Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Mesures en France – la mise en application – les cas des transfrontaliers

    Les mesures sont historiques. Jusqu’ici jamais prises en temps de paix, elles entendent répondre à une inédite situation de «guerre sanitaire» : lundi soir, après la prise de parole du président Emmanuel Macron, Christophe Castaner a annoncé la mobilisation de 100.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire pour assurer la montée en puissance du plan de confinement qui sera mis en place à partir de ce mardi à midi et pour une durée de quinze jours au moins.

    «Le mot d’ordre est clair : restez chez vous», a lancé depuis Beauvau le ministre de l’Intérieur, qui a donné sans attendre l’ordre à ses troupes, dès lundi soir, de se mettre en place sur des «points de contrôle fixes et mobiles sur les axes de circulation principaux et secondaires».

    Le mot d’ordre est clair : restez chez vous – Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur

    «Il s’agit de mesures de confinement identiques à celles que nos voisins italiens et espagnols ont mises en place», a précisé Christophe Castaner, qui évoque des «mesures les plus restrictives d’Europe». Comme l’avait annoncé le chef de l’État, le ministre a confirmé que «des exceptions pourront être tolérées pour des déplacements domicile-travail, pour des activités ne pouvant être interrompues. Pour des déplacements visant à des achats de première nécessité, pour des motifs de santé, des déplacements familiaux impérieux, notamment concernant les parents séparés pour aller chercher/déposer les enfants, pour des déplacements brefs ou voir un proche vulnérable.»

    Attestation sur l’honneur

    Mais le premier flic de France prévient : «il n’y a aucune gloire à refuser de se soumettre aux mesures sanitaires et, par un comportement irresponsable, devenir un allié du virus.» Dès ce mardi, policiers et gendarmes vont multiplier les contrôles. Pour «justifier leur déplacement», nos concitoyens seront appelés à imprimer une «attestation sur l’honneur» où ils devront mentionner leur destination et le motif de leur sortie.

    Ce document est téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur, et progressivement sur d’autres sites publics. «Ceux qui disposent de cartes professionnelles ou de certificats de leur employeur pourront être amenés à les présenter lors des contrôles, complète Christophe Castaner. Leurs cartes pourront alors tenir lieu d’attestation. Ce sera notamment le cas pour les cartes de presse, car l’information jouera un rôle essentiel dans le combat contre le virus.»

    Des amendes de 38 puis 135 euros

    «Toute infraction à ces règles sera sanctionnée», a prévenu Emmanuel Macron. Martial, Christophe Castaner assure que «la violation de ces règles de confinement sera punie d’une amende de 38 euros, portée à 135 euros», après la parution d’un décret qui doit être «adopté dans les heures ou les jours qui viennent» par le conseil d’État .

    Exhortant les Français au «civisme collectif», le ministre de l’Intérieur a insisté : «notre objectif n’est pas de sanctionner mais, s’il le faut, nous le ferons. Il faut en appeler à la responsabilité de tous (…) Trop de personnes font encore peu de cas des consignes sanitaires exigées». ». «Aller pique-niquer dans un parc, c’est interdit. Retrouver des groupes d’amis pour jouer, c’est interdit» grince le patron de toutes les polices. Les membres des forces de l’ordre devront faire preuve de discernement : nos concitoyens pourront pratiquer une «activité physique» ou « sortir leur chien, sans se retrouver en groupe» s’ils le font avec parcimonie et, bien sûr, s’ils ont le précieux sésame en poche. «Je dirais qu’on pourra prendre l’air mais pas jouer un match de foot», résume enfin Christophe Castaner.

    Fermeture de l’espace Schengen

    Soucieux de ralentir autant que possible la pandémie, Christophe Castaner a confirmé que « les entrées de tous les étrangers dans l’espace Schengen sont proscrites». Les citoyens européens, les titulaires d’un permis de séjour ainsi que les ressortissants du Royaume-Uni pourront encore entrer dans notre espace de circulation commun. Quelques autres exceptions seront aménagées, pour les personnels de santé ressortissants de pays tiers par exemple.

    Les Transfrontaliers

    Après l annonce du Président de la république, les modalités pour le passage des frontières ont été établies :

    Limiter les passages transfrontaliers aux passages obligatoires :

    – transports de marchandises
    – travailleurs transfrontaliers (preuve d emploi et preuve de domicile à conserver avec soi)
    – détenir son attestation de résidence
    – détenir une pièce d identité française

    « S’agissant des frontières intérieures (…) Il ne s’agit pas pour nous de procéder à une fermeture totale des frontières, mais il ne faut plus de circulations transfrontalières non essentielles. » Ministre de l intérieur M.Castaner

  • Municipales en France – Report à juin

    Municipales en France – Report à juin

    Face à la crise sanitaire d’ampleur que traverse la France avec l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé lundi soir 16 mars le report du second des élections municipales qui devait avoir lieu dimanche prochain.

    En fin d’après-midi, le Premier ministre Edouard Philippe avait proposé lundi de reporter le second tour des municipales au 21 juin, une idée saluée par l’ensemble de la classe politique où le ton n’est plus à l’indignation sur le bouleversement du calendrier.

    Mercredi, un conseil des ministres devrait annuler la convocation du second tour dans les délais actuels et présenter un projet de loi, notamment pour prolonger les mandats des maires où le premier tour n’est pas conclusif et régler des problèmes techniques liés notamment aux comptes de campagne, selon un compte-rendu obtenu de sources parlementaires.

    L’idée d’un report, qui aurait hérissé il y a une semaine, a été largement saluée lundi.

    « Côté Républicains nous avons accepté » la proposition qui « nous semble équilibrée », a affirmé sur BFMTV le patron des députés LR Damien Abad pour qui « on ne peut pas tenir le deuxième tour dans les conditions sanitaires de notre pays, surtout avec certainement un confinement élargi qui s’annonce ».

    « C’est ce que nous avions plaidé, cela concilie santé publique et démocratie », a affirmé à l’AFP le secrétaire national d’EELV Julien Bayou en soulignant que « cela n’aurait pas eu de sens de dire, avec tous ces électeurs qui se sont déplacés, En fait c’était pour rire ».

    Dans le cas d’un report, les listes pour le deuxième tour devraient logiquement être déposées comme s’il se tenait dimanche, c’est-à-dire avant mardi 18h00, mais le point reste à confirmer. Ce n’est « pas la priorité », a affirmé à l’AFP le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, d’accord « à 100% » avec un report.

    Consensus politique

    Depuis le week-end, l’hypothèse d’un report tenait la corde.

    « La situation sanitaire de notre pays doit guider l’ensemble de nos décisions », a insisté lundi matin le patron du PS Olivier Faure, selon qui organiser le second tour dans ces conditions « apparaîtrait lunaire ».

    De nombreux candidats ont arrêté leur campagne lundi: Agnès Buzyn (LREM) et Cédric Vilani (ex-LREM) à Paris, Jacques Kossowski (LR) à Courbevoie et Damien Meslot (LR) à Belfort, François Rebsamen (PS) à Dijon…

    « Le second tour n’aura manifestement pas lieu compte tenu de l’aggravation prévisible de l’épidémie » a affirmé dimanche soir la présidente du RN Marine Le Pen, qui a décidé de se confiner « par précaution » chez elle lundi.

    Emmanuel Macron avait dès jeudi dernier envisagé le report du scrutin, premier tour compris. Mais l’opposition, notamment de droite, était immédiatement montée au créneau.

    « Si c’était le cas, c’est un coup d’État, s’était ainsi indigné le président des Républicains Christian Jacob, tandis que le numéro deux du RN Jordan Bardella dénonçait un  »amateurisme (…) extrêmement inquiétant pour la suite ». Le patron du MoDem François Bayrou était alors l’une des rares à peser pour un report.

    Le LR François Baroin, par ailleurs président de l’Association des maires de France, le président LR du Sénat Gérard Larcher, mais aussi Martine Aubry et Anne Hidalgo (PS) avaient fait savoir leur totale opposition.

    Changement de ton samedi soir : dans la foulée de nouvelles mesures de confinement annoncées par Edouard Philippe, des élus de tous bords avaient réclamé un report des élections.

  • Allocution d’E. Macron : « Nous sommes en guerre » – Les Français de l’étranger ne sont pas oubliés

    Allocution d’E. Macron : « Nous sommes en guerre » – Les Français de l’étranger ne sont pas oubliés

    Le Président de la République s’est indigné du comportement de certains Français alors que la pression sur les hôpitaux s’accentue. La chaine de diagnostic est un outil crucial à respecter pour lui. Il appelle tout le monde à prendre conscience de la gravité de la situation afin de protéger les plus faibles.

    Et ainsi face à l’indiscipline, en « conscience », Emmanuel Macron a décidé des mesures contraignantes quant aux déplacements. Les Français en métropole et dans les DOM-TOM devront donc limiter leurs déplacements :

    • Pour s’approvisionner
    • Pour se soigner
    • Pour travailler (si le télétravail n’est pas possible)

    Ce système pourrait impliquer un déploiement de l’armée.

    En dehors de ces cas, les citoyens seront sanctionnés. Autres Français mobilisés, le personnel des hôtels et les taxis qui seront réquisitionnés si le besoin se fait ressentir pour assister les services de santé. L’armée est aussi mobilisée en renfort à travers des hôpitaux de campagne dans les régions les plus touchées.

    Les modalités devraient être précisées par le gouvernement, seul habilité à informer. La panique est l’ennemie de la nation pour le Président, il alerte les Français sur les rumeurs, les fausses informations. Et pour couper court à ces bruits, Les masques et autres matériels seront livrés dès demain dans les hôpitaux et les pharmacies. La pénurie n’existe plus.

    Mesures économiques fortes

    Autre annonce, les reformes sont suspendues dont celles sur la retraite. Cette décision est prise car le Président a demandé aux présidents des chambres de donner leurs accords afin que le gouvernement puisse légiférer par ordonnances dès demain sur les sujets liés à la crise.

    Un soutien économique, aux entreprises et aux particuliers, inédit sera mis en place avec la suspension du paiement:

    Des charges sociales

    Des impôts

    Mais aussi et plus surprenant :

    Les factures énergétiques

    Les loyers

    Les Français de l’étranger ne sont pas oubliés

    Fait rare le Président de la République a pris en compte la situation que nous vivons en tant qu’expatriés. Alors que demain midi, les frontières extérieures de l’Union Européenne seront fermées à toute entrée, Emmanuel Macron a invité tous les expatriés à contacter les ambassades et consulats pour organiser leur retour en France si ils le désirent.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Coronavirus: le point au Maghreb

    Coronavirus: le point au Maghreb

    Le lycée français de Rabat est fermé, comme tous les établissements au Maroc

    La situation au Maghreb concernant le coronavirus évolue, comme partout dans le monde de jours en jours voir d’heures en heures. Si le nombre de personnes infectés semble encore faible, Tunisie, Algérie et Maroc ne veulent pas subir le contrecoup de la crise qui touche l’Europe voisine. Alors que l’Espagne vient d’annoncer la fermeture de ses frontières, y compris donc les enclaves sur le continent africain de Ceuta et Mellila, les pays de la région prennent également des mesures.

    Tour d’horizon et réactions des Français sur place.

    Vols annulés, écoles fermées ….

    Le Maroc, en concertation entre Mohammed VI et le roi d’Espagne et le président français, a décidé de suspendre toutes les liaisons maritimes et aériennes avec les deux pays européens. Décision drastique et ce alors que les relations économiques entre les trois pays sont considérables, y compris à travers le hub de Tanger.

    De très nombreux touristes français se rendent également habituellement dans le Royaume Chérifien qui par ailleurs a aussi décidé de suspendre ses liaisons avec les voisins de la région.

    Les numéros d’urgence dans la circonscription copyright M’Jid El Guerrab

    La Tunisie a également drastiquement réduit ses liaisons aériennes, notamment vers et en provenance de France. Plus de 20 000 Français sont enregistrés au Consulat à Tunis. Ils sont plusieurs dizaines de milliers en Algérie, 70 000 au Maroc.

    En Tunisie, les prières collectives sont interdites, les écoles et universités sont fermées. C’est également le cas au Maroc, y compris l’enseignement français extrêmement actif dans le Royaume.

    La mobilisation des consulats et des élus

    Bien entendu, la diplomatie et les représentants élus français sur place sont particulièrement mobilisés.

    Le Consul de France à Tanger  a indiqué les mesures prises dans une capsule vidéo : négociations avec les compagnies pour mettre en place des vols supplémentaires, avec les hôtels et les résidants sur place pour accueillir ceux qui sont bloqués au Maroc, cellule téléphonique fonctionnant en continu jour et nuit, et informations systématiquement mises à jour.

    « Au Maroc, le Président de la République Emmanuel Macron est en contact permanent avec le Roi, les actions sont coordonnées » M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français hors de France

    Le député des Français sur place M’Jid El Guerrab

    Le député des Français de l’étranger sur place, M’jid El-Guerrab, a témoigné aux français.press . Il appelle au calme et à la prudence. Actuellement au Maroc, le député estime que le pays est deux semaines après la France en termes d’évolution du virus.

    Les messages informatifs au cœur de la stratégie

    Surtout, et tout comme les services diplomatiques et les élus consulaires, il estime absolument crucial de communiquer. Les numéros d’urgence dans la circonscription sont disponibles en photo sur cet article.

    Surtout, le virus ne connait pas de frontières. Ce n’est pas un ennemi avec une quelconque « idéologie ». Il frappe aveuglement. Les mesures à prendre, éviter les contacts directs, se laver très régulièrement les mains, privilégier le télétravail, sont tout autant valables à Rabat, à Tunis, à Paris et Marseille.

  • 300 000 français au Benelux – élus, consulats, associations, pleine mobilisation contre le coronavirus

    300 000 français au Benelux – élus, consulats, associations, pleine mobilisation contre le coronavirus

    Nombreux sont les Belges et les Français résidents en Belgique qui, vendredi soir et ce week-end, ont profité des moments de convivialité habituels dans les restaurants, les bars, les espaces publics et autres plaines de jeux. Sur les réseaux sociaux, les messages ont afflué pour dénoncer ces comportements jugés tantôt « égoïstes », tantôt « irresponsables ». Les belges ont aussi débordé sur la France et les Pays-Bas. Les autorités néerlandaises ont partiellement justifié ainsi leur propre fermeture des lieux récréatifs.

    Le mot d’ordre est pourtant clair : les habitants du Benelux doivent limiter au maximum les contacts sociaux pour éviter que le coronavirus ne se propage !

    Le directeur général de la Santé en France a parfaitement résumé la situation : « Ce n’est pas le virus qui circule, ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler ». La Premier Ministre Belge s’est adressé hier à tous les habitants de Belgique via un message sur les réseaux sociaux pour que la prise de conscience soit rapide et collective.

    Sans le respect par chacun des mesures drastiques de distanciation sociale, les autorités devront imposer une situation « à l’italienne », soit un confinement obligatoire de toute la population.

    Si le message n’est entendu ni via les médias ni via l’encadrement familial, c’est par des mesures coercitives qu’il faudra passer. Pour une minorité d’hurluberlus et d’inconscients incapables d’appliquer les consignes, tous les habitants du Benelux risquent d’être sanctionnés. Il en sera alors fini de la balade en famille, fini de la promenade pour s’aérer l’esprit.

    Les Français du Benelux mobilisés

    En pleine campagne pour les élections consulaires, certains ont décidé de suspendre la campagne pour se concentrer sur la transmission des informations indispensables comme la liste Français de Belgique qui a émis un message de prévention hier aux Français du plat pays.  Du coté des élus consulaires sortant, ils ont demandé dès la semaine dernière la réunion d’un conseil de sécurité à l’ambassade de France, l’ambassadrice l’a programmé pour demain mardi 17 Mars à 9H par téléconférence.

    Jeremy Michel, conseiller consulaire sortant et candidat sur la liste LREM menée par Thierry Masson, prend les choses avec philosophie et prône la solidarité entre européens si nombreux dans la capitale belge   :

     « Profitons de ce moment pour comprendre l’importance des relations entre nous; soyons un vrai peuple et pas uniquement une somme d individus qui manqueraient de bienveillance »

    A l’autre bout de l’échiquier politique, Boris Faure, conseiller consulaire PS ne se représentant pas, souligne le risque lié à l’isolement. Cela peut renforcer le sentiment d’éloignement et il en appelle donc à la responsabilité de tous pour en finir avec le virus :

     Pour les Français de Belgique une épreuve commence. Être membre d’une diaspora c’est être loin de chez soi. A l’épreuve du confinement s’ajoute celle de l’éloignement des parents et amis. Il faut s’attendre à une longue période de réclusion. Prenons soin les uns des autres et appelons nos parents et amis isolés et éloignés ! Le virus reculera avec la solidarité et la responsabilité de tous

    Aux Pays-Bas, l’ambassadeur a réuni dès ce jour les conseillers consulaires en téléconférence,  Hélène Degryse, conseillère consulaire sortante et candidate à sa succession, nous relève le consignes et mesures prises par l’ambassade pour la communauté française dans ce pays  :

    • Annulation des rendez-vous usuels au consulat et à l’ambassade pour se consacrer aux Français en difficulté
    • Mise en place de l’enseignement à distance pour les élèves qui étaient inscrits dans les établissements français
    • Mettre en place des réunions régulières avec les élus et information dès que nécessaire, comme aujourd’hui, par mails des citoyens inscrits au registre consulaire.

    Elle tient cependant à rassurer les français et à souligner les engagements des acteurs locaux et français dans cette lutte contre la pandémie.

    Tout est fait pour contribuer à l’effort collectif visant à contrer la propagation du virus. Le conseil aux touristes déjà aux Pays-Bas est de rentrer en France le plus rapidement possible. Quant aux Français des Pays-Bas qui envisagent de partir en France, ils doivent avoir à l’esprit que la situation évolue vite, le mieux étant de se trouver, en cette période complexe, à l’endroit où l’on réside.

    Le Luxembourg pris en étau

    Seuls les travailleurs transfrontaliers pourront désormais passer la frontière entre l’Allemagne et le Luxembourg. C’est ce qu’ont décidé d’un commun accord les autorités allemandes et luxembourgeoises dimanche soir.

    Pour ce faire, il faudra se munir d’un justificatif qui « prouve la nécessité de passer la frontière entre l’Allemagne et le Luxembourg« , sans quoi, la police allemande ne vous laissera pas passer indique le ministère du travail luxembourgeois .

    Un certificat a donc été mis à disposition par le gouvernement du Grand-Duché dans la nuit de dimanche à lundi. Il doit être dûment rempli par le salarié ainsi que par l’employeur qui doivent y apposer leur signature pour qu’il soit valable.

    Monique Dejeans, conseillère consulaire sortante et candidate sur la liste PS au Luxembourg, nous raconte :

    « les mesures sont assez similaires à celles en France, tous les commerces sont fermés sauf pharmacies, magasins alimentaires,  tabacs (!), stations essences… Dans l’ensemble les gens sont obéissants.Une mesure intelligente proposée pour le personnel hospitalier transfrontalier. Les loger ainsi que leurs familles dans les hôtels du Grand Duché qui de toute façon sont vides. Pour le reste il y a énormément de télétravail. La situation évolue d’heures en heures »

    Les risques de confinement dans la région Grand-Est se concrétisant d’heures en heures du coté français, il ne resterait que la frontière belge de librement accessible. Mais jusqu’à quand? 

     

  • Espagne : Quarantaine généralisée ! La situation des expatriés

    Espagne : Quarantaine généralisée ! La situation des expatriés

    Face à l’épidémie au Covid-19, le gouvernement espagnol a déclaré l’état d’alerte et adopté une série de mesures par décret royal, le 14 mars 2020. Ces mesures sont entrées aussitôt en vigueur.

    Les pays du monde entier se barricadent devant la pandémie du nouveau coronavirus, désormais concentrée en Europe, qui a infecté plus de 150.000 personnes, notamment en Espagne qui a décidé d’une mise à l’isolement quasi-totale.  L’« état d’alerte » est maintenu pendant au moins quinze jours. Les mesures de confinement prévoient la fermeture de :

    tous les centres commerciaux, à l’exception de ceux dédiés à la vente de produits de consommation courante (alimentation, nettoyage, hygiène) ;
    tous les bars, restaurants et autres établissements de restauration, à l’exception de ceux qui sont intégrés à un hôtel ou un centre social ou de santé ;
    tous les théâtres, cinémas, salles de fêtes, discothèques, pubs, salles de bal et de concert, salles de karaoké et tout autre établissement récréatif ;
    tous les établissements culturels, musées et bibliothèques ;
    toutes les stations de sport d’hiver et toutes les installations sportives, gymnases et clubs de sport, publics ou privés ;
    tous les parcs d’attraction, les parcs à thèmes et les lieux de spectacles publics couverts ou ouverts ;
    tous les établissements de jeu (salles de jeux, casinos, bingos…) ;
    toutes les écoles, collèges et universités sont fermés ;
    tous les regroupements sont interdits, quelque soit le nombre.

    L’Espagne est le deuxième pays le plus touché d’Europe avec 5.753 cas dont plus de 1.500 depuis vendredi soir et quatrième pays au monde en nombre de décès avec 183 morts.

    Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s’est voulu clair : les Espagnols pourront sortir de chez eux pour aller «travailler», «acheter le pain», aller à la pharmacie ou se faire soigner mais «pas pour aller dîner chez un ami».

    La liberté de circulation des personnes physiques est limitée.

    En effet, le gouvernement espagnol a décidé de limiter les déplacements pour effectuer des achats essentiels (alimentation, hygiène, santé, première nécessité), dans le strict respect des mesures de précaution élémentaires mais aussi ceux  pour se rendre sur son lieu de travail et retourner à son lieu de résidence habituelle ou accéder aux services bancaires. Les familles peuvent toujours donner soin et assistance aux personnes vulnérables en disposant des éléments nécessaires à prouver le lien.

    Dans toute la mesure du possible, et chaque fois que cela est possible, le recours au télétravail est encouragé par les autorités. Comme en France, les plans de circulation des transports en commun sont réduits. 

    Les expatriés entre tentative de rentrer en France et résignation

    L’international français Eliaquim Mangala fait partie des personnes testées positifs au Coronavirus, comme de nombreux compatriotes dans le royaume espagnol. le plus grand nombre a accepté la quarantaine et ils se conforment aux dispositions du gouvernement espagnol. L’ambassade de France comme les consulats et les agences consulaires sont mobilisés, permettant à nos concitoyens, à la différence de ceux au Maroc, de joindre les services concernés facilement. L’ambiance est plutôt sereine malgré l’inquiétude naturelle lié à la pandémie.

     

    Certains autres Français ont pris d’assaut les aéroports, ports et routes, rendant par moment la situation chaotique aux frontières.    Certains élus consulaires, comme Gaelle Lecomte (ADFE-PS), ne s’associent pas à ces mouvements de panique et expriment même publiquement leur méfiance face au traitement de la pandémie en France. La proximité des élections consulaires de mai 2020 pouvant expliquer cela !

     

  • Le pari des ennemis de l’Europe

    Le pari des ennemis de l’Europe

    L’Europe a l’habitude des crises. Il s’agissait jusqu’alors de crises internes, crises de croissance. Cette fois, c’est différent : Jamais elle n’avait eu à affronter de crises extérieures, avec de vrais ennemis.

    La crise du coronavirus montre que beaucoup parient sur l’éclatement de l’Europe. La Russie, on le savait depuis l’origine, aimerait une Europe divisée. Elle essaierait ainsi de reprendre pied dans les pays de son ancien glacis, du moins le croit-elle. Alors qu’elle a perdu les pays qui ont rejoint l’Union Européenne, puis la Serbie, puis l’Ukraine, elle rêve encore de panslavisme.

    L’Europe a de vrais ennemis

    Les Etats-Unis, c’est nouveau, affichent de plus en plus leur éloignement, leur mépris, voire leur adversité. Jusqu’à présent, ils soutenaient l’Union Européenne, mais pensent qu’elle leur échappe. A juste titre. Le Royaume-Uni espère les rejoindre. Si l’Europe échoue et se divise, ils deviendront les brillants seconds de l’Amérique. La Turquie, poussée aussi bien par la Russie que par les Américains s’exercent à un chantage migratoire (en Grèce) et militaire (en Lybie). Quant à la Chine, elle avance pas à pas, sans croire que cette Objet Politique Non Identifié qu’est l’Union Européenne puisse compter sans force, sans parti, ni chef.

    Partout où il passe, le coronavirus montre que les Etats réagissent avec l’égoïsme naturel qui est le leur, à courte vue. Sur la crise sanitaire, même si chaque quidam a un avis alors que personne ne sait rien, il faudra attendre quelques mois au moins, la fin de la crise, pour faire le bilan des bonnes et des moins bonnes décisions. Pour l’instant, la catastrophe, heureusement, n’est pas certaine.

    Sur la crise économique et financière, en revanche, on sait déjà que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique, la France, tous les pays en somme, vont devoir affronter une crise économique, financière et sociale. La mise en panne de l’activité a déjà des conséquences. Qui paiera, et comment ?

    L’Italie en danger

    L’Italie peut elle faire face à une nouvelle crise financière ? Et la France ? Le gouvernement pense que la crise actuelle coutera plusieurs dizaines de milliards. L’Allemagne envisage une récession. Pourtant, elle est la seule à pouvoir apporter, avec ses excédents, garantie financière (pour les dettes) et investissements (pour l’activité). Le fera-telle ?

    L’Allemagne a toujours refusé de prendre ses responsabilités de première puissance européenne. Elle. L’économie l’y obligera-t-elle ? Sinon, peut-elle envisager l’Europe sans l’Italie ? Et la France ? Car la situation de la dette française suit la pente italienne et non celle de l’Allemagne.

    Le choix de l’Allemagne pour ou contre l’Europe

    Ce serait bien sûr son intérêt, car les succès économiques allemands n’existeraient pas sans la construction européenne. Mais l’Allemagne comprendra-t-elle à temps, c’est-à-dire maintenant ? Merkel est sur le départ, sans successeur. L’AFD, créé initialement contre l’Euro, menace le système politique allemand. Les Verts, qui remplacent la gauche allemande, sont obligés de s’en remettre au gaz russe contre le nucléaire et à un antimilitarisme qui les met paradoxalement dans la main … des Américains. Ils votent régulièrement contre les programmes de défense européenne.

    Des forces politiques et financières contre l’Europe

    Drôle de période pour l’Europe. La Commission débloque des milliards, la Banque centrale aussi, mais tout crédit est une affaire de confiance. C’est le même mot. Qui a confiance en l’Allemagne en cas de crise financière en Italie ? D’autant que le gouvernement italien n’a pas de véritable assise électorale et qu’il inspire une confiance modérée.

    Pour la première fois, de grandes forces se coalisent à travers le monde contre l’Europe. Des forces politiques et financières. Ici la guerre en Syrie, la crise migratoire, les batailles du pétrole et du gaz, là-bas une pandémie qui ferme le commerce et les frontières, enfin une dette qui explose. Etats-Unis, Royaume-Uni, hier alliés, attendent la faille financière et la dislocation politique. Seule l’Allemagne a la capacité d’assurer la cohésion européenne. Elle est forte, mais sa solitude en fait le maillon faible. A la France de la convaincre.

  • Mobilisation internationale face à la crise économique

    Mobilisation internationale face à la crise économique

    Cantonnée du mois de novembre à février à la Chine, voire à une région de Chine, la diffusion rapide du coronavirus semble avoir pétrifié dans un premier temps les pouvoirs publics. L’absence de précédent et les interrogations sur sa dangerosité expliquent le retard pris au début de la crise.

    Dans un premier temps, la crainte d’apeurer la population et d’affoler les marchés a certainement joué. L’accumulation de mauvaises nouvelles en provenance d’Italie et la multiplication des décès ont changé la donne en ce milieu de mois de mars. La crise est devenue totale : sanitaire, économique (offre, demande) et financière.

    Les dirigeants des différents pays sont tenaillés entre la mise en œuvre de politique à tendance nationaliste et la nécessité de jouer sur la coordination et la coopération internationale. Face aux défis de santé publique, le chacun pour soi a d’abord été de mise. En fin de semaine, plusieurs initiatives ont été prises par de nombreux Etats et organismes internationaux afin de limiter l’impact économique et social de cette crise sans précédent.

    L’Etat d’urgence aux Etats-Unis

    Vendredi 13 mars, le Président américain Donald Trump a décrété l’état d’urgence nationale. Cette décision permet de débloquer près de 50 milliards de dollars en faveur des Etats pour faire face à l’épidémie. L’action sera ainsi coordonnée par la Federal Emergency Management Agency (Fema), qui a l’habitude de venir en aide aux victimes d’ouragans et d’inondations. L’agence pourra assister les autorités locales. L’état d’urgence permet aussi aux hôpitaux de contourner certaines restrictions pour faire face à la situation.

    L’Allemagne sort du bois

    Les ministres allemands de l’Economie et des Finances, Peter Altmaier et Olaf Scholz, ont déclaré que « toutes les armes sont sur la table » et que « nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger les entreprises et les emplois ». Ils ont prévenu que les mesures coûteront « des dizaines de milliards d’euros ». La possibilité de recourir à l’endettement n’est plus un tabou. Comme en France, l’objectif est d’assurer les acteurs économiques du soutien déterminé du gouvernement pour qu’ils maintiennent leur activité. Le dispositif de chômage partiel qui avait bien fonctionné en 2008, est réamorcé. Un bouclier en faveur des entreprises a été adopté. Il prévoit des facilités fiscales, notamment des reports d’impôts à hauteur de plusieurs milliards d’euros, mais aussi et surtout un programme illimité de crédits pour assurer la liquidité des entreprises. Une enveloppe de 500 milliards d’euros de crédits sera dégagée. L’idée de nationaliser des entreprises en difficulté est également prévu pour éviter un effet domino au sein des secteur stratégiques.

    La France, la santé publique, les entreprises et l’emploi

    En France, le Président de la République a annoncé, lors de son intervention jeudi 12 mars, que la priorité était la santé publique. Il a également souligné que le Gouvernement veillerait à soutenir l’économie pour éviter une paralysie du pays et pour faciliter la reprise. Plusieurs mesures économiques exceptionnelles sont prises afin d’atténuer les effets de la crise pour les entreprises et les salariés. Ainsi, les entreprises qui le souhaitent pourront également « reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité, le paiement des cotisations et impôts dus en mars ». Le chômage partiel sera facilité avec une prise en charge possible de l’Etat. 5 117 entreprises ont déjà demandé à bénéficier du chômage partiel pour un total de 80 000 salariés et un coût de 242 millions d’euros selon le Ministre de l’Economie. Ces chiffres devraient augmenter fortement dans les prochains jours.

    Jusqu’à présent, le chômage partiel était indemnisé pour le salarié à hauteur de 70 % du salaire brut et 84 % du salaire net. La prise en charge par l’Etat n’était effectuée qu’à hauteur du Smic. Le Président de la République a indiqué le dispositif serait déplafonné.

    Emmanuel Macron a également promis la mise en place d’un plan de relance national et européen et a indiqué que la dégradation des comptes publics était inévitable. En l’état de la situation financière, il est difficile d’apprécier le coût de la crise. Ce dernier sera fonction de la durée de l’épidémie et de son ampleur.

    La suspension de la règle des 3 %

    En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a garanti vendredi une « flexibilité maximale » dans l’application des règles communautaires sur les déficits et sur les aides d’Etat. Elle a porté à 37 milliards d’euros le montant du fonds européen de soutien aux entreprises.

    Les banques centrales à la manœuvre

    Les banques centrales ne peuvent pas tout mais elles sont des acteurs clefs dans cette crise. En tant que banquiers en dernier ressort, elles doivent calculer au mieux leurs décisions en fonction des besoins des économies sachant qu’elles ont notamment comme missions d’assurer la liquidité ainsi que la pérennité de la sphère financière. Leurs décisions sont décortiquées en temps réel par les investisseurs au point de surréagir.

    Après avoir baissé de 0,5 point ses taux directeurs la semaine dernière, la Fed a annoncé jeudi 12 mars qu’elle injecterait un total de 1 500 milliards de dollars en trois tranches pour éviter des perturbations inhabituelles sur le marché. Les investisseurs anticipent, par ailleurs, une nouvelle baisse des taux directeurs américains mercredi prochain.

    La réunion de la Banque centrale européenne du jeudi 12 mars était attendue après celle de la FED de la semaine dernière qui avait abouti à une diminution des taux de 0,5 point. Il y a quelques jours, Christine Lagarde avait affirmé face aux chefs d’Etat et de gouvernement européens que la Banque centrale européenne était prête à utiliser tous les outils à sa disposition pour limiter, autant que possible, les conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus. Contrairement aux attentes de nombreux investisseurs, la BCE a décidé de maintenir inchangé ses taux. Le taux de dépôt reste ainsi fixé à -0,5 %, ce qui constitue un niveau bas historique. Elle a, en revanche, annoncé des mesures en faveur du système bancaire et des Etats souverains. Ainsi, la BCE offrira aux banques commerciales de nouveaux prêts et des taux encore plus favorables sur les liquidités mises à leur disposition, et elle envisage d’ajouter une enveloppe supplémentaire pour ses achats d’actifs sur les marchés de 120 milliards d’euros d’ici la fin de l’année, ce qui devrait faciliter le financement des Etats.

    En injectant ces liquidités, la banque centrale devrait maintenir à des niveaux très bas les coûts d’emprunt des Etats et des entreprises.

    Cette augmentation n’est pas sans poser des problèmes. En effet, elle ne peut pas acheter plus d’un tiers d’une ligne d’obligation émise par un Etat. Comme la dette de l’Allemagne s’est réduite ces dernières années, la BCE risque d’atteindre assez rapidement ce plafond sachant que la répartition des rachats est proportionnelle aux poids des Etats de la zone euro.

    Les décisions de la BCE ont été mal comprises par les investisseurs qui souhaitaient une baisse des taux. Or, actuellement, la crise du coronavirus fait peser plutôt un risque de solvabilité tant pour les administrations publiques que le secteur privé. Les taux sont déjà à un niveau extrêmement bas. Les entreprises ne se lanceront pas dans des investissements importants tant que l’épidémie ne sera pas jugulée.

    L’important est de passer le cap de la crise sans tensions financières importantes. Dans ce contexte, la BCE a fait preuve de sagesse et de courage. La décision de la FED de baisser ses taux n’a eu qu’un effet passager et n’a pas empêché la forte baisse des marchés constatée depuis lundi 9 mars. François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil de la BCE, a déclaré vendredi 13 mars sur Radio Classique que « s’il y a des risques de fragmentation dans la zone euro nous utiliserons toutes les flexibilités possibles. Nous l’avons déjà fait dans le passé et le ferons à l’avenir chaque fois que cela est nécessaire ». Par ce discours, il confirme le rôle de banquier en dernier ressort de la BCE.

    La banque centrale norvégienne a annoncé également vendredi une baisse surprise de 50 points de base de son principal taux directeur à 1%. Pour enrayer la chute des marchés, vendredi 13 mars, la Banque du Japon a injecté des liquidités sur le marché bancaire et offert de racheter 1,9 milliard de dollars d’obligations. Elle a par ailleurs annoncé l’achat de plus de 101 milliards de yens (10,4 milliards de dollars) d’ETF (trackers qui répliquent les indices boursiers).