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  • 50 Bombes nucléaires otages de la Turquie

    Des soldats du 31st Security forces squadron basé à Aviano, en Italie, ont été envoyés en renfort que la base d’Incirlik en Turquie pour renforcer le 39th Security force squadron de l’USAirForce qui a la garde des 50 bombes nucléaires stockées sur cette base. Pourquoi ces renforts ? Parce que la base est à 80 km de la frontière syrienne et que les relations entre les Américains et les Turcs se raidissent. Le 29 septembre, le sous-chef d’état-major de l’USAF, le général Wilson, s’est rendu sur place. La question de retirer ces bombes nucléaires de Turquie se posent depuis plusieurs années. Particulièrement depuis le coup d’Etat avorté de 2016, lors duquel une interdiction de vol général avait été donnée par les autorités turques. Le Général commandant la base avait été arrêté. Les Allemands, qui avaient également des troupes sur cette base de l’OTAN pour des opérations contre l’Etat Islamique, les ont transférées en Jordanie, compte tenu des difficiles relations avec la Turquie. Celle-ci refusait que la base puisse servir à des raids coordonnés avec les forces kurdes contre l’Etat islamiste. Plusieurs voix se sont faites entendre aux Etats-Unis pour suggérer le transfert des bombes dans un autre pays. Du point de vue technique, cela ne pose aucun problème particulier. Le transport de bombes nucléaires a déjà été fait plusieurs fois entre bases américaines. Du point de vue de la sécurité de l’Europe, les bombes nucléaires américaines ne servent en effet plus à grand-chose. Elles peuvent au contraire être des cibles. Mais le transfert de ces bombes actuellement signifierait la fin du partenariat militaire stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie.

    L’entente toujours plus marquée entre la Russie, la Turquie et l’Iran ronge l’alliance turco-américaine, mais les Américains ne veulent pas rompre avec l’allié turc, comme l’a montré l’attitude frileuse de Trump face à Erdogan. D’un coté, laisser les Turcs flirter à ce point avec les Russes est une preuve de faiblesse, de l’autre, perdre la Turquie serait un échec stratégique majeur. La sagesse conduirait à retirer progressivement les bombes, ce qu’est peut-être venu préparer le 31st Security Squadron.

  • Le 31 janvier 2020, nouvelle date butoir du Brexit

    Les ambassadeurs des 27 pays de l’UE se réunissent lundi matin pour discuter d’un projet de report de trois mois du Brexit. Même la France a donné son accord pour un nouveau report de trois mois.

    La proposition sur la table prévoit un report du Brexit de trois mois, au 31 janvier 2020, mais avec la possibilité également que le Royaume-Uni quitte l’UE au 30 novembre et au 31 décembre en cas de ratification de l’accord de sortie avant ces échéances.

    Cette proposition à la faveur de la France, qui trainait les pieds jusqu’alors pour accorder un nouveau report, et exigeait un projet précis du Royaume-Uni.

    Les députés britanniques doivent voter lundi après-midi sur une motion de Boris Johnson proposant la tenue d’élections anticipées le 12 décembre. Le leader conservateur espère d’ici là faire adopter par le Parlement les textes nécessaires à la mise en oeuvre de l’accord de Brexit qu’il a décroché il y a dix jours à Bruxelles.

    Tous les pays de l’UE ont convenu la semaine dernière de la nécessité d’un troisième report du Brexit pour éviter un « no deal » et s’accordent pour prendre une décision sur ce sujet par le biais d’une procédure écrite, sans qu’il soit nécessaire de convoquer un sommet.

    La plupart des pays sont ouverts à un report de trois mois, que Boris Johnson a été contraint par la loi de réclamer. La France a insisté quant à elle sur la nécessité d’une « justification » pour cela.

    « Il ne faut pas donner du temps basé sur de la politique fiction, mais sur des élections ou un deuxième référendum », a répété dimanche la secrétaire d’Etat française aux Affaires européennes Amélie de Montchalin.

    Le Royaume-Uni a fait un pas supplémentaire dimanche vers un scrutin anticipé, deux partis d’opposition ayant fait une proposition en ce sens, conditionnée à un report du Brexit jusqu’à fin janvier.

    Plus de trois ans après le référendum où les Britanniques ont voté à 52% pour quitter l’Union européenne, les députés britanniques ont, le 22 octobre, approuvé sur le principe l’accord de Brexit trouvé par l’UE et Boris Johnson, mais rejeté le calendrier à marche forcée que ce dernier voulait leur imposer.

    Le Royaume-Uni devait initialement quitter l’UE le 29 mars, une date déjà repoussée à deux reprises (au 12 avril puis au 31 octobre).

     

  • Dans les coulisses du sommet Russie – Afrique avec Hervé Sérol

    Comme nous l’indiquions dans un précédent article, la Russie est « de retour en Afrique » avec notamment un grand sommet organisé à Sotchi. Dans la station balnéaire de la mer noire, Poutine a mis les petits plats dans les grands: 2 salons dont un pour les Chefs d’Etat, un accueil personnalisé, une ambiance professionnelle et bon enfant en même temps…

    Les présidents russe et égyptien, co-organisateurs du sommet

    Si, certes, une partie de ce sommet fut l’occasion pour la Russie de vendre ses compétences techniques en matière d’armement, l’élu AFE Hervé Sérol qui nous a décrit les coulisses, rappelle qu’il ne faut pas réduire les débats à cela. Technologies, chimie, santé furent aussi mises en avant.

    Et pour quel type de partenariat? Pas à la manière du gouvernement et des entrepreneurs chinois qui viennent avec leur main d’oeuvre et des usines clé en main. La Russie préfère une approche plus coopérative avec une partie du personnel venant de la fédération et le reste recruté sur place, le tout avec notamment des partenariats public-privé.

    Et la France?

    3 pays non-africains sont assez largement incontournables dans telle ou telle partie de l’Afrique: les anciens colons français et anglais et la Chine. Etats-Unis, Portugal, Espagne ont aussi de nombreux intérêts sur le continent noir. La Russie, elle, avait largement abandonné les positions historiques de la défunte Union Soviétique.

    Pour autant, la France ne perdra peut-être pas forcément au change à ce retour russe en Afrique. La chambre de commerce franco-russe, selon les informations de M. Sérol, pourrait notamment participer à un certain nombre d’opérations en Afrique. Et l’expertise, la connaissance de la langue, l’implantation ancienne d’un certain nombre d’expatriés français en Afrique pourraient aussi jouer un rôle dans le cadre du retour de la Russie… La rédaction n’est cependant pas naïve, la Russie à travers cette opération de charme, n’a qu’un objectif: effectuer son retour sur le continent.

    La présence russe en Afrique: ancienne mais lointaine

    La Russie, et avant elle l’Union Soviétique, est présente de longue date en Afrique, en particulier depuis la fin du colonialisme. Si la Russie tsariste était un empire continental uniquement, l’URSS elle avait des ambitions mondiales. C’est lors de la conférence de Bandung en 1955 que cela s’affirma clairement. Accompagner les territoires vers l’indépendence, les guider vers le clan communiste surtout.

    L’URSS s’implanta ainsi durablement en Angola et au Mozambique, construisit le barrage d’Assouan et aida à la nationalisation du canal de Suez, accompagna Mugabe et tant d’autres leaders politiques.

    La chute de l’Union soviétique signa, temporairement, la fin de ces ambitions. Exsangue économiquement, la Russie de Boris Elstine abandonna largement ses anciens alliés, incapable, tout comme pour Cuba, de pouvoir continuer à leur fournir assistance.

    Vladimir Poutine, que l’on sait traumatisé par cet épisode de l’histoire de son pays, a à coeur de restaurer l’empire. Une question qui nous inquiète: jusque quel point cela se fera-t-il au détriment des intérêts de la France sur le continent?

  • Poutine arme l’Afrique

    « La Russie est de retour en Afrique », clament plusieurs journaux européens et africains, soit pour s’enthousiasmer, soit pour s’inquiéter. Le sommet de Sotchi, les 23 et 24 octobre, présidé par le Maréchal Sissi et le Président Poutine a été une première : 47 Chefs d’Etat africains autour d’un Poutine qui savourait le retour de la Russie comme puissance mondiale. Depuis la chute de l’Empire soviétique, la Russie avait un peu disparu. L’URSS s’était beaucoup investie en Egypte, Algérie, Lybie, Angola, Mozambique, Tanzanie, Ethiopie… pour aider les pays frères et les mouvements nationalistes, alimentant des régimes amis en conseillers et en armes. Sans succès. Mais Poutine veut renouer avec la tradition.

    La Russie n’a jamais été une puissance coloniale, dit il. Toujours du coté des opprimés. C’est aller un peu vite en histoire, non seulement parce que les « régimes amis » n’ont jamais démontré un grand amour de l’humanité mais aussi parce que la Russie elle-même est la grande puissance européenne colonisatrice d’une grande partie de l’Asie sur des peuples divers, jusqu’au Pacifique. « Les problèmes africains doivent être réglés par les Africains », ce n’est pas la charte de l’anticolonialisme,  mais l’assurance que la Russie ne va pas interférer dans les régimes africains. Chacun est maitre chez soi. Halte au néocolonialisme, qui voudrait, par exemple, imposer la démocratie à l’Occidentale un peu partout. Pas le genre de Poutine. Quelqu’un qui soutient Assad jusqu’à se boucher le nez quand il y a trop de gaz ne va pas s’interroger sur le respect des droits de l’homme en Afrique… ou en Russie.

    C’est d’ailleurs faire un bel éloge de l’action des Occidentaux (et surtout de la France) que de leur prêter de telles exigences. Ils s avent être pragmatiques. Ce que propose Poutine aux dirigeants africains est intéressant : on ne s’occupera pas de vos affaires, on s’intéresse à votre sécurité, on vend de belles armes.

    Le sommet lui-même, présenté au départ comme une opportunité formidable de « développement », a vite tourné au salon d’armement.  Quelques hélicoptères ici, des missiles sol-air par là, c’est normal, en Afrique, la Russie exporte surtout des armes. Elle propose aussi formation et coopération avec les pays pour combattre le « terrorisme ».

    Les échanges entre la Russie et l’Afrique s’élèvent aujourd’hui à 20 milliards de dollars dont 12 milliards pour la seule Afrique du nord (deux tiers des exportations russes en Afrique sont réalisées avec l’Algérie et l’Égypte, essentiellement des contrats d’armement), mais, loin des plus de 200 milliards de dollars chinois et des 275 avec l’Union européenne, dont plus de 50 milliards pour la France.

    Les accords de coopération signés témoignent-ils d’une vision stratégique ? Pas encore.L’intérêt de la Russie pour l’Afrique montre aux Occidentaux, surtout avec un discours sécuritaire, sa volonté de troubler le jeu partout où c’est possible.

    Pourquoi les Chefs d’Etat africains se sont précipités à Sotchi ? Parce que Poutine offre certaines facilités aux dirigeants africains, y compris financières. Centrafrique, Madagascar, Angola, Soudan, sont des cibles pour une Russie qui sait que le premier souci d’un dirigeant politique est de rester au pouvoir. Pour cela, renforcer son armée sans craindre les menaces d’embargo. Ayant accusé les anciennes puissances coloniales de pratiquer « l’intimidation » et « le chantage » pour conserver leur influence sur le continent, il a au contraire affirmé que la Russie ne demandait « aucune contrepartie » à ses partenaires.

    Les Russes sont plus sensibles qu’ils ne l’avouent aux sanctions occidentales. Ils voient l’Afrique comme un nouveau débouché. Mais les Africains ont moins besoin des Russes que l’inverse. L’économie russe est très en retard. En dehors des armes (et des mercenaires) elle n’a pas grand chose à vendre. « L’Afrique représente 40% des commandes actuelles… en termes de valeur et de livraisons de différents types d’armes  et d’équipement militaires », selon Rosoboronexport, la société publique russe chargée des ventes d’armement. 12 milliards de contrats signés et pays , répartis en vingt pays, se réjouissent les responsables de la société. Le PDG de Russian helicopters additionne les succès : 900 hélicoptères dans le ciel africain.

    Certains pays se disent intéressés par des programmes de coopération militaires avec l’envoi de « conseillers » russes. Des mercenaires sont déjà à l’œuvre. En complément de contrats d’armement, Poutine a promis d’effacer, au cas par cas, des dettes. (Il n’y en pas beaucoup). Un moyen de faire entrer dans le jeu des banques russes. Et de garantir aux dirigeants africains des comptes inatteignables par les Occidentaux.

    La Russie est intéressante parce qu’elle n’a justement pas de vision géopolitique affirmée, sinon celle de faire monter les enchères vis-à-vis des Occidentaux. Ce qui est utile, et aux Africains, et aux Russes. Aux dirigeants en tout cas. Car en dehors des armes, la Russie n’a rien à proposer. Et contre qui sont dirigées ces armes, à part ses propres voisins ? Ou les rebelles que les voisins soutiennent ? L’amitié entre les peuples, vu de Russie, est un long combat.

  • SNCF : les grèves s’enchainent en France

    Une semaine après le droit de retrait exercé par certains employés de la SNCF qui a fortement perturbé le trafic ferroviaire dans toute la France, un mouvement social perturbait la façade Atlantique ce week-end et se durcira lundi, annonce la SNCF.

    Alors que 4 trains sur 5 circulaient ce week-end, seulement 3 trajets sur 10 seront assurés lundi en raison de la poursuite d’une grève de 200 agents spécialisés dans la maintenance en banlieue parisienne, indique la directrice des TGV Atlantique, Gwendoline Cazenave. Les perturbations pourraient se poursuivre « pour une durée à ce jour indéterminée », la SNCF conseille donc aux voyageurs de reporter, dans la mesure du possible, leurs déplacements.

    « Jusqu’à aujourd’hui nous avons réussi à maintenir un plan de transports très significatif, avec 80 à 90% des trains qui circulent mais à partir de demain on passe à un plan de transports de 30% des TGV Atlantique qui circulent », a-t-elle annoncé.

    La compagnie assure que tous les billets annulés seront remboursés. Pour savoir si un train circule, l’entreprise conseille également de se rendre sur son site internet.

  • L’Europe citoyenne au révélateur du Brexit

    Résultat de recherche d'images pour "joelle garriaud maylam"Dans une tribune parue le 27 octobre dans le Journal du Dimanche et aujourd’hui sur notre site, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France, espère que le choc du Brexit poussera les Européens à approfondir le principe de citoyenneté européenne.

    Que le Brexit s’achève par un accord ou sur un no deal, et quel que soit le nombre des ultimes rebondissements qu’il nous faudra encore subir, une question reste trop souvent occultée dans le débat public : c’est celle de la citoyenneté, par ses aspects matériels autant que dans sa dimension civique. Clairement, si ce principe de citoyenneté européenne avait été mieux ancré chez nos concitoyens, le Brexit n’aurait sans doute pas eu lieu ; car, en face de l’écart de 1 million de voix qui actait la victoire du leave sur le remain, on aura réussi à escamoter l’opinion de plus de 1 million de Britanniques établis de longue date dans un autre État de l’UE ainsi que des 3,5 millions de ressortissants de l’UE fixés au Royaume-Uni, deux catégories interdites de participation au référendum de 2016.

    On ne s’empêchera pas de penser que ces citoyens-là, vivant au quotidien l’expatriation, sont les véritables experts des avantages pratiques du « vivre en Europe » et que leurs suffrages auraient probablement inversé le résultat du référendum. On s’autorisera aussi à y voir un intolérable déni de démocratie. Mais voilà : de façon croissante, le spectre du no deal fait prendre conscience de tout l’intérêt de l’UE, protectrice des droits et garante de la liberté de circuler, de séjourner, d’étudier et de travailler en Europe. La banalisation des acquis des traités de Maastricht et de Lisbonne a fait oublier combien la citoyenneté européenne sécurise et facilite le quotidien de tous ceux qui voyagent, travaillent ou vivent dans un autre État membre.

    La menace d’un Brexit sans accord démontre combien les droits économiques, sociaux et politiques des migrants intraeuropéens seront précaires

    Jamais nous n’aurions imaginé que ces acquis puissent, un jour, être aussi brutalement remis en question. La menace d’un Brexit sans accord, que seuls les esprits naïfs peuvent croire définitivement écartée, démontre, par contraste, combien les droits économiques, sociaux et politiques des migrants intraeuropéens seront en fait précaires. Ainsi, le droit de séjour, l’autorisation de travailler, la protection sociale maladie-invalidité, la fiscalité, la scolarité, les pensions de retraite et de réversion, les successions deviendront-elles, pour l’expatrié européen au Royaume-Uni, autant d’obstacles propres à décourager les plus audacieux – ce qui était d’ailleurs l’objectif avoué de nombre de brexiters.

    Finalement, à l’issue d’une marche arrière présentée comme une concession, un permis de séjour de trois ans pourra être sollicité par les expatriés arrivant après le 1er novembre 2019. Quant aux expatriés déjà établis en terre britannique, ils peuvent demander un statut de résident permanent s’ils sont dans le pays depuis au moins cinq ans ; faute de quoi le statut provisoire qui leur serait réservé ne permettrait pas de participer aux élections locales.

    Souhaitons que le Brexit renforce la volonté des citoyens européens et de leurs représentants d’aller vers une intégration européenne mieux approfondie

    Symétriquement, les Britanniques établis dans l’Union européenne – au nombre de plusieurs centaines de milliers en France – s’inquiètent pour leurs droits sociaux et civiques. Près de 800 d’entre eux, conseillers municipaux en France, participent depuis des années à la revitalisation de nos petites communes et vont se retrouver privés d’éligibilité et de droit de vote aux élections locales.

    L’explosion du nombre de demandes de naturalisation de Britanniques souhaitant acquérir la nationalité française ou irlandaise pour conserver un passeport européen illustre, en creux, à quel point le principe de citoyenneté européenne s’est imposé ces jours-ci dans l’urgence, alors que tout au long de trois décennies personne ou presque n’y faisait référence.

    Près de 20 millions de citoyens européens vivent dans un État membre de l’UE autre que celui où ils sont nés. Cette citoyenneté, si elle n’est ni comprise ni habitée par celles et ceux qui en sont les bénéficiaires, court le risque réel de la marginalisation et de l’abandon. Souhaitons que le Brexit – quelle qu’en soit l’issue – fasse l’effet d’un salutaire électrochoc et renforce la volonté des citoyens européens et de leurs représentants d’aller vers une intégration européenne mieux approfondie, seul rempart efficace face aux enjeux de la mondialisation et des temps incertains qui se préparent.

  • Netflix: 3 films à voir, ou ne pas voir

    Netflix: 3 films à voir, ou ne pas voir

    Netflix, qui va prochainement faire face à la concurrence des nouvelles plateformes de Disney et d’Apple, est à l’heure actuelle incontournable.

    Revue de trois films à voir, ou ne pas voir, en partenariat avec nos amis de

    The Laundromat

    Meryl Streep dans the Laundromat

    “The Big Short” était non seulement une histoire incroyable mais aussi un film compliqué raconté de manière extrêmement originale. C’est ce que Soderbergh essaie de renouveler dans son nouveau film, The Laundromat. Le regard d’un grand cinéaste sur l’affaire des Panama Papers ‘. Ou le prétexte d’une comédie noire.

    Quand 21 personnes perdent la vie, une veuve doit suivre l’argent jusqu’à la vérité, voilà ce qui peut résumer l’intrigue.

    Steven Soderbergh (“Traffic”, “Ocean 11”, “Logan Lucky”) s’amuse avec cette comédie noire racontée en plusieurs parties. Le hic, c’est que sa narration ressemble plus à une collection de sketches qu’à un film. Celui-ci manque de la cohérence et certaines scènes, aussi réussies soient-elles, semblent aussi compliquées à comprendre que le sujet qu’il a voulu traiter. Il est vrai que l’on sort de la projection spécialiste des ‘shells companies’, mais un peu frustré. Malgré son potentiel et un début prometteur, Soderbergh se perd dans sa narration et abandonne au passage on ne sait pourquoi quelques personnages attachants.

    « The Laundromat » affiche en revanche un « casting d’enfer » avec Gary Oldman, Meryl Streep, Antonio Banderas, David Schwimmer, Mathias Schoenaerts et Melissa Rauch.

    La fracture

    Un pur thriller, la fracture débute de manière assez banale: Ray, sa femme et leur petite fille font un arrêt sur une aire d’autoroute, la petite a besoin de se dégourdir les jambes. Problème, elle chute et se casse le bras. Direction les urgences. La mère et la fille vont faire les examens nécessaires. Le père s’endort dans le hall d’accueil, mais à son réveil les deux personnes les plus importantes de sa vie ont disparu et surtout personne n’a souvenir de leur passage dans l’hôpital.
    Le film, avec Sam Worthington dans le rôle principal est efficace bien que peu original. Il joue sur les peurs classiques: la disparition de l’enfant, l’attente, la crainte, le complot, les mensonges d’une institution, l’hôpital, normalement au dessus de tous soupçons.
    Un bon moyen, sinon de se détendre, le sujet ne s’y prête guère, en tout cas de passer un bon moment avec un fil conducteur évident mais qui fonctionne: cet homme est il fou ou sa famille a-t-elle réellement disparu?

    Dans les hautes herbes

    Film d’épouvante avec Patrick Wilson, un habitué du genre (Annabelle, La nonne …), adapté de l’oeuvre de Stephen King, dans les hautes herbes se déroule notamment, comme son titre l’indique, dans un champ.

    Un couple y entend un enfant crier et s’aventure dans cette effrayante étendue verte. La suite est difficilement facile à décrire sans dévoiler les ressorts du film. On y parle d’enfants disparus, de parents à leur recherche, mais aussi de phénomènes paranormaux. Il semble impossible de s’échapper de ce champ.

    3ème adaptation d’une oeuvre de Stephen King sur Netflix, dans les hautes herbes est à des années lumières d’un chef d’oeuvre comme « The Shining » ou même de la nouvelle adaptation très réussie de « ça ».

    Pour autant, c’est visuellement efficace, le casting, Patrick Wilson en tête, tient parfaitement la route et l’intrigue est halletante. Un bon « scary movie » alors qu’Halloween approche à grands pas …

  • Halloween à travers le monde, les fêtes pour les Français de l’étranger – les liens, les adresses

    Halloween à Dublin

     

    Halloween approche! Cette fête Celte importée par les Irlandais aux Etats-Unis suite à la grande famine de 1845 est aujourd’hui encore célébrée principalement dans les pays anglo-saxons, toujours le 31 octobre, mais aussi dans certains lieux un peu partout dans le monde. Tour d’horizon pour ceux qui aiment se faire peur.

     

    Halloween en Europe

    Rendons à César ce qui est à César et commençons par les îles britanniques (Irlande et Grande Bretagne). A Dublin, une multitude d’évènements seront organisés et il sera notamment possible de participer à une compétition de costumes lors du Cellbridge Halloween Festival, d’assister à la Halloween Dance Party, ou encore à la rediffusion du film Casper! Ceci étant et tout comme pour la St-Patrick, il est également tout à fait possible de simplement aller de pub en pub, nombre d’entre eux auront des décorations pour l’occasion.

    Le Ministry of Sound à Londres

    A Londres aussi sont organisés de nombreuses fêtes, notons le 26 octobre, avant la date « officielle » donc, le Little Gay Brother’s Apocalypse destiné à la communauté LGBT, la Milkshave Halloween Rave au célébrissime Ministry of Sound le 31 et encore la soirée 90s vs 00s du côté de Regent’s Park.

    Ailleurs en Europe vous pourrez, à Berlin, frissonner lors du Halloween Festival, à Rome les enfants pourront faire le tour officiel « Anges et Démons« , les Madrilènes en apprendront plus sur la terrifiante inquisition tandis qu’à Copenhague les Jardins de Tivoli sont spécialement décorés pour l’occasion!

     

    Halloween en Asie-Pacifique

    Partons en Asie! Singapour, ancienne colonie britannique, célèbre naturellement la fameuse fête. De très nombreuses soirées sont prévues, y compris avant et après le 31, notamment à bord du très chic Royal Albatross Superyacht et dans l’établissement « The Riverhouse ».

    Halloween à Tokyo Disneyland

    A Hong-Kong aura lieu la Lan Kwai Fong Halloween Parade, dans le célèbre quartier festif du même nom. Tokyo célèbrera Halloween notamment à Tokyo Disneyland (tout comme les autres parcs du groupe), mais aussi à l’aquarium Sumida et lors de la Halloween Party Room. En Australie et Nouvelle-Zelande, de très nombreux évènements sont organisés partout à travers les deux pays. Notons à Sydney le festival du pécheur mort, tout un programme, à Melbourne une sympathique promenade inspirée du film l’exorciste, et à Auckland le festival Fright Night at the Dome.

    Halloween en Amérique

    L’Amérique du nord, comme les îles britanniques, compte de très nombreux évènements pour Halloween qu’il serait impossible de comptabiliser. A Montréal, la Zombie Walk le 27 octobre, à Toronto un grand nombre de célébrations dont la maison hantée de Lisgnar Street.

    Halloween dans le quartier LGBT de San Francisco

    Aux Etats-Unis, les fêtes à New-York sont recensées par le site internet francophone newyorkcity.fr, elles sont innombrables, sur les terrasses, dans les clubs, dans la rue, dans les parcs… Salem, la ville des sorcières, organise son propre festival, San Francisco organise des tours, soirées, fêtes pour les enfants, tout comme Los Angeles.

     

    A Mexico, c’est la fête des morts qui est célébrée. Un grand défilé, costumé, aura lieu dans la capitale.

    Rio et l’ensemble de l’Amérique du sud ne seront pas en reste.

    Halloween en Afrique – Moyen Orient

    Finissons ce tour par l’Afrique et le Moyen-Orient. A Marrakech, de nombreux établissements organisent à cette occasion des soirées, fêtes, pour les petits et les grands. Au Cap, il sera possible de célébrer un Halloween vegan.

    A Beyrouth, le Collège Protestant Français organise une journée costumée pour les enfants, et à Tel Aviv les célébrations seront plus que nombreuses!

    Ainsi pas d’excuses! Les fêtes se multiplieront partout dans le monde. A vos costumes, maquillages et citrouilles.

  • Le magazine des Français de Chine, Trait d’Union, s’engage pour l’océan avec la Fondation Tara

    Dès ce mois-ci, Trait-d’Union s’engage à soutenir la Fondation Tara Océan en partageant régulièrement des nouvelles de l’ONG scientifique française, qui œuvre depuis plus de quinze ans sur la connaissance des océans, afin de prédire, anticiper et mieux gérer les risques climatiques. Une page permettant de mieux comprendre le travail effectué, suivi de quelques questions à l’équipe.

    Par Isabelle Chabrat, avec la Fondation Tara Océan

    Lors de la précédente expédition dans le Pacifique, dédiée à l’étude des coraux, la goélette avait fait escale à Hong-Kong en mars 2018 pour une dizaine de jours. Sensibiliser et éduquer les jeunes générations étant au cœur du projet de la fondation, plus de 700 élèves avaient eu l’occasion de monter à bord pour découvrir l’univers passionnant qu’offre ce laboratoire scientifique flottant.
    Depuis le printemps, la Fondation Tara Océan a lancé une nouvelle mission « Microplastiques 2019, aux origines de la pollution plastique », dont le volet scientifique est coordonné par le CNRS.
    D’où viennent les déchets plastiques ? Sous quelles formes arrivent-ils en mer ? Où faut-il concentrer nos efforts pour stopper leurs flux ? Quels impacts ont-ils sur la biodiversité marine et le vivant ?
    Aujourd’hui, on estime que 80 % des déchets plastiques en mer sont d’origine terrestre. Pluie ruisselant sur les routes, caniveaux, lacs, rivières ou fleuves sont autant de vecteurs des déchets produits par chacun d’entre nous qui finissent par se retrouver dans l‘océan. Pour la fondation, il est urgent d’explorer et décrire ces fuites vers la mer pour mieux endiguer cette «hémorragie».
    Habituée à parcourir les mers, c’est donc cette fois en amont que la goélette a prévu de travailler avec les équipes scientifiques, en pratiquant des échantillonnages sur 10 des 15 principaux fleuves d’Europe : la Tamise, l’Elbe, le Rhin, la Seine, la Loire, la Garonne et le Rhône, le Tage, l’Ebre et le Tibre.

    Deux objectifs principaux :

    • Identifier les sources de pollution, comprendre leur fragmentation dans les fleuves et prédire leur dispersion vers l’océan
    • Comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire

     

    « La mission microplastiques 2019  va contribuer à la recherche fondamentale, comme l’ensemble des expéditions menées par la fondation, mais celle-ci comporte un enjeu sociétal fort, dont toutes les générations doivent s’emparer à présent pour changer notre rapport aux ressources, à leur préservation, et à très court terme changer de mode de consommation, de production », explique Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan.
    Depuis les premiers prélèvements à Londres début juin 2019, la goélette a déjà effectué une bonne partie du trajet avec des étapes phares comme Hambourg, Brest, Rome ou Marseille. Elle finira sa boucle par un retour prévu à Lorient, son port d’attache, le 23 novembre. D’ici-là, n’hésitez pas à suivre son parcours en live sur : www. fondationtaraocean.org

    Trait d’Union : Quel souvenir gardez-vous de votre passage à Hong-Kong ?
    Fondation Tara Océan : La rencontre avec Hong-Kong a été mémorable, cette escale nous a permis de partager des enjeux avec le jeune public, avec les médias, et bien sur avec les scientifiques d’Hong-Kong University (HKU) … Un temps fort a été le nettoyage de plage mené par Sous les déchets la plage : les marins de Tara ont pu se joindre à un mouvement citoyen très engagé, très organisé, c’est un signal fort, on se dit que les choses bougent, même si le chemin est encore long pour une véritable transition plastique, on avance !

    Trait d’Union : Avez-vous obtenu des résultats particulièrement significatifs sur les prélèvements de coraux effectués dans la zone ?

    Il est encore un peu tôt pour parler de résultats. Mais il est apparu très nettement que la « rivière des perles » et la pollution qu’elle draine ont un impact fort sur la biodiversité corallienne. HKU y travaille depuis quelques temps déjà. Avec plus de sept millions d’habitants, Hong-Kong est une région très densément urbanisée. A proximité, la « rivière des perles » rejette d’importants volumes d’eaux usées, issues de la plus grande zone urbaine au monde en taille et en population. Dans le delta, les habitats marins subissent la très forte pression des activités humaines (développement rapide du littoral, surexploitation et pollution). Un niveau élevé de nutriments, une eau trouble, des déchets plastiques omniprésents, associés à une exploitation extensive, ont entraîné la dégradation des récifs. Squelettes de coraux largement érodés, abondance de maladies, quasi absence de poissons, la diversité corallienne y est très basse. Mais par rapport aux autres régions, les coraux semblent jusqu’à présent peu touchés par la hausse des températures.
    Aujourd’hui donc, les très peu nombreux coraux de Hong-Kong sont considérés comme particulièrement résistants. Toutefois, bien que faisant figure de résistante du Pacifique la biodiversité marine y est devenue très pauvre.

  • Européens chagrins

    Erdogan et Poutine ont topé sur le dos des Kurdes

    Erdogan et Poutine ont topé sur le dos des Kurdes, comme «press» l’avait annoncé la semaine dernière. On peut se demander pourquoi la presse française ne l’avait pas écrit avant nous. Plus grave:pourquoi personne n’a réussi à dissuader Macron de faire ses offres de trêve, aussitôt repoussées par Erdogan, puisque l’accord était avec Poutine. Si je connaissais l’existence de cet accord, d’autres le savaient mieux que moi! La question reste ouverte: Pourquoi Macron a-t-il tendu la joue à Erdogan comme il l’avait tendue à Rohani aux Nations Unies? Ou le Quai d’Orsay est sur la touche, ou il est enrhumé.

    Trump se retire de Syrie parce c’est loin, c’est cher, il n’y comprend rien

    Trump se retire de Syrie parce qu’il n’y voit pas d’interêt. C’est loin, c’est cher, il n’y comprend rien. Les Etats-Unis produisent leur propre pétrole. Il ne sait pas ce que trahir veut dire. Il a pris l’habitude de copiner avec ses ennemis et de s’essuyer les pieds sur ses alliés. Bonne chance Boris. Les Britanniques vont gouter leur nouvelle dépendance.

    Le Président français propose une armée européenne, l’Allemagne est réticente

    Le Président français a eu le mérite de proposer à l’Allemagne la constitution d’une force d’intervention européenne. Pour l’instant, l’Allemagne reste réticente. Elle y viendra. Après elle les autres Européens. Grâce à Trump, les Européens savent qu’ils sont seuls. Comme Poutine a choisi d’être contre l’Europe, il n’y a d’autre choix que de faire front, ou se coucher. Évidement on peut se coucher, mais c’est plus cher. Et immoral. Il n’est pas mauvais de constater que l’immoralité coûte cher, à terme.

    Se défendre seul, ce n’est pas défendre ses frontières. C’est être capable d’intervenir, économiquement, voire militairement, ici et là dans le monde. La France le fait. L’Allemagne le peut, même si elle craint pour son commerce. Dans le tête à tête avec l’Allemagne, la France perd du poids. Elle doit retrouver une indépendance financière, sinon les Luxembourgeois et les Irlandais vont se moquer de nous.

    La Commission européenne s’inquiète pour les finances

    La Commission européenne fait observer que le gouvernement ne fait aucun effort sur les dépenses publiques. Elle a raison. La réforme des retraites est repoussée, son entrée en vigueur se projette en 2025 pour des nouveaux entrants, qui prendront leur retraite en 2065. Quelle audace! La génération actuelle paie les dettes de celle d’avant, au lieu de financer l’investissement nécessaire à la la transition économique et écologique. Le gouvernement profite des taux d’intérêts négatifs, il s’enfonce dans la dépendance. Quelle est l’indépendance d’un pays qui dépend de ses créanciers?Quel sera le prix, le moment venu, du remboursement de la dette? Des émeutes. N’y est on pas déjà un peu? Plus on attend, plus le remède est insupportable.

    Le modèle européen et l’Amérique du Sud

    L’Argentine le sait. Trop dur. Au Chili, les émeutes ont été provoquées par la hausse du ticket de métro. Les peuples sont patients, à la longue ils se révoltent contre trois jougs: la corruption, les taxes excessives, l’injustice. C’est le cas en Algérie, à Barcelone, au Chili, à Saint Petersbourg, à Hong Kong, à Tegucigalpa. A Paris aussi, on sourit jaune.

    On parle de crise démocratique, c’est l’inverse.Là où il n’y a pas de démocratie, on la réclame. Là où elle existe, on la juge insuffisante. A Tegucigalpa, l’armée refuse de faire un coup d’état contre un gouvernement lié aux narcotrafiquants. Une tradition se perd, tant mieux. Le vote reste la meilleur arme, quand il n’est pas faussé, comme en Russie ou en Algérie. Les Européens doivent tirer leur modèle par le haut. Existe-il un autre modèle enviable?

    Thierry Breton est proposé par la France pour être le prochain Commissaire européen

    Thierry Breton est proposé par la France pour être le prochain Commissaire européen. Quand il était ministre des Finances de Jacques Chirac,la dette française était la moitié de ce qu’elle est aujourd’hui. Il la jugeait excessive. Thierry Breton expliquait que les impôts et les taxes françaises étaient un handicap pour les entreprises et l’emploi. Que les réglementations tuaient l’innovation et le dynamisme. Le futur Commissaire aiderait l’Europe en limitant l’avidité réglementaire bruxelloise, et en incitant le gouvernement français à se défaire de sa dépendance à la dette. Il se veut le champion d’une Europe puissante dans les nouvelles technologies, chiche!

    Emprunter pour payer l’ancien système des retraites, l’école bachoteuse, l’ancienne agriculture, les vieux canards industriels, c’est stagner. Emprunter pour financer les nouveaux savoirs, les nouvelles façons d’apprendre, les nouvelles solidarités, les nouveaux systèmes d’assurance, c’est une chance avec des taux d’intérêt négatifs.

    Erdogan, Poutine et Trump se moquent donc de la France et de la vieille Europe

    Erdogan, Poutine et Trump se moquent donc de la France et de la vieille Europe. Il est temps de leur donner tort. La France et l’Europe n’ont pas à craindre les Russes et les Turcs, ni même les hoquets américains.Elles n’ont à craindre que leurs atermoiements. Elles doivent investir plus à l’international. Construire des universités, comme furent créées, il y a un siècle le réseau des Alliances françaises. Renforcer les réseaux européens à l’étranger, ceux de l’économie, de l’influence, du droit.

    La France et l’Europe sont plus fortes qu’on ne le croit. Mais elles ne le savent pas. Se complaire dans les postures amène à ne jouer que des rôles de comparse, voire de cocus. Elles doivent investir et s’impliquer partout dans le monde. A commencer par l’Afrique, la Méditerranée, l’Amérique ignorée qui s’appelle latine parce qu’elle est européenne.

    Les Européens, avec le cirque du Brexit en prime, donnent le sentiment de subir des évènements dictés par des cyniques, alors qu’ils ont les moyens et la légitimité d’épouser la cause des peuples, leur aspiration démocratique. Il serait temps, pour la vieille Europe, de dire que le nouveau monde est le sien et qu’elle n’en a pas peur.

    Laurent Dominati

    Editeur de lesfrancais.press.

    Ancien Ambassadeur de France

    Ancien Député de Paris.

    PS: Une lectrice, qu’elle en soit remercié, signale: « L’article « L’Espagne divisée contre elle-même” contient une importante erreur: Tejero a d’abord fait 7 mois de prison en 1979 pour un essai de coup d’état. Mais pour celui de 1981 à la Chambre des Députés il a été condamné à 30 ans de prison dont il en a fait 16« . Pour moi il n’y a pas d’erreur. J’avais bien écrit « 7 mois de prison pour le premier coup d’Etat ». Mais c’était imprécis. Tejero n’eut pas le temps de passer à l’acte, son premier projet fut éventé. Pour son deuxième essai, il prit trente ans. Mais les crises politiques appellent d’abord des réponses politiques. La réponse à Tejero, donnée par le Roi et les chefs militaires, fut la démocratie. Sic semper.

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