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  • Une expatriée championne du monde de surf

    Une expatriée championne du monde de surf

    Justine Dupont surfeuse au palmarès très impressionnant : Vice-championne du monde de surf de grosses vagues, Championne du monde de Stand up paddle.

    Elle mène aussi campagne pour l’environnement entre ses deux lieux de résidence Les landes en France et Nazaré au Portugal.

    Justine Dupont est l’invitée de TV5monde.

    Justine Dupont l’expatriée – championne du monde de Surf
  • Israël – Bahreïn – L’analyse du directeur de la French Business School de l’archipel

    Israël – Bahreïn – L’analyse du directeur de la French Business School de l’archipel

    Il s’agit de l’avènement d’un « nouveau Moyen-Orient »

    Donald Trump. 

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a signé, ce mardi à la Maison Blanche, avec les Emirats arabes unis et Bahreïn des accords historiques qui bousculent les équilibres au Moyen-Orient.

    « Après des décennies de divisions et de conflits, nous sommes témoins de l’aube d’un nouveau Moyen-Orient», a déclaré le président des Etats-Unis lors d’une cérémonie en grande pompe dans les jardins de la Maison Blanche.

    Retrouvez l’analyse donnée par Arnaud Lacheret à nos confrères d’I24, la chaine d’info israélienne en français.

    Arnaud Lacheret est docteur en science politique. Après une carrière dans plusieurs cabinets d’élus locaux et nationaux, il s’est reconverti dans l’enseignement supérieur et la recherche, et notamment le management public et l’analyse des politiques publiques. Il est depuis 3 ans en mission dans le Golfe arabo-persique au service du ministère des affaires étrangères où il dirige la French Arabian Business School en lien avec l’Essec, au sein de l’Arabian Gulf University à Bahreïn

  • Attractivité et plan de relance

    Attractivité et plan de relance

    Le plan de relance en France décidé par le Gouvernement vise tout à la fois à relancer la production française et à attirer des capitaux étrangers pour enclencher un cycle de croissance. Son succès suppose la poursuite de l’amélioration de l’attractivité de la France, la montée en gamme de la production, le relèvement des qualifications des actifs, l’amélioration des liens entre recherches fondamentale et appliquée et une maîtrise de l’endettement public comme privé. 

    Les classements sur l’attractivité des pays peuvent porter à caution au vu des résultats différents constatés. Ainsi, la France est mal classée par le rapport Global Business Complexity Index (GBCI). En 2020, elle figure parmi les plus mauvais pays sur 77 classés pour les investisseurs internationaux. En revanche, selon l’index mondial de l’innovation établi chaque année par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Institut européen d’administration des affaires (Insead) et l’université américaine de Cornell, entre 2019 et 2020, l’économie française est passée de la 16e à la 12e place pour l’innovation. 

    Compétitivité numérique

    Par ailleurs, la France est le 2e pays à l’échelle mondiale qui aurait le plus progressé en termes de compétitivité numérique entre 2017 et 2019 selon le classement de « Digital Risers ». Moins contestable est le retard pris par la France au niveau des compétences de la population active. Selon l’enquête PIAAC de l’OCDE de 2016, la France se situe au 21e rang loin le Japon, la Finlande et les Pays-Bas qui occupent les trois premières places. 

    Salaires et formation 

    Au regard du niveau de production qui est assez gamme moyenne, la France doit faire face à des coûts salariaux élevés. Le coût du salaire horaire chargé est en France de 37 euros contre 30 euros en moyenne dans les autres pays de la zone euro et de 10 euros dans les pays d’Europe Centrale et Orientale. Les impôts acquittés par les entreprises représentent 20 % du PIB en France contre 11 % dans les autres pays de la zone euro.

    Faiblesse de la Recherche 

    Depuis des années, la France est handicapée par le manque de coopération entre entreprises et Etat pour développer les productions du futur. Le succès de la R&D en entreprise aux Etats-Unis et du développement de nouveaux biens et services, vient de la capacité des structures fédérales à financer la recherche et le développement avec un partage des risques. Les commandes militaires mais aussi civiles de l’Etat jouent un rôle important. La France n’ayant pas une critique suffisante tout comme les autres Etats membres, cette fonction devrait être assumée au niveau de l’Union européenne. 

    Les dépenses de Recherche & Développement sont trop faibles en France, 1,4 % du PIB en 2019 contre 2,2 % aux Etats-Unis. La valeur ajoutée du secteur des techniques de l’information et de la communication en France s’élève à 4 % du PIB en 2019, contre 7,5 % aux Etats-Unis. 

    L’amélioration de la compétitivité de la France suppose une profonde mutation de la structure de l’économie. Plusieurs secteurs sont en difficulté chronique depuis de nombreuses années, la crise sanitaire n’ayant fait qu’accentuer leurs problèmes. En première ligne figure l’automobile dont les deux constructeurs ont connu ces dix dernières années des déboires tout en étant contraints de délocaliser une part grandissante de leur production. La pharmacie, l’informatique, l’électronique, l’informatique, le textile la distribution sont également confrontés à une remise en cause de leur modèle. 

    Remise en cause des modèles

    La crise sanitaire a révélé la faiblesse de l’aéronautique quand elle met à rude épreuve les filières touristique et culturelle. La période des taux d’intérêt bas n’est et ne sera pas sans conséquences sur l’ensemble du secteur financier qui occupe une place importante au sein de l’économie française. 

    La restructuration de l’économie française devrait s’accélérer avec une nécessaire requalification d’un nombre non négligeable de salariés, faute de quoi le chômage structurel augmentera fortement. La politique économique du gouvernement a de fortes chances d’être schizophrène en favorisant d’un côté la transition énergétique et de l’autre en aidant des entreprises en difficulté. 

    12% des entreprises menacées

    Plus de 12% des entreprises sans l’appui de l’Etat seraient à court et moyen terme amenées à disparaitre. Le secteur de l’automobile avec l’ensemble des sous-traitants est en première ligne. Un effort important en matière de formation devrait être réalisé en synergie. La question du reclassement des salariés les plus âgées ne sera pas évidente à traiter. En outre, les nouveaux emplois essentiellement tertiaires ne sont pas localisés aux mêmes endroits que ceux amenés à disparaître.

  • Covid-19 : l’allocation pour les expatriés désormais versée pendant 4 mois

    Covid-19 : l’allocation pour les expatriés désormais versée pendant 4 mois

    L’allocation exceptionnelle mise en place par le gouvernement dans le cadre de la Covid-19 a alimenté les débats pendant de nombreux mois.

    Difficile à obtenir, un dossier complexe à mettre en place, les écueils se sont multipliés, amenant à une sous utilisation des fonds affectés au soutien aux expatriés.

    Déjà au cours de l’été, les conditions d’attribution avait été assouplies comme nous l’indiquions dans notre article du 22 juillet . En effet, en plus des critères classiques liés au revenu, au patrimoine ou à l’obtention d’une aide par le gouvernement de son lieu de résidence, les Consulats demandaient de démontrer que la famille en France ne pouvait venir au secours de l’expatrié… Suite aux remontées des élus consulaires et aux pressions des parlementaires, le gouvernement a donc exclu, en juillet, ce critère.

    Une aide ponctuelle… désormais mensuelle

    Un autre point cristallisait le mécontentement, la notion ponctuelle. En effet, après surmonté le parcours du combattant, le foyer concerné ne pouvait obtenir l’aide qu’une fois.

    Le montant étant souvent symbolique de 45€ à 500€ par individu, les Français hors de France abandonnaient, fréquemment, les démarches.

    Depuis début septembre, il y a donc une nouvelle évolution. L’aide peut être versée tous les mois jusqu’à la fin de l’année 2020 avec un maximum de 4 mois consécutifs.

    Ceux, dont l’aide avait été concédée au cours de l’été, disposent, automatiquement, de cette nouvelle mesure.

    Pour les autres, ils peuvent faire les démarches dès à présent pour en bénéficier jusqu’à la fin de l’année.

    Pour rappel, le montant de l’allocation, fixée en euros, ne peut dépasser le «taux de base» des allocations.

    Il varie en fonction des ressources du foyer mais aussi de la composition de la famille.

    L’allocation est versée mensuellement en monnaie locale au taux de chancellerie en vigueur le jour du paiement.

    Pour commencer vos démarches, vous devez contacter au plus vite la cellule sociale de votre consulat.

  • Covid 19 : Marrakech étouffe

    Covid 19 : Marrakech étouffe

    Depuis 6 mois, la capitale touristique du Maroc s’est vidée de ses touristes. Une crise sans précédent : l’économie de la ville est totalement asphyxiée.

    Un podcast de notre partenaire TV5 Monde

  • L’empreinte numérique européenne ou la course de Bruxelles à la souveraineté

    L’empreinte numérique européenne ou la course de Bruxelles à la souveraineté

    Ce lundi, un nouveau sommet réunit Pékin et Bruxelles en visioconférence. La Commission souhaite occuper une place plus importante sur le plan géopolitique. Pour ce faire, elle devra toutefois asseoir sa souveraineté numérique face à la Chine.

    Depuis des mois, un concept retentit dans les couloirs de l’exécutif européen à Bruxelles : l’autonomie stratégique. L’UE ne veut plus être le pion des grandes puissances. Militairement parlant, elle ne veut plus s’abriter passivement sous l’aile des États-Unis, ni rester apathique devant la croissance économique chinoise. À la Commission « politique » de Jean-Claude Juncker succède la Commission « géopolitique » d’Ursula von der Leyen. L’Europe doit renforcer son autonomie et occuper une place prépondérante sur la scène internationale.

    Bien que cette indépendance comporte plusieurs facettes, la souveraineté numérique en constitue une part essentielle, souligne Éric Maurice, de la fondation Robert-Schuman, interrogé par Euractiv Allemagne. « La filière numérique régit de nombreux aspects de notre quotidien », de l’économie à la communication en passant par la sécurité. Pour être totalement autonome, le bloc doit prendre le contrôle de toutes les technologies au service de ses citoyens.

    Concrètement, cela signifie que l’Europe doit identifier ceux qui contrôlent ces technologies et s’assurer que leur utilisation est compatible avec les valeurs et les objectifs de l’Union, ajoute Éric Maurice.

    Mais pour l’heure, ce n’est pas encore le cas.

    Le « Cloud Act » américain : une menace pour les données de l’UE

    À titre d’exemple, la plupart des citoyens européens stockent leurs données auprès de fournisseurs de services en ligne américains tels qu’Amazon ou Google, car il n’existe pratiquement pas d’alternatives européennes. Une situation problématique car les services secrets américains peuvent accéder à ces données en vertu d’une loi, le « Cloud Act ».

    C’est pourquoi la Cour de justice européenne a annulé en juillet l’accord dit « Privacy Shield », qui autorisait les transferts de données entre les entreprises européennes et américaines, mais ne permettait pas aux utilisateurs de bénéficier aux États-Unis de la protection juridique dont ils disposent en Europe.

    La Cour a invalidé l’accord car ces données pouvaient être exploitées par les autorités américaines sans que les citoyens européens soient en mesure de s’y opposer. La question est actuellement en cours de renégociation.

    Pour Éric Maurice, il s’agit d’un pas vers la souveraineté numérique, car l’UE a défendu ses valeurs et les droits de ses citoyens.

    Alexander Rabe, le directeur général d’eco, l’association allemande de l’industrie de l’internet, considère également cette décision comme une étape positive.

    Alexander Rabe aurait toutefois préféré que des alternatives européennes aux fournisseurs américains soient disponibles au moment du jugement pour permettre aux utilisateurs de faire le changement. « Avec ce jugement, nous avons franchi la deuxième étape avant la première », relève-t-il.

    Fournisseurs chinois de 5G, le spectre de la surveillance de l’État

    Une telle alternative est cependant en cours d’élaboration. Gaia X, un projet franco-allemand, devrait fournir des services de « cloud » conformes aux normes européennes l’an prochain.

    Il s’agit d’une plateforme où les clients peuvent trouver des fournisseurs qui répondent à certains critères – comme le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD). Les entreprises américaines peuvent aussi y avoir accès, pour autant qu’elles se conforment à ces normes. Les pays extérieurs à l’UE auront toutefois un droit de vote limité et ne pourront pas devenir membres du conseil d’administration.

    Pour Alexander Rabe, c’est un bon exemple de la manière dont l’Europe peut étendre sa souveraineté numérique. Il lui faut édicter des séries de critères clairs auxquels les entreprises doivent satisfaire pour être autorisées à accéder au marché intérieur. Ces dernières s’y conformeront, estime-t-il, car le marché est très attractif. « Une fois que vous êtes entré, vous avez des clients fidèles qui achètent », ajoute-t-il.

    Selon lui, le catalogue de sécurité allemand pour les fournisseurs de 5G constitue un exemple positif en la matière. Depuis des mois maintenant, l’Europe entière discute de la possibilité de mandater des producteurs chinois tels que Huawei afin d’équiper l’Europe de la 5G.

    Cette nouvelle norme de téléphonie mobile promet des vitesses Internet très élevées et se révèle essentielle pour la mise en place d’innovations telles que les voitures autonomes. Les entreprises chinoises offrent une qualité élevée à bon marché, reste la crainte que le gouvernement chinois ne fasse pression sur Huawei pour que la compagnie surveille ou même ferme des infrastructures essentielles quand il le souhaite.

    Règles non-négociables

    Les États-Unis prennent des mesures énergiques contre Huawei : ils sanctionnent la société et exigent de l’Europe qu’elle fasse de même. Mais Bruxelles a laissé la décision aux États. L’Espagne a ainsi engagé Huawei, alors que la République tchèque a décidé de ne pas le faire.

    L’Allemagne a choisi de suivre une voie médiane, accueillant toutes les entreprises pour autant qu’elles adhèrent à un catalogue de critères de sécurité. Les fournisseurs doivent notamment signer une déclaration de confiance selon laquelle aucune information ne parviendra à des « autorités étrangères » et stipulant qu’ils peuvent refuser de « divulguer à des tiers des informations confidentielles provenant de leurs clients ou les concernant ».

    Même si ce catalogue n’est pas parfait, Alexander Rabe estime qu’il s’agit d’une approche appropriée pour l’Europe. Éric Maurice souligne pour sa part que « nous devons choisir nos propres normes, en fonction de nos valeurs », tant en matière de protection des données que d’intelligence artificielle.

    Lors du sommet UE-Chine de ce lundi, un accord sur les investissements est notamment sur la table. Et il y est également question de souveraineté numérique, car si des entreprises européennes opèrent en Chine, il existe un risque de transfert de technologie forcé, faisant que leurs innovations pourraient se retrouver entre des mains chinoises, estime Éric Maurice.

    Il en va de même pour les acteurs chinois qui investissent en Europe. Alexander Rabe souligne également que Bruxelles doit « indiquer les exigences de l’Europe en matière de valeurs et de technologies de manière claire et ouverte » et « faire comprendre » à Pékin « que ce marché est ouvert – mais dans un cadre qui pour nous n’est pas négociable ».

    Un article de notre partenaire

  • Goût de/Good France encore reporté.. au printemps 2021

    Goût de/Good France encore reporté.. au printemps 2021

    La dixième édition de la fête de la gastronomie, aujourd’hui appelée Goût de/Good France, qui devait se dérouler le 16 avril 2020, a été reporté, une première fois, à octobre 2020 puis au Printemps 2021, en France et à l’étranger. Cette manifestation rassemble les gourmets de plus de 150 pays du monde autour de la gastronomie française. On vous dit tout sur ce rendez-vous culinaire incontournable !

    Une fête pour tous les gastronomes

    Lancée en 2011 par le ministère de l’économie et des finances et à l’initiative également d’Alain Ducasse, la fête de la gastronomie a pour but de promouvoir la gastronomie française. D’abord organisée à travers la France, la manifestation est renommée Goût de France en 2018 et voit plus loin avec un rayonnement à l’international. Ce rendez-vous gourmand s’étend aujourd’hui sur plusieurs jours, se célèbre dans plus de 150 pays du monde et s’associe avec des personnalités du domaine pour se mettre en avant. En attendant l’édition 2021, on vous dit tout sur cet événement gourmand ! 

    Depuis neuf ans, Goût de France a pour but de mettre en avant le patrimoine français avec chaque année, un thème différent. Terre, terroir, créativité, « Gastronomie pour tous » ou encore « Le goût dans tous ses sens« ‘ sont autant de thématiques utilisées. En 2019, c’est la cuisine responsable qui était mise en lumière. Chacun incitait au partage, au respect de l’environnement et révélait une accessibilité de la gastronomie pour tous. Cette année encore, l’événement fait de la cuisine responsable son fil rouge, dans la dynamique du Livre Blanc de la gastronomie responsable, initié en 2019. Le chef doublement étoilé Christophe Hay sera ambassadeur de la région Centre-Val de Loir, mise en lumière lors de cette édition 2020.

    Des parrains d’exception

    Les plus grandes personnalités du domaine s’associent également à l’événement. Parmi elles, La cheffe étoilée Anne-Sophie PicFanny Rey, ou encore Guillaume Gomez, le chef des cuisines de l’Elysée. Autant de grands noms du milieu de la cuisine qui partagent tous l’envie de promouvoir le savoir-faire et les produits français. 

    À l’international 

    En France, banquets, dégustations, pique-niques et ateliers sont organisés dans tout le pays dans un esprit de convivialité et de partage. Au delà de ce rassemblement national, des restaurants du monde entier se mobilisent dans plus de 150 pays pour promouvoir la gastronomie française. L’opération « Goût de France/Good France » est un succès. En 2019, plus de 5000 chefs se sont engagés pour la planète à travers le globe.

    En 2021, l’opération s’ouvrira à de nouveaux types d’établissements : les écoles de cuisine, les caves de dégustation, les boutiques alimentaires (épiceries, boulangeries…). L’ensemble des expatriés détenant ce type d’établissement sont ainsi invités à y participer en proposant un menu à la française ! Les Consulats et ambassades vous aideront à promouvoir votre évènement comme les nombreuses associations de citoyens.

  • Taxe carbone aux frontières : comment une idée française se retrouve sur le devant de la scène européenne

    Taxe carbone aux frontières : comment une idée française se retrouve sur le devant de la scène européenne

    Chirac, Sarkozy, Hollande puis Macron. Les présidents français n’ont cessé d’appeler de leurs voeux une taxe carbone aux frontières. Plus de 10 ans plus tard, l’idée a fait son chemin à Bruxelles et la Commission européenne prévoit de l’intégrer dans son plan de  relance. Une initiative européenne qui irrite Pékin alors que le prochain sommet UE Chine se tiendra lundi prochain.

    La Chine, mais aussi la Russie et les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils étaient contre. Qu’importe, l’Union européenne a pris sa décision. « L’UE n’acceptera pas que des biens non conformes aux normes environnementales concurrencent injustement les produits européens, tout en nuisant à notre planète », indiquait le président du Conseil européen Charles Michel, à l’occasion du Forum économique de Bruxelles le 8 septembre. « Nous sommes prêts à mettre en place un mécanisme d’ajustement aux frontières pour le carbone, conformément à un EU ETS amélioré, afin de protéger nos conditions de concurrence équitables ». La Commission devrait présenter une proposition de directive dès le second trimestre 2021, dans le cadre du Green deal. Et ce, d’autant plus que dans le cadre du plan de relance, « (…) une dette devant être honorée, la Commission devra progressivement augmenter ses ressources propres », expliquait le commissaire européen chargé du marché intérieur, le français Thierry Breton, lors d’une audition, conjointe avec la commission des affaires européennes mardi 2 juin.

    L’objectif des « mesures d’ajustement carbone aux frontières » (ou Border carbon adjustments, BCA) est de limiter les « fuites de carbone » résultant de la délocalisation d’industries fortement émettrices de gaz à effet de serre ou de transferts de production vers des pays ayant des politiques climatiques peu ambitieuses, rappelle le Conseil économique pour le Développement durable dans une note de synthèse.  

    Proposée initialement par le président français Jacques Chirac, reprise par les conclusions du Grenelle de l’environnement en 2007, réclamée par Nicolas Sarkozy qui avait déclaré que « ceux qui produisent sale doivent payer », le projet de taxe carbone aux frontières suscitait la méfiance des partenaires européens de la France. François Hollande l’avait néanmoins remis sur le tapis sans plus de succès. Puis Emmanuel Macron a continué de défendre cette position. À Bruxelles, c’est désormais acté. 

    Une Europe puissante, une idée française  

    “On arrive à un point où certaines idées françaises sont bien mieux acceptées en Europe. C’est le cas par exemple de l’autonomie stratégique, de la souveraineté industrielle ou encore de la taxe carbone,” explique à Euractiv France Eric Maurice, directeur du bureau bruxellois de la Fondation Schuman.

    “La taxe carbone aux frontières permet à l’Europe de s’affirmer et de montrer qu’elle se défend contre le dumping climatique. On y retrouve deux logiques : celle du Green Deal et celle d’une défense commerciale,” poursuit-il, le principe d’une taxe carbone aux frontières étant d’éviter toute concurrence déloyale, précise M. Maurice.

    Pour l’expert en affaires européennes, la discussion sur l’application d’une taxe carbone aux frontières européennes s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large qui voit l’Union européenne prendre conscience de ses intérêts stratégiques. “Il ne s’agit plus de faire passer les intérêts commerciaux avant tout”, relève-t-il, évoquant la fin d’une “naïveté européenne” notamment envers ses relations avec la Chine.

    Or assumer une Europe puissante, “qui ne s’excuse pas d’exister et réalise que son destin ne peut et ne doit être délégué à des puissances extérieures”pour reprendre la formule du Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes Clément Beaune, c’est reprendre une idée française, souligne encore Eric Maurice. 

    Des contours encore floues

    Il n’empêche, les contours de ce mécanisme restent flous. “On est au travail”, indique Yannick Jadot (Verts), rapporteur sur la taxe carbone aux frontières pour le Parlement européen. “L’UE joue sa crédibilité et sa légitimité dans la lutte contre le dérèglement climatique et la transformation de notre modèle économique !”, avait-il déclaré lors d’une réunion informelle intense de la Commission consultative des mutations industrielles (CCMI) du Comité économique et social européen le 2 septembre. 

    La Commission européenne a de son côté lancé une consultation publique, le 22 juillet, ouverte jusqu’au 28 octobre. Les options évoquées dans son questionnaire : des droits de douane appliqués à certains produits à forte intensité carbone et dans des secteurs à risque de fuite de carbone ; une extension du marché européen du carbone aux importations, qui impliquerait l’achat de quotas d’émissions ETS par les importateurs ou les producteurs de pays tiers ; l’achat de quotas en dehors de l’ETS ; une taxe carbone (droit d’accise ou TVA) sur la consommation de produits européens et importés qui relèvent de secteurs à risque de fuite de carbone. La consultation aborde aussi le type d’émissions qui pourraient être prises en compte : émissions directes ou indirectes liées à l’électricité utilisée pour la production, prise en compte des des émissions liées au transport des produits, etc. Tout un programme.

    Des réticences allemandes qui persistent

    Toutefois, il reste de sérieuses réticences allemandes à surmonter. Bien que le président de la République Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel l’avait présenté ensemble dans le cadre de leur proposition de fonds de relance mi-mai, le sujet ne fait pas l’unanimité outre-Rhin. 

    « Intellectuellement, le concept est formidable, mais encore faut-il qu’il puisse être mise en place. Cela doit être fait de manière à ce que la taxe carbone aux frontières soit gérable pour notre économie »

    Le directeur général de la politique économique au ministère de l’économie, Philipp Steinberg, lors d’une discussion organisée en février dernier à Berlin par la plateforme de dialogue sur l’énergie Forum für Zukunftsenergien.

    Il a précisé que le gouvernement était en train d’évaluer plusieurs modèles du mode d’application de la taxe carbone aux frontières.

    Moins diplomatique, la Fédération des Caisses d’épargne, les Sparkassen, véritables épines dorsales de l’économie nationale, affirme, étude à l’appui, qu’elle y voit “de sérieux problèmes de faisabilité, équitable et efficace ».

    Si la taxe carbone aux frontières peut effectivement combattre les fuites carbones, sa mise en œuvre s’avère complexe, “et on ne sait pas très bien comment elle se conformerait aux règles commerciales existantes”, ajoutent les économistes. Il est également peu probable que des revenus fiscaux substantiels puissent être attendus de ce mécanisme, selon le rapport. 

    Pire, le fait que la comptabilisation du carbone soit laborieuse s’avère n’être qu’une “petite partie du problème.” Le rapport prévient ainsi que des modèles commerciaux pourraient se développer pour contourner cette taxe carbone. Par ailleurs, la possibilité de mettre en œuvre le mécanisme d’une manière conforme aux règles existantes de l’Organisation mondiale du commerce n’est pas non plus claire et pourrait même, au pire, se transformer en une perte nette pour les budgets nationaux, peut-on également lire. 

    Pour Nicolas Berghmans, chercheur politiques énergie-climat à l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (Iddri), la taxe carbone aux frontières doit être regardée comme l’un des éléments d’une politique ambitieuse de décarbonation des secteurs industriels. 

    “Mais il faut veiller à ne pas conditionner la décarbonation des secteurs industriels à la mise en oeuvre de cette taxe qui est complexe et incertaine en raison d’obstacles techniques, réglementaires et politiques”, prévient-il.   

    Nicolas Berghmans

    Il suggère que l’UE et les États membres devraient en parallèle déployer des politiques de soutien à la création d’un marché pour les innovations bas carbone de rupture dans l’industrie, qui prendraient la forme de « contrats pour différence », indexés sur un prix du carbone élevé, ou d’accès préférentiel au marché pour les produits et matériaux bas carbone.  

    Si la perspective d’une taxe carbone aux frontières européenne fait l’objet de signaux de défiance de certains partenaires commerciaux qui voient dans cette proposition une velléité protectionniste, elle peut aussi servir de catalyseur à une discussion globale sur la décarbonation de certaines industries fortement émettrices dont les progrès sur le plan climatique sont aujourd’hui très faibles partout dans le monde, relève le chercheur. 

    “L’Union européenne devrait, une fois sa proposition clarifiée, savoir tendre la main à ses partenaires commerciaux et leur proposer l’établissement de coopérations pour la décarbonation des secteurs industriels concernés comme des alternatives crédibles à l’application de la taxe. »

    Nicolas Berghmans
  • l’UFE Sousse se mobilise pour l’égalité Homme-Femme

    l’UFE Sousse se mobilise pour l’égalité Homme-Femme

    Roselyne Cordin, la dynamique présidente de l’antenne de l’Union des Français de l’Etranger à Sousse en Tunisie, avec 33 françaises et francophones, ont réalisé un clip pour soutenir les femmes dans le monde.

    Au carrefour des civilisations, la Tunisie se positionne comme un espoir pour toutes les femmes du Maghreb et du Moyen-Orient.

    Ce petit groupe, mené par l‘UFE Sousse, a décidé de communiquer par la danse, langage universel. Sur un hymne à la joie et tube planétaire, elles portent leur message de paix et de fraternité.

    « La liberté de la femme s’arrête là où elle décide ».

    Roselyne Cordin – Youtube

    Un clip porteur de Fraternité

    A travers ce clip, elles veulent développer un sentiment celui d’une « Femme forte et d’Influence ». Elles réaffirment que la Femme est actrice de la société, en la faisant naître et grandir.

    Ces 33 femmes sont souvent impliquées dans l’entrepreneuriat, qu’elles féminisent. Elles appellent à l’autonomie économique, afin que toutes les femmes soient estimées et respectées de la société.

    Le clip « La femme d’influence » donne ce message fort aux femmes n’osant pas sortir de leur foyer, ou aux femmes victimes de violence, de discrimination, de harcèlement, de tyrannie, de ségrégation.

    Elle espèrent qu’à travers cette publication qu’elles arriveront à tisser une solidarité féminine, en apprenant les unes des autres, pour aller vers le bonheur, la liberté, la Paix, la Fraternité.

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