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  • Quand Biden fait passer les USA à l’écologie !

    Quand Biden fait passer les USA à l’écologie !

    Dans ses premières décisions, Le nouveau Président des Etats-Unis, Joe Biden, a acté la réintégration des États-Unis dans les Accords de Paris. Si Donald Trump estimait que le changement climatique était un faux problème, la nouvelle administration entend utiliser la transition énergétique comme un moteur de croissance à l’image de la politique en œuvre en Europe. 

    En janvier dernier, le Président Joe Biden a ainsi signé un décret appelant le pays à réduire ses émissions nettes de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050, A cette fin, il souhaite que le secteur de l’électricité soit exempt d’émissions d’ici 2035. Même si de nombreux États fédérés et agglomérations ont adopté, ces dernières années, des plans en faveur de la décarbonisation de l’économie, les États-Unis ont néanmoins accumulé un retard important par rapport à l’Union européenne, voire par rapport à la Chine.

    Entre 750 et 900 milliards par an 

    Selon The Economist, les États-Unis devront consacrer 750 milliards de dollars par an d’ici 2035 et plus de 900 milliards de dollars par an au début des années 2040 pour respecter les Accords de Paris. 

    Les États-Unis entendent rattraper leur retard sur la Chine qui est le principal producteur mondial de panneaux solaires et de batteries. Les autorités américaines sont conscientes que sur ces deux terrains la bataille est perdue. Elles souhaitent avant tout se positionner sur des technologies encore naissantes et complexes telles que les piles à hydrogène ou la capture du carbone. 

    Les États-Unis, une économie carbonée 

    En 2019, les États-Unis ont émis l’équivalant de 5,3 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), contre plus de 10 milliards pour la Chine et 3 milliards pour l’Europe. En 2020, les émissions américaines ont diminué en 2020 de 9 %. Un rebond est attendu avec la reprise de l’économie en 2021. 16 % des émissions de CO2 proviennent aux États-Unis des véhicules légers, 7 % des poids lourds et 2 % des avions. La production électrique est responsable de 28 %, l’industrie de 22 %, les activités commerciales ainsi que les logements de 12 % et l’agriculture de 10 %.

    Même si les États-Unis sont en retard, des efforts ont été engagés pour rendre la production d’énergie électrique moins polluante. Au cours de la dernière décennie, son intensité d’émission en CO2 s’est améliorée en raison du remplacement des centrales charbons par des centrales au gaz. Les premières ne produisent plus que 19 % de l’électricité américaine en 2020, contre 45 % en 2010. 

    Les États-Unis se sont également engagés dans la production d’énergies renouvelables. En 2010, selon l’Amérique disposait de 42,6 Gigawatts. En 2020, ce montant a atteint 213,2 Gw, environ cinq fois plus. En 2020, la production d’énergie renouvelable s’est accrue de plus de 33 GW. L’éolien a assuré 8,8 % de la production d’électricité américaine, le solaire 2,3 %, contre 39,2 % pour le gaz naturel et 20 % pour le charbon.

    Pour marquer le changement de cap de la politique américaine, Joe Biden a décidé d’annuler le permis de construire pour l’oléoduc Keystone XL qui doit permettre d’acheminer du pétrole bitumineux du Canada vers les États-Unis. La nouvelle administration devrait intervenir pour l’obtention des permis pour la réalisation de fermes d’éoliennes en mer au large de New York. Les autorités devraient également prendre des dispositions pour l’interdiction progressive des véhicules à moteur thermique. General Motors s’est déjà engagé à ne plus vendre de voitures émettrices de carbone d’ici 2035. 

    La Securities and Exchange Commission, l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, souhaite contraindre les entreprises à rendre publics les risques climatiques auxquels elles sont confrontées ou qu’elles peuvent occasionner. Cette obligation vise à rendre les gestionnaires d’actifs plus sélectifs dans le cadre de leur politique d’investissement. L’administration fédérale américaine souhaite également que ses achats annuels, près de 600 milliards de dollars, obéissent à des critères environnementaux stricts. 

    En décembre, le Congrès a adopté un projet de loi qui prévoyait une extension des crédits d’impôts pour les énergies propres et 35 milliards de dollars pour soutenir la recherche énergétique au cours de la prochaine décennie. Dans le cadre du plan de relance, il devrait examiner, au cours de l’année, un projet de loi prévoyant le déploiement de bornes de recharge pour voitures électriques, la réalisation d’infrastructures pour les réseaux électriques ainsi que celle d’équipement afin de lutter contre la montée du niveau des océans.

    Une norme nationale d’électricité propre 

    Joe Biden souhaiterait créer une norme nationale d’électricité propre qui pourrait fournir une énergie zéro émission d’ici 2035, imitant la préférence des États pour de tels objectifs par rapport à des approches plus larges de tarification du carbone. Une telle norme d’électricité propre obligerait les services publics à décarboner plus rapidement. 

    La mise en œuvre de la transition énergétique sera sans nul doute freinée par la situation au Sénat où les Démocrates et les Républicains ont le même nombre de sièges, la majorité étant obtenue pour les premiers qu’avec la voix de la Vice-Présidente. Les démocrates devront négocier avec l’opposition, notamment en ce qui concerne les problèmes budgétaires. 

    La nouvelle administration devra composer avec une majorité au Congrès qui n’est pas unanime sur ce sujet. Les élus issus des régions productrices de pétrole et de charbon sont peu enclins à soutenir des mesures visant à décarboner l’économie.

    La mobilisation de la recherche 

    Les démocrates souhaitent au plus vite renforcer l’effort de recherche en faveur de la décarbonisation. La mobilisation des agences, des laboratoires nationaux, des universités, des fondations et des entreprises américaines, comme actuellement en matière de santé, devrait permettre des avancées majeures sur le terrain technologique dont profiteront de nombreux pays. 

    En décembre, des chercheurs de l’Université de Princeton ont publié un rapport détaillé pour montrer comment les émissions américaines pourraient être réduites à « zéro net » d’ici 2050 en usant de toute une série de possibilités qu’offre la haute technologie. 

    Les effets sur l’emploi 

    Pour le Nouveau Mexique, le pétrole de schiste emploie 40 000 personnes réparties au sein de 61 plates-formes et finance un tiers du budget de l’État. Il est responsable de 1 % des émissions des gaz à effet de serre de l’ensemble du pays. Joe Biden a annoncé en janvier un moratoire temporaire sur les baux autorisant les forages sur les terres fédérales. Au total, des dizaines de milliers d’emplois pourraient être à terme remis en cause dans cet État. 

    Des destructions d’emploi sont attendues dans le secteur pétrolier qui en a été un grand pourvoyeur dans les années 2000/2010. En contrepartie, de nombreuses créations d’emploi sont attendues dans l’éolien et le solaire. Leur nombre devrait être cinq à dix fois plus élevés en 2030 par rapport à aujourd’hui. Par le jeu des compensations, la part de l’emploi dans l’énergie en 2050 resterait stable ou augmenterait dans la plupart des États, à l’exception notable de la Louisiane, du Dakota du Nord et du Wyoming. Au Nouveau-Mexique, il passerait de 6 à 10 % et de 5 à 6 % en Virginie-Occidentale. 

    La modernisation des infrastructures 

    Les centrales éoliennes ou solaires qui sont essentiellement installées dans des zones désertiques nécessitent la réalisation d’un large réseau de lignes à haute tension. Plusieurs milliards de dollars d’investissement devront être consacrés à ce réseau dans les prochaines années. 

    La vétusté du réseau est en soi un problème aux États-Unis comme l’ont prouvé les coupures au Texas. La vague de froid a souligné la fragilité des infrastructures hors d’âge. L’Amérique a besoin d’interconnexions capables de transmettre de grandes quantités d’électricité sur de longues distances en provenance d’un grand nombre de centrales qu’elles soient au fioul, au gaz, nucléaires, alimentées par la biomasse, à l’hydrogène, éoliennes ou solaires. 

    Même les États pétroliers optent pour la croissance verte

    De plus en plus de gouverneurs d’États s’engagent dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Au Nouveau Mexique, l’objectif fixé par la gouverneure démocrate, Michelle Lujan Grisham, est de ramener en 2030 les émission à 45 % en-dessous de leur niveau de 2005, soit 60 % de moins que leur niveau de 2018. Dans l’ensemble de l’État, des fermes solaires sont construites, le réseau routier comporte de plus en plus de points de recharges pour les voitures électriques. 

    Au Texas, un État pétrolier, par excellence, l’éolien fournit un quart de l’électricité. La récente vague de froid en bloquant les pâles des éoliennes a entraîné des coupures d’électricité touchant quatre millions de personnes. En 2022, 36 % de la production de l’électricité texane, selon le service d’information sur l’énergie américain (EIA) sera issue de sources renouvelables, soit autant que la production provenant du gaz naturel. 

    Le respect par les États-Unis de leurs engagements aura un effet qui dépassera les frontières et qui s’imposera aux autres pays. Il est peu probable que les pays pauvres et à revenu intermédiaire, désireux de sortir leurs citoyens de la pauvreté, s’efforceront de réduire leurs émissions si la nation la plus riche du monde refuse de limiter les siens, qui sont parmi les plus importantes du monde par personne. 

    Grâce à la puissance de la recherche, la réactivité des entreprises et le sens de l’organisation, l’économie américaine devrait rapidement rattraper son retard au niveau de la transition énergétique malgré la puissance des groupes de pression pétroliers et charbonniers. Dans le passé, l’économie américaine a prouvé sa forte capacité à se transformer et à tirer profit du changement.

  • Liste électorale : un mois pour s’inscrire.

    Liste électorale : un mois pour s’inscrire.

    Expatriés mais toujours citoyens ! Nombreux sont nos compatriotes qui ne connaissent pas les possibilités qui leur sont offertes pour continuer à participer au débat national mais aussi local.

    Si en 2022, on votera pour l’élection présidentielle et pour les législatives, vous le savez, les Français de l’étranger sont appelés à choisir leurs représentants locaux ce 30 mai à l’urne (29 mai sur le continent américain), et entre le 21 et le 26 mai par voie électronique. Et pour y participer, comme en France, il faut être inscrit sur la liste électorale de votre circonscription avant le vendredi 23 avril 2021.

    Voter pour où ? et pour qui ?

    Pour les élections législatives, il existe 11 circonscriptions regroupant plusieurs pays. Pour les élections des Conseillers des Français de l’étranger (anciens conseillers consulaires), la règle est simple, une circonscription par consulat ou par chef de poste (ambassade s’il n’y a pas de consulat dans votre pays). De façon général, c’est donc une circonscription par pays.
    Mais il y a des exceptions, aux USA, c’est 4 circonscriptions, car il y a 4 consulats, tout simplement. Dans d’autres pays, où la présence française est rare, il n’y pas de consulat et parfois pas d’ambassade (ce qui est exceptionnel car nous disposons du troisième réseau diplomatique au monde), dans ces cas, les électeurs sont regroupés sur une circonscription élargie. Pour être sur, prenez attache avec votre conseiller actuel, il vous répondra et vous aiguillera pour les démarches.

    Les élus sont, après, réunis en Conseil consulaire afin de gérer les budgets de solidarité mis à disposition par la France, ils interviennent aussi dans la gestion des établissements culturels et éducatifs. Enfin, ils sont vos soutiens face à l’administration locale ou consulaire.

    Nourris par leur expérience et leurs contacts avec les expatriés, ils sont les courroies de transmission entre vous, les élus nationaux et le gouvernement.

    Comment s’inscrire ? Le Registre consulaire, obligatoire ?

    L’inscription au registre n’étant pas obligatoire, vous pouvez demander directement votre inscription sur la liste électorale consulaire.

    Pour cela, vous devrez renvoyer un formulaire disponible sur le site du consulat ou de l’ambassade. Il doit etre complété accompagné de la copie de votre pièce d’identité française et d’un justificatif de domicile par courriel ou par courrier le plus tôt possible avec pour dernier délai jusqu’à 6 semaines avant la date du scrutin soit le vendredi 23 avril au plus tard.

    Si vous êtes déjà inscrit(e) au registre des Français établis hors de France mais vous vous étiez opposé(e) à l’époque à votre inscription sur la liste électorale consulaire, vous pouvez dès à présent modifier votre choix.

    Sur votre compte service-public.fr, vous pouvez mettre à jour votre situation en demandant à être inscrit(e) sur la liste électorale consulaire. Vous pouvez consulter le tutoriel « pas à pas » consacré à l’inscription sur la liste électorale consulaire à partir de la plateforme « Service-public.fr » mis à disposition par le Ministère des Affaires étrangères.

    Si vous n’êtes pas incrit au Registre consulaire et que vous désirez le faire, il suffit pendant la démarche de préciser votre volonté d’être électeur à l’étranger. Pour cela, au moment de remplir votre demande d’inscription au registre des Français établis hors de France, indiquez également que vous souhaitez être inscrit sur la liste électorale consulaire.

    3 options donc pour rejoindre le corps électoral des Français hors de France et faire entendre votre voix au delà des frontières. A vous de jouer !

  • États-Unis : Donald Trump déjà prêt pour 2024 ?

    États-Unis : Donald Trump déjà prêt pour 2024 ?

    Donald Trump, de retour dans l’arène politique face à une foule de conservateurs enthousiastes, nie toute volonté de créer son propre parti et se montre tenter par une candidature en 2024.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • France – Turquie : tensions sur la ligne..téléphonique

    France – Turquie : tensions sur la ligne..téléphonique

    Emmanuel Macron discutera mardi à 18 heures avec le président turc Recep Tayyip Erdogan en visioconférence, pour évoquer notamment les relations bilatérales, les questions régionales et les relations avec l’Union européenne, a indiqué l’Elysée.

    Ce sera la première fois que les deux dirigeants se reparleront depuis septembre, précise la présidence, après des mois de vives tensions.

    Cet entretien intervient dans un contexte de profonds désaccords diplomatiques entre la Turquie et la France, qui s’opposent sur plusieurs dossiers comme la Libye, la Syrie, la Méditerranée orientale ou encore l’offensive de Paris contre l’influence turque sur l’islam en France.

    La réaction turque à l’attentat contre Samuel Patty

    Les deux hommes ont eu de vifs échanges, le président turc allant jusqu’à s’interroger sur la « santé mentale » de son homologue français, après les déclarations d’Emmanuel Macron en défense de la liberté d’expression, y compris les caricatures de Mahomet.

    Son homologue turc avait appelé ses concitoyens à boycotter les produits français et accusé le président français d’ »islamophobie‘. Paris avait rappelé son ambassadeur à Ankara pour consultations.

    Même des enseignants français de la prestigieuse Université Galatasaray d’Istanbul ont été pris dans l’engrenage, en se voyant récemment privés de leur permis de travail et menacés d’expulsion à tout moment.

    Sanctions européennes

    En décembre, les pays européens se sont accordés pour sanctionner Ankara, pour ses forages gaziers unilatéraux en Méditerranée orientale. La Turquie a aussi agacé ses partenaires occidentaux en intervenant en Libye pour soutenir le gouvernement de Tripoli et en appuyant l’Azerbaïdjan dans son conflit armé avec l’Arménie dans la région du Haut Karabakh.

    Mais fin janvier, confronté à l’arrivée d’un nouveau président américain potentiellement hostile, le chef d’Etat turc a changé de ton et martelé qu’il souhaitait « écrire une nouvelle page » dans ses relations avec l’UE.

    Ankara a même tendu un rameau d’olivier à Athènes en l’invitant à des discussions, prévues fin janvier, sur l’exploitation des hydrocarbures en Méditerranée.

    Début février, Emmanuel Macron s’est dit « très heureux » du changement de ton du président turc. « J’espère maintenant que nous allons obtenir des résultats » en Syrie, en obtenant « le retrait des troupes turques en Libye« , au Nagorny-Karabakh ou en « faisant baisser la tension« , avait dit le président français au cours d’une vidéoconférence avec l’Atlantic Council.

    Un article de notre partenaire

    euractiv
    euractiv
  • Affaire des écoutes. Pourquoi Nicolas Sarkozy n’ira pas en prison

    Affaire des écoutes. Pourquoi Nicolas Sarkozy n’ira pas en prison

    L’ancien président de la République a été déclaré coupable, ce lundi 1er mars, de corruption et trafic d’influence dans l’affaire des « écoutes ». Son avocat Thierry Herzog et l’ex-haut magistrat Gilbert Azibert ont été condamnés à la même peine : trois ans d’emprisonnement dont un ferme, qui est « aménageable ». Tous vont faire appel, ce qui suspend l’exécution de la décision rendue.

    La 32e chambre correctionnelle a prononcé une peine de trois ans de prison, dont deux assortis d’un sursis simple, à l’encontre de Nicolas Sarkozy et de ses co-prévenus, dans l’affaire des « écoutes ». Tous ont fait savoir dans la foulée leur intention de faire appel. Et sont ressortis libres du tribunal.

    Il n’a pas prononcé de mandat de dépôt et la peine d’emprisonnement ferme est aménageable, puisqu’inférieure à deux ans. Depuis mars 2020, ce seuil a été abaissé à un an, mais cette réforme ne s’applique pas pour des faits antérieurs. Or ceux reprochés aux trois prévenus dans cette affaire remontent à 2014.

    Après avoir prononcé les peines, la présidente de la 32e chambre correctionnelle de Paris, Christine Mée, a même précisé que la « partie ferme de la peine pourra être aménagée à domicile, lors d’un placement sous surveillance électronique. » Par ailleurs, le tribunal n’a pas demandé l’exécution provisoire de la peine et les prévenus ont fait appel, ce qui suspend l’exécution de la décision rendue.

    « Preuve du pacte de corruption »

    Les juges ont estimé que l’ex-locataire de l’Élysée s’était rendu coupable de corruption en promettant début 2014, par l’intermédiaire de son avocat Me Thierry Herzog, un « coup de pouce » au haut magistrat Gilbert Azibert pour un poste à Monaco. Cela en échange d’informations, voire d’une influence, sur un pourvoi en cassation.

    Pourvoi qui visait à faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels, réalisée en marge de l’affaire Bettencourt (soldée pour Nicolas Sarkozy par un non-lieu en 2013). Les agendas étant susceptibles d’intéresser la justice dans d’autres procédures. L’accusation s’appuyait notamment sur des conversations téléphoniques entre l’ex-chef de l’État et son avocat, interceptées sur une ligne officieuse ouverte sous le nom de « Paul Bismuth ».

    Les prévenus ont toujours rejeté toute infraction. Et leur défense a plaidé la relaxe, en attaquant des « écoutes illégales » et un dossier « reposant sur des suspicions ». Mais le tribunal a conclu que la « preuve » d’un pacte de corruption « ressort d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants résultant des liens très étroits d’amitié noués entre les protagonistes […] ». Et « d’écoutes téléphoniques démontrant les actes accomplis et la contrepartie proposée »

  • Elections consulaires : le décret a été publié

    Elections consulaires : le décret a été publié

    Ce dimanche 28 février, le décret convoquant les électeurs le 30 mai 2021 pour les élections consulaires a été publié au Journal officiel.

    Des élections en deux temps !

    Déjà prévu en 2017 pour les législatives, mais annulé, le vote à distance par voie électronique (internet) sera cette fois proposé aux expatriés.

    Si les urnes seront ouvertes le samedi 29 mai sur le continent américain et le 30 mai dans les autres circonscriptions, les Français de l’étranger pourront, donc aussi, voter du vendredi 21 mai 2021 à 12 heures (heure légale de Paris) au mercredi 26 mai 2021 à 12 heures.

    Une disposition technique mais qui a des conséquences !

    Les restrictions liées à la Covid-19, l’éloignement du bureau de vote, sont des freins à la participation physique au scrutin. On ne peut que saluer l’initiative cependant avec un vote par internet décalé par rapport à la date officielle, il faudra que la communication suive.

    Et se pose la question de la campagne officielle, pas un mot dans le décret ! Devra-t-elle se terminer le vendredi précédent le scrutin à l’urne ou s’achever à l’ouverture du vote électronique ? Des interrogations auxquelles le secrétaire d’Etat en charge des Français hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, devra répondre rapidement.

    442 conseillers consulaires à élire

    « Avec ces élections consulaires, les 1,2 millions de Français établis hors de France, inscrits sur les listes, vont désigner leurs élus locaux. Le vote à l’urne sera complété par la possibilité de voter par internet, de façon totalement sécurisée, ce qui favorisera je l’espère une meilleure participation au scrutin. Ces 442 conseillers des Français de l’étranger travaillent main dans la main au quotidien avec les équipes des ambassades et consulats au service de nos compatriotes. Je salue l’engagement de toutes celles et tous ceux qui souhaitent ainsi s’engager pour contribuer activement à la vie des communautés françaises de par le monde. »

    Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger

    Malgré la diminution globale d’inscrits sur le registre consulaire, 442 conseillers des Français de l’étranger (au lieu de 443) seront donc à renouveler entre le 21 mai et le 30 mai 2021. Pour cela vous devez donc être inscrit au registre consulaire en ayant précisé que vous désiriez être aussi enregistré sur la liste électorale.

    Pas encore inscrit ? Pas de problème, vous pouvez jusqu’au 23 avril pour procéder aux démarches. Déjà sur le registre consulaire ? Il suffit de vous connecter et de demander le rattachement électoral. Pas encore sur le registre ? Les démarches se font en ligne et assez facilement, si vous disposez d’un accès à France Connect (tous codes fonctionnant soit pour se connecter à la Sécurité sociale soit aux services fiscaux français), sinon votre consulat vous assistera pour effectuer les démarches auprès de leurs services.

    Vous pourrez évidemment participer à l’élection présidentielle et aux législatives de 2022. Faites entendre votre voix, même en étant hors de France, votre expérience, votre vision, sont des richesses pour le pays.

  • Sans la Méditerranée, l’Europe disparait.

    Sans la Méditerranée, l’Europe disparait.

    La Commission Européenne a présenté fièrement son « Nouvel Agenda pour la Méditerranée », avec une enveloppe de coopération d’un montant -un plafond- de 7 milliards d’euros pour la période 2021-2027. Pour mémoire, depuis 2007, l’UE a octroyé 20.5 milliards d’euros, soit environ 1.5 milliards par an en moyenne pour la rive sud. On ne peut pas dire que les résultats soient à la hauteur : « L’espace de paix et de développement », que cherche la Commission, est un théâtre de ruines traversé par les guerres. Avec ce nouvel agenda, présenté comme un « message crucial sur l’importance que nous envoyons à notre voisinage méridional » dixit le Haut Représentant Josep Borell,  l’effort sera moindre : 1 milliard par an en moyenne, pour toute la rive sud de la Méditerranée. Ce n’est pas un nouveau départ, c’est une fuite devant les réalités, un coupable aveuglement. 

    L’Europe prend un risque majeur à minimiser ainsi sa frontière la plus fragile, en laissant se creuser les fossés, en ouvrant le champ aux Russes, Américains, Chinois, Turcs  et autres  Frères musulmans, elle creuse sa propre tombe. 

    L’Europe creuse sa propre tombe 

    Cette année, la Commission a octroyé une aide de plus d’un milliard d’euros pour l’Ukraine, preuve que l’Union Européenne est toujours obnubilée par l’Est, sans comprendre que les défis, les chances, les menaces, l’existence de l’Europe se jouent au sud. 

    La Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, la Géorgie, l’Arménie, c’est important. Mais les guerres, les aspirations démocratiques, la surenchère islamiste, les migrations, les circuits criminels, les risques écologiques, les ressources énergétiques, -le tiers du commerce maritime international- sont au sud. 

    La guerre est en Lybie, l’Algérie bouillonne, la Turquie menace, le Liban meurt, l’Egypte étouffe, la Tunisie peine et résiste. 

    Plus loin les Forces françaises sont au Sahel face aux clans djihadistes, qui s’alimentent de trafics d’armes, de drogue, d’hommes et de femmes, à destination de l’Europe par… la Méditerranée.

    Emmanuel Macron a récemment pris une initiative pour que les grand pays partagent les vaccins. Soit. Il a argumenté expliquant que « 10 millions de Français ont des parents de l’autre coté de la Méditerranée ». Très juste. Mais ce ne sont pas les vaccins qui manquent le plus -même s’ils manquent, notamment en France-, tout manque, avec les crises engendrées par le Covid. 

    Sept milliards sur sept ans ne changeront rien. La Cour des comptes européenne regrettait le saupoudrage, ce sera donc pire. D’autant qu’il n’y aucune stratégie réelle, comme peuvent l’avoir les autres puissances internationales. La Commission se voit elle-même comme une agence de coopération ou une ONG bureaucratique. Or il n’est pas un sujet, un défi politique, qui concerne l’Europe et qui ne passe par la Méditerranée.

    La cassure entre le sud et le nord 

    L’Europe ne risque pas de se casser à cause des pressions de la Russie à l’est, elle risque de déchirer entre l’Europe du sud et celle du nord. L’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et la France sont de plus en plus distants des Pays-Bas, du Danemark, de la Suède et de l’Allemagne. Cette cassure est alimentée de l’accumulation des problèmes venant de la rive sud. Si la Grèce ruinée, achète des Rafales à la France, c’est que la menace est réelle. Elle a vu la guerre éclair en Azerbaïdjan, les milices en Syrie et en Lybie. 

    Ce peu de clairvoyance et d’ambition de l’Europe pour la Méditerranée, révèle son manque d’unité. Il est le signe de l’inexistence de l’Europe en matière de politique internationale, ce qui est désormais une menace existentielle. Si ceux qui décident de l’avenir de la Méditerranée ne sont pas européens, ils décideront aussi de la fin de l’Europe, et de l’assujettissement de chacun, selon leurs intérêts.

  • « Chemins d’expats » reçoit Catherine Libeaut, une élue verte qui carbure

    « Chemins d’expats » reçoit Catherine Libeaut, une élue verte qui carbure

    « Chemins d’expats » vous emmène aux Pays-Bas à la rencontre de Catherine Libeaut, Conseillère des Français de l’étranger depuis 2014, Vice-Présidente du Conseil consulaire et Co-secrétaire du parti politique « Europe Écologie Les Verts » pour la région « Hors de France ».

    Un besoin vital d’expatriation 

    Catherine Libeaut

    Après une première expérience d’expatriation en 1997, Catherine Libeaut ne souhaitait pas rester vivre en France. Elle rejoint ainsi les Pays-Bas en 1999 et s’investit dans diverses associations, dont une qui participe notamment au rayonnement de la langue française. Catherine nous décrit son action dans le cadre de ce partenariat avec des établissements scolaires locaux. 

    Cannabis, viande, vaccination … 

    En répondant au questionnaire « pas un mot de plus », Catherine Libeaut nous informe sur son caractère, sa révolte, son héros de roman, et nous donne aussi son option tranchée sur la légalisation du cannabis. Au cours de cet échange, cette militante des Verts fait également écho à la polémique sur le retrait de la viande dans les cantines à Lyon, et nous partage son opinion sur la vaccination contre le coronavirus.

    Catherine Libeaut lors d’une opération de ramassage de déchets

    Aides aux Français des Pays-Bas et organisation des élections 

    Au cours de son « Chemin d’Expat », Catherine Libeaut aborde le ressenti de certains de nos compatriotes aux Pays-Bas, évoque les aides débloquées par le gouvernement français et se projette sur l’organisation du vote à l’urne pour les prochaines élections consulaires. 

    Lanceur d’avenir ? 

    Enfin, lors de sa « rencontre virtuelle », Catherine Libeaut s’adressera directement à une femme multifacette qui est à la fois journaliste, auteure et réalisatrice. Source d’inspiration pour notre invité, elle voit à travers cette personne non seulement un « lanceur d’alerte », mais aussi « un lanceur d’avenir ».

    Regardez le podcast vidéo

  • Y aura-t-il demain encore des entreprises françaises ?

    Y aura-t-il demain encore des entreprises françaises ?

    Avec la crise sanitaire, le souverainisme économique est une idée en vogue. La dépendance de la France vis-à-vis de l’étranger dans un certain nombre de domaines (médicaments, masques, batteries) a été soulignée. Le rejet par le gouvernement français du rachat de Carrefour par l’entreprise canadienne Couche-Tard traduit l’acuité de cette question qui n’est pas sans lien également avec l’échec de la reprise des Chantiers de l’Atlantique par l’entreprise italienne Fincantieri, en relation avec des investisseurs chinois. 

    Au-delà de ces décisions, la France aura-t-elle la possibilité de récuser les repreneurs étrangers ? Compte tenu de l’état de l’économie, l’arrivée de capitaux extérieurs apparaît inévitable pour trois raisons : les besoins de fonds propres des entreprises françaises, la faiblesse de l’épargne «actions», et le déficit des paiements courants français. Ces rachats risquent d’être difficiles à gérer du fait de l’hostilité de l’opinion publique.

    Les entreprises françaises manquent structurellement de fonds propres. Elles se financent de longue date en recourant aux crédits bancaires à la différence des entreprises anglo-saxonnes qui privilégient le financement par le marché. En période de faible inflation, l’endettement réduit les marges de manœuvre des entreprises même si la baisse des taux a réduit les charges de remboursement. Le financement par le marché apparaît plus efficient sur le long terme, en particulier en ce qui concerne l’engagement de dépenses de recherche ou d’investissement.

    Les entreprises françaises manquent de fonds propres 

    Les apporteurs de capitaux sont plus sourcilleux sur les résultats des entreprises qui sont à l’origine de leurs rémunérations. L’endettement freine le développement des entreprises dans les périodes de faible croissance ou de récession. Les remboursements sont insensibles aux évolutions du chiffre d’affaires. 

    La crise sanitaire conduit à une nouvelle progression de la dette des entreprises françaises, deux cents milliards d’euros supplémentaires depuis le mois de mars 2020. Cercle de l’Épargne – données Banque de France Les secteurs les plus touchés par la crise – l’hôtellerie-restauration, le transport aérien, la distribution, la culture, l’événementiel – auront des besoins de capitaux pour renouer avec la croissance. Ce besoin vaut également pour les secteurs en première ligne pour la transition énergétique, l’automobile, les transports, etc. 

    Par tradition et pour des raisons réglementaires, le placement « actions » n’est pas prisé en France. L’encours d’actions cotées détenu par les ménages et les investisseurs institutionnels s’élevait en 2020 à 25 % du PIB, contre 75 % aux Pays-Bas et 220 % aux États-Unis. La possession d’actions est en baisse depuis la crise de 2008. Le durcissement des règles prudentielles (Solvency II) du secteur de l’assurance explique en partie ce recul.

    L’appel aux investisseurs étrangers 

    L’absence de fonds de pension en France joue également en défaveur de la possession d’actions. Si, le poids des actions cotées est aussi faible en Allemagne qu’en France, les entreprises peuvent en revanche compter sur l’appui de banques locales et sur un capitalisme familial très dynamique.

    Les émissions d’actions sont faibles en France, autour de 1 % du PIB par an. Pour augmenter leurs fonds propres, les entreprises sont contraintes de faire appel à des investisseurs étrangers. 

    En moyenne, la moitié du capital des entreprises du CAC 40 appartient à des non-résidents qui exigent, en règle générale, le versement de dividendes plus importants que les investisseurs résidents. Cette majoration peut être assimilée à une prime de risque liée à l’éloignement.

    Compenser le déficit 

    Les rachats des entreprises par des non-résidents sont incontournables en raison de l’existence d’un déficit de la balance des paiements courants qui s’élève à -1 % du PIB par an en moyenne depuis une dizaine d’années. Ce déficit est la conséquence du déficit chronique de la balance commercial des biens de la France depuis 2003. Les services peinent à compenser de plus en plus ce déficit. La chute des activités touristiques, en 2020 et des exportations d’avions ont accru le déficit des paiements courants de la France. Le déficit courant de l’Hexagone a ainsi triplé l’an dernier, pour atteindre 53 milliards d’euros, soit 2,3 % du PIB, un niveau jamais atteint depuis 1951. 

    Un déficit courant suppose, pour être soldé, une entrée de capitaux ou la sortie de réserves de changes. Étant donné que la reprise du secteur touristique et celle de l’industrie aéronautique seront lentes, la balance des paiements courants risque de rester déficitaire durant plusieurs années. La France est déjà un des pays européens qui fait le plus appel aux épargnants étrangers pour financer ses déficits publics et extérieurs. 

    La France sera contrainte d’accepter le rachat de ses entreprises par le reste du Monde comme cela avait été constaté après la Seconde Guerre mondiale. Cette question du rachat des entreprises par des investisseurs étrangers est une situation que connaît l’Italie qui est également en proie à des problèmes de financement. Les entreprises françaises sont présentes en nombre dans la péninsule italienne en particulier dans le secteur financier. 

    Le gouvernement français devra, pour les investisseurs n’appartenant pas à l’Union européenne, préciser les conditions d’acquisition des entreprises en fixant une liste claire de secteurs dits stratégiques (armement, espace, intelligence artificielle, etc.). Les questions des synergies industrielles et de l’emploi se poseront immanquablement.

  • L’UE devrait approuver le vaccin Johnson & Johnson début mars

    L’UE devrait approuver le vaccin Johnson & Johnson début mars

    Le vaccin Johnson & Johnson, anti-Covid, devrait être approuvé par l’Agence européenne du médicament début mars, et distribué à partir de fin mars ou début avril, a déclaré dimanche la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

    Ce feu vert de l’Union européenne sera accordé « début mars puisque l’agence du médicament européenne est en train de passer en revue toutes les informations que lui a communiquées Johnson & Johnson pour pouvoir mettre sur le marché ce vaccin », a affirmé Mme Pannier-Runacher sur la chaîne de télévision France 3.

    Premières doses de vaccin pour fin mars

    Les premières doses devraient « arriver fin mars-début avril puisqu’il y a un délai pour la production des doses », cela est « encore en discussion avec le laboratoire », a-t-elle ajouté.

    « C’est une très bonne nouvelle parce que ce vaccin nécessite une seule dose, en revanche il est possible qu’il nécessite des rappels, nous ne le savons pas encore », a-t-elle prévenu.

    Les Etats-Unis ont accordé samedi une autorisation en urgence au vaccin unidose de Johnson & Johnson pour les personnes âgées de 18 ans et plus.

    600 millions de doses

    Mme Pannier-Runacher a en outre précisé que sur la « cible » des 600 millions de doses de vaccins attendues en Europe d’ici fin juin, 77 millions seront destinées à la France.

    « Cela correspond au quota populationnel, c’est-à-dire à chaque fois que 10 millions de doses sont livrées en Europe, il y en a 1,5 million pour la France parce que nous représentons 15% de la population européenne », a expliqué Mme Pannier-Runacher.

    « Nous serons au rendez-vous de nos engagements », a-t-elle également assuré. « Nous avions indiqué un million de personnes vaccinées en janvier, nous sommes à 1,5 million ». Quant aux « 15 millions de personnes qui correspondent à toutes les personnes vulnérables » qui doivent être vaccinées d’ici juin, « on y sera », même si « nous devons aller plus vite ».

    En outre, « nous avons renforcé les livraisons de doses dans les départements où la virulence du virus était particulièrement avérée », a-t-elle précisé.

    « L’Europe a réceptionné 42 millions de doses de vaccins depuis le démarrage, à comparer aux 50 millions de personnes qui ont été vaccinées aux Etats-Unis, cela va très vite, c’est énorme et nous allons continuer à produire », a souligné la ministre.

    « Nous sommes l’un des rares pays qui serait en situation de produire 5 des 6 premiers vaccins qui seront mis sur le marché en Europe puisque nous allons produire du BioNTech/Pfizer, nous allons produire du Moderna, nous allons produire du CureVac – c’est un vaccin qui va arriver sur le marché si tout va bien au mois de mai-, et nous allons produire du Johnson & Johnson », a encore indiqué Mme Pannier-Runacher.

    « A cela s’ajoute la recherche et développement de Sanofi qui se poursuit (…) pour leur propre vaccin », a-t-elle ajouté. Ce sont donc des « centaines de millions de doses qui vont être produites en France », ce qui est « cohérent avec les 2 à 3 milliards de doses (devant être) produites en Europe » d’ici fin 2021 comme promis par Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur.

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