Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • TV5MONDE plus, la nouvelle plateforme francophone gratuite – Podcast Vidéo

    TV5MONDE plus, la nouvelle plateforme francophone gratuite – Podcast Vidéo

    La nouvelle plateforme mondiale gratuite à télécharger sur tous les écrans web et mobiles.

    Séries, films, documentaires, c’est plus de 3000 heures de programmes et de contenus francophones disponibles . Accessible dans le monde entier l’application est téléchargeable à partir du mercredi 9 septembre et sur le site tv5mondeplus.com

     

    Un podcast de TV5 Monde 

  • France et la Covid-19 : des hospitalisation au plus haut depuis le déconfinement

    France et la Covid-19 : des hospitalisation au plus haut depuis le déconfinement

    Depuis la mi-août, la forte hausse du nombre de cas de coronavirus dans l’Hexagone inquiète les autorités françaises et internationales.

    Mais depuis quelques jours, un autre indicateur clé progresse à un rythme préoccupant: le nombre quotidien de nouvelles admissions dans les services de réanimation.

     

    Entrée en soins intensifs en augmentation

    Mardi 6 septembre, il a atteint un seuil inédit depuis le déconfinement: 86 personnes ont été placées en soins intensifs dans tout le pays. Le précédent record datait du 19 mai avec 69 nouvelles admissions en réanimation.

     

    Le nombre de nouvelles admissions en soins intensifs au plus haut depuis le déconfinement
    Le nombre de nouvelles admissions en soins intensifs au plus haut depuis le déconfinement

     

    Et selon le ministre de la Santé Olivier Véran, interrogé samedi sur BFMTV, ce chiffre va continuer à augmenter dans les prochains jours :

     

    L’hospitalisation et l’admission en réanimation ne sont que le reflet de la situation épidémique d’il y a deux semaines. Il est donc évident que dans les 15 prochains jours, il y a aura une augmentation, pas massive mais une augmentation quand même, du nombre de cas graves.

    hausse des hospitalisations quotidiennes, très préoccupante

    Même si elle n’est pas aussi marquée que dans les services de soins intensifs, la hausse des hospitalisations quotidiennes est elle aussi très préoccupante. Mardi 8 septembre, 490 personnes ont été hospitalisées dans le pays, pas très loin du « record » post-confinement, atteint le 13 mai avec 543 hospitalisations.

     

    Le nombre de nouvelles hospitalisations augmente de plus en plus en vite depuis le mois d'août
    Le nombre de nouvelles hospitalisations augmente de plus en plus en vite depuis le mois d’août

     

    La France entière n’est pas concernée par cette hausse des cas graves. Quelques zones spécifiques sont particulièrement touchées, comme les Bouches-du-Rhône, la région parisienne ou le Rhône.

  • Brésil, un géant aux pieds d’argile

    Brésil, un géant aux pieds d’argile

    Le Brésil aime les montagnes russes. De terre promise, ce pays est capable de perdre en un temps record les gains de plusieurs années de croissance. Supposé devenir rapidement la cinquième puissance économique au début des années 2010, en surpassant la France et le Royaume-Uni, le Brésil est contraint, pour le moment, de revoir ses ambitions à la baisse.

    Après avoir subi, une forte récession entre 2015 et 2016, ce pays figure parmi ceux, avec les États-Unis, qui sont les plus touchés par la pandémie en cours. Un changement de modèle de croissance semble s’imposer, ce qui suppose évidemment une remise en cause des politiques économiques et sociales mises en œuvre depuis une vingtaine d’années.

     

    La descente aux enfers

    Par sa population forte de 210 millions d’habitants, par la richesse de son sous-sol et sa place au sein de l’Amérique latine, le Brésil a tout pour devenir une grande puissance. Or, à chaque fois qu’il est sur le point d’accéder à ce rang, une plongée dans les abysses intervient. La malédiction brésilienne est devenue un cas d’école. Au deuxième trimestre, le PIB brésilien a reculé de 9,7 points en raison de l’application dans plusieurs régions du pays de mesures de confinement et de quarantaine. Ce recul fait suite à celui du premier trimestre (-2,5 %).

    Le Président Bolsonaro s’est opposé sévèrement à ces mesures imposées par les gouverneurs des États créant un climat politique délétère, et cela en dépit d’un grand nombre de victimes de la Covid-19. En valeur absolue, fin août, le Brésil comptait plus de 120 000 morts et 4 millions de cas confirmés, le plaçant au deuxième rang après les États-Unis pour le nombre de victimes. Plusieurs indicateurs semblent souligner qu’une reprise se manifestait depuis le début du mois de juillet. 130 000 emplois auraient été créés lors de ces deux derniers mois.

    Selon Gustavo Arruda, chef économiste de BNP Paribas au Brésil, sur l’ensemble de l’année, la chute du PIB devrait être de l’ordre de 5 % avec un risque non négligeable de rechute à l’automne. Le Gouvernement espère obtenir une croissance de 3,2 % en 2021 et un effacement des effets économiques de la pandémie en 2022.

     

    Une décennie perdue

    Avant même la pandémie, la situation économique du Brésil était plus que délicate. Les années 2010 ont été une décennie perdue. En dix ans, le Brésil est passé du nirvana à l’enfer. En 2010, le taux de croissance annuelle du PIB atteint un niveau record à 7,5 %. Dilma Rousseff (Parti des travailleurs – PT) avait gagné l’élection présidentielle avec 56 % des voix. Lula da Silva (Parti des travailleurs – PT) quitta alors la présidence (2003-2011) avec une cote de popularité record (87 %). Le real brésilien est alors au plus haut et valait 1,3 dollar (juillet 2011). Dès 2013, le climat social tend à se dégrader. Des manifestations et des troubles sociaux agitent régulièrement les grandes villes du pays. L’augmentation des dépenses publiques liée à la Coupe du monde de la FIFA (2014) et aux jeux olympiques de Rio de Janeiro (2016) a été durement ressentie.

    En 2014 est rendu public le scandale de corruption (Lava Jato), mettant à jour l’existence d’un vaste système de pots-de-vin, de blanchiment d’argent et de détournement de fonds à l’échelle de plusieurs États, entre des responsables publics et des entreprises dans les secteurs de l’énergie, de la construction, des infrastructures et de l’agroalimentaire. Malgré tout au mois d’octobre, la présidente sortante Dilma Rousseff est réélue avec 52 % des voix. Cette réélection n’empêche pas la poursuite de l’agitation sociale. La situation économique brésilienne devient de plus en plus délicate avec le retournement du cycle des matières premières. Entre 2015 et 2016, le Brésil connaît une sévère récession avec une contraction du PIB de 6,8 % en cumulé.

    En 2016, la présidente Dilma Rousseff est destituée pour détournement de fonds publics et violation de la réglementation sur le financement des campagnes électorales. Le vice-président, Michel Temer (PMD), devient alors président en exercice bien qu’il fasse lui-même l’objet d’une enquête. 2014/2017 est l’une des plus sombres périodes que le Brésil a connues depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au cours de ces trois années, le PIB par habitant, mesuré en dollars courants, s’est contracté de 28 %. Les inégalités, la pauvreté, y compris extrême, se sont aggravées, tandis que l’investissement et la confiance accusaient de nets replis.

    Il a fallu quinze trimestres pour que la formation brute de capital fixe réel commence, finalement, à se redresser, illustrant les graves difficultés rencontrées par les entreprises. Le chômage s’établissait à 13,7 % en mars 2017, bien au-dessus du niveau de 6,2 % enregistré en décembre 2013. En 2018, l’ancien Président Lula est incarcéré pour corruption (peine de douze ans). Cette même année, Jair Bolsonaro (PSL) est élu président avec 55 % des voix. Il décide de réformer les retraites et de réduire les dépenses publiques.

    Avec la pandémie et la récession qu’elle provoque, la monnaie brésilienne continue à se déprécier avec un risque non négligeable en ce qui concerne les réserves de change. En moins de dix ans, le real brésilien a ainsi perdu environ 75 % de sa valeur. La sortie de la récession a été moins prometteuse que prévue en raison de la baisse des prix des matières premières destinées à l’exportation, du ralentissement du commerce mondial et de la croissance.

    Avant la crise de la Covid-19, le gouvernement souhaitait diminuer le poids de l’État dans l’économie et inciter les investissements privés. Depuis, les plans de transition, élaborés par le gouvernement, ont été mis de côté. Pour soutenir l’économie, l’État brésilien a été contraint de mettre en place un plan de relance qui est l’un des plus importants au sein des pays émergents. Malgré ce revirement lié la crise, les premiers résultats de la politique mise en place par le Président Jair Bolsonaro, traduisent une forte croissance du secteur privé qui était deux fois plus rapide que celle du secteur public. *

     

    La Covid-19 a frappé un Brésil en pleine convalescence

    Le Brésil souffre de maux structurels. La faiblesse des infrastructures, la corruption, une économie peu concurrentielle et fermée, les accès aléatoires et peu transparents au crédit sont autant de facteurs qui jouent contre la croissance brésilienne. Le taux d’investissement des entreprises reste faible pour un pays émergent. Il est passé de 20,9 % en 2013 à 14,7 % en 2017. En Europe, il était avant crise supérieur à 21 %. Cette faiblesse s’explique par les taux d’intérêt élevés pratiqués par la banque centrale notamment pour attirer les capitaux étrangers.

    Un effet d’éviction au détriment du secteur privé existe du fait des importants besoins financiers de l’État. Le déficit public est élevé tout comme la dette publique qui devrait passer de 77 à 100 % du PIB. La maîtrise des dépenses publiques est extrêmement compliquée en raison du clientélisme et du formalisme juridique. De nombreux postes de dépenses sont protégés par la Constitution. Leur remise en cause suppose une révision constitutionnelle. Or, ces postes concernent 96 % du budget de l’État fédéral.

    Le pays souffre de la chute des cours des matières premières et du pétrole. En outre, les errements de la politique de gestion sanitaire de la crise ont créé une défiance à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. La monnaie brésilienne a poursuivi sa dépréciation contraignant la banque centrale à relever ses taux. 1 dollar s’échangeait contre 5,4 real brésilien fin août ; au mois de mai, c’était un dollar pour 6 real.

    La Covid-19 a frappé le Brésil à un moment où le pays était confronté à la plus lente reprise économique de son histoire et où environ un quart de sa population active était au chômage ou en situation de sous-emploi. L’assainissement des comptes publics n’était pas prévu avant 5 ans. La crise actuelle devrait allonger ce délai de plusieurs années.

  • France : Les exportations et les expatriés au coeur du plan de relance ?

    France : Les exportations et les expatriés au coeur du plan de relance ?

    Le gouvernement a décidé de donner la priorité aux fameux VIE. Une partie des  247 millions d’euros destinés à aider les entreprises à l’export y seront consacrés !

    Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur et à l'attractivité, a annoncé des aides pour les jeunes embauchés à l'étranger.
    Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, a annoncé des aides pour les jeunes embauchés à l’étranger. (CHRISTOPHE SAIDI/SIPA)

    Le volontariat international en entreprise boosté !

    Franck Riester, le ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité, a annoncé ce lundi un renforcement du Volontariat international en entreprise (VIE).

    « On va mettre davantage d’argent dans les VIE, pour ces jeunes qui passent deux ans dans une entreprise » à l’étranger, a indiqué le ministre, invité sur RFI.

    Cette mesure viendra s’ajouter à celles prévues dans le plan de relance pour favoriser l’export, l’emploi des jeunes. Les fonds attribués aux expatriés ne seront pas utilisés pour soutenir les futurs jeunes Français hors de France.

    Dans le détail, l’Etat prendra à sa charge 5.000 euros pour l’envoi d’un jeune sous statut VIE dans une entreprise de petite ou moyenne taille, y compris des jeunes « issus de formations courtes ou venant des quartiers prioritaires de la politique de la ville », selon le dossier de présentation du plan de relance. C’est donc une opportunité majeur pour les entreprises fondées par des expatriés et qui importent dans leurs pays de résidence des produits français de renforcer, directement ou via leurs fournisseurs, leurs équipes. 

    « Au moins 3.000 missions seront financées », est-il précisé, sachant que ce coup de pouce représente « entre 15 % et 20 % » des coûts de la mission, qui est indemnisée et réservée aux jeunes diplômés de 18 à 28 ans.

    Un « chèque export » pour les entreprises

    Autre  mesure qui s’inscrit dans le cadre du volet du plan de relance destiné à aider les entreprises à l’export, la création d’un « chèque export ».

    Au deuxième trimestre 2020, le déficit commercial de la France s’est fortement creusé, atteignant 20,4 milliards d’euros, soit 6,9 milliards de plus qu’au premier trimestre. Les exportations ont dégringolé de 28,9 %, plus vite que les importations (-20,7 %).

    En sus d’un renforcement de l’assurance-prospection pour les risques d’impayés, le ministère au commerce extérieur a, donc, prévu un « chèque export » ! Ce nouvel outil  prendra en charge jusqu’à 50 % des frais de participation à un salon international, par exemple. Une autre opportunité pour les expatriés de trouver un emploi. En effet, ils pourraient participer à ces salons comme pont culturel et linguistique entre l’entrepreneur français et les acteurs de son nouveau marché. 

    Mobilisation générale du corps diplomatique

    Les ambassades ne font pas que de la diplomatie ! En effet, la section économique et commerce d’une représentation française est souvent le second contingent de fonctionnaires expatriés.

    Fort de ce réseau et de l’expérience de ses membres, il sera demandé aux  ambassadeurs de France « de faire remonter les spécificités de chaque plan de relance en Europe » afin que les entreprises soient au courant des appels d’offre ou à projet émis hors de leurs frontières. 

    Ces informations, « sectorielles et par pays », seront regroupées sur un site internet qu’il reste à publier…

    Par conte, toujours aucune mesure pour les entreprises fondées par des Français et de droit étranger. Un projet de loi visant à soutenir ces agents du rayonnement économique français existe pourtant. En aout, la sénatrice Jacky Deromedi l’avait proposé..Pour l’instant, le gouvernement ne semble pas intéressé…

  • La vie scolaire en Australie.. Une autre approche de l’éducation !

    La vie scolaire en Australie.. Une autre approche de l’éducation !

    L’Australie est aujourd’hui une destination très appréciée des Français. Nombreux sont ceux qui ont découvert le pays avec un PVT (Permis Vacances Travail) et qui choisissent de s’installer définitivement après quelques années.

    Ainsi, les familles françaises fleurissent et le réseau s’est agrandi au fil des années. Alors quand on est parents en Australie, comment fonctionne le système scolaire ? Comment les réseaux français s’organisent pour animer la communauté ? Quelles sont les activités proposées aux plus jeunes ? Tour d’horizon de la vie scolaire et communautaire pour les expats français en Australie.

    Le fonctionnement de l’école en Australie

    En Australie, ce sont les états et territoires qui ont la compétence et non le gouvernement fédéral, ce qui conduit à quelques différences pour les élèves. Cependant, le système général reste le même, avec un modèle à 3 niveaux.

    Le rythme scolaire

    Contrairement au système français, en Australie, les journées des élèves sont plutôt « courtes ». Les cours commencent aux alentours de 8h45 et se terminent à 15h/15h30 maximum.

    L’année scolaire se divise en quatre trimestres avec une rentrée entre janvier et février, selon les états. Nous vous parlions dans cet article du cas particulier de l’école de Condorcet qui fait sa rentrée en août.

    Concernant les vacances scolaires, elles durent 2 semaines et les « grandes vacances » durent quant à elles 6 semaines.

    Le rythme peut ainsi sembler plus soutenu qu’en France au premier abord mais les retours des parents sont généralement positifs vis à vis de cela.

    Les différences entre la France et l’Australie

    La première grande différence entre la France et l’Australie, c’est le port de l’uniforme. En effet, dès la maternelle et jusqu’au bac, que ce soit dans les écoles privées ou le publiques, la plupart des établissements possèdent leur propre uniforme. Un élément que l’on retrouve dans la culture anglo-saxonne, les uniformes étant également de mise en Angleterre par exemple.

    Une autre différence majeure est qu’il n’y a pas de devoirs ni de notes. Ainsi, les élèves peuvent se concentrer sur les activités extra-scolaires, aspect très important pour les Australiens de manière générale. Concernant la notation, les élèves sont évalués une fois par trimestre avec un QCM ou un devoir rédigé (« assessment »).

    Enfin, les écoles sont beaucoup plus grandes qu’en France ! Il n’est pas rare de voir des écoles primaires avec plus de 800 élèves. Les infrastructures sont ainsi directement intégrées à l’école, telles que les piscines ou encore les terrains de sport !

    Les activités au sein de l’école

    Les australiens sont friands d’activités intra-scolaires. Les parents s’impliquent beaucoup et de nombreuses activités sont proposées.

    Sherwood grange - assembly - twitter
    Sherwood grange – assembly – twitter

    La « General Assembly »

    C’est une tradition que l’on retrouve dans toutes les écoles australiennes ! Une fois par semaine, les parents et les enfants sont conviés à ce que l’on appelle l’Assembly ou la General Assembly. C’est une courte cérémonie au cours de laquelle on récompense les élèves. Que ce soit pour des bonnes actions, leur progrès, leurs performances ou leur attitude, les élèves sont gratifiés d’ « award ». Les parents sont conviés à cet événement et c’est une étape importante dans la construction de l’enfant. En effet, cela leur permet d’être mis en avant en ne s’attachant pas uniquement aux bons résultats scolaires. Cet événement est également très apprécié des parents qui sont ainsi impliqués dans la vie scolaire de leurs enfants.

    Bluearth

    Blue Earth - un choix d'éducation
    Blue Earth – un choix d’éducation

    Un autre événement qui se répand de plus en plus en Australie, c’est le programme Bluearth. Lancé par une association à but non lucratif et aujourd’hui présent dans plus de 1400 écoles, ce programme permet aux enfants de pratiquer une activité sportive, généralement le matin, avant de commencer les cours. Ainsi, des coachs viennent dans les écoles pour proposer des activités sportives ou encore du yoga. Ces activités sont gratuites et encouragent l’inclusion sans esprit de compétition.

    Les journées « spéciales »

    Activité extra-scolaire Crazy hair day
    Activité extra-scolaire Crazy hair day

    Une dernière particularité des écoles en Australie, ce sont les journées spéciales. Organisées généralement par les parents, ces journées sont l’occasion de pour les enfants de sortir du quotidien. Parmi les journées organisées, il y a le Crazy Hair Day (journée des cheveux fous), la journée du livre, le défilé des bonnets de Pâques, les stands pour les fêtes des mères/pères, etc.

    Les parents sont souvent très impliqués dans le fonctionnement de l’école.

    Cette forte implication tout au long du parcours scolaire est fortement encouragée par les écoles primaires. Ainsi, les comités de parents d’élèves sont amenés à participer aux réunions des enseignants pour décider avec eux des activités et des plans d’éducation. Dans les écoles publiques, les parents participent aussi en tant que volontaires et peuvent aider à la cafétéria ou encore en accompagnant lors de sorties scolaires par exemple.

    Les activités extra-scolaires

    Les activités

    Au-delà des activités organisées par les écoles, les Australiens apprécient et recommandent de pratiquer des activités extra-scolaires. C’est pour cela que les journées de classe se terminent à 15h environ, les activités ayant une place centrale dans l’éducation des jeunes Australiens.

    Ainsi, les enfants d’expats n’échappent pas à la règle et peuvent également bénéficier des nombreuses activités extra-scolaires ou encore assister aux cours proposés en option (théâtre, musique, journalisme, etc.).

    En revanche, le prix des activités peut en refroidir plus d’un ! En effet, de 10$ à 50$ la séance selon l’activité choisie, ce n’est pas à la portée de tout le monde !

    Quelques écoles proposent malgré tout des activités gratuites à partir de la Year 4 (vers 9 ans).

    Les  « Before and after school care »

    Pour les enfants qui n’ont pas la possibilité de sortir à 15h (par exemple, si les parents travaillent tard), ils peuvent aller dans ce que l’on appelle le « Before and after school care ». C’est une sorte de garderie pour les enfants avant l’école (de 7-9h) et après l’école (15-18h).

    Les personnes qui s’occupent des « before and after school care » organisent également le « vacation care », l’équivalent de nos centres aérés.

    Le principe est le même qu’en France, avec de nombreuses sorties organisées (visites de musées, piscine, cinéma, etc.) tout en suivant un programme préparé par le personnel du « vacation care ».

    La communauté des Français

    lycée français : Condorcet – facebook

    La solidarité entre Français est de mise en Australie. Comme en témoignent les groupes  d’entraide WhatsApp qui se sont créés lors de la crise du Covid-19. En effet, de nombreux groupes ont émergé tels que des groupes d’informations selon l’état ou encore des groupes de solidarité pour les Français qui souhaitaient rentrer en France et avoir des informations.

    Sur Facebook, les communautés de parents français s’organisent également. Ainsi, on peut retrouver des groupes tels que Les Mamans à Sydney, les familles françaises à Melbourne, ou encore l’association des parents d’élèves du Lycée Condorcet.

    The French Speaking association of the North Shore propose également des activités organisées par et pour les membres, afin que la communauté se concentre et se retrouve entre Français. Ainsi, un club de marche, des activités culturelles, des sorties cinéma, des sorties en famille ou encore des ateliers de lecture sont organisés.

    Enfin, pour les expats français qui souhaiteraient rencontrer d’autres Français dans leur ville d’adoption, de nombreuses associations locales existent. C’est le cas dans le Queensland avec l’Alliance française mais également avec Brisbane Accueil l’UFE (l’Union des Français à l’étranger).

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des associations par état :

    Les parents expats français offrent ainsi une chance à leurs enfants de découvrir une nouvelle culture et de nouvelles façons d’envisager l’apprentissage. Les journées sont pensées pour que l’enfant soit au coeur de son développement, avec des cérémonies régulières, des activités sportives ou artistiques, etc. Les parents peuvent également être accompagnés grâce aux communautés qui existent, sur les réseaux sociaux ou par les associations qui existent dans chaque état. Ainsi, la solidarité et l’entraide permettent à chacun de vivre son expatriation au mieux.

  • De nouvelles idées pour l’Europe

    De nouvelles idées pour l’Europe

    Au premier semestre 2022, la France présidera l’Union Européenne, c’est-à-dire en pleine campagne électorale présidentielle.

    L’exercice sera périlleux pour Emmanuel Macron qui devra concilier des objectifs pouvant être opposés. Dans tous les cas, le programme de la présidence française aura une résonance particulière. La dernière remonte à 2008 en pleine crise des subprimes. À l’époque, Nicolas Sarkozy avait utilisé le levier de cette fonction pour convaincre ses partenaires de réagir face aux risques d’implosion financière. Depuis, l’Union Européenne a été confrontée à la crise grecque, au départ du Royaume-Uni et à la plus sévère récession de son histoire, provoquée par la Covid-19.

     

    le bilan de la Covid-19

    Face à cette épidémie, l’Europe a montré deux visages : celui de l’égoïsme avec la fermeture désordonnée des frontières ; et celui de la solidarité avec la prise en charge de malades par certains pays moins exposés à la maladie et l’élaboration d’un plan de relance. Dans un monde marqué par la rivalité croissante de la Chine et des États-Unis, l’Europe apparaît comme une évidence de plus en plus incontournable. Depuis 1947, elle s’est construite en creux, par secousse et en lien avec son allié américain. Ce mode de croissance semble avoir atteint ses limites comme le prouve la montée des nationalismes ou des populismes aux quatre coins du continent. Les résultats économiques et sociaux de ces dernières années plaident également pour un changement de braquet.

     

    Une Europe à concrétiser ?

    L’Europe reste une idée neuve sous réserve de la réinventer. Elle ne peut plus être une abstraction. Celle-ci fut nécessaire pour réunir autour de la table des ennemis qui s’étaient livrés à trois guerres en moins d’un siècle. Mais, en 2020, la méthode des pères fondateurs a vécu. Face aux autres grandes puissances, l’Europe a un réel besoin d’identification. Bien que riche de son histoire, les Européens semblent vouloir la nier par peur de rouvrir les plaies du passé. Pour autant, ils partagent des valeurs communes importantes issues d’une culture multiséculaire.

    L’Europe est le continent de la démocratie tempérée et de la protection sociale. Trop souvent mise sous le boisseau, l’Europe des idées existe au-delà des guerres et des crises. Léonard de Vinci, Voltaire, Diderot, Goethe, Tocqueville, Copernic, Thomas Mann, Frédéric Chopin, Miguel de Cervantes, Mozart, Jean-Sébastien Bach, Milan Kundera, Vaclav Havel, Hannah Arendt, Raymond Aron et une infinité d’autres ont ou ont été des ambassadeurs des valeurs qui devraient être mieux valorisées par les institutions européennes.

     

    Un défi économique et politique

    L’Europe n’est pas identifiée sur le plan économique et politique. Airbus, au-delà de ses problèmes actuels, demeure un cas isolé. Peu d’entreprises sont réellement européennes. Le marché européen demeure une somme de marchés freinant d’autant l’éclosion de sociétés comme Google, Apple ou Amazon. Nous sommes incapables de citer un ou deux noms de dirigeants de grandes entreprises européennes surtout si elles ne sont pas d’origine française. En revanche, Bill Gates, Elon Musk, Jeff Bezos, Tim Cook, Mark Zuckerberg ou Larry Page ne nous sont pas étrangers.

    Les noms des dirigeants politiques polonais, suédois voire espagnols ne sont guère plus connus. Ces dernières décennies, l’Europe compte de réelles réussites dont Erasmus qui permet à des étudiants de poursuivre leur cycle d’enseignement dans plusieurs pays. Le succès d’Erasmus prouve qu’il y a une appétence au sein des populations pour participer à la construction d’un grand marché de l’emploi européen.

    Après la sidérurgie, le charbon, l’atome, l’agriculture et la monnaie, l’éducation et la formation  sont les défis de l’Union Européenne. Contribuer à l’augmentation du niveau des élèves, favoriser la mobilité, inciter à la recherche et à la création d’entreprises sont devenus des priorités pour fortifier l’Union Européenne.

     

    Une Union européenne moins française ?

    Trop souvent, les Français rêvent de façonner l’Europe à leur image, jacobine et technocratique. Or, l’Europe est plurielle. Elle est tout autant polonaise, italienne, finlandaise qu’allemande ou française. L’unité de l’Europe n’est donc pas à rechercher dans une essence culturelle unique, mais dans sa diversité même. L’Europe puise sa force dans le rejet du manichéisme. Quand elle oublie cette vertu, elle s’enfonce dans les ténèbres. Que ce soit à travers le futur plan de relance européen ou à l’occasion de la prochaine présidence française de l’Union européenne, la fixation d’objectifs facilement partageables constitue une priorité.

    L’Europe se doit de retrouver un nouveau cap, une nouvelle ambition, vingt ans après la mise en œuvre de la monnaie unique. Les idées sont nombreuses, le plus difficile étant d’avoir la méthode pour les faire partager. Ainsi l’Union pourrait porter un projet énergétique global associant énergies renouvelables et l’hydrogène. La création d’un socle social européen en matière de maladie, de retraite et de dépendance pourrait être également initiée.

  • Brexit : la pression monte entre Londres et Bruxelles à la veille de la reprise des négociations

    Brexit : la pression monte entre Londres et Bruxelles à la veille de la reprise des négociations

    Ce week-end, David Frost, le négociateur en chef du Brexit pour le Royaume-Uni a averti Bruxelles que le gouvernement britannique n’avait « pas peur » de claquer la porte des négociations sans conclure d’accord commercial post-Brexit.  

    David Frost accueillera son homologue pour l’UE Michel Barnier à Londres afin d’amorcer le huitième tour des négociations mardi (8 septembre). Les deux parties devront tenter de lever les obstacles que posent l’alignement sur les règles européennes et le secteur halieutique.

    Dans un entretien avec The Mail on Sunday, un journal hebdomadaire britannique, M. Frost a également rejeté l’imbroglio actuel sur l’équipe de Theresa May, expliquant que l’ancienne Première ministre avait « flanché aux moments critiques » des discussions sur l’accord de retrait.

    De ce fait, le négociateur britannique a avancé que le bloc s’était habitué à « ne pas nous prendre au sérieux ».

    La date butoir du 31 décembre 2020

    Ces propos se sont attiré les foudres de Gavin Barwell, chef du cabinet May, pour qui David Frost « ne manque pas de toupet », étant donné que 95 % de l’accord de retrait signé par Boris Johnson avait été négociés par Theresa May.

    « Les 5 % restants témoignent de la capitulation britannique à la principale demande européenne », a expliqué M. Barwell, faisant référence à l’approbation du « backstop » de l’UE par Boris Johnson, un filet de sécurité empêchant la mise en place d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

    Même si la période transitoire post-Brexit prend fin le 31 décembre, la date butoir pour s’entendre sur un nouvel accord commercial et coordonner sa ratification entre les parlements nationaux et le Parlement européen se rapproche peu à peu.

    Interrogé par la BBC dimanche (6 septembre), le secrétaire des Affaires étrangères Dominic Raab a également tenté de faire pression sur Michel Barnier, mettant en garde que cette semaine de négociations serait « un coup de semonce pour le navire européen », répétant qu’« un accord était à portée de main » si les deux parties parvenaient à trouver un compromis sur les aides d’État et la filière halieutique.

    La pêche au coeur des tensions

    Les problématiques relatives aux pêcheries semblent être plus complexes à résoudre. Alors que l’UE exige des accords similaires à ceux de la politique commune de la pêche, le Royaume-Uni souhaite suivre le modèle de l’accord de pêche entre l’UE et la Norvège

    Londres devrait présenter ses plans concernant son futur régime d’aides d’État au fil du mois, une action dont les représentants espèrent qu’elle constituera un premier pas vers un compromis. Michel Barnier a déclaré que l’UE ne pouvait pas accepter un accord commercial sans savoir à quoi ressemblerait le régime de subventions du Royaume-Uni, bien que son équipe ait indiqué que le Royaume-Uni ne devait pas nécessairement refléter les règles européennes en la matière.

    « Je pense que cette semaine sera primordiale pour que le bloc accepte l’impossibilité de marchander sur ces deux points », a soutenu M. Raab.

    Ces dernières semaines, les deux parties semblent s’être davantage ancrées dans leur position. Il y a quelques jours, M. Barnier s’est dit « inquiet et déçu » du refus de compromis britannique, tandis que le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian tient l’« attitude intransigeante et, pour être honnête, saugrenue » du Royaume-Uni comme responsable de l’enlisement des négociations.

  • Mali : deux militaires français tués en opération – Podcast Video

    Mali : deux militaires français tués en opération – Podcast Video

    Deux militaires de la force française au Sahel « Barkhane » ont été tués par une bombe artisanale dans le nord du Mali.

    La situation politique et sécuritaire y reste confuse après le coup d’Etat du 18 août. Ils appartenaient au régiment de hussards parachutistes basée à Tarbes.

     

     

    Un podcast TV5 Monde 

  • La Hongrie prétexte la covid-19 et s’enferme

    La Hongrie prétexte la covid-19 et s’enferme

    La Hongrie est membre de l’Union européenne depuis 2004. Économie dynamique, le pays, au patrimoine culturel spectaculaire, est aussi une « démocratie illibérale » selon les mots de son très autoritaire Premier ministre, Viktor Orbán. La Hongrie ferme ses frontières, prétextant la pandémie. Elle se ferme tout court. Qu’arrive-t-il au pays de Franz Liszt?

    Des frontières qui se ferment y compris aux Européens

    Viktor Orban, Premier Ministre de Hongrie
    Viktor Orban, Premier Ministre de Hongrie

    « Nous n’y comprenons plus rien ». Balynt, Hongrois naturalisé français en 2016 a du mal à s’ajuster à la politique aux frontières de son pays d’origine. « Moi j’ai un passeport hongrois mais Marie [sa compagne française NDLR] peut-elle venir? Aucune certitude. Les règles changent toutes les heures ».

    « C’est n’importe quoi, l’aéroport est ouvert, ils font des tests de température mais il n’y a aucune clarté » Balynt, franco-hongrois

    En l’état, la situation est confuse. Les étrangers qui entrent dans le territoire ne peuvent pas rester plus de 24 heures. C’est une première historique au sein de l’espace Schengen.

    Il y a des exceptions. Les routiers, la Hongrie est un carrefour majeur, les voisins du groupe de Visegrád après tests (Polonais, Slovaques, Tchèques), les sportifs en compétition, les diplomates…

    « C’est n’importe quoi, l’aéroport est ouvert, ils font des tests de température mais il n’y a aucune clarté » rajoute Balynt. Pour autant, la fréquentation est passée de 50 000 par jour à 3 000.

    Une communauté française modeste mais soudée

    L'ambassade de France à Budapest
    L’ambassade de France à Budapest

    La communauté française en Hongrie est modeste. Moins de 3000 personnes inscrites au Consulat, 5000 personnes estimées en tout. Pour autant, la présence économique est réelle. Il y a 400 entreprises françaises sur le sol hongrois dont de nombreuses sociétés du CAC 40 (Danone, EDF, Auchan, AXA…).

    « La France et la culture française existent en Hongrie » nous explique Balynt, qui passa lui-même par l‘Alliance française de Pécs. « Mais elle est vue comme un peu caricaturale » nous précise-t-il.

    Pour autant, le lycée français de Budapest, au cœur de la capitale hongroise, compte 700 élèves et opère depuis 50 ans. La rentrée s’est déroulée en présentiel avec les mesures sanitaires qui s’imposent.

    Quel avenir pour la Hongrie?

    Depuis l’arrivée de Viktor Orbán à la présidence et son virage « illibéral », la Hongrie est à la croisée des chemins. Prétexte pour s’attaquer à ses opposants et à son ennemi le milliardaire américain d’origine hongroise Georges Soros, l’illibéralisme du Président est aussi une façon de fermer le pays à ses partenaires européens.

    Les 5 premiers partenaires économiques de la Hongrie sont des pays de l’Union européenne. La Hongrie reçoit bien plus de fonds européens qu’elle n’en envoie à Bruxelles. Pour autant cette fermeture, inédite, d’un pays Schengen, dernier signe du verrouillage du pays, va dans le sens inverse de la construction européenne.

    « Orbán ne sera pas Premier ministre pour toujours, certaines élections locales ont montré son recul » indique Balynt. De fait, l’opposition a remporté en 2019 la mairie de Budapest et 10 des 23 principales villes du pays.

    Il reste que les rapports avec Bruxelles sont exécrables. Or, les fonds européens dépendent du respect de l’état de droit. La fermeture des frontières aux citoyens UE n’aidera pas à apaiser les choses…

  • De la Tyrannie Fiscale

    De la Tyrannie Fiscale

    Où comment le gouvernement, les Élus et même le Conseil Constitutionnel violent la Constitution et l’État de Droit en discriminant les Français de l’Étranger ! 

     

    Depuis les Lois de Finance pour 2019 et 2020, inspirées par l’étonnant rapport du Député Genetet sur « la fiscalité de la mobilité », les Français de l’Étranger (« FDE ») sont l’objet d’un alourdissement confiscatoire et sans précédent, de l’imposition fiscale et sociale de leurs revenus français, et de leur résidence française.

    Suite à une première quasi-jacquerie des FDE suivies de mises en garde de la plupart des instances représentatives des FDE, mais pas de l’évanescente AFE (Assemblée des Français de l’Etranger), le gouvernement a reculé, en adoptant en Décembre 2019 un moratoire d’un an. Le Sénat a riposté en abrogeant par une Proposition de Loi du 19 Mai 2020 sur les FDE tout le dispositif fiscal et social voté en 2018 et 2019. Depuis son dépôt le 20 Mai 2020 sur le bureau de l’Assemblée Nationale, la majorité gouvernementale s’enferre dans le silence, l’opposition aussi, dans l’attente d’un rapport gouvernemental, finalement transmis en catimini le 31 Juillet dernier. Or ce rapport ne résout rien.

    Car le dispositif proposé multiplie des discriminations, insoutenables dans une démocratie, car violant la Constitution comme l’État de Droit.

     

    La COTAM est un impôt discriminant le FDE du Français résidant en France

    Sur le plan social, leurs retraites Françaises sont soumises à la COTAM, une soi-disant « cotisation » d’assurance maladie maternité, invalidité et décès (art. L. 131-9 du code de la sécurité sociale), décidée en 2004 par l’UMP sous le gouvernement Raffarin. Ne donnant droit à aucune prestation, c’est donc un impôt, et non une cotisation, malgré les dénégations répétées du gouvernement. Mais ce régime est surtout singulièrement discriminatoire : la COTAM est de 1 % pour les retraités résidants en France, mais, pour les FDE, de 3,2% des retraites de base et 4,2% des retraites complémentaires (art. D 242-8).

    Cette première discrimination a été jugée, étonnement, le 4 octobre 2019, par le Conseil constitutionnel comme conforme à la Constitution, avec la réserve abstruse suivante : les taux particuliers de cotisations sociales ne doivent pas « créer des ruptures caractérisées de l’égalité dans la participation des assurés sociaux au financement des régimes d’assurance maladie dont ils relèvent » (sic !). Comment cette institution, censée faire du droit et dernier rempart contre les violations des libertés publiques et de l’État de droit, peut encore soutenir que cette contorsion juridique respecte le principe constitutionnel de l’égalité de traitement face à l’impôt?

     

    La CSG/CRDS sur les revenus français est une cotisation discriminant le FDE résident dans l’UE de celui résident hors l’UE

    Les revenus français des FDE sont soumis depuis 2012 à un prélèvement de CSG/CRDS de 17,20%. Le 25 Janvier 2018, la Cour de Justice de l’Union Européenne a interdit ce prélèvement pour les ressortissants de l’UE résidants dans l’UE et la Suisse, mais l’a maintenu pour ceux qui vivent en dehors de l’UE, même s’ils sont soumis localement à un régime de cotisation sociale similaire. Comment peut-on sérieusement défendre une telle discrimination entre FDE résidents dans l’UE et la Suisse d’un côté et ceux résidents en dehors de l’autre ?

     

    La retenue minimum à la source de l’impôt sur le revenu (« IR ») de 30% discrimine les FDE des Français vivant en France

    Selon la loi de Finances 2019, le taux minimum d’IR est passé de 20 à 30% pour les revenus Français des FDE et ce, dès le premier Euro. Là aussi la violation du principe de l’égalité face à l’impôt est manifeste. Un FDE est taxé au premier euro à 30% alors qu’à revenu égal, le résident bénéficie de taux marginaux nettement moins élevés comme d’abattements : pour la tranche inférieure à €27.519 le taux moyen est de 8.9% pour un résident Français contre 30% pour un FDE, sans prendre en compte les déductions diverses !

     

    Le dispositif proposé pour l‘impôt minimum de 30% sur l’IR est inacceptable, car en cumul avec la CSG il est confiscatoire, particulièrement pour les plus démunis, au point de rompre complètement l’égalité face à l’impôt

    C’est un dispositif confiscatoire car il conduit à un prélèvement de CSG-CRDS de 17,20% pour les seuls FDE résidents hors de l’UE, auxquels s’ajoutent, pour tous les FDE résidents hors de France, la retenue à la source sur l’IR de 30% jusqu’à €38.214 de revenus et de 40% au-dessus … soit un prélèvement d’impôt sur le revenu total de 47,20% jusqu’à €38.214 de revenus et 57,20% au-dessus… totalement confiscatoire…sans pouvoir bénéficier d’aucune prestation sociale ou de solidarité nationale.

    Pour la tranche inférieure à €38.214, comment peut-on la aussi justifier de taxer les FDE au premier euro sur tous les revenus d’origine française, à 47,2% pour l’IR/CSG/CRDS, contre un taux d’imposition moyen de 31,5% pour un Français résident en France, soit un écart d’imposition de 50%. Pour des revenus supérieurs à €38.214, taxés au-delà à 57,20%, l’équivalence de taux moyen entre un Français résident en France et un FDE est atteint pour un revenu de l’ordre de €250.000…

    En d’autres termes, entre €38.214 et €250.000, le FDE est surtaxé sur ses revenus Français, et plus le revenu est faible, plus la sur-taxation est élevée. Alors qu’en sus l’IR/CSG/CRDS Français ne constituent pas un crédit d’impôt dans l’état actuel des conventions fiscales bilatérales, pouvant entrainer une taxation bilatérale à plus de 100%. Aucun pays de l’UE ne taxe ses nationaux non-résidents, autre que par une éventuelle faible retenue à la source définie par leurs conventions fiscales bilatérales.

     

    Ce dispositif est discriminatoire et inopérant car il cherche à introduire en catimini l’IR et la CSG confiscatoires « à la nationalité », sans renégocier préalablement les conventions fiscales bilatérales

    La réponse de l’administration aux FDE, révoltés, est alors de produire son « taux d’imposition mondial moyen » pour bénéficier de ce dernier s’il est inférieur au taux minimum. C’est déjà une discrimination qui perdure, dès lors que ce régime exclue de bénéficier de la plupart des abattements et déductions des charges applicables en France tout en multipliant les doubles impositions, dont sont exempts les contribuables résidents.

    Ce dispositif est surtout inopérant. En effet, quel taux moyen produire en temps et en heure à partir d’une déclaration japonaise (en japonais !), de laquelle sont établies quatre rôles d’imposition séparés et échelonnés sur près de six mois et correspondants à quatre impôts : national, local, pour l’assurance maladie, pour les retraités, ou découlant d’une déclaration britannique annuelle au 5 avril. Le « taux moyen » est-il celui de l’impôt seul, ou de l’impôt et de la CSG-CRDS confondus ?

    Comment, dans les pays où la sécurité sociale est financée par l’impôt, la quasi-totalité, peut-on identifier l’impôt sur le revenu d’un côté et la CSG-CRDS « à la Française » de l’autre, pour les affecter au calcul du taux moyen de l’impôt d’un côté, et de la CSG-CRDS de l’autre ?! Réciproquement l’administration étrangère ne délivre pas de certificat d’imposition constituant un crédit et distinguant impôt et CSG, car pour eux, la « CSG à la Française » est un impôt.

     

    Une administration fiscale intrusive

    Encore plus grotesque : l’administration fiscale exige une traduction de la déclaration fiscale et du reçu de paiement de l’impôt étrangers, ce qui peut coûter plusieurs milliers d’euros, alors que les concepts fiscaux, les méthodes de collectes, et les dates de recouvrement ne sont pas les mêmes. Dans le même temps, les caisses françaises s’abstiennent de répondre ou refusent de délivrer un certificat d’imposition à la CSG-CRDS permettant sa déduction de l’éventuelle CSG étrangère, quand la convention bilatérale l’autorise. Seul un travail de bénédictin, permet de l’identifier sans pour autant que ce calcul soit opposable. Ainsi, la CARSAT/CNAV prélève 4%, et non les 3,2% prévu par les textes, relevés bancaires à l’appui…

    Cette tentative dévoile le projet conçu de longue date par l’administration, et béatement ânonné par LREM et l’AFE au nom de la « transparence », l’imposition mondiale à la nationalité et non plus « à la territorialité », pour copier la référence mondiale unique : les États-Unis. C’est oublier que dans ce pays, l’impôt mondial concerne l’IR mais pas la CSG (Payroll tax), l’impôt fédéral, mais pas ceux des états et municipalités, souvent supérieurs, réservés aux résidents, s’effectue après un abattement de $105.900 sur les revenus non américains et au taux marginal de 30% au-delà de $130.000, les impôts payés à l’étranger étant déductibles. Face à un système français brutalement confiscatoire, le système américain ne l’est pas.

    On mesure ainsi l’absence de réflexion pratique, l’irresponsabilité, et même l’aveuglement idéologique des acteurs concernés.

     

    A ce Kafka de l’Impôt sur le Revenu et de la CSG-CRDS, se surajoute le scandale de la discrimination des impôts locaux

    Comment continuer à soutenir le principe d’égalité devant l’impôt alors que les nationaux des pays du Golfe, ne payent, contrairement aux Français, résidents ou non, aucun impôt sur leur patrimoine immobilier Français au titre de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (« IFI »), aucune taxe foncière comme d’habitation, cette dernière étant surtaxée depuis peu de 60%. L’administration fiscale refuse d’ailleurs de confirmer si ces taxes locales sont exonérées par un accord fiscal bilatéral secrètement conservé, ou par décision ministérielle furtive. Or ces dérogations exorbitantes bénéficient aux ménages parmi les 0,0001% les plus fortunés du monde.

     

    Les FDE sont devenus l’otage d’un hold-up l’État Français sur la totalité des prélèvements sur leurs revenus au mépris des engagements internationaux de la France, violant ainsi l’État de droit.

    En fait, le gouvernement comme le Législateur justifient leur projet funeste d’impôt et de CSG à la nationalité, maquillé sous l’élément de langage volontairement trompeur « d’Impôt Universel », parce qu’ils considèrent sans l’admettre, les FDE comme des « Sous-Français-Expatriés-Fiscaux». Ce faisant, ils menacent d’abord, par un véritable détournement de procédure, de capter la totalité de l’impôt dû dans le pays de résidence par une augmentation massive du prélèvement à la source en France, 30 voire 40%, alors que les conventions fiscales bilatérales le fixent habituellement entre 10 et 15%, les taux de 30%, et plus, étant réservés aux « paradis fiscaux ». De ce fait, il viole les traités fiscaux bilatéraux, et, en l’absence de leur renégociation, empêche l’IR et CSG Français de constituer un crédit déductible dans le pays de résidence.

    Puis ils exercent un véritable chantage que permet le piège constitué par le mécanisme combiné du taux moyen et du taux minimum confiscatoire : dès lors que l’administration fiscale a eu connaissance des revenus non Français par le mécanisme du taux moyen, le piège est posé : rien ne s’oppose à une taxation complémentaire de ces revenus, retenus à la source sur les revenus Français ; puis il suffit d’augmenter encore les taux pour ainsi conduire directement à l’impôt sur la nationalité assis sur les revenus mondiaux quels que soient la résidence fiscale effective et sans aucune considération pour les impôts dus dans le pays de résidence.

    Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’un holdup de l’État Français, recordman du monde des prélèvements obligatoires et de la dépense publique, sur les recettes fiscales et sociales des autres pays, considérés de facto comme des paradis fiscaux, en jouant sur la ligne de moindre résistance politique et pratique, la grande difficulté des FDE à se mobiliser en raison de leur éparpillement ; ce faisant, elle les plaçent sciemment dans une situation inextricable, entre le marteau de l’administration fiscale Française et l’enclume de son homologue du pays de résidence. C’est déloyal, indigne et pervers, tout en constituant une violation de nos principes constitutionnels, et des engagements internationaux de la France.

     

    Foutez la paix aux Français de l’Etranger

    Pour paraphraser Georges Pompidou, « Foutez la paix aux FDE » : il y en a déjà trop peu pour représenter une France déclinante. Il faut au contraire les inciter à se délocaliser. Considérer les FDE comme des exilés fiscaux relève de la psychanalyse : les Français s’expatrient, soit pour travailler, soit pour bénéficier de conditions meilleures de fin de vie, la France étant trop chère. Même les fonctionnaires expatriés en activité bénéficient d’avantages discriminants.

    N’assiste-t-on pas à une véritable démission de nos institutions face à une secte, dont l’idéologie redistributive étouffe ce pays ? Comment les parlementaires peuvent-ils permettre à un gouvernement en faillite, de passer en force, laisser à l’administration autant de pouvoirs d’appréciation, s’abstenir, fin 2019, de dénoncer ce dispositif discriminatoire au Conseil Constitutionnel, et accepter de renier la signature de la France sur ses engagements fiscaux bilatéraux ? Quelle République de forbans sommes-nous devenus ?

    C’est le consentement même à l’impôt qui est ainsi fragilisé par les « effets de bord », autre élément de langage conçu pour travestir ces multiples discriminations et violations de l’Etat de Droit. Car le civisme fiscal ne passe pas par payer encore plus d’impôt, la thèse incongrue de Madame Genetet, mais avant tout par réduire la dépense publique, et introduire la parcimonie. En le refusant, les élus contribuent, avant tout autre, à détruire le pacte républicain autour de l’impôt.

● Radio en direct
En pause