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  • 2021/2023 : les années de tous les dangers !

    2021/2023 : les années de tous les dangers !

    Au début de l’année 2020, l’économie française végétait du fait du ralentissement des échanges mondiaux occasionné notamment par la guerre commerciale sino-américaine et la succession de crises sociales (gilets jaunes et réforme des retraites). Une récession de faible ampleur était attendue. Avec la crise sanitaire, celle-ci a évidemment pris une dimension sans commune mesure. 

    Comme ses partenaires économiques, la France a connu en 2020 une diminution de son PIB sans comparaison depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En base annuelle, depuis 1950 jusqu’à cette année, le PIB n’avait baissé qu’à trois reprises : -1 % en 1975, -0,6 % en 1993 et – 2,9 % en 2009. En 2020, la contraction devrait atteindre 11 points. Trois années de croissance ont été ainsi effacées. 

    En 2020, comme lors des précédentes crises, mais avec des moyens démultipliés, les pouvoirs publics ont déployé des dispositifs de soutien aux personnes et aux entreprises. 

    Soutien public massif

    Pour le premier choc pétrolier, les pouvoirs publics sont intervenus à contretemps, en 1975 avec un déficit public de 2,9 % du PIB. En 1993 et 2009, les gouvernements respectifs ont réagi rapidement avec, à la clef, un déficit public qui a atteint respectivement 6,4 % et 7,2 % du PIB. Pour la crise sanitaire, dès les premiers jours du confinement du mois de mars, le gouvernement a mis en place le chômage partiel et les différents dispositifs de soutien aux entreprises. En 2021, au vu de l’évolution sanitaire de ces dernières semaines, les politiques de soutien seront certainement maintenues durant le premier trimestre, voire le deuxième. Le déficit public devrait se situer autour de 8 % du PIB.

    Une part non négligeable du déficit, de 33 à 50 %, est monétisé par la Banque centrale européenne (BCE), le rendant financièrement supportable d’autant plus que les taux restent négatifs. La dette publique représente désormais 120 % du PIB contre 98 % en 2019 dont 33 % sont pris en charge par la BCE. Du fait de la forte intervention des pouvoirs publics, la baisse du PIB est jusqu’à maintenant relativement indolore tant pour les ménages que pour les entreprises. Les revenus après le premier confinement avaient baissé de 5 % par rapport à leur niveau d’avant crise. 

    Avec les nouvelles prises à l’occasion du deuxième confinement, la contraction serait, en fin d’année, plus faible. Le taux de marge des entreprises a diminué de plusieurs points entre mars et septembre avant de rebondir au cours du troisième trimestre. Le nombre d’emplois a, au vu de la baisse du PIB, diminué assez faiblement (-4 %). Ce recul limité s’explique notamment par le recours important au chômage partiel. Le nombre de faillites est très faible, autour de 32 000 par mois, ce qui constitue le niveau le plus faible enregistré depuis 2002. Avant la crise sanitaire, il s’élevait à plus de 50 000 par mois.

    La phase critique est à venir 

    Les prêts garantis par l’Etat, le chômage partiel, et le fonds de solidarité ont contribué au maintien en vie de nombreuses entreprises. La phase critique pour l’économie française, comme pour les autres, sera celle des mois qui suivront la fin de la crise sanitaire devant amener une normalisation des politiques publiques. 

    Afin d’atténuer le choc, tous les Etats ainsi que l’Union européenne ont élaboré des plans de relance. Le passage d’une phase à une autre se traduira par le ralentissement de la monétisation des déficits publics même si, en la matière, la BCE a déjà indiqué que ce processus n’est pas d’actualité à court terme. 

    Le retour de la contrainte budgétaire sera un cap difficile à franchir d’autant plus que dans certains pays dont la France et l’Allemagne des échéances électorales importantes se rapprochent. Si les entreprises ont jusqu’à maintenant bien résisté, un certain nombre d’entre elles connaissent une forte dégradation de leurs bilans avec un recul de leurs marges, une diminution de leurs fonds propres, une baisse ou une disparition de leurs profits ainsi qu’ une hausse de l’endettement, même si une partie des nouveaux crédits est stockée sous forme de réserves de liquidités.

    Anesthésie économique 

    Les profits des entreprises devraient diminuer de deux points de PIB en 2020 quand leur endettement est passé de 1000 à 1200 milliards d’euros.

    L’anesthésie économique dans laquelle évolue depuis dix mois la France devrait cesser au cours du premier semestre. Les faillites retardées artificiellement devraient alors intervenir ; à celles qui auraient dû avoir lieu avec ou sans la crise sanitaire s’ajouteront celles qui y seront directement liées. 

    Plusieurs secteurs seront plus exposés que les autres. L’hébergement, la restauration, les transports, le commerce de détail, l’aéronautique et l’automobile seront en première ligne. Pour conjurer le risque de faillite, Les entreprises mettront en œuvre des politiques de redressement de leurs marges bénéficiaires. Ces politiques pourraient amener à de fortes réductions d’emploi et à des délocalisations. Elles pourraient également conduire à une baisse importante de l’investissement. 

    En 2021, celui-ci pourrait être inférieur de 10 % à son niveau d’avant crise. L’hébergement/restauration concerne en France 1,35 million d’actifs, les transports 1 million, la construction de matériels de transports, 300 000 et la distribution 3,5 millions. Ces secteurs clefs pour la France devront tout la fois faire face aux conséquences de la crise sanitaire et à la digitalisation ainsi que, pour certains d’entre eux, à la transition énergétique.

    Instabilités 

    Le contexte économique peut conduire à une réelle et durable marginalisation de la France dont les points forts sont aujourd’hui fragilisés. Cette situation n’est pas sans risque sur la vie démocratique du pays. 

    La faible croissance des revenus, le chômage élevé et l’absence de perspectives ont provoqué une contestation de plus en plus de violente d’une partie de la population et une montée des votes en faveur des partis dits non-gouvernementaux. Dans tous les pays, les périodes générant le plus d’instabilité économique et sociale sont celles qui suivent une crise. Les années 2021/2023 seront dangereux pour les Etats occidentaux qui, depuis dix ans, sont confrontés à une succession de crises.

  • Argentine : le combat pour l’IVG continue

    Argentine : le combat pour l’IVG continue

    Dans les centres de santé publics en Argentine, de plus en plus de médecins militants s’organisent pour permettre aux femmes de pouvoir avorter en toute sécurité.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • WorldWine Women : voyage à la rencontre des vigneronnes en Europe

    WorldWine Women : voyage à la rencontre des vigneronnes en Europe

    Étudier la conscience écologique des vignerons et le rôle des femmes dans un métier traditionnellement masculin : voilà le but des WorldWine Women. Quatre jeunes Françaises viennent de réaliser un voyage de plusieurs mois, à la rencontre de vigneronnes (et vignerons) « atypiques » à travers l’Europe.

    « C’est qui, le patron ? » Voilà une question à laquelle beaucoup de vigneronnes se trouvent encore régulièrement confrontées, raconte Elisabeth Auzias, à l’initiative du projet WorldWine Women. Car dans l’imaginaire collectif, la viticulture reste un métier d’hommes. Pour autant, de plus en plus de femmes viennent chambouler l’ordre établi ces dernières années. De l’Espagne jusqu’à la Turquie, les WorldWine Women, étudiantes à Paris et Lyon, sont parties les rencontrer et recueillir leurs témoignages pendant un long voyage mêlant étude sociologique et réalisation d’un documentaire. Leur but :  faire la lumière sur la prise de conscience écologique dans le monde du vin – et sur le rôle des vigneronnes en Europe.

    Premier constat des quatre étudiantes : la viticulture, loin d’être déserte des femmes, ne leur réserve traditionnellement qu’une deuxième place. Elles sont nombreuses à occuper des postes de marketing, de communication, de commerce – mais rarement celle du « patron ». Celles qui rompent avec le conservatisme sont souvent exposées aux discriminations, affirme Elisabeth Auzias.

    Les situations varient par contre fortement d’un pays à l’autre. Alors qu’en France, les vigneronnes sont nombreuses à s’établir sur le terrain, la Slovénie par exemple ne compterait que trois vigneronnes selon l’initiatrice des WorldWine Women. Officiellement, il y a de plus en plus de vigneronnes dans les pays de l’Est, « mais sur le terrain, ce n’est pas une réalité », estime-t-elle. « Chez nous, être vigneron signifie de travailler le sol aussi bien que de travailler à la cave. » Mais ailleurs, la combinaison de viticulture et d’œnologie serait encore « assez rare chez les femmes ».

    Pourtant, ce sont justement les vigneronnes au sens propre qui pourraient s’avérer salvatrices pour le monde du vin, fortement impacté par le changement climatique. « Le climat chamboule le travail des vignerons, explique la jeune femme. On n’en a pas rencontré un seul qui ne s’en inquiétait pas. » Sècheresses interminables ou pluies diluviennes : les viticulteurs restent démunis face aux effets du changement climatique, impossibles à anticiper d’une année à l’autre.

    La viticulture elle-même n’y est pas pour rien : le transport de milliards de bouteilles de vin à travers le monde chaque année a une empreinte carbone non négligeable, augmentée par la tendance d’utiliser des bouteilles toujours plus lourdes, « comme si le poids était un gage de qualité« , selon Elisabeth Auzias. Monoculture et la quantité « assez dramatique » de pesticides dans les vignobles érodent par ailleurs la biodiversité.

    Les vigneronnes, « pionnières » face au changement climatique ?

    Face à ces défis, les WorldWine Women avaient alors à cœur d’étudier la prise de conscience écologique dans le milieu. Leur conviction : les parcours « atypiques » des vigneronnes « en font souvent les pionnières de collectifs à vocation écologique », selon un dossier de presse de la jeune équipe. « On attend les résultats de notre étude, raconte Elisabeth Auzias, mais notre ressenti personnel, c’est que ce sont souvent les femmes qui déclenchent des changements. » Le fait d’avoir choisi le métier par passion et non pas par obligation familiale pourrait en partie expliquer cette dynamique, estiment les étudiantes. Une dynamique par ailleurs souvent accentuée par un souci des vigneronnes pour la santé de leurs enfants.

    De quoi être optimiste : « les choses ont changé ces 20 dernières années », selon Elisabeth Auzias. Les femmes, déjà partie intégrante du paysage viticole, continuent de s’y imposer. A l’image de deux vigneronnes que les WorldWine Women racontent avoir rencontrées en Italie : leur père, viticulteur lui-même, avait catégoriquement refusé de leur apprendre à conduire un tracteur – sans parvenir à les détourner de leur trajectoire.

    Tout comme les WorldWine Women : parties réaliser leur voyage le 1er septembre malgré la pandémie, elles auront parcouru 14 000 kilomètres à travers 14 pays européens à leur retour en France ce mercredi 23 décembre. Le projet ne s’arrête évidemment pas là : pendant les mois à venir, les étudiantes vont travailler les données scientifiques recueillies lors de leur périple en contribution au projet LACCAVE de l’INRAE et finaliser leur documentaire dont la diffusion est programmée pour la mi-mai.

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  • Un couvre-feu à 18h dans 15 départements

    Un couvre-feu à 18h dans 15 départements

    Un couvre-feu dès 18h pourrait entrer en vigueur dès le 2 janvier dans une vingtaine de départements en France, plus durement touchés par l’épidémie de Covid-19. Le gouvernement serre la vis. Confronté à des signes de reprise de l’épidémie, l’exécutif ne souhaite toutefois pas prendre le risque d’un troisième confinement généralisé.

    « Nous allons proposer une extension du couvre-feu, qui démarrera à 18h et pas 20h, dans les départements où le taux d’incidence est supérieur au seuil d’alerte maximum (soit 250 cas pour 100.000 habitants) » (….) « Nous écartons l’idée du confinement, ni local, ni national »

    le ministre de la Santé, Olivier Veran ce mardi 29 décembre sur le plateau de France 2

    Le couvre-feu à 18h, qui fait l’objet d’une concertation avec les élus, concernerait une quinzaine de départements situés dans les quatre régions de l’Hexagone (Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Bourgogne-Franche-Comté) où le taux d’incidence et le taux d’hospitalisation sont importants.

    Parmi les départements concernés se trouvent, selon nos informations, les Alpes-Maritimes, les Ardennes, le Doubs, le Jura, la Haute-Saône, l’Allier, la Moselle, la Nièvre, l’Ardèche, le Haut-Rhin, ou encore l’Aube. La liste officielle devrait être communiquée le 1er janvier.

    La mesure a été mise sur la table au cours d’un Conseil de défense qui s’est tenu ce mardi matin, pour lutter contre le Covid-19 en France, le pays se situant « dans une forme de haut-plateau ». Une forte vigilance sera de mise le 31 décembre avant l’application de cette possible nouvelle mesure le 2 janvier.

    Reprise incontrôlée de la Covid-19 en France

    Se dirige-t-on vers une « reprise incontrôlée » de l’épidémie de Covid-19 ? La thèse est jugée « probable » par le Conseil scientifique, en raison du « surcroît de contaminations » que pourraient provoquer les fêtes de fin d’année. L’instance fait part de son inquiétude dans un avis remis au gouvernement le 23 décembre mais rendu public seulement mardi soir.

    Le calendrier du gouvernement inchangé

    Le calendrier des « clauses de revoyure » fixé par le gouvermement, à savoir les dates auxquelles il examinera les réouvertures des lieux actuellement fermés, reste quant à lui inchangé, selon nos informations: il s’agit du 7 janvier pour les lieux culturels et du 20 janvier pour les bars et les restaurants.

    La rentrée des classes, prévue le 4 janvier, est maintenue. Les lycées rouvriront dans les mêmes conditions qu’en décembre, c’est-à-dire en fonctionnant par demi-groupes.

    le Conseil scientifique en France

    Dans son avis rendu le 23 décembre, le Conseil scientifique avait proposé trois options au gouvernement pour lutter contre l’épidémie: soit un renforcement préventif des mesures, soit attendre le début du mois de janvier pour agir, soit encore attendre plus longtemps afin de réagir une fois la reprise de l’épidémie caractérisée. Le Conseil de défense a donc opté pour la deuxième option.

  • La nuit des idées 2021 : le « live » du réseau culturel français

    La nuit des idées 2021 : le « live » du réseau culturel français

    Le rendez-vous annuel dédié à la libre circulation des idées et des savoirs est organisé par le réseau des Instituts Français et des Alliances Françaises. La prochaine Nuit des idées se déroulera le jeudi 28 janvier 2021.

    Covid-19 oblige, l’édition sera inédite. C’est donc sous un format digital que cette sixième édition va phosphorer autour d’un thème idéal en période de pandémie : “Proches”. Avec un Live mondial de 24 heures diffusé sur les réseaux sociaux, la Nuit des idées accompagnera tous les noctambules francophones du monde.

    Est ce que cette édition sera suffisante pour cacher les épreuves et les difficultés que rencontre le réseau diplomatique culturelle français ?

    200 évènements organisés dans le monde

    Alors que la crise sanitaire mondiale limite les rassemblements et les flux internationaux de personnes, l’Institut français et les Alliances Françaises, coordinateurs de l’événement, proposeront à chacun de suivre et participer à une expérience numérique inédite, 24h de Nuit et d’idées. Des quatre coins du monde, plus de 200 Nuits des idées sont organisées à l’échelle internationale, de l’Allemagne à l’Afrique du Sud, de Pékin à Beyrouth, de l’île australienne au Pérou… Les acteurs locaux exploreront avec vous/nous le thème « Proches ».

    Restez en contact : un sacerdoce en pandémie

    C’est face aux conséquences sociales entraînées par la pandémie du Covid-19 que les concepteurs de la Nuit des idées ont choisi de placer cette édition sous la notion de proximité sociale synthétisé dans le mot « Proches ».

    Pour sa sixième édition, on nous invite à s’interroger sur la transformation de nos rapports à l’espace et aux mobilités, les nouvelles solidarités que la crise de nos modèles économiques et sociaux appelle à construire, ou encore la place du numérique dans nos sociétés, qui façonne plus que jamais notre rapport au monde. l’édition « Proches » invite également à questionner l’évolution de nos modes de socialités contemporaines, et plus que jamais notre rapport à l’autre.

    Hartmut Rosa, invité d’honneur

    Pour nous/vous accompagner pendant cette nuit de 24h, l’Allemand Hartmut Rosa, sociologue et philosophe, est l’invité de cette sixième édition. Il est l’auteur d’Accélération. Une critique sociale du temps (La Découverte, 2010). Il enseigne, aussi, à l’université Friedrich-Schiller d’Iéna.

    « C’est le cadre temporel qui nous pousse à agir, ce sont les dates limites qui nous donnent nos priorités. Ce ne sont pas forcément les plus importantes, mais les plus pressantes. »

    Hartmut Rosa – interview au journal Le Monde du 25 mars 2016 

    Ce philosophe s’interroge dans son oeuvre sur la place du temps dans nos vies, sur ce rythme qui s’impose à nous. En cette période où confinement et déconfinement s’enchainent, où nos agendas sont déstructurés, la réflexion d’Hartmut Rosa nourrira notre réflexion sur le nouveau monde post-covid.

    Une nuit de 24h en live

    Et quoi de mieux pour aborder le temps que d’étaler la nuit sur 24 heures non-stop ? La prochaine Nuit des idées sera, ainsi, l’occasion de renforcer les connections à l’échelle du monde, d’interagir avec d’autres publics, et de célébrer une pensée sans frontières.

    “Grâce à la richesse et à la diversité des propositions de notre réseau culturel dans le monde, cet événement inédit traversera les fuseaux horaires, de l’Océanie à la côte Ouest des États-Unis, favorisera la libre circulation des idées et des savoirs et fera résonner les expériences locales dans un grand Live mondial diffusé sur les réseaux sociaux”

    Communiqué de presse des Instituts Français

    Cette Nuit des Idées 2021 réunira, donc, des spécialistes, chercheurs, écrivains, sur la thématique « Proches ». Eric Baudelaire, Wendy Delorme, Claire Fercak, Tamara Al Saadi parleront de comment continuer à faire vivre la culture dans le contexte actuel !

    Pour rien louper connectez vous sur le site de la Nuit des idées 

    https://www.lanuitdesidees.com/

    Regardez le résumé de l’édition 2020

  • Décès de Pierre Cardin, l’homme qui symbolisait la France

    Décès de Pierre Cardin, l’homme qui symbolisait la France

    Où qu’on soit à l’étranger, chaque expatrié a pu constater que son nom représentait la France.

    Un homme à multiples facettes

    On l’oublie souvent mais Pierre Cardin était un fils d’immigrés italiens devenu un homme d’affaires au nom mondialement connu.

    Le premier Immortel reconnu par l’Académie française pour la Haute-Couture est mort ce mardi 29 décembre, à l’âge de 98 ans. Loin d’être oublié, le couturier faisait encore beaucoup parler de lui, à propos d’un bâtiment énorme qu’il voulait construire à Venise, mélange de château d’eau et de tour de contrôle pour film de science-fiction. Ce fantasme mégalomane rappelait les années 1960, sa décennie triomphale où il imposa ses tenues façon astronautes.

      © Crédit photo : AFP

    Porté par le modernisme de cette décennie, fasciné par les innovations, soucieux de démocratiser la mode, le célèbre couturier a accompagné l’énergie pop des sixties. Avant de s’isoler à la tête d’un empire commercial qui, dans les années 80, prit le pas sur la création.

    « C’est une très grande perte pour nous »

    le secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, Laurent Petigirard.

    Un fils d’immigrés italiens

    Né à Sant’Andrea di Barbarana, près de Trévise, Pietro Costante Cardin est le fils d’agriculteurs italiens qui émigrent en France dans les années 1920, après la Première guerre mondiale. Après avoir appris son métier chez un tailleur à Saint-Etienne, il monte à Paris. En 1946, il devient Premier tailleur de la maison Dior à sa création. Il la quitte trois ans plus tard pour créer sa propre maison. Son style novateur détonne, tout comme sa volonté de développer une marque de prêt-à-porter en parallèle de son travail de Haute-Couture, ce qui était mal vu à l’époque.

    Pierre Cardin connaît le succès dès le début grâce à ses robes bulles. Il est également le premier à créer une collection pour les hommes. Matières innovantes, formes géométriques, il puise son inspiration dans l’Op Art et dans la conquête spatiale, qui le fascine et lui inspire des combinaisons qui préfigurent la monde unisexe actuelle. En 2019, le Brooklyn Museum de New York lui avait consacré sa première rétrospective depuis 30 ans…

    Un héritage immense

    « Jour de grande tristesse pour toute notre famille, Pierre Cardin n’est plus. Le grand couturier qu’il fut a traversé le siècle, laissant à la France et au monde un héritage artistique unique dans la mode mais pas seulement », écrit sa famille dans un communiqué. « Nous sommes tous fiers de son ambition tenace et de l’audace dont il a fait preuve tout au long de sa vie. Homme moderne aux multiples talents et à l’énergie inépuisable, il s’est inscrit très tôt dans les flux de la mondialisation des biens et des échanges »

    Communiqué de la famille de Pierre Cardin

    Le système des licences, contrats confiant la fabrication de produits à une entreprise tierce en échange de royalties pour l’utilisation du nom, a fait sa fortune (il en détenait environ 350, contre 900 au plus fort de son succès, dans une centaine de pays). Ce système lui a assuré une diffusion dans le monde entier, apposant son nom sur des produits aussi divers que des cravates, des cigarettes, des parfums ou de l’eau minérale. Cette diversification à l’extrême a eu pour effet de populariser son nom mais aussi de dévaloriser la marque et lui a attiré le mépris de certains de ses pairs.

    Autre héritage, offert à tous : l’espace Cardin.

    Espace Cardin à Paris

    La construction du café des Ambassadeurs avait été autorisée à l’emplacement de l’actuel espace Pierre-Cardin, en 1772, par l’abbé Terray, contrôleur général des finances. Ce café devait son nom aux hôtels édifiés par l’architecte Ange-Jacques Gabriel en bordure de la place de la Concorde, hôtels qui étaient censés servir de logements à des ambassadeurs étrangers. En 1970, la mairie de Paris, propriétaire des murs, accorde la concession du théâtre au couturier Pierre Cardin. Le lieu est rebaptisé espace Cardin.

    L’Espace Cardin a accueilli de nombreuses expositions dont pour la première fois les gouaches de Fernand Léger, ou les sculptures de Miguel Berrocal. En 1973, Depardieu est de retour avec la pièce Home, dans une adaptation de Marguerite Duras, avec Michaël Lonsdale. Ces dernières années, l’aura de l’Espace Cardin s’était ternie et la programmation était épisodique.

  • Démocratie et économie font-elles encore bon ménage ?

    Démocratie et économie font-elles encore bon ménage ?

    Depuis une dizaine d’années, la croissance des pays de l’OCDE est relativement faible. Elle s’accompagne d’une stagnation voire du recul du niveau de vie des classes moyennes. Le ralentissement de l’ascenseur social et la crainte du déclassement ont généré un malaise social important et un désenchantement démocratique. 

    La globalisation de l’économie et l’immigration sont jugées par un nombre non négligeable de personnes au sein des pays de l’OCDE responsable de la détérioration de la situation. Les dirigeants politiques et économiques sont de plus en plus contestés, accusés de favoriser la mondialisation et la montée des inégalités. Le développement des réseaux sociaux a entraîné la perte de contrôle par les « élites » des moyens de communication. 

    La communication est aujourd’hui dans les mains de tous, les fausses informations côtoyant les vraies. Cette prolifération de moyens de communication a peu de précédent dans l’histoire. Elle est bien plus importante que la multiplication des journaux durant la période révolutionnaires entre 1789 et 1791. 

    Le ressenti négatif des populations est-il fondé ? 

    Les responsables politiques et économiques ont-ils effectué de mauvais choix ces vingt dernières années pouvant expliquer la montée d’un sentiment de défiance généralisé et du populisme ? La stagnation du niveau de vie, la progression des inégalités, le chômage récurrent des jeunes et la faible croissance sont pointés du doigt. La crise sanitaire a donné l’impression qu’il n’y avait pas de limites au financement par l’Etat. Le « quoi qu’il en coûte » ne pourrait-il pas continuer après ? 

    La rigueur réelle ou supposée des politiques budgétaires est rejetée. La demande sociale est par nature infinie. Si l’endettement n’est plus un problème, pourquoi se restreindre ? Des voix se font entendre pour effacer une partie de l’endettement public, celle détenue en priorité par les banques centrales. Elles oublient que l’annulation de ces dettes créeraient une déflagration au sein de la sphère financière avec une brutale hausse des taux d’intérêt. 

    Depuis 1998, au sein des principaux pays de l’OCDE (Etats-Unis, zone euro, Royaume-Uni et Japon), le partage de la valeur ajoutée s’est effectué au détriment des salariés. En vingt ans, le salaire réel a progressé de 12 %, contre + 30 % pour la productivité par tête. Quelques pays font exception en la matière comme la France ou l’Italie qui, en contrepartie, ont, sur la période, une croissance plus faible et un taux de chômage plus élevé. 

    L’immobilier ampute le pouvoir d’achat

    Par ailleurs, dans ces deux pays, le niveau de vie a été amputé par la forte augmentation des prix de l’immobilier. Dans les pays précités de l’OCDE, le taux de pauvreté a augmenté d’un point depuis 1998 passant de 20,2 à 21,2 %. Une fois de plus, la France fait exception avec un taux de pauvreté relativement stable autour de 14% grâce à une forte augmentation des prestations sociales. 

    La montée des inégalités a été constatée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ainsi qu’en Allemagne. Le PIB par habitant augmente de moins en moins vite au sein des pays de l’OCDE. Près de dix ans ont été nécessaires à plusieurs européens pour retrouver le niveau d’avant la crise de 2009. L’Italie et la Grèce n’y étaient pas encore parvenues avant le début de l’épidémie. Les populations, même en cas d’amélioration de leur pouvoir d’achat, soulignent une dégradation de leur niveau de vie. 

    La hausse des dépenses de logement et plus globalement des dépenses pré-engagées expliquent cette perception. Le prix de l’immobilier a doublé en une génération rendant l’accession à la propriété très difficile pour les primo-accédants. L’augmentation de l’immobilier est le résultat des bas taux d’intérêt qui amène les investisseurs à se reporter sur ce type d’actifs, de la raréfaction du foncier et des faibles gains de productivité.

    Conflits de générations 

    La valorisation du patrimoine s’accompagne de sa concentration croissante au profit des plus de 50 ans. Depuis vingt ans, le taux de chômage des jeunes de moins de vingt-cinq ans au sein de l’OCDE est toujours supérieur à 10%. Il est ainsi passé de 14 à 18% de 1998 à 2009 avant de redescendre à 10% en 2019. Avec la crise sanitaire, ce taux s’est élevé à 20%. Plus de 12% des personnes de 15 à 29 ans sont déscolarisées et sans emploi. 

    Les emplois à forte qualification et bien payés ont tendance à diminuer au profit d’emplois domestiques à faible rémunération. Les emplois dans l’industrie ont baissé de 22% depuis 1998 quand ceux dans le secteur des services domestiques ont progressé de 20%. Le salaire moyen est de 47 000 dollars par an dans l’industrie, contre 27 000 dollars pour les services domestiques.

    Pannes de croissance

    La croissance potentielle, atteignable en cas d’utilisation optimale des facteurs de production disponibles, baisse progressivement dans tous les pays. Pour l’OCDE, elle ne dépassait pas 1,5% avant la crise. Pour certains pays comme la France ou l’Italie, elle était proche de 1%. 

    La diminution des gains de productivité depuis vingt ans pèse sur le taux de croissance diminuant d’autant les marges de manœuvre des pouvoirs publics. 

    Depuis une dizaine d’années, la problématique environnementale occupe une part croissante du débat. Les dirigeants politiques sont confrontés à une forte contestation de leurs choix concernant la transition énergétique; une partie de la population estime qu’elles ne permettront pas de respecter les Accords de Paris quand, pour une autre, elles aboutissent à renchérir le coût de la vie et à restreindre le champ des libertés.

    Surcout énergétique 

    La transition énergétique génère des surcoûts se chiffrant, au niveau de l’OCDE, en milliers de milliards de dollars. Elle provoque l’obsolescence accélérée de certains équipements et de profonds changements dans les chaines de valeurs, en particulier pour le secteur de l’automobile. 

    Les dérives de l’économie sont connues et ne sont pas la conséquence d’un large complot comme certains l’imaginent. Elles sont plutôt le résultat d’une absence de consensus au sein des opinions publiques. La société de l’ultra-communication aboutit à une psychanalyse en direct des actes des dirigeants obligés de se justifier en permanence.

    Ultra communication, complots et transparence.

    Cette dictature de la transparence absolue est contreproductive car l’idée que les politiques leur cachent la vérité n’a jamais été autant partagée. Les nouveaux vecteurs d’informations participent à la segmentation des sociétés ; la nation est de moins en moins une communauté de destin et de plus en plus un ensemble de groupes indépendants sinon d’individualités. Dans ce contexte, la capacité des gouvernements à faire adopter des réformes est complexe comme l’a prouvé le projet de loi visant à instituer le système universel de retraite. 

    Depuis vingt ans, pour éviter une cristallisation des oppositions, les pouvoirs publics ont eu recours avant tout aux prestations sociales. Les administrations publiques se sont endettées et ont ainsi hypothéqué une partie des recettes futures. Avant la crise sanitaire, les facteurs de blocages économiques étaient nombreux. Les banques centrales n’avaient pas d’autres solutions que de maintenir des taux d’intérêt artificiellement bas, entraînant la constitution de bulles au niveau des actions et de l’immobilier. Malgré les taux bas et le retour du plein emploi, l’inflation restait invisible, traduisant une altération des anciennes lois économiques.

    Le revenu universel, un droit à la consommation

    Les Etats occidentaux doivent adapter les sociétés et l’économie à de nouvelles donnes. L’allongement de l’espérance de la vie induit des transferts importants au sein des populations. Les actifs doivent financer une part croissante d’inactifs (enfants et retraités) tout en bénéficiant d’une part plus réduite du capital disponible. 

    La mutation technologique risque de rendre inemployable un nombre important d’actifs. Pour résoudre ce problème, l’instauration d’un revenu universel est prônée par certains experts. Elle permettrait d’assurer à tous un revenu minimum et aurait vocation à remplacer des prestations sociales actuellement versées (APL, RSA, etc.). Ce revenu universel parachèverait la déconnexion entre la protection sociale et le monde du travail. 

    En 1945, le bénéfice de la Sécurité sociale était réservé au travailleur ou à l’ancien travailleur. Depuis une vingtaine d’année, ce lien s’est fortement affaibli voire a disparu, en particulier en ce qui concerne l’assurance maladie. 

    La mise en place d’un revenu universel concrétiserait l’idée que le travail n’est pas le déterminant numéro 1 de l’homme ou de la femme. Assez étrangement, ses partisans se retrouvent parmi ceux qui contestent la société de la consommation. Or, le revenu universel aboutit à considérer que le droit de consommer doit être sacralisé. Il considère qu’il n’y a plus de travail en quantité suffisante contredisant ainsi la loi de l’offre de Jean-Baptiste Say qui permet de créer la demande.

    Pénurie de main d’œuvre 

    A moyen terme, les pays occidentaux souffriront non pas de sureffectifs mais de sous-effectifs en raison du vieillissement de la population. La question est avant tout une adéquation entre offre et demande de travail. Plusieurs secteurs manquent structurellement de main d’œuvre en raison des conditions de travail ou de rémunération. 

    Les secteurs de l’agriculture, de l’hôtellerie, de la restauration (avant la crise sanitaire) et du bâtiment devaient ou doivent gérer des problèmes de pénurie de main d’œuvre. Ils sont fréquemment contraints de recourir à des travailleurs étrangers. Les pistes de déblocage sont connues mais ont l’inconvénient de ne donner des résultats qu’à long terme. Le renforcement de la formation initiale comme continue, la relance de la construction, l’innovation et la réalisation d’infrastructures sont autant d’éléments permettant un accroissement à terme de la croissance potentielle. 

    Favoriser la mobilité du capital

    Une meilleure répartition du capital serait également souhaitable. Certains souhaitent doter d’un capital minimum les jeunes actifs afin de rétablir un minimum d’égalité. D’autres préconisent une augmentation des droits de mutation à titre gratuit et un accroissement des incitations en faveur des donations. 

    Une plus grande mobilité du capital pourrait être obtenue en changeant les règles en vigueur sur les plus-values immobilières. En matière d’épargne, la fiscalité devrait être plus incitative pour les placements à long terme que ceux à court terme, ce qui signifierait une réduction des plafonds de l’épargne réglementée. 

    En ce qui concerne l’environnement, le recours à une taxation uniforme et assez élevée du carbone pourrait utilement remplacer les multiples mécanismes de bonus/malus qui changent en permanence.

  • Covid-19 : le vaccin en campagne européenne!

    Covid-19 : le vaccin en campagne européenne!

    Covid-19 : moins d’une semaine après le feu vert de Bruxelles au vaccin Pfizer-BioNtech, l’Europe commence officiellement sa campagne de vaccination. Un moment, partout, très médiatisé.

    Regardez le reportage vidéo de TV5MONDE

  • Dix ans après, le Printemps arabe n’a fleuri qu’en Tunisie

    Dix ans après, le Printemps arabe n’a fleuri qu’en Tunisie

    Il y a dix ans, des manifestations antigouvernementales ont éclaté en Tunisie, entraînant la chute de Zine El-Abidine Ben Ali en janvier 2011, la transition du pays vers la démocratie et le début du Printemps arabe. Rétrospective.

    « Nous avons accompli énormément de progrès politiques, mais de nombreux défis nous font encore obstacle, tant sur le plan social que sur le plan économique », a récemment déclaré le politique et législateur Naoufel El Jammali dans un entretien avec Euractiv.

    Des institutions encore fragiles

    Néanmoins, les institutions démocratiques du pays marchent sur des œufs. Tandis que huit Premiers ministres se sont succédé en neuf ans, force est de constater que l’économie connaît une croissance sclérotique. Tels sont les facteurs qui ont contribué au mécontentement croissant de la population, dont les répercussions pourraient aller au-delà d’un taux de participation en berne lors des prochaines élections.

    Selon M. El Jammali, ancien ministre de l’Ennahdha, le parti islamiste tunisien considéré comme la plus grande formation politique du pays depuis la révolution de 2011, la réforme et la croissance économique sont essentielles pour maintenir la démocratie du pays à flot.

    La croissance n’est pas présente au rendez-vous

    Pour l’heure, la relance économique ne présente que peu d’indicateurs au vert. Le chômage chez les jeunes demeure très élevé, à l’instar de la migration en Europe, un signe supplémentaire de la pénurie d’emplois.

    Alors que la Tunisie doit désormais rembourser un prêt à hauteur de 2,9 milliards de dollars octroyé par le Fonds monétaire international (FMI), les caisses de l’État subissent également les retombées de la pandémie de Covid-19. L’économie devrait ainsi connaître une baisse de 7 % en 2020, après plusieurs années de croissance légère.

    « Le mécontentement est grand au sein de la société tunisienne. La population est aussi mécontente qu’à l’époque datant d’avant la Révolution  ; à la différence qu’autrefois, nous n’avions pas le droit d’en parler. Désormais, les citoyens ont le droit d’exprimer leur colère. Je pense que c’est normal », a fait savoir l’ancien ministre.

    Unifier le paysage politique

    Une réforme de la loi électorale est toujours envisageable dans le but de réduire le niveau de fragmentation politique à la source d’une série de coalitions gouvernementales fragiles. D’après les législateurs, cela n’impliquerait pas de modifier la Constitution rédigée en 2014, mais plutôt davantage de conflits politiques concernant les institutions en place, à une époque où la plupart des Tunisiens espèrent de tout cœur que les perspectives économiques s’amélioreront.

    « Il y a beaucoup de groupes au sein du parlement, ce qui rend difficile la constitution d’un gouvernement, d’une coalition solide », a soutenu M. El Jammali. « Nous devons sérieusement prendre en compte la possibilité de modifier la loi électorale ».

    Même si l’Ennahdha représente le parti le plus important depuis 2011, il est resté en dehors du gouvernement une majeure partie de ces dix dernières années. Parallèlement, il connaît une baisse constante de soutien, occupant seulement 24 % des sièges du parlement en 2019, par rapport à 32 % en 2014 et 41 % en 2011.

    « Nous n’avons pas de ministre, mais pour le bien du pays, nous choisissons de soutenir ce gouvernement », a indiqué le politique tunisien.

    La corruption encore très présente

    La corruption, les difficultés économiques, les inégalités et le taux élevé de chômage ont agi comme catalyseurs du Printemps arabe. De ce fait, la persistance de bon nombre de ces problèmes a soulevé plusieurs inquiétudes selon lesquelles le soutien public pour un retour à l’autocratie pourrait augmenter, comme en témoigne la situation en Égypte. Un risque reconnu par M. El Jammali, bien que ce dernier ait foi dans le fait que les Tunisiens ne perdront pas espoir.

    « Une croissance économique solide. Voilà ce qui nous aidera à surmonter les défis sociaux et la nostalgie dictatoriale », a-t-il poursuivi.

    « Les Tunisiens perçoivent la différence entre la dictature et la démocratie. À l’heure actuelle, ils se rendent compte qu’ils ont voix au chapitre, qu’ils peuvent s’exprimer, sans craindre de finir derrière les barreaux. C’est quelque chose de précieux. Je ne pense pas que nous retournerons en arrière ».

    Entre-temps, le législateur appelle les dirigeants européens à maintenir leur soutien économique et politique à la Tunisie.

    « Si – Dieu nous en garde – la situation tourne à l’échec, les répercussions entraînées à travers la région seraient néfastes. L’Europe doit protéger la démocratie tunisienne et continuer à nous soutenir ».

    Alors que le Printemps arabe s’est révélé être une lueur d’espoir trompeuse dans beaucoup de pays, la Tunisie est parvenue à tirer le mieux son épingle du jeu, malgré les difficultés économiques actuelles.

    « Par rapport à d’autres pays, nous sommes les seuls survivants. Historiquement parlant, la lumière a toujours brillé sur la Tunisie », a conclu Naoufel El Jammali.

    Un article de notre partenaire

  • Bientôt une licorne pour les expatriés ?

    Bientôt une licorne pour les expatriés ?

    Qu’est ce qu’une licorne ? Une start-up promise à un bel avenir (une valorisation d’un milliard de dollars, mais qui compte ?). Elle se caractérise par un grand succès d’audience et des pertes financières. Exactement le profil de lesfrancais.press ! Tout çà grâce à vous ? Merci ! 

    Audience d’abord : lesfrancais.press est classé au 40.000ème rang mondial. Notre plus proche concurrent, de grande qualité, est à la 80.000ème place, selon Alexa, principale société américaine de mesure d’audience.

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    Où êtes-vous ? Dans le monde entier, évidemment. Nos trois premiers grands ensembles sont l’Amérique du nord, le Benelux, le Royaume-Uni, Notre lectorat suit la carte des expatriés français. Nous sommes dans tous les pays. Seulement 15% de nos lecteurs sont en France. Notamment au ministère. Ou ont une adresse VPN en France car le contrôle de l’information dans leur pays d’adoption est plus strict. Nous avons des correspondants un peu partout dans le monde.

    Une information gratuite, plurielle, pour tous

    Finances : l’information est gratuite, pour ceux qui lisent. Pas pour nous qui la produisons avec des correspondants un peu partout dans le monde. Nous ne vendons pas nos données. Nos ressources reposent uniquement sur la publicité, ce qui est parfois agaçant, et insuffisant, surtout pour se développer. Qu’importe !

    Puisque le monde change, nous aussi : 

    1. Application. Pour aller plus vite, avoir plus de répondant, nous avons créé une application, que vous pourrez télécharger dés le 1er janvier

    2. Abonnement premium.  Nous vous proposerons aussi d’avoir un abonnement premium sans publicité. Et des services sur mesure : webinars, clubs d’expats, promotions. Le lancement aura lieu fin janvier avec le premier mois offert.

    3. Lettre quotidienne. Jusqu’à présent, nous étions un media hebdo. Nous ne diffusions qu’une partie des articles produits, les autres restaient sur le site. Nous passons à la un rythme quotidien au cours du deuxième trimestre de l’année.

    4. Podcasts. Nous mêlons déjà écrit, audio et vidéo. Nous allons développer les podcasts.

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