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  • Pologne : duel entre libéraux et conservateurs.

    Pologne : duel entre libéraux et conservateurs.

    Le Président polonais espérait passer au premier tour…

    Avec 43.5% des voix, le conservateur Andrzej Duda laisse son rival, le maire libéral de Varsovie Rafal Trzaskowski plus de dix points derrière lui à 30.5%, mais sans être certain de l’emporter au second tour de ce dimanche.

    Les derniers sondages les donnent à égalité. La dernière fois, Duda avait créé la surprise, en battant le Président sortant Bronislaw Komorowski, pourtant grand favori pour sa réélection, avec 52% des voix. Cette fois, Duda est favori. Et pourrait perdre. Son rival espère que l’ensemble des voix de l’opposition peut se retrouver sur son nom pour mettre en échec le Parti Droit et Justice fondé par les frères Kaczynski dont Duda est un pilier.

    Du point de vue international, le Président Andrzej Duda s’est montré très proche des Etats-Unis et de Donald Trump, qui l’a reçu récemment malgré la crise du coronavirus. Une façon de l’aider pour sa campagne. Ou de le desservir.

    En revanche, les relations avec l’Union européenne sont de plus en plus tendues, la Commission  ayant engagé quatre procédures d’infractions contre la Pologne devant la Cour de Justice Européenne pour des atteintes à l’état de droit en raison des réformes adoptées sur la justice par le gouvernement polonais.

    Andrzej Dada fait plutôt partie des Eurosceptiques, comme Kaczynski, et la campagne de son adversaire propose de renouer les liens avec le reste de l’Europe.

    La crise économique aux coeurs des élections présidentielles

    Mais le facteur essentiel n’est pas, pour les Polonais, la qualité des relations avec les Etats-Unis ou l’Union européenne, mais plutôt la crise économique, la première depuis que la Pologne s’est affranchie de la tutelle soviétique.

    C’est peut-être pour éviter les questions économiques que la campagne s’est focalisée sur des questions de société. Le président Duda a proposé de mettre l’interdiction du mariage homosexuel dans la Constitution, comme vient de le faire Poutine en Russie. Une façon de ranimer les réflexes électoraux des traditionalistes et des catholiques.

    Les campagnes rurales sont acquises au Parti Droit et Justice de Duda, et les grandes villes, comme Varsovie et Cracovie à la Plateforme Civique de  Trzaskowski. Aussi les militants de cette dernière font-ils campagne … à la campagne, où chaque voix compterait double.

    Il y a surtout le réservoir des abstentionnistes, que chaque camp compte réveiller, d’autant que l’issue du scrutin semble plus indécise que prévu. Toute la question réside dans le report des voix des deux autres candidats principaux, l’un d’extrême droite, Krzysztof Bosak, l’autre de gauche, Szymon Hołownia. Aucun n’a donné de consigne de vote, même si Holownia a dit qu’il voterait pour Trzaskowski.

    Les trois derniers sondages montrent des scores serrés. Deux donnent le libéral Rafal Trzaskowski gagnant, le troisième donne l’avantage au Président Duda.

    L’institut Kantar, pour la chaine de télévision TVN24, donne Trzaskowski avec 46.4% contre 45.9% à Duda. IBRIS donne 45.3 % à Trzaslowski et 44.4% à Duda. Ce qui reste dans la marge d’erreur. Enfin Cati Ipsos donne 53% à Duda et 47% à Ttrzaskowski.

    La victoire de Duda conforterait les Américains, les dirigeants antilibéraux européens, comme Victor Orban, et les Eurosceptiques. Par contrecoup, la victoire de Trzaskowski serait une bonne nouvelle pour l’Europe. Et une surprise.

  • Expatriés, suivez le Tour de France virtuel.. en attendant le vrai le 29 aout..

    Expatriés, suivez le Tour de France virtuel.. en attendant le vrai le 29 aout..

    Le dernier week-end de juin devait démarrer depuis Nice la 107e édition du Tour de France. La crise sanitaire du Covid-19 en a décidé autrement et l’épreuve a été postposée du 29 août au 20 septembre. AOS propose une édition virtuelle en attendant…

     

    Le mois de juillet ne sera cependant pas sans Tour : ASO a décroché un partenariat avec la célèbre plateforme de cyclisme virtuel Zwift pour proposer six étapes inspirées des plus fameux paysages cyclistes français, tracées pour former un premier Tour de France virtuel.

    L’opération de communication a été soigneusement préparée : dès l’envoi du communiqué de presse d’ASO, les équipes engagées sur ce tout premier Tour de France virtuel ont chacune envoyé sur les réseaux sociaux la vidéo de promotion proposée par Zwift, dévoilant les couleurs de chaque coureur sur les Champs-Élysées, symboles du Tour. Il faut dire que l’annonce est retentissante : la plus célèbre plateforme de cyclisme virtuel s’associe avec la course la plus médiatique de la saison pour réaliser un mini-Tour de France sur son réseau. Zwift proposait jusqu’à présent quelques circuits réels, comme celui de la RideLondon Classique, des championnats du monde à Richmond et Harrogate, ou encore de Central Park à New York. C’est la première fois que la plateforme américaine se met au diapason avec un organisateur historique tel qu’ASO, jusqu’ici peu amène de collaborer avec ce type de prestataire. La situation sanitaire mondiale et la nécessité de trouver de nouveaux débouchés pour un sport en difficultés financières, sans la moindre course à organiser.

    23 équipes masculines et 16 équipes féminines sur le Tour de France virtuel 

    Si le Tour de France reprendra bien du 29 août au 20 septembre (si la pandémie de coronavirus reste contrôlée en France, du moins), Zwift a tout de même trouvé un terrain d’entente avec ASO pour proposer une édition virtuelle de son épreuve, sans que cela vienne perturber l’organisation de la 107e édition. Cela faisait déjà plusieurs semaines que ce partenariat s’annonçait, mais ASO ne laissait rien filtrer.

    Cette fois, 23 équipes masculines et 16 équipes féminines ont donné leur accord pour participer aux six étapes tracées sur la plateforme. Même le Tour for All, la course par étapes imaginée par Zwift en mai dernier avec 10 équipes masculines et 10 équipes féminines, ou le Tour de Suisse virtuel, organisé début mai sur Rouvy avec 18 équipes masculines, n’avaient pu obtenir un tel peloton. ASO se permet même d’annoncer les participations de Chris Froome, d’Egan Bernal, de Geraint Thomas (INEOS), de Greg Van Avermaet (CCC), de Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step), de Mathieu Van der Poel (Alpecin-Fenix), de Chloé Dygert (Twenty20), d’Anna van der Breggen (Boels-Dolmans), de Marianne Vos (CCC) ou encore de Coryn Rivera (Sunweb).

    Comme pour le Tour for All, les dames démarreront l’étape du jour, d’une durée de plus ou moins une heure, avant que les messieurs prennent les relais.

     

    Une carte française spécialement créée pour le tour virtuel 

    Et les étapes ? Les deux premières furent des étapes de moyenne montagne tracées sur la fameuse île virtuelle de Watopia, qui arborera de nouveaux modèles graphiques inspirés de la région de Nice, pour créer l’illusion d’étapes méditerranéennes. Les trois étapes suivantes seront programmées sur une nouvelle carte française réalisée pour l’occasion : une étape de plaine inspirée des routes du nord-est de la France, une étape vallonnée inspirée du sud-ouest de la France, et une étape de montagne menant au Chalet Reynard, sur le Mont Ventoux. Enfin, la sixième et dernière étape sera le critérium traditionnel autour des Champs-Élysées, à Paris.

    Ce Tour de France virtuel sera-t-il reconduit après cette édition particulière ? Le bilan de cette première tentative sera en tout cas scruté, et pourra mener à de nouvelles expériences à l’avenir. Ces compétitions entre coureurs sont pour l’instant une bouffée d’oxygène pour un sport endormi depuis la mi-mars, mais il sera difficile de renouveler ce type de course lorsque la saison reprendra ses droits. Il s’agit avant tout d’un divertissement, d’une parenthèse destinée à ramener des spectateurs, de la visibilité pour les sponsors. Suffisant pour rassurer ? Suffisant pour redessiner l’image du cyclisme en tout cas, surtout de la part d’ASO, qui frappe encore plus fort que RCS Sport avec son Tour d’Italie virtuel qui ne bénéficiait que d’une faible couverture médiatique. Cette fois, en s’engageant avec la plateforme virtuelle la plus utilisée par les cyclistes, ASO a fait le choix de la sécurité, pour s’assurer un certain attrait de la part de la presse et des supporters de la Petite reine. Créer une course virtuelle ne suffit pas, il faut savoir la valoriser…

  • Cote d’Ivoire : le pays sous le choc après la disparition du Premier ministre – Podcast Vidéo

    Cote d’Ivoire : le pays sous le choc après la disparition du Premier ministre – Podcast Vidéo

    Côte d’ivoire : le pays se retrouve sans Premier ministre avec la disparition d’Amadou Gon Coulibaly.

    Il était le candidat désigné par le Président Ouattara pour la présidentielle.

  • Australie : Le « French Film Festival » revient le 14 juillet

    Australie : Le « French Film Festival » revient le 14 juillet

    Pour sa 31ème édition, l’Alliance Française French Film Festival revient en Australie du 14 juillet au 4 août.

    Initialement prévu du 11 mars au 8 avril 2020, le Festival a été suspendu suite aux restrictions sanitaires liées au COVID-19. Les films seront à nouveau à l’affiche dès la semaine prochaine à Sydney, Brisbane, Perth, Adelaide et Canberra.

    Le French Film Festival, c’est quoi ?

    Organisé pour la première fois en 1990, le French Film Festival est aujourd’hui le plus grand événement mondial dédié aux films français. L’année dernière, il a accueilli plus de 195,000 spectateurs à travers l’Australie pour son édition anniversaire. Le Festival est organisé par L’Alliance Française, organisation présente dans 132 pays,  avec plus de 800 Alliances Françaises.

    Le Festival du Film Français met en avant une industrie en mutation, fondée sur la créativité et la qualité. L’événement s’intègre également dans la « French Waves 2020 », organisée par l’Ambassade de France en Australie. À cette occasion, plus de 35 événements culturels majeurs se tiendront en l’Australie. Inversement, l’année prochaine des événements autour de la culture australienne se tiendront en France.

     

    Au programme cette année

    Le festival avait démarré début mars avec la projection de quelques films mais a dû s’interrompre pour répondre aux exigences sanitaires du pays. Le 14 juillet, date emblématique pour la France, les festivités reprennent.  La séance d’ouverture se fera avec la projection de La Belle Époque à Adelaide, Brisbane, Byron BayCandberra et Sydney. À Perth, le programme est légèrement différent et débutera dès le début d’après-midi. Le film d’ouverture est « La Belle Époque » dont vous pouvez retrouver la bande annonce ci-dessous :

     

     

    Qui peut participer au French Film Festival ?

    Le festival est ouvert à tous, français ou australien, en tant que bénévole ou simplement en spectateur. Grégory, expat à Sydney nous raconte :

    « J’ai entendu parler du festival naturellement parce qu’en faisant partie de la communauté, tu es forcément au courant des événements français. J’ai vu deux films cette année avant que le festival soit suspendu pour cause de COVID. Ça fait plaisir parce qu’en Australie, il n’y a quasiment que des gros films américains au cinéma, c’est très dur de trouver des salles qui diffusent autre chose. Et puis ça rappelle un peu la maison et ça c’est cool aussi. La programmation de cette année est excellente, et je pense que je retournerai en voir quelques autres quand le festival va reprendre. »

    Le festival permet ainsi de découvrir des films français, avec une large sélection pour tous les goûts.

    Manon, quant à elle, a été bénévole pour le festival. Quand elle a appris qu’ils recherchaient des personnes, elle n’a pas hésité :

    « Je les ai contacté par mail et après un entretien je suis devenue bénévole. Comme mission principale je devais accueillir les participants dans les cinémas les soirs de projection. J’ai aussi fait de la mise en place de salle pour la cérémonie d’ouverture et de la préparation de « gift bag » pour les invités. Ça a été une super expérience puisque j’ai rencontré des françaises bénévoles qui sont devenues des amies.  J’ai aussi  découvert des films qui n’étaient pas encore sortis en France et j’ai pu être bénévole sur d’autres événements après ça. »

    Une expérience qu’elle a adoré même si elle regrette un peu le manque de mixité au niveau des spectateurs, l’événement étant surtout suivi par des français.

     

    Une occasion de découvrir des films français

    Le French Film Festival est une formidable occasion de découvrir des films français à l’autre bout du monde. C’est aussi une opportunité de rencontrer des expats le temps d’un festival où se mêle bonne humeur et découverte.

    Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des French Film Festival : https://www.affrenchfilmfestival.org/

    Retrouvez toute l’actualité des expatriés en Australie et pour l’Océanie sur Lesfrançais.press

  • Frédéric Petit: « ce n’est pas une honte que l’enseignement français à l’étranger soit en partie financé par ses usagers »

    Frédéric Petit: « ce n’est pas une honte que l’enseignement français à l’étranger soit en partie financé par ses usagers »

    Dans un échange exclusif avec lesfrancais.press, le député Frédéric Petit (MoDEM- Français hors de France pour la circonscription d’Europe centrale), très actif sur les dossiers traitant de l’enseignement à l’étranger, partage avec nous sa vision de l’avenir du réseau.

    Dans un courrier adressé au personnel des Etablissements d’Enseignement Français à l’étranger, le député a tenu à donner sa vision de l’Enseignement Français à l’Etranger à cinq ans et à dix ans.

     

    Frederic Petit
    Frederic Petit

     

    Dans cette lettre ouverte au corps enseignant et à l’ensemble du personnel des lycées français à l’étranger, M. Petit dévoile des mécanismes de financement pérenne afin de proposer d’autres options que la création de nouvelles dettes auprès de l’Etat, pour faire face à la crise liée à la pandémie.

    Parfois caricaturé comme un partisan de l’ultra privatisation du réseau, alors que ce dernier fonctionne déjà largement via des associations de droit local. En effet, seuls 70 lycées sont en gestion directe sur un réseau de près de 500 établissements. Frédéric Petit, qui a par ailleurs tenu à saluer le travail de sa collègue Samantha Cazebonne, a tout d’abord souligné auprès des francais.press quelques principes:

    « il n’y a pas d’opposition en France entre service public et redevance et […] ce n’est pas une honte qu’un service public soit en partie financé par ses usagers ».

     

     

    « Le réseau a bien réagit mais la crise a montré ses limites: une gestion centralisée, la place des familles à prendre en compte » Frédéric Petit

    450 des 522 lycées français du réseau d’enseignement à l’étranger sont des établissements de droit local.

    « Le réseau a bien réagit mais la crise a montré ses limites: une gestion centralisée, la place des familles à prendre en compte » a souligné M. Petit. Il rappelle que « la gestion ne peut pas être une juxtaposition mais bien le fonctionnement d’un réseau ».

    Pour le député des Français de l’étranger, « la crise est venue rendre cette réforme [du réseau NDLR] encore plus nécessaire ».

     

     

    Une fierté pour le député, qu’il partage avec sa collègue Samantha Cazebonne: « les missions françaises à l’étranger, lycées et alliances françaises ne sont plus des choses exotiques au sein de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale ».

    Parmi les « résistances » possible, aux conclusions qui font souvent l’unanimité à l’Assemblée Nationale, celles parfois d’une partie du corps enseignant et par exemple de professeurs détachés

     

     

    Réinventer la relation entre les parents d’élèves et les lycées au sein du réseau.

    « Ce qui serait catastrophique serait que les parents se mêlent de pédagogie » rappelle M. Petit.

    Cependant, comme de nombreux acteurs de ce dossier, il encourage la refonte du processus décisionnaire afin que les parents puissent être un vrai pouvoir dans les conseils d’administrations.

     

     

    La rentrée sera cruciale, l’avenir du réseau est partiellement en jeu. Lesfrancais.press suivront comme toujours ces questions et les débats au parlement, à l’AEFE, au sein des ministères concernés et bien sûr auprès des familles sur place parmi la diaspora.

     

    Retrouvez l’intégrale de l’échange avec M. le député ci-dessous :

     

    TELECHARGER L’ENSEMBLE DES DOCUMENTS DU COURRIER DE M. PETIT AU PERSONNEL DES EEFE EN CLIQUANT ICI

  • Un français arrêté en Indonésie pour pédophilie

    Un français arrêté en Indonésie pour pédophilie

    Un touriste retraité français soupçonné d’abus sexuels sur plus de 300 mineurs a été arrêté à Jakarta (Indonésie) et risque une lourde peine de prison, voire la peine capitale, ont annoncé les autorités indonésiennes jeudi.

    La police indonésienne a arrêté l’homme âgé de 65 ans fin juin dans un hôtel de la capitale indonésienne avec deux jeunes filles mineures dans sa chambre.

    Le Français originaire de la région parisienne avait installé un studio dans sa chambre d’hôtel.

    « Il attirait les mineurs en leur offrant de travailler comme modèles », a indiqué le chef de la police de Jakarta Nana Sudjana à des journalistes jeudi. « Ceux qui acceptaient des rapports sexuels étaient payés entre 250.000 et un million de roupies (entre 10 et 60 euros). Et ceux qui refusaient étaient battus par le suspect », a-t-il ajouté.

    Peine de mort prévue dans le code civil

    Le Français risque une lourde peine de prison, et jusqu’à la peine de mort, selon la police, s’il est condamné pour une série d’accusations tombant sous le coup de la loi indonésienne sur la protection des enfants. La police a précisé avoir trouvé des vidéos ou photos de plus de 300 mineurs âgés entre 10 et 17 ans sur son ordinateur et le soupçonne d’avoir filmé ses actes sexuels.

    Le retraité était en Indonésie avec un visa de touriste et s’est rendu dans le pays d’Asie du Sud-Est à plusieurs reprises au cours des cinq dernières années. Selon le réseau ECPAT International qui lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs, quelque 70.000 enfants sont victimes de ces crimes chaque année en Indonésie. Le mois dernier, Russ Medlin, un Americain en fuite recherché pour une vaste escroquerie à la cryptomonnaie, a été arrêté à Jakarta pour des accusations d’agressions sexuelles sur mineures.

  • La décroissance est-elle une solution ?

    La décroissance est-elle une solution ?

    La crise sanitaire a mis en lumière que, tout comme l’Italie ou l’Espagne, la France est avant tout un pays touristique.

    Pour s’en convaincre, il suffit de marcher au sein des grandes métropoles ou le long des plages pour constater que l’absence des touristes internationaux crée un grand vide. La fréquentation des musées et des monuments demeure faible, les hôtels peinent à rouvrir, quand les cafés et les restaurants éprouvent des difficultés à remplir leurs salles. Cette situation n’est en rien étonnante pour un pays qui est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions d’étrangers par an. Si le secteur du tourisme ne représente que près de 9 % du PIB, son poids dans notre économie est bien supérieur en prenant en compte les nombreuses activités qui en dépendent indirectement. Près de trois millions de personnes en vivent. Cette dépendance est mal vécue par de nombreux Français. Elle est souvent perçue comme un mal nécessaire générant des nuisances environnementales. La limitation ou la réduction du tourisme suppose de trouver de nouveaux relais de croissance.

    Sauver la planète

    Pour certains, la décroissance serait la solution pour sauver la planète. Moins de touristes, moins d’avions, moins de voitures, moins d’infrastructures, moins de constructions sont des termes tendances. Cette attrition volontaire remet en cause les fondements de l’économie et du social que nous connaissons depuis le début de la révolution industrielle.

    Face à cette tentation, d’autres prônent la réindustrialisation ou l’industrialisation de la France. Après avoir vu son poids au sein du PIB divisé par près de deux depuis quarante ans, l’industrie peut-elle devenir à nouveau un relais de croissance ? Cela suppose évidemment que des villes acceptent l’implantation d’usines, ce qui est de plus en plus difficile. Cela signifie un recours à des processus de production de haute technologie en recourant aux robots. Cela nécessite également un état d’esprit favorable à l’innovation et au progrès.

    Avec la crise de la Covid-19, la société française et ses dirigeants sont traversés par d’importantes contradictions. L’impératif environnemental se heurte à la nécessité de sauver des emplois et des filières clefs comme celle de l’automobile et de l’aéronautique. La recherche du bien-être individuel semble à tort s’opposer à celle du retour de la croissance. L’économie, la science, la recherche ne sont pas les ennemis de l’environnement. Depuis la fin du XVIIIe, elles ont permis une amélioration sans précédent des conditions de vie avec un allongement inimaginable de l’espérance de vie et l’éradication de nombreuses maladies. Les progrès agricoles depuis 1945 ont permis de nourrir un nombre croissant de populations sur tous les continents.

    A rebours de la décroissance et du malthusianisme, le véritable défi des prochaines années n’est-il pas de permettre à la science de trouver les solutions pour endiguer le réchauffement climatique, limiter les nuisances environnementales et lutter contre la pauvreté ?

  • Filtrage aux frontières… La piste du test PCR

    Filtrage aux frontières… La piste du test PCR

    La France envisage de conditionner l’entrée sur son territoire à un test virologique

     

    Si vous rentrez en France en avion par exemple, des caméras thermiques sont installées dans les aéroports de Paris et prennent la température de chaque passager. Une température au-delà de 38°C peut compliquer le voyage. Les autorités réfléchissent à mettre en place pour les voyageurs mais aussi les expatriés rentrant de pays non autorisés par l’Union Européenne une procédure afin de faciliter leur accès. Pour cela il faudrait présenter les résultats d’un test PCR, de moins de 48h, lors de son arrivée aux frontières.

    Cependant ces tests sont loin d’être disponibles dans certaines zones reculées du monde. Face à ce constat et devant la multiplication des cas de famille séparée en cette période estivale que les députées Anne GENETET, M’jid EL GUERRAB et Amélia LAKRAFI, respectivement élus LREM des 11e (Asie, Océanie, Europe orientale), 9e (Maghreb, Afrique de l’Ouest) et 10e (une partie du Moyen-Orient et de l’Afrique) circonscriptions des Français établis hors de France, ont interpellé dans un courrier le Premier ministre Jean CASTEX. Ils ont interpellé le nouveau gouvernement sur les difficultés que les Français qui résident dans des pays tiers à l’Union européenne hors liste autorisée pourraient rencontrer, si un test virologique (PCR) préalable au retour en territoire métropolitain pour les vacances d’été était rendu obligatoire.

    Si la liste des pays qui ne font plus l’objet de restrictions motivées par la prévention du risque lié à l’épidémie de Covid-19 pour leur entrée sur le territoire métropolitain doit faire l’objet d’une actualisation régulière au minimum tous les 15 jours, en lien avec les partenaires européens et en tenant compte de la recommandation du Conseil de l’UE, de l’évolution de la situation sanitaire et du respect de la réciprocité, dans les régions encore affectées par la pandémie qui font toujours l’objet de mesures restrictives, réaliser un test PCR s’avère particulièrement délicat, soit parce qu’il est interdit aux ressortissants étrangers, soit parce que son coût est exorbitant, soit parce que le délai d’obtention du résultat excède les modalités du voyage, soit encore parce qu’il n’existe pas de coordination entre les multiples provenances lors d’une escale. Cette difficulté du test PCR s’ajoute à l’absence d’ouvertures réciproques des frontières et aux pénuries de vols commerciaux qui compliquent le retour en France.

    La députée Anne GENETET rappelle que ces entraves à la mobilité sont depuis plusieurs mois à l’origine de situations familiales et professionnelles difficiles, voire dramatiques, pour les citoyens français (et européens) concernés : impossibilité de participer à des obsèques, de s’occuper d’un parent seul ou malade, de se réunir, d’effectuer un voyage professionnel indispensable, etc.

    Après la crise sanitaire et en pleine crise économique, les liens familiaux, l’ancrage dans notre pays de naissance et de culture sont des piliers sur lesquels s’appuient les expatriés pour surmonter les épreuves si nombreuses en ce moment.

     

  • Les activées de plein air en France avec la Covid-19

    Les activées de plein air en France avec la Covid-19

    Nous y sommes: après ces derniers mois pénibles et inédits de pandémie de coronavirus, les vacances d’été, bien méritées, sont enfin là. Mais avec les différentes étape de déconfinement en France, en Europe et dans le monde, il n’est pas toujours aisé de savoir ce qu’il est aujourd’hui possible de faire ou non. D’autant plus que l’épidémie de Covid-19 n’a pas encore disparu et demeure encore particulièrement active dans certains pays (comme les États-Unis).

    Partout en France, que vous alliez à la piscine du quartier ou à la plage voir que vous partez sur les chemins d’une randonnée, Lesfrancais.press font le point sur ce qu’il vous faut savoir pour en profiter malgré la Covid-19.

    À quoi dois-je m’attendre si je vais à la piscine?

    Vous avez pris l’avion vous voilà en France cet été mais vous redoutez les vagues de chaleur estivales? Pas de panique. Depuis le 22 juin, les piscines municipales ont rouvert leurs bassins. Toutefois, il vous faudra suivre un protocole sanitaire bien précis pour en profiter.

    D’une part, il vous faudra probablement réserver votre entrée. En effet, certaines piscines et communes imposent aux nageurs de réserver un créneau horaire afin de pouvoir garder les distances de sécurité dans les bassins.

    D’autre part, une fois dans l’enceinte de la piscine, gestes barrière et distanciation physique doivent être respectés. Parmi eux, la douche (au savon) est un passage nécessaire. Le masque est obligatoire, hormis dans le bassin, et une distance de 1 mètre doit être respectée entre les nageurs. Les vestiaires collectifs sont fermés.

    Qu’en est-il des plages?

    Ce sont les grandes favorites des vacances d’été et elles sont enfin déconfinées. Depuis le 2 juin, seconde phase du déconfinement, les plages ne sont plus obligatoirement “dynamiques”. Vous n’êtes donc plus obligé de marcher, nager ou courir sur la plage. Vous pouvez désormais faire bronzette et rester sur votre serviette autant que le cœur vous en dit (attention toutefois aux UV, protégez-vous).

    Cependant, certaines règles essentielles subsistent pour éviter les contaminations. Comme l’indique le gouvernement sur son site: “Les seules règles s’appliquant aux plages sont désormais le respect des gestes barrières et de la distanciation physique, ainsi que l’interdiction de rassemblement de plus de 10 personnes. Le préfet peut toutefois interdire l’accès à une plage si ces règles ne sont pas respectées”.

    Et dans les campings, comment ça se passe?

    Les campings sont bien ouverts cet été, mais doivent respecter de nombreuses mesures. Les rassemblements publics étant toujours limités à dix personnes, les animations, jeux et activités devront être repensés. Les clubs enfants seront animés dans le respect des recommandations sanitaires.

    Quant aux piscines, elles pourront elles aussi ouvrir, à ces conditions: la capacité d’accueil des espaces aquatiques doit respecter la règle des 4 m² par personne, pour baigneurs et non baigneurs. Une distance de un mètre devant, derrière, à gauche et à droite de chaque personne doit être respectée en toutes circonstances. Le nombre de clients devra donc parfois être limité. Les personnes présentant des signes de troubles respiratoires ou digestifs se verront interdire l’accès aux espaces aquatiques.

    Vous êtes plutôt randonnées?

    Le grand air, la montagne, les vues à couper le souffle. Vous prévoyez de randonner cet été et c’est possible depuis le 11 mai. Toutefois, encore une fois, cette pratique est soumises à plusieurs recommandations.

    La distanciation physique doit s’adapter à la vitesse de marche. En effet, il existe des risque de contamination par postillons et gouttelettes de transpiration. De fait “des marcheurs évoluant à la vitesse classique de 4km/h veilleront à garder un espacement d’au moins 2 mètres, alors que des marcheurs à 6km/h s’espaceront d’au moins 5 mètres”, indique la Fédération Française de Randonnée. Conseillé avant et après la sortie, le port du masque est en revanche fortement déconseillé pendant l’activité.

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