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  • Le dopage économique, hier, maintenant et demain

    Le dopage économique, hier, maintenant et demain

    Avant même la crise de la Covid-19, les gouvernements au sein de l’OCDE avaient recours à des politiques monétaires et budgétaires expansionnistes.

    La crise sanitaire a provoqué une accélération plus qu’une rupture. L’économie est sous perfusion ou sous respiration artificielle depuis plus d’une décennie, les politiques dites non-conventionnelles sont devenues la norme. Nous sommes entrés dans un cercle vicieux dont nul ne sait pour le moment comment sortir.

    Ralentissement économique et explosion des dettes

    En 2019, face à un simple ralentissement économique, la banque centrale américaine comme celle de la zone euro ont répondu en lâchant du lest monétaire. Le niveau sans précédent de l’endettement, en période de paix, impose une politique monétaire accommodante. Le solde budgétaire des pays de l’OCDE, après avoir atteint -8 % en 2009, n’a jamais été inférieur à -2 % du PIB depuis dix ans. Avec la crise sanitaire, il devrait se situer autour de – 14 % du PIB.

    La dette publique est ainsi passée de 75 à 140 % du PIB de 2007 à 2020 après avoir atteint 120 % du PIB en 2010. Les politiques monétaires sont restées accommodantes depuis plus de dix ans. Le taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans est constamment inférieur à celui de la croissance. L’écart a pu dépasser plus de deux points. La base monétaire des banques centrales de l’OCDE est passée de 2 400 à plus de 25 000 milliards de dollars ces vingt dernières années. Les injections de liquidités sont devenues récurrentes. Cette base monétaire qui s’élevait à 8 000 milliards de dollars en 2010 s’est accrue de plus de 12 500 milliards de dollars en raison de la crise de la Covid-19.

    Cette politique a également comme effets pervers une hausse forte de l’endettement du secteur privé et des prix de certains actifs. La dette des ménages et des entreprises au sein de l’OCDE est ainsi passée de 128 à 145 % du PIB de 1998 à 2010. Les indices boursiers de l’OCDE ont connu de janvier 2010 à mars 2020 une hausse de 160 %. Malgré la crise sanitaire, ils sont encore plus de 125 points au-dessus de leur niveau de 2010.

    Sur vingt ans, toujours au sein de l’OCDE, le prix de maisons a été multiplié par 2,4 quand celui de l’immobilier commercial l’a été par 2.

    Un cercle vicieux conduisant à une bulle financière

    Le cercle vicieux de la politique économique des années 2010 à 2020 est le suivant : les déficits croissants provoquent une hausse de l’endettement public qui exige le maintien de faibles taux d’intérêt et des injections de liquidités prenant la forme de rachats d’obligations. Cette politique monétaire génère des bulles financières porteuses de crises et facilite l’endettement des agents économiques et, en premier lieu, celui des États.

    Les faibles taux d’intérêt pèsent négativement sur la croissance potentielle nécessitant, en compensation, le développement des prestations sociales. Ce dernier conduit à une augmentation du déficit public rendant encore plus nécessaire le maintien des taux bas, et ainsi de suite. Toute sortie du cadre paraît donc impossible. En effet, une augmentation des taux entraînerait une crise des dettes publiques quand un rééquilibrage des finances publiques serait récessif.

    La succession de récessions provoque, au sein des population, un rejet à l’encontre de toute austérité budgétaire. Les crises depuis le début de l’an 2000 ont érodé la croissance potentielle avec une perte de capital productif et humain. La croissance potentielle est passée de 2,4 à 1% en une dizaine d’années. Le taux de croissance de la productivité n’était en 2019 que de 1,5% quand il dépassait 2,5 % avant 2007.

    Les politiques monétaires et budgétaires expansionnistes sont devenues des béquilles de la croissance sans pour autant avoir permis jusqu’à maintenant l’enclenchement d’un cercle vertueux de la croissance. Elles auraient plutôt comme conséquence d’accélérer la baisse de la croissance potentielle en maintenant en vie un nombre croissant d’entreprises peu rentables (entreprises zombies). Au sein de l’OCDE, leur proportion au sein des entreprises serait passée de 4 à 12 % de 2000 à 2020.

    L’objectif de la sortie de crise de la Covid-19 sera d’éviter qu’elle engendre la suivante. Tout le défi sera de relever le taux de croissance potentielle en dégageant des gains de productivité tout en sachant que les taux d’intérêt devront rester bas et que la population des pays de l’OCDE est vieillissante.

  • Fête nationale belge : Toujours à la recherche d’un gouvernement

    Fête nationale belge : Toujours à la recherche d’un gouvernement

    Les jours passent en Belgique et toujours pas de vrai gouvernement . Depuis 600 jours, c’est un exécutif bancal qui gère les affaires courantes.

    Plus de 250 000 Français résident en Belgique, sur la frontière et à Bruxelles principalement, sont spectateurs d’une situation inimaginable dans notre pays.

    Différence constitutionnelle, rôle des partis central, négociation dans les coulisses, manque de lisibilité du rôle de l’Etat Belge, questionnement sur l’identité même du pays… Les différences entre la France et la Belgique sont importants malgré l’image d’Epinal d’une Belgique calquée sur la France.

    Tour d’horizon de la situation avec TV5 Monde.

     

    A

  • Accord historique pour l’Union européenne sur son plan de relance!

    Accord historique pour l’Union européenne sur son plan de relance!

    Les 27 chefs d’état réunis à Bruxelles, après quatre jours et quatre nuits de sommet, sont parvenus à se mettre d’accord sur un plan de relance de 750 milliards d’euros.

    Ce plan sera financé pour la première fois par un endettement commun, afin de relancer une économie européenne mise à terre par l’épidémie de coronavirus.

    Le président français Emmanuel Macron a décrit ce plan comme véritablement historique et « de nature à répondre aux défis sanitaires, économiques et sociaux qui sont aujourd’hui devant nous dans chacun de nos pays ».

    Des représentants ont indiqué que l’accord, survenu après que Charles Michel, le Président du Conseil des chefs d’Etat, ait présenté un compromis sur le plan de relance de 750 milliards d’euros. Ce plan est indispensable pour écarter les doutes sur l’avenir même du bloc communautaire. Le président du Conseil européen a, donc, proposé que le fonds de relance soit réparti en 390 milliards d’euros de subventions, contre 500 milliards d’euros initialement, et 360 milliards d’euros de prêts. Une source diplomatique française avait fait savoir un peu plus tôt que la France devrait toucher près de 40 milliards d’euros.

    Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a déclaré à l’issue du sommet que 28% du fonds de relance serait destiné à l’Italie, avec 81 milliards d’euros de subventions et 127 milliards d’euros de prêts.

     

    Emmanuel Macron accord Union européenne
    Angela Merkel et Emmanuel Macron

    Sévère récession

    L’UE a tardé à coordonner sa réponse initiale à la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus. Déjà affaiblie par la sortie de la Grande-Bretagne, elle devait présenter un front uni sur l’aide économique pour démontrer sa faculté à surmonter une crise. Mais le tortueux sommet a parfois semblé sur la voie de l’échec, l’Europe étant divisée en deux – entre les pays du Nord et du Sud.

     

    « C’est un signal important, au-delà des frontières de l’Europe, que l’Union européenne, même avec des contextes différents (chez ses Etats membres), est capable d’agir », a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel.

     

    Avec près de 100 heures de négociations, le sommet s’est approché du record de durée de la réunion organisée à Nice en 2000 qui s’était étalée sur près de cinq jours entiers.

    Les enjeux du rendez-vous de Bruxelles, qui marquait les retrouvailles physiques des dirigeants des Vingt-Sept depuis le début de la pandémie de coronavirus, étaient élevés alors que l’Europe fait face à sa plus sévère récession depuis la Deuxième Guerre mondiale. Des diplomates avaient dit craindre qu’une absence d’accord fragilise davantage le bloc et l’expose encore plus aux courants eurosceptique, nationaliste et protectionniste.

    Camp des « frugaux »

    Au cours d’un dîner, dimanche, le camp dit des « frugaux » mené par les Pays-Bas a défendu sa préférence pour l’option de prêts remboursables. Emmanuel Macron a perdu patience aux premières heures de la journée de lundi, a-t-on appris de deux diplomates, tapant du poing sur la table par frustration devant les « blocages stériles » du camp des « frugaux ».

     

    « Je suis heureux de cet accord, je n’y vois aucune déception », a déclaré le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, à l’issue du sommet. « Nous sommes tous des professionnels, nous pouvons encaisser quelques coups », a-t-il ajouté en référence aux âpres négociations.

    Des gages fournis en échange

    A plusieurs reprises, les pays «frugaux», taxés par certains de «radins», ont menacé de faire capoter ce plan massif de soutien à l’économie, qui profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne. Ces pays les plus touchés par l’épidémie sont aussi jugés jugés trop laxistes en matière budgétaire par leurs partenaires du Nord.

    Pour vaincre leurs réticences, le président du Conseil européen, Charles Michel, a dû revoir sa proposition initiale et leur fournir des gages. Notamment en révisant à la baisse les 500 milliards de subventions prévues au départ et défendues par Berlin et Paris.

    Mais aussi en augmentant de façon substantielle les rabais accordés à ces pays, qui jugent leurs contributions nettes au budget de l’UE disproportionnées. La correction accordée à l’Allemagne reste stable. Par rapport à la proposition initiale de Charles Michel, ces hausses des rabais vont de 22% pour les Pays-Bas à 138% pour l’Autriche.

    Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, le plus difficile à convaincre, avait reconnu que des progrès avaient été faits en sa direction.

    Etat de Droit

     

    «Pour la première fois dans l’histoire européenne, le budget est lié aux objectifs climatiques, pour la première fois, de respect de l’Etat de droit devient une condition pour l’octroi des fonds», a annoncé Charles Michel.

     

    La conditionnalité du respect de l’Etat de droit rencontrait une forte opposition de la Pologne et la Hongrie, deux pays dans le collimateur de la Commission et du Parlement européen qui ont enclenché une procédure à leur encontre pour des violations de l’Etat de droit.

    Viktor Orban, qui avait fait planer des menaces de veto au sommet, a réclamé la fin de cette procédure dite de «l’article 7» à l’encontre de son pays, qui peut en théorie déboucher sur des sanctions. La presse hongroise pro-Orban a salué une «grande victoire».

     

    Plan de relance Union européenne
    Charles Michel, Angela Merkel, Emmanuel Macron, Ursula Von der Leyen

    Un financement par une taxation des importations aux frontières par l’Union européenne

    Concernant le financement du plan de relance, « cette somme va être empruntée sur une maturité très longue, c’est-à-dire sur une trentaine d’années », a-t-il expliqué. Donc on va la rembourser, évidemment, sur un très long terme, parce que cette crise est inédite ». Le commissaire européen a aussi insisté :

     

    « Et surtout, que personne ne s’y trompe, on ne va pas créer un impôt pour les Européens. Ce ne sont pas les Européens qui vont payer, a assuré Thierry Breton. C’est aux frontières ou lorsque l’on rentre dans l’Union et dans le marché intérieur dont j’ai la charge, que l’on mettra évidemment des taxes qui permettront d’accéder à ce marché intérieur. »

     

    Thierry Breton s’est aussi réjoui que les pays européens jouent la carte de la solidarité : « C’est vraiment un jour historique. Qui aurait pu penser il y a quelques mois, avant la crise du Covid-19 qu’aujourd’hui, nous pourrions dire que pour la première de l’histoire, l’Europe emprunte pour l’Europe, l’Europe emprunte pour les Européens ? Personne n’aurait pu le lire. Et surtout, évidemment, dans des montants aussi considérables », a-t-il déclaré.

    Le commissaire européen au Marché intérieur a repris les termes de sa tribune du 9 juin publiée dans le Figaro et cosigné par Joseph Borrell, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. « Oui, c’est la fin de l’Europe naïve, a redit le commissaire européen sur franceinfo mardi.Y compris en ce qui concerne les subventions, puisque là aussi, nous avons émis un livre blanc il y a quelques jours de cela en indiquant que désormais, nous allions être extrêmement vigilants sur les aides d’État non européennes », a-t-il expliqué. La Chine qui investit massivement en Europe est notamment pointée du doigt.

    Désormais, les entreprises qui bénéficient de ces aides d’État non européennes vont être dans le collimateur des vingt-sept. Elles ne seront pas autorisées « à venir porter concurrence aux entreprises européennes, y compris à bénéficier des subventions. On sera extrêmement vigilant. C’est aussi une première. C’est aussi historique », a-t-il affirmé.

  • De nouvelles mesures pour soutenir les entreprises françaises à l’étranger

    De nouvelles mesures pour soutenir les entreprises françaises à l’étranger

    En première lecture du troisième projet de loi de finances rectificative, le Sénat a renforcé les compensations de l’État pour les pertes subies par les Alliances Françaises et plus généralement les entreprises fondées par des Français à l’Etranger.

    Trois amendements ont été proposés ce 18 juillet,  2 ont été votés avec le soutien de la majorité de droite et du centre mais également des parlementaires de gauche.

    Des aides sous exploitées…

    La sénatrice Jacky Deromedi, expatriée à Singapour et candidate à sa réélection, était en charge de mener ce combat pour son groupe Les Républicains.

     

     

    Comme tous les sénateurs des Français de l’Etranger et les élus consulaires, elle fait un bilan sévère de l’application  de la loi sur les aides sociales dédiées aux expatriés. La mise et en place et  l’exécution de ces mesures sont particulièrement décriées (voir la vidéo ci-dessus) . En effet, moins de 400 000 euros ont été dépensés sur les 50 millions d’euros affectés lors de l’établissement du plan de soutien aux Français de l’etranger.

    Incohérence des critères, difficulté à établir la situation de nos concitoyens, éloignement des centres de décisions, elle énumère ainsi les nombreux problèmes rencontrés par les élus locaux, les consulats mais surtout nos compatriotes expatriés.

    Ainsi, elle appelle le gouvernement a suivre ses engagements renouvelés par le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne ce 01 juillet pour une meilleur prise en compte des situations personnelles des expatriés.

     

    Alliances françaises et entreprises fondées par des Français

    Mais le Sénat en adoptant les amendements des sénateurs de droite veut aller plus loin. Et pour cela, ils proposent de soutenir le tissu économique que les Français hors de France ont construit au fil des années dans leurs pays de résidence.

    Une des pierres angulaires de ce secteur, ce sont les Alliances Françaises. De droit local, elles sont des entreprises comme les autres. Mais actrices majeures du rayonnement Français, elles irriguent les communautés, en engageant des expatriés comme professeurs, en organisation des événements comme le French Film Festival en Australie et sont régulièrement sollicités par Atout France pour promouvoir notre pays etc. Elles font donc l’objet du premier amendement adopté, avec un budget complémentaire de 2 millions d’euros pour ces institutions.

    Deuxième amendement, la création d’un fonds pour soutenir les entreprises fondées par les Français dans leurs pays d’expatriation. Doté de 10 millions d’euros, ce nouveau système est sensé porter assistance aux entreprises en danger via différents outils financiers. Nouvel acteur de l’investissement publique à l’étranger ? Nouvelle usine à gaz pour obtenir des subventions promises mais finalement peu versées..?  Les modalités comme sa concrétisation restent pourtant l’instant très floues.

    Cependant, on ne peut que saluer la vision des sages sur les drames professionnels, économiques et personnels qui assombrissent la communauté des expatriés. Il reste à savoir si il y en aura des conséquences concrètes et rapides pour nos compatriotes dont la situation se complexifie chaque jour un peu plus.

     

     

     

  • Coronavirus : les festivals d’été rivalisent d’imagination – Podcast Vidéo

    Coronavirus : les festivals d’été rivalisent d’imagination – Podcast Vidéo

    Place à la Culture avec Pascale Bourgaux de TV5 Monde qui évoque ces festivals d’été qui doivent s’adapter aux mesures anti-Covid.

    Vous allez découvrir un concert au pied de l’Acropole d’Athènes et prendre ensuite de la hauteur avec les artisans-cordistes. Un tour du monde original des festivals qui se réinventent pour mieux vous accueillir.

     

  • Tromper son monde avec des chiffres

    Tromper son monde avec des chiffres

    Deux  milliards de moins.

    L’ONU vient de réviser ses prévisions pour la population mondiale en 2100 : seulement 8.5 milliards, au lieu de 10.5 milliards dans les études précédentes. Tout le monde peut se tromper. A regarder les anticipations passées, on peut même être sûr que tout le monde se trompe. Personne, à l’ONU comme ailleurs, ne révisera son analyse du futur pour un si petit écart. Deux milliards, quelle importance ?

    Les chiffres ne comptent pas. Ni le nombre. L’essentiel est ailleurs : ce qu’ils suggèrent. Deux milliards d’êtres humains en moins, c’est peut-être une tragédie. A cause du Covid,  d’une guerre, du terrorisme, du climat? Masquez-vous, armez-vous, isolez-vous.

    2 milliards en moins, c’est peut-être une bonne nouvelle.

    N’était-il pas impossible de nourrir 10.5 milliards d’êtres humains ? De les abreuver ? De les vêtir ?

    Erreurs : les progrès de la productivité agricole peuvent nourrir facilement 12 milliards de personnes. 70% des êtres humains ont accès à une eau potable, du jamais vu dans l’histoire. Au dix neuvième siècle, 90% de l’humanité vivait dans une situation que l’on qualifie d’extrême pauvreté (équivalent à 1$ par jour) ; aujourd’hui, l’extrême pauvreté frappe 10% de l’humanité. Proportion inversée.

    Désormais les pénuries n’existent plus, à moins d’être voulues. Pas de pénurie de pétrole, de cuivre, de cobalt, contrairement à ce qui est prédit depuis 80 ans. Mille miracles multiplient les petits pains et les ressources, grâce à l’évolution technologique, les capacités d’adaptation, la souplesse des prix, qui orientent les investissements.

    Tertullien, père de l’Eglise, écrivait en l’an 200 :

    « Nous sommes un poids pour le monde, les ressources suffisent à peine à combler nos besoins, lesquels exigent de grands efforts de notre part […], alors que la nature ne parvient déjà plus à nous nourrir. » Il se trompait, déjà.

    La population mondiale n’atteignait pas 200 millions. 7.5 milliards aujourd’hui.

    Le catastrophisme est une manipulation courante. Si le meurtre guette, la montée des eaux, la pluie acide, la faim, ou l’invasion, chacun confie son sort à des experts, des gardiens, un pouvoir vigilant, un Etat fort ou un gouvernement mondial. Le catastrophisme abreuve restrictions, réglementations, impôts et abus de pouvoir.

    La plupart des catastrophes ne tombent pas du ciel. Ainsi la faim. La terre (les hommes) nourrit une population toujours plus nombreuse. Jamais autant d’êtres humains ne mangèrent à leur faim. Les crises alimentaires,  aujourd’hui, ne viennent plus du manque de ressources, mais de la guerre. Et les guerres  ne viennent pas de la rareté des ressources, plutôt de l’abondance. Comme les révolutions ne jaillissent pas de la misère, mais du partage de la richesse.

    Entre 1980 et 2018, la population mondiale a augmenté de 71%. Le prix des 50 principales ressources consommées (alimentation, métaux, énergie) de 39%. Pénurie ? A l’inverse. En pouvoir d’achat, leur coût a diminué pour le consommateur de … 72% ! Parce que celui-ci s’est enrichi beaucoup plus vite.

    2 milliards d’êtres humains en plus ou en moins, tout dépend de ce que l’on veut leur faire dire. Et où ils seront. Les grandes puissances démographiques seront-elles des grandes puissances ?

    2050 : Inde 1.6 milliards d’habitants, Chine, 1.4, Nigeria 400 millions, en Afrique 2.5 milliards. Une puissance, les pays africains ? Un champ de bataille  et de guerres civiles.

    Le nombre ne fait pas la richesse, il peut entretenir la pauvreté. Il donne encore moins la puissance.

    Les conquérants musulmans étaient 4.000 pour prendre l’Egypte. Une poignée de Conquistadores détruisit des empires hautement civilisés. A la bataille de Plassey, qui donna les Indes aux Britanniques, il n’y avait que 900 soldats britanniques. La Chine, déjà populeuse et riche, fut vaincue en 1860 par la France et le Royaume-Uni; la France avait 37 millions d’habitants, la Chine 440. Singapour commande l’Indonésie et non l’inverse.

    Les chiffres et les nombres ne disent rien des rapports de force dans le futur. Mais à l’intérieur des nombres apparaissent les déséquilibres. La vieillesse du Japon, de la Corée, demain de la Chine en dit long sur leurs systèmes de retraite, d’épargne, les capacités d’innovation. En Afrique, l’explosion de la jeunesse promet des conflits et des enrôlements révolutionnaires. Paradoxalement, plus les populations sont jeunes, moins la vie vaut. L’Afrique est une nouvelle Asie, plus pauvre, puisque sa croissance croit moins que sa population. Une chance pour l’Europe, ou un drame.

    Les systèmes de gouvernement, les organisations sociales , les capacités d’innovations décident de tout, pas les chiffres. Les Etats-Unis resteront, de loin, la première puissance du siècle. La Russie déclinera, pas à cause du déclin des populations, à cause de la vieillesse de ses structures.

    Et l’Europe ? Elle n’est pas en mauvaise position pour conserver son indépendance. A condition qu’elle veuille être l’Europe et qu’elle veuille son indépendance. Evidemment, si elle ne veut rien…

    Et la France ? Elle peut tout si elle se débarrasse du vieil Etat du XIXème sclérosé en bureaucratie, et invente l’Etat du XXIème siècle, souple, rapide, agile, efficace.

    Comme l’ONU, la FAO, l’OMS, l’Unesco, et autres organisations internationales : jeunes et déjà sclérosées, elles  doivent fermer ou changer. Il y a plus de smartphones actifs que d’êtres humains sur terre. La guerre se livre dans le cyberespace autant que dans le ciel. Des milliards de dollars s’échangent en secondes. Les Gafas en savent plus sur vous que le fisc. 4000 Hackers pourraient prendre le contrôle d’un Etat. Se tromper de deux milliards d’êtres humains ce n’est rien. Se tromper de monde, c’est plus grave.

  • Voyage en France : Attention au possible reconfinement

    Voyage en France : Attention au possible reconfinement

    Premier ministre depuis un peu plus de deux semaines, Jean Castex s’est d’abord fait connaître aux yeux des Français pour son rôle de « Monsieur déconfinement ». Dans les prochains jours ou prochaines semaines, il endossera peut-être le costume de « Monsieur reconfinement ».

    La hausse des indicateurs de l’épidémie en France et la situation aux portes de notre pays, comme à Barcelone, indiquent que la menace du virus reste forte.

     

    Une fermeture de la frontière avec l’Espagne n’est pas exclue

    En Espagne, près de 4 millions d’habitants de l’agglomération de Barcelone ont été appelés vendredi à « rester chez eux » sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19.

    La frontière entre la France et l’Espagne avait été rouverte le 21 juin, après trois mois d’un strict confinement côté espagnol pour endiguer la pandémie.

    L’Espagne est un des pays les plus affectés par la pandémie avec plus de 28.400 morts.

    Près d’un mois après la fin du confinement, les contagions sont en effet reparties à la hausse en Espagne.

    La Catalogne et l’Aragon voisin sont les deux régions qui inquiètent le plus les autorités espagnoles, mais les foyers de contagion surveillés sont au nombre de plus de 150 dans l’ensemble du pays

     

    Un reconfinement ciblé

    En France, en plein de cœur de l’été, le scénario d’une mise en place de nouvelles restrictions, probablement localisées, prend de plus en plus de corps, et ce en parallèle de mesures anticipées en vue de la rentrée scolaire de septembre.

    Dès le 8 juillet, sur RMC-BFMTV, le Premier ministre avait en effet annoncé qu’un « plan de reconfinement ciblé » était « prêt ». Selon le Journal du Dimanche de ce 19 juillet, cette affirmation était alors un peu prématurée. Mais depuis, ses équipes ont bien avancé sur la question.

    Quatre scénarios dont une possible refermeture des frontières !

    Ce dimanche, le JDD révèle en effet que la cellule interministérielle qui travaille sur le sujet a « quasiment terminé » son travail. Le plan élaboré est « constitué d’un document général et de quatre scénarios », indique au journal une source gouvernementale. Principale caractéristique de ce plan : un éventuel reconfinement ne serait pas appliqué dans l’ensemble du pays mais localisé.

    Partant de ce principe, les services gouvernementaux ont dû trancher de nombreuses questions : à partir de quel seuil, sur le plan épidémique, restreindre les déplacements ? À quelle échelle doivent s’appliquer les restrictions (quartier, ville, département) ? Quel sera le régime de confinement, avec des sorties autorisées ou un strict maintien au domicile ? Quelle stratégie de dépistage ? Faudra-t-il tester tous les habitants de la zone concernée ? Tous les cas de figure, en fonction d’une situation donnée, ont été envisagés. La fermeture des espaces Schengen sera une des toutes dernières mesures mais 3 scénarios sur 4 l’envisagent.

    Une chose est sûre : si les données concernant l’évolution de l’épidémie continuent de se détériorer, la réponse des autorités pourrait être rapide. Depuis le décret du 10 juillet rendant possible l’obligation du port du masque, le gouvernement peut décider, sans avoir de besoin de décréter l’état d’urgence sanitaire, de limiter les déplacements ou de fermer certains commerces, souligne le JDD.

  • Annecy, la grande balade des artistes – Podcast Vidéo

    Annecy, la grande balade des artistes – Podcast Vidéo

    Respirez profondément… Bol d’air frais dans la chronique culture de TV5 Monde .

    Pascale Bourgaux nous emmène faire « La grande balade » qui marque l’inauguration officielle du festival Annecy Paysages.

    Même amputé d’une partie de son programme, il a résisté à la Covid-19. Le festival à ciel ouvert d’Annecy Paysages s’est ouvert ce samedi 4 juillet. Et pour cette troisième édition, 27 œuvres ont été dispersées aux quatre coins de la ville. À découvrir jusqu’à la fin de l’été.

    En 2020 les artistes et la population souhaitent participer plus que jamais à un tel événement.

    4 km au coeur de la Semmoz

    Alors ils ont imaginé étendre cette Grande balade sur 4 kilomètres de chemins de randonnée qui parcourent la montagne du Semnoz à 1400 mètres d’altitude au dessus de la ville d’Annecy.

    Avec la complicité de musiciens, danseurs, circassiens et comédiens nous proposerons au public un « spectacle déambulatoire » tout au long de ce parcours.
    Une centaine d’artistes ont répondu positivement à leur invitation : musiciens suspendus dans les arbres, solos créés pour l’occasion, improvisations, concerts de clavecin dans les sous-bois, trampoline en plein champ, agrès nichés dans les clairières…

    Ensemble mais séparément, au cours des deux journées, plus de 10 000 personnes vont vivre cette expérience unique et inédite.

     

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