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  • Qu’est ce que le registre électronique de l’état civil ?

    Qu’est ce que le registre électronique de l’état civil ?

    Une proposition de Loi portant création d’un registre électronique de l’état civil pour les Français vivant à l’étranger a été adoptée le 5 juin par l’Assemblée nationale. Déjà votée par le Sénat le 14 mai, elle doit permettre de leur simplifier les formalités administratives. Elle facilitera la vie des Français de l’étranger, en leur permettant, en autre, à terme, de commander à distance leurs papiers d’identité et de recevoir ces derniers à domicile.

    Expérimenté depuis 2019

    Cette expérience fut regardée de près par tous les Français, même si elle ne concernait que les actes d’état civil des Français de l’étranger. En effet, depuis 2019, le Ministère des Affaires étrangères a le droit d’expédier aux demandeurs de copies d’actes d’état civil, non pas un exemplaire papier, mais un document électronique. Ce dispositif de dématérialisation, testé en Amérique du Nord, en Europe, permet de donner à un document d’état civil numérique la même valeur authentique qu’un document papier signé de façon manuscrite par un officier de l’état civil, par le biais d’une signature électronique, à un niveau de sécurité élevé.

    Depuis le lancement, le test a connu un franc succès. En effet, depuis mars 2021, à la suite de la mise en service de la nouvelle démarche en ligne sur le site service-public.fr, le service central d’état civil a délivré plus de 2,5 millions de documents d’état civil dématérialisés, remplaçant les bonnes vieilles copies « papier ». Que de temps gagné, quand on connaît la surcharge des différents services et les délais postaux parfois importants, surtout pour les Français de l’étranger ! Le consulat peut se trouver à des centaines de kilomètres du lieu de résidence de l’expatrié(e), voir dans un autre pays.

    Une solution sécurisée

    Évidemment, cette expérimentation fut très encadrée pour éviter les falsifications et aussi très suivie. Un rapport d’évaluation, rédigé conjointement par les inspections des affaires étrangères et de la justice, a été remis au Parlement début mars. Il apprécie positivement cette démarche innovante, source de bénéfices tant pour les usagers que pour l’administration. Ainsi, les dépenses évitées sont évaluées à plus de 1,2 million d’euros chaque année. Vu son succès, l’expérience avait déjà été prolongée de deux ans jusqu’au 10 juillet 2024. 

    Une loi portée par Samantha Cazebonne

    C’est la sénatrice Samantha Cazebonne qui est à l’origine de la loi adoptée ce 5 juin. Dans son exposé des motifs, l’élue proposait également d’aller jusqu’au bout du second volet de l’expérience, soit pérenniser le registre de l’état civil électronique. C’est donc chose faite. Pour cela a été créé un registre numérique « natif » en Janvier 2024, il a permis de générer les premiers actes de l’état civil français nativement numériques, de les conserver et de les mettre à jour. Grâce à la nouvelle loi, le ministère des Affaires étrangères peut désormais achever son projet ce qu’a salué le ministre des Français de l’étranger, Franck Riester, sur les réseaux sociaux.

    Il s’agit d’une avancée majeure en termes de simplification et de modernisation administrative, en particulier pour nos concitoyens de l’étranger.

    Franck Riester, ministre des Français de l’étranger

    La généralisation du système, ainsi validée par le vote de l’Assemblée nationale, « va permettre d’inscrire dans le droit commun le principe de dématérialisation des extraits et copies d’actes d’état civil (mariage, naissance, décès) ». La nouvelle loi valide également l’expérimentation durant trois ans d’une deuxième phase celle visant à établir des actes « nativement numériques » précise le communiqué du ministère.

    D’ici-là, deux nouveaux services en ligne seront ouverts, dont, d’ici l’automne 2024, un guichet d’information en ligne – point d’entrée unique pour les questions sur l’état civil, et, fin 2025, une nouvelle démarche en ligne de demande de transcription d’acte d’état civil.

    Identité numérique européenne

    En parallèle, ces nouvelles dispositions vont permettre aux Français de l’étranger de bénéficier plus facilement aussi de l’identité numérique européenne.

    Ce projet a été mené par le Conseil et le Parlement européen et a abouti à l’adoption d’un texte, en juin 2023, fixant les principes d’une identité numérique européenne (eID), les deux instances sont parvenues à un accord provisoire présenté le 8 novembre 2023.

    Le nouveau règlement facilite et sécurise un accès transfrontalier des citoyens à des sites en ligne sur le territoire de l’UE. Il oblige les États membres à mettre au point au moins une application mobile permettant aux citoyens européens de stocker et utiliser les données liées à leur identité. Ce texte s’applique, d’ailleurs, depuis le 20 mai 2024 et s’est concrétisé en France par la mise en ligne de l’app France identité.

  • Éléonore Caroit : « Je suis une enfant du pays »

    Éléonore Caroit : « Je suis une enfant du pays »

    Écouter l’interview d’Éléonore Caroit

    Les Français d’Amérique Latine et des Caraïbes sont aussi concernés pas les élections législatives. Éléonore Caroit, du groupe Renaissance, les a représentés à l’Assemblée nationale depuis 2022. Elle vient d’annoncer sa candidature. En deux ans, c’est sa troisième campagne. En effet, les difficultés techniques du vote par internet avaient annulé sa première victoire. Elle se confie au micro Lesfrancais.press. Situation politique, mobilisation, interrogation sur le scrutin électronique et propositions sont au menu de ce podcast

    Le taux de participation des Français de l’étranger : un casse-tête

    Au début de cette interview, la parlementaire sortante de la 2eme circonscription des Français établis hors de France aborde la participation aux élections de nos compatriotes sur son territoire. En effet, 11,42 % des électeurs se sont déplacés dimanche dernier pour le scrutin européen. Chez les expatriés, le taux global a atteint 17,35%. Comment expliquer cet écart et que faire pour motiver davantage notre diaspora à se rendre aux urnes ? En écoutant le podcast, vous entendrez le constat que dresse notre invitée sur cette situation, ainsi que les remèdes qu’elle propose.

    Eléonore Caroit
    Eléonore Caroit

    Le vote par internet sera possible pour les législatives. En 2022, l’élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel parce que des codes n’avaient pu être envoyés à temps aux Français d’Argentine, un des trente-trois pays qui compose cette circonscription. Pour le scrutin qui arrive, les autorités françaises ont-elles pris toutes les dispositions ? La députée sortante se veut « confiante ». En 2023, quand il avait fallu revoter, tout avait bien fonctionné ! Éléonore Caroit rappelle aussi que « le vote par internet est une option ». En effet « il y a toujours la possibilité de voter à l’urne » précise-t-elle. Enfin il y a aussi l’option d’établir une procuration.

    L’organisation d’une campagne électorale express

    Comment faire campagne dans trente-trois pays en si peu de temps ? Le territoire électoral de cette circonscription est très étendu. Il va de Mexico à Ushuaia en passant par La Havane et Lima. Alors comment toucher tous les Français de cet Espagne géographique en moins de vingt jours avant le premier tour ? Sans oublier les « formalités administratives » qui doivent être réalisées à Paris pour le dépôt de la candidature. Pour faire face à ce temps court, l’avocate de profession met en avant sa « présence » dans les différentes régions de sa circonscription au cours de son mandat écoulé. L’organisation de réunions en ligne viendra aussi répondre aux contraintes de « cette campagne express ».

    L’annulation de la CSG-CRDS c’est pour quand ?

    S’engager c’est aussi faire des propositions. La « suppression du paiement de la CSG-CRDS » pour les expatriés vivant en dehors de l’Union européenne reste toujours en haut de l’agenda. L’amélioration de la protection sociale ou bien encore les questions d’éducation et de retour en France sont des thèmes partagés par notre invitée au cours de ce podcast. Elle parle aussi des sollicitations individuelles reçues et traitées, et affirme être une « enfant du pays ».

    Enfin, c’est la dissolution et la façon dont la candidate Renaissance et les expatriés d’Amérique Latine et des Caraïbes ont analysé ce choix d’Emmanuel Macron qui clôt cette interview.

    Rappel important : Pour les Français d’Amérique Latine et des Caraïbes, le vote à l’urne est prévu le samedi 29 juin pour le premier tour et le samedi 6 juillet pour le second. C’est un jour en avance par rapport à la France. 

    Les candidats déclarés :

    • Bertrand Dupont (Indépendant)
    • Marie Nathalie Goncalves (Rassemblement National) 
    • Sergio Coronado (EELV – Nouveau Front Populaire) 
    • Nora Courmontagne (Reconquête) 
    • Jessica Agostini
    • Camille Mercier
  • Meyer Habib : « je suis seulement avec les LR » 

    Meyer Habib : « je suis seulement avec les LR » 

    Meyer Habib investi par LR et le RN ! Cette infox a été publiée par nos collègues du JDD mercredi 12 juin tard dans la soirée. Joins ce matin par notre rédaction, le député sortant de la 8eme circonscription des Français établis hors de France nous indique que « cela est totalement faux ». Au cours de cet entretien téléphonique, il nous a également affirmé qu’il avait « un problème personnel avec l’ADN du Rassemblement national même si j’ai la conviction que 33% des Français ne sont pas racistes ou antisémites ».

    Cette 8eme circonscription comprend notamment la Grèce, la Turquie, l’Italie et Israël. Pendant la campagne des élections européennes l’ancien parlementaire rattaché au groupe des LR à l’Assemblée nationale a soutenu la liste menée par François-Xavier Bellamy. Le candidat estampillé Les Républicains a d’ailleurs obtenu sur ce territoire l’un de ses meilleurs scores chez les Français de l’étranger et de France. La liste de la droite a en effet recueilli 35,34 % des voix en Israël et 22, 13 % dans cette 8eme circonscription (contre 8.28% au global chez les expatriés). 

    Un duo avec LR

    Ce choix vers les LR, Meyer Habib le confirmera en reconduisant son duo avec Alexandre Bézardin comme suppléant lors de l’annonce de sa candidature. Vice-président de l’Assemblée des Français de l’étranger, le conseiller élu pour les Français d’Italie est un cadre du parti de droite. En 2022, cette alliance avait été payante. Dans une élection serrée, Meyer Habib l’avait emporté contre la candidate de la majorité présidentielle, Deborah Abisror- de-Lieme. Pour autant, le Conseil constitutionnel avait annulé ce scrutin. Lors du scrutin partiel de 2023 qui avait suivi, le député sortant avait retrouvé son siège. 

    Affiche de la campagne de 2023 ©Meyer Habib

    Meyer Habib : « je n’irai pas avec Macron »

    Lors de notre échange, le député sortant nous certifie qu’il « n’ira pas avec Macron », et que son « combat est celui de battre l’extrême gauche ». Dès lors, quelles autres candidatures seront déposées pour tenter de le détrôner ? Y aura-t-il un arc républicain ? « C’est à Renaissance de choisir s’il souhaite présenter un candidat » nous a-t-il dit. Tout en ajoutant : « Le RN aussi est aussi libre de proposer qui il souhaite ».

    C’est avec attention que Lesfrancais.press suivra l’évolution de cette campagne électorale. Dès lundi la séquence officielle débutera. Nous aurons alors l’ensemble des postulants. C’est la mobilisation qui pourrait faire la différence. Le premier tour se déroulera le dimanche 30 juin à l’urne, avec un vote possible par internet qui sera ouvert du mardi 25 au jeudi 27 juin.

  • Comment financer l’effort de défense ? 

    Comment financer l’effort de défense ? 

    Les pays occidentaux ont commencé à diminuer leurs dépenses de défense avec la chute du mur de Berlin et la fin de l’URSS. Les États-Unis ne font pas exception, sauf dans la période 2001/2012, marquée par les guerres en Afghanistan et en Irak. 

    De 1970 à 2023, les dépenses militaires sont passées de 8 % à 3,3 % du PIB aux États-Unis, de 3,5 % à 2,1 % en France et de 5,2 % à 2,3 % au Royaume-Uni. Ces dépenses avaient connu une progression, sauf en France, à la fin des années 1970 et au début des années 1980 en lien avec le durcissement des relations avec l’URSS (installation des missiles nucléaires SS20 dans les États du Pacte de Varsovie et en réponse installation des Pershing américains à l’Ouest).

    Un point bas, en 2019/ 3,1 % du PIB aux États-Unis. 1,6 % dû au sein de l’Union européenne.  

    En 2019, les dépenses militaires ont touché un point bas, 3,1 % du PIB aux États-Unis et 1,6 % du PIB au sein de l’Union européenne. La guerre en Ukraine a conduit à une augmentation de ces dépenses, en particulier, au sein de l’Union où elles ont représenté 1,8 % du PIB en 2023. 

    Compte tenu du retard accumulé ces vingt dernières années, l’effort en matière de défense devrait être porté à plus de 3 points de PIB au sein des États membres de l’Union européenne, soit une augmentation de 1,2 point de PIB. Cette progression des dépenses intervient au moment où les États européens sont appelés à diminuer leur déficit public. Ils sont, en outre, amenés à financer la transition écologique et le vieillissement démographique. Le déficit public au sein de l’Union européenne était, en 2023, de 3,8 % du PIB et la dette publique dépassait 83 % du PIB. 

    @Adobestock

    L’équation budgétaire est particulièrement complexe pour la France qui est censée être la première puissance militaire de l’Union européenne.

    Face à ce problème budgétaire, certains experts estiment que les dépenses militaires doivent être sorties du calcul du déficit public qui est contrôlé par les règles budgétaires de l’Union. Dans ce cas, il serait tout aussi légitime de sortir les dépenses de la transition énergétique ou celles liées à la recherche. 

    D’autres proposent la réalisation d’arbitrages au sein des dépenses publiques en réduisant, en particulier, celles destinées à la retraite (désindexation par exemple des pensions). Cette dernière option est politiquement hasardeuse. Enfin, il reste comme solution, la hausse des prélèvements obligatoires mais les marges de manœuvre en la matière sont étroites. La situation de 2023 n’a plus rien à voir avec celle de 1970. Les prélèvements obligatoires sont passés de 32 à 40 % du PIB et les dépenses sociales de 13 à 20 % du PIB.

  • Ursula von der Leyen sera réélue présidente de la Commission, selon le plus ancien commissaire de l’UE

    Ursula von der Leyen sera réélue présidente de la Commission, selon le plus ancien commissaire de l’UE

    Ursula von der Leyen, candidate du Parti populaire européen (PPE) de centre droit, est presque certaine d’obtenir le soutien nécessaire des États membres et du Parlement européen pour être réélue présidente de la Commission, a indiqué mardi (11 juin) Johannes Hahn, le commissaire le plus expérimenté de l’UE.

    Lors d’une conférence de presse, le responsable du budget de l’UE, Johannes Hahn, a noté que l’ampleur de la victoire du PPE aux élections européennes faisait de sa reconduction une quasi-certitude.

    « Pour être honnête, je ne m’attends pas à autre chose que la nomination de Mme von der Leyen », a-t-il affirmé.

    « Je crois savoir que plusieurs acteurs clés, des dirigeants d’autres groupes politiques ont déjà reconnu la victoire du PPE aux élections et qu’il a le droit de nommer le président de la Commission. »

    M. Hahn, membre du Parti populaire autrichien (ÖVP, PPE) de centre droit, a ajouté qu’il était « très optimiste » quant à la confirmation de la nomination de Mme von der Leyen par le Parlement lors de la prochaine session plénière à la mi-juillet.

    Pour sa réélection, Mme von der Leyen doit obtenir le soutien de 15 des 27 dirigeants de l’UE, représentant au moins 65 % de la population de l’Union. Elle doit ensuite remporter la majorité lors d’un vote au Parlement, qui compte 720 sièges.

    Ursula von der Leyen
    Le commissaire européen au budget et à l’administration, Johannes Hahn, s’entretient avec la présidente de la Commission européenne, Mme von der Leyen. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

    Les premières discussions informelles sur les postes de direction de l’UE devraient avoir lieu jeudi (13 juin), entre les dirigeants de la France, de l’Italie et de l’Allemagne, en marge d’une réunion du G7.

    Concernant le président français Emmanuel Macron, il penche pour un soutien à Mme von der Leyen. Quant au gouvernement de coalition à Berlin, il a fixé des exigences élevées en échange de son approbation, tandis que la dirigeante italienne Giorgia Meloni a déclaré qu’il était encore « trop tôt » pour aborder le sujet.

    Les discussions se poursuivront le 17 juin lors d’une réunion informelle des dirigeants de l’UE, avant une rencontre officielle à Bruxelles à la fin du mois.

    Selon les derniers résultats des élections, Mme von der Leyen pourrait compter sur une majorité de groupes pro-UE tels que les Socialiste et Démocrates européens (S&D) ainsi que le groupe libéral Renew pour sa réélection.

    « Nous [PPE] allons maintenant approcher les grandes familles politiques qui ont également bien travaillé avec nous lors du dernier mandat […] Il s’agit des sociaux-démocrates et des libéraux », a affirmé Mme von der Leyen lundi (10 juin).

    Réitérant des commentaires précédents, M. Hahn a également critiqué l’« obsession » des décideurs politiques de l’UE de limiter le budget ordinaire de l’Union à un maximum de 1 % du PIB annuel, suggérant que des fonds supplémentaires devront être trouvés pour financer l’augmentation des dépenses en matière de défense.

    « Je ne vois pas comment cela peut être couvert par 1 % si la [politique] de cohésion et l’agriculture restent un bloc important, ce qui sera évidemment le cas. À cet égard, je pense que de nombreuses discussions sont nécessaires », a-t-il déclaré.

    M. Hahn devrait prendre sa retraite cette année après avoir été commissaire depuis 2010.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.06.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 13.06.24

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 13 juin 2024 et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres du jour : Une crise politique hallucinante pour la presse internationale – Pensez à mettre vos coordonnées à jour avant dimanche – Le point sur les alliances aux législatives 

    Emmanuel Machiavel 

    Voilà le surnom que certains médias étrangers, comme le Die Welt en Allemagne, ont donné au Président de la République depuis dimanche soir. Des USA au Japon, comme chez nos voisins, c’est la dissolution de l’Assemblée nationale française qui est l’information à retenir des élections européennes. A New-York le Times voit dans la décision d’Emmanuel Macron un choix « audacieux perçu comme une tentative de couper l’herbe sous le pied du RN et reprendre l’initiative après une raclée aux Européennes ». En Italie, Il Giornale partage une analyse similaire, estimant que « le pari du président français est désormais de demander aux Français d’éloigner du pouvoir le RN ». Mais la grande majorité des journaux perçoivent plutôt un risque et pointent du doigt la possibilité que l’extrême droite revienne au pouvoir en France, quatre-vingts ans après le régime de Vichy. Réponse le 07 juillet !

    crise politique en France

    Le vote en ligne 

    Est bien confirmé mais pour pouvoir exprimer votre vote via ce mode de participation, il est indispensable que vos coordonnées tant l’émail que numéro de téléphone soient en possession de l’administration. En effet, l’accès au portail de vote vous sera communiqué via un courriel tandis que vous devrez confirmer votre vote par un code reçu sur votre téléphone portable. Attention, vous avez jusqu’à dimanche soir (heure de Paris). 

    Français de l’étranger 

    Un accord entre les forces de gauche, Ciotti expulsé des LR après la tentative d’accord avec le RN 

    La semaine est intense dans les QG politiques parisiens, et les coups de théâtres sont nombreux. Ainsi le PS, après avoir refusé de rejoindre le nouveau front populaire a décidé finalement de participer à l’accord. Ils se sont réparti les circonscriptions ainsi, France Insoumise en obtient 229 au lieu de 328 en 2022, tandis que le PS en a arraché 175 au lieu de 70 en 2022. Enfin, EELV a pu maintenir 92 candidatures au lieu de 110 en 2022 et le PCF se maintient avec 50 circonscriptions comme en 2022. On devrait connaître les candidats pour les Français de l’étranger d’ici dimanche. À droite, ce fut un vrai vaudeville, ce mercredi. Après avoir exclu leur ancien président Eric Ciotti, à l’origine d’une tentative d’accord avec le RN, les ténors du parti gaulliste sont allés récupérer les clés du siège qui avait été vidé de ses salariés le matin à la demande du député des Alpes-Maritimes désormais exclus. 

    Eric Ciotti ©LR

    C’est tout pour ce jeudi, on se retrouve demain pour la dernière édition du flash quotidien des expatriés de la semaine ! Belle journée où que vous soyez ! 

    Écouter le bulletin des Francais de l’étranger

  • Stéphane Vojetta : « je suis un candidat indépendant »

    Stéphane Vojetta : « je suis un candidat indépendant »

    En 2022, la 5eme circonscription des Français établis hors de France avait suscité la curiosité. En effet, c’était Manuel Valls qui portait officiellement l’étiquette de Renaissance aux législatives. Le pari avait été raté pour l’ancien Premier Ministre. C’est Stéphane Vojetta, candidat indépendant, qui l’avait emporté. Depuis deux ans, à l’Assemblée nationale, le parlementaire sortant était rattaché à la majorité présidentielle, et non un membre direct. Quelles conséquences cela engendre-t-il pour cette campagne 2024 qui s’ouvre ? L’ancien député nous dit tout au micro Lesfrancais.press.

    Écouter l’interview de Stéphane Vojetta

    Stéphane Vojetta, une campagne sans l’investiture Renaissance ?

    Avec quelle étiquette politique Stéphane Vojetta se présente-t-il devant nos ressortissants vivant en Espagne, au Portugal, à Monaco et en Andorre ? C’est sans ambages que sa réponse fuse : « J’ai choisi de ne demander aucune investiture ». Ajoutant « Je serai à nouveau un candidat indépendant ». Tout en précisant qu’il rejoindra « la majorité présidentielle ou de coalition élargie » en cas de reconduction de son mandat par les électeurs. 

    La menace d’un candidat étiqueté Emmanuel Macron ?

    Ce choix d’indépendance de l’ancien député occasionnera-t-il la désignation, par le parti d’Emmanuel Macron d’un candidat officiel pour se présenter contre lui ? La réponse de Stéphane Vojetta est aussi sans détour. Si c’est le cas, en s’adressant aux dirigeants de Renaissance, « essayez d’envoyer quelqu’un de meilleur que la dernière fois » nous partage-t-il un brin caustique dans ce podcast. Manuel Valls appréciera ! Et quelle réponse le parlementaire sortant a-t-il reçu des locataires de la rue du Rocher à Paris ? Vous le saurez en écoutant l’intégralité de l’interview audio.

    Stéphane Vojetta
    Stéphane Vojetta

    Le Président de la République souhaite être actif dans cette campagne électorale des législatives. Est-ce une bonne idée ? Une nouvelle fois, c’est sans langue de bois que Stéphane Vojetta se prononce. L’ancien député s’attache davantage à demander le soutien aux personnes de sa circonscription. Ses administrés qui, pour beaucoup, lui font part de « leur surprise » quant au choix de la dissolution à cette date.

    L’ambition de Stéphane Vojetta « Eviter l’arrivée à Matignon de l’extrême droite »

    Eric Ciotti, encore président des LR a pactisé avec le Rassemblement national. Le RN reste encore faible chez les expatriés. Rappelons que Jordan Bardella a recueilli 8 .30 % des voix chez les Français de l’étranger pour les élections européennes. Cependant, le score du parti de Marine Le Pen est plus important dans cette circonscription puisqu’il dépasse les 15 %. Aussi, des ralliements à la position de l’ancien député des Alpes maritimes sont envisageables, notamment chez un possible candidat Les Républicains. Écouter le podcast pour connaître l’analyse de notre invité. Il y parle notamment de « déchéance morale et philosophique ».

    Stéphane Vojetta
    Stéphane Vojetta

    « Les législatives sont une autre élection que les européennes » nous dit le candidat indépendant. Soutenant la majorité présidentielle sortante, il tend la main aux partis républicains, socialistes, écologistes et déclare vouloir « rejoindre une coalition de députés » qui se formerait sur cet axe. « Travailler ensemble pour éviter l’arrivée à Matignon d’un gouvernement populiste d’extrême droite », c’est une des ambitions déclarées de notre invité.

    Pour les Français de l’étranger, Stéphane Vojetta assure vouloir continuer à « résoudre les problèmes de la vie quotidienne ». « On a avancé depuis deux ans… » nous assure-t-il, mais il reste encore à faire. Sur quels sujets ? Vous saurez tout en écoutant l’intégralité de l’interview.

    Les candidats déclarés :

    • Johana Maurel (Rassemblement National) 
    • Béatrice Mazel (Reconquête) 
    • Maxime Da Silva (LFI – Nouveau Front Populaire) 
    • Sarah Millot (Gauche Républicaine) 
    • Yohann Castro (Droite républicaine) 
  • Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Emmanuel Macron

    Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron, qui avait promis de revenir très vite devant les Français après sa décision surprise dimanche de dissoudre l’Assemblée nationale au soir d’européennes catastrophiques pour son camp, a donné ce mercredi une conférence de presse. Financée sur le budget de la campagne du parti Renaissance, elle lance le top départ de la campagne pour la coalition Ensemble (Renaissance, Horizons, Agir, Modem).

    Le peuple souverain

    Le président a commencé la conférence de France en revenant sur sa décision. Pour lui, il s’agit d’un acte « de confiance » pour empêcher « notre pays d’être bloqué par les extrêmes » et un « retour au peuple souverain », « seule décision républicaine ».

    « Ils ont clairement dit leur sentiment, aussi, de ne pas être écoutés, respectés. Leurs difficultés à avoir accès à des services de base. À tous ces messages, nous ne pouvons rester indifférents. »

    Emmanuel Macron, le 12 juin 2024

    Pour lui, depuis dimanche, « la bataille des valeurs éclate au grand jour », estime le chef de l’Etat. « Nous avons des alliances contre nature aux deux extrêmes qui ne sont d’accord sur rien, sinon des postes à partager », a ajouté Emmanuel Macron.

    Au passage, Emmanuel Macron a accusé LFI de « créer un désordre parfois constant » et « inquiétant » à l’Assemblée nationale. Il n’épargne pas non plus la droite, qui aurait trahi les valeurs du Général de Gaulle, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. C’est bien évidemment Eric Ciotti et son alliance, tant décriée, avec le RN, qui est dans le viseur.

    Plus globalement, Emmanuel Macron a ainsi dénoncé  ces « bricolages d’appareil » et « alliances contre nature aux deux extrêmes qui ne sont d’accord sur à peu près rien, sinon les postes à partager, et qui ne seront pas en capacité d’appliquer un quelconque programme ».

    Un nouveau « Mea culpa »

    Comme en 2022, le Président de la République assume que sa majorité n’avait pas tout bien fait pour autant il juge le bilan des dernières années comme positif.

    En réponse, Il promet un « dialogue exigeant construit et ouvert » à la fin des élections pour « réfléchir à la meilleure façon de gouverner la France ensemble ». Ainsi, le chef de l’Etat appelle « le 30 juin et 7 juillet » les électeurs à voter pour le parti présidentiel pour qu’il « puisse avoir un nombre maximal de députés » et ainsi « se mettre en capacité de bâtir un projet en commun ».

    Il propose pour lutter contre ces extrêmes  un rassemblement des « sociaux-démocrates, des radicaux, des écologistes, des démocrates chrétiens, des gaullistes et plus largement, et [des] compatriotes et de responsables politiques qui ne se reconnaissent pas dans la fièvre extrémiste ».

    « Je dis ici rassembler et non rallier, car je sais aussi les désaccords qui existent sur tel ou tel sujet avec l’ensemble des responsables des formations politiques ».

    Emmanuel Macron, le 12 juin 2024

    Renforcer l’axe régalien et notre modèle d’intégration

    Le Président de la République voulant répondre à la poussée du RN est revenu longuement sur ses ambitions pour rétablir l’ordre et la cohésion nationale.

    Face à l’extrême droite qui « [répond] à l’immigration en ne respectant plus le principe de l’asile » Emmanuel Macron assure « propos[er], plus de fermeté, mais dans le cadre de la République et de ses valeurs ». Le chef de l’Etat attaque aussi l’extrême gauche qui propose « une réponse par le communautarisme et le laxisme ». Il a, aussi, réaffirmé son souhait « d’intensifier la réponse républicaine » avec une plus « grande autorité républicaine » pour répondre à l’inquiétude d’une partie des Français.

    Une des premières propositions du camp présidentiel, présenté par Emmanuel Macron, est de mettre en place un « grand débat » pour  « répondre efficacement à la question de la sécurité » mais aussi poser la question de la laïcité. Il devra en sortir, pour Emmanuel Macron, des « mesures claires sur les grands sujets ». Il en a profité pour annoncer que le service national universel devrait être généralisé pour faciliter l’intégration.

    « Après avoir réinstauré l’instruction civique, l’enseignement culturel et artistique, nous sommes attachés à recréer des rites républicains. C’est pourquoi le service national universel doit être généralisé d’ici à la rentrée 2026 (…) Nous vivons dans le pays qui crée tant de tensions, c’est souvent et avant tout l’échec de notre modèle d’intégration. »

    Emmanuel Macron, le 12 juin 2024

    Écologie et nucléaire

    Après un début de propos liminaire très marqué à droite sur les valeurs régaliennes et « le retour de l’autorité républicaine », Emmanuel Macron évoque désormais son « ambition écologique et économique ». Une nouvelle fois, il rappelle son bilan en se félicitant d’avoir « ces sept dernières années, créer plus de 2 millions d’emplois, commencer à réindustrialiser le pays, défendu son indépendance, renforcer sa souveraineté agricole, industrielle ».

    « Nous sommes en train de préparer des textes en la matière sur l’industrie verte et l’agriculture qui reprendront dès que les Français, je l’espère, auront fait confiance à cette majorité », qui n’était que relative, a-t-il défendu. Le chef de l’Etat souhaite désormais « amplifier l’action pour la réindustrialisation et la réouverture des usines sur notre territoire. La création d’emplois, la reconnaissance du travail, l’indépendance énergétique, agricole et technologique ».

    Alors qu’un projet de loi sur la simplification économique était à l’étude, M. Macron confirme qu’il « faut continuer à libérer les contraintes réglementaires et fiscales qui pèsent sur ceux qui veulent prendre des initiatives et donc renforcer la simplification ».

    Au sujet de la transition énergétique, le président de la République réaffirme son ambition de « construire huit nouveaux réacteurs nucléaires, indispensables à cette transition », avant de critiquer « l’extrême droite » et « l’extrême gauche ». « A l’extrême droite, on nous explique qu’il faut choisir entre l’écologie et l’économie. C’est un renoncement au projet écologique », a-t-il fustigé.

    Quant à « l’extrême gauche », M. Macron a notamment critiqué « sa politique de taxation totalement déraisonnable » et « sa politique de sortie du nucléaire encore défendue par une majorité de ceux qui aujourd’hui constituent cette alliance » qui mèneront selon à « l’affaiblissement là aussi du pays et donc les deux blocs aux extrêmes ».

    D’une génération à l’autre

    Tout d’abord, voulant faire taire « des rumeurs », Emmanuel Macron assure que « les retraites seront bien indexées sur l’inflation car le pouvoir d’achat des retraités n’est pas une variable d’ajustement pour nous ». Puis il a pris du temps pour revenir sur la réforme des retraites, pourtant impopulaire chez les Français. Il affirme que l’abrogation de la réforme, promise par le RN et la gauche, sera « un appauvrissement des retraités ». Un message envoyé aux retraités, qui forment désormais le cœur de l’électorat de Renaissance.

    Puis il est revenu sur « l’accès au logement des jeunes », sujet sur lequel il concède que « nous n’avons pas assez avancé ». Aussi, il a indiqué que des « décisions claires » du gouvernement seront prises sur les nouveaux médias  « d’abord, en ne permettant pas l’usage des téléphones avant 11 ans et surtout, l’accès aux réseaux sociaux et à leur usage avant l’âge de 15 ans ».

    Mieux vivre au quotidien

    Égrenant ses grandes lignes pour la campagne des élections législatives, Emmanuel Macron évoque la volonté « de mieux vivre au quotidien ». Pour cela, il a déclaré que « Nous avons beaucoup fait là aussi en la matière. Mais nos compatriotes, à l’évidence, nous ont envoyé un message simple leur vie ne s’est pas assez améliorée », a-t-il reconnu, appelant « les forces la majorité » à bâtir « des réponses concrètes » sur le coût de l’énergie et la question du pouvoir d’achat.

    Pour Emmanuel Macron, « le travail doit mieux payer » en étant « plus ambitieux pour mieux partager en quelque sorte les revenus du travail et de la richesse ». Il souhaite notamment églargie les primes Macron, sans charge et sans impôts, aux indépendants. Il plaide aussi pour « rouvrir le grand sujet du temps partiel subi des emplois rémunérés sous le smic », alors qu’il n’y a jamais eu autant de salariés au niveau du salaire minimum.

    Autre point abordé par Emmanuel Macron le « modèle social protecteur, financier, responsabilisant ». Le chef de l’Etat met en avant « le réinvestissement dans la justice (+60 % de son budget) et dans les forces de sécurité, dans notre école, avec une augmentation de nos enseignants qui n’avait pas été connue depuis les années 1990. De notre santé, avec une augmentation pour les soignants qui n’avait pas été connue depuis les années 60. »

    Le président de la République reconnaît que le modèle social « échoue trop souvent à prévenir » les inégalités et fait d’une « priorité indispensable (…) une réponse renforcée et crédible en matière d’accès à la santé, de lutte contre les déserts médicaux, de prévention en matière de santé et en matière de protection, d’accompagnement de nos enfants et de notre jeunesse. »

    Enfin, Emmanuel Macron affirme qu’« il faudra supprimer un échelon territorial », afin de « ramener plus de simplicité et de liberté sur les territoires ». Le chef de l’Etat plaide pour « rouvrir la question de ces grandes régions » mises en place par François Hollande qui ont, d’après M. Macron, « éloigné la décision » des citoyens. Le chef de l’Etat appelle également à une « stabilité fiscale et normative pour les trois ans à venir ».

    « Enfin, vivre mieux, c’est reconnaître que dans certaines villes, certains quartiers, dans la ruralité, nous devons avoir une réponse beaucoup plus drastique sur l’accès aux transports, à la santé, au logement », a-t-il également défendu, avant d’aborder la question des affaires étrangères.

    Une diplomatie impossible

    Vantant une « France puissance de paix et d’équilibre » sur l’Ukraine, le Proche-Orient et l’Europe et « une France puissance militaire indépendante », le président de la République estime que les « deux blocs aux extrêmes ne permettent pas ce schéma ».

    Emmanuel Macron considère que l’extrême gauche est tenante d’une « vision balkanisée » des relations internationales, arguant d’une « opposition de certaines forces à la dissuasion nucléaire française et une opposition à l’OTAN ».

    Quant à l’extrême droite, Emmanuel Macron dénonce des volontés de « sorties de l’OTAN » et des « remises (…) de ce rapport à la diplomatie et à notre indépendance et des ambiguïtés à l’égard de la Russie ».

    Emmanuel Macron appelle à « une cohésion »

    Le président de la République a conclu la première phase de la conférence de presse en assumant « une volonté de rassembler toutes celles et ceux qui ne peuvent pas se retrouver dans les extrêmes ». « C’est à cette cohésion que j’appelle avec toute l’humilité et c’est ce à quoi nous allons travailler durant les 18 jours qu’il reste à cette campagne », assure-t-il.

    Puis en répondant aux questions des journalistes, Emmanuel Macron a reconnu qu’ « une colère a été exprimée » aux élections européennes pour autant t il refuse « de faire comme si rien n’était, parce qu’au fond ça arrange tout le système »« Je n’ai jamais été là pour protéger le système politique », a-t-il ajouté, expliquant ne pas « vouloir donner les clés du pouvoir à l’extrême droite en 2027 ». Notons qu’Emmanuel Macron a écarté une nouvelle fois toute démission peu importe les résultats des législatives anticipées.

    Cependant interrogé par un journaliste, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’entendait pas « plus faire campagne qu’en 2017 ou en 2022 », rappelant que « c’est le rôle du Premier ministre ». Il a également exclu vouloir débattre avec Marine Le Pen.

    Pourtant, la conférence de presse de ce 12 juin 2024 ressemble fortement à une entrée en campagne du Président de la République.

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