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  • Colloque sur l’enseignement Français à l’étranger – Incertitudes et projets

    Colloque sur l’enseignement Français à l’étranger – Incertitudes et projets

    Crédits  Page FB Olivier Cadic

    Le 6 mai a été organisée une réunion de consultation sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger par Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Celle-ci fut organisée en présence de représentants de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) et de députés des Français hors de France. Parmi ceux-ci, la députée Cazebonne (Péninsule ibérique et Monaco). Elle a rappelé à M. Lemoyne « la nécessité de donner à l’EFE les moyens en titulaires, en détachements et formation pour maintenir une indispensable qualité gage de confiance à apporter aux familles ».

    Une question d’actualité alors que les syndicats d’enseignants ont à l’occasion du 1er mai interpellé le ministère . Parmi les sujets, donc, celui du détachement. Les syndicats ont été en première ligne sur ce sujet et la députée Cazebonne a interrogé le Ministère qui s’est engagé à reconsidérer certains non renouvellements de détachements et à résoudre les situations en particulier dans les académies qui ne sont pas en situation de tension.

     

    Un objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves dans le réseau international

     

    Le député des Français de la 9ème circonscription (Afrique du Nord et de l’Ouest) M’jid El Guerrab  a souligné ce qui est, selon lui, les préoccupations des parents d’élève expatriés à savoir les frais d’inscription en hausse, les difficultés à obtenir des bourses scolaires, et les difficultés à recruter des professeurs détachés de l’éducation nationale.

    Credits Page FB Samantha Cazebonne

    Une situation parfois tendue, comme les échanges dans le cadre du Grand Débat ont pu le montrer. Un séminaire aura lieu le 20 mai prochain. Parmi les participants, des représentants des parents d’élèves et les associations d’anciens élèves, des organisations syndicales, des représentants d’organismes gestionnaires d’établissements, des investisseurs déjà engagés ou s’apprêtant à l’être dans des projets d’établissement français à l’étranger, des associations de Français résidant à l’étranger et des représentants des entreprises intéressées par le développement du réseau ainsi que des représentants de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    Une forme de Grand Débat centré sur la question éducative et qui pourrait amener des conclusions rapidement. Parmi celles-ci, la question du financement d’un réseau tentaculaire dont le Président de la République souhaite doubler le nombre d’élèves sans prévoir d’augmentation du budget de l’AEFE.

  • Français d’Andorre – En crise économique

    Français d’Andorre – En crise économique

    Un glissement de terrain survenu fin avril a engendré la fermeture de l’unique route pour accéder au Pas de la Case, véritable hub du tourisme fiscal en Andorre. Des travaux difficiles ont été engagés pour une durée indéterminée.

    Entre France et Andorre, la route nationale 22 (RN22) est coupée depuis le vendredi 26 avril: un important éboulement a eu lieu entre le carrefour dit de «La Croisade» et le Pas de la Case, ce haut lieu du commerce détaxé prisé des habitants de la région et des touristes. Au départ, il devait simplement s’agir d’un léger glissement de terrain. Puis de grosses tranchées se sont creusées, obligeant les autorités à fermer totalement cette voie essentielle. Essentielle car désormais, le seul moyen pour un automobiliste français de rallier la principauté est de prendre une déviation par l’Espagne de 170 kilomètres… au lieu d’une vingtaine.

    « Il est impossible de savoir quand la liaison routière entre l’Andorre et la France pourra être rouverte », a déclaré le gouvernement ce lundi

    Chute des ventes

    Le seul itinéraire de remplacement passe par l’Espagne, imposant aux usagers français un détour d’une centaine de kilomètres pour rallier le Pas de la Case, station de ski et haut-lieu du commerce détaxé très prisés des habitants de la région.

    Selon M. Cinca, les travaux de consolidation s’avèrent « d’une très grande complexité », avec un risque de nouveaux éboulements. Il a imputé le glissement de terrain à une fonte accélérée par les hautes températures du manteau neigeux et à des orages récents. Pour Gérard Cadena, président du patronat andorran, cet imprévu, avant l’afflux attendu des vacanciers français de la région, constitue une « catastrophe économique ».

    Outre les retombées sur le secteur du transport des marchandises et la desserte de la capitale, Andorre la Vieille, l’effet a été immédiat sur le Pas de la Case, où les Français viennent se ravitailler en produits détaxés. Par rapport à la même période de 2018, une chute des ventes de 98% a ainsi été enregistrée dimanche par l’enseigne Grands magasins Pyrénées, selon son représentant, Albert Sabi.

  • 8 mai : Le monde se souvient

    8 mai : Le monde se souvient

    l y a 74 ans, l’Allemagne nazie capitulait marquant la victoire des Alliés et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs cérémonies de commémorations se tiennent à travers le monde en ce mercredi 8 mai. Chaque pays célébrant, à sa manière, la fin de ces cinq années de guerre.

    Le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitulait face aux Alliés et à l’armée rouge. Soixante-dix ans plus tard, les pays du Vieux Continent et les Etats-Unis ont commémoré la victoire sur le IIIe Reich. Alors qu’en 2014 le 70e anniversaire du débarquement en Normandie avait été célébré à grand renfort de manifestations solennelles et en présence de nombreux chefs d’Etat – dont le président russe, Vladimir Poutine –, chaque pays a opté cette année pour une tonalité plus nationale.

    Le 8 mai n’est pas un jour férié en Allemagne. Pourtant, il est tout sauf ordinaire.« Le 8 mai fut un jour de libération » : par cette formule prononcée le 8 mai 1985, Richard von Weizsäcker, alors président de la République, est entré dans l’histoire de son pays, transformant une date jusque-là honteuse, celle de la capitulation, en un événement libérateur. Cette année, la République allemande a commémoré ce « jour de libération ».

    Durant une heure, l’ensemble des parlementaires, exceptionnellement réunis au sein du Bundestag, ont écouté l’un des plus célèbres historiens allemands, Heinrich August Winkler, expliquer la signification de cette journée. Au premier rang se trouvaient Joachim Gauck, le président de la République, Angela Merkel, la chancelière, Andreas Vosskuhle, président de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe et Volker Bouffier, actuel président du Bundesrat.

    Les 8 et 9 mai, plus d’une quinzaine de manifestations sont prévues pour commémorer la fin de la guerre à Berlin. Si, le 8 mai, les « Antifa » ont prévu de manifester, des organisations d’extrême droite annoncent, samedi, plusieurs dizaines de milliers de manifestants « pour l’Allemagne, pour la patrie, pour la paix et le maintien de la culture allemande ».

    En France, l’appel à l’esprit de la Résistance

    En ce 74e anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance, Michel Caciotti veut plus que jamais en rappeler l’esprit : « On s’est battu contre l’occupant, pour dire qu’on n’était pas d’accord, faire basculer les consciences et enfin, œuvrer à la libération. »

    VE DAY

    Le jour de la Victoire, ou “VE Day” dans les pays anglophones, est célébré dans toute l’Europe et dans d’autres endroits dans le monde. En France, c’est un jour de de souvenir, avec des services religieux, des cérémonies et des défilés. Les drapeaux français flottent au vent et les avions de l’armée de l’air survolent le pays. Des gerbes sont déposées devant les Monuments aux Morts des villes et des villages.

    C’est un jour férié et les écoles, bureaux de poste, banques, entreprises, magasins et beaucoup de restaurants sont fermés. Dans les rues de nombreuses personnes assistent aux défilés et l’on voit partout des drapeaux bleu, blanc, rouge.

     

  • France – Turquie : l’influence du Président Erdogan sur l’enseignement

    France – Turquie : l’influence du Président Erdogan sur l’enseignement

    Alors que le pouvoir turc se félicite de l’annulation des élections municipales, perdue par l’AKP, à Istanbul, d’autres évènements sont passés plus inaperçus comme un renforcement de l’emprise des autorités sur le système éducatif et notamment sur l’important réseau français dans le pays.

    L’hebdomadaire Le Point a révélé que les autorités ont rendu des visites qualifiées de « modérément courtoises ». L’objectif étant de vérifier la légalité de la scolarisation des enfants turcs. Le réseau français, en effet, accueille, outre les enfants des expatriés, de très nombreux enfants de l’élite du pays.

    Une communauté française réduite – Un réseau d’enseignement d’excellence

    Les Français de Turquie constituent la 4ème communauté étrangère parmi les occidentaux, mais avec seulement environ 11 000 membres, il s’agit tout de même d’une diaspora assez peu importante. Principalement installés dans les grandes villes, ils sont pour l’immense majorité des cadres travaillant dans l’industrie tertiaire et leurs familles.

    Le réseau d’enseignement français en Turquie est en revanche très développé. Outre le Lycée Pierre Loti, membre de l’AEFE et qui accueille chaque année plus de 1300 élèves, Istanbul compte 7 autres établissements français, principalement d’inspiration chrétienne.

    Ankara compte deux établissements dont l’important Lycée Charles de Gaulle et Izmir dispose de 2 lycées également.

    Une présence importante donc, dans un pays qui n’a pas de liens avec la francophonie, et qui s’explique en partie par l’excellente réputation de l’enseignement français dans le pays. Un enseignement qui craint donc désormais de devoir adapter ses programmes aux ambitions, souvent politiques et idéologiques, du régime au pouvoir.

    Une diaspora turque sous influence en France ?

    La communauté turque en France, quant à elle, est discrète mais compte environ 600 000 membres. Ceux-ci disposent d’un réseau de centres culturels, notamment en Seine-Saint-Denis. A ceux-ci pourraient s’ajouter des établissements scolaires comme cela existe en Allemagne alors qu’en France, l’enseignement dans des écoles musulmanes est principalement issu de financements de l’Algérie, du Maroc et des monarchies du golfe.

    Les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot ont récemment identifié dans un ouvrage les très généreuses contributions de Qatar Charity à l’enseignement confessionnel en France. La Turquie pourrait dans l’avenir également jouer un rôle à cet égard, et ce alors que le régime du Président Erdogan renforce chaque jour un peu plus son emprise sur la société.

  • Bénin: le corps du guide des touristes français identifié, la « thèse de l’enlèvement se précise »

    Bénin: le corps du guide des touristes français identifié, la « thèse de l’enlèvement se précise »

    Le corps retrouvé dans le parc national de la Pendjari, au Bénin, où deux touristes français ont disparu depuis mercredi, est bien celui de leur guide, a annoncé dimanche à l’AFP une source proche du gouvernement béninois, renforçant les craintes d’un enlèvement dans ce pays jusque-là épargné par l’insécurité grandissante en Afrique de l’Ouest.

    « Le corps du guide a pu être formellement identifié » bien qu’il soit « très abîmé » et « défiguré », a ajouté cette source, précisant qu’une grande incertitude régnait toujours quant au sort des deux touristes français, « deux enseignants venus passer une dizaine de jours en vacances au Bénin ».

    « C’était un guide professionnel bien connu au Bénin. Hier matin (samedi) lorsque les gens du parc l’ont découvert, ils l’ont reconnu malgré l’état très abîmé du corps. Un médecin légiste qui l’a ensuite examiné a estimé que c’était lui à 99% », a poursuivi cette source.

    Le pantalon retrouvé sur le cadavre a été présenté à sa famille, qui a confirmé qu’il s’agissait bien de celui du guide béninois Fiacre Gbédji.

    « La thèse d’un enlèvement se précise » pour les deux touristes français, avait auparavant confié à l’AFP une source sécuritaire de la région.

    Leur véhicule a été retrouvé dans l’est du Burkina Faso, selon cette source, qui a précisé : « Un Toyota 4 Runner qui transportait les deux touristes français et leur guide a été retrouvé sans les occupants ».

    La source proche du gouvernement béninois a confirmé que le véhicule avait été retrouvé dans l’est du Burkina Faso sans aucune trace des deux touristes. « Ils ont peut-être déjà passé la frontière avec le Mali », base arrière de nombreux groupes jihadistes, a affirmé cette source.

    Ils ont disparu mercredi soir et « sont probablement déjà très loin », a confié une source sécuritaire à Cotonou.

    Les enseignants arrivés au Bénin il y a une dizaine de jours, avaient visité plusieurs sites dans le sud du pays dont Abomey et Ouidah et devaient s’envoler dimanche soir pour Paris, selon la source gouvernementale : le parc de « la Pendjari était le bonus de leur séjour ».

    Dégradation sécuritaire 

    La Pendjari, ce parc de 4.700 km2 est l’un des trois parcs de l’ensemble WAP (W, Arly et Pendjari) qui s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, et l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest.

    Il fait partie des grands projets de réhabilitation engagé par le Bénin pour son développement économique depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, en avril 2016.

    Les investisseurs se sont engagés à investir 26 millions de dollars (dont 6 millions par le gouvernement béninois) en dix ans pour faire revivre ce parc, abîmé par des décennies de négligence.

    Mais sa situation géographique, limitrophe avec le Burkina Faso était une menace constante, qui est désormais réelle: le pays voisin, est confronté à une dégradation de la situation sécuritaire sur son sol depuis 3 ans, avec une accélération alarmante ces derniers mois.

    Le Bénin était considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, une région mouvementée, où opèrent de nombreux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI), mais les parcs sont des zones très difficiles à surveiller, malgré un fort renforcement des équipe de surveillances, entrainées militairement depuis que African Park a repris la gestion de la Pendjari .

    « Il vous arrive de rencontrer des gens à pieds dans le parc, mais vous ne savez pas où ils vont ni d’où ils viennent », explique à l’AFP Robert Oké, un guide du parc.

    « Passer facilement » 

    « Il y beaucoup de chemins dans le parc où des gens peuvent passer facilement surtout en cette période de saison sèche », poursuit le guide de chasse et touristique, qui a passé toute sa carrière dans la Pendjari.

    « J’ai même un groupe de touristes qui venait le 15 mai », se désole le guide. « Ils ont dû annuler. Ils venaient pour six jours dans le parc ».

    L’exploitation du parc est l’une des seules sources de revenus dans cette région reculée du Bénin, à plus de 10 heures de route de la capitale économique, Cotonou.

    La zone avait récemment été placée comme zone « formellement déconseillée » par le Quai d’Orsay, « compte tenu de la présence de groupes armés terroristes et du risque d’enlèvement ».

    Selon des experts et des sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, comme le Togo et le Bénin, sont devenus vulnérables ces derniers mois face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés.

    Dans le parc du W, à cheval sur le Bénin, le Niger et le Burkina, « des combattants originaires du Mali auraient mené dès 2014-2015 une reconnaissance » jusqu’au Bénin, selon un rapport publié en mars par l’institut de recherche Thomas More.

    Au Burkina, 90% des attaques ne sont pas revendiquées. Elles ont été pour la plupart attribuées à Ansaroul Islam, au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ou à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), mais une dizaine d’autres groupes, « plus petits et sans doute moins structurés » sont également actifs, selon le International Crisis Group (ICG).

  • YouTube préfère garder les vidéos douteuses

    YouTube préfère garder les vidéos douteuses

    YouTube applique « un parti pris systémique en faveur du maintien du contenu », bien que la plateforme ait récemment supprimé plus d’un million de vidéos dans le cadre du code de conduite de l’UE contre la désinformation.

    De hauts responsables de YouTube ont expliqué la politique de la plateforme en matière de lutte contre les fausses nouvelles et la désinformation face aux journalistes bruxellois.

    « Il y a nos directives en termes de communauté, qui déterminent quel contenu doit rester et lequel doit être retirer », a déclaré un cadre de YouTube, sous couvert d’anonymat. « Nous avons tendance à privilégier le contenu [sur les demandes de retraits] parce que la liberté d’expression nous tient à cœur. »

    Pour les contenus « qui se rapprochent » d’une violation de nos politiques un contenu qui vise à « désinformer ou à désinformer les utilisateurs de manière nuisible », la plateforme préfère supprimer les recommandations de ces vidéos. En pratique, cela signifie que les vidéos créées par une chaîne ne respectant pas les conditions seront rétrogradées de manière à ne pas être « recommandées » aux utilisateurs et s’afficheront moins.

    Cependant, si un utilisateur a déjà « aimé » une vidéo de cette chaine, ou s’il y est abonné, il continuera à recevoir des notifications de recommandation pour ses vidéos, admettent les représentants de la plateforme.

    Le très controversé Tommy Robinson, ancien dirigeant de la Ligue de défense anglaise anti-Islam, qui se présentera aux élections européennes de mai prochain, est un bon exemple pour comprendre les stratégies mises en place. Plus tôt cette année, cette personnalité a été bannie de Facebook et d’Instagram pour avoir enfreint leurs règles sur le discours de haine. Après avoir été banni définitivement de Twitter, l’homme politique ne peut plus s’exprimer que via YouTube.

    Dans le passé, Tommy Robinson a été accusé de diffuser de la désinformation anti-Islam et a admis en novembre dernier avoir diffusé de fausses nouvelles au sujet d’un réfugié syrien qui avait fait l’objet d’une agression physique par des élèves d’une école à Huddersfield, en Angleterre. Il avait au départ affirmé que le réfugié avait été impliqué dans une agression à l’encontre d’une étudiante. Les représentants juridiques du réfugié avaient été contraints de le menacer de le trainer devant la justice pour obtenir une réfutation.

    À ce jour, YouTube estime n’avoir aucune raison de retirer le contenu qu’il poste. « Nous avons examiné tous les contenus que Tommy Robinson a téléchargés sur YouTube et n’avons trouvé aucune violation de nos politiques », a déclaré un cadre de l’entreprise. Par contre, il a été jugé assez sulfureux pour que ses vidéos ne soient plus « recommandées » aux utilisateurs et il ne peut plus utiliser ses vidéos pour générer de l’argent.

    Christoph Schott, directeur de campagne du groupe de défense des droits de l’Homme Avaaz, lutte contre la désinformation dans le monde. Pour lui, le problème est lié au fonctionnement de l’algorithme de recommandation des vidéos.

    « Les recherches que nous avons menées récemment montrent que les restrictions de YouTube sur le compte de Tommy Robinson ont fonctionné, les chiffres de visionnage ayant considérablement chuté depuis que la société a décidé de réprimer ses vidéos. Cependant, YouTube doit être plus rapide dans ce genre de cas. Il y a tellement de contenus dangereux qui restent », regrette-t-il.

    Malgré la décision de YouTube de ne pas supprimer les utilisateurs controversés qui ont été interdits ailleurs, comme Tommy Robinson, la société a annoncé la semaine dernière qu’en mars elle avait supprimé plus d’un million de chaines pour violation de sa politique anti-spam, pratiques trompeuses et escroqueries.

    En vertu de cette politique, une infraction a lieu si une chaîne induit l’utilisateur en erreur grâce à de fausse descriptions ou titres trompeurs, ou fait des promesses exagérées et des affirmations farfelues.

    Les suppressions sont citées dans les derniers rapports de conformité du code de bonnes pratiques contre la désinformation. Le code est un cadre volontaire qui vise à réprimer la diffusion de fausses nouvelles en ligne. Les signataires comprennent Facebook, Twitter et Google.

    « Nous sommes heureux de constater que la collaboration dans le cadre du code de bonnes pratiques a encouragé Facebook, Google et Twitter à prendre des mesures supplémentaires pour garantir l’intégrité de leurs services et lutter contre les robots malveillants et les faux comptes », ont déclaré conjointement les commissaires Andrus Ansip, Vera Jourova, Julian King et Mariya Gabriel fin avril.

    YouTube pour sa part a fait l’objet de critiques plus tôt cette semaine, lorsqu’il est apparu que la plateforme recommandait à des centaines de milliers d’utilisateurs une vidéo d’information sur le rapport Mueller. La vidéo a été produite par RT, un radiodiffuseur financé par l’État russe, ce qui a incité le sénateur américain Mark Warner à enjoindre l’entreprise à agir.

    « Il est extrêmement inquiétant de constater que YouTube n’a toujours pas résolu les problèmes d’algorithme qui le rendent si vulnérable aux jeux et aux sources douteuses comme RT », a-t-il déclaré.

    Samuel Stolton

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Thailande : Couronnement du roi Maha Vajiralongkorn – VIDEO

    Thailande : Couronnement du roi Maha Vajiralongkorn – VIDEO

    Des milliers de Thaïlandais ont bravé dimanche la canicule pour assister à la parade d’hommage au roi Maha Vajiralongkorn, couronné samedi, dans un pays profondément divisé entre conservateurs ultra-royalistes et opposition réformatrice.

    Plus de mille militaires en costumes traditionnels ont défilé autour du roi de 66 ans, transporté dans un palanquin doré porté à dos d’hommes.

    Cette grande parade régie par une chorégraphie ancestrale a débuté en fin d’après-midi, alors qu’il faisait encore plus de 35°C. La reine Suthida, commandante-adjoint des gardes du corps du roi, marchait quant à elle en uniforme rouge juste devant le palanquin. Venait ensuite, lui aussi en uniforme et à pied, le chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Cha.

    En ces jours de couronnement, fériés en Thaïlande, conservateurs ultra-royalistes et opposants réformateurs ont enterré la hache de guerre.

    « Long live the king » (« Longue vie au roi »), proclamaient notamment Thaksin et Yingluck Shinawatra, ex-Premiers ministres vivant aujourd’hui en exil après des coups d’Etat de l’armée en 2006 et 2014 contre eux. Leur parti d’opposition clame la victoire aux législatives face à celui de la junte.

    Même consensus dans les journaux, qui publiaient la photo officielle du couronnement en une, dans ce pays où critiquer publiquement la monarchie est impensable — et puni de longues années de prison.

    Dans l’édition de dimanche du Bangkok Post, il n’y avait quasiment pas d’articles, mais des pages entières de publicité achetées par les grands groupes du pays, affichant leur loyauté au roi et lui souhaitant « un règne long et heureux ».

    – Fonctionnaires figurants –

    Les militaires ont alloué plus de 26 millions d’euros pour cette cérémonie et mobilisé pour dimanche des dizaines de milliers de fonctionnaires le long de la procession de plus de six kilomètres. Au total, plus de 200.000 personnes, vêtues de jaune (la couleur de la royauté) étaient attendues par les autorités sur le parcours.

    C’est pour les habitants du royaume une rare occasion d’approcher le roi, qui vit la plupart du temps à l’étranger et n’est vu habituellement que lors de cérémonies officielles à l’accès très limité, y compris pour les médias.

    « C’est peut-être ma première et dernière chance de voir un couronnement », s’enthousiasme Nattriya Siripattana, une commerçante de 57 ans.

    L’évènement est inédit dans le royaume depuis le sacre de Bhumibol Adulyadej en 1950. Ce dernier, qui détenait le record de longévité des monarques en exercice après avoir régné 70 ans, a légué à son fils une des plus grosses fortunes royales mondiales.

    « Je suis un sujet, pas un dignitaire ou un officiel… Je ne le vois qu’à la télévision » habituellement, témoigne Kanha Kitvej, une octogénaire ayant réservé son « spot » avant l’aube pour voir passer la procession.

    Monté sur le trône au décès de son père Bhumibol Adulyadej en 2016, son couronnement avait été retardé afin de pouvoir respecter une période de deuil en l’hommage du roi défunt.

    Réputé imprévisible, Maha Vajiralongkorn, divorcé trois fois, a crée la surprise en se remariant juste avant le couronnement avec sa compagne de longue date, une ancienne hôtesse de l’air élevée au titre de reine Suthida.

    Contrôle total sur les finances royales, purges, refonte de la Constitution: le roi de Thaïlande n’a pas attendu son couronnement pour remodeler la monarchie, prenant de court les observateurs qui le présageaient en souverain peu investi.

    Il est intervenu deux fois pendant la campagne des législatives, les premières depuis le coup d’Etat de 2014, opposant une fin de non-recevoir aux aspirations de sa sœur, la princesse Ubolratana, à se piquer de politique au côté de Thaksin Shinawatra.

    Et la veille du scrutin, il a exhorté les Thaïlandais à « soutenir les bonnes personnes » pour « empêcher le chaos », une déclaration perçue comme un soutien aux militaires.

    Mais la tension risque de remonter dès mercredi, jour de la publication des résultats définitifs des élections législatives.

  • Européennes : la stratégie des listes auprès des Français de l’étranger

    Européennes : la stratégie des listes auprès des Français de l’étranger

    Les listes sont désormais publiées, et elles sont nombreuses, 33. Parmi celles-ci, deux favoris : la liste Renaissance qui soutient la majorité présidentielle (LREM – Modem – Agir) et la liste du Rassemblement National. Derrière, la campagne de François-Xavier Bellamy commence à porter ses fruits avec une dynamique et une progression dans les sondages.

    Les listes de gauche, divisées, n’ont pas pour le moment eu la possibilité de percer un plafond de verre en dessous de 10%. A noter également, la présence de très nombreuses « petites » listes dont plusieurs qui prétendent représenter les Gilets Jaunes, une liste royaliste ou encore plusieurs listes en faveur du « Frexit », le départ de l’Union européenne.

    Les questions liées aux Français de l’étranger peu mises en avant

    Nathalie Loiseau

    Après la longue séquence du Grand débat qui a notamment fortement mobilisé les Français résidant hors de France,
    les problématiques les concernant sont à l’heure actuelle assez peu mises en avant. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance avec qui nous avons récemment échangé nous a cependant indiqué quelques éléments qu’elle revendique. Parmi ceux-ci, la possibilité de soutenir l’enseignement Français à l’étranger avec des associations et fondations privées, et également la confirmation de l’objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves dans le réseau des Lycées français à l’étranger.

    Un Français de l’étranger à la 40ème place seulement de la liste Renaissance

    Pierre Marc

    Lors de la rencontre entre les Français de l’étranger à Bruxelles avec Pascal Canfin, le député des Français du Benelux Pieyre-Alexandre Anglade a souligné la présence sur la liste Renaissance de 7 candidats de différents pays de l’Union européenne. Nous constatons cependant que le seul candidat Français de l’étranger, l’avocat à Londres Pierre Marc, est 40ème, en position à priori non éligible.

    Le député a souligné d’une part la volonté de représenter les territoires de l’Hexagone, d’où la faible présence de Français résidant hors de France, mais également le fait que les Français de l’étranger sont représentés à l’Assemblée Nationale, ce qui est parfaitement normal puisque nos compatriotes à l’étranger ont 11 députés et 12 Sénateurs pour les représenter.

    Laurence Saillet

    Sur les autres listes, soulignons la présence de deux personnes en position éligible qui ont une longue expérience hors de France. La porte-parole des Républicains Laurence Saillet qui fut candidate, malheureuse, aux législatives dans la péninsule ibérique, et l’intellectuel Hervé Juvin qui a rejoint la liste du Rassemblement National à la 5ème place.

    Notons également la présence sur les listes La France Insoumise et EELV de Sophie Rauszer, candidate aux législatives au Benelux, et Mélanie Vogel qui travaille à Bruxelles au Parlement européen. Cécilia Gondard, responsable de la
    section des Français de l’étranger, sera par ailleurs sur la liste socialiste / place publique de Raphael Glucksmann, tout comme Michael Vincent, économiste auprès des institutions européennes qui enseigne par ailleurs à la Sorbonne.

    Une participation historiquement faible des Français de l’étranger à ce scrutin

    Les élections européennes mobilisent peu, c’est le cas dans l’Hexagone mais plus encore parmi les Français hors de France. L’absence de propositions concrètes les concernant risque de ne pas favoriser l’engouement pour cette élection pourtant cruciale. Le Parlement européen, outre son rôle central dans la rédaction des Règlements et Directives européennes, est également celui qui vote pour le nouveau Président de la Commission européenne en accordant sa confiance à ce dernier et à chaque commissaire après de multiples auditions officielles.

    Un enjeu majeur alors que Jean-Claude Juncker, l’actuel Président de la Commission, a annoncé son intention de ne pas se présenter à un nouveau mandat.

  • Gilets Jaunes : une mobilisation de fin de mouvement ?

    Gilets Jaunes : une mobilisation de fin de mouvement ?

    Alors que ce samedi 4 mai a lieu le 25e samedi de mobilisation des gilets jaunes, des artistes se sont exprimés dans une tribune publiée dans Libération. Les quelque 1 400 signataires, dont Juliette Binoche, Emmanuelle Béart ou encore Édouard Louis et Annie Ernaux ont salué le mouvement, expliquant que les gilets jaunes réclament « des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique ». Les artistes signataires de la tribune disent également : « Les gilets jaunes c’est nous ». Ils dénoncent aussi des « ficelles usées à outrance pour discréditer les gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… ».

    Les gilets jaunes ont défilé, donc, dans plusieurs villes de France. À 20 heures, les chiffres de la mobilisation donnés par le ministère de l’Intérieur faisaient cependant état d’une baisse de la participation, avec 18 900 gilets jaunes dans toute la France, dont 1 460 à Paris.Un décompte remis en question par les manifestants qui ont dénombré de leur côté 40 291 personnes présentes en France. Il s’agit cependant de la plus faible mobilisation depuis le début des gilets jaunes en novembre 2018. Les gilets jaunes se sont de nouveau rendus sur des ronds points, comme dans la région de Montpellier ou encore à Colombelles en Normandie. À La Roche-sur-Yon, lieu d’un rassemblement interrégional, les manifestants ont également défilé dans le calme, malgré une interdiction de pénétrer dans le centre-ville.

    A Paris, les gilets jaunes qui manifestaient pour ce 25e samedi de mobilisation du mouvement sont arrivés place de la Nation, rapporte BFMTV. Les quelque 1 000 gilets jaunes ont défilé depuis l’hôpital Lariboisière dans le 10e arrondissement,  dans le calme. Aucun incident n’a été rapporté, ni affrontement avec les forces de l’ordre, contrairement aux manifestations de mercredi 1er mai, marquées, entre autres, par la présence de black blocs et une intrusion polémique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

    À Metz, les gilets jaunes se sont joints à une « Marche mondiale pour une justice écologique et sociale ». Au total, les manifestants sont entre 1 500 et 2 000 à défiler dans les rues de la ville. Ce rassemblement a lieu alors qu’une réunion des ministres de l’Environnement du G7 est prévue. Pour l’acte 25 du mouvement des gilets jaunes, certains ont donc décidé de se joindre à cette marche. Quelques tensions auraient eu lieu avant la mise en route du cortège entre des gilets jaunes et des membres du collectif., Alter G7., afin de savoir qui serait en tête. Francis Lalanne, tête de liste de Alliance jaune pour les élections européennes était présent.

    À Montluçon (Allier), les street medics, ces volontaires gilets jaunes qui soignent les blessés pendant les manifestations, se sont rassemblés. Ils ont choisi la ville pour sa position centrale en France. Ce samedi 4 mai, pour l’acte 25 des gilets jaunes, ils souhaitent porter l’attention sur ce qu’ils appellent la « répression policière ». Sur les réseaux sociaux, quelque 1 200 personnes s’étaient montrées intéressées par le rassemblement.

    À La Roche-sur-Yon, lieu d’un rassemblement interrégional des gilets jaunes pour cet acte 25, les manifestants ont pénétré dans le centre de la ville. La préfecture de Vendée, par crainte des débordements, avait pourtant interdit l’accès à la mobilisation. Selon les informations de Ouest-France, un premier tir de gaz lacrymogène a été signalés rue Haxo. Les gendarmes mobiles, postés devant la préfecture, empêchent les gilets jaunes d’approcher du périmètre. Selon la journaliste présente sur place, des habitants ont exprimé leur soutien aux gilets jaunes en accrochant des pancartes à leurs fenêtres.

     

     

  • Le Conseil, ennemi commun des Spitzenkandidaten

    Le Conseil, ennemi commun des Spitzenkandidaten

    Le deuxième débat entre les principaux candidats au poste de Président de la Commission Européenne des quatre grandes familles politiques pro-européennes aux élections européennes a à nouveau été étrangement peu controversé.

    Frans Timmermans pour le Parti socialiste européen (PSE), Manfred Weber pour le Parti populaire européen (PPE), Guy Verhofstadt pour l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) et Ska Keller pour les Verts étaient les seuls participants au débat, organisé par le European University Institute et Financial Times. Aucun parti eurosceptique ou anti-UE n’y a participé, bien que tous les principaux candidats des principaux partis politiques européens aient été invités.

    Guy Verhofstadt a tenu à préciser qu’il n’était pas exactement un Spitzenkandidatparce qu’il est l’un des neuf membres de « Team Europe » choisis par la famille libérale pour mener la campagne électorale. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre belge a déclaré qu’il représente un groupe politique qui sera remodelé après les élections européennes, après sa fusion prévue avec le mouvement Renaissance d’Emmanuel Macron.

    Les intervenants ont été interpellés sur des sujets tels que la migration, les politiques socio-économiques, le changement climatique, la sécurité et la politique étrangère. Ils ont également répondu à quelques questions du public et des médias sociaux.

    C’est Frans Timmermans qui a marqué le plus de points, et de loin, tandis que son principal adversaire, Manfred Weber, a souvent été sur la défensive. Dans l’ensemble, les échanges ont été polis, les candidats préférant rivaliser au niveau des idées que de s’affronter directement.

    Un dénominateur commun a rapidement été établi entre tous les participants : davantage de pouvoirs devaient être transférés à la Commission européenne et au Parlement, et moins au Conseil, où siègent les gouvernements.

    Pour Frans Timmermans, l’UE risque la dislocation pour la première fois de son Histoire. Elle doit donc accepter de mourir, ou mettre en place des réformes considérables. Interrogé sur les manifestations des gilets jaunes en France et sur la manière de mettre en place une économie plus durable sans nuire à ceux qui sont déjà laissés pour compte, il a déclaré : « Si nous ratons sur ce sujet, aucun d’entre nous dans cette pièce ne pourra plus regarder nos enfants dans les yeux. Si nous nous ratons, nous condamnons des générations », a-t-il déclaré, affirmant que les réformes seront douloureuses, mais qu’elles peuvent se faire d’une manière équitable.

    Contrairement à Manfred Weber, qui a utilisé le nom du PPE une douzaine de fois pour étayer son point de vue, l’actuel vice-président de la Commission n’a jamais utilisé les termes de « socialisme » ou « social-démocratie », mais a plaidé en faveur d’une Union « qui fonctionne pour beaucoup, et non pour quelques-uns ».

    En termes de débat idéologique, la candidate des Verts, Ska Keller, a regretté les politiques d’austérité de ces dernières années, qui ont étouffé la croissance économique, citant la Grèce où 37 % des jeunes sont actuellement au chômage.

    Manfred Weber a seulement pu répondre que toutes les décisions de l’UE en matière de politiques économiques étaient prises en commun au niveau du collège des commissaires, dont le chargé des affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, est socialiste.

    Frans Timmermans, toujours membre de l’exécutif européen, a préféré orienter le débat vers l’avenir. Il a expliqué être très inquiet d’un rapport du FMI indiquant que les classes moyennes étaient en déclin dans tout le monde occidental. « Si nous n’inversons pas cette tendance, si nous ne donnons pas de perspectives d’avenir à la classe moyenne, la solidarité ne sera plus possible dans nos sociétés. »

    Pour lui, la priorité est donc l’établissement d’une politique fiscale responsable. « Il est inacceptable que des grandes entreprises qui génèrent des milliards de bénéfices en Europe ne payent pas d’impôts. Il faut changer cela immédiatement. Nous devons nous assurer que les revenus des classes moyennes augmentent, et rapidement, et que la solidarité émerge à nouveau au niveau européen. »

    Interrogés sur la possibilité de donner au Parlement européen le droit de faire des propositions législatives, plutôt que de réagir aux propositions de la Commission, tous les candidats se sont dits en faveur de cette initiative. Manfred Weber a assuré qu’il n’attendrait pas un changement des traités pour mettre cela en pratique. « En tant que futur président de la Commission », il s’est engagé à accepter « de manière quasi automatique » toutes les propositions du Parlement et de les transformer en propositions législatives.

    Guy Verhofstadt estime en outre que le Parlement devrait être « pleinement responsable » du budget européen. Celui-ci est actuellement défini par les États membres, le Parlement contrôlant les dépenses, mais pas le montant de l’enveloppe.

    Ska Keller a pour sa part plaidé pour plus de transparence dans la prise de décision au Conseil, soulignant que le manque de respect de l’état de droit et des libertés civiles dans certains pays était une menace sérieuse.

    Toujours sur le plan institutionnel, Frans Timmermans a défendu l’officialisation de la procédure de nomination du président de la Commission dite des « Spitzenkandidaten ». Lors de la nomination du prochain président de l’exécutif, les États membres devraient ne pas tenir compte de ce système, « devenu très important », selon le candidat néerlandais.

    « Celui qui n’est pas à sa place ici, c’est le Conseil. Je pense que nous sommes tous les quatre d’accord là-dessus », a-t-il suggéré. « Oui, nous avons là un ennemi commun », a confirmé Guy Verhofstadt.

     

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