du virus, suivant les règles édictées par le ministère de la Santé. Ces règles valent pour tout élève ou tout personnel revenant de France métropolitaine, sans distinction de région.

    Annulation des festivités pour les 30 ans de l’AEFE

    Tous les événements majeurs qui devaient se tenir jusqu’en juin  dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de l’AEFE, ont été annulés : Orchestre des lycées français du monde, Ambassadeurs en herbe, Jeux internationaux de la jeunesse. Seul le rassemblement des boursiers Excellence-Major fin juin à Science Po est maintenu pour le moment.

    Mais concernant le système ADN d’échanges des jeunes lycéens entre établissements du réseau, tous les échanges qui ne sont pas encore réalisés sont suspendus. S’agissant des élèves qui sont déjà arrivés dans leur famille d’accueil, les  proviseurs des lycées concernés doivent prendre contact avec les familles d’envoi et d’accueil pour vérifier si elles souhaitent poursuivre l’échange ou si elles souhaitent y mettre fin prématurément.

    Mise en place d’un enseignement à distance

    Mais l’Agence, opérateur de l’État en charge du bon fonctionnement de l’ensemble du réseau, s’est aussi attachée immédiatement à mettre en place un dispositif de continuité pédagogique pour pallier la fermeture physique des établissements. Dès le 4 février, avec le soutien du CNED, les équipes de direction et les enseignants des lycées fermés en Asie les modules pédagogiques ont pu développer des solutions informatiques pour permettre, autant que possible, aux  élèves de continuer de travailler. Ce dispositif fonctionne dans certains lycées depuis huit semaines, depuis vendredi 13 Mars 2020 toutes les équipes de direction des 522 lycées ont reçu un kit pour leur permettre de le mettre en place le plus rapidement possible si leur établissement venait à être fermé.

    Infographie sur les gestes barrières, gestes simple pour se protéger et protéger les autres

  • Quarantaines, confinements, fermeture des frontières, le point sur les mesures dans le globe !

    Quarantaines, confinements, fermeture des frontières, le point sur les mesures dans le globe !

    Pour se protéger face au coronavirus, de nombreux pays se replient sur eux-mêmes. Fermeture de frontières, suspension des liaisons aériennes… Différentes méthodes ont été choisies à travers la planète pour enrayer la propagation de la pandémie.

    Tout d’abord conseillé d’éviter de se rendre dans les zones où le virus (Covid-19) circule activement (le ministère de la santé a établi une liste des zones à risque sur son site), en attendant que la situation se rétablisse.

    Mais la France est elle-même une zone à risque. Détenteur d’un passeport français vous êtes donc suspect !

    Si vous êtes résident d »un pays où le coronavirus est absent ou quasi-absent, vous avez une chance de pouvoir circuler plus facilement. Pour cela, il vous faut vous munir de vos attestations de résidence, de preuve d’imposition, de preuve de domicile (acte de propriété, facture d’internet et d’énergie), du maximum d’élément pouvant démontrer aux autorités que vous ne résidez pas en France ou dans un des pays dit à risque. La décision finale reste la prérogative de l’agent des douanes qui contrôlera la frontière lors de votre passage.

    Si vous venez d’un pays à risque et que vous disposez que d’un passeport français, voilà les pays où vous ne pouvez plus voyager ou avec beaucoup de difficulté.

    L’Italie

    L’Italie est presque coupée du monde en raison des mesures de confinement concernant ses résidents. Aucune restriction n’empêche de passer la frontière mais les déplacements sont limités sur tout le territoire, sauf pour des raisons professionnelles attestées ou de première nécessité.

    Le Portugal

    Le Portugal n’empêche pas officiellement l’entrée des touristes, mais le pays a déclaré l’état d’alerte. Outre la fermeture de tous les établissements d’enseignement, universités comprises, jusqu’au 14 avril prochain pour le moins, ce plan prévoit la limitation de l’accès des centres commerciaux, ainsi que la réduction de la capacité des restaurants.

    L’Espagne

    Avec plus de 5.000 malades et 130 morts, l’Espagne est le deuxième pays le plus touché d’Europe et le gouvernement de Pedro Sanchez s’apprête à placer ses 47 millions d’habitants en situation de confinement. A partir de lundi, les Espagnols seront appelés à ne se déplacer que pour aller travailler, acheter des vivres ou aller à l’hôpital.

    S’il n’est pas question de fermer les frontières, c’est donc un territoire en situation d’urgence – transports publics limités, commerces fermés, usines réquisitionnées – que trouveraient des Français qui décideraient de se rendre en Espagne à compter de la semaine prochaine.

    Le Danemark

    La cheffe du gouvernement danois a annoncé le 13 mars la fermeture des frontières du pays aux étrangers à partir de samedi 14 mars.

    La Norvège

    L’exécutif norvégien a officialisé ce samedi la fermeture imminente de ses ports et de ses aéroports.

    La République tchèque

    Le gouvernement tchèque a annoncé que les frontières du pays seraient fermées tant aux étrangers voulant entrer dans le pays qu’aux Tchèques voulant partir à l’étranger, à compter de lundi 16 mars.

    La Pologne

    A partir du samedi 14 mars, la Pologne a décidé de fermer ses frontières aux voyageurs étrangers pour endiguer la propagation du virus. Les frontières sont fermées dans un premier temps pour dix jours, avec la possibilité de prolongation de 20 jours supplémentaires, puis d’un mois. 

    L’Autriche

    Vendredi 13 mars, l’Autriche a suspendu ses liaisons ferroviaires, quasiment fermé sa frontière terrestre avec l’Italie et impose depuis des contrôles sanitaires à l’entrée. Les liaisons aériennes avec l’Italie, la France, l’Espagne et la Suisse sont suspendues. Ces restrictions sont en vigueur pour une semaine, au terme de laquelle une évaluation sera faite.

    Slovaquie

    La Slovaquie a annoncé la fermeture quasi totale des frontières aux étrangers, prévoyant seulement une exception pour les Polonais.

    L’Ukraine

    L’Ukraine, qui a annoncé vendredi son premier mort du coronavirus parmi seulement trois cas recensés, va fermer ses frontières aux étrangers pour au moins deux semaines

    L’Allemagne

    La police allemande effectue des contrôles renforcés à la frontière française.

    La Belgique

    Il est possible de se rendre en Belgique mais les discothèques, cafés et restaurants sont fermés jusqu’au 3 avril. Hors alimentation et pharmacie, les magasins devront rester fermés le week-end. Tout rassemblement est prohibé.

    Grèce

    La Grèce n’a pas fermé ses frontières mais a annoncé qu’elle fermait tous ses commerces, cafés, restaurants, ainsi que ses musées et sites archéologiques.

    Malte

    Après l’Italie, les autorités maltaises ont annoncé la suspension de tous leurs vols avec la France, l’Allemagne, la Suisse et l’Espagne à compter du 11 mars.

    Chypre

    Les autorités chypriotes ont annoncé qu’à compter du 15 mars, pour une durée de 15 jours, les frontières du pays seront fermées, exception faite des citoyens chypriotes.

    Turquie

    Vendredi, la Turquie a annoncé la suspension pendant plus d’un mois de ses vols avec neuf pays européens, dont la France et l’Allemagne.

    Les Etats-Unis

    Aux Etats-Unis, avec plus de 2.000 cas et au moins 47 morts, Donald Trump a interdit l’accès du territoire américain à tout étranger ayant séjourné dans les deux semaines dans l’un des 26 pays de l’espace Schengen. Cette mesure est valable pendant trente jours à compter du vendredi 13 mars à minuit.

    Colombie

    La Colombie a fermé sa frontière avec le Venezuela et refuse l’entrée sur son territoire aux voyageurs ayant séjourné en Europe ou en Asie au cours des 14 derniers jours.

    Paraguay

    Au Paraguay, la Direction nationale de l’aviation civile a annoncé jeudi la suppression à partir de samedi et jusqu’à nouvel ordre des vols directs depuis et vers l’Europe.

    Argentine

    L’Argentine, où 31 cas ont été comptabilisés, a annoncé la suspension pour 30 jours des vols internationaux en provenance des pays les plus touchés. Les ressortissants français, comme les Britanniques ou les Chinois, se voient par ailleurs imposer une quarantaine de 14 jours à leur entrée sur le territoire.

    Guatemala

    Depuis le 12 mars et pour une durée indéfinie, les autorités du Guatemala interdisent l’entrée sur le territoire aux voyageurs ayant transité par une liste de pays dont la France, l’Allemagne ou la Corée du Sud dans les 30 jours précédant leur arrivée.

    Pérou

    Le Pérou, où 22 personnes sont infectées par le coronavirus, a suspendu à partir de vendredi 13 mars l’arrivée des vols en provenance d’Europe et d’Asie.

    Bolivie

    En Bolivie, pays andin sans accès à la mer où trois cas de coronavirus ont été confirmés chez des personnes en provenance d’Europe, le gouvernement a annoncé l’annulation de tous « les vols vers et depuis l’Europe » à compter de samedi 14 mars.

    Venezuela

    Le Venezuela, qui traverse par ailleurs une crise profonde depuis plusieurs années, a annoncé la suspension des vols en provenance d’Europe jusqu’au 15 avril.

    Jamaïque

    Comme les Allemands et les Espagnols, les voyageurs français sont pour le moment interdits d’entrée en Jamaïque.

    Salvador

    A compter du 12 mars, l’accès au territoire du Salvador est interdit pour 30 jours à tous les étrangers.

    Arabie Saoudite

    L’Arabie saoudite suspend tous les vols internationaux pour une durée de deux semaines, à partir de dimanche 15 mars.

    Jordanie

    Les autorités jordaniennes ont décidé d’interdire l’entrée sur leur territoire de toute personne arrivant de France, d’Espagne et d’Allemagne, à l’exclusion des Jordaniens.

    Israël

    Les étrangers ne sont plus autorisés à entrer en Israël, à l’exception de ceux prouvant qu’ils ont la possibilité de rester en isolement. Ils devront observer une quarantaine de deux semaines.

    Qatar

    A compter du 15 mars, l’entrée sur le territoire qatarien des passagers en provenance de France et d’Allemagne, quelle que soit leur nationalité, n’est plus possible.

    Liban

    Le 11 mars, les autorités libanaises ont annoncé l’interdiction d’entrée des voyageurs en provenance de plusieurs pays, dont la France.

    Oman

    Jusqu’au 15 avril, le sultanat a suspendu tous les visas touristiques pour tous les étrangers.

    Koweït

    Le Koweït a suspendu tous les vols commerciaux à destination et en provenance de l’aéroport international de Koweït City « à partir de vendredi 13 mars et jusqu’à nouvel ordre ».

    Iran

    En Iran, où l’épidémie est en pleine explosion, la quasi-totalité des compagnies aériennes internationales ont annulé ou suspendu leurs vols en provenance ou à destination du pays.

    Chine

    A partir de lundi, toutes les personnes entrant à Pékin en provenance de l’extérieur du pays seront transférées dans un centre d’isolement central pour 14 jours d’observation, a déclaré Chen Bei, secrétaire général adjoint du gouvernement municipal de Pékin, alors que le pays se démène pour empêcher d’autres cas importés.

    « Certaines personnes étaient asymptomatiques lorsqu’elles sont arrivées à Beijing, mais ont été confirmées [avec le coronavirus] plusieurs jours plus tard lorsque les symptômes se sont manifestés », a déclaré Chen dans Beijing News.

    Inde

    Par précaution, New Delhi a adopté cette semaine des mesures drastiques de fermeture de ses frontières. Presque toutes les délivrances de visas sont suspendues, empêchant les étrangers – à quelques exceptions près – d’entrer sur le territoire.

    Vietnam

    Les autorités vietnamiennes ont annoncé qu’à compter du 15 mars, toute personne en provenance de l’espace Schengen dans les 14 jours se verra refuser l’accès au territoire vietnamien.

    Mongolie

    La Mongolie a suspendu toutes les liaisons aériennes et ferroviaires internationales jusqu’au 28 mars inclus.

    Russie

    Les autorités russes ont annoncé réduire à partir de lundi 16 mars le nombre de liaisons aériennes avec l’Union européenne. Depuis le 5 mars, tous les Français débarquant dans le pays sont par ailleurs soumis à isolement obligatoire pendant quatorze jours.

    Kazakhstan et le Kirghizstan

    Depuis cette semaine, les Français n’ont plus le droit d’entrée au Kazakhstan et au Kirghizstan.

    Sri Lanka

    Jusqu’au 29 mars, tous les voyageurs en provenance de France sont interdits d’entrée sur le territoire sri lankais.

    Singapour

    Toutes les personnes ayant voyagé ou transité en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie au cours des 14 derniers jours sont interdites d’entrée à Singapour.

    Maroc

    Le Maroc, qui ne recense que huit cas, a suspendu subitement ses liaisons maritimes et aériennes avec la France cette semaine. Les ressortissants français présents dans le pays vont toutefois pouvoir rentrer en France par avion, a annoncé ce dimanche Jean-Yves Le Drian.

    Tunisie

    A compter de samedi 14 mars et jusqu’au 4 avril, la Tunisie a fermé ses frontières maritimes et restreint fortement les dessertes aériennes avec l’Europe et l’Egypte, obligeant tous les voyageurs venant de l’étranger à s’isoler durant 14 jours à leur arrivée.

    Algérie

    La compagnie nationale Air Algérie a décidé de réduire fortement ses vols de et vers la France.

    Soudan du Sud

    Le Soudan du Sud a interdit jusqu’à nouvel ordre tous les vols en provenance des principaux pays touchés.

  • Maroc : Vols spéciaux pour les touristes et expatriés

    Maroc : Vols spéciaux pour les touristes et expatriés

    « Une quarantaine de vols vers la France sont opérés aujourd’hui et demain depuis plusieurs villes marocaines, et d’autres suivront dans les jours qui viennent pour permettre aux Français de rentrer.  » a annoncé sur son site l’ambassade de France ce dimanche midi.

    « faciliter le retour de nos compatriotes ». Jean-Yves Le Drian

    Procédure de désinfection à l’aéroport de Rabat

    Alors que les mesures restrictives liées au coronavirus sont de plus en plus nombreuses partout dans le monde, la situation semble se dégager pour les touristes et expatriés bloqués au Maroc. Les compagnies aériennes comme Transavia (filiale low-cost d’Air France) se mobilisent pour permettre un retour. L’ambassade de France au Maroc qui, comme d’autres, a ouvert une cellule de crise, a indiqué sur son compte twitter avoir répondu à plus de 7.000 appels entre vendredi et samedi. Et pourtant, le mécontentement est grand, avec sa grande communauté d’expatriés et ses nombreux touristes, le réseau consulaire, pourtant dense, est totalement dépassé par le volume de personnes à prendre en charge.

    Depuis vendredi, les touristes français ont donc tenté leur chance en regagnant l’aéroport de Marrakech, de Casablanca ou Rabat, souvent, en vain. Des centaines de Français se sont ainsi retrouvés bloqués au sein des édifices, dans une ambiance relativement tendue. « Macron, un avion ! », ont-ils notamment scandé

    En effet, Les vols sont suspendus au départ comme à l’arrivée depuis vendredi, mais des avions sont autorisés à partir du Maroc pendant quelques jours de plus. En effet, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué s’être « entretenu » avec son homologue marocain « pour faciliter le retour de nos compatriotes ». Face à la situation, les autorités marocaines ont donc accepté de discuter « au cas par cas » pour autoriser des vols spéciaux.

    Nous conseillons donc aux touristes Français présents sur place de saisir immédiatement une solution dès qu’elle se présente.

    Pour les français à Tanger, Nador, Oujda (Nord du Maroc), des départs sont possibles par Ceuta et Melilla pour les détenteurs d’un passeport européen et d’un billet de ferry. Les lignes maritimes des enclaves espagnoles sont maintenues.  Pour les autres, vous pouvez consultez les sites des compagnies aériennes et vous armez de patience.

    Maroc épargné par le Coronavirus

    Pour les expatriés qui seront définitivement bloqués, on rappelle que le Maroc reste relativement épargné avec 18 cas détectés, dont un est décédé et un autre guéri, selon le dernier bilan officiel.  Tous les cours ont été suspendus dans les écoles et les universités, tous les événements culturels et sportifs annulés et les rassemblements publics de plus de 50 personnes sont interdits. Aussi des mesures d’encadrement par l’armée à l’entrée des grandes villes est en cours d’instauration selon les média locaux afin de garantir de circonscrire tout foyer qui se déclarerait.

     

     

  • Les marchés saisis de vertige

    Les marchés saisis de vertige

    Le krach financier tant redouté a eu lieu sous forme de deux lames. La première s’est produite le lundi 9 mars sur fond de guerre du prix de pétrole ; la seconde, le jeudi 12 après les annonces de Donald Trump de fermer le territoire des Etats-Unis aux transporteurs de passagers avec les Etats de l’Union européenne, et la déception occasionnée par les décisions de la BCE.

    Vendredi, les cours étaient à la hausse. Les investisseurs se sont délestés de leurs actions par crainte d’une récession forte avec un risque de montée du protectionnisme. La difficile mise en œuvre d’une coordination internationale a aussi contribué à ce vent de panique. Le CAC 40 a connu le plus fort recul de son histoire avec un recul de 12,25 %. En un mois, il a perdu un tiers de sa valeur. Il a effacé tous les gains enregistrés depuis l’année 2016 qui avait été marquée par la forte baisse du cours du pétrole.

    En fonction de l’évolution de l’épidémie et des annonces gouvernementales, les marchés peuvent connaître encore plusieurs coups de tabacs et rester très volatils. Vendredi 13 mars, les marchés européens n’ont connu pas connu le rebond espéré. Ils ont avant tout stabilisé leurs positions, aidés en cela par les annonces de la Commission de Bruxelles indiquant clairement que les Etats européens ne seraient pas tenus de respecter les 3 % de PIB de déficit en 2020.

    La Commission s’est également engagée à soutenir l’économie des Etats membres. Le CAC 40 n’a repris vendredi que 1,83 %. En revanche, le rebond à New York, les indices « actions » après la déclaration de l’état d’urgence par Donald Trump ont fortement progressé, +9,36 % pour le Dow Jones et +9,34 % pour le Nasdaq.

    Dette publique, la France attaquée

    La semaine a été marquée également par un changement sur les dettes souveraines avec l’augmentation de l’écart de taux entre la France et l’Allemagne. Le taux de l’OAT à 10 ans français est redevenu positif et est supérieur de 540 points de base à celui de l’Allemagne. La France suit dorénavant les taux italiens, certes à distance. Le taux de l’obligation à 10 ans italien a atteint vendredi 13 mars s’élevait à 1,8 % contre 0,8 % avant le début de l’épidémie. Les investisseurs craignent le dérapage des finances publiques dans les prochains mois pour des pays qui sont déjà fortement endettés.

    Le pétrole sur tous les fronts

    Le baril de pétrole a perdu 25 % dans la semaine. Compte tenu du ralentissement de l’économie mondiale, la demande en pétrole actuelle et à venir est orientée à la baisse. Pour éviter une baisse trop importante des cours, les pays de l’OPEP avaient souhaité renégocier l’accord de régulation de la production en vigueur depuis la fin de l’année 2016, accord auquel la Russie était jusqu’à maintenant partie prenante. Cette dernière a refusé le durcissement des quotas de production. Elle souhaitait le simple maintien de la réduction de 2,1 millions de barils jour.

    Si aucune solution n’est trouvée, l’accord de régulation deviendra caduc d’ici la fin du mois de mars, ni l’OPEP ni les non-membres n’étant alors soumis à des restrictions de production. À partir du mois d’avril, l’Arabie saoudite pourrait ainsi augmenter sa production d’un million de barils jours à 11 millions de barils jour. Le Royaume saoudien s’engagerait dans une guerre des tarifs comme en 2014. À l’époque, le prix du baril était tombé à 26 dollars.

    La chute pourrait être encore plus brutale en raison des risques de récession que le coronavirus fait peser sur l’économie mondiale. Par sa décision, l’Arabie saoudite tente de faire pression sur la Russie qui a besoin d’un baril de pétrole à 60 dollars pour son économie et ses finances publiques. Depuis le 31 décembre, la baisse atteint près de 50%.

  • Stade 3 en France : Fermeture de tous les établissements et commerces non indispensables

    Stade 3 en France : Fermeture de tous les établissements et commerces non indispensables

    Après avoir déploré un manque de discipline des Français et constater le non respect des règles de « distanciation sociale », le Premier ministre a annoncé de nouvelles mesures drastiques.

     

    La France compte désormais 4 499 cas confirmés de coronavirus, dont 838 nouvelles contaminations. 91 personnes infectées sont décédées , soit 12 de plus que vendredi. On compte aussi 300 cas graves en réanimation.

    Ce samedi soir la fermeture dès minuit de tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays »

    Un cran plus loin. Face à l’accélération de la propagation du virus et du nombre de personnes hospitalisées en réanimation, face, également, au non-respect des consignes par trop de Français, le Premier ministre a déclaré ce samedi soir à 19h30 avoir à nouveau consulté le conseil scientifique installé auprès du gouvernement et s’être  également aussi concerté avec les Allemands.

     

    les commerces alimentaires, pharmacies, stations-essence, tabac, les services publics essentiels sont les seuls commerces autorisés à rester ouvert !

    Edouard Philippe a ainsi annoncé un renforcement des mesures barrière de « distanciation sociale », avec la fermeture à compter de ce soir minuit de tous les lieux recevant du public non indispensables : restaurants, cafés, cinémas, discothèques, grands magasins, commerces de détails, activités sportives. Les stations de ski ont été informées de leurs fermetures comme dans le reste du massif alpin (les stations de ski autrichiennes, suisses, italiennes ont été fermées.) Les lieux de culte resteront ouverts, mais les cérémonies et rassemblements devront être reportés.

     

    Dispositif de soutien pour le personnel indispensable à la vie de la Nation

    Le Premier Ministre a répété ses encouragements aux personnels soignants en précisant que leurs enfants seront accueillis normalement dans les établissement de tous les niveaux scolaires, dans le cas où ils n’ont pas d’autres solutions pour les garder et ceci, pour leur permettre de continuer de travailler. Cette mesure est aussi valable pour les policiers, les pompiers ainsi que pour le personnel administratif d’Etat qui ne peuvent travailler en télétravail.

     

     

     

  • Les masques offerts par la France à la Chine en février, ne manquent-ils pas, aujourd’hui, à l’Europe ?

    Les masques offerts par la France à la Chine en février, ne manquent-ils pas, aujourd’hui, à l’Europe ?

    la France avait décidé, le 2 février, de manifester sa solidarité à l’égard du peuple chinois confronté à l’épidémie de Coronavirus. Un Airbus A 380 a donc transporté des équipements médicaux dédiés à la lutte contre le coronavirus destinés aux personnels soignants mobilisés, qui luttent contre l’épidémie de Covid-19.

    Ce fret de solidarité de 17 tonnes comprenait notamment des combinaisons médicales de protection, des masques, des gants et des produits désinfectants. Aussi, il a permis d’acheminer des matériels offerts par la Lettonie et l’Estonie.

    Aujourd’hui alors que les pays européens se disputent les productions de gants et de masques, alors que les usines tournent 24/24 7/7 pour justement augmenter la production, partout on constate que la pénurie s’intensifie.

    Il n’est pas question de remettre en cause le bien fondé de ce don. En Février, les experts français repris en coeur par les ministres, comme la française Agnès Buzyn (désormais candidate à la mairie de Paris) n’avaient pas anticiper la situation actuelle. En effet, le 24 janvier le gouvernement français estimait le risque à quasi nul.

    https://www.youtube.com/watch?v=L8EwjYKyEVs

    VIDEO MISE EN LIGNE PAR LE MINISTERE DE LA SANTE LE 24 JANVIER 2020 

     

    En effet de nombreux scientifiques comme Bruno Canard, directeur de recherche au CNRS au sein de l’université Aix-Marseille indiquent que « beaucoup de temps a été perdu ». Dans une tribune largement partagée en ligne, ce scientifique émérite explique comment il a découvert le virus du SRAS entre 2002 et 2003, au moment de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère, un coronavirus inconnu jusqu’alors. A de nombreuses reprises il a alerté les autorités contre la non préparation de nos Etats en cas de pandémie. Il a aussi alerté l’Union européenne, pour lui l’échelle de réaction doit être celle du continent, cependant cela n’a pas été prévu par les textes qui régissent l’Union européenne.

    « Mais on ne peut réduire la question du COVID-19 à un problème juridique, c’est surtout une question politique »,

    L’absence de compétences institutionnelles de l’Union européenne a facilité la propagation du virus

    En effet, le problème est que l’Union est largement dépourvue de moyens d’action, la santé n’étant, pour l’essentiel, qu’une « compétence d’appui » des États. En clair, elle ne peut agir que si les capitales le lui demandent, ce qu’ils n’ont pas fait jusque-là, et seulement pour les aider. Même en cas d’épidémie transfrontalière, elle ne peut absolument pas décider seule de mesures de protection : le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) n’a ni les pouvoirs, ni les moyens du CDC américain. C’est ce qui explique que la Commission soit restée aussi discrète depuis le début de la crise.

    « Mais on ne peut réduire la question du COVID-19 à un problème juridique, c’est surtout une question politique », grince-t-on dans l’entourage du chef de l’État français auprès! de l’AFP : « personne n’en aurait voulu à Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif européen, si elle avait proposé il y a une semaine un plan d’action ». L’Union étant aux abonnés absents, les États ont réagi en ordre dispersé pour protéger leurs citoyens. Or le coût de la non-coordination est élevé, puisqu’il pousse les pays à la surenchère. Et « plus ils réagissent dans leur coin, plus la coordination devient difficile », souligne un diplomate européen.

    Cette crise a fait prendre conscience aux Vingt-sept que, 70 ans après le début de la construction communautaire, il n’y avait aucune possibilité de pilotage européen et bien sûr aucun stock commun de médicaments ou d’équipements de protection… De même, il a fallu cette crise pour qu’ils se rappellent à quel point ils étaient dépendants des pays tiers. Ainsi, 80% des principes actifs des médicaments vendus en Europe et 40% des médicaments finis proviennent de Chine (pour les deux tiers) et d’Inde (pour un tiers). Ces deux pays produisent même 60% du paracétamol mondial, 90% de la pénicilline, 50% de l’ibuprofène… Et 60% de la production mondiale de vaccins (90% pour le vaccin rougeole) est concentré en Inde. Cette mondialisation de la production s’est même accélérée depuis l’épisode du SRAS en 2003 alors qu’il aurait fallu en tirer les leçons… Le ferons nous cette fois en pariant sur la production européenne, sur l’échelon européen pour assurer une protection adaptée aux défis du XXIème ? 

     

     

  • Michel Barnier présente un « ambitieux » projet d’accord post-Brexit

    Michel Barnier présente un « ambitieux » projet d’accord post-Brexit

    Le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a annoncé vendredi l’envoi aux États membres d’un « ambitieux » projet de ce qu’il imagine pouvoir être le nouvel accord commercial des Européens avec le Royaume-Uni.

    Le prochain cycle de négociations entre Bruxelles et Londres, qui devait se tenir en face à face la semaine prochaine dans la capitale britannique, a été annulé sous cette forme en raison de la pandémie de coronavirus, mais les deux parties tiennent à poursuivre leurs efforts.

    « Nous avons envoyé un projet d’accord sur un nouveau partenariat au Parlement européen et au Conseil [qui représente les États membres] pour discussion », a tweeté Michel Barnier.

    « Il montre qu’une relation ambitieuse et globale est possible. Nous devons nous donner toutes les chances de réussir », a-t-il déclaré. « Nous publierons le texte après nos échanges et nous nous réjouissons de travailler avec le Royaume-Uni ».

    À Bruxelles, certains États membres continuent à faire pression pour que Michel Barnier défende une future relation étroite avec le Royaume-Uni, dans le cadre d’un accord garantissant des « conditions de concurrence équitables » entre les entreprises.

    Mais d’autres s’y opposent, arguant que la Commission devrait attendre de connaître la proposition britannique, a priori un simple accord commercial sans promesse d’alignement sur les règles de l’UE.

    « Publier le projet [de mandat], ce n’est pas une pratique habituelle à ce stade. Cela montrera seulement que l’UE et le Royaume-Uni sont sur des voies différentes », a estimé un diplomate européen auprès de l’AFP.

    Le Royaume-Uni veut garder sa liberté de fixer ses propres lois

    « Barnier pense que cela donne un avantage [à l’UE], mais ce n’est pas le cas. Cela montrera que ce que nous proposons est fondamentalement différent de ce qu’ils proposent », a-t-il ajouté.

    Le Royaume-Uni, qui a quitté l’Union le 31 janvier, espère conclure avec l’UE un accord sur la future relation d’ici le 31 décembre, lorsque la transition post-Brexit prendra fin et que les règles commerciales européennes ne seront plus appliquées par Londres.

    De nombreuses entreprises des deux côtés de la Manche sont désireuses de poursuivre une relation étroite, avec des règles similaires, afin de minimiser les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

    Mais le Premier ministre Boris Johnson assure que son pays veut garder sa liberté de fixer ses propres lois, quel qu’en soit le prix.