Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • le Rassemblement national confirme son avance devant LREM

    le Rassemblement national confirme son avance devant LREM

    Les dernières enquêtes de l’Ifop et d’OpinionWay donnent un avantage à la liste conduite par Jordan Bardella sur celle menée par Nathalie Loiseau, à moins d’un mois du scrutin.

    Le Rassemblement national (22,5 %) arrive en tête des intentions de vote aux élections européennes du 26 mai 2019, devant La République en Marche (21,5 %) en légère baisse, selon un sondage Ifop/Fiducial diffusé jeudi 2 mai.

    À un mois du scrutin, le RN gagne 1,5 point en une semaine et LREM en perd 1. C’est la deuxième fois depuis mi-avril que le Rassemblement national passe en tête dans cette enquête de l’Ifop pour Paris Match, CNews et Sud Radio.

    Un autre sondage de l’institut OpinionWay publié jeudi donne également le RN en tête (24 %) avec 3 points d’avance sur LREM alliée au MoDem (21 %).

    Les listes de gauche sous les 10 %

    Derrière le duo de tête, la liste Les Républicains est créditée de 15 % (+1), si le scrutin avait lieu dimanche, selon l’enquête de l’Ifop.

    Toujours au-dessous de 10 %, Europe Écologie Les Verts (9 %, +1) et La France insoumise (8,5 %, +0,5) ne parviennent pas à se départager. La liste PS/Place publique est stable à 5 % sur une semaine, devant celle de Debout la France à 4,5 % (+0,5).

    Générations (-1) et le PCF (=) sont au coude-à-coude à 3 %. Une liste labellisée Gilets jaunes recueille 2 % d’intentions de vote, l’UDI (-1,5 %) et Les Patriotes (+0,5 %) sont à 1,5 %. Les autres listes à 1 %.

    L’indice de participation est à 40 % (+1), en-dessous de la participation effective de 42,4 % enregistrée en 2014, et 74 % des électeurs interrogés se disent « sûrs de leur choix ».

    Enquête réalisée du 29 avril au 2 mai auprès de 1 404 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,1 à 2,6 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de forces et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

  • 500 ans de la Renaissance ! Des idées pour vos vacances estivales

    500 ans de la Renaissance ! Des idées pour vos vacances estivales

    Une région : le Val de Loire. Un homme : Léonard de Vinci. On célèbre cette année le 500e anniversaire de la mort du génie, qui marque aussi le début de la Renaissance.

    Dans l’histoire de France, 1519 est une année cruciale. Celle où Léonard de Vinci est mort, le 2 mai, au château du Clos Lucé, où il avait élu domicile à son arrivée en France. Celle aussi qui marque le début de la construction du château de Chambord. Celle enfin qui vit naître Catherine de Médicis. Bref, 1519, c’est l’entrée de plain-pied dans la Renaissance. En France, cet extraordinaire bouillonnement culturel et artistique du XVIe siècle se concentre dans les Pays de la Loire. Cinq cents ans plus tard, une foule d’événements vient tout au long de l’année célébrer cette période dorée. Petite sélection.

    Expos

    Leonardo et Chambord : Le célébrissime château accueille une expo originale sur… le château de Chambord. Manuscrits enluminés, livres rares, dessins, tableaux, maquettes et objets d’art… 150 pièces provenant de collections du monde entier (dont trois pages du fameux Codex Atlanticus de Léonard de Vinci) raconteront la genèse et la construction de ce chef-d’œuvre architectural à l’élaboration duquel le génie italien a activement participé. Chambord, 1519-2019 : l’utopie à l’œuvre,château de Chambord, du 26/05 au 1/09.

    Jésus fait tapisserie : Chacun connaît la Cène, fresque signée Léonard de Vinci. La tapisserie de 9,15 mètres par 4,9 mètres, tissée d’après cette œuvre pour François Ier, sort pour la première fois de l’État pontifical. Elle sera exposée au château du Clos Lucé, à Amboise, dernière demeure de son créateur. La tapisserie de la Cène pour François Ier, un chef-d’œuvre en soie et argent, château du Clos Lucé, du 6/06 au 9/09.

    Spectacle

    Renaissance numérique : Un show itinérant évoquera les idéaux humanistes de la Renaissance et donnera vie aux œuvres de Léonard de Vinci grâce à des projections sur l’eau ou sur bâtiments. Un parcours onirique et poétique qui ira de ville en ville : Bourges, Orléans, Blois, Tours, Chambord et Amboise.
    Viva Leonardo da Vinci, 500 ans de Renaissance(s), du 15/08 au 15/09.

    Festival

    Dans le cadre du Festival européen de musique Renaissance, le Clos Lucé accueille une création inédite du grand Jordi Savall, le 27 septembre, avec des musiciens du Concert des Nations, et les concerts de jeunes talents invités, les 28 et 29 septembre. Festival européen de musique Renaissance, château du Clos Lucé, du 27 au 29/09.

    Événement

    500 cavaliers en costume de la Renaissance et leurs chevaux réunis pour une journée consacrée à l’équitation dans le parc du château de Chambord, voilà qui risque d’être impressionnant. Outre les démonstrations équestres, les cavaliers flâneront toute une journée dans le domaine à la rencontre des visiteurs. 500 cavaliers pour les 500 ans de Chambord, domaine de Chambord, le 30/06.

    Bal

    Vous voulez apprendre à danser comme au XVIe siècle en tenue d’époque ? Rendez-vous au château d’Amboise où des ateliers d’initiation se tiendront l’après-midi avant le grand bal du soir le 25 juillet. Le 22 juin, c’est au château de Cheverny qu’une association d’amoureux de Venise présentera les costumes qu’elle a réalisés pour le carnaval, nécessitant un an de travail. Ateliers et bal Renaissance, château royal d’Amboise, le 25/07. Week-end vénitien, présentation de costumes, château de Cheverny, le 22/06.

    Plus d’infos sur : vivadavinci2019.fr

     

  • Convulsions Mondiales

    Convulsions Mondiales

    Angela Merkel est en tournée au Sahel. Là où les forces françaises sont en place depuis dix ans. Où la guerre risque de durer encore dix ans, puisqu’elle dure depuis des siècles. Plus au nord, en Algérie Le général Salah sacrifie quelques amis de Bouteflika pour éliminer ses ennemis et renforcer son pouvoir. La rue continue de manifester. Si l’Algérie bascule, ce sera dans l’inconnu. A coté, dans la Tunisie voisine, des élections se préparent. La démocratie peut-elle éclore quand l’économie s’effondre ? Les Européens ignorent la Méditerranée, et n’ont pas aidé la démocratie tunisienne. Obsédés par la Russie, le Moyen Orient ou la Chine, ils ne regardent pas leur horizon.

    La Lybie continue sa guerre civile, France et Etats-Unis, soutenant officiellement, officieusement, les deux gouvernements concurrents. Le Maréchal Sissi renforce son mandat présidentiel, dans l’indifférence générale, par les urnes, hommage du vice dictatorial à la vertu démocratique. A Istanbul et Ankara, la vertu l’emporte : Erdogan reconnait ses défaites. Israël négocie directement avec les Russes, les Américains renforcent le blocus contre l’Iran. Désormais, Chine, Turquie, Japon, Corée du sud s’exposeront à des sanctions s’ils achètent du pétrole aux Iraniens. L’Arabie saoudite commande plus d’une dizaine de centrales nucléaires aux Etats-Unis. La transition écologique reste radicalement politique. De la Méditerranée, on s’enfonce vers le Moyen-Orient et le pétrole. Vers la guerre du Yémen et les bases militaires de l’Océan indien.

    L’Inde organise ses élections législatives : Plus d’1.3 milliards d’habitants, bientôt le plus grand pays du monde par sa population, déjà la première démocratie. Ce qui ne veut pas dire que ce soit un pays calme. Violences politiques, religieuses, sociales y sont crues et cruelles. Mais il n’y a pas de camp, comme en Chine, ni de police politique et civique. L’Inde est plus solide que la Chine.

    La Chine construirait en cachette des dizaines de centrales à charbon. L’Italie s’est ralliée aux routes de la Soie. Poutine veut en être. Le dixième round des négociations Chine-USA a commencé. La frégate française « Vendémiaire » s’est heurtée à la marine chinoise en Mer de Chine, opposant liberté de navigation et reconnaissance de souveraineté. La Mer et les ports sont les maillons de l’économie chinoise, qui acheté Le Pirée et Trieste.

    En Europe, les élections s’approchent. L’abstention l’emportera. Les pays du nord envoient un mémorandum pour contester le mini budget de la zone euro initié par l’Allemagne et la France. L’esprit européen serai-il mort ? Si ce n’est d’amour, c’est de raison. Le Royaume-Uni le fait revivre, lui n’en finit pas de partir. L’Espagne fête l’extrême droite, les socialistes, et les Indépendantistes de gauche. Le gouvernement de Sanchez, comme toute l’Europe, soutient Juan Guaido contre Maduro, qui accueille des soldats russes. Cette année, Les dépenses militaires de la France ont dépassé celle de la Russie, qui n’est plus une menace depuis longtemps. Serions-nous en retard d’une guerre ?

    La France est au Sahel, en Mer de chine, en Syrie, au Liban, dans l’Océan indien, etc… Peut-elle y rester seule ? Madame Merkel est donc au Sahel, bonne nouvelle. C’est au sud que sont les chances et les dangers pour l’Europe. Il faut que la France l’y entraine.

    Toutes ces convulsions ont un impact direct sur la vie des Français. Personne n’en parle. Pas même le Président. Les questions des retraites, de l’impôt sur le revenu, du nombre de fonctionnaires, pourraient être balayées par ce qui se passe en Algérie ou au Venezuela. Ne parlons pas d’une convulsion en Chine, d’un miracle économique indien, ou des crises démographiques africaines. Nous vivons, en Europe, dans un ilot de tranquillité au sein d’un monde turbulent.

    Démocratie contre autocratie, maitrise de l’énergie et des voies maritimes, contrôle des investissements financiers, le grand jeu mondial est toujours le même jeu. En sommes-nous, en serons-nous des joueurs ou des jouets ? Cela ne dépend que de nous. Nulle fatalité en vue.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site lesfrancais.press

     

     

     

     

     

  • Le point sur la déductibilité des dons pour les Français non-résidents fiscaux

    Le point sur la déductibilité des dons pour les Français non-résidents fiscaux

    Le député des Français de l’étranger Frédéric Petit a récemment fait le point sur la question de la déductibilité des dons sur les impôts des Français non-résidents fiscaux sur son blog

    La question a été particulièrement d’actualité à l’occasion du drame de l’incendie de  Notre Dame Un montant record de plus d’un milliard d’Euros a été mobilisé à cette occasion. Une façon aussi de mettre en avant la question de la protection du patrimoine français. Les Français de l’étranger souhaitent assez largement contribuer à cette solidarité.

    Des aménagements en cours pour inclure la solidarité des Français de l’étranger

    M. Petit et sa collègue Anne Genetet travaillent sur un dispositif avec des aménagements sur la question de la déductibilité des dons. Un sujet complexe, il s’agit d’une niche fiscale, ce qui est considéré par le député Petit par certains comme un principe « où certains donneurs se sont engagés à ne pas utiliser cette déductibilité pour ne pas être accuser de « profiter du système ».

    Le député Frédéric Petit

    Pour celles et ceux qui n’ont aucun revenu imposable en France, il existe déjà dans certains pays et en particulier en Allemagne une possibilité de déduction pour des dons faits à une organisation d’un Etat européen ou membre de l’Espace Economique Européen.

    Un travail de simplification en cours

    Concernant les personnes qui ont des revenus principaux à l’étranger mais également une fraction de revenus, venant par exemple du capital, en France, la situation est différente. Ils peuvent ainsi déclarer les dons en France, ce qui ne changera pas grand-chose si ils ont fait une « déclaration mondiale », c’est-à-dire une déclaration de l’ensemble de leurs revenus et que la France a alors imposé un impôt libératoire forfaire, sauf si le don est directement déduit de la somme imposée. Un don de quelques centaines d’Euros pourrait par exemple couvrir l’ensemble de l’imposition liée à un loyer perçu.

    Le député Petit et ses collègues travaillent à une simplification et meilleure lisibilité de l’imposition des Français établis hors de France. Un sujet complexe mais une revendication, que ce type de niches paraissent ‘justes’, ‘solidaires’, voire ‘sympathiques’.

  • L’Inde et l’Afrique pourront-elles remplacer la Chine ?

    L’Inde et l’Afrique pourront-elles remplacer la Chine ?

    La croissance de la Chine est attendue à la baisse pour les prochaines années du fait du vieillissement de la population tandis qu’une partie non négligeable du rattrapage économique a été réalisée. Elle est déjà passée en quelques années de 14% en 2007 à 6,6% en 2018, soit le plus faible taux enregistré lors de ces vingt-huit dernières années. Depuis les années 80, la Chine est l’un des premiers moteurs de l’économie mondiale. Son affaiblissement risque d’avoir des répercussions sur celle-ci.

    Pour compenser la moindre performance de la Chine, certains comptent sur la montée en puissance de l’Inde ou de l’Afrique constitué de 51 Etats qui ne sont pas tous au même niveau de développement.

    Un ralentissement progressif de la croissance chinoise devrait se poursuivre

    Avec le vieillissement démographique et des gains de productivité stabilisés autour de 4% par an, la croissance potentielle de la Chine devrait s’effriter progressivement jusqu’à se situer d’ici une dizaine d’années entre 2,5 et 3%. La population âgée de 20 à 60 ans devrait diminuer en Chine de 0,5 à 1% en rythme annuel et cela jusqu’en 2030. Les gains de productivité par tête sont passés de 10 à moins de 5% de 2006 à 2018.

    L’OCDE estime que la Chine ne pourra pas compter comme lors des dernières décennies sur les exportations pour maintenir un fort taux d’activité. L’organisation internationale invite les autorités chinoises à accentuer leurs efforts afin de privilégier des stratégies à long terme en faveur de la consommation intérieure et les services. L’OCDE pointe également du doigt la montée des risques financiers du fait du niveau élevé de la dette des entreprises. Elle préconise l’instauration d’un véritable marché unique des produits et du travail, ce qui n’est pas sans poser des problèmes d’ordre politique au Gouvernement. L’OCDE considère que la Chine sera contrainte de se banaliser afin de continuer à recevoir des investissements internationaux. Ainsi, l’abaissement des droits de douane à l’importation, le démantèlement des obstacles non tarifaires et la fin des restrictions à l’entrée des capitaux sont de plus en plus nécessaires pour maintenir élevé le taux de croissance. La réglementation de la lutte contre les monopoles et ses modalités d’application pourraient être renforcées. Les procédures d’accès aux marchés publics pourraient être plus transparentes, respecter la neutralité technologique et être ouvertes à tous les acteurs.

    De nouveaux moteurs de croissance peuvent-ils prendre le relais ?

    Au début des années 2010, la Chine était à l’origine du tiers de la croissance de l’économie mondiale. Ce poids décline depuis. Afin de maintenir la croissance mondiale autour de 3% dans les prochaines années, des relais sont nécessaires. L’Inde et l’Afrique sont souvent mises en avant. La première dépasse en rythme de croissance la Chine depuis deux ans. Avec une population de plus de 1,3 milliard d’habitants, en augmentation, l’Inde dispose d’un potentiel de croissance assez élevé. L’économie du continent africain devrait être dynamique durant les prochaines décennies en raison de la forte progression de sa population qui devrait passer de 1,2 à 2,5 milliards d’habitants de 2017 à 2050.

    Pour le moment, la croissance de l’Afrique reste relativement faible, autour de 3,5 %. Elle demeure très tributaire des matières premières et des problèmes politiques que rencontrent régulièrement les pays de ce continent. Pour jouer un rôle économique majeur, l’Inde comme l’Afrique sont actuellement entravées par leur insuffisance d’épargne.

    Cette faiblesse empêche le financement des investissements nécessaires à la croissance. Le taux d’investissement s’élève à 32 % du PIB en Inde quand le taux d’épargne est de 29 % du PIB. Les valeurs respectives en Afrique sont 24 et 19 %. Ce manque d’épargne pèse sur la réalisation des infrastructures et donc sur la croissance ainsi que sur la capacité de rattrapage de ces économies. Si de 1998 à 2018, la Chine a été capable de multiplier par 5 la production d’énergie électrique par habitant, en Afrique, cette dernière est restée stable quand en Inde l’augmentation n’a été que de 20%.

    Durant la phase de décollage, la Chine a été capable de dégager d’importants excédents commerciaux qui ont facilité le financement de l’économie. La balance courante était excédentaire de plus de 4 % du PIB au début du siècle. Cet excédent a même atteint plus de 10 % du PIB en 2007. En revanche, l’Inde et l’Afrique connaissent des déficits structurels (respectivement -3 et -3,5 % du PIB en 2018). Ces deux zones économiques sont confrontées à des dettes extérieures élevées (respectivement 18 et 20 % du PIB) quand la Chine dégage une position extérieure positive de plus de 10 % du PIB. L’accumulation permanente d’endettement extérieur conduit à une tendance à la dépréciation du taux de change, qui appauvrit l’Inde et l’Afrique par la détérioration des termes de l’échange. Ces deux zones sont très sensibles à la fois aux variations monétaires et aux variations de taux d’intérêt.

    L’activité en Inde et en Afrique est freinée par le niveau d’éducation encore faible de la population. Le taux d’alphabétisation est de 71 % en Inde contre 96 % en Chine. En Afrique, ce taux varie fortement d’un pays à un autre (de 45 % pour le Tchad à 98% pour l’Afrique du sud). En moyenne, il se situe autour de 65 %.

    extrait de Lorella Ecodata, lettre d’information économique confidentielle avec l’autorisation de son Président, Philippe Crevel, économiste
  • 1er mai : quid des revendications des syndicats des Français de l’étranger ?

    1er mai : quid des revendications des syndicats des Français de l’étranger ?

    La fête du 1er mai, la fête du travail, est célébrée dans de nombreux pays dont la France. Il s’agit de la principale célébration pour les travailleurs et notamment pour les syndicats chargés de les représenter.

    Du côté des Français de l’étranger, et notamment du personnel du Quai d’Orsay, la représentation syndicale est la suivante : CFDT, l’ASAM/UNSA et la CFTC (6 + 4 + 2 sièges sur 15) dominent. La CGT, FO/FSU, l’USASCC se classent ensuite dans cet ordre avec un siège pour chacune de ces trois organisations syndicales.

    Les syndicats du corps enseignant réclament plus de moyens et le renouvellement des contrats

    Comme nous l’indiquions récemment, la CFDT dans un communiqué critique fortement le ministère de l’éducation nationale pour les 50 non-renouvellements de professeurs en fonction dans les établissement français à l’étranger.

    Le SNES-FSU dénonce également un plan d’économie qui a, selon la formation syndicale, comme objectif d’affaiblir le secteur public pour valoriser les établissements privés. Une question du partage qui divise. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance (LREM – Modem – Agir) aux européennes, avec qui nous avons récemment échangé, est pour sa part favorable à une agilité des fonctionnements entre le secteur public et une participation du privé. Ce via notamment des fondations et des associations.

    Le Quai d’Orsay, un réseau tentaculaire en quête de moyens

    Du côté du réseau diplomatique français, il convient de rappeler qu’il est l’un des plus importants au monde avec notamment 163 ambassades, derrière la Chine et les Etats-Unis mais devant tous les autres pays. Un des plus couteux également. Le ministère procède régulièrement à des réductions de coûts qui l’amène à réduire la voile diplomatique avec par exemple la fermeture de consulats.

    Une question budgétaire qui pose des problèmes à plusieurs niveaux : celui de la protection de nos compatriotes expatriés ou en visite dans des pays étrangers, celui de l’attractivité de la France, et celui du personnel du Quai également.

    Les différentes organisations syndicales, et notamment la CGT, dénoncent régulièrement ce qu’elles appellent, à l’instar de leurs collègues pour le corps enseignant, un rabotage au nom de plans d’économie.

  • 150 000 manifestants en France pour le Premier Mai

    150 000 manifestants en France pour le Premier Mai

    Le traditionnel cortège du 1er-mai se déroulait mercredi à Paris dans une ambiance tendue et des nuages de gaz lacrymogène, avec des incidents sporadiques entre militants radicaux et policiers, déployés en force en raison des craintes de violences.

    Plus de 150.000 personnes manifestaient dans toute la France, dont 16.000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, pour marquer la « Fête du travail », à l’appel des syndicats et des « gilets jaunes », en rébellion depuis plus de cinq mois contre la politique du gouvernement.

    Dans la capitale, 40.000 personnes ont défilé selon un comptage réalisé pour un collectif de médias, tandis que le syndicat CGT annonçait 80.000 manifestants.

    Si les plus de 200 rassemblements à travers le pays se tenaient globalement dans le calme, l’atmosphère est vite devenue orageuse à Paris où la police a chargé et tiré des grenades lacrymogènes à plusieurs reprises pour disperser des centaines de « blacks blocs » — militants anticapitalistes et antifascistes vêtus de noir et masqués.

    Les policiers ont également essuyé des jets de projectile.

    Les premières tensions ont éclaté dès la mi-journée autour du restaurant La Rotonde, un symbole du pouvoir depuis qu’Emmanuel Macron y a célébré sa qualification au second tour de l’élection présidentielle en 2017. Barricadé de planches de bois, l’établissement était protégé par des dizaines de membres des forces de l’ordre pour éviter qu’il ne soit attaqué comme l’avait été le Fouquet’s sur les Champs-Elysées le 16 mars, lors d’une journée de manifestation des gilets jaunes avec déjà la présence de nombreux « black blocs ».

    (Photo by Zakaria ABDELKAFI / AFP)

    Plus de 7.400 policiers et gendarmes ont été déployés dans la capitale — théâtre de débordements spectaculaires lors des manifestations des « gilets jaunes » ces derniers mois — pour faire barrage aux quelque « 1.000 à 2.000 activistes radicaux » attendus par les autorités.

    S’appuyant sur une récente loi « anti-casseurs » qui a fait polémique, le président Macron a réclamé que la réponse à ces « black blocs » soit « extrêmement ferme » en cas de violences, après des appels sur les réseaux sociaux à transformer Paris en « capitale de l’émeute ».

    L’an dernier déjà, 1.200 militants radicaux avaient perturbé la manifestation parisienne, marquée par de violents heurts. Des commerces avaient été dégradés ou incendiés, des véhicules brûlés.

    Pour tenter de prévenir les violences, les forces de l’ordre ont interpellé quelque 200 personnes et procédé à plus de 12.000 contrôles préventifs, fouillant sacs et véhicules, selon le parquet de Paris. Le quartier de la Concorde et des Champs-Elysées, où sont situés le palais présidentiel et l’Assemblée nationale, était totalement bouclé.

    – Syndicats en quête de visibilité –

    Coincés entre « blacks blocs » et « gilets jaunes », les syndicats ont eu des difficultés à faire entendre leurs revendications ces derniers mois et tablent sur cette journée de mobilisation pour regagner en visibilité.

    Mais leur cortège a été perturbés par les échauffourés entre police et black blocs.

    Le secrétaire général de la CGT, l’un des principaux syndicats du pays, Philippe Martinez, a ainsi été contraint de quitter momentanément la tête du défilé après avoir été pris à partie par des radicaux, a constaté un journaliste de l’AFP. A son retour, il s’est plaint devant les journalistes d’avoir été victime de gaz lacrymogènes lancés par la police.

    « Pour un ministre de l’Intérieur qui nous avait dit +je maîtrise la situation (…), vous allez voir ce que vous allez voir+, eh bien, on a vu », a-t-il lancé, visiblement très énervé.

    Egalement présent dans le cortège, le porte-parole de Solidaires, Eric Beynel, s’est félicité de voir « énormément de monde », tout en se plaignant d’avoir été « harcelé par les forces de l’ordre ».

    L’an dernier, les manifestations avaient rassemblé 210.000 personnes en France selon les syndicats, 143.500 selon le gouvernement.

    Malgré des appels à la « convergence » des luttes lancés par des responsables syndicaux ou politiques dans tout le pays, gilets jaunes et autres manifestants n’ont pas toujours défilé côte à côte.

    « Nous portons des revendications depuis six mois. Les syndicats étaient où pendant ce temps là? », s’est exclamée une jeune femme en gilet jaune, qui manifestait à Montpellier (sud).

    A Marseille, le dirigeant de la gauche radicale française, Jean-Luc Mélenchon, a estimé que la France se trouvait dans une « situation de jamais-vu » après 24 semaines de mouvement des « gilets jaunes », et que la « solution » passait par des « convergences populaires ».

  • L’Autorité bancaire européenne a-t-elle enterré à tort l’enquête sur la Danske Bank?

    L’Autorité bancaire européenne a-t-elle enterré à tort l’enquête sur la Danske Bank?

    Bruxelles a déploré la clôture de l’enquête de l’Autorité bancaire européenne (ABE) sur l’affaire de blanchiment d’argent dont est soupçonnée la banque danoise, alors qu’un rapport signalait plusieurs infractions aux règles européennes. 

    Coup de semonce inédit. Le vice-président de la Commission européenne, chargé notamment des services financiers, Valdis Dombrovskis, a critiqué sans détours le traitement de l’affaire Danske Bank par l’Autorité bancaire européenne (ABE). Dans un entretien au Financial Times et sur Twitter, le commissaire letton a regretté la clôture de l’enquête de l’ABE sur le scandale de blanchiment qui a secoué la première banque danoise.

    « Décevant : l’ABE n’a pas agi à l’égard de l’un des plus grands scandales de blanchiment d’argent en Europe », a-t-il écrit sur Twitter ce lundi 29 avril. « La Commission européenne a proposé un renforcement accru des pouvoirs de l’ABE en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, mais pour être efficace, cela nécessite une transformation de la manière dont les décisions sont prises au sein de l’ABE », a-t-il fait valoir.

    Manquements et débats

    Le 17 avril dernier, le superviseur bancaire a annoncé la fin de son enquête formelle sur de possibles infractions à la législation européenne des autorités financières estonienne et danoise dans le cadre des activités de blanchiment de Danske Bank et sa filiale estonienne. Pour mémoire, quelque 200 milliards d’euros d’opérations, sur une période allant de 2007 à 2015, principalement depuis des comptes de non-résidents estoniens, ont été jugées suspectes, selon un audit indépendant commandité par la banque.

    « Lors d’un vote au cours de sa réunion du 16 avril 2019, le conseil des autorités de surveillance de l’ABE a rejeté une proposition recommandant la [constatation] d’une infraction au droit de l’Union », avait indiqué l’Autorité dans un bref communiqué.

    Le conseil est composé du président de l’ABE et des représentants des 28 régulateurs nationaux (l’ACPR, adossée à la Banque de France par exemple). Pourtant, le rapport d’enquête qui avait été présenté « avait identifié quatre infractions » à la réglementation dans la façon dont les deux autorités, danoise et estonienne, avaient supervisé Danske, notamment le défaut de coopération, et leur recommandait de prendre des mesures, selon le Financial Times.

    « Manquements »

    Le président par interim de l’ABE, Jo Swyngedouw, a reconnu la constatation de « manquements » dans des courriers à la direction générale de la Justice et des Consommateurs de la Commission, et au groupe des eurodéputés verts, datés du vendredi 26 avril.

    « Un certain nombre de membres du conseil des autorités de surveillance, tout en reconnaissant, avec le recul, des manquements dans le contrôle exercé par les deux autorités, a considéré que ces manquements ne constituaient pas une infraction au droit de l’Union et, de manière plus générale, a remis en cause l’utilisation de cet outil juridique dans des dossiers couvrant des périodes antérieures à l’application de la quatrième directive anti-blanchiment », indique-t-il.

    Un membre du conseil des autorités de surveillance aurait voté en faveur des recommandations du rapport, de nombreux autres se seraient abstenus, selon le Financial Times.

    « Manifestement les autorités nationales de surveillance ont voulu enterrer le scandale et se protéger mutuellement », a réagi Pervenche Berès, présidente de la délégation socialiste française et rapporteure sur la réforme des Autorités de supervision européenne (ASE/ESA) au Parlement européen. « Ce scandale Danske Bank n’est pas un scandale européen, c’est celui des limites de l’intergouvernemental en Europe ! » a-t-elle estimé.

    L’affaire Danske Bank fait l’objet de plusieurs enquêtes, au Danemark, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France depuis février dernier.

    Delphine Cuny

    Un article publié sur le site de notre partenaire

     

  • Changement d’ère au Japon qui célèbre son nouvel Empereur

    Changement d’ère au Japon qui célèbre son nouvel Empereur

    Un moment historique vient de se dérouler au Japon. Pour la première fois depuis plus de deux siècles, l’Empereur, descendant d’une lignée plurimillénaire, a abdiqué, en raison de son âge et de sa santé, en faveur de son fils aîné.

    Akihito, qui avait succédé à son père le controversé Hiro-Hito, en 1989, marqua le pays par son engagement pour la paix, et sa compassion pour les victimes des très nombreuses catastrophes naturelles qui marquèrent l’archipel durant son règne, et en particulier lors du drame de Fukushima.

    Une succession millimétrée, dans un contexte protocolaire extrêmement strict

    L’agence impériale, connue pour son intransigeance quant aux règles du protocole, a calibré cette succession au millimètre. Deux courtes allocutions, de l’Empereur émérite et de son successeur, ont notamment été largement suivies au sein du pays et partout à travers le monde.

    L’ère Reiwa, ère de belle harmonie, symbole de la succession impériale

    La question successorale fut ces dernières années marquée par de nombreux remous. L’absence d’enfant mâle, seul autorisé à succéder au trône de Chrysanthème, au sein du couple héritier fut l’objet de nombreux commentaires. La naissance, au sein du couple du frère cadet du nouvel Empereur, d’un garçon régla, temporairement cette question. L’ouverture du trône aux princesses reste cependant une possibilité, et ce dans une société encore très patriarcale.

    Le nouvel Empereur, éduqué comme son épouse à l’étranger, a plusieurs combats qu’il souhaitera mener, en particulier l’accès à l’eau dans les pays en développement. Le Japon fait par ailleurs face à plusieurs défis majeurs, et en particulier la question démographique dans un pays qui ne connait presque aucune immigration, dont la population est vieillissante et qui pourrait perdre 25 millions d’habitants d’ici 2050.

    Une communauté française présente et dynamique

    Les Français du Japon (在日フランス人) constituent la deuxième communauté européenne après le Royaume-Uni. Parmi le réseau associatif, citons  l’association des Français et Francophones du Japon

    Laurent Pic
    Ambassadeur de France au Japon

    La communauté compte deux Lycées français, à Tokyo et à Kyoto ainsi que plusieurs antennes de l’Alliance française

     

    « J’adresse au nom de la France mes plus sincères félicitations à Sa Majesté l’Empereur qui accède aujourd’hui au trône de Chrysanthème. Je forme le vœu qu’au cours de cette nouvelle ère impériale, les relations d’amitié et de coopération qui unissent la France et le Japon depuis plus de 160 ans se renforcent encore d’avantage » Laurent Pic, Ambassadeur de France au Japon

     

    L’ambassadeur de France a souligné le respect de la République pour le nouvel Empereur et la chaleur des relations entre les deux pays. La récente visite du nouvel Empereur et notamment à Lyon atteste de ces échanges.

  • Tour du monde des Premier Mai

    Tour du monde des Premier Mai

    Le 1er mai prochain, de nombreux pays du monde célèbreront la fête du travail. Pour la plupart d’entre nous, ce sera l’ouverture du « mois des ponts », l’occasion de s’offrir du muguet ou de profiter d’une (belle) journée chômée. Les origines, l’histoire et la signification du 1er mai sont pourtant peu connues.
    Pourquoi a-t-on choisi cette date ? Qu’est-ce qui unit, le temps du 1er mai, des pays aussi divers que la Belgique, la Finlande, la Roumanie ou le Laos ? Et d’où vient la tradition du muguet ? Le 1er mai, c’est une longue histoire, qui n’a pas toujours été de tout repos.

    Le 1er mai : une origine américaine

    L’idée d’une fête du travail voit le jour au moment de la Révolution française. En 1793, Fabre d’Églantine, ami de Danton, est le premier à instaurer une telle célébration dans le calendrier républicain au 1er pluviôse (fin janvier).

    Paradoxalement, c’est outre-Atlantique qu’il faut aller chercher les origines du 1er mai, aux États-Unis, où ce jour n’a jamais été férié. En 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour obtenir la diminution de la journée de travail à huit heures. Il choisissent de lancer leur action le 1er mai, date à laquelle bon nombre d’entreprises entament leur année comptable.

    En 1886, face aux réticences de leurs employeurs à diminuer le temps de travail, plus de 300 000 personnes font à nouveau grève. La manifestation, violemment réprimée, fait trois morts parmi les grévistes de la société Mac Cormick à Chicago. Au lendemain de cette répression, une marche de protestation est organisée. La place Haymarket est le théâtre d’un second drame : sept policiers sont tués et de nombreux manifestants blessés. Malgré l’inexistence de preuves, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort et trois autres à perpétuité.

    En 1889, les congressistes de la IIe Internationale, réunis à Paris, entrent dans la lutte pour la journée de huit heures. À l’instar de l’American Federation of Labour (AFL), ils fixent la date du 1er mai comme journée de leur revendication. Une manière de commémorer les événements de Chicago, symboles d’une répression qui n’a pas dit son dernier mot. En 1891, la manifestation du 1er mai à Fourmies, dans le nord de la France, s’achève avec le triste bilan de 10 morts et 35 blessés.

    Et le 1er mai devint la fête du travail

    Le 1er mai prend vite un caractère international et revendicatif. Les travailleurs continuent à se battre pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Une lutte qui porte ses fruits. « L’adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures » est ainsi fixée « comme but à atteindre partout où elle n’a pas encore été obtenue » par l’article 247 du Traité de Versailles, en 1919.

    À l’initiative de Lénine, le 1er mai devient en 1920 une journée chômée en URSS. D’autres pays suivront peu à peu. En France, c’est sous la houlette de René Belin, un ancien responsable de la CGT devenu ministre de Pétain (sic), que le 1er mai devient chômé. Officiellement désignée le 24 avril 1941 fête du travail et de la concorde sociale, la fête des travailleurs est détournée dans le but de rapprocher les ouvriers du régime de Vichy. Petit détail, à l’époque la Saint-Philippe (prénom de Pétain) tombait le 1er mai…

    Le gouvernement issu de la Libération fait finalement du 1er mai un jour férié, chômé et payé en 1947. Le 1er mai, qui retrouve tout son sens, est communément appelé la « fête du travail » depuis 1948. C’est, selon le Code du Travail, le seul jour obligatoirement chômé pour tous les salariés(toutes entreprises et catégories confondues).

    Tour du monde des « 1er mai »

    Que font nos voisins européens le 1er mai ?

    – Jour chômé en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg, le 1er mai est généralement ouvré aux Pays-Bas et en Suisse. Cependant, certaines entreprises et organisations internationales basées en Suisse accordent un jour de congé à leurs employés.

    En Italie, on fête le 1er mai avec, en prime, un grand concert sur la Piazza del Popolo à Rome, qui réunit près d’un million de spectateurs.

    Au Royaume-Uni, on se distingue : c’est le premier lundi de mai qui est férié et non le 1er mai qui reste chômé dans les pays de l’Europe de l’Est, tels que la Pologne et la Roumanie. Néanmoins, les défilés, auparavant imposés par leur grand frère soviétique, n’ont plus cours.

    – Le Vappu, 1er mai finlandais, est férié et dignement, voire largement, célébré. Il est à la fois fête des étudiants, fête du travail, célébration de l’arrivée du printemps et survivance de vieux rites païens.

    À Moscou, les grandes festivités et les défilés de l’ère soviétique ont disparu, mais on continue à célébrer la « journée du printemps et du travail ».

    L’Amérique du Nord (États-Unis et Canada), quant à elle, ne fête pas le 1er mai auquel elle préfère le Labor Day, qui tombe le premier lundi de septembre. Cette fête du travail à l’américaine ne fait volontairement pas référence aux événements de Chicago et aux droits des travailleurs.

    Chaque pays ou presque a sa fête du travail, généralement célébrée le 1er mai, même si quelques exceptions subsistent comme en Australie ou au Japon.

    Des manifestations protocolaires sont organisées dans les pays de tradition communiste, comme le Laos. Le tout, assure-t-on, dans le respect des travailleurs.

    Muguet et arbre de mai

    L’histoire du 1er mai est aussi liée à l’arrivée du printemps. À qui doit-on cette fameuse tradition qui consiste à offrir un brin de muguet ? Les historiens en attribuent l’origine à Charles IX qui, en 1561, décida d’en offrir à chaque dame de la cour (certains parlent de lys de mai). On peut aussi faire remonter cet usage à la fête druidique de Beltaine qui marque le passage de la saison sombre à la saison lumineuse.

    Chez les Romains, le 1er mai marquait l’apogée des célébrations en l’honneur de Flora, déesse des fleurs. Une tradition aux origines diverses et lointaines donc. Symbole de renouveau et du printemps, symbole de bonheur et porte-bonheur, le gazon de Parnasse annonce ainsi l’arrivée des beaux jours.

    Le muguet n’a pas toujours été associé à la fête du travail. En fait, au début du 20e siècle, la tradition de vente du muguet voit le jour dans les rues de Paris pour célébrer le printemps. Le muguet est censé être une fleur porte-bonheur, symbolisant aussi l’amitié et l’amour. N’appelle-t-on pas aussi à l’époque « muguets » et « muguettes » les jeunes élégant(e)s ?

    Au moment des premiers défilés, les travailleurs arboraient un triangle rouge symbolisant la division de la journée de travail en trois parties : travail, sommeil, loisirs. La fleur d’églantinesupplanta ensuite pour un temps le triangle rouge avant de se voir voler la vedette par le muguet. La tradition ne va pas disparaître sous le régime de Vichy, qui voyait d’un mauvais œil l’églantine rouge trop associée à la gauche.

    Autre tradition, l’arbre de mai est particulièrement répandu en Bavière. Il s’agit d’un autre rite lié à la venue du printemps. Fanfares et groupes folkloriques envahissent la place principale pour soutenir ceux qui vont de leurs mains hisser le mât de mai, qui atteint parfois les 30 m de haut. Après cette véritable épreuve de force, vient le réconfort : les participants et les spectateurs dégustent saucisses, bières et bretzels dans une ambiance bien guillerette.

● Radio en direct
En pause