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  • La Villa Albertine aux USA : vers l’ouverture d’un nouveau lieu culturel de prestige.

    La Villa Albertine aux USA : vers l’ouverture d’un nouveau lieu culturel de prestige.

    Le symbole est magnifique et paradoxal : Alors que l’épidémie de Covid n’est pas terminée et que la situation culturelle dans l’hexagone et en Europe reste très préoccupante – 200 milliards auraient été perdus dans ce secteur au niveau de l’Europe des 27, la  France s’apprête ni plus ni moins à  ouvrir cet automne un lieu de prestige dédié aux résidences d’artiste et à la création :  la Villa Albertine va rejoindre la Villa Médicis à Rome, la Casa de Velázquez à Madrid et la Villa Kujoyama à Kyoto dans le cortège de lieux culturels d’exceptions. 

    Les villas : des lieux culturels d’exception 

    Ces lieux douillets, à la situation patrimoniale souvent exceptionnelle, font office de véritables cocons créatifs pour des artistes soigneusement sélectionnés. La vénérable ancêtre de ce quatuor de lieux privilégiés est un palais renaissance du 16ème siècle qui depuis 1806 accueille les lauréats du prix de Rome. La célèbre Villa Medicis héberge ses pensionnaires  dans le cadre exceptionnel  de la capitale italienne pour des séjours créatifs destinés à les aider à accoucher d’œuvres originales. 

    La villa Velasquez de Madrid et sa bibliothèque de 150 000 livres offre quant à elle des séjours de trois mois à des boursiers qui ne sont pas seulement des artistes mais aussi des scientifiques venus approfondir dans ses murs leurs recherches en sciences sociales.

    La Villa Kujoyama de Kyoto vient compléter en 1992 ces premiers lieux de résidence. Située au cœur de cette ville japonaise célèbre pour sa tradition artistique elle offre des séjours de 12 mois sur place et s’enorgueillit d’être un lieu d’échange dont l’origine intellectuelle se situe en 1926 avec le séjour de Paul Claudel comme Ambassadeur de France. Il sera le premier à imaginer un lieu pour les artistes attirés par ce Japon raffiné et plusieurs fois millénaire.

    La villa Albertine une petite dernière originale

    La villa Albertine aux USA vient donc compléter ce panorama culturel déjà dense. Inscrite dans la tradition proustienne – Albertine est un personnage fugitif que l’écrivain n’aura de cesse de poursuivre en vain dans son célèbre « Albertine disparue », ce nouveau lieu est en réalité plus un concept de réseau qu’un lieu unique.

    Il s’agira d’accueillir des artistes dans une dizaine de villes américaines différentes selon des formules d’hébergements et d’accueil assez diverses :

    L’ecrivain Constance Debré sera ainsi hébergée dans un appartement new-yorkais, la ville étant elle-même le lieu privilégié du festival Albertine qui depuis 3 ans permet l’échange et le débat d’intellectuels et écrivains autour des liens entre nos deux nations.  Mais à côté de l’épicentre culturel New-Yorkais d’autres artistes seront quant à eux disséminés dans des villes comme Chicago, célèbre pour sa tradition architecturale, La Nouvelle Orléans, tournée vers le Jazz, ou Los Angeles pour les cinéastes et scénaristes.

    « Ce n’est plus aux artistes de s’adapter à la villa c’est à la villa de s’adapter aux artistes »

    Gaetan Bruel le directeur de la Villa par ailleurs conseiller culturel auprès de l’Ambassade de France.

    Des projets artistiques éclectiques

    Si la villa Albertine aux USA détonne c’est aussi pour les disciplines éclectiques qu’elle soutiendra, comme la réalisation de Podcast ou de bandes-dessinées, avec une vision des arts tournée vers la création numérique et la modernité.

    Cette 4ème venue dans le paysage culturel français risque donc d’occuper une place originale aux côtés de ses trois devancières inscrites dans une approche davantage patrimoniale et de prestige.

    Si la France est capable d’investir ainsi culturellement dans un projet ambitieux c’est qu’elle continue à assumer sa vocation de nation culturelle forte malgré des réseaux d’alliances et d’instituts qui ont parfois du mal à faire face aux impératifs d’autofinancement exigés par le ministère des affaires étrangères. Ces réseaux ne doivent pas se transformer en parents pauvres d’une politique culturelle qui ne vivrait qu’à travers ces lieux de prestige que sont les villas d’artistes. Notons d’ailleurs que ces villas sont gérées par le ministère de la culture et le ministère de l’enseignement supérieur pour la plupart d’entre elles. Et donc pas seulement par le quai d’Orsay. 

    La France doit s’honorer tout à la fois de son soutien à ses élites artistiques comme de sa vocation parfois plus modeste mais nécessaire  de démocratisation de l’accès à la culture.

    Alors demain des villas ouvertes à tous ? On peut imaginer des projets artistiques issus des résidences d’artistes qui toucheraient le plus grand nombre et pas seulement quelques happy few. Voilà un beau défi pour sortir de la période épidémique et névrotique actuelle : créer des œuvres rassembleuses et faire rêver le grand public. Nous attendrons donc cet automne l’ouverture de la Villa Albertine et suivrons les premiers pas de ses artistes invités en résidence. 

  • Paris – Pékin : plus de vol ?

    Paris – Pékin : plus de vol ?

    Emmanuel Macron et Angela Merkel s’impatientent. Le trafic aérien entre l’Europe et la Chine est toujours suspendu et le dirigeant chinois, Xi Jinping, ne semble pas pressé d’autoriser la reprise de l’activité aérienne. Par mesure de rétorsion, l’Europe a donc également décidé de suspendre les vols de compagnies chinoises. Un article de notre partenaire Ouest-France.

    Des passagers testés positifs à la Covid-19 à leur arrivée en Chine et des liaisons aériennes suspendues en conséquence. En réponse aux sanctions chinoises contre leurs compagnies, Paris et Berlin châtient à leur tour les transporteurs de Pékin.

    La Chine, où est apparue l’épidémie fin 2019, a pratiquement fermé ses frontières dès mars 2020, limitant les liaisons aériennes internationales à une par semaine, par compagnie et par ville de destination.

    Alors qu’elle a depuis quasiment éradiqué la contagion sur son sol, elle reste sur le qui-vive, imposant des restrictions drastiques aux personnes en provenance de l’étranger, assujetties à une quarantaine d’au moins deux semaines suivant leur lieu de destination.

    Cette politique s’accompagne de sanctions à l’encontre des compagnies aériennes.

    À la suite de la découverte de six cas positifs à l’arrivée d’un vol Air France de Paris à Tianjin (nord) fin juin, la compagnie française s’est ainsi vue imposer une suspension de deux semaines sur cette liaison. Ses vols des 8 et 15 juillet ont donc été supprimés à destination de cette ville proche de Pékin, selon un communiqué de la compagnie.

    En réponse, Paris a décidé de suspendre également des vols de compagnies chinoises parmi les trois qui desservent l’Hexagone : Air China, China Eastern et China Southern.

    Au final, des centaines de passagers se voient contraints de reporter leur voyage, de trouver un billet au prix fort ou simplement de renoncer à se déplacer.

    Paris - Pékin
    Vol de la compagnie nationale chinoise

    Disjoncteur

    Le sujet a été abordé lors d’un entretien virtuel début juillet entre les présidents français Emmanuel Macron et chinois Xi Jinping et la chancelière Angela Merkel. Les deux dirigeants européens ont souhaité le rétablissement des liaisons aériennes, selon l’Élysée.

    Selon un spécialiste du secteur, Paris souhaite parvenir avec Pékin à un moratoire sur les interdictions de vol.

    Avec l’Allemagne, la France est le seul pays à répondre systématiquement par une mesure similaire aux interdictions de vols prononcées par la Chine, selon la même source.

    « Des compagnies aériennes allemandes ont été affectées à plusieurs reprises par des suspensions de vols par les autorités chinoises depuis février 2021 » « Pour contrer cela, l’Allemagne a suspendu par réciprocité des vols de compagnies aériennes chinoises ».

    a indiqué à l’AFP le ministère allemand des Affaires étrangères.

    Les suspensions mutuelles de vols se sont multipliées depuis que la Chine a imposé mi-2020 sa politique du « disjoncteur »: une liaison aérienne se voit suspendue pour deux semaines à partir de cinq cas positifs découverts parmi les passagers à l’arrivée. La sanction passe à un mois de suspension si 10 cas ou plus sont découverts.

    Depuis l’entrée en vigueur de ce règlement, Air France a été visée par une quinzaine d’interdictions de vol.

    La fréquence des sanctions s’est accrue ces dernières semaines, alors que nombre de cadres ou d’étudiants tentent de circuler entre les deux pays avant la rentrée de septembre.

    « Distorsion de concurrence »

    Paris comme Berlin se jugent victimes de discrimination, selon le spécialiste du secteur, selon qui les compagnies étrangères représentent les deux tiers des annulations de vol, contre un tiers pour les compagnies chinoises.

    Il s’étonne également qu’aucune compagnie américaine n’ait fait l’objet de telles mesures, en dépit de la prévalence du virus aux États-Unis. « Selon nous, ces suspensions ont un effet de distorsion de concurrence », estime la diplomatie allemande.

    Les compagnies visées « n’ont commis aucune infraction aux exigences des autorités chinoises en matière de contrôle des infections, pouvant justifier la suspension de vols », ajoute-t-on à Berlin.

    La France et l’Allemagne sont d’autant plus mécontentes que la quasi-totalité des passagers que leurs compagnies acheminent vers la Chine sont des Chinois porteurs de codes santé validés par leur ambassade à leur point d’embarquement et de correspondance, après présentation de tests PCR et sérologiques.

    Dans le cas d’Air France, qui n’assure en principe qu’un vol par semaine pour Tianjin et deux pour Shanghai, la compagnie est confrontée aux cas de passagers chinois embarquant depuis l’Afrique à destination de la Chine, avec une correspondance à Paris.

    Malgré leur certificat de non-contamination, certains sont testés positifs à leur arrivée en France. Mais Paris ne peut les renvoyer à leur point de départ ni les laisser en liberté sur le sol français et européen, faute de visas.

    Ces personnes testées positives sont donc placées en quarantaine deux semaines dans un hôtel en zone aéroportuaire. À l’issue de cette période, s’ils sont testés négatifs, Air France les achemine finalement vers la Chine – les compagnies chinoises refusant de les prendre en charge.

    À leur arrivée en Chine, certains sont à nouveau détectés porteurs du virus – entraînant une sanction pour le transporteur.

  • Pass sanitaire et certificat européen : imbroglio

    Pass sanitaire et certificat européen : imbroglio

    La règle devait être simple pour tous les vaccinés en Europe ou pour tous les porteurs de test PCR/anti-génique réalisé au sein des 31 pays participants au Certificat numérique européen, leur pass sanitaire français devait s’activer en scannant le QR code… Mais entre la théorie et la pratique, il y a souvent un fossé. Pour ceux vaccinés hors de France, aucun accord n’a encore été concrétisé entre l’Union européenne et des pays tiers, il faut donc réaliser un test PCR même si on est vacciné. On fait le point sur les situations rencontrées et les mesures envisagées pour solutionner les problèmes.

    Incompatibilité des QR codes européens

    Alors que la France se vantait d’être parmi les premiers pays à sortir son application contre la Covid-19, elle a oublié de prévoir l’objet même de l’accord européen, soit la comptabilité de tous les QRcodes émis par un des 31 pays participants (Union Européenne ainsi que la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande, la Norvège).

    A partir du 21 juillet prochain, tout établissement en France accueillant du public devra, au-delà de 50 participants, s’assurer que les personnes présentes possèdent un pass sanitaire valide. Puis, début août, le sésame fera également son entrée dans les cinémas, théâtres, restaurants, bars mais aussi centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux… et même dans les trains, les avions et les cars pour les déplacements de longues distances. Mais alors comment faire valoir ses droits ?

    L’application TousAntiCovid Verif permettra aux professionnels de scanner le document fourni et de s’assurer de sa validité. Ce logiciel est capable, lui, de lire les QR codes émis par d’autres pays européens (quelques pays ne semblent toujours pas être reconnus comme le Luxembourg).

    Toute preuve sanitaire devra, ainsi, être vérifiée. Le nom et prénom indiqués sur le pass devront correspondre à ceux de la pièce d’identité présentée par le client. Sachant que la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a indiqué, ce mardi matin, que ce serait bien aux professionnels de vérifier le pass sanitaire de leurs clients. Par contre, à ce jour, l’application grand public ne vous permet pas d’activer le pass Sanitaire ce qui peut compliquer les contrôles réalisés par les établissements de taille modeste qui risquent de se baser uniquement sur la présentation du QR code français.

    Mais Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a annoncé à l’issue du conseil des Ministres de mardi 13 juillet, que des dispositions seraient mises en place rapidement afin de faciliter la prise en compte de la vaccination des expatriés en Europe… Et ce fut le cas, depuis ce lundi 19 juillet, tous les QR codes européens sont lus par toutes les applications TousAntiCovid… avec 20 jours de retard.(mise à jour du 19 juillet).

    Méthode N°1 : Passer par un médecin.. très compréhensif

    Une première méthode a été communiquée ce 15 juillet dans l’après midi (CET). Malheureusement, elle est loin d’être automatique et nécessite de disposer d’un médecin sur place et d’un numéro de sécurité sociale. On vous détaille cette nouvelle méthode :

    Selon Anne Genetet, députée des Français d’Europe orientale et d’Asie, si vous avez déjà été vacciné avec un vaccin homologué par l’Union européenne, tout médecin ou centre de vaccination en France peut dès à présent aller dans le système d’information « vaccin covid » et, sur présentation de vos documents de vaccination, saisir vos données et cocher la case « vacciné à l’étranger » .

    Cela nécessite au préalable de vous créer un numéro de sécurité sociale provisoire (sans aucun droit attaché, ce qui n’a aucune importance). Si vous avez conservé en mémoire votre numéro de sécurité sociale, même s’il n’est plus actif, il pourra être utilisé facilitant ainsi les démarches.

    Une fois la case « vacciné à l’étranger » cochée, il vous sera remis le fameux QR code. Il s’agit d’une procédure toute récente ; n’hésitez donc pas à en faire mention, lorsque vous vous présentez chez un médecin ou un centre de vaccination en vue d’obtenir votre pass sanitaire européen.

    C’est donc ainsi possible de faire reconnaitre dès à présent votre vaccination mais cela nécessite de nombreuses démarches… Pas très sympa en vacances !

    Tests PCR gratuits ou payants ?

    Les expatriés et touristes non vaccinés (hors pays en liste rouge comme, par exemple, la Tunisie, actuellement) peuvent, eux-aussi, rejoindre la France. Pour cela ils doivent présenter un test PCR ou antigénique de moins de 48h (et non plus 72h). Attention en provenance du Portugal et de l’Espagne, le test doit désormais avoir moins de 24h (annonce du 15 juillet). Sachez à titre informatif qu’il n’est pas obligatoire que le test PCR soit marqué d’un QR code. Dans de nombreux pays, même européens, les résultats de test n’en disposent pas. Les agents de la PAF (Police des Airs et frontières française) nous ont confirmé qu’ils avaient reçu la consigne de se baser uniquement sur le document papier.

    La validité étant limitée à 48h, votre test ne pourra pas servir comme pass sanitaire tout au long de votre séjour en France. Il faudra donc renouveler le test PCR ou antigénique autant de fois que nécéssaire pour profiter des activités conditionnée à la détention du pass sanitaire.

    La bonne nouvelle c’est qu’ils seront gratuits pour tous les nationaux même les non-résidents dès la semaine prochaine. C’est une avancée, annoncée le 12 juillet, qu’ont réussi à obtenir les parlementaires, que ce soit au Sénat ou à l’Assemblée nationale. Sensibilisés par les élus consulaires, ils ont poussé le Secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne à obtenir un arbitrage en faveur des Français établis hors de France et ce même alors que le Ministre de la Santé Olivier Veran y était opposé ou que Mme Laurence Haguenauer (directrice de l’administration consulaire) réfutait l’information auprès des Conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger qui lui posaient la question lors d’une réunion sur le vote électronique à Paris ce mardi 13 juillet.

    Il manque cependant encore le décret. Ce dernier doit être publié ce 16 juillet 2021. Mais notons que l’administration en charge de la Santé publique en France a déjà anticipé celui-ci. Jerôme Salomon, le directeur de l’Agence de Santé nationale, a envoyé un courrier aux directeurs des antennes régionales pour que les dispositions soient prises.

    La reconnaissance de tous les vaccinés

    Cependant de nombreux expatriés pourraient se passer des tests PCR ou antigéniques si leur vaccination était reconnue. C’est un combat qu’on décidait de mener les candidats aux élections sénatoriales qui se dérouleront à la rentrée. Ainsi chacun y va de son petit mot pour dénoncer cette discrimination entre Français.

    « Cette nouvelle mesure unilatérale, prise sans aucune concertation avec les élus, est vécue comme une nouvelle injustice par nos compatriotes établis hors de France qui, selon leur localisation dans le monde, ont pu recevoir des vaccins non validés par l’Union européenne ou, lorsqu’ils ont reçu des vaccins validés, n’ont pas la possibilité de faire reconnaître leur certificat de vaccination étranger afin qu’il soit intégré au pass sanitaire européen.« 

    Yan Chantrel, élu consulaire à Montreal (Français du Monde) et candidat aux élections sénatoriales dans un courrier au Président de la République envoyé ce 14 juillet 2021
    lettre envoyée à M. Jean-Baptiste Lemoyne par la sénatrice (LR) Jacky Deromedi, candidate à sa succession aux élection sénatoriales de 2021

    C’est en effet un enjeu important pour les prochaines semaines, de Tunis à Hong-Kong, les expatriés hors d’Europe, se sentent délaissés et exclus de la Nation qui ne lui ouvre plus ses portes. La balle est dans le camps européen qui doit accélérer la reconnaissance mutuelle des vaccinations entre différents blocs régionaux comme l’Afrique, les Amériques ou l’Asie. Mais les services français dédiés au Numérique doivent aussi finir d’adapter leurs outils numériques afin de faciliter la vie de tous les européens, si nombreux dans notre pays en cette période estivale.

  • Feu le 14 juillet

    Feu le 14 juillet

    L’an passé, pas de défilé. Cette année, un petit tour. Dans la plupart des ambassades, rien. Le Covid dit-on. A Wembley, pour la finale de la Coupe d’Europe, 67.000 personnes. A Rome, l’excitation des supporteurs dans les rues. Peut-être sont-ce là des mauvais exemples, des imbéciles, des inconscients. Peut-être aussi que ces annulations répétés des 14 juillet sont elles le signe d’autre chose. 

    D’abord, le 14 juillet, c’est une fête. Cette fois, la légèreté n’était pas au rendez vous, quand il y avait un rendez vous. Ensuite, c’est un moment de fraternité, d’unité, qui rappelle la Fête de la fédération du 14 juillet 1790 sur le Champ de mars, qui associait le Roi, l’Assemblée, les Gardes nationaux, le Clergé, dans un grand et rare moment d’unité. Cette fois, la guerre civile entre pro-vaccins et anti-vaccins s’anime à coups de doctes tribunes. Enfin le 14 juillet est une fête nationale honorée largement dans le monde, parce que c’est la fête de la liberté. Et là, patatras : Passeport médical, fermeture des frontières, tests obligatoires, amendes, obligations vaccinales, c’est peu dire qu’entre la santé et la liberté, la liberté a été vite sacrifiée. La Douane défilant sur les Champs-Elysées, on est loin de la prise de la Bastille.

    Ode aux armées ou nostalgie

    Ce qui a marqué, dans cette cérémonie, c’était l’ode aux armées. Bien sûr, les armées sont populaires, surtout un 14 juillet. Mais avec le départ à la retraite des Chefs d’état-major des trois armes, on avait presque l’impression d’une séance nostalgie. Barkhane, c’est fini. 51 morts, après les 90 soldats tués en Afghanistan, où reviennent les Talibans, voilà un défilé dont l’arrière plan montre aussi l’échec des interventions militaires. Soit, les soldats de Takuba, la force d’intervention européenne au Sahel, composée de Français, Estoniens, Tchèques, Italiens, Suédois entre autres, ont défilé sur les Champs Elysées.  Ce sont eux qui devraient suppléer la Force Barkhane. L’on sait déjà qu’ils n’y arriveront pas, que les Européens rechigne à constituer cette Europe de la défense qui serait la seule garantie de leur indépendance et de leur existence, tandis que les pays africains se délitent lentement, moins sous les coups du djihadisme que sous ceux des trafics de drogues, d’armes, d’hommes et de femmes. A coté, le Liban meurt. Nul ne songe à y intervenir.

    « L’Europe de la défense n’a jamais autant avancé depuis les années 50” se félicite Emmanuel Macron. Et jamais elle n’a affiché tant de retard sur la marche du monde.  

    Il y a quatre ans, Emmanuel Macron accueillait triomphant un Donald Trump épaté par le défilé à la francaise. On dirait que c’était il y a un siècle. Ce n’est pas à cause du Covid. C’est qu’on a oublié que le défilé n’est qu’un point de la fête. Que l’armée n’est que le reflet d’une société, d’une économie, d’envies. 

    Une libération mondiale

    Les Ambassades, sauf rare exception, pour la deuxième année, ne fêtent plus le 14 juillet, triste message au monde.  

    Et dire que la France préside depuis le 1er juillet le Conseil de Sécurité des Nations-Unies ! Voilà une occasion rêvée – et ratée – de faire du 14 juillet une fête de libération mondiale. 

    Partout, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, aux Etats-Unis, pour l’Europe évidemment, la France représente la liberté, l’audace, parfois l’arrogance. Du défilé militaire au bal populaire en passant par les discours, l’esprit du 14 juillet montre que tout est possible, que l’avenir est ouvert. La joie de vivre malgré le covid, les crises, les conflits, les assassinats, la maladie, la mort, voilà ce que devrait dire un 14 juillet universel. Mais pas de fête sans liberté. Après tout, c’est juste.

    Mais il faut renverser les facteurs : pour vaincre la maladie, parier sur la vie.

    Regardez le résumé du défilé de FRANCE 24

  • Au Royaume-Uni : Suppression de la quarantaine pour les résidents totalement vaccinés

    Au Royaume-Uni : Suppression de la quarantaine pour les résidents totalement vaccinés

    Pour se prémunir de l’arrivée de nouveaux variants, le Royaume-Uni avait adopté en mai un régime de quarantaine classant les pays en fonction de leur risque (vert, ambre, rouge) entrainant des mesures de dépistage et de quarantaine pour tous nationaux, expatriés ou touristes. 

    Le Freedom Day, le jour où toutes les restrictions sanitaires devaient être enfin levées après trois mois d’un long déconfinement, aurait dû avoir lieu le 21 juin. Malheureusement, l’Angleterre a dû repousser d’un mois la fin de son déconfinement à cause de la progression du variant Delta.

    C’est pourquoi le 8 juillet 2021, le ministre britannique des Transports, Grant Shapps a annoncé que les résidents britanniques totalement vaccinés seront bientôt dispensés de quarantaine à leur retour en Angleterre en provenance de nombreux pays placés sur liste “orange.” Parmi ces pays figure la France.

    Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la levée des dernières restrictions liées au coronavirus au Royaume-Uni prévu le 19 juillet, et baptisé “jour de la liberté”. Elle était réclamée de longue date par les professionnels du tourisme, sévèrement touchés par la pandémie.

    Nous avons voulu savoir ce que pensaient les expats au Royaume-Uni de ces nouvelles annonces.

    Frustration

    Pour Thomas, qui travaille chez le marchand de vin Nicolas à Holland Park Avenue à l’ouest de Londres :

    “Je suis content que les personnes totalement vaccinées puissent voyager normalement. Le seul bémol que j’aurai à dire, c’est que les plus jeunes n’ont pas eu encore accès au double jab (vaccination totale). Ce qui est mon cas. J’ai eu ma première dose et j’attends mi-août avant d’avoir la deuxième. Ce qui ne me permet pas de voyager d’ici là. De ce fait, c’est le seul point faible. Mais je suis très content que nous puissions enfin voyager. Je travaille chez un marchand de vin et je ne peux pas faire de quarantaine. Je ne travaille pas chez moi avec un ordinateur. Il faut à tout prix qu’on enlève la quarantaine si je veux voyager hors de l’Angleterre.”

    Thomas, salarié au Nicols d’Holland Park

    “Une aberration du système.”

    Caroline, qui vit au Royaume-Uni depuis trois ans, nous explique que récemment elle a eu un enfant et lorsqu’elle a été enceinte de 38 semaines sa GP Surgery (cabinet médical) l’a appelé pour lui offrir le vaccin. Elle nous explique :’

    “’Je pouvais accoucher à tout moment et je ne voulais pas avoir des effets secondaires du vaccin et se retrouver dans de telles conditions. Donc je leur ai demandé si c’était possible de retarder ce vaccin et de le faire après l’accouchement. Et, la personne m’a dit : bien sûr il n’y a pas de problème. Je leur ai posé des questions s’il fallait que j’attende ma tranche d’âge ou si je pouvais le faire à tout moment. Ils m’ont répondu que c’était bon et qu’ils avaient beaucoup de doses. Et que c’était possible de le faire après l’accouchement si je le souhaitais.”

    Caroline, jeune maman française au Royaume-uni

    Mais Caroline ajoute qu’après avoir accouché on lui a refusé le vaccin, car les règles avaient changé.

    “Le NHS avait de nombreuses doses, mais de nouvelles instructions imposées de nouvelles tranches d’âge. Ils ne pouvaient plus me vacciner maintenant. Il fallait que j’attende. Je n’étais pas contente, car on me l’avait promis. Au mois de juin, je suis rentrée en France pour présenter mon bébé à ma famille et là-bas je pouvais me faire vacciner. Je me suis dit : je vais faire la première dose là-bas. Et, cet été, quand j’y retournerai, je ferai la deuxième. En Angleterre il aurait fallu attendre 8 à 12 semaines. Donc le mois de septembre pour être vaccinée. Je fais les deux en France sauf que maintenant j’ai des problèmes, car le vaccin n’est pas reconnu.  Ainsi je dois faire une quarantaine de dix jours à moins de faire un test to release au bout du cinquième jour. Mon mari est anglais et il a fait ses deux doses ici en Angleterre et il n’a pas à faire de quarantaine. Je suis très frustrée, car ça fait un an et demi que c’est très compliqué de voir nos familles. J’étais enceinte et je n’ai eu aucun soutien et tout le monde était en France. Ensuite, mon bébé est né et j’ai dû attendre pratiquement trois mois pour le présenter à ma famille. Je m’attendais à ce qu’on dise que la quarantaine soit finie lorsqu’on serait vacciné.”

    Caroline, jeune maman française au Royaume-uni

    “Voyager reste cher”

    Pour une autre Caroline, qui est rentrée trois semaines en France, dont deux en télétravail, elle a réussi à faire sa deuxième vaccination avant de partir en France.

    “Je rentre le 26 juillet, ce qui est parfaitement en ligne avec les nouvelles règles d’isolation. Je suis ravie de pouvoir éviter le confinement. Malheureusement, financièrement, maintenant que la France fait payer les tests PCR pour les voyageurs, les déplacements restent onéreux, mais c’est moins contraignant.”

    Caroline qui a télétravailé en France

    “Les tests au 2e jour et 8e jour sont contraignants”

    Audrey nous explique qu’elle a avancé la date de son 2e vaccin pour pouvoir rentrer au plus vite en France…Ce qui ne l’a pas empêché de devoir se soumettre au test PCR pour y aller, la vaccination en Grande Bretagne n’étant pas encore reconnue. Pour le retour en Angleterre, même si personnellement la quarantaine n’est pas tant son premier souci de part sa fonction professionnelle, elle s’est trouvée contrainte par les tests. Ainsi, les 2 tests PCR du 2e et 8e jours imposés au retour au Royaume-Uni ont été chers et complexes à réaliser, nous ajoute-t-elle.

    Après avoir annoncé l’exemption de quarantaine pour les Britanniques qui ont été vaccinés totalement, le gouvernement se penche sur la possibilité de l’appliquer aux touristes étrangers ou aux Français qui ont choisi de se faire vacciner en France. Ça sera une bonne nouvelle pour les expats au Royaume-Uni!

  • Elections consulaires : Nicolas Hulot porte plainte contre des candidats

    Elections consulaires : Nicolas Hulot porte plainte contre des candidats

    L’info a été dévoilée par nos confrères du Parisien ce lundi 12 juin, Nicolas Hulot et sa Fondation vont déposer plainte contre cinq anciens candidats aux élections des conseillers des Français de l’étranger, auxquels ils reprochent d’avoir utilisé frauduleusement leurs images lors des élections de mai 2021.

    «Une assignation sera déposée cette semaine au tribunal judiciaire de Paris. Il apparaît que, dans au moins cinq circonscriptions concernées par ces élections, des listes candidates ont frauduleusement utilisé des éléments d’identification de la Fondation pour la Nature et l’Homme, à savoir les noms, images et logos, et dans trois d’entre elles les images, noms et signature de Monsieur Nicolas Hulot»

    l’avocate de la fondation, Delphine Meillet

    Québec, Montréal, Vancouver au Canada et Rome et Milan en Italie

    Dans 5 circonscriptions, des listes se sont revendiquées de la fondation de l’ancien Ministre et présentateur d’émissions de télévision, sous la terminologie fourre-tout « Liste verte ».  « Avec mon cordial souvenir à partager avec la communauté française du Canada », peut-on lire sur un tract. Deux des prétendants ayant eu recours à cette grosse ficelle ont été élus, à Quebec, Evelyne Diot et à Rome, Patrizia Pierfederici.

    Les candidats n’ont pas manqué de culot. Photos de Nicolas Hulot, parfois reproduction de sa signature, tout était fait pour entretenir la confusion.

     « On est tombés de notre chaise. On a par exemple découvert que notre logo a été utilisé à Québec, à Montréal, à Vancouver au Canada, et Rome et Milan en Italie. »  

     La directrice générale de la Fondation de l’ancien présentateur télé à France Info.

    Et les deux nouvelles conseillères consulaires n’ont pas trop de souci à se faire…

    Pas d’autorité compétente

    Car une des particularités des élections consulaires, c’est l’absence de bureau de contrôle du résultat des élections. En effet, l’administration en charge de la validation des comptes de campagne ou de la sincérité des élections n’a pas reçu mandat pour vérifier les élections hors du territoire français.

    Il existe pourtant des règles mais personne pour contrôler leur application. Seule solution, pour un candidat lésé, c’est de faire un recours devant le Conseil d’Etat. Ce qui peut s’avérer cher et compliqué à mettre en place. Pour une partie tierce, comme Nicolas Hulot, il ne reste plus qu’une option, le tribunal de Grande Instance de Paris.

    Mais que risque les candidats et les élus sous ces fameuses listes vertes ? Une annulation de leur élection pour ceux qui ont remporté le siège et pour tous la perte de leur droit à se présenter à une élection pour une durée de 5 à 10 ans. Cependant la procédure sera longue, surement ponctuée de recours et appels.. En attendant, les élues participeront de plein droit aux élections sénatoriales de la rentrée 2021 pour renouveler la moitié du collège des 12 sénateurs des Français établis hors de France.

  • Allocution de Macron, les mesures qui impactent les expatriés

    Allocution de Macron, les mesures qui impactent les expatriés

    Le Président de la République, Emmanuel Macron, a commencé son allocution ce 12 juillet en rappelant la montée en puissance du variant Delta. Celui inquiète l’exécutif français. Il a, donc, annoncé une batterie de mesures qui viennent renforcer les dispositifs déjà en place. On fait le point sur celles qui impacteront dans les prochaines semaines les Français établis hors de France.

    « Où en sommes nous de notre combat? Grâce à l’engagement exceptionnel des soignants nous avons réussi à maîtriser l’épidémie et à revivre à nouveau »

    Emmanuel Macron – Président de la République

    Pass Sanitaire ou et pour qui ?

    Emmanuel Macron a annoncé dans son allocution solennelle l’extension du pass sanitaire à plus d’ établissements recevant du public, dont des lieux culturels (théâtres, cinéma) mais aussi restaurants et cafés.

    La première extension du pass sanitaire sera mise en place dès le 21 juillet, pour tous les événements ou lieux de plus de 50 personnes. Début août, le pass sanitaire sera étendu aux restaurants, bars, trains et avions. 

    Pour les expatriés cela a un impact lourd. Actuellement, les vaccins non réalisés en France ne sont pas lus par l’application français TousAntiCovid. Pour ceux vaccinés en Europe, il faut donc avoir avec vous la version papier du certificat numérique. Pour les autres, non vaccinés ou vaccinés hors d’Europe, il faudra donc réaliser un test PCR toutes les 72h.. La bonne nouvelle, c’est que Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé quelques minutes après la fin de l’allocution, la gratuité des test PCR pour les nationaux, même non résidents.

    Renforcement des contrôles aux frontières.

    Que ce soit en train ou en avion ou en voiture, les contrôles seront systématiques aux frontières. Il sera donc impératif de réaliser un test PCR ou de se munir de la version papier de son Certificat numérique européen.

    Aide aux pays en difficulté 

    La participation de la France au programme Covax sera augmentée au fil des prochaines semaines. Ce programme consiste à soutenir l’effort des pays en souffrance avec la livraison de  vaccins par les pays occidentaux. Dans les faits, les livraisons s’accompagnent souvent de la mise en place d’actions locales et ponctuelles de la France à destination de ses expatriés comme en Inde ou à Madagascar.

    Revenu d’engagement, quid des jeunes expatriés ?

     Un « revenu d’engagement pour les jeunes » va être insauré, c’est la grande annonce économique qui peut éventuellement être une bonne nouvelle pour les expatriés. Cette disposition s’adresse en particulier pour les jeunes sans emploi ou sans formation, si elle ne sera pas de mise pour les jeunes résidant hors de France, il leur suffira de regagner le territoire nationale pour en bénéficier.

    Nous ne manquerons de revenir en détail sur ces dispositions dans les prochains jours.

  • Ayez peur !

    Ayez peur !

    « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent » disait Caligula, exprimant la quintessence du tyran. Le tyran, aujourd’hui, n’est plus aussi simplet, c’est un virus. Avec ses variants son ombre plane sur nos vies décloitrées. Il n’est pas seul, mille virus menacent.

    Ayez peur ! La vie ne sera jamais plus comme avant, jamais plus aussi vive et vivante. Repentez-vous, insouciants ! la police sanitaire traque les fêtards, balance des bombes lacrymogènes sur des danseurs subversifs, la police morale vire un ministre anglais accusé d’avoir, en son bureau, embrassé sa maitresse sur la bouche, sans masque. L’adultère ne choque plus, le péché sanitaire l’a remplacé.

    Un pied dans la tombe, l’autre dans le vide

    Seule la tyrannie du bien et du sain, pourrait sauver un monde qui a déjà un pied dans la tombe et l’autre dans le vide. Est-ce seulement possible ? Ne faut-il pas s’amputer le sein comme le fit une célèbre actrice, par anticipation d’un cancer éventuel? Après tout, le virus ne serait-il pas un soulagement dans un monde trop peuplé, trop cruel ? Avant, on disait : « il faudrait une bonne guerre. » Voilà celle du virus. Mais le virus tue peu. 4 millions sur 7.8 milliards, ce n’est pas l’apocalypse. 

    Une vraie guerre, ce serait autre chose : Fini de rigoler, les mandarins qui jouent les vedettes à la télé. Les képis remplaceront les blouses blanches. Va falloir apprendre à parler chinois. Ils vont dominer le monde, c’est sûr. Ils ont des espions jusque dans nos oreilles et copient nos empreintes digitales. Avec un peu de chances, en prenant un peu d’avance, on pourrait éviter çà avec quelques bombes, du lourd, du regrettable, mais du classique.

    Guerre contre le terrorisme, contre le virus, contre la marque jaune, et aussi contre les nuages

    Justement, il y en a plein des bombes. Jamais les dépenses militaires n’ont été aussi importantes. Bombarder l’Iran tous les matins ne fait que retarder le désordre. Un jour, c’est sûr, s’ils n’envoient pas un missile, un terroriste en fera un paquet cadeau nucléaire. Le 11 septembre, c’était juste un pétard mouillé. La preuve : les Américains rendent l’Afghanistan aux Talibans en s’excusant de les avoir dérangés.

    Guerre contre le terrorisme, contre le virus, contre la marque jaune, et aussi contre les nuages. La guerre bactériologique n’est rien face à la menace climatique. Si le ciel ne nous tombe pas sur la tête, on va mourir étouffé. Seuls les riches auront de l’eau. Les autres se tueront au coca ou seront submergés par la montée des eaux, ils s’accrocheront au plastique qui inonde les océans. 

    A quoi bon survivre? Pour manger quoi ? Des insecticides ? Du poisson carré, de la vache enragée, du boudin au soja? Avec tous les cancers qui se trimballent, le virus est peut être une bénédiction. De toute façon tout le monde a bien compris qu’on n’aura plus de quoi se payer autre chose que des impôts. 

    Les immigrés ne doivent pas savoir dans quelle catastrophe on vit

    Grace aux allocations, et à la dette. Car l’Etat a bien compris que s’il ne donnait pas l’argent nécessaire à cette triste survie, personne n’aurait de quoi payer les taxes sur le tabac, l’alcool, l’électricité, les billets d’avion, etc… D’autant  qu’il n’y aura plus d’emploi, avec tous ces robots qui prennent le travail des immigrés. Ce qui, d’ailleurs, ne les empêche pas de venir. Même les naufrages ne les dissuadent pas. Si on leur disait, ils nous enverraient peut-être des anxiolytiques.

    Heureusement qu’ils viennent, on ne fait plus d’enfant. A quoi bon ? Leur offrir un tel avenir ? Une dette abyssale, des retraites en chiffon ? 

    La dénatalité, la décroissance, la déconstruction, les déficits, voilà les seuls chemins lucides. A ces angoissantes question, -autant de défis passionnants à surmonter et moins terribles que ceux auxquels ont pu faire face les générations précédentes- les gouvernements ont toujours les mêmes réponses : plus d’impôts, plus d’interdits. Il pleut ? Un impôt pluie. Il fait sec : un rationnement. Accroissement perpétuel de la sphère du pouvoir. Les impôts et la mort[1] sont liés, seules certitudes.

    Justifier papiers, contrôles, taxes, lobotomies politiques et morales

    A se demander si ces catastrophes ne seraient pas là pour justifier papiers, contrôles, taxes, lobotomies politiques et morales. Ces derniers temps on a multiplié passeports, attestations, arrestations, obligations, amendes, tests obligatoires, justificatifs, avec leur cousinage d’absurdités et de passe droits. Tous s’accompagnent d’impôt : mondial, local, caché, sournois, induit, reporté mais plus que jamais nécessaire, à moins que vous ne vouliez reprendre un coup de virus, de guerre commerciale, de krach mondial, d’obus, d’ouragans, de tsunamis et d’accidents nucléaires. Ayez peur, et remerciez ceux qui vous protègent.

    La peur gouverne, utilisée par tout gouvernement pour justifier l’accroissement de sa sphère d’influence, et son impuissance.

    Pour un Caligula, la peur est la garantie de son pouvoir. Nous sommes, sinon sous le règne d’un tyran, en tout cas sous le règne de la peur. Elle n’est pas innocente, elle est mortifère.

    Le règne de la peur est facile à abattre 

    Heureusement, elle reste facile à abattre. Déjà, il est facile de redevenir raisonnable : en quelques années, plus d’un milliard et demi d’hommes sont sortis de la misère, les inégalités entre le nord et le sud ont été diminués d’un tiers, la médecine a progressé de façon inimaginable, (contre ce virus pas moins d’une dizaine de vaccins, ont été trouvé en une année) ; la révolution – la libération –  des femmes progresse, l’éducation aussi, plus encore dans les pays pauvres que dans les pays développés. Si la famine et la misère repartent aujourd’hui, ce n’est pas du à une fatalité, mais à des décisions politiques, dues à la peur.

    Il suffit de choisir une date au hasard dans les mille ans qui précédent pour observer que si les défis à venir sont immenses, les chances de les surmonter sont plus grandes encore. Les capacités d’invention, de surprise, d’adaptation, de coopération  de 7.5 milliards de cerveaux est plus prodigieuse que celles de tous les calculateurs du monde en réseau. 

    Au delà des raisons d’optimisme, qui ne sont que des raisons, – encore que la démocratie repose sur l’idée que le choix des citoyens est dictée par la raison plus que les sentiments ou les intérêts particuliers- il est aisé de vaincre, d’abattre ce régime de terreur : Il suffit de ne pas avoir peur. « La seule chose dont nous devons avoir peur, c’est la peur elle-même[2] ». Résister au matraquage de la trouille est un devoir civique.

    Laurent Dominati

    A. Député de Paris

    A. Ambassadeur de France


    [1] “In this world nothing can be said to be certain, except death and taxes.” Benjamin Franklin, 1789 et: “Things as certain as death and taxes, can be more firmly believ’d.” Daniel DefoeThe Political History of the Devil, 1726.

    [2] Franklin Roosevelt, Discours d’investiture, 1933.

  • Yan Chantrel, rassembler la Gauche pour les sénatoriales

    Yan Chantrel, rassembler la Gauche pour les sénatoriales

    Yan Chantrel vient d’être réélu Conseiller consulaire pour la circonscription de Montréal. Il est aussi membre de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour le Canada.

    Après avoir mené avec succès la fronde contre l’obligation faite aux Français de l’étranger, résidents hors de l’Union européenne, de présenter un motif impérieux pour rejoindre la France, une disposition que le Conseil d’Etat a invalidé à la fin de l’hiver 2021, il a conduit la liste Rassemblement citoyen social, écologiste et solidaire (RC) lors des élections consulaires de 2021. Son mouvement est associé à l’association Français du Monde et il est lui même membre du Parti socialiste.

    Aujourd’hui, il présente une liste aux élections sénatoriales qui auront lieu à la rentrée 2021, avec toujours la même ambition : la défense des droits des Français de l’étranger dans leurs pays de résidence, comme il l’a fait au Canada mais aussi en France.

    Copyright L’Outarde libérée (lien)

    Motifs impérieux : une mesure discriminatoire

    On commence l’interview en évoquant la pandémie, ses conséquences sur les expatriés et en particulier la circulation à partir ou à destination de la France.

    « Il faut avoir le courage de se lever, même si ce n’est pas populaire »

    Yan Chantrel – Conseiller consulaire et candidat aux élections sénatoriales

    Comme l’Union des Français de l’étranger, Yan Chantrel a conduit une action devant le Conseil d’Etat qui a permis de mettre fin à ces mesures discriminatoires qui frappaient les Français hors d’Europe.

    Retour sur les Consulaires

    Yan Chantrel livre son analyse des élections consulaires de mai 2021 qui a démontré la poussée de la gauche et en particuliers du parti écologiste EELV.

    Il tempère ce bilan en rappelant la faible participation qui a marqué, comme au pays, le scrutin, l’occasion de faire le bilan du système mis en place pour le vote via internet.

    Le rôle des élus locaux

    Avant de se présenter aux élection sénatoriales, Yan Chantrel est avant tout un élu local, expérimenté. On fait le point avec lui sur le rôle des conseillers et conseillères des Français de l’étranger. Courroies de transmission entre l’administration, le politique et les expatriés, leur rôle fut central pendant la pandémie. On en profite pour décortiquer avec lui les apports de la réforme dont l’application commence à la mise en place des Présidents des Conseils consulaires.

    « On est des lanceurs d’alerte et des relais »

    Yan Chantrel – Conseiller consulaire et candidat aux élections sénatoriales

    « Faire entendre la voix des Français de l’étranger »

    Enfin, on conclut le podcast en évoquant avec lui sa candidature au Sénat, ses motivations et les ambitions de son mouvement. Il nous présente sa liste qui réunit toutes les tendances de gauche. Leur programme comme leurs objectifs prennent racines dans les actions et initiatives qu’ils ont mené sur le terrain dans le cadre de leurs mandats locaux.

    « On est des ardents défenseurs de l’union de la Gauche »

    Yan Chantrel – Conseiller consulaire et candidat aux élections sénatoriales

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  • « Fermeture de l’Institut français de Valence, un cas qui interroge la stratégie culturelle française à l’international »

    « Fermeture de l’Institut français de Valence, un cas qui interroge la stratégie culturelle française à l’international »


    Un triste symbole. L’Institut français de Valence est en train de fermer ses portes, ultime victime d’une crise épidémique qui a impacté fortement le monde de la culture, un secteur considéré hélas comme non essentiel par les pouvoirs publics. 

    Fermeture ou réorganisation ?

    L’Ambassade préfère parler de réorganisation de son côté mais seuls demeureront quelques modestes pans d’actions dans un établissement vidé de sa substance. L’Institut français de valence rayonnait pourtant depuis 1888 dans la troisième ville d’Espagne. Il connaissait certes depuis plusieurs années de difficultés économiques et avait obtenu un délai pour se redresser. L’ampleur du déficit fait l’objet d’ailleurs d’une bataille de chiffres. Seulement 5000 euros selon les personnels, plus de 30 000 euros de déficit annuel pour les autorités de tutelle.  

    La réalité est cruelle : le ministère des Affaires étrangères n’accordera plus de délai supplémentaire à cet établissement qui avait pourtant réduit son déficit par sept en deux ans d’après le sénateur Ronan Le Gleut qui interroge le Ministre à ce propos dans une question écrite. Ils sont nombreux les élus nationaux ou locaux à s’être mobilisés en vain pour défendre ce lieu dédié à l’apprentissage de la langue française et à la promotion de notre culture nationale. 

    Les élus consulaires, François Ralle Andreoli en tête, ont regretté une fermeture qui laisse 26 employés sur le carreau. L’ex candidat à la législative de 2017 s’est élevé contre le manque de solidarité entre Instituts, les grands centres comme Madrid ou Barcelone devant selon lui aider les plus petits comme Valence ou Bilbao. La conseillère consulaire à Madrid Annick Valdecabres et les employés de l’institut ont interpellé l’opinion publique à travers une pétition adressée au président de la République qui a recueilli plus de 6000 signatures. Le maire de Valence a lui même fait part de ses réserves face à cette décision qui va priver la ville d’un outil précieux dédié à la coopération entre deux nations culturelles fortes.

    Un potentiel ignoré

    Avec 750 élèves par an en moyenne avant la pandémie, 1 000 inscrits à la médiathèque, 1300 candidats annuels aux examens officiels de français des diplômes d’études en langue française (DELF) et des diplômes approfondis de langue française (DALF), l’Institut français de Valence n’était pourtant pas un cancre et possédait une activité soutenue. Mais depuis une vingtaine d’années la logique d’autofinancement imposée aux instituts dans le monde provoque des dégâts et des réorganisations. Quand « il suffisait » il y a une dizaine d’années d’autofinancer les activités d’un institut avec 50% de ressources propres, le plus souvent issues des cours de français et du mécénat, la barre est désormais mise à 60 à 65 pour-cent d’autofinancement exigé.

    Les « réorganisations » ou fermetures voilées sont nombreuses. L’arrêt des cours de français dans le prestigieux Institut français d’Autriche avait provoqué de profonds remous en 2006 et une mobilisation politique forte qui avait permis le maintien d’activités culturelles. Mais aujourd’hui tous les instituts culturels semblent potentiellement dans le viseur dès lors qu’ils n’affichent plus de performances économiques suffisantes. En 2013 la fermeture et la vente de la maison de France à Berlin est annoncée. La France occupe depuis 1950 ce bâtiment et l’émotion sera suffisamment forte et la mobilisation large pour faire ajourner ce projet. Mais en 2014 c’est la fermeture de lIinstitut français de Praia au Cap Vert  qui est annoncée. Depuis les instituts de Séville de Porto ou de Venise ont subi réorganisations et réaménagements pour se voir transformés en simples centres de langues ou en Alliance française aux moyens plus limités.

    La France, grande nation culturelle avec son double réseau d’instituts et d’Alliances rayonnant sur cinq continents s’est lancée dans une entreprise de rationalisation de ses emprises et de ses activités en réduisant parfois très nettement la voilure.

    « Soft Power Français » ?

    Tous les Ambassadeurs ne possèdent pas la sensibilité au « Soft power Français » qui fait des instituts des vitrines culturelles majeures utiles pour toucher un public large et diversifié bien au delà de la diplomatie traditionnelle. 

    La DGM, direction de la mondialisation à Paris, est souvent vue comme une direction atypique où l’on va à reculons. Cette grande direction de coopération assure la tutelle et la gestion des moyens de ce réseau. Les instituts sont parfois mal défendus et la rivalité avec le réseau des alliances est parfois génératrice de tensions et incompréhensions. 

    Derrière le cas de Valence c’est donc la stratégie culturelle française à l’international qui doit être interrogée.

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