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  • Charlotte de Minvielle devance de très peu Vincent Caure dans la 3ème circonscription

    Charlotte de Minvielle devance de très peu Vincent Caure dans la 3ème circonscription

    63 voix séparent les deux candidats qui se sont qualifiés au second tour des législatives de la troisième circonscription des Français de l’étranger. 

    Charlotte Minvielle, qui se présentait, dans la 3ème circonscription, sous la bannière Nouveau Front Populaire, a ainsi réussi à convaincre 39,22% des élécteurs. En face, le candidat de l’ancienne majorité présidentielle, Vincent Caure, lui en a récolté 39,13%. 

    Au coude-à-coude 

    Charlotte de Minvielle estime que le vote est “au coude-à-coude entre Vincent Caure et moi-même et c’est une très belle progression de la Gauche dans notre circonscription par rapport à 2022. On a un énorme risque c’est d’avoir le Rassemblement National au pouvoir et Jordan Bardella Premier ministre. Il faut absolument qu’on se mobilise et faire tout pour faire front pour qu’il n’accède pas au pouvoir. Le Nouveau Front Populaire et la Gauche sont en mesure de pouvoir contrer l’ascension de l’extrême droite au pouvoir. C’est un moment historique pour notre pays notamment sur notre circonscription, pour proposer un projet de progrès, d’espoir et un nouveau cap démocratique et écologique.” 

    Pour elle, les Français de la circonscription, qui inclut le Royaume-Uni, souhaitent l’accès à la mobilité verte, notamment le développement des trains de nuit, un tarif plus abordable en Eurostar, et le soutien aux petites écoles FLAM, et le moyen de renforcer les services consulaires. Et c’est ce que propose Charlotte de Minvielle. 

    Mais c’est un espace que Vincent Caure ne veut pas lui laisser. Ainsi dès lundi Il était de retour sur le terrain. Il a échangé avec les parents à la sortie du Lycée français Charles de Gaulle de Londres pour parler éducation. 

    « Déterminé et combatif, nous sommes 63 voix derrière le Nouveau Front Populaire de Jean-Luc Mélenchon sur la 3ème circonscription des Français de l’étranger mais nous améliorons notre score de 10 000 voix par rapport à 2022, ce qui est pour moi une fierté. Rien n’est fait, chaque voix compte pour offrir aux Français d’Europe du Nord un député d’opposition social-libéral et pro-européen »

    Vincent Caure, candidat Ensemble dans la 3ème circonscription

    Rappel du vote en ligne 

    Le vote pour le second tour des législatives dans la 3ème circonscription commencera en ligne dès mercredi 3 juillet à midi heure française et s’achèvera le lendemain, jeudi 4 juillet. Le vote à l’urne se déroulera, comme en France, le dimanche 7 juillet. Les électeurs et électrices devront ainsi se rendre dans l’un des bureaux de vote mis à disposition.

  • La 11ème circonscription des Français établis hors de France : 49 pays, 9 fuseaux horaires, 2 candidats

    La 11ème circonscription des Français établis hors de France : 49 pays, 9 fuseaux horaires, 2 candidats

    Avec plus de 40% de participation, les électeurs de la 11ème circonscription ont placé la députée sortante, issue de la majorité présidentielle, Anne Genetet en tête du premier tour avec près de 40% des suffrages.

    Elle affronte Franck Pajot, candidat du Nouveau Front Populaire qui arrive à ce second tour avec près de 30% des votes, améliorant considérablement le score de la « NUPES » en 2022. Militant du parti socialiste, basé à Pékin depuis 2007, où il est enseignant, Franck Pajot est élu Conseiller des Français de l’étranger depuis 2021 pour la Chine du Nord, la Mongolie et la Corée du Nord.

    La surprise de ce premier tour reste le score, unique dans la circonscription, du Rassemblement National, le plaçant en troisième position avec plus de 15% des suffrages, là où il était 7ème lors des législatives de 2022. Le candidat du RN, Pierre Brochet, arrive même en tête en Thaïlande. La vague nationale aura réussi à atteindre également les Français de la 11ème circonscription.

    « Beaucoup d’humilité »

    Anne Genetet déclare aborder ce second tour avec « beaucoup d’humilité ».

    « Je continuerai à défendre avec engagement, dévouement et détermination, avec un profond amour pour mon pays, les Français de l’étranger et ce, quelle que soit la composition de l’Assemblée nationale », explique la députée sortante, ajoutant que les Français de l’étranger portent une vision et une expérience différentes et utiles.

    Son message aux électeurs de la 11ème 

    « Soyons lucides, je parle d’expérience à l’Assemblée, le candidat Front Populaire même socialiste, est inféodé à la France Insoumise qui converge et vote avec le RN, par exemple sur la retraite. C’est une baisse assurée des pensions et un programme de 300 milliards d’euros qui entraînerait un appauvrissement général du pays. Et pour nous, Français à l’étranger, le risque majeur d’un impôt universel qui les obsède et qui nous toucherait durement. Le seul vote utile, c’est choisir une députée de terrain ancrée localement et expérimentée, capable de défendre tout de suite efficacement vos intérêts et ceux de notre pays. »

    Anne Genetet – Candidate Ensemble dans la 11ème circonscription

    Ses priorités pour les Français de la circonscription :

    • Poursuivre la simplification de l’accès aux services publics 
    • Continuer de baisser la fiscalité des Français à l’étranger 
    • Développer le réseau d’enseignement en français à l’étranger 
    • Renforcer la résilience face aux crises 
    • Améliorer la protection sociale à l’étranger 
    • Renforcer la présence consulaire 

    « Un score historique pour la gauche »

    De son côté Franck Pajot rappelle le score historique pour la gauche dans cette circonscription. « Ce vote a été important pour le NFP avec un score historique pour la gauche sur la circonscription. La dynamique que nous avons su créer au 1er tour s’est confirmée dans les résultats », a-t-il indiqué, ajoutant « J’aborde ce deuxième tour avec confiance car il s’agit d’un enjeu national. Le parti présidentiel est en baisse, c’est la fin d’un fonctionnement qui ne correspond plus aux attentes des Français. »

    Son message aux électeurs de la 11ème 

    « Je suis un élu de terrain. Je veux être ce Député de proximité pour TOUS les Français, ce Député que nous n’avons jamais eu. Le vote utile, la voix forte à l’Assemblée Nationale, l’expertise de la 11ème circonscription c’est MA candidature. »

    Franck Pajot – Candidat Nouveau Front Populaire dans la 11ème circonscription

    Le candidat du NFP insiste sur la nécessité de revivifier les services consulaires vidés, selon lui, d’une partie de sa substance. « Mon engagement peut se résumer dans un objectif simple mais ambitieux, celui de reconstruire une communauté plus juste, plus fraternelle et unie, pour nous Français de l’étranger », indique Franck Pajot.

    Ses priorités pour les Français de la circonscription 

    • Donner à l’enseignement français à l’étranger les moyens d’assurer ses missions de service public et offrir à chaque enfant français l’accès à la maîtrise de la langue française.
    • Renforcer les services publics consulaires à l’étranger pour plus de proximité et d’accompagnement des usagers dans leurs démarches : dématérialisation, retraite, droits sociaux, actes administratifs, démarches fiscales.
    • Neutralité climatique du mandat 
    • Neutralité climatique et sociale du réseau consulaire et culturel français à l’étranger
    • Aide financière aux projets écologiques 
    • Rétablir l’égalité devant l’impôt pour tous les Français de l’étranger
    • Assurer une réelle protection sociale pour tous contre les risques de la vie
    • Promulguer une grande loi sur les droits des Français de l’étranger
  • Frédéric Petit – Asma Rharmaoui-Claquin : Match retour dans la 7ème circonscription !

    Frédéric Petit – Asma Rharmaoui-Claquin : Match retour dans la 7ème circonscription !

    Le député sortant du Modem Frédéric Petit consolide le score qu’il avait effectué au premier tour de 2022 (37,78% vs 34,58%) alors que l’union de la gauche a porté Asma Rharmaoui-Claquin (LFI) de 26,06% en 2022 à 32,58% le 30 juin dernier. Le report des voix du Rassemblement National (7,79%) et dans une moindre mesure celui de la candidate centriste Isabelle Huquet (6,65%) compose l’équation qui donnera le ou la gagnante du match retour de 2022.

    Des candidats opposés au Rassemblement National

    « Je ne sais pas si mon score est de bon augure mais j’ai une autre fierté […] cette circonscription a pris ses responsabilités, les gens votent de plus en plus et c’est très bien. Interrogé sur un meilleur fonctionnement que Frédéric Petit réclame : Je ne suis pas du tout pour la démocratie directe permanente. Je pense qu’il faut que nous réinvestissions nos institutions. Le parlement, ce n’est pas la présidentielle ! Pour une fois, nous avons la chance d’avoir un parlement qui n’est pas élu dans l’élan de la présidentielle. Profitons-en pour faire un parlement qui soit contrôleur de l’exécutif.»

    Frédéric Petit – Candidat Modem Ensemble dans la 7ème circonscription.

    Questionné sur le vote Rassemblement National au sein de sa circonscription : « Je suis en face de gens qui votent RN et je les convaincs ! »

    Frédéric Petit se dit également favorable à la mise en place de la proportionnelle et conclut en nous livrant son état d’esprit à quelques heures de l’ouverture du vote en ligne :

    « Je ne suis pas serein, je suis en campagne et confiant en la sagesse de mes concitoyens. Je fais mon travail. La candidate écologiste et le candidat social-démocrate m’ont annoncé leur soutien. Quand je tracte, je constate que les électeurs ne savent pas qu’ils vont voter pour la France Insoumise […] L’argent public ira dans la poche de Mélenchon, il faut que les gens le sachent. »

    Frédéric Petit – Candidat Modem Ensemble dans la 7ème circonscription.

    Écouter les réactions du candidat Modem


    De son côté, Asma Rharmaoui-Claquin (NFP) se félicite de son score du second tour :

    « On a une réelle progression et pour nous c’est une victoire. On a mis cette valeur ajoutée de cette union de la gauche en action et ça a marché. On a fait 50% à Berlin, on est en tête en Autriche et à Prague. L’idée ici c’est d’aller chercher les abstentionnistes. Et ces abstentionnistes, on ne va pas les chercher deux jours avant le scrutin. Les abstentionnistes, on va les chercher à partir du moment où on allie le militantisme de programme avec des mesures chiffrées. Cette semaine, il va falloir montrer quel sera le profil qui défendra le mieux les valeurs humanistes et progressistes à l’Assemblée Nationale. »

    Asma Rharmaoui-Claquin – Candidate Nouveau Front Populaire dans la 7ème circonscription.

    Interrogée sur un éventuel report de voix du Rassemblement National sur l’union de la gauche pour sanctionner le camp présidentiel : Asma Rharmaoui-Claquin (NFP) explique ne pas comprendre le vote RN :

    « Toutes les personnes qui disent que l’on n’a jamais essayé l’extrême droite, je les invite à venir visiter des camps de travaux et des camps de concentration au nord de Berlin. Je dis aux personnes que je connais, qui sont notamment hôtesses de caisses : le mal de dos que tu as ne va pas s’arrêter avec le Rassemblement National, qui va voter pour des conditions de vie qui sont de plus en plus difficiles. Il va voter contre l’augmentation du SMIC. […] On parle du Nouveau Front Populaire. Le Front Populaire c’est aussi ça. C’est les congés payés, c’est la sécurité sociale. C’est ce qui a permis à nos grands-parents de survivre et d’avoir de meilleures conditions de travail. Il faut toujours rappeler que le Rassemblement National n’a jamais été du côté des plus précaires. »

    Asma Rharmaoui-Claquin – Candidate Nouveau Front Populaire dans la 7ème circonscription.

    Écouter les réactions de la candidate LFI


    Pour rappel, le vote en ligne pour la 7ème circonscription, comme pour les autres, s’ouvrira ce mercredi 03 juillet à midi (heure de Paris) pour se refermer jeudi 04 juillet à 18h (heure de Paris).

  • Marc Ferracci – Halima Delimi : Camp présidentiel contre Nouveau Front Populaire dans la 6ème

    Marc Ferracci – Halima Delimi : Camp présidentiel contre Nouveau Front Populaire dans la 6ème

    25 590 voix soit 40,54 % des suffrages exprimés, c’est le score fleuve de Marc Ferracci dimanche soir dans la 6ème circonscription de Français de l’étranger (Suisse et Liechtenstein). Si l’amitié du député sortant pour le Président attirait les observateurs quant à un éventuel vote sanction, le député sortant a muselé toutes critiques potentielles dès dimanche soir en améliorant de 4 points son score du premier tour en 2022 :

    « C’est une satisfaction.  Le contexte politique n’est pas le même qu’en 2022. Le deuxième tour n’est pas joué et il va falloir mobiliser. Je fais 4 points de plus qu’au premier tour en 2022 donc j’y vois quand même que mon travail de député a été reconnu. »

    Marc Ferracci – Candidat Ensemble dans la 6ème.

    Face à Marc Ferracci, à gauche, Halima Delimi pour le Nouveau Front Populaire fairt 10 points de plus que Magali Mangin il y a deux ans. Alors que les campagnes reprennent de plus belle, en coulisses, les calculs d’apothicaires promettent du suspens. Quid des 9 158 voix de Déborah Merceron pour le Rassemblement National ? Vont-elles se reporter sur l’abstention ou sur la candidate de gauche par rejet du macronisme ? Pèseront aussi dans l’équation les 4 172 voix du candidat Républicain et les 1888 suffrages centristes !

    « Les gens votent également en fonction de ce qu’ils voient et aussi en fonction de ce que le député produit. Maintenant le vote est quelque chose d’assez mystérieux, je vais continuer de travailler avec mes équipes et faire campagne. »

    Marc Ferracci – Candidat Ensemble dans la 6ème

    14,51 %, c’est l’un des plus hauts scores du Rassemblement National chez les expatriés. Pour autant, une contradiction pour le député sortant :

    « Le programme du RN est un programme de stigmatisation des binationaux. Le RN a des valeurs qui sont profondément éloignées de celles des Français de l’étranger. La tendance nationale est contenue chez nous. »

    Marc Ferracci – Candidat Ensemble dans la 6ème.

    Rencontre avec les juifs de Genève et soutien du ministre Le Maire pour Marc Ferracci :

    « Je reste concentré et je reprends des activités de presse et de médias. Je rencontre des représentants de la communauté juive de Genève. Je reçois Bruno Le Maire pour une réunion publique à Genève. L’occasion de passer des messages positifs et de parler de la relation franco-suisse. La Suisse est le troisième investisseur en France. Nous portons des valeurs de modération et un projet de responsabilité notamment à propos des finances publiques. Le camp que je représente n’aura pas la majorité mais je pense que les Français de Suisse ont à cœur d’avoir quelqu’un à Paris qui les représente avec de l’expérience ! »

    Marc Ferracci – Candidat Ensemble dans la 6ème

    Écouter la réaction du candidat Renaissance – Ensemble !

    La candidate Halima Delimi a refusé notre demande d’interview prétextant une prétendue « grande partialité des articles parus sur [notre] plateforme ».

    Pour rappel, le vote en ligne s’ouvrira ce mercredi 03 juillet à midi (heure de Paris) pour se refermer jeudi 04 juillet à 18h (heure de Paris).

  • « Carte Blanche sur l’antisémitisme » – Tribune des élus de gauche du Bénélux

    « Carte Blanche sur l’antisémitisme » – Tribune des élus de gauche du Bénélux

    À la demande des élus consulaires de gauche du Bénélux, nous publions leur tribune précisant la position du Nouveau Front Populaire sur l’antisémitisme.


    Dans un contexte d’augmentation jamais connue des faits de racisme, d’islamophobie, et en particulier d’antisémitisme, dont les actes ont augmenté de 1000% depuis le 7 octobre 2023 en France, comme en Europe, nous, élus locaux de gauche et écologistes du Luxembourg, des Pays-Bas et de Belgique, réaffirmons notre engagement ferme et sans compromis contre ces idéologies, dont les discours et les actes peuvent aller jusqu’aux crimes de haine. Nous nous sommes d’ailleurs mobilisés le 12 novembre dernier à Bruxelles pour dire “non à l’antisémitisme” lors d’un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant l’Ambassade de France.

    Six mois après l’adoption de la “loi immigration” par toute la droite, de la majorité présidentielle au Rassemblement National, c’est maintenant l’extrême droite raciste et antisémite qui menace d’accéder au pouvoir. Plus que jamais nous devons être vigilants et volontaires dans ces luttes autour de trois axes : prévention, justice et éducation. 

    Il est essentiel de rappeler sans cesse que le racisme n’est pas une opinion, mais bien un délit. Un délit dont les auteurs doivent être dénoncés et poursuivis. 

    Pour ce faire, nous nous engageons à donner à la police et à la justice les moyens nécessaires pour traduire devant les tribunaux et sanctionner les auteurs de ces actes et propos, qu’ils soient dans l’espace public ou en ligne. 

    S’attaquer à nos compatriotes pour leur couleur de peau, leur culture, leur tradition ou leur religion, c’est s’attaquer à la République. C’est pourquoi nous voulons instaurer un Commissariat à l’égalité doté d’un Observatoire des discriminations, qui viendra compléter et renforcer le travail de la DILCRAH, délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et à la lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBT. 

    Ce Commissariat devra s’accompagner de la création de pôles spécialisés au sein des services publics et des cours d’appel, qui viseront aussi à prévenir toutes discriminations ou violences envers nos concitoyens au sein des services de l’État, et ce y compris au sein du corps policier.

    Nous mettrons en place un plan de lutte contre les discriminations, en particulier dans l’embauche, la santé et le logement, tout en renforçant les sanctions.

    Dans ce travail contre le racisme et les discriminations, la lutte contre le poison de l’antisémitisme, dans ses formes anciennes ou plus récentes, tient un rôle tout particulier. Cet antisémitisme réel ou d’atmosphère doit être dénoncé et combattu. Aucune composante de notre société, ni milieux culturels ou sociaux, ni familles politiques ne sont immunisées, et notre Gauche n’en n’est pas exempte. Il est essentiel de le reconnaître pour pouvoir agir en conséquence. Ainsi, nous proposerons un plan interministériel pour analyser, prévenir, lutter et éduquer contre l’antisémitisme en France et particulièrement à l’école. 

    Nous nous engageons aussi à combattre l’islamophobie, phénomène apparu plus récemment mais qui trouve échos dans des campagnes médiatiques et sur les réseaux sociaux. Tout comme pour l’antisémitisme, un plan interministériel sera mis en place pour analyser, prévenir, lutter et éduquer contre l’islamophobie.

    À l’échelle de notre circonscription, nous souhaitons continuer et étendre les actions de prévention et d’éducation déjà existantes dans le réseau des lycées français et centre culturels français du Benelux. Le corps enseignant et les élèves doivent se sentir soutenus tant moralement que concrètement dans leurs activités pédagogiques et citoyennes. Cela pourra passer par des formations sur le harcèlement ou les paroles de haine en ligne, par l’accueil d’expositions, de témoignages des personnes et associations concernées, ou par des sorties ou voyages pédagogiques vers des lieux culturels, religieux, historiques ou mémoriels. 

    C’est déjà le cas en Belgique où des voyages scolaires citoyens et de mémoire ont lieu annuellement vers « Lyon capitale de la Résistance », le « plateau des Glières » et « la Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés ». Ce lieu de mémoire a d’ailleurs signé en 2023 un accord de coopération avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous souhaitons que des partenariats similaires se développent avec la Flandre, et les ministères néerlandais et luxembourgeois, et que les ressources du STAFE (dispositif de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger), soient fléchées sur ces thématiques et renforcées financièrement. 

    Parce que la diversité, la binationalité ou les libertés religieuses et de conscience sont des richesses inestimables, nous appelons toutes les forces antiracistes et antifascistes à nous rejoindre dans ce combat en votant pour le Nouveau Front Populaire le 30 juin et le 7 juillet prochain.

    Ensemble, faisons barrage au Rassemblement National et bâtissons une société plus juste, plus solidaire et plus fraternelle.

    Les élus consulaires du Bénélux, de gauche, signataires

    Bertrand Wert (Les Écologistes), Conseiller des Français.es de l’étranger en Belgique et conseiller communal/chef de groupe Ecolo-Groen à Ixelles

    Léa Charlet (Les Ecologistes), Conseillère des Français.es de l’étranger en Belgique.

    Pierre Laveant (LFI), conseiller des Français de l’étranger aux Pays Bas

    Alexandre Chateau-Ducos (Les Écologistes), conseiller des Français de l’étranger au Luxembourg

    Sophie Rauzer (LFI), déléguée consulaire en Belgique

  • Cécilia Gondard – Pieyre-Alexandre Anglade : le face-à-face de la 4ème circonscription 

    Cécilia Gondard – Pieyre-Alexandre Anglade : le face-à-face de la 4ème circonscription 

    Ce dimanche 30 juin, les Français du Benelux étaient appelés aux urnes pour participer au premier tour des élections législatives afin de désigner leur prochain député. Une participation inédite du corps électoral a placé la candidate NFP – PS Cécilia Gondard en tête devant le sortant Renaissance – Ensemble Pieyre-Alexandre Anglade.

    Pour ce scrutin, 9 candidats étaient en lice. Les électeurs qui se sont fortement mobilisés avec 47,64% de participation (contre 29,06% en 2022) ont placé la socialiste investie Nouveau Front Populaire Cécilia Gondard en tête avec 37,45% des voix devant le député Renaissance-Ensemble sortant Pieyre-Alexandre Anglade qui recueille 35,46% des suffrages. Les deux candidats étant séparés par 1488 voix. 

    Le Rassemblement national représenté par Charlotte Beaufils arrive en troisième position avec 9,04% alors que Geneviève Machicote pour Les Républicains collecte 6,18% des voix. 

    La prime au terrain

    Des résultats qui n’étonnent pas vraiment les électeurs de la circonscription à l’image de Justine, consultante en affaires publiques à Bruxelles : « C’est le reflet de l’ambiance générale et le refus de la politique macroniste. Pieyre-Alexandre Anglade incarne cette Macronie à l’état pur. Il a été absent du terrain et les deux dernières semaines de campagne n’ont pas suffi à inverser la tendance. Et je ne suis pas sûre qu’il puisse faire plus que ce qu’il a déjà fait pour le second tour. » 

    Une lecture de la situation partagée par Bruno Jean-Etienne, président de l’association Français de Belgique – ADFE : « Il y a clairement eu une prime à la présence sur le terrain et une déception face aux promesses non tenues. Les Français de l’étranger ne sont pas une variable d’ajustement. Ils rencontrent des problèmes sociaux, fiscaux, il y a un besoin de service public, de service consulaire. Or rien n’a été fait alors qu’il aurait facile d’agir pour le député sortant. »

    Pieyre-Alexandre Anglade s’en défend : « J’ai conduit mon mandat de la manière la plus sérieuse, sincère et honnête possible. Ce n’est peut-être pas parfait mais j’ai toujours répondu présent pour mes concitoyens que ce soit sur le terrain, en circonscription ou à l’Assemblée nationale. Les électeurs ont d’ailleurs choisi de me faire confiance une nouvelle fois, me permettant d’accéder au deuxième tour. Je les en remercie et j’en suis très heureux. » 

    Un Rassemblement national maîtrisé 

    Si la quatrième circonscription est encore dans l’opposition « classique » Renaissance-Gauche, le Rassemblement national n’est pas pour autant absent de l’équation. Bruno Jean-Etienne reprend : « Il n’y a pas de véritable menace RN au Benelux mais je constate une petite percée. Les circonscriptions de l’étranger sont encore des « bulles » et pour cette campagne, le débat sur les binationaux, très nombreux dans ces circonscriptions, a beaucoup choqué. S’agissant des résultats nationaux, je retiens cet élan de la jeunesse qui a peur du lendemain et d’une majorité RN qui se profile.  » 

    Pour autant, l’appel à faire barrage au Rassemblement national semble perdu d’avance pour Justine : « C’est une vision pessimiste mais je pense que c’est désormais impossible. Le taux de participation est énorme, les Français se sont mobilisés pour faire entendre leur voix, leur colère et leur déception par rapport à Emmanuel Macron. » La jeune femme relativise : « La Constitution est faite de telle manière que les extrêmes ne pourront pas faire ce qu’ils veulent. La majorité ne sera pas absolue sans coalition. Ils devront être dans le consensus et n’oublions pas que le Président de la République conserve un certain nombre de pouvoirs. » Au-delà de la montée des extrêmes, Justine revient sur ce qui pourrait freiner son retour au pays : « À titre personnel, je ne rentre pas dans les critères qui pourraient m’inquiéter si le RN accédait au pouvoir. Je suis plus soucieuse du NFP pour des raisons économiques. Mais ce qui m’inquiète vraiment, c’est la fracture sociale qui s’installe entre les extrêmes, la gauche et la droite. L’impossibilité de discuter entre Français. »

    Retour aux urnes

    Le second tour opposera donc Cécilia Gondard à Pieyre-Alexandre Anglade. Avant la dissolution de l’Assemblée nationale, M. Anglade était vice-président de la commission des Affaires européennes et membre de la commission de la défense nationale et des forces armées. Il a également été le directeur de campagne de la candidate malheureuse soutenue par la majorité présidentielle aux élections européennes Valérie Hayer. « C’est une nouvelle élection qui s’ouvre et je reste confiant et déterminé. J’appelle d’ailleurs tous les Français qui croient dans le BENELUX,  qui croient au progrès, qui ne veulent pas risquer la banqueroute prévue par le NFP à se rassembler derrière ma candidature. » 

    « Un programme pensé et chiffré », répond Cécilia Gondard. Battue une première fois en était 2022, la socialiste pourrait bénéficier de la dynamique enclenchée lors des élections européennes en faveur des partis de gauche dans la 4ème circonscription des Français de l’étranger. « Effectivement, la dynamique est derrière nous mais rien n’est gagné d’avance. La belle participation, la plus forte de toutes les circonscriptions FdE pour le vote Internet, est une bonne nouvelle pour la démocratie et la mobilisation doit perdurer. D’autant plus que les abstentionnistes qui sont retournés aux urnes ont voté principalement pour le NFP me permettant d’arriver en tête dans quasiment tous les bureaux de vote. » 

    La candidate qui note les résultats contenus du RN dans sa circonscription n’en oublie pas l’enjeu national : « Quel équilibre des pouvoirs allons-nous avoir à l’Assemblée nationale ? Actuellement, le plus gros bloc est constitué par le RN et ses alliés. Toutes les voix qui partiraient vers Renaissance sont des voix perdues. Les seules qui sont en mesure de faire barrage et former un gouvernement sont les élus du NFP. Il est essentiel de faire monter le bloc de gauche et au sein de ce bloc, le centre gauche, pour avoir un bon équilibre. » 

    Un équilibre qui ne pourra être atteint qu’avec une personnalité consensuelle au sein de cette nouvelle majorité de gauche. Autrement dit : pas Jean-Luc Mélenchon. « Il y a à la fois un renouvellement générationnel au sein du NFP et de belles personnalités qui émergent. En tant que féministe, je pousserai au maximum pour faire changer les choses et montrer à d’autres jeunes femmes que c’est possible. » Et Cécilia Gondard de citer quelques noms : « Je pense notamment à Najat Vallaud-Belkacem, Marine Tondelier, Valérie Rabault, Clémentine Autain… Il y en a d’autres, issues de toutes les composantes du NFP qui pourraient jouer un rôle décisif dans notre gouvernement. » 

    Néanmoins Pieyre-Alexandre Anglade n’entend pas laisser le monopole de l’opposition au RN à son adversaire. « Il faut tout faire pour faire obstacle à l’avènement d’une majorité RN. Je suis certain qu’un chemin est possible pour construire un bloc central républicain qui ne se retrouverait pas dans une alliance contre nature avec Jean-Luc Mélenchon. » 

    Une campagne contre la montre

    En attendant leur éventuelle entrée ou retour au Palais Bourbon, Cécilia Gondard et Pieyre-Alexandre Anglade ont repris la route pour la dernière ligne droite de cette campagne express. Cécilia Gondard était à Luxembourg le 1er juillet et sera le mardi 2 à Amsterdam, le mercredi 3 à Bruxelles. La candidate martèlera son message : « Il faut en finir avec une France de la haine, de la violence et du racisme. En ce moment historique, il ne faut pas laisser passer notre chance de choisir l’apaisement et l’espoir. » 

    Pieyre-Alexandre Anglade donne rendez-vous aux électeurs le mardi 2 à Luxembourg, mercredi 3 à Bruxelles et jeudi 4 à La Haye. « Il faut se mobiliser car rien n’est joué. L’alternative au RN n’est pas le NFP mais bien un bloc républicain. » 

    Cécilia Gondard et Pieyre-Alexandre Anglade n’ont plus que quelques jours, voire quelques heures pour convaincre leurs derniers soutiens. Les votes se dérouleront en ligne du mercredi 3 juillet, 12h, au jeudi 4 juillet, 18h, heure de Paris. Le vote à l’urne étant prévu le dimanche 7 juillet comme sur le territoire national.

  • Neuvième circonscription : vers un deuxième tour à couteaux tirés

    Neuvième circonscription : vers un deuxième tour à couteaux tirés

    Avec un total de plus de 18 000 voix au premier tour des élections législatives, Karim Ben Cheïkh, candidat Nouveau Front Populaire, est un député sortant qui aborde le deuxième tour avec confiance et sérénité. « Je ne cache pas que je suis content de la confiance que les électeurs de la 9ème circonscription des Français établis hors de France ont bien voulu m’accorder, une fois de plus, et je les remercie. Je voudrais dire que l’élection n’est pas encore finie et qu’il y a encore un second tour et on doit confirmer », précise celui qui a été crédité de 51,5 % des suffrages.

    Pour ce second tour, il affrontera la candidate Renaissance, Samira Djouadi, qui pour sa première expérience politique et élective a réussi à finir à la deuxième place avec 15,70 % des suffrages, soit plus de 5 600 voix. Malgré l’écart entre les 2 candidats, la candidate du parti présidentiel (soutenue par Gabriel Attal) ne s’avoue pas (a)battue, bien au contraire. « Je ne vais rien lâcher et je donnerai tout dans la bataille. Karim Ben Cheïkh doit savoir qu’il est hors de question de lui laisser de l’espace, à lui et à au parti d’extrême gauche qu’il représente dans la circonscription à savoir LFI. Peu importe le score du premier tour, c’est une nouvelle élection et je suis déterminé pour gagner avec dignité et je suis confiante pour la suite », déclare Samira Djouadi.

    «Candidate Renaissance faible » et « Député sortant sans bilan »

    Les températures estivales semblent avoir fait monter le mercure dans la 9ème circonscription, même si elles sont réputées pour être chaudes en cette période de l’année. Toutefois, il aura fallu à peine 24 heures pour que les 2 candidats qualifiés pour le second tour s’emploient à chauffer l’atmosphère. « Il faut bien que le député sortant présente son bilan aux électeurs de la 9ème, qu’a-t-il fait pour eux depuis plus de 2 ans ? Que ce soit sur le sujet de l’école et des frais de scolarité ou sur la protection sociale et la CFE, a priori pas grand-chose. Et ça, les électeurs doivent le savoir », indique Samira Djouadi. Du côté du député sortant, on semble être surpris par l’attitude offensive de Samira Djouadi. « Son attitude surprend les électeurs et me surprend, je voudrais lui rappeler que c’est son parti qui est aux responsabilités et donc responsable auprès des électeurs de la 9ème et d’autre part, lui rappeler que je suis sans l’opposition. Sans parler du fait que je ne sais toujours pas et les électeurs non plus, quelles sont ses propositions concrètes pour réduire le coût de la scolarité à nos compatriotes ainsi que sur le dossier de la protection sociale », réplique Karim Ben Cheïkh.

    Barrage au RN ou barrage aux extrêmes

    Autre pomme de discorde entre les 2 candidats, quelle attitude adopter face au Rassemblement national, parti arrivé à la 3ème place dans la 9ème avec 10,6 % des suffrages.

    « S’il y a bien une chose de très clair dans mon esprit et de celui des équipes, c’est de tout faire pour barrer la route au RN, et ce coûte que coûte. Et son score au premier tour ne fait que me conforter dans l’idée que nous devons tous nous employer à combattre le RN plutôt que de s’éparpiller sur d’autres sujets parfois sans intérêt », précise Karim Ben Cheïkh.

    Pour Samira Djouadi, «la menace est aussi bien à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche. Quelle supercherie nous proposent LFI et la gauche. Ils font mine de faire union alors qu’ils étaient désunis pendant des mois et je prends le pari que cette union de façade ne va durer que le temps d’une élection. Les électeurs doivent le savoir et le garder à l’esprit. Aujourd’hui, il fait se mobiliser sur le terrain pour faire barrage à tous les extrêmes ».

    Des messages clés et différenciés entre les 2 tours…

    « Cette circonscription, la 9ème, est particulière comme l’est la conjoncture que nous vivons aujourd’hui. Penser aux Français établis dans la 9ème circonscription, c’est aussi et avant tout avoir une pensée profonde à l’égard des 5/6 millions de personnes vivant en France et qui se trouvent dans les radars du RN. Toute cette population résidente dans l’Hexagone a des liens étroits et forts avec au moins un pays de la 9ème. Alors, soyons solidaires » .

    Karim Ben Cheïkh

    « L’heure est très grave, nos compatriotes n’ont pas idée de la gravité de la situation, je suis outrée, choquée quand je vois le vote des électeurs alors que je me suis attachée à écouter leurs doléances et à porter des solutions. J’appelle à la mobilisation générale pour réduire au maximum le nombre de sièges des « extrêmes droite / gauche » à l’Assemblée nationale. Pour cela, j’appelle à voter pour le Front Républicain que je représente et que je défends ».

    Samira Djouadi
  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 02.07.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 02.07.24

    Bonjour à toutes et tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 02 juillet 2024, dans nos titres : Les chiffres définitifs du premier tour – Rappel du vote en ligne – La réforme de l’assurance chômage au panier.

    Les chiffres clés du premier tour 

    Ce lundi matin, les chiffres, venant des 4 coins du monde, ont pu être consolidés. Ainsi, la participation chez les Français de l’étranger s’établit à 36% ! Un record hors élections présidentielles. La grande majorité a voté en ligne, nous y reviendrons. Concernant les résultats, dans la première circonscription Roland Lescure obtient 38,84% des voix tandis que son challenger Oussama Laraichi a récolté 36,12% des scrutins. Dans la deuxième, c’est l’ancien député écologiste qui arrive en tête avec 36,16% des suffrages exprimés tandis que la députée sortante, Eléonore Caroit, n’obtient que 33,49%. Dans la troisième, sur le fil, soit 63 voix, c’est Charlotte Minvieille du NFP qui arrive en tête avec 39,22% face au candidat Renaissance Vincent Caure qui lui décroche 39,16% des voix. Dans la quatrième, l’ancien directeur de campagne de Valérie Hayer est supplanté par Cécilia Gondard, la secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’étranger récolte 37,45% des suffrages tandis que M. Anglade obtient 35,46% des voix, cependant l’élue bruxelloise dispose de peu de réserves de voix. Dans la Vème, Stéphane Vojetta, député indépendant, affilié à l’ancienne majorité parlementaire, a 7 points d’avance face au candidat LFI Maxime Da Silva, avec 33,68% contre 26,18. À noter que dans cette circonscription, le RN a capté près de 20% des voix. Dans la 6ème en Suisse, Marc Ferracci creuse l’écart avec plus de 40% des bulletins et sera opposé à Halima Delimi, du Parti Socialiste, qui plafonne à 30,81%. Dans la septième, Frédéric Petit, député sortant Modem, est talonné par Asma Rharmaoui-Claquin de la France insoumise, leur score respectif étant 37,78% et 32,58%. Dans la huitième, la nuit fut chaude, il a fallu recompter encore et encore les bulletins, et finalement c’est Carolien Yadan, la candidate de Renaissance (24,18%) qui sera opposée à Meyer Habib (35,58%). Tandis que dans la neuvième, Karim Ben Cheïkh, que certains pensaient en difficulté, aurait pu être élu dès le premier tour, si la mobilisation fut plus grande. En effet, il termine ce premier tour avec 51,57% des bulletins et sera opposé à la candidate de l’ancienne majorité présidentielle, Samira Djouadi. Mais avec seulement 15,7%, elle a très peu de chances de renverser la tendance. Enfin, on se penche sur la Xème, où Elsa Di Méo, candidate socialiste, est arrivée en tête avec 35,52% des voix alors que la députée sortante, Amélia Lakrafi, arrive seconde avec 31,82%. Et on finit avec la circonscription géante, la 11ème, où Anne Genetet se maintient largement avec 39,94% des bulletins alors que son opposant Franck Pajot, candidat NFP socialiste, n’obtient que 29,78% des voix. 

    22 candidats

    Le vote en ligne c’est demain 

    Désormais les candidats vont devoir confirmer leur participation au second tour avant ce soir 18h (mardi 02 juillet, heure de Paris) en déposant leur dossier. Et directement, mercredi 03 juillet à midi (heure de Paris) s’ouvrira le portail de vote en ligne. Et attention, il se refermera le lendemain, jeudi 04 juillet à midi (heure de Paris). Vous avez dû déjà recevoir vos codes ou ils arriveront dans la journée, pensez à regarder dans votre boîte de courriers indésirables. Dans certaines circonscriptions, si l’enjeu autour du RN a disparu, les résultats sont très serrés, chaque voix comptera. 

    Vote en ligne

    La réforme de l’assurance chômage débranchée

    Alors qu’elle devait être publiée aujourd’hui, Gabriel Attal a décidé de suspendre sa mise en application. Une décision qui a irrité Bruno Le Maire. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, « si la France veut le plein-emploi, si elle veut sa réindustrialisation, si elle veut rester une puissance économique de tout premier plan, il faut aller vers le plein-emploi et donc il faut poursuivre la réforme de l’indemnisation du chômage ». 

    assurance-chômage

    C’est tout pour ce mardi, on se retrouve demain pour un nouveau Flash quotidien des expatriés. Bonne journée à toutes et à tous où que vous soyez !

    Écoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Deux femmes s’affronteront pour la 10ème circonscription des Français de l’étranger

    Deux femmes s’affronteront pour la 10ème circonscription des Français de l’étranger

    La 10ème circonscription (49 pays avec une partie du Moyen-Orient et de l’Afrique), verra deux femmes s’affronter pour le second tour de cette élection législative, le 7 juillet prochain.

    32% de participation

    Avec 32% de participation contre 19,5% en 2022, Elsa Di Meo, basée en Afrique, candidate du Nouveau Front Populaire, arrive en tête des votes au premier tour avec 32,5% et Amélia Lakrafi, 31,8%, candidate de la majorité présidentielle, députée depuis 2017, arrive tout juste derrière.

    Un score serré pour un duel qui pourrait créer une surprise dans cette circonscription, où la députée de la majorité présidentielle a succédé à l’ancien magistrat antiterroriste, Alain Marsaud.

    Une circonscription marquée par des pays en crise

    La 10ème circonscription vit un grand nombre de conflits et de crises tant au Moyen-Orient avec le conflit israélo-palestinien qu’en Afrique. Les questions géopolitiques restent donc au cœur des débats pour les Français établis dans cette zone.

    La situation géographique de cette circonscription avec une partie du Moyen-Orient pourra-t-elle favoriser la candidate du NFP, soutenue par LFI qui a fait du conflit israélo-palestinien un argument de campagne ? Rien n’est joué.

    Plusieurs grandes questions cherchent encore des réponses du côté des Français établis dans la 10ème, et particulièrement celle du débat autour de la binationalité, lancée par le Rassemblement National, et qui inquiète un grand nombre d’électeurs de cette circonscription, notamment au Liban. Qui des deux candidates pourrait apporter une réponse suffisamment convaincante sur cette crainte ?

    Elsa Di Meo porte ses attaques sur l’absence de la députée sortante sur le terrain, « Depuis sept ans, nous avons vu à quel point la députée était absente d’un certain nombre de nos pays, d’un certain nombre de nos débats”, explique-t-elle. « Je prends l’engagement devant vous, d’être une députée présente sur l’ensemble de nos pays, deux fois par an, à votre rencontre », précise-t-elle.

    Pour la députée sortante Amélia Lakrafi, Elsa Di Méo « ne propose pas de solutions concrètes » pour la circonscription. La candidate de la majorité présidentielle axe sa campagne sur la solidarité auprès des plus démunis. « Je souhaite continuer à soutenir les associations de bienfaisance, avec la fédération de bienfaisance que j’ai créée, en demandant, notamment, au secteur privé de s’investir pour la solidarité de nos compatriotes », explique-t-elle. « Les Français de l’étranger qui ont besoin de nous, sont les Français indigents. Nous avons malheureusement encore au Cameroun des dizaines de Français qui meurent. Ça, je ne peux pas l’accepter », tient à ajouter la députée sortante.

    Un débat ?

    Projets contre projets, éducation, services consulaires, aide aux plus démunis ou encore soutien aux entrepreneurs, les deux femmes restent déterminées à remporter le siège de députée. 

    Dernière demande d’Elsa Di Méo : un débat avec Amélia Lakrafi permettant aux électeurs de véritablement choisir celle qui sera leur députée le 7 juillet au soir. Les électeurs ont très peu de temps pour faire leur choix, le vote par internet commence dès mercredi 3 juillet à midi heure de Paris jusqu’au jeudi 4 à 18h00 heure de Paris, suivi du vote à l’urne dimanche 7 juillet.

    Leur message aux électeurs

    Elsa Di Meo – candidate NFP

    « Ne pas se faire confisquer cette campagne et porter la voix des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale. Nous sommes premiers au soir de ce 1 er tour. C’est historique dans cette circonscription pour la gauche de se hisser aussi haut. Et la victoire est maintenant à portée de bulletins ! Anne-Claire Yaeesh et moi-même tenons d’abord à remercier les électeurs pour leur mobilisation et leur confianceAprès ces résultats j’ai deux messages. Nous sommes à présent les seules vraies Françaises de l’étranger pour ce second tour. Nous vivons ces problématiques de FdE depuis plus de 10 et 15 ans. Je demande un débat d’entre deux tours pour que nos compatriotes puissent choisir en toute connaissance qui défendra le mieux leurs intérêts. Un débat dans l’intérêt de nos compatriotes ! Le seul vote utile dans notre 10ème circonscription c’est nous ! La majorité présidentielle est finie et il faut envoyer une députée de plus en capacité de faire échec au RN. En bref la majorité de M. Macron, c’est fini et pour Mme Lakrafi aussi ! »

    Elsa Di Meo – candidate NFP

    Amélia Lakrafi, députée sortante et candidate Ensemble !

    « Ne laissez pas aux autres prendre des choix à votre place, pour vous et pour vos enfants. Je suis très heureuse que les électeurs aient reconnu mon travail de proximité en me portant au 2ème tour, quasiment à égalité avec l’extrême gauche. Dans un contexte de rejet si net du camp présidentiel, cela montre que mon engagement et ma proximité sont appréciés. Contrairement à ma concurrente, qui ne fait que des attaques personnelles sans proposer de vraies solutions, je suis déterminée à défendre les intérêts des Français de l’étranger. Nous avons besoin de solutions concrètes, pas de désordre comme l’ont fait ses congénères à l’Assemblée pendant deux ans. Pas non plus de candidats prêts à utiliser le triste et horrible conflit à Gaza à des fins électorales uniquement. On est Ensemble, et ensemble construisons un avenir plus juste et solidaire ».

    Amélia Lakrafi, députée sortante et candidate Ensemble !
  • Stéphane Vojetta – Maxime Da Silva : le face-à-face de la 5ème circonscription

    Stéphane Vojetta – Maxime Da Silva : le face-à-face de la 5ème circonscription

    Dans la 5ème circonscription des Français de l’Etranger, le second tour des élections législatives opposera le député sortant Stéphane Vojetta à Maxime Da Silva, candidat Nouveau Front Populaire.

    Ce dimanche 30 juin, les Français établis en Espagne, au Portugal, à Andorre et Monaco ont renouvelé leur confiance à Stéphane Vojetta avec 33% des suffrages le plaçant en tête de ce premier tour. Le député indépendant apparenté Renaissance devance Maxime Da Silva qui obtient près de 25,7% des voix alors que Johana Maurel pour le RN dépasse les 19%, insuffisant néanmoins pour accéder à une triangulaire. Les autres candidats, la circonscription en comptait 13, plafonnent autour des 5%. 

    Par ailleurs, à l’instar du taux de participation national arrêté à 66,71%, les Français de la 5ème circonscription se sont également mobilisés pour ce scrutin. La participation, entre vote en ligne et vote à l’urne, a atteint les 37,8% contre 24% en 2022. 

    Le message des candidats 

    Dès la confirmation des résultats, Stéphane Vojetta s’est exprimé : « Mon message est clair. Je demande aux électeurs de m’aider à battre le candidat LFI et de m’envoyer à Paris pour lutter contre les extrêmes et bâtir la grande coalition républicaine que l’on espère. Un gouvernement qui aurait un projet conforme aux idéaux républicains, pro-européens, humanistes, une alternative face à un gouvernement de Jordan Bardella. » 

    Son adversaire au second tour ne partage évidemment pas cette analyse. « Le projet que j’incarne est un projet qui correspond aux attentes des Français de l’étranger alors que Monsieur Vojetta incarne un vote inutile. J’invite les électeurs à tourner la page du député sortant et à ouvrir un horizon d’espoir avec un député de combat que je serai, au service des Français d’Espagne, du Portugal, de Monaco et d’Andorre dès le 7 juillet prochain s’ils m’élisent. » 

    Le spectre du RN

    Alors que le Rassemblement national ne s’est pas qualifié pour le second tour dans la 5ème circonscription des Français de l’Etranger, les résultats nationaux sont l’objet d’inquiétude pour les deux candidats encore en lice.  Stéphane Vojetta parle « d’un contexte très compliqué pour les candidats qui représentent l’espace central » alors que Maxime Da Silva n’est pas surpris par cette poussée RN : « Nous avons un Rassemblement national qui est sorti en tête des élections législatives comme ça a été le cas il y a trois semaines lors des élections européennes. Maintenant je regrette que la menace du RN écrase le champ médiatique. » Pour le candidat NFP, d’autres faits nouveaux, « des faits notables », mériteraient d’être mis en avant comme l’unité de la gauche ou encore le vote des jeunes. 

    Quelle dynamique pour le second tour ? 

    Une dynamique initiée lors des élections européennes. Si la liste de la majorité présidentielle est bien arrivée en tête avec 20 % des voix, celle du Parti socialiste / Place publique la suivait de peu (18,5 %) devançant celle du Rassemblement national (16 %). Ainsi en cumul, les principales listes de gauche (PS, LFI, PCF, EELV) ont recueilli 38 % des suffrages, contre 26 % pour celles d’extrême droite (RN, Reconquête) et 8 % pour Les Républicains. Reste à savoir à qui profitera le report de voix. Stéphane Vojetta qui avait battu Manuel Valls en 2022, pour finalement s’imposer au second tour face au candidat Nupes Renaud Le Berre avec plus de 57% des suffrages, aura-t-il les ressources nécessaires pour entamer un nouveau mandat ? Le candidat NFP issu de La France Insoumise saura-t-il convaincre au-delà du bloc de gauche ? La figure de Jean-Luc Mélenchon comme éventuel Premier ministre pouvant être dissuasive. «  Le NFP ne se résume pas à Jean-Luc Mélenchon. Il y a plein de talents à gauche, au sein du PS, du PC, des Insoumis et des Verts. Résumer cela à Jean-Luc Mélenchon, c’est restreindre les choses et se conformer à la stratégie macroniste. »

    Les résultats à peine connus, Stéphane Vojetta et Maxime Da Silva ont repris leur campagne. Ils n’ont que quelques jours, voire quelques heures à peine pour convaincre les derniers soutiens. Les votes se dérouleront en ligne du mercredi 3 juillet,12h, au jeudi 4 juillet, 18h, heure de Paris. Le vote à l’urne étant prévu le dimanche 7 juillet comme sur le territoire national.

    Télécharger les circulaires des candidats

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