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  • Vive le pétrole de schiste américain ?

    Vive le pétrole de schiste américain ?

    Faut-il sauver le monde ou sauver la planète ? À partir d’images satellites, des analystes[1] ont établi que le plateau pétrolifère entre le Texas et l’Arizona, le bassin permien, d’où est puisé le quart de la production de pétrole américaine, se serait enfoncé de plus de vingt centimètres en dix ans. Le nombre de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 2,5 est passé de 42 en 2017 à 671 en 2022. En cause, l’exploitation du pétrole de schiste américain qui déstabilise les sols avec la fracturation hydraulique, puisqu’il s’agit d’infiltrer des masses d’eau sous pression, mêlées d’agents chimiques, dans le sous-sol.

    Sage hypocrisie.

    A priori, une monstruosité écologique, comme toute mine. Les Européens ont interdit l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, la France a même interdit son repérage. Sage hypocrisie. Car l’Europe en consomme des tonnes, ce qui la sauve, elle, et en grande partie le monde.

    Les partisans du gaz de schiste disent que son développement réduit l’utilisation du charbon et les émissions de CO². Le charbon représente encore 40% des émissions de CO² dans le monde, un nouveau record de consommation (8.5 Milliards de tonnes) a été atteint l’an dernier. Quant au pétrole, il se porte bien, selon l’OPEP : le pic de consommation sera atteint l’an prochain, avec 105M de barils par jour dans le monde. Ensuite il devrait baisser.

    Pourquoi le cours du pétrole ne monte-t-il pas plus haut ?  Pourquoi le prix du gaz, qui avait été multiplié par dix lors du déclenchement de la guerre d’Ukraine est-il redescendu ? Grâce au pétrole et au gaz de schiste américain.

    Les Pays de « l’OPEP + » (c’est-à-dire avec la Russie) réduisent la production comme ils le peuvent. Mais leur part de marché mondial est descendue à 50%. Les États-Unis sont le premier producteur mondial depuis 2014. (17% de la production mondiale de pétrole devant l’Arabie saoudite et la Russie ; 23% de celle du gaz, devant la Russie). En 2006, leur taux de dépendance énergétique était de 30%. Aujourd’hui, Ils sont exportateurs net. Quand on cherche des explications au décalage économique entre l’Europe et les États-Unis, la réponse est là.

    L’économie américaine a crû de 60%, celle de la zone Euro de 30%. La réponse est là.

    Depuis 2002, la Zone Euro a connu une croissance annuelle moyenne de 1,2% contre plus de 2% aux États-Unis. L’économie américaine a crû de 60%, celle de la zone Euro de 30%. Le miracle américain, c’est le schiste. C’est lui qui soutient la croissance, l’emploi, le dollar, le financement des start-up,  la constitution des géants de l’économie digitale, la recherche, et les dépenses militaires.

    Cela ne concerne pas que l’économie américaine, qui est la première du monde, qui donne le tempo des autres; cela modifie le grand jeu mondial, le prix de l’énergie, les guerres.

    L’économie américaine profite d’une énergie moins chère que l’Europe ou la Chine, grâce au gaz de schiste, essentiellement consommé sur place, en raison de la difficulté du transport. D’autre part, la production américaine pèse sur les prix mondiaux : pour briser l’essor du pétrole de schiste, entre 2015 et 2020, Russie et Arabie ont augmenté la production pour faire passer le prix du baril sous le seuil de rentabilité des puits de pétrole américains. De nombreux puits ferment. Avec la crise du covid, les prix s’effondrent à moins de 30$ le baril. 

    Avec la relance post-covid, et la guerre d’Ukraine, les prix s’envolent. Les puits rouvrent. Les améliorations techniques de l’exploitation du pétrole de schiste font descendre le seuil d’exploitation à moins de 50$ le baril. Et les sanctions européennes, contre la Russie ouvrent une perspective à long terme pour le gaz américain, qui arrive à fournir l’Europe.

    Sans le gaz américain, l’Europe serait en crise énergétique permanente ; le monde aussi.

    Sans le gaz américain, l’Europe serait en crise énergétique permanente ; le monde aussi. Personne ne pourrait empêcher la réouverture de mines de charbon. À moins de céder à la Russie, ce qui ne l’empêcherait pas de s’installer un rapport de force et de chantage permanent, énergétique et militaire.

    Les Européens, et le monde, sont ainsi sous la dépendance, plus ou moins bienveillante, des hydrocarbures américains. Mieux vaut la concurrence des fournisseurs que le monopole de l’OPEP plus Russie.

    Mais la bienveillance peut ne pas durer. Les Etats pétroliers, les « Energy states » votent « Républicain » (Texas, Louisiane, Nouveau Mexique, Nord Dakota, Alaska, Colorado, Oklahoma), leur influence dans le pays est à la mesure de leur richesse. On comprend les électeurs : Le ciel ne leur est pas tombé sur la tête, la richesse est venue du sol. Aucune ville n’a été rasée. Et puis la Californie démocrate aussi est construite sur un volcan. Si elle avait du pétrole elle voterait Trump. Le CO² du Texas n’est pas pire que celui de Sibérie ou d’Iran. L’incompréhensible succès de Trump ne s’explique pas que par le pétrole, mais aussi par le pétrole, d’autant plus radicalement que les démocrates se radicalisent.

    Si la terre bouge, le monde bouge aussi. Les guerres ont repoussé l’angoisse écologique d’un cran. Le nucléaire est revenu en force. La transition écologique reste sous la menace des prix de l’énergie, et des déséquilibres mondiaux.

    Avec le pétrole et le gaz de schiste, les États-Unis maintiennent les prix du pétrole dans une fourchette acceptable pour l’économie mondiale, la leur. Le pétrole ne doit pas être trop bas, pour les puits du bassin permien. Ni trop haut, pour ne pas alimenter l’inflation mondiale et perturber la croissance.

    La transition écologique reste sous la menace des prix de l’énergie, et des déséquilibres mondiaux.

    Le schiste américain maintient un équilibre précaire. Qui permet la guerre, mais pas la guerre totale. Il brise peu à peu la Russie, cantonne la Chine, maintient l’Arabie. Sans le pétrole et le gaz américain; les prix de l’énergie seraient insupportables pour la majorité des habitants de la planète : Europe, Inde, Chine, japon, pays pauvres non pétroliers. Et les pays pétroliers seraient des proies. Étrange malédiction du pétrole : Venezuela, Libye, Irak, qu’adviendrait-il du Kazakhstan si le pétrole flambait ? Les guerres se multiplieraient.

    Or la guerre de haute intensité, c’est la destruction nucléaire. Celle de basse intensité, ce sont les razzias, la faim, l’esclavage, comme cela se passe au Soudan et en République Démocratique du Congo. En ce moment. Dans l’indifférence. Un quart de la population de la RDC, par la guerre  est menacé par la faim. Pour sauver la planète, commencer par sauver le monde. Éviter la misère, la guerre et la faim. La guerre et la faim, c’est un couple.

    À l’évidence l’exploitation du gaz de schiste est condamnable du point de vue écologique. Localement. Mondialement, c’est autre chose. L’Europe aurait très froid. Le monde très chaud.

    Gagner l’indépendance énergétique.

    L’Europe a bien compris que, de même que rester dépendant des Américains pour sa défense est dangereux, rester dépendant des hydrocarbures, qu’elles soient russes, américaines, ou arabes l’est tout autant. D’où l’impératif de la transition énergétique, tout autant écologique que politique. Il faut gagner l’indépendance énergétique. Le gaz de schiste américain finance une économie qui doit réussir la transition écologique.

    L’Europe doit se passer des hydrocarbures. L’humanité s’en guérir. Cela prend du temps, et de l’argent. C’est aussi facile que de se passer de sucre. Essayez, vous verrez. On y arrive : commencez par ne plus sucrer le café. Et mangez des fruits. Locaux.

    Laurent Dominati


    [1] Source : https://www.b3insight.com/permian-basin-produced-water-disposal/

  • À Madagascar, des Français privés de vote aux élections européennes

    À Madagascar, des Français privés de vote aux élections européennes

    Nos compatriotes de Madagascar viennent de nous signaler une véritable « non-assistance à électeur en danger ». Inscrits sur les listes consulaires et résidents dans les régions de Fianarantsoa et de Tuléar, ils vont devoir parcourir plus de 11 heures aller-retour par route pour les premiers et quasi 24 heures pour les seconds pour … déposer leur bulletin dans l’urne des élections européennes.

    Pas de bureaux de vote pour le scrutin européen ! 

    « Nous sommes privés de notre droit de vote », nous ont écrit les Français habitants ces deux provinces malgaches dans un message reçu à la rédaction Lesfrancais.press. 

    Consulat
    ©LFP

    Nos ressortissants sur place ne comprennent pas que les autorités françaises aient ainsi décidé de ne pas prévoir de bureaux de votes à proximité raisonnable de leurs domiciles. Lors des derniers scrutins, législatifs et présidentiels, cela avait pourtant été possible. Rappelons que Fianarantsoa est tout de même la cinquième plus grande ville de Madagascar, et que Tuléar est la plus importante agglomération du Sud de l’île. 

    Des solutions alternatives pour voter non étudiées 

    Comment expliquer cette situation ? Questionnée par les électeurs Français de Fianarantsoa et de Tuléar pour comprendre cette absence de centre de votes dans leur partie géographique, l’Ambassade de France à Madagascar argumenterait de la façon suivante : « Faute de participants aux dernières élections » ! C’est donc jusqu’à Antananarivo que devront se rendre les électeurs de ces contrées. Or, personne n’imagine, même parmi les plus motivés, que ceux-ci vont se rendre aux urnes avec autant de trajet à effectuer pour rejoindre la capitale malgache. 

    Des solutions alternatives ont été proposées. Apparemment, c’est par une fin de non-recevoir que celles-ci auraient été accueillies par l’administration consulaire. 

    « L’administration consulaire ne devrait pas priver ainsi les électeurs d’un accès direct au bureau de vote ».

    Jean-Hervé Fraslin, Président du Conseil consulaire de l’île et Conseiller AFE pour l’Afrique australe centrale et orientale.

    Un siège de député européen, c’est parfois à 100 voix près

    À Fianarantsoa et à Tuléar, des consulats généraux étaient auparavant présents dans ces deux chefs-lieux de province de Madagascar. Ce n’est plus le cas, sans doute sous la contrainte de restrictions budgétaires. Pourtant, ne dit-on pas que la démocratie n’a pas de prix ? Apparemment, son coût ne peut plus être supporté partout dans le monde par la France. Or, un siège de député européen se joue parfois à la centaine de voix près. 

    Rencontre avec l’élu consulaire, Jean-Hervé Fraslin

    Jean-Hervé Fraslin, élu à Madagascar

    Jean-Hervé Fraslin, Conseiller des Français de Madagascar, membre du MoDem, président du Conseil consulaire, a répondu à nos questions. Membre de la majorité présidentielle, il est aussi Président de la Commission de l’Enseignement, des affaires culturelles, de la francophonie et de l’audiovisuel extérieur à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE)

    Lesfrancais.press : « Jean-Hervé Fraslin, des Francais de Fianarantsoa et Tuléar vont devoir faire plus de 12 h de voiture pour l’un et 24h pour l’autre pour aller voter aux européennes, n’est-ce pas aberrant ? »

    Jean-Hervé Fraslin : « C’est avec tristesse que j’ai appris la réduction du nombre de bureaux de vote à cinq seulement, deux à la capitale et trois en province, au lieu d’une douzaine pour les élections antérieures. J’ai personnellement émis un avis défavorable à cette mesure et ai proposé des solutions alternatives. En effet, je considère que l’administration consulaire ne devrait pas priver ainsi les électeurs d’un accès direct au bureau de vote pour leur permettre d’exercer le plus important des droits de tout citoyen : voter !»

    Lesfrancais.press : « Comment cette situation est-elle justifiée par les autorités françaises ? » 

    Jean-Hervé Fraslin : « L’administration consulaire justifie cette mesure par le manque d’effectif, par le coût du déplacement d’un agent qui doit aller de la capitale à une ville de province et par le temps de travail que cela implique, avec des récupérations, allongeant les délais pour traiter les opérations consulaires courantes. Je ne valide pas cette analyse car les effectifs sont similaires à ce qu’ils étaient lors des élections de 2019, 2021 ou 2022. 

    Pour ces élections, des agents des différents services de l’Ambassade avaient été mobilisés, et pas seulement du Consulat. En 2024, l’ouverture de cinq ou six bureaux de vote supplémentaires aurait aussi bien pu se faire. Mais surtout l’impact serait limité si on acceptait de mobiliser les consuls honoraires et les fonctionnaires de l’Etat qui sont disponibles dans la plupart des villes concernées.

    « Des arguments dangereux pour la démocratie française et la participation des Français à l’étranger »

    Jean-Hervé Fraslin, Président du Conseil consulaire de l’île et Conseiller AFE pour l’Afrique australe centrale et orientale.

    Les autres arguments sont celui de la faible participation aux élections antérieures et celui de la comparaison avec d’autres pays européens qui ne permettent pas à leurs citoyens de voter hors de leur territoire. Ce sont des arguments dangereux pour la démocratie française et la participation des Français à l’étranger : ils donnent à penser que l’administration voudrait revenir sur l’exercice du droit de vote hors de France, en testant cette restriction dans certains pays.

    socialistes européens

    Je suis d’autant plus déçu que l’équipe actuelle du Consulat et de l’Ambassade fournit un travail très apprécié dans tous les autres domaines de son activité pour rétablir la qualité des services aux citoyens qui s’était fortement dégradée de 2018 à 2022. »

    Lesfrancais.press : « Combien d’électeurs Français sont concernés ? »

    Jean-Hervé Fraslin : « Au total, ce sont plus de 2000 électeurs qui n’ont plus accès à un bureau de vote en 2024 alors que c’était possible en 2019. Environ 600 électeurs étaient rattachés au bureau de vote de Tuléar et 400 à celui de Fianarantsoa, les deux villes où résident des électeurs qui vous ont écrit. Mais la mesure concerne aussi ceux d’autres villes avec plus de 400 électeurs comme Antsirabe ou Nosy Be, sans parler d’autres localités enclavées comme Fort-Dauphin, Sambava ou Sainte-Marie avec 120 à 200 électeurs inscrits.

    « Une procuration en ligne est une blague »

    Jean-Hervé Fraslin, Président du Conseil consulaire de l’île et Conseiller AFE pour l’Afrique australe centrale et orientale.

    Ces 2000 électeurs ne se voient proposer qu’une solution : voter par procuration. Difficile pour eux d’identifier un mandataire de confiance à la capitale. Certains consuls honoraires ne sont pas disponibles pour recueillir les procurations. Et la proposition d’établir une procuration en ligne est une blague car elle nécessite une comparution en personne devant un agent du Consulat général de France à la capitale ! Ni la comparution devant un consul honoraire ni l’identification à distance par visio ne sont acceptées.. »

    Lesfrancais.press : « Pensez-vous que le ministère des Affaires étrangères s’est désintéressé de cette situation ? » 

    Jean-Hervé Fraslin : « Si l’exercice du droit de vote par le plus grand nombre possible de Français établis à Madagascar pour ces élections européennes était une préoccupation de ce ministère, une telle réduction du nombre de bureaux de vote n’aurait pas été validée. »

    Lesfrancais.press : « Quelles alternatives auraient pu être envisagées ? »

    Jean-Hervé Fraslin : « Depuis plusieurs années, je demande quel est le fondement législatif sur lequel s’appuie l’administration consulaire pour exiger qu’un de ses agents soit présent dans chaque bureau de vote pour en assurer le secrétariat. Comme si en France, il fallait dépêcher un agent de la préfecture dans chaque bureau de vote dans chaque commune rurale. Personne ne répond à cette question. 

    Pourquoi un consul honoraire et un fonctionnaire d’Etat résidant sur place ne pourraient-ils pas, sur la base du volontariat, assurer ces fonctions. Je pense par exemple à des chefs d’établissement scolaires expatriés, des experts techniques ou des militaires : nous en avons dans sept villes de province à Madagascar. Ils pourraient être formés en quelques heures à l’occasion de leurs déplacements à la capitale ou par visioconférence. 

    Le transport sécurisé du matériel de vote ne devrait pas poser plus de difficulté que celui des actes d’état civil ou des passeports qui voyagent entre la capitale et les 12 agences consulaires ouvertes en province… Voilà ma proposition. Elle est simple, économique et aussi écologique car elle réduit les déplacements des personnes. 

    « Les Français sont attachés à l’exercice du droit de vote, personnel et confidentiel, dans l’isoloir, l’enveloppe et l’urne ».

    Jean-Hervé Fraslin, Président du Conseil consulaire de l’île et Conseiller AFE pour l’Afrique australe centrale et orientale.

    Elle consiste à considérer les électeurs établis en province comme des citoyens aussi importants et responsables que ceux établis à la capitale, capables d’organiser localement un scrutin dans le respect des règles républicaines. »

    Lesfrancais.press : « Le vote par internet pour toutes les élections est-il une bonne solution à mettre en place ? »

    Jean-Hervé Fraslin : « Le vote par internet n’est qu’une des modalités de vote parmi d’autres, pas nécessairement la plus sécurisée, ni la plus attractive. À Madagascar, nous en avions d’ailleurs été privés pour les élections consulaires de 2021, en raison d’un report. 

    Les Français sont attachés à l’exercice du droit de vote, personnel et confidentiel, dans l’isoloir, l’enveloppe et l’urne. C’est un des rituels constitutifs de l’attachement à notre République. Pour le démocrate que je suis, tout ce qui tend à priver les citoyens de l’exercice de ce droit de vote est un mauvais signal. »

  • Compte personnel de formation et expatriation ?

    Compte personnel de formation et expatriation ?

    Comment utiliser son compte personnel de formation (CPF) lorsqu’on est Français de l’étranger ? C’est une question simple qui, comme souvent, amène une réponse complexe. Tout d’abord, il faudra distinguer ceux qui sont en expatriation avec un contrat de détachement et les autres. On vous explique tout.

    Contrat de travail français

    L’article L. 5151-2 du Code du travail dispose qu’un CPF est ouvert pour les personnes en emploi, y compris lorsque l’activité est exercée à l’étranger avec un contrat de travail de droit français.

    L’utilisation des crédits CPF est soumise à certaines conditions pour les expatriés. Est considérée comme expatriée toute personne travaillant hors de France pour une durée minimale de trois mois. Pour pouvoir utiliser votre CPF, vous devez être titulaire d’un contrat de travail français ou être inscrit à France Travail. Dans cette situation, votre statut n’est pas celui d’un expatrié, mais celui d’un salarié détaché. Cela signifie que votre contrat de travail avec votre entreprise reste en vigueur. Votre détachement est formalisé par un simple avenant au contrat.

    De plus, vous restez affilié au régime de sécurité sociale français. Ainsi, vous continuez à accumuler des droits à la formation via votre CPF. Votre compte sera crédité annuellement de 500 € (ou 800 € pour les moins qualifiés), utilisables comme pour tout salarié en France.

    Contrat de travail local

    L’article L. 5151-3 du Code du travail précise que les droits inscrits sur le compte personnel d’activité et par conséquent au titre du compte personnel de formation (CPF), y compris en cas de départ du titulaire à l’étranger, demeurent acquis par leur titulaire jusqu’à leur utilisation ou à la fermeture du compte. Par conséquent, en cas de départ du titulaire de compte personnel de formation à l’étranger, les droits acquis demeurent inscrits sur le CPF de ces personnes et peuvent être utilisés à tout moment.

    Mais car il y a un « mais », car une fois de plus, les Français de l’étranger sont victimes de la méfiance de nos administrations mais qui parfois est aussi justifiée malheureusement. Car de nombreux cas de fraude ont été constatés via l’utilisation par certains organismes de démarchages de pratiques commerciales illicites concernant le CPF. En conséquence, la Caisse des dépôts et consignations a restreint l’utilisation de la plateforme mon compte formation (MCF) pour les adresses situées hors de France. 

    Toutefois, il est possible d’utiliser ses droits au CPF, même si on réside à l’étranger. Pour préserver l’accès à la formation en toute sécurité pour l’usager comme le dispositif, l’inscription des titulaires de CPF domiciliés hors de France sur la plateforme MCF reste possible sous certaines conditions. Pour cela, le titulaire doit contacter le support informatique du site internet moncompteformation.gouv.fr afin que les services de la caisse des dépôts et consignations puissent leur ouvrir personnellement l’accès à la plateforme ainsi qu’à tous les autres services associés (connexion, consultation des offres de formation et souscription à une action de formation).

    À retenir

    1. Les droits acquis sur le CPF restent valables en cas de départ à l’étranger.
    2. Il est possible d’utiliser les droits acquis en s’inscrivant sur la plateforme moncompteformation.gouv.fr
    3. Pour éviter les fraudes, l’inscription sur la plateforme doit être effectuée avec l’aide du support informatique du site internet.
    4. Une fois l’inscription effectuée, le titulaire pourra accéder à la plateforme, consulter les offres de formation et souscrire à une action de formation.
    5. Dans tous les cas les droits acquis pourront être utilisés au retour en France.
  • La France : un pays qui attire les investisseurs

    La France : un pays qui attire les investisseurs

    Souvent les Français de l’étranger, comme ceux de métropole ou des territoires d’Outre-mer, ont une vision négative des capacités et du potentiel de notre pays. Pourtant, pour la cinquième année consécutive, la France est le pays qui attire, le plus, les investisseurs en Europe, selon le baromètre publié par le cabinet EY, comme chaque année.

    Succès du plan de réindustrialisation 

    L’accent mis par le gouvernement sur la réindustrialisation semble porter ses fruits et ce malgré les nombreuses critiques reçues au niveau national. Avec 530 projets d’extensions ou d’implantations d’usines annoncés l’an dernier en France, notre pays laisse loin derrière les concurrents européens, et réalise plus du double des projets annoncés en 2015 en France, comme le démontre le cabinet EY. Notons que c’est le député des Français de l’étranger pour la 1ere circonscription, Roland Lescure, ministre de l’Industrie depuis 2022, qui pilote cette stratégie gagnante, tandis que c’est le ministre des Français de l’étranger, Franck Riester, qui est en charge du portefeuille de l’attractivité de la France.

    Franck Riester

    « Quand on sait il y a quelques années à quel point il y avait une différence en termes d’image et d’attractivité de l’Allemagne contre la France sur l’industrie, il y a eu en 2023 six fois plus d’investissements industriels en France »,

    Franck Riester, le ministre délégué au Commerce extérieur et aux Français de l’étranger

    En tout c’est 1 194 projets d’implantation ou d’extension de sites qui ont été annoncés l’an dernier, les entreprises étrangères ont, ainsi, davantage plébiscité la France que le Royaume-Uni et l’Allemagne qui ont respectivement concentré 985 et 733 annonces. Mais même si le nombre de projets recule de 5 % par rapport à l’année précédente, ils ont généré davantage de créations d’emplois, au nombre de 39 773 soit un chiffre en hausse de 4 % par rapport à 2022.

    Le savoir-faire français

    Mais pourquoi les investisseurs viennent en France ? Les expatriés qui ont valorisé leur formation française le savent, notre qualification est reconnue. Et donc parmi les qualités françaises plébiscitées par les investisseurs étrangers, figure en première place la qualité de la main-d’œuvre.

    Ensuite, c’est la stabilité de l’environnement juridique et réglementaire qui est salué par les investisseurs. À défaut de simplicité, la constance de nos administrations a aussi son avantage. En bas de l’échelle, les prix de l’énergie et la compétitivité en matière de coûts sont considérés comme des handicaps. En première ligne, les charges liées au travail. Et la conséquence est concrète car si la France est championne en nombre de projets, elle souffre en revanche comme l’année précédente du nombre d’emplois créés en moyenne par projet, à 35 contre 49 en Allemagne, 61 au Royaume-Uni et 299 en Espagne, en tête du classement sur ce point.

    Peu de créations nettes

    Cependant, l’analyse du cabinet EY pointe aussi du doigt une particularité française. En effet, la France est surtout le lieu où les investisseurs réalisent des extensions de sites, davantage que des projets démarrant de zéro. EY constate que les deux tiers des projets annoncés en France sont des extensions, contre un quart seulement au Royaume-Uni et en Allemagne. Le Grand Londres tient par ailleurs tête à l’Île-de-France en matière de localisation de sièges sociaux et ce malgré le Brexit.

  • UK/Rwanda : première expulsion

    UK/Rwanda : première expulsion

    Sous le feu des critiques pour sa nouvelle loi sur l’immigration, le Royaume-Uni a expulsé un premier demandeur d’asile au Rwanda, dans le cadre d’un programme basé sur le volontariat pour les migrants auxquels l’asile a été refusé, ont rapporté, mardi 30 avril, des médias britanniques.

    Le Parlement britannique a adopté il y a une semaine une loi très controversée permettant d’expulser au Rwanda des migrants arrivés au Royaume-Uni illégalement. Le gouvernement conservateur de Rishi Sunak compte commencer les expulsions dans ce cadre d’ici à juillet.

    Un premier départ

    Mais lundi, un homme a quitté le Royaume-Uni, acceptant d’être expulsé au Rwanda à la suite du rejet de sa demande d’asile à la fin de 2023. Cet homme, qui serait originaire du continent africain, a voyagé sur un vol commercial, selon le Sun. Il a accepté d’être expulsé au Rwanda et de recevoir en échange un paiement pouvant aller jusqu’à 3 000 livres sterling (3 500 euros environ), ont dit des sources gouvernementales, selon le Times.


    Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le ministère de l’intérieur britannique n’a pas confirmé ces informations. « Nous sommes désormais en mesure d’envoyer des demandeurs d’asile au Rwanda dans le cadre de notre partenariat pour la migration et le développement économique », a cependant dit un porte-parole du gouvernement. « Cet accord permet aux personnes sans statut d’immigration au Royaume-Uni d’être relocalisées dans un pays tiers sûr où elles seront aidées à reconstruire leur vie », a ajouté cette source.

    Les militants des droits humains et les responsables politiques de l’opposition ont qualifié ce projet d’immoral, de coûteux et d’inhumain. @EPA-EFE/ANDY RAIN
    Les militants des droits humains et les responsables politiques de l’opposition ont qualifié ce projet d’immoral, de coûteux et d’inhumain. @EPA-EFE/ANDY RAIN

    5 700 expulsions prévues d’ici la fin de l’année

    Le gouvernement britannique a annoncé mardi espérer expulser au Rwanda « d’ici la fin de l’année » un groupe déjà identifié de 5 700 demandeurs d’asile, après l’adoption de sa loi controversée censée décourager les traversées illégales de la Manche. Ils ont été sélectionnés parmi plus de 57 000 personnes arrivées illégalement au Royaume-Uni par la Manche entre début janvier 2022 et fin juin 2023, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels.

    Ce projet d’expulsion de migrants vers le Rwanda a été annoncé il y a deux ans par Boris Johnson, alors premier ministre, mais a été bloqué par la Cour européenne des droits de l’homme, puis par des recours judiciaires et une bataille longue de plusieurs mois au Parlement. Adossée à un nouveau traité entre Londres et Kigali, la nouvelle loi vise à expulser des migrants arrivés illégalement, d’où qu’ils viennent, au Rwanda, qui examinera leur demande d’asile. Quelle que soit l’issue, ils ne pourront pas revenir au Royaume-Uni.

    Le texte déclare que le Rwanda est un pays sûr et prévoit que le gouvernement pourra outrepasser d’éventuelles injonctions de la Cour européenne des droits de l’homme visant à empêcher les expulsions. De l’ONU aux Eglises chrétiennes, les appels se sont multipliés pour exhorter le Royaume-Uni à renoncer à son projet. Ces derniers jours, l’Irlande a affirmé faire face à un afflux de migrants en provenance du Royaume-Uni, accusant la politique migratoire de son voisin.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.05.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.05.24

    Bonjour à tous, nous sommes le vendredi 03 mai, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de cette édition : Expatriés sans compte en France ? Enfin une solution ! – Un site pour trouver un emploi dans la péninsule ibérique – Emmanuel Macron menace une nouvelle fois la Russie. 

    France Pay, la solution bancaire pour les expatriés

    Vous le savez, dès que vous résidez hors d’Europe voir pour certaines banques de France, il devient compliqué de maintenir ou d’ouvrir un compte en France. Désormais, il existe une solution conçue par Lesfrancais.press avec les Banque Populaires et les Caisses d’Epargne. L’app est disponible dès à présent aux USA, au Canada, au Mexique, mais aussi en Algérie, Maroc et Tunisie ainsi que dans les marchés Google et Apple des pays européens sans oublier le Royaume-Uni et la Suisse. Avec des offres complètes, accessibles dès 15€ par mois, France Pay vous permet de payer en France sans frais, mais aussi d’emprunter tout en vous ouvrant les portes de la détaxe simplifiée comme celles des meilleures assurances santé dédiées aux expatriés. A découvrir sur le site France-pay.fr 

    Stéphane Vojetta lance un site pour faciliter le recrutement des Français 

    Trouver un emploi dans son pays d’accueil quand on est expatrié s’avère parfois difficile. C’est le cas pour certains Français vivant dans la Péninsule ibérique. Pour aider nos compatriotes résidant en Espagne ou au Portugal à trouver un job, Nathalie Coggia et Stéphane Vojetta, le député des Français de la région, viennent de créer un site internet. Retrouvez l’interview complète sur le site Lesfrancais.press.

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    Des troupes françaises en Ukraine ? 

    Emmanuel Macron avait créé la controverse fin février en affirmant que l’envoi de troupes occidentales sur le sol ukrainien ne devait pas « être exclu » à l’avenir. Ce jeudi 2 avril dans les colonnes de The Economist, le Président de la République a déclaré, de nouveau, qu’un envoi de troupes au sol en Ukraine n’est pas à exclure si Moscou « allait percer les lignes de front » et si Kiev le demandait.

    Le président de la République Emmanuel Macron, le 8 avril 2024 à l’Élysée. – SARAH MEYSSONNIER / POOL / AFP

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Bon week-end à toutes et à tous où que vous soyez.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Nathalie Coggia et le député Stéphane Vojetta créent un « France Travail » pour les expatriés

    Nathalie Coggia et le député Stéphane Vojetta créent un « France Travail » pour les expatriés

    Écouter l’interview de N.Coggia et S.Vojetta

    N Coggia et le député S Vojetta créent un « France Travail » pour les expatriés

    Trouver un emploi dans son pays d’accueil quand on est expatrié s’avère parfois difficile. C’est le cas pour certains Français vivant dans la Péninsule ibérique. Pour aider nos compatriotes résidant en Espagne ou au Portugal à trouver un job, Nathalie Coggia et Stéphane Vojetta viennent de créer un site internet. https://carriere-espagne-portugal.com/ 

    Nathalie Coggia Stéphane Vojetta
    Nathalie Coggia & Stéphane Vojetta

    Un site internet 100% emploi pour les Français d’Espagne et du Portugal

    Pour tout connaître de ce nouveau venu sur la toile, le député Renaissance de la 5eme circonscription des Français établis hors de France et sa suppléante ont répondu aux questions Lesfrancais.press. Dans cette interview, nos deux invités nous expliquent la genèse de ce projet. Nathalie Coggia, également déléguée consulaire, rappelle que « c’est une promesse de campagne » des élections législatives. Comment fonctionne ce site ? En écoutant l’intégralité de ce podcast, vous obtiendrez toutes les clés pour naviguer efficacement entre les différentes rubriques.

    Une aide pour votre parcours professionnel dans la Péninsule ibérique

    « Votre projet professionnel en Espagne et au Portugal », c’est par ces mots que vous serez accueillis en première page de ce site web. Vous pourrez ensuite choisir un chemin en fonction de votre situation personnelle. « En reconversion », « étudiant », « salarié », « entrepreneur », « femme », « freelance », « intérim », « installation », … sont notamment les rubriques que vous trouverez pour vous guider selon votre plan de carrière.  

    L’emploi, une compétence du réseau consulaire et diplomatique ?

    La création de cet outil digital est-elle une réponse à un déficit des ambassades ou des consulats français à l’étranger en matière de communication auprès de nos concitoyens ? Au cours de ce podcast, le parlementaire de la majorité présidentielle nous partage sa position sur ce point. Il indique aussi l’objectif de cette initiative : « rassembler l’information » et « créer des synergies » pour trouver un emploi ; une sorte de France Travail pour les expatriés. 

    Nathalie Coggia et Stéphane Vojetta

    carriere-espagne-portugal.com présent sur Linkedln

    Un compte sur le réseau professionnel Linkedln vient également d’être créé en parallèle. Celui-ci informe des activités des différents partenaires et acteurs économiques Français en Espagne et au Portugal. Que ce soient les chambres de commerce et d’industrie (CCI) ou les associations comme le club des entrepreneuses, Business France ou bien encore la French Tech ou les Accueils, pour ne citer qu’eux, les actions de ces structures sont répertoriées sur cette page. 

    Les autres députés des Français de l’étranger inspirés par ce site internet sur l’emploi des expatriés ?

    En complément de toutes ces informations partagées sur les réseaux et le site internet, des événements en présentiel seront prochainement organisés dans la circonscription, nous informent Nathalie Coggia et Stéphane Vojetta. Enfin, cette démarche gagnante-gagnante sur le volet de &l’emploi pour nos expatriés ne pourrait-elle pas être reprise par d’autres parlementaires des Français de l’étranger ? Lesfrancais.press a posé la question à nos invités. La réponse, et bien plus encore, en écoutant l’intégralité de leurs interviews. 

  • Les Jeux internationaux de la jeunesse 2024 entrent en piste : cap sur Athènes 

    Les Jeux internationaux de la jeunesse 2024 entrent en piste : cap sur Athènes 

    Ce lundi 29 avril, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) accueillait une conférence de présentation de la 13ème édition des Jeux internationaux de la jeunesse. En cette année olympique, ce sont plus de 600 participants et participantes, qui se retrouveront à Athènes, après Pau en 2023, à la fin du mois, pour célébrer les valeurs du sport et de la solidarité, tout en partageant culture et patrimoine.

    Les Jeux Olympiques en fil conducteur

    Aller à Athènes, 20 ans après les Jeux olympiques de 2004. Voilà une idée qui ne pouvait pas laisser insensible Malia Metella, marraine de cette nouvelle édition des Jeux internationaux de la jeunesse, coorganisés par l’AEFE et l’Unss (Union nationale du sport scolaire), du 27 mai au 2 juin prochain. 

    En effet, c’est à Athènes que la nageuse décrochait la médaille d’argent sur le 50 mètres nage libre, à l’âge de 22 ans. Déjà marraine lors des jeux de l’année passée, à Pau, la championne partage son enthousiasme à la tribune : « Athènes a vraiment pris une place dans ma vie depuis 20 ans. J’ai hâte de vivre ces JIJ, parce que cela fait trois ans que je partage avec les jeunes. Et pour moi, c’est un plaisir, ils sont toujours ravis de venir, et leurs professeurs aussi. C’est un vrai partage, et quand on voit ces étoiles dans les yeux de ces jeunes, pour venir partager de la culture et faire du sport, c’est vraiment enthousiasmant. » Si elle se réjouit à l’avance de revivre ce genre de moments, mais aussi des dégustations des trésors culinaires de chaque pays, elle prend à cœur son rôle d’ambassadrice, consistant à  « encourager, à dire de ne pas lâcher, à donner la passion et l’envie ». Elle évoque aussi la dimension fraternelle de l’événement, expliquant aux jeunes réunis qu’ils seront aussi à même de « faire de belles rencontres », gardant peut-être même des amis pour le reste de leur vie.

    En préambule de la conférence, la directrice générale de l’AEFE, Claudia Scherer-Effosse, avait rappelé la force du réseau de l’AEFE, constitué par « plus de 580 établissements dans 139 pays dans le monde, soit plus de 392 000 élèves, dont 50 établissements participeront à ces Jeux internationaux de la jeunesse ». Elle salue les moments « d’échange et de mise en valeur » que seront ces jeux. Olivier Girault, directeur de l’Unss et champion olympique de handball, salue quant à lui l’engagement des professeurs et de « toutes les équipes ». En cette année olympique où le sport a été promu comme « grande cause nationale », il estime que si les jeux ont été  « chahutés et critiqués à certains moments », leur arrivée devrait rappeler leurs bienfaits : « ce qui est extraordinaire avec les jeux, c’est que lorsqu’ils arrivent, en fait, l’universalisme ne se raconte plus, il se vit. » Soulignant les valeurs positives du sport, il rappelle aux élèves que « l’important n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu », comme l’affirmait le baron Pierre de Coubertin.

    Olivier Girault et Claudia Scherer-Effosse ©LFP2024

    Une citation confirmée par son aïeule, Diane de Navacelle de Coubertin, ambassadrice du sport scolaire de l’UNSS, et qui figure parmi les parrains de cette nouvelle édition, aux côtés du triathlète handisport Yannick Bourseaux, de l’ex-joueuse du PSG et consultante Canal+ Candice Prévost, et du champion d’Europe de basket Florent Piétrus. Un comité de parrains et marraines qui sera donc plus que mixte, mettant à l’honneur l’égalité hommes-femmes, au même titre que les équipes participantes, composées de 3 filles et de 3 garçons. Ces dernières représenteront 64 établissements, situés dans 39 pays différents.

    Un programme bien rempli

    Damien Ganier, proviseur du lycée franco-hellénique Eugène Delacroix d’Athènes, accompagné d’Anaïs Bouxin, professeur d’EPS va ensuite présenter quelques aspects du programme qui attend les jeunes sportifs. Une organisation que le proviseur voit comme un « défi », sur lequel le lycée travaille « maintenant depuis plus d’un an ». En lien avec l’année olympique, il met en avant « un enjeu d’imprégnation des élèves autour de l’idée olympique avec la Grèce, berceau des jeux antiques ». Évoquant les Jeux olympiques de Paris comme un « fil rouge » dans l’organisation des JIJ, il mentionne les « moments forts » vécus par les lycéens athéniens : « l’allumage de la flamme, sa circulation en Grèce avec le Relais Génération 2024, et la remise de la flamme à la France vendredi dernier, au stade Kallimarmaro ». C’est là où aura lieu la cérémonie d’ouverture des JIJ. Parmi les épreuves, les concurrents pourront montrer leurs talents à travers des disciplines très diverses : un pentathlon antique, , du kayak et du volley de plage, et enfin, de l’ « ultimate triathlon ». Le lycée Eugène Delacroix sera représenté par deux équipes, l’une issue de sa section française, et l’autre de sa section hellénique.

    Les JIJ étant conçus comme un « programme éducatif complet », la culture ne sera pas en reste, avec une visite du musée olympique, mais aussi une épreuve remplie de défis culturels, « l’odyssée dans Athènes ». De quoi, sans aucun doute, croiser les traces d’un certain Ulysse.

    Des lycéens prêts à participer !

    Présents sur place à la conférence de presse, des élèves du lycée Richelieu de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) arrivent avec l’expérience deux participations, et espèrent fortement monter sur le podium. Incarné sur place par le proviseur, le lycée Liberté de Bamako participera pour la première fois à ces Jeux internationaux de la jeunesse. Par visioconférence, Isaac, depuis Bamako, rêve de podium, à l’instar de son homologue Olivier, du lycée de Rueil-Malmaison. Tout en rappelant que bien sûr, « l’important c’est de participer ». Sur le plan de l’échange interculturel, les lycéens maliens annoncent aussi qu’ils profiteront de ces jeux pour partager la richesse culturelle de leur pays, en mettant notamment à l’honneur les différents peuples que sont les Dogons, les Songhaïs et les Bozos. Malgré la distance et un peu de timidité, les lycéens de Rueil-Malmaison et de Bamako partagent leur enthousiasme, à l’idée d’aller à la rencontre des autres participants et de leurs cultures.

    Charlotte, de Rueil-Malmaison, raconte quant à elle comment la formation de son équipe lui a permis d’apprendre à connaître ses camarades. Lassana, élève au lycée Madeleine Vionnet de Bondy, a vécu une expérience similaire, et loue déjà la belle « cohésion d’équipe », avec les autres membres de son équipe, connus à cette occasion. Il nous explique qu’il continue à s’entraîner, avec l’envie « d’aller le plus loin possible ».

    L’équipe de l’AEFE en charge de l’organisation ©LFP2024

    Au cœur de ces Jeux internationaux de la jeunesse, il s’agit pour les établissements participants de mener de nombreux projets éducatifs, ouvrant différentes manières de participer à l’événement. Ainsi, des lycéens exerceront les rôles d’organisateurs, d’arbitres, de secouristes, de dirigeants, mais aussi de reporters !

    La capitale hellène aura la chance de voir s’élancer de « jeunes reporters internationaux ». C’est le nom d’un dispositif créé en 2015 – l’année des 25 ans de l’AEFE – et intégré dans le programme « vers une génération responsable ». Pendant et après les jeux, ces journalistes en herbe mettront en lumière les moments clé des jeux, sur les réseaux sociaux bien sûr, mais aussi sur un site dédié, jeuxinternationauxdelajeunesse.org.

    De quoi sans doute favoriser le rayonnement des énergies athéniennes, et ce, bien au-delà du Parthénon !

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 02.05.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 02.05.24

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 02 mai et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres : Bientôt la Fête des Mères française – Berlin dit non à Macron pour la réforme de la BCE – Un premier mai tendu en Occident 

    Le 26 mai, le dimanche à ne pas oublier 

    Vous êtes loin de la France et de votre famille mais bien sûr vous avez, quand cela est encore possible, régulièrement votre « maman » au téléphone. Vous avez une occasion en or pour lui rappeler que vous l’aimez, la Fête des Mères. Mais attention, les dates ne sont pas identiques d’un pays à l’autre, en France, c’est le troisième dimanche du mois de mai, soit le 26. Sur Lesfrancais.press vous découvrirez des idées cadeaux de produits français créés par d’anciens expatriés au retour au pays. Chocolats à recevoir chaque mois, bijoux et montres sont au menu de quoi faire plaisir à « maman ». 

    Point de vue très différent à Berlin sur la réforme de la BCE 

    Si le chancelier allemand Olaf Scholz (SPD, S&D) et la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock (Verts) ont tous deux fait l’éloge d’Emmanuel Macron pour son discours peu de temps après, Mme Baerbock le félicitant pour sa « passion pour l’Europe » et appelant à une « Europe plus forte, plus résistante et plus sûre ». La proposition de réformer la BCE afin qu’elle puisse promouvoir la croissance économique et la décarbonation tout en contrôlant l’inflation a été rejetée par le bon élève de la Zone euro. 

    inflation 

    Des facs de LA à Paris, Gaza s’est invitée dans les manifestations du premier mai. 

    Mercredi à l’aube, la police de New York a également délogé les étudiants pro-palestiniens qui se barricadaient dans le bâtiment historique d’une université new-yorkaise, même scénario à Los Angeles. À Paris, les drapeaux palestiniens se sont imposés face à ceux des syndicats. Logiquement, là aussi, ce qui est rare un premier mai, les dérapages ont été nombreux entraînant des tensions avec les forces de l’ordre mais aussi avec les services de sécurité des centrales syndicales. Un glissement, orchestré par LFI et consorts, qui a même conduit à interdire l’accès au cortège à la tête de liste des élections européennes du parti socialiste français, Raphaël Glucksmann. 

    Un campement de militants pro-palestiniens sur le campus d’UCLA, à Los Angeles, le 1er mai 2024 © ETIENNE LAURENT / AFP

    C’est tout pour ce jeudi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition du bulletin des Français de l’étranger. Belle journée à toutes et à tous. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Brigitte Bayart, Le chocolat : toute une histoire !

    Brigitte Bayart, Le chocolat : toute une histoire !

    Fondatrice du site Racontemoiunchocolat.com, Brigitte Bayart nous emmène dans un voyage sensoriel unique dans le monde merveilleux du chocolat. Un moment de pure gourmandise qu’on déguste à quelques jours de la Fête des Mères.

    Écouter le podcast avec Brigitte Bayart

    Petites ou grandes, toutes les occasions sont bonnes pour faire du chocolat un véritable plaisir à déguster sans culpabilité. Un cadeau idéal selon Brigitte Bayart  : « C’est un moment de partage, un moment savoureux que nous proposons à travers nos coffrets et tablettes. » Cela fait plus de 20 ans que Brigitte évolue dans l’industrie du chocolat. « Rien que de prononcer le mot chocolat fait pétiller les yeux. Pourtant ce produit de consommation courante reste peu connu s’agissant par exemple de sa formulation, de son origine, de sa fabrication ou encore de son terroir. » Une méconnaissance regrettable quand on sait que le chocolat a plus d’aromatiques que le vin.

    Brigitte Bayart – fondatrice du site www.racontemoiunchocolat.com

    Le sens du goût

    Avec racontemoiunchocolat.com, connaisseurs ou simples gourmands peuvent explorer toute la palette qu’offrent des chocolats d’exception. « Nos abonnements permettent d’éduquer le palais afin de mieux comprendre et savourer le produit. Gourmands, fruités, amers, boisés, plus ou moins forts, nos chocolats sont accompagnés d’une brochure explicative et d’un QR code qui donne accès à une vidéo de dégustation comme on le ferait pour un vin. »

    Si leur origine est très différente du Pérou au Vietnam en passant par l’Inde ou l’Equateur, tous ces chocolats répondent néanmoins à des critères de sélection très précis. « Nous nous engageons à promouvoir des pratiques durables et éthiques. Cela implique une juste rémunération des producteurs, des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, un conditionnement réutilisable… Jusqu’à la préparation des commandes réalisée en France par des personnes en situation de handicap. Notre action porte sur toute la filière. »

    Si Brigitte confesse une petite préférence pour le chocolat noir et ses bienfaits,  l’essentiel selon elle reste de choisir des produits de qualité pour donner du sens à ce moment de gourmandise.

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