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  • Le président du Parlement européen plaide pour un système fiscal commun

    Le président du Parlement européen plaide pour un système fiscal commun

    À l’occasion du mini-sommet qui réunit ce 8 juillet les présidents des institutions européennes et la chancelière allemande Angela Merkel, présidente du Conseil de l’UE, Euractiv Italie a interviewé le président du Parlement européen, David Sassoli.

    David Sassoli
    David Sassoli – Président du Parlement Européen

    Euractiv : Face à la pandémie, le Parlement européen a insisté sur une réponse européenne solidaire. Pourquoi est-il plus facile de parvenir à un accord au Parlement qu’au sein du Conseil qui réunit les gouvernements nationaux ?

    David Sassoli : Le Parlement a pour mission de représenter les citoyens, d’être directement impliqué dans les événements qui ont préoccupé l’opinion publique européenne au cours de cette période. Cette sensibilité nous a poussés à rester ouverts et à faire travailler non seulement le Parlement mais aussi l’Union européenne, et à nous battre pour une réponse commune. Nous avons compris dès le départ que personne ne pourrait se sauver ou se protéger seul. Il nous faut une réponse européenne. Aujourd’hui, certains instruments ont déjà été mis à disposition et aucun pays n’est resté les mains vides. Mais nous devons désormais nous pencher sur l’évolution de la situation à moyen et long terme, avec le débat qui a lieu sur le Fonds de relance et le budget de l’UE.

    Euractiv : Que proposerez-vous lors du mini-sommet qui a lieu ce 8 juillet entre les présidents des institutions européennes et la chancelière Angela Merkel ?

    David Sassoli : Au niveau du Parlement, nous saluons la proposition de la Commission. Nous souhaitons cependant qu’elle soit plus ambitieuse, tant pour le budget que pour le Fonds de relance. Nous sommes convaincus que les montants alloués au plan de relance sont justifiés. Mais nous redoutons que la mobilisation de ces ressources ne se traduise par des expectatives moins ambitieuses à l’égard du budget. Il est nécessaire de soutenir les programmes européens qui rencontrent le succès, de parier sur le Green Deal, sur la politique agricole, l’industrie, la recherche et la jeunesse. Nous ne voudrions pas que ces deux plans pénalisent d’une manière ou d’une autre la réponse globale de l’UE qui a démontré son intérêt, car le plan de relance va de pair avec le budget. Cela augmente également la capacité de gestion communautaire de l’union – le contrôle du Parlement et une puissante initiative de la Commission – sans empiéter sur une dimension purement intergouvernementale. Je crois que l’Union peut se renforcer de cette manière à l’heure actuelle.

    Euractiv : Vous attendez-vous à un accord sur le Fonds de relance et le budget septennal de l’Union lors du Conseil européen des 17 et 18 juillet ? Il est probable que, pour obtenir l’unanimité, le compromis se révèle moins ambitieux que la proposition de la Commission : quels sont les points non négociables pour le Parlement ?

    David Sassoli : Le Conseil européen présentera une proposition qui devra ensuite être soumise au Parlement. C’est lui qui aura le dernier mot. Ce n’est pas un processus qui se trouve sa conclusion au sein du Conseil. Je crois que c’est très clair pour tout le monde. Nous disons qu’il ne faut pas descendre en dessous du montant qui a été indiqué (750 milliards d’euros en ce qui concerne le Fonds de relance). Nous devons miser là-dessus, nous avons aussi besoin d’un calendrier et de ressources propres dès l’an prochain. Nous pensons aux taxes sur le plastique, au système d’échange de quotas d’émission, au numérique et à d’autres formes de financement de l’Union qui ne passent pas par les budgets nationaux. C’est également dans l’intérêt des citoyens. Et puis nous avons sans aucun doute besoin d’une direction, et que le Parlement soit placé au centre de la gestion de ce plan de relance. Nous voulons des actes délégués, pas de la comitologie hautement bureaucratique qui pourrait bloquer le processus. Je crois que ce sont des exigences qui s’inscrivent dans la droite ligne de la réponse européenne.

    Euractiv : Concernant les ressources propres, à quel point les perspectives d’une dette publique, d’une fiscalité européenne et du renoncement à l’unanimité sont-elles importantes pour l’avenir de l’Union ?

    David Sassoli : Le renoncement à l’unanimité ne sera pas décidé à ce stade, cela nécessite d’autres procédures. Nous parions sur cette avancée et nous l’avons d’ailleurs inscrite à l’ordre du jour de cette législature. En tant que Parlement, nous avons vu avec beaucoup d’intérêt la présidence allemande présenter ses priorités. Elle a mentionné, entre autres, l’augmentation de la capacité fiscale européenne. Il s’agit à mon sens d’un point essentiel. Nous avons besoin d’une réforme fiscale européenne. Cela nous donnera de nouvelles possibilités, cela mettra en évidence la richesse de notre marché et renforcera l’égalité, ce qui, je crois, revêt une grande importance. Nous parlons bien entendu d’un travail qui ne se limite pas au Conseil européen des 17 et 18 juillet.

    Euractiv : La pandémie a montré que les citoyens demandent et attendent des réponses européennes. Avons-nous besoin d’une conférence sur l’avenir de l’Europe, ou serait-il préférable de se lancer immédiatement dans la réforme les traités, avant les changements de direction politique en Allemagne, en France et en Italie?

    David Sassoli : Nous avons besoin d’une telle conférence parce que nous voulons que les choses se fassent dans le consensus et la participation. Nous ne voulons pas qu’il s’agisse exclusivement de recettes qui viennent d’en haut. Nous avons besoin d’une Europe qui soit à nouveau animée par la participation et qui soit à l’écoute des citoyens. C’est pourquoi la conférence est très importante. Elle permettra aussi certainement de faire surgir les éléments qui permettront de réaliser certaines grandes réformes. Je suis par exemple convaincu que nous devons augmenter la capacité de réponse sanitaire de l’UE. Nous avons besoin d’une Union avec davantage de pouvoirs, permettant d’assurer au niveau européen un bon degré de protection des citoyens, non seulement contre les pandémies, mais aussi contre les crises que le monde nous amène. Je pense que la conférence est un excellent exercice de participation pour une nouvelle Europe, que nous voulons construire du bas vers le haut, et non l’inverse.

    Euractiv : Le Parlement demande l’initiative législative, mais dans le seul domaine où il en dispose, la réforme des traités, il n’en n’a jamais fait usage. N’est-il pas temps de réformer l’Union ?

    David Sassoli : Je le souhaite maintenant. Bien entendu, une réforme des traités se fait par consensus, pas en la faisant déferler d’en haut. Je pense que tous les instruments peuvent alors être utilisés. Nous avons besoin d’un Parlement doté d’un plus grand pouvoir d’initiative que celui qu’il détient à l’heure actuelle. Nous le disons depuis un an maintenant et je crois que, sur ce point aussi, la conférence peut nous donner de bonnes orientations. Ensuite, il y a bien sûr le droit de veto, qui bloque souvent les décisions et n’incite pas les gens à assumer leurs responsabilités. Je pense que si nous voulons esquisser une nouvelle voie après le Covid-19, c’est celle d’une Europe avec une démocratie plus fonctionnelle. C’est une demande qui vient de notre opinion publique. Il est intéressant de constater que même les sondages ont été inversés depuis deux mois. Aujourd’hui, les gens réclament une Union dotée de plus de pouvoirs, contrairement à la profonde désaffection qu’elle suscitait auparavant. Aujourd’hui, les gens ont le sentiment que pour faire face à certains événements qui surviennent et nous touchent, l’Europe peut constituer une véritable assurance vie pour tout le monde.

  • Tesla et le syndrome de la tulipe

    Tesla et le syndrome de la tulipe

    À la fin des années 1990, les entreprises de la Net-économie ont connu des valorisations sans lien avec leurs résultats. Les investisseurs, de peur de rater le coche, prenaient des actions dans toutes les start-ups. Les cours ont connu une hausse déraisonnable qui a amené l’éclatement de la bulle Internet. Le CAC 40 a ainsi atteint son record historique le 4 septembre 2000 à 6 944,77 points. Cet engouement rappelait celui des bulbes de tulipe en 1637.

    La tulipe, le premier crash de l’histoire !

    La première grande crise spéculative des temps modernes est, en effet, liée à la tulipe, dans le nord des Provinces-Unies (les Pays-Bas d’aujourd’hui) qui connaissaient alors, grâce à leurs activités commerciales, à la liberté de culte et d’opinion, une réelle prospérité. La tulipe qui est cultivée dans l’Empire Ottoman est importée aux Pays-Bas par Charles de l’Ecluse. Les Néerlandais s’amourachèrent de cette fleur et en particulier celle qui avait des pétales tigrés. Ces dernières étaient plus difficiles à cultiver car elles devaient être, au préalable, contaminées par un virus. La production traditionnelle de tulipes s’étalait sur près de 10 mois, les plantations se déroulant à l’automne quand la cueillette s’effectuait entre juin et septembre. Les Néerlandais friands de tulipes achetaient à terme, par exemple au mois de juillet pour la recevoir au mois de juin de l’année suivante. Ces contrats à terme donnèrent lieu à la création de nouveaux produits financiers, les options et les dérivés. Ainsi, un Néerlandais achetait un bulbe de tulipe à un prix de 100 au mois de juillet sachant qu’il pourrait le revendre, 200, un an plus tard. Il était également possible d’acheter des parts de bulbe comme aujourd’hui il est possible d’acquérir des parts d’actions. Les producteurs, face à une demande croissante, ont augmenté rapidement les prix. Cette envolée des tarifs était facilitée par l’enrichissement évoqué ci-dessus. L’arrivée de l’or des Indes générait une forte inflation qui rendait difficile l’appréciation de la valeur des biens. En quelques années, le prix du bulbe fut multiplié par plus de 30. En 1635, 40 bulbes valaient 100 000 florins de l’époque soit environ 25 000 euros d’aujourd’hui. La multiplication des options aboutit à des commandes de bulbes sans commune mesure avec la demande réelle d’autant plus que l’envolée des prix limitait le nombre d’acheteurs potentiels. En 1637, un mouvement de correction s’opéra avec une chute des prix. De nombreux acheteurs de contrats et d’options durent acquérir à vil prix les tulipes sans pouvoir les revendre, ce qui entraîna de nombreuses faillites. Après la tulipe, d’autres spéculations animèrent les marchés. Le percement de canaux tout comme la constitution des réseaux ferrés furent à l’origine de mouvements haussiers qui se conclurent par de retentissants krachs.

    Une nouvelle bulle spéculative…verte ?

    Après les tulipes, le chemin de fer et Internet, pourrions-nous assister à la naissance d’une bulle verte ? Les investisseurs misent actuellement sur les entreprises qui participent directement ou indirectement à la transition énergétique. Cette allocation de capitaux peut accélérer cette dernière d’autant plus qu’ils se feront plus rares au profit des anciennes gloires de l’ancien monde. En revanche, comme dans tout phénomène spéculatif, des déconvenues sont à attendre. L’entreprise Tesla est devenue le porte-drapeau de cette nouvelle vague. Dix ans après sa cotation, la firme américaine de voitures électriques est devenue le constructeur automobile le plus cher du monde. Avec 207 milliards de dollars (184 milliards d’euros), la capitalisation boursière de l’entreprise californienne est supérieure à celle de Toyota tout en produisant vingt fois moins de voitures. Tesla a accumulé pendant des années des pertes quand Toyota peut se glorifier d’être un champion de la rentabilité.

    Malgré la crise sanitaire, depuis le début de l’année, la valeur de l’entreprise Tesla a été multipliée par trois, et par cinq en un an. La valorisation de Tesla est déconnectée de celle de ses concurrents. Son modèle économique est plus proche des GAFA. Les investisseurs parient que Tesla occupera dans l’automobile le même rôle qu’Amazon dans la distribution. Ils estiment que l’entreprise a dix ans d’avance par rapport à ses homologues et qu’elle est en mesure de créer un choc systémique dans le secteur de l’automobile.

  • États-Unis : les étudiants étrangers privés de visas si les cours sont en ligne

    États-Unis : les étudiants étrangers privés de visas si les cours sont en ligne

    Le président américain continue de minimiser la recrudescence de cas de Covid-19 aux États-Unis et veut rouvrir les écoles quoi qu’il en coûte.

    Pour mettre la pression sur les universités, le gouvernement annonce que les visas ne seront pas accordés aux centaines de milliers d’étudiants étrangers qui suivront des cours 100% en ligne à la rentrée. Ceux qui sont déjà présents sur le territoire devront quitter le pays ou trouver une autre fac… sans quoi ils seront expulsé

  • Pour l’écologie, l’Europe de l’Est revient au nucléaire !

    Pour l’écologie, l’Europe de l’Est revient au nucléaire !

    Dans ces nouveaux pays industrialisés d’Europe de l’est, l’énergie est chère, et elle est très carbonée. Pour se conformer aux exigences de la transition énergétique, Pologne, Hongrie et Tchéquie misent sur le nucléaire. Pour l’instant, leurs économies fonctionnent beaucoup au charbon. Comme l’Allemagne. Mais l’Allemagne a choisi de se dénucléariser avant de se décarboner. Aussi le charbon contribue à fournir l’essentiel de la consommation électrique en Allemagne, malgré les investissements dans les énergies renouvelables, malgré l’augmentation des prix de l’énergie.

    Les pays de l’Est ne veulent pas de l’exemple allemand. Ils considèrent que le nucléaire offre une énergie à coûts prévisibles et constants, décarbonnée, facilement gérable pour répondre à la demande en temps et en heure.

    En Pologne, pays du charbon, le gouvernement a annoncé son intention de construire une centrale nucléaire opérationnelle en 2033. Les Américains espèrent obtenir le contrat, compte tenu des relations privilégiés avec le gouvernement polonais actuel. En République tchèque, six réacteurs sont en fonctionnement. Le gouvernement envisage d’en construire deux nouveaux. Même chose en Hongrie, qui compte quatre réacteurs et qui en a commandé deux autres au Russe Rosatom.

    La Slovaquie, la Roumanie, la Bulgarie projettent également de construire chacune  deux nouveaux réacteurs.

    En tout seize réacteurs sont annoncés qui s’ajouteraient aux dix-huit existants, pour un doublement des capacités de production.

    Les Pays européens de l’est entendent ainsi respecter « le pacte vert européen »  qui prévoit de faire de l’Union européenne le premier ensemble neutre en carbone d’ici 2050 en s’appuyant sur la technologie nucléaire, malgré le traumatisme de Tchernobyl, qui explosa alors que ces pays étaient encore dans l’orbite soviétique.

    Fin juin, les gouvernements tchèques et polonais ont écrit à la Commission européenne pour demander que les investissements dans le nucléaire soient éligibles aux financements prévus dans le « plan vert européen » au même titre que les énergies renouvelables. La France les soutient car elle possède le plus grand parc de production nucléaire et elle peut espérer participer à la construction de nouveaux réacteurs. L’Allemagne, qui a renoncé au nucléaire, y est opposée. Verts et écologistes aussi, qui refusent et l’énergie carbone, et le nucléaire. Les pays de l’est ne manquent pourtant pas d’arguments : en Allemagne, la production d’énergie à partir du charbon n’a pas baissé, car c’est le charbon, pour l’instant, plus que les énergies renouvelables, qui compensent l’arrêt des productions d’électricité d’origine nucléaire. En France aussi, l’énergie que produisait la centrale de Fessenheim sera en grande partie importée des centrales à charbon allemande.

    Une belle bagarre en perspective, y compris au Parlement européen, où Verts et Allemands sont très influents. Un « Green Deal » favorisant le nucléaire ? Peut-être pas, mais qui ne pourra certainement pas le bannir. En Europe, tout finit par des compromis. Et le « mix énergétique » pour sortir du carbone dépend de chaque pays.

  • Retard pour les passeports des Français de l’étranger

    Retard pour les passeports des Français de l’étranger

    De nombreux Français de l’étranger se sont retrouvés sans titres d’identité à l’occasion de la pandémie, avec les services consulaires largement fermés. Mardi 7 juillet, les deux co-rapporteurs ont rendu leurs conclusions.

    Les députés Didier Quentin (LR-Charente Maritime) et Alexandre Holroyd (LREM – député des Français établis dans les îles britanniques et en Europe du Nord) ont été chargés par la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale d’une mission sur les conditions de délivrance des passeports à l’étranger à l’occasion de la crise.

    Des retards considérables

    Alexandre Holroyd (LREM – Français de l’étranger), corapporteur de la mission

    Selon les co-rapporteurs, le retard accumulé est de plusieurs dizaines de milliers de passeports. Le réseau consulaire mettra plusieurs mois à rétablir un service normal. Les députés Quentin et Holroyd ont rencontrés de nombreux acteurs de la question à tous les échelons y compris au niveau des Consulats et font deux séries de propositions :

    -rénover le parc informatique de la diplomatie française

    -développer l’envoi des passeports sous plis sécurisés afin d’éviter que le demandeur soit obligé de nouveau de se rendre au Consulat.

    La mission, purement consultative, créée 10 jours avant de rendre les conclusions, ce qui justifie l’appellation de « mission flash », fait suite à l’interpellation de députés par des Français de l’étranger.

    Didier Quentin (LR – Charente Maritine) co-rapporteur de la mission

    Chaque année, les Consulats délivrent plus de 200 000 passeports sur un total de plus de 300 000 documents de voyage. La procédure est lourde : dépôt de la demande, production du titre en France à l’imprimerie nationale, l’acheminement du titre vers le Consulat, et enfin la remise du titre soit au guichet soit à l’occasion d’une tournée soit via un consul honoraire soit par envoi sous pli sécurisé. Ce dernier mode de livraison a été introduit en 2017 tout en étant limité à 36 pays à la conditions d’en faire la demande expresse dès le dépôt de la demande.

    La pandémie a tout bouleversé

    Les retards sont dus à la pandémie : de nombreux Consulats ont fermé leurs portes, la valise diplomatique, qui transporte certains passeports n’a pas pu circuler, et l’imprimerie nationale a dû reconfigurer sa production, entrainant des retards. Dans les 5 plus grands postes consulaires (Londres, Genève, Bruxelles, Montréal et New York), un retour à la normale n’est pas envisageable avant 3 à 9 mois. (cependant à Bruxelles, par exemple, des demandeurs ont pu l’obtenir en quelques jours).

    Alexandre Holroyd parle d’un rapport « terre à terre, proche des usagers, et pratique ».

    Plusieurs éléments dans le rapport son très concrets :

    -l’accélération de la possibilité de prise de rendez-vous en ligne auprès des Consulats. Une solution serait de déconcentrer la gestion de l’application au niveau des postes en donnant la possibilité d’externaliser cette fonction non stratégique.

    -une extension du service de pré-demande en ligne aux demandes de renouvellement des passeports

    -une accélération de l’application TES (titres électroniques sécurisés) qui permet aux agents consulaires d’instruire les demandes

    Un envoi sous plis sécurisés comme piste importante

    Le Consulat général de France à Londres

    En raison des conditions requises et du coût, le pli sécurisé ne concerne qu’une petite partie des cas pour les Français hors de France. Il est pourtant moins chronophage et permet d’éviter de devoir revenir au Consulat. Celui de Londres a été fermé 9 semaines et, dans ce seul poste, 2 000 passeports sont en attente.

    « Nous devrions faire à moyen terme de l’envoi sous plis sécurisés le mode par défaut » indique M. Holroyd devant la commission. Cela nécessite de retirer la condition actuelle: que le demandeur en exprime le souhait dès le dépôt de la demande et vienne avec un pli pré payé. L’idée des rapporteurs est de commencer par une expérimentation limitée à 3 postes : Londres, Bruxelles et Genève.

    « Nous devrions faire à moyen terme de l’envoi sous plis sécurisés le mode par défaut » Alexandre Holroyd

    Pour des raisons de sécurité, l’envoi sous plis ne pourra cependant au final pas concerner tous les pays.

    Alexandre Holroyd propose par ailleurs que l’Etat prenne en charge le cout d’expédition des quelques milliers de passeports accumulés afin de procéder de libérer le personnel consulaire de cette tâche tout en soulageant les demandeurs dans le cadre de cette situation exceptionnelle. Le rapport issu de la mission flash a été adopté sans opposition au sein de la Commission.

     

    Quelle suite ?

    Il va être publié et envoyé aux ministères concernés : celui de l’Europe et des Affaires Etrangères et celui de l’Intérieur ainsi par ailleurs qu’au Premier Ministre. L’objectif étant bien entendu de sensibiliser à l’urgence de la situation, le nouveau gouvernement afin de mettre en place rapidement des solutions pour nos compatriotes qui sont, depuis le début de la pandémie, en attente du précieux document qui conditionnent pour certains leur retour en France

  • Gestion du Covid-19 : information judiciaire ouverte contre Philippe, Véran et Buzyn

    Gestion du Covid-19 : information judiciaire ouverte contre Philippe, Véran et Buzyn

    L’information judiciaire sur la gestion ministérielle de la crise du Covid-19 confiée à la Cour de justice de la République (CJR) a été ouverte ce mardi 7 juillet contre Edouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn, a annoncé le procureur général près la Cour de cassation François Molins.

    « Ce jour, le procureur général près la Cour de cassation, ministère public près la Cour de justice de la République, a ouvert une information judiciaire confiée à la commission d’instruction » de la CJR, qui agira comme un juge d’instruction et mènera les investigations, annonce François Molins. « Conformément à la décision rendue par la commission des requêtes vendredi 3 juillet dernier, cette information judiciaire est ouverte du chef d’abstention de combattre un sinistre » contre l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran.

    9 plaintes retenues sur 90

    Neuf plaintes, parmi les 90 reçues par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction, avaient été jugées recevables et jointes pour cette procédure. Depuis le début de l’épidémie de coronavirus qui a fait près de 30.000 morts en France, l’exécutif fait face à un flot de critiques notamment sur la pénurie de masques et a été visé par de nombreuses plaintes pour « mise en danger de la vie d’autrui » ou « homicide involontaire ».

    Dans un communiqué transmis à l’AFP, Edouard Philippe avait dit vendredi « prendre acte » de l’annonce de l’ouverture d’une information judiciaire et affirmait qu’il apporterait à la commission « toutes les réponses et informations nécessaires à la compréhension de son action et celle de son gouvernement ».

  • Gouvernement Castex : « quel chemin » prendre ? – Podcast Video

    Gouvernement Castex : « quel chemin » prendre ? – Podcast Video

    Le président français avait promis de se réinventer, avec un nouveau gouvernement, pour faire face aux conséquence de la pandémie de coronavirus. Qu’en est-il réellement au vu de la nouvelle équipe ministérielle mise sur pied ?

    Un podcast TV5 MONDE

     

  • Les salons de l’emploi pour les Français en Espagne à l’heure de la Covid-19

    Les salons de l’emploi pour les Français en Espagne à l’heure de la Covid-19

    En 2019, nous faisions part aux lecteurs des francais.press des initiatives concernant les salons de l’emploi francophone qui sont mis en place en Espagne. L’occasion, pour les candidats de langue française, d’être mis en relation avec des employeurs potentiels recherchant un profil qui inclue la maîtrise de notre langue.

    Bien entendu, tout ceci fut largement bouleversé cette année avec la pandémie, le confinement, et les nécessaires adaptations. Pierre-olivier Bousquet, fondateur du Service Emploi des Français en Espagne, par ailleurs conseiller consulaire à Barcelone et président de l’UFE de la région, à l’origine de ces salons, a répondu aux francais.press.

    Le podcast de notre échange avec Pierre-olivier Bousquet

    Pierre-olivier Bousquet, à l’origine des salons

    Ce premier juillet a été organisé à Barcelone le 9ème salon de l’emploi francophone de Barcelone. Une initiative à l’origine créée comme un service de l’UFE. Une structure d’envergure nationale a depuis été organisée, ce qui permet aussi d’avoir des interlocuteurs à Madrid et ailleurs en Espagne. A l’origine, 3 objectifs:

    -Aider les francophones à trouver un emploi naturellement

    -Améliorer la mobilité transfrontalière, et à cet égard sont reçus des CV de nombreux endroits : d’autres territoires en Espagne, mais aussi d’Afrique, de Belgique et de France (Perpignan, Toulouse, Paris)

    -Intensifier l’apprentissage du français comme langue étrangère

    Aujourd’hui, alors que l’Espagne est particulièrement touchée par la pandémie, la situation est bouleversée.

    Priorité d’abord à la sécurité sanitaire du salon: un vigile à l’entrée pour s’assurer du port du masque, des stands plus grands avec des espacements plus importants, facilitant la distanciation, un protocole mis en place par le partenaire hôtelier avec gel disponible et nettoyage très régulier, et possibilité pour les visiteurs de réserver des créneaux.

    Autres éléments, prioritaires, cette année :  Eduquer, Informer. Les offres d’emploi sont évidemment moins nombreuses, les pouvoirs publics ne sont pas joints aux exposant, il a alors été décidé de mettre le cap  sur la pédagogie, avec le soutien de fondations, d’associations d’entrepreneurs, de syndicats. L’accompagnement des Français(e)s sur place avec des conférences sur l’entreprenariat, des coachings spécifiques pour les seniors par exemple sont les pivots de cette édition.  Tout un mécanisme post-confinement et prenant en compte les problématiques de 2020.

    Le salon de Barcelone en est à sa 9ème édition

     

    Pour compléter les salons, un site mis en place pour employeurs et chercheurs d’emplois

    M. Bousquet nous a rappelé qu’au delà des salons, il a été mis en place un site. Le but? Être une plateforme d’échange avec des espaces recruteurs, candidats, une liste des offres disponibles par régions, types de contrats…

    « Nous voulons être le point de contact des Français qui veulent recruter, qui cherchent du boulot, qui veulent monter leur entreprise en Espagne » Pierre-olivier Bousquet

    Le salon et les retours qu’a eu M. Bousquet montrent qu’il y a de véritables inquiétudes, sur l’emploi mais aussi une crainte de voir des entreprises constituées par des Français d’Espagne se diriger vers la faillite. Ainsi de nombreux participants on indiquait qu’ils pensaient rentrer en France.

    Pour autant, il est nécessaire d’avancer, un prochain salon est prévu à Madrid le 10 septembre, un autre à Valence au premier semestre 2021 et par la suite à Palma de Majorque, Séville et Bilbao.

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