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  • L’agriculture française veut changer d’image auprès des consommateurs

    A l’approche du Salon de l’agriculture, l’image du secteur est au cœur des préoccupations de ses représentants qui peinent à recruter et se plaignent d’«agribashing».

    Au sein des nombreux enjeux de l’agriculture française, la question du recrutement des travailleurs agricoles commence à poser un sérieux problème. La saisonnalité et la pénibilité de l’emploi agricole peut parfois décourager les candidats potentiels.

    « Notre secteur recrute, nous proposons chaque année un million de contrats à durée déterminée, 32.000 contrats à durée indéterminée, et nous formons 80.000 apprentis, mais nous avons toujours 70.000 postes non pourvus », a assuré Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, le principal syndicat agricole français, lors d’une conférence de presse.

    Axe de communication positif pour motiver les vocations !

    Le syndicat veut tenter de motiver des vocations, et mettre en avant les nombreuses formations proposées en France, qui peinent à trouver preneurs. Lors du salon, il organisera ainsi une session de « job dating » pour permettre à des employeurs et des candidats de se rencontrer.

    Le secteur a aussi opté pour cet axe de communication positif pour tourner le dos à l’avalanche d’enjeux complexes et de problèmes souvent évoqués quand on parle d’agriculture.

    Autre expérience récemment née pour parler d’agriculture autrement, des jeunes agriculteurs ont ouvert une ligne directe pour répondre aux questions des consommateurs. Lancé en septembre 2019, Ici la Terre est un numéro vert qui permet de parler à des agriculteurs. Une centaine d’agriculteurs répondent aux questions, dans l’optique de tordre le bras aux idées reçues sur l’agriculture.

    Agribashing

    Le collectif rassemble surtout des agriculteurs du grand bassin parisien, autour d’un ton vindicatif : ils veulent en finir avec l’ «agribashing », le fait de dénigrer les agriculteurs et leurs pratiques.

    Ils dénoncent aussi à l’occasion des choix politiques, comme celui d’autoriser l’huile de palme pour les biocarburants, qui pénalise potentiellement les producteurs de colza, qui eux contribuent à la filière biodiesel.

    Le collectif rassemble un peu plus de 400 personnes sur sa page Facebook, et moins sur Twitter.

    Le terme même d’agribashing est toutefois contesté. D’une part, les Français ont une bonne image de l’agriculture et des agriculteurs, comme en témoigne une sondage Odoxa pour le Figaro réalisé en 2019, puisque 8 Français sur 10 ont soit une bonne soit une très bonne image du secteur.

    Et d’autre part, les incidents d’accrochages ou de violence envers les agriculteurs ont tendance à être instrumentalisés par deux syndicats, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, contre un troisième, la Confédération paysanne. Des regroupements qui représentent deux modèles d’agriculture radicalement différents : l’un intensif et traditionnel, l’autre plus artisanal et environnemental. Deux approches diamétralement opposées, qui pose une vraie question sur le modèle agricole de demain.

    Un débat qui n’est pas seulement franco-français. A la Commission européenne aussi, la DG Environnement propose une vision de protection de la biodiversité et du climat bien lointaine de ce que la DG Agriculture défend de son côté.

  • « Les défis sont devant nous » – Alexandre Chateau Ducos – Responsable des Français hors de France pour EELV

    A 8 semaines des élections consulaires, la rédaction du site Lesfrancais.press lance une série de rencontres avec les élus représentant les Français de l’Etranger. Députés, Sénateurs, mais aussi ceux que vous, électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire, allez renouveler le 17 Mai : les conseillers des Français de l’étranger ,dans chacune des circonscriptions consulaires. En charge localement d’animer et de gérer la vie commune des expatriés français, ils vont aussi élire parmi eux les Conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). Informant et conseillant le gouvernement, ils sont vos relais à Paris. Après le format le président du Groupe d’Union de la Gauche à l’AFE, Mehdi Benlahcen, nous recevons, aujourd’hui, Alexandre Château Ducos, Conseiller élu à l’AFE et Co-secrétaire EELV  (Europe Ecologie Les Verts) de la région Hors de France. Dans les prochains jours, pour vous informer au mieux avant vos élections,  nous recevons d’autres acteurs de la vie politique des Français de l’Etranger, LFI, UDI, majorité présidentielle, LR etc.. 

    Les francais.press : Quel avenir pour la communauté des Français de l’étranger après une phase d’accroissement inédite au cours des années 2010, depuis l’élection d’Emmanuel Macaron, le phénomène s’est tassé voir dans certains pays un reflux s’est amorcé. Comment expliquez-vous cette évolution et quelles perspectives anticipez-vous pour notre communauté ?

    « Les défis sont devant nous ». La planète est monde et de fait, les français-es comme les autres nationalités s’expatrient par opportunité professionnelle, par goût de l’aventure, par amour, par recherche de sens, par découverte de nouvelles expériences de vie et par dévouement pour aider les populations en difficulté. Il n’y a pas de profil particulier pour favoriser le départ de France. Non, on ne quitte pas la France pour des raisons fiscales ! C’est ça la diversité des Français-es de l’étranger – que nous préférons appeler « hors de France » -,, des parcours et des vies singulières.

    « Les défis sont devant nous car le péril est grand de voir de nombreux compatriotes revenir en France suite aux bouleversements qui nous attendent : climatiques et environnementaux, sanitaires, industriels ou encore sécuritaires. »

    Or en France, rien ou très peu est fait pour les accueillir. Au contraire, on observe des délais de carence pour avoir droit à la sécurité sociale, les refus de prestations de chômage du fait de documents locaux absents ou non acceptés par l’administration française… Un exemple récent est la réaction de certain-e-s français-es de France face à la quarantaine ordonnée pour les Français-es revenant du foyer du corona virus. Nous sommes donc loin de l’image du retour de l’enfant prodigue. Partir évidemment, mais revenir simplement.

    Lesfrancais.press : Cependant les Français de l’étranger sont particulièrement dynamiques et trouvent souvent la réussite à l’étranger ? Comment expliquez-vous cette situation souvent à l’opposé du stéréotype véhiculé par nos compatriotes  ? Le bagage scolaire et universitaire, l’approche culturelle…

    « Nous nous devons de continuer à porter ces messages de liberté, d’égalité et de fraternité »

    Il est indéniable que la France conserve son aura de nation émérite. Une communauté de talents liés à son système d’universités et d’écoles d’excellences, c’est certain : dans les domaines des sciences dures par exemple (mathématiques, physique, informatique) ou des sciences humaines (philosophie, sociologie), de la création ludique (univers du jeu) ou artistique (expertise dans le monde de l’art, musique, architecture…), du savoir-faire (artisanal, luxe ou gastronomie) etc.. Mais la France de la République permet également de transmettre dans la société les notions essentielles d’universalisme, de respect du droit et des personnes dans leur simple expression. Cette conception holistique du monde est grandement appréciée des autres communautés nationales. Nous nous devons de continuer à porter ces messages de liberté, d’égalité et de fraternité qui nous caractérisent tout en faisant en sorte que ce ne soient pas seulement des incantations, de ne pas laisser cette devise accrochées aux frontons de nos mairies, et qu’elles correspondent à de vrais engagements soutenus par une intervention publique forte avec les budgets adéquats.

    Lesfrancais.press : Le risque d’une « diaspora » qui réussit, n’est-ce pas l’effilement du lien avec la France ? Mais avec nous, FdE, qui par essence, avons peu d’attitudes communautaires, comment entretenir une « envie de France » ?

    Nous touchons ici un des points intéressants de la campagne consulaire. Jamais les Français-es vivant hors de France n’ont senti le besoin de créer une communauté à part dans leurs pays de résidence. La réalité nous montre que l’intégration et l’immersion sont des traits du caractère français. Elles s’expriment par de nombreux mariages binationaux, l’apprentissage de la langue locale, l’investissement dans des associations du pays, l’acquisition de la double nationalité, l’investissement politique local…. Cependant, ells et ils aiment à se retrouver à certaines occasions comme lors de la fête nationale ou pour les commémorations, ou à apprécier les actions de promotion et de representation de la culture française.

    « L’état confie aux conseillers consulaires le softpower alors que ce n’est pas leur rôle. » 

    Depuis tellement longtemps, nous  assistons au désengagement à marche forcée du lien avec la France. Je pense aux fermetures des Instituts Français, à la réduction des dotations de ceux qui subsistent au profit de l’autofinancement, à la vente de bâtiments historiques dans les pays qui nous accueillent et qui concourrent pourtant à l’image de la France. Ah oui, L’état confie aux conseillers consulaires le softpower alors que ce n’est pas leur rôle. Nous arrivons au bout de la logique néolibérale du désengagement total de l’État et c’est un drame culturel. Il n’y a plus de vision globale mais des économies à faire partout. Il est donc certain que c’est l’Etat et les collectivités publiques, en créant des synergies avec l’immense potentiel d’auto-organisation des Français qui vivent hors de France, qui doivent reprendre en main la politique culturelle de la France par des moyens financiers à la hauteur de l’envie de France des Français-es hors de France mais aussi de l’envie de France des pays qui nous accueillent.

    Lesfrancais.press : A mi-mandat, que retenir de l’action de la majorité présidentielle ?  Au cœur des préoccupations des Français de l’étranger, et en particulier au Luxembourg, votre pays de résidence où vous exercez le mandat de conseiller consulaire, la fiscalité ! Combiné à l’amendement de la convention fiscale en cours d’adoption au Grand-Duché, les transfrontaliers seront particulièrement impactés par la réforme avec des impositions doublées, voir quadruplées, quelle solution, votre mouvement pourrait imaginer ? Autre victime, les retraités sans personne à charge. Ils sont nombreux à partir au Maroc, en Tunisie et aussi au Portugal mais là le RNH est lui aussi attaqué, quelle solution pour cette tranche d’âge ?

    « j’ai moi-même été frontalier durant 5 années »

    La fiscalité, superbe sujet de discorde. Mais je ne crois pas du tout que ce soit au cœur des préoccupations des Français-es hors de France. Pour nous, écologistes, notre credo en la matière est fondé sur la solidarité, la justice sociale et la baisse des inégalités. Ceux qui parlent le plus de fiscalité sont ceux qui veulent payer le moins possible mais veulent des services publics efficaces, des équipements modernes et bien entretenus, une école sans 25 enfants par classe, des hôpitaux qui fonctionnent etc. J’ai plaidé en tant que conseiller consulaire à ce que nous soyons consulté dans les travaux du Groupe de Travail Intergouvernemental Franco-Luxembourgeois car nous sommes les mieux à même de connaître les réalités terrains, j’ai moi-même été frontalier durant 5 années. Nous n’y avons jamais été invités. Les décisions sont prises par Paris, encore une limite du mandat de conseiller consulaire.

    En matière fiscale, ce qui est indéniable, c’est que ce ne doit plus devenir un tabou pour la gauche. Nous devons la vérité aux Français-es. Il va falloir trouver de l’argent, beaucoup d’argent pour changer notre mode de vie qui ronge la planète, beaucoup d’argent pour construire mieux, pour innover, pour produire autrement, pour ne plus polluer, pour ne plus accentuer le dérèglement climatique, pour accompagner la transition, pour réparer et sauvegarder… Entreprises, individus, tout le monde va devoir contribuer à la hauteur et en proportion de sa richesse propre afin que nous respections les accords de Paris qui sont déjà dépassés. Et plus nous attendons, plus l’effort devra être important au risque même de mettre en péril nos démocraties. Il est donc absolument scandaleux, irresponsable et purement démagogique de promettre des baisses drastiques en matière fiscale. Evidemment, et c’est également ce qui nous différentie des autres forces politiques, cette réforme profonde de la fiscalité doit être européenne, avec la suppression des trop fortes disparités fiscales, avec la mise en place de minima sociaux décents et de salaires minima, de taxations des entreprises coordonnées…

    Lesfrancais.press : La réforme des retraites est particulièrement lourde pour les fonctionnaires expatriés, le groupe Solidarité et Écologie (affilié PS) a lancé une pétition , il y a quelques jours, partagez-vous l’analyse ? Quelle est votre anticipation de cette réforme pour les FdE ?

    « Dogmatisme libéral du siècle passé » 

    Je ne m’arrêterai pas aux seuls fonctionnaires mais tout le monde va être touché par la réforme inique, mal préparée, honteusement habillé de questions de justice. Personne n’est dupe, la retraite par points est un énième coup de boutoir de ce modèle néo-libéral qui prône l’austérité budgétaire et ne cherche qu’à faire fondre les domaines de l’intervention de l’Etat en livrant aux fonds de pensions étrangers la mane des retraites françaises et en accentuant les inégalités. La question que chacun se pose est « combien vais-je perdre » ? Nous sommes typiquement dans le dogmatisme libéral du siècle passé. 80 % des nouvelles embauches sont en CDD, la précarité augmente, les chômeurs sont radiés ou découragés à chercher un nouvel emploi, les indemnités sont baissées, les prudhommes muselés, et le gouvernement parle d’une réforme sur base des carrières longues de 40 années et plus de cotisations. Mais dans quel siècle vivent-ils? C’est sans parler des nouveaux choix de vie, en particulier des parcours internationaux, de ne pas tout sacrifier à l’Entreprise mais à élever ses enfants, prendre un congé parental ou de formation, de vivre une expérience solidaire dans un pays en crise…. Il faut leur dire que le monde change plus vite que leurs théories économiques. La majorité des carrières sera des carrières hachées, en dents de scie. Nous, Français-es hors de France, qui bougons pour la plupart beaucoup, sommes déjà confronté-e-s à ce phénomène de hausse ou de baisse de revenus ou pas de revenus du tout pendant un temps. Le calcul du montant de la retraite de base française est toujours en proportion du nombre de trimestres validés en France. Pour ceux qui ont travaillé toute leur carrière en France, la retraite est fonction des salaires des 25 meilleures années, les plus mauvaises sont donc éliminées du calcul du salaire annuel moyen (SAM). Pour ceux qui ont moins de 25 ans de carrière en France, la retraite est fonction de toutes les plus mauvaises années, dont aucune n’est éliminée. Mais surtout, les années les plus faibles par un effet pervers peuvent non seulement ne pas augmenter la retraite mais au contraire la baisser. Bref, une réforme inutile et en total décalage par rapport aux préoccupations des français-es.

    Lesfrancais.press : Autre sujet qui est important pour chaque Français, l’éducation. Au cœur du brassage républicain, l’AEFE et consorts se retrouvent aujourd’hui confronter à une baisse des dotations, et ce malgré un réajustement en 2019 de la chute des crédits décrétée en 2018, mais aussi à une remise en cause de l’association qui facilite la création d’établissement en se portant garant des encours. Imaginez-vous une nouvelle correction et dans le cas contraire, est-ce le temps de faire une place plus importante au secteur privé ?

    Il est clair que depuis la Présidence Sarkozy, dont le bilan a été en partie prolongé sans complexe par le Président Hollande, l’Etat veut se désengager de l’AEFE. A rogner les budgets, à modifier le système de calcul des bourses, à augmenter les frais d’accès à l’enseignement à distance, à supprimer les supports pour les enseignants et les personnels titulaires, à labéliser aveuglement des établissements à tour de bras pour faire du chiffre, nous assistons comme pour l’action culturelle à un saccage de ce bel outil de la France. Le privé n’est pas la solution car, on le voit dans les pays qui ont voulu donné les clefs à ce type de structures (USA, Royaume-Uni…), c’est évidemment la recherche du profit qui prime en excluant tout un pan de la société, en captant les meilleurs professeurs payés au mérite, en oubliant le brassage social ou l’enseignement commun à tous, à reproduire les inégalités de naissance etc. Est-ce notre modèle Républicain ? Nous ne le pensons pas et au contraire, il faudrait compenser ce vaste désengagement qui a fait partir tant de compatriotes du système en doublant a minima l’enveloppe des bourses et dans des établissements en gestion directe. Il faudrait inclure des engagements clairs en matière de construction ou d’hébergement dans des locaux respectueux de l’environnement, il faudrait inciter les établissements AEFE à obtenir le label E3D comme certains établissements pilotes l’ont déjà fait…

    Lesfrancais.press : Enjeu national de nos élections locales, les consulaires du 17 mai 2020 : les sénatoriales d’octobre 2020. Les conseillers et délégués consulaires élus en mai seront les grands électeurs de 6 sénateurs renouvelés cet automne. Quelle sera la position des sénateurs issus de votre mouvement sur la réforme institutionnelle, et en particulier sur la circonscription unique avec un scrutin à la proportionnelle intégrale par liste ?

    « Nous sommes favorables et depuis longtemps à un scrutin proportionnel à tous les étages »

    Concernant la réforme Institutionnelle, de la même façon que le scrutin proportionnel pour la Sénatoriale, nous sommes favorables et depuis longtemps à un scrutin proportionnel à tous les étages. A ceux qui redoutent le retour d’un système partisan comparable à celui de la IVe République, nous rétorquons que la République a grandi et que les électrices et les électeurs, lassé-e-s de la Ve République qu’une minorité peut accaparer, s’en détournent. Allons continuez à voir se déliter le taux de participation aux grands rendez-vous électoraux ? L’hyper-présidentialité de la Ve République, outre qu’elle concentre en une seule main des pouvoirs considérables, ne représentent plus l’expression de la communauté nationale mais le souhait des plus intégré-e-s socialement (par l’argent, la connaissance ou le milieu). Les classes les plus défavorisées se sont détournées de leur droit civique avec l’argument qu’ils ne seront de toute façon pas représentés. Le scrutin proportionnel rend de la dignité à l’électeur et à l’électrice et l’assure que son vote sera entendu et comptabilisé. Le vote blanc est un exemple flagrant de la continuation coute que coute du système actuel par les partis que cela favorise. A force de tergiverser et de prendre le risque de voir le système désavoué, il n’est toujours pas pris en considération. Ainsi, depuis des années, EELV prône une VIe République plus inclusive, plus participative, plus démocratique, bref, plus représentative.

    « Nous ne sommes pas défavorables à la baisse du nombre de parlementaires »

    Concernant la circonscription législative des Français-e-s hors de France, les avis sont partagés au sein de la région écologiste Hors de France. Certain-e-s voient dans un scrutin à une seule circonscription un facteur globalisant des problèmes des français-e-s hors de France ainsi qu’une réelle représentativité générale des composantes des français-e-s résident-e-s hors de France, d’autres voient dans le système actuel des circonscriptions l’expression de particularismes continentaux particulièrement intéressants pour la richesse des opinions. Nous prendrons pleinement part au débat le moment venu en faisant ressortir un consensus le plus favorable à la défense des intérêts des français-e-s hors de France.

    Enfin, nous ne sommes pas défavorables à la baisse du nombre de parlementaires à la condition évidente de les doter de moyens à la mesure du surcroît de travail occasionné par cette baisse des effectifs. Nous sommes également attachés au bicaméralisme qui permet de faire vivre le contre pouvoir du sénat. Nous le voyons pleinement dans la période actuelle ou seul le Sénat est en capacité de mettre sur pied des commissions d’enquêtes ou de réaliser des rapports permettant de contrebalancer les avis d’une majorité pléthorique et aux ordres de l’exécutif. En outre, Assemblée Nationale et Sénat ne disposent pas des mêmes rythmes d’étude ni des mêmes compétences. A l’Assemblée des proposer les lois, au sénat d’en vérifier la pertinence via les rapports a posteriori. Les deux assemblées n’ont donc pas le même rôle, l’une doit représenter la diversité politique des opinions des citoyen-nes, l’autre la diversité territorial (ce qui de fait devrait amener à des modes de scrutin différents). Ce sont deux respirations différentes mais complémentaires d’une même conception d’un pouvoir législatif.

    Lesfrancais.press : Votre mouvement EELV est le grand favori pour cette élection, en particulier en où les succès des formations locales, soutiennent votre progression, quelles sont vos ambitions pour les élections consulaires ?

    « Nous défendons des idées qui ont pour but la défense de la planète, la solidarité internationale entre les peuples »

    Grand Favori ? Je ne comprends pas cette qualification. Au-delà de notre score et même de notre parti politique, nous défendons des idées qui ont pour but la défense de la planète, la solidarité internationale entre les peuples, la réduction des inégalités liées au système de production et de consommation actuel. Nous espérons que c’est la sauvegarde de la planète qui sera toujours la grande favorite. Malheureusement, les enjeux des partis traditionnels qui ont si longtemps soutenu le système économique actuel et la mondialisation des échanges, continuent complaisamment à soutenir des politiques nocives pour l’avenir de l’humanité, des politiques en total décalage par rapport à la réalité climatique et environnementale que nous constatons tous.

    De façon très prosaïque, beaucoup de militant-e-s du climat, du maintien ou de la sauvegarde de la biodiversité, du respect des peuples premiers, de l’arrêt de la déforestation ou de l’accaparement des terres … s’engagent dans de véritables sacerdoces de combat sur le terrain et se sont détourné-e-s de l’action politique institutionnelle. L’effet de la Ve République effaçant la représentation des minorités et l’expression des différences, les scandales à répétition d’hommes et de femmes politiques sans morale, le système perçu comme une grande machine impossible à arrêter …bref, peu veulent s’engager «en politique» et il est difficile de trouver des candidat-e-s. C’est la raison pour laquelle nous ne serons malheureusement pas présent-e-s partout, parfois pourtant dans des circonscriptions dont les électeurs et les électrices ont favorisé Europe Ecologie Les Verts comme jamais auparavant (par exemple Vancouver, Toronto, Mauritanie, Pondichéry, Laos…). Pour ce cru 2020, nous espérons cependant doubler notre score de 2014, en passant de 25 à 50 conseillers ou délégués consulaires. Si votre journal pouvait faire naître des vocations tardives pour cette élection, avant la semaine du 2 mars, alors nous aurions au moins fait progresser la cause de l’écologie.

    Lesfrancais.press : Certains pensaient qu’au vu des résultats du PS lors des élections précédentes, de l’effritement de la dynamique LFI, que des listes de rassemblement derrière votre parti se constitueraient naturellement. Finalement, ça semble plutôt être l’exception. Quelles en sont les raisons ?

    « Nous avons essayé d’y faire participer l’association Français du Monde-AdFE (FdM) dirigée en sous-mains par le PS, mais ils ont préféré écrire la mandature 2014-2020 sous la seule hégémonie du PS et de FdM en faisant même élire sous leurs couleurs un sénateur devenu LREM! »

    Le parti EELV est à la base de la reconstruction de la gauche et ce depuis l’élection consulaire nouvelle formule issue de la réforme de 2014. Devant le virage déjà Macroniste du changement de gouvernement de Ayrault à Vals, nous avons pris le parti de fédérer les énergies, de rassembler et de recomposer la gauche saccagée par un PS sans boussole. Nous avons essayé d’y faire participer l’association Français du Monde-AdFE (FdM) dirigée en sous-mains par le PS, mais ils ont préféré écrire la mandature 2014-2020 sous la seule hégémonie du PS et de FdM en faisant même élire sous leurs couleurs un sénateur devenu LREM ! Nous avons tenté, après la déroute du PS à la Présidentielle et aux Législatives de proposer une nouvelle fois une alliance à l’élection sénatoriale de 2017, et avons essuyé de nouveau un nouveau refus, le PS ne privilégiant que les petits calculs immédiats au détriment d’une vision politique, celle du changement d’un système à bout de souffle.

    Notre volonté présente est toujours de rassembler la gauche. C’est donc la stratégie qui a été renouvelée par le Bureau Politique Régional d’EELV en juin 2019 lorsque nous avons commencé à entamer les discussions consulaires. Nous y avons réussi dans un certains nombre d’endroits en privilégiant l’approche locale, en faisant confiance aux militant-e-s de gauche, encarté-e-s ou non mais désireux-euses de travailler ensemble à plus d’écologie politique, à plus de justice sociale, à briser les carcans et les codes. Ainsi, des listes comportant des militant-e-s du PS, de FdM, d’EELV, de la nouvelle association de gauche CISE (Confédération Internationale Solidaire et Ecologiste), de non encarté-e-s, d’insoumis-ses etc. ont vu le jour. C’était sans compter le travail de sape du PS et du Bureau National de FdM qui, il y a quelques jours, a décidé d’imposer aux listes d’union ainsi créées localement, en échange du soutien de cette association, la signature d’une charte obligeant tous les premiers candidat-e-s des listes à adhérer à FdM, à reverser une partie des indemnités consulaires, à siéger en tant qu’élu-e dans le groupe FdM de la future AFE et enfin de voter pour la liste sénatoriale qu’aura choisi le bureau national de FdM qui a toujours choisi évidemment des têtes de liste encartées au PS. Il n’est nul besoin de dire qu’il s’agit bien pour le PS et FdM de casser une dynamique qui fonctionnait en bonne intelligence au niveau local. On ne peut donc parler d’exception concernant des listes d’union, mais il y en aura évidemment beaucoup moins que ce qui aurait pu naître d’une réelle volonté commune à tous et toutes de lutter contre les politiques dépassées du Président de la République.

    Lesfrancais.press : L’autre enjeu des élections locales que sont les consulaires, comme nous le disions, ce sont les sénatoriales ? Ferez-vous là aussi des listes autonomes ? Serez-vous la tête de liste cet automne ? Sinon quelle personnalité pourrait venir porter au niveau de la circonscription mondiale vos idées ?

    « Notre approche sera celle qui a prévalu depuis 2014, le rassemblement »

    Vous avez raison, et c’est aussi là que le bât blesse. La réforme ratée de 2014 n’a fait qu’augmenter le nombre de conseillers sans donner aucunes prérogatives aux élu-e-s de terrain. La réforme a créé une fusée à plusieurs étages : les délégués consulaires dont le seul rôle est de voter aux sénatoriales, les conseillers consulaires bridé-e-s dans leur volonté de travailler pour l’intérêt de la communauté résidente, les conseillers AFE dont les travaux sont de faible qualité et ignorés du gouvernement. En octobre 2019, a même été proposée par le Ministre Lemoyne, la création de supers conseillers AFE, ceux qui siègent au bureau de l’AFE (une dizaine de personnes) et qui discuteront avec le ministre 2 fois par an des sujets préoccupants les Français-es hors de France. C’est une caricature. Non ! Nous souhaitons pour notre part des conseillers consulaires avec de réelles prérogatives, des prérogatives légitimes en tant que représentant-e-s élu-e-s, autour de l’action culturelle, de l’éducation et du social. Nous les déclinerons lors de la campagne qui s’annonce.

    Evidemment, cette réforme n‘ayant pour but que de faire élire des sénateurs et des sénatrices, il faut en parler. Notre approche sera celle qui a prévalu depuis 2014, le rassemblement. Nous ne souhaitons pas faire de listes autonomes, ce n’est pas dans nos gênes lorsque l’on ne nous y contraint pas. Nous proposerons alors de reconduire la plateforme de rassemblement de la gauche qui est en place depuis l’élection sénatoriale de 2014. Comme nous sommes des militant-e-s responsables et soucieux-euses du seul intérêt que constitue la sauvegarde de la planète et des générations futures, des préoccupations des Français-es hors de France, du combat contre toutes les sortes de discrimination et contre l’injustice sociale, nous y convierons une nouvelle fois le PS et l’association FdM afin qu’une seule liste de gauche puisse se présenter.

    Concernant notre tête de liste, nous ne sommes pas encore entrés dans cette séquence. En outre, s’agissant d’une élection nationale, c’est le Bureau Exécutif d’EELV à Paris qui est en charge du choix des personnalités écologistes qui porteront les orientations politiques du parti pour cette élection. Il est cependant évident que la région Hors de France d’EELV proposera au BE des candidat-e-s issu-e-s de ses propres forces militantes.

  • Rapatriement, quarantaine, le point sur le Covid-19 – France – Chine – Japon – Corée du Sud

    Le coronavirus (Covid-19) a touché 75 751 personnes et fait 2130 morts depuis le mois de décembre. Plusieurs chercheurs s’activent dans le monde entier à mieux connaître ce virus meurtrier pour arrêter sa propagation.

    Nouveau vol Wuhan – Paris

    Un avion rapatriant 28 Français et 36 ressortissants d’autres pays de l’Union européenne a décollé vendredi de Wuhan, a appris l’AFP de source diplomatique.

    Affrété par Paris pour acheminer 17 tonnes de fret d’équipement médical à l’intention du personnel soignant chinois, l’appareil, un Airbus A380, est arrivé à Wuhan dans la nuit avant de décoller à 5H57 heure locale (soit jeudi 21H57 GMT) à destination de la France, a précisé cette source. Les Français évacués seront placés en quarantaine dans un village de vacances du Calvados, avaient indiqué jeudi les autorités.

    En Chine

    La commission nationale de la Santé a fait état de 115 décès supplémentaires en Chine en 24 heures, ce qui porte à 2 233 le nombre total des morts au niveau national (hors Hong Kong et Macao). Quelque 75 000 personnes ont été infectées par le Covid-19 en Chine, et des centaines ailleurs dans plus de 25 pays.

    La Chine a déclaré jeudi qu’elle avait à nouveau modifié la méthode de comptage des patients atteints du nouveau coronavirus et qu’elle inclura désormais uniquement ceux diagnostiqués par des tests de laboratoire.

    Selon une enquête chinoise, jusqu’à 39 ans, le taux de mortalité du Covid-19 reste très bas, à 0,2 %, mais s’élève progressivement avec l’âge.

    Au Japon

    Deux Australiens qui avaient été évacués du paquebot Diamond Princess, en quarantaine au Japon, ont été testés positifs au nouveau coronavirus après leur retour en Australie, ont annoncé vendredi les autorités locales.

    « Ces deux personnes ont des symptômes de gravité moyenne », a déclaré Dianne Stephens, responsable par intérim de la Santé dans le Territoire du Nord, la plus grande subdivision territoriale australienne.

    Ce développement est de nature à susciter des questions sur les procédures employées par les autorités japonaises.

    3 français sont toujours hospitalisés, tandis que le quatrième est resté à bord contaminé.

    QUE S’EST-IL PASSÉ EN CORÉE DU SUD?

    Alors que le nombre de cas ont doublé en 24 h en Corée du sud, ils seraient majoritairement liés à une seule femme qui ignorait avoir contracté le virus. Membre d’une secte chrétienne, elle est soupçonnée d’avoir contaminé à elle seule une quarantaine de personnes. Participant à des offices religieux de « l’Eglise Shincheonji de Jésus », la femme de 61 ans ignorait en effet avoir contracté la pneumonie virale.

    Alors qu’elle avait de la fièvre le 10 février dernier, elle a refusé à deux reprises de se soumettre à un test de dépistage, au prétexte qu’elle n’était pas récemment allée à l’étranger. Résultat : elle a assisté à au moins quatre offices religieux avant d’être diagnostiquée porteuse du virus. En tout, elle pourrait avoir touché 1001 fidèles de cette secte, selon la municipalité de Daegu, ville dans laquelle elle vivait.

    L’Eglise Shincheonji, dont le fondateur a endossé les habits de Jésus Christ et dit qu’il emmènera au paradis 144.000 personnes le jour du Jugement dernier, a fermé toutes ses structures dans le pays. Dans un communiqué, elle s’est dite désolée que l’un de ses membres « ait contaminé de nombreux membres de notre église, suscitant l’inquiétude au sein de la communauté locale ».

     

  • Etre Français en Amérique sous Donald Trump

    Qu’est ce que vivre dans l’Amérique de Donald Trump?
    Les 150 000 Français inscrits sur les listes consulaires et les 900 000 francophones à travers le pays connaissent bien le milliardaire new yorkais.

    Depuis les années 80, Donald Trump est une célébrité nationale dans le pays d’oncle Sam. D’abord à travers sa vie privée compliquée, 3 mariages et 2 divorces qui furent tous médiatisés, et via une ambition permanente de se mettre en avant. Ensuite à travers ses affaires, dont un certain nombre de faillites.

    Est-il toujours aussi facile de s’installer dans la big Apple?

    Multi-millionaire, pas encore milliardaire, il acheta dans sa jeunesse une page entière du New York daily, un tabloïd à ne pas confondre avec le prestigieux New York Times, pour appeler à la peine de mort pour plusieurs Afro américains accusés, à tort, d’un meurtre à Central Park. Le long chemin pour défendre leur innocence pourtant évidente prendra plusieurs décennies. Ils n’ont été libéré que récemment. Le, depuis, Président Trump conteste encore leur innocence à ce jour.

    Et les Français sur place?

    Qu’en pensent les Français et les francophones sur place?
    Pour Josselin, qui travaille pour une start-up à New York et à développé un site aidant les francophones à trouver un emploi aux USA, la situation est claire: « beaucoup d’employeurs ont peur des formalités pour donner des visas à des personnes ne résidant pas aux États Unis ». Il n’est pas facile de travailler chez oncle Sam.

    Jane, franco américaine spécialiste des réseaux sociaux et de l’application « Nation Builder » est plus radicale. Rentrée en France pour soutenir un candidat à la présidentielle, elle n’envisage pas de retourner aux USA.

    « Je n’aime pas l’Amérique de Trump, ce n’est pas mon Amérique et j’attends de voir le résultat de novembre avant d’envisager y retourner » nous a t-elle indiqué.

    L’Amérique, version Trump, est clivante. Les européens, Français y compris, ne la reconnaissent pas. Ils ne reconnaissent pas des valeurs autrefois communes. Pour autant, l’Amérique est diverse. La Californie et New York, pourtant lieux fréquentés régulièrement par Donald Trump, sont plus cosmopolites que ses terres d’élection. Ce sont précisément les lieux où les Français veulent s’expatrier. Philippe Labro a un jour dit qu’il n’y avait pas une amérique mais mille. L’élection de M. Trump le montre sans doute.

    L’élection présidentielle de novembre sera un enjeu majeur. Pour les Français des États Unis, le choix fut clair, en faveur d’Emmanuel Macron. Les prochaines consulaires reflèteront elles cela? La réponse le 16 mai

  • Londres durcit les règles pour les Européens qui souhaitent travailler au Royaume-Uni

    À l’avenir, les ressortissants européens insuffisamment qualifiés et qui ne pourvoient pas un poste bien payé ne pourront venir travailler au Royaume-Uni, conformément à un nouveau système d’immigration « à points » strict qui entrera en vigueur fin 2020.

    Au travers de ce nouveau système présenté le 19 février, le gouvernement de Boris Johnson cherche à attirer des travailleurs « hautement qualifiés » au Royaume-Uni, où la liberté de mouvement depuis et vers l’UE prend fin en décembre 2020. La nouvelle législation facilite l’obtention d’un visa pour les migrants en provenance de pays tiers, mais rend la tâche nettement plus difficile pour les citoyens européens.

    1er janvier 2021 – de nouvelles règles

    De nouvelles routes d’immigration s’ouvriront à l’automne 2020 pour les personnes qui souhaitent travailler, vivre ou étudier au Royaume-Uni à partir du 1er janvier 2021. Ces dispositions ne s’appliqueront pas aux citoyens irlandais, dont l’accès au Royaume-Uni restera inchangé sous le régime de la « zone de voyage commune ».

    Les personnes qui souhaitent s’établir au Royaume-Uni et y travailler devront trouver un emploi dont le salaire brut annuel s’élève au minimum à 25 600 ₤ (environ 30 600 €). Elles devront aussi posséder un diplôme de baccalauréat (d’un niveau équivalent au « A level », que les étudiants britanniques passent à 18 ans) et pouvoir parler anglais.

    Pour obtenir un visa britannique, les candidats devront marquer 70 points dans le nouveau système. Ils ne pourront bénéficier des prestations sociales avant de recevoir le droit au « séjour permanent » au Royaume-Uni, une procédure de cinq ans.

    Un contrat avec un salaire minimum de 25 000 euros

    Le salaire minimum requis peut baisser à 20 480 ₤ (24 470 €), à condition que les candidats disposent de qualifications supplémentaires ou postulent pour des emplois « en pénurie ». Ceux-ci incluent un éventail plus large de métiers, comme celui d’infirmier, de professeur, de docteur, d’ingénieur, de chef cuisinier, d’informaticien ou d’artiste.

    Priti Patel, la secrétaire d’État à l’Intérieur, affirme que le gouvernement britannique veut « favoriser les personnes [qui disposent] du talent nécessaire » et « diminuer le nombre d’arrivants faiblement qualifiés au Royaume-Uni ».

    Elle encourage aussi les entreprises britanniques à privilégier la formation et le recrutement de ce qu’elle décrit comme environ huit millions de travailleurs « inactifs économiquement » au Royaume-Uni.

    Dans le cadre de la réforme de l’immigration, Londres prévoit aussi de mettre en place une procédure de visa accélérée pour les docteurs et infirmiers étrangers qui souhaiteraient travailler pour le National Health Service (NHS), le système de santé publique du Royaume-Uni.

    Les candidats qui seront employés au NHS recevront un traitement de faveur sous forme de points supplémentaires dans le système à points, et le nombre de travailleurs potentiels n’y sera pas limité.

    Le gouvernement Johnson a effectué une série de concessions en matière de revenu minimum — qui était initialement fixé à 30 000 ₤, ou 36 000 € — et de qualifications, après que des chefs d’entreprise de différents domaines ont averti qu’ils ne pourraient pourvoir les postes vacants et satisfaire la demande sans les travailleurs européens.

    Mais ces chefs d’entreprise émettaient encore des doutes.

    « Dans un climat étouffant de pénurie de main-d’œuvre, de croissance économique faible et de population vieillissante, nous devons à tout prix faire les choses correctement, en particulier dans des délais si serrés », a prévenu Mike Cherry, président de la fédération britannique des petites entreprises.

    Le nouveau système est particulièrement controversé en Écosse, dont l’économie dépend davantage des travailleurs européens dans les secteurs public et du tourisme que dans le reste du Royaume-Uni.

    Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise et dirigeante du Parti national écossais, qualifie ces plans de « dévastateurs » pour l’économie de l’Écosse.

    « La croissance démographique de l’Écosse au cours des 25 prochaines années dépend entièrement de la migration », a indiqué la ministre écossaise de l’Europe, Fiona Hyslop, à Euractiv.

  • L’avion franco-allemand en piste.

    La nouvelle la plus importante pour l’Europe est passée presqu’inaperçue. Pourtant, elle engage la France et l’Allemagne dans une alliance à long terme, plus que les discours.

    Les députés allemands ont approuvé les premiers crédits de 77 millions d’euros nécessaires au développement du futur avion de combat européen, le Scaf, (système de combat serait plus approprié, puisqu’il mettra en réseau avion, drones, satellites, etc…), qui remplacera le Rafale et l’Eurofighter, vers 2040.

    Les députés Verts et Die Linke, sont lesseuls à avoir voté contre. Alors que la décision était en souffrance depuis six mois, Le gouvernement allemand a fait valoir qu’un rejet signifierait un refus d’une conception franco allemande de la défense européenne, et donc d’une Europe politique.

    Comment construire des armes ensemble si on ne peut les exporter ?

    Les incertitudes sur l’engagement allemand sur une politique européenne de défense sont nombreuses. Lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, malgré les appels du Président Allemand, Frank Walter Steinmeier, elles n’ont pas été clarifiées. L’offre d’Emmanuel Macron, d’associer les Européens, c’est-à-dire l’Allemagne, à la stratégie de dissuasion française, n’a pas non plus provoqué d’enthousiasme.

    La Chancelière Angela Merkel avait sévèrement critiqué la provocation d’Emmanuel Macron selon laquelle l’Otan était en état de mort cérébrale. La politique allemande concernant les exportations d’armement gêne leurs partenaires français. Comment construire des armes ensemble si on ne peut les exporter ? Les Allemands sont plus regardant que les Français sur ce point.

    Certaines voix en Allemagne s’élèvent contre la part trop belle qui aurait été faite aux Français dans le contrat du Scaf, pour lequel Dassault et Airbus défense sont leaders. Un accord pour créer une société 50/50 a été trouvé entre Safran et MTU, le motoriste allemand, ce qui a débloqué les réticences. Si le projet de char franco allemand (projet MGCS : Main Groundcombat System) penche plutôt du coté des industriels allemands, ce projet accuse du retard.

    Les chefs d’Etat-major des forces aériennes françaises et allemandes et espagnols (L’Espagne a rejoint le projet commun) avait publié une tribune commune pour appuyer la nécessité d’engager sans tarder les études pour l’avion de combat commun.

    Objectif : une industrie militaire commune

    Si les Allemands et les Français créent une industrie militaire commune, ce qui est en train de se faire, alors les autres Européens pourront (et devront) lesrejoindre, ce qui permettra à l’Europe d’avoir non seulement une industrie de défense, ce qu’elle a encore, mais surtout une capacité de défense autonome. Les lobbys s’agitent dans tous le sens, aussi bien du coté des Russes que des Américains, qui redoutent plus encore une Europe politique et militaire que commerciale.

  • Allemagne : double fusillade – le terrorisme d’extreme-droite

    Neuf personnes ont été tuées mercredi soir à Hanau, près de Francfort dans le centre de l’Allemagne, dans deux fusillades dont l’auteur présumé a ensuite été retrouvé mort à son domicile, a annoncé la police.

    Ces fusillades ont visé des bars à chicha et fait également plusieurs blessés graves, selon des médias locaux. «À ce stade, la police peut seulement confirmer que huit personnes ont été mortellement blessées», ont indiqué dans la nuit les autorités dans un communiqué. Une personne grièvement blessée a succombé jeudi matin, portant le bilan de ces fusillades à neuf tués, selon un porte-parole.

    Une personne soupçonnée d’être l’auteur de la tuerie a été retrouvée morte quelques heures plus tard, aux côtés d’un autre corps non identifié.

    «L’auteur présumé a été trouvé sans vie à son domicile à Hanau. Les forces d’intervention spéciale de la police y ont de plus découvert un autre corps. L’enquête se poursuit. Actuellement il n’y a pas d’indication selon laquelle il y aurait d’autres auteurs», a écrit sur Twitter la police du sud-est du Land de Hesse, où se trouve Hanau.

    Les enquêteurs ont également retrouvé sa voiture qui contenait des munitions et chargeurs, a précisé la presse locale, ajoutant que le suspect était muni d’un permis de chasse et serait allemand.

    Un important dispositif policier avait été déployé après les fusillades à Hanau, ville située à une vingtaine de kilomètres de Francfort. Un journaliste de l’AFP sur place a vu une trentaine de voitures de police partir du commissariat de Hanau et, selon des témoins, des policiers lourdement armés ont été déployés dans la ville.

    «Choc»

    Une première fusillade a visé un bar à chicha, le Midnight, au coeur de cette ville d’environ 90 000 habitants. Selon la police, au moins une personne a été grièvement blessée sur ce premier site vers 22H00. Des témoins, cités par des médias locaux, ont rapporté avoir entendu une dizaine de coups de feu.

    L’auteur présumé a ensuite quitté en voiture ce premier site en direction de la Kurt-Schumacher Platz, dans le quartier de Kesselstadt, selon la police.

    Une seconde fusillade s’est alors produite, qui a fait «au moins cinq blessés graves» d’après le bilan initial des autorités. Selon les médias locaux, trois personnes ont été tuées devant le premier bar à chicha et cinq devant le deuxième, L’Arena Bar.

    Le tireur aurait sonné à la porte du deuxième bar et tiré sur des personnes présentes dans la zone fumeur, tuant cinq personnes dont une femme, selon des informations de Bild, ajoutant que des victimes sont d’origine kurde.

    «Les victimes sont des gens que nous connaissons depuis des années», a réagi le fils du gérant du bar, cité par l’agence DPA. Deux employés figurent parmi les victimes, selon ce témoin, absent comme son père au moment des tirs. «C’est un choc pour tout le monde.»

    «C’est un véritable scénario d’horreur», a déploré la députée conservatrice de la circonscription, Katja Leikert. Le maire social-démocrate de Hanau, Claus Kaminsky, a lui évoqué une «soirée terrible», qui nous hantera certainement pendant très, très longtemps. Il a demandé d’éviter toute «spéculation» et appelé les habitants à la «prudence».

    Menace

    Le mobile de ces attaques n’est pas encore connu, a précisé un porte-parole de la police.

    L’Allemagne a été ciblée ces dernières années par plusieurs attaques jihadistes, dont une avait fait 12 victimes dans le coeur de Berlin en décembre 2016.

    Mais c’est la menace d’un terrorisme d’extrême droite qui inquiète le plus les autorités allemandes, depuis notamment le meurtre d’un élu allemand pro-migrants, membre du parti de la chancelière Angela Merkel, en juin dernier.

    Vendredi, 12 membres d’un groupuscule d’extrême droite ont été arrêtés dans le cadre d’une vaste enquête antiterroriste. Ils sont soupçonnés d’avoir planifié des attaques de grande ampleur contre des mosquées sur le modèle de l’auteur de l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui en mars 2019 avait tué 51 personnes dans deux mosquées en se filmant en direct. Ils ont été placés en détention.

    En octobre, un extrémiste de droite négationniste avait tenté de commettre un attentat dans une synagogue de Halle, un massacre n’étant évité que de justesse. Faute de pouvoir pénétrer dans l’édifice religieux dans lequel les fidèles s’étaient barricadés, il avait abattu une passante et le client d’un restaurant de kébabs, diffusant en direct sur internet ses forfaits.

    À Dresde, dans l’ex-RDA, huit néonazis sont également jugés depuis près de cinq mois pour avoir planifié des attentats contre des étrangers et des responsables politiques.

    L’association Ditib, principale organisation de la communauté turque musulmane d’Allemagne, a réclamé plus de protection pour ses fidèles qui ne «se sentent plus en sécurité».

  • Un job pour Alex: l’application qui vous aide à trouver un job aux USA

    Nombreux sont ceux qui pensent bien connaitre les Etats-Unis, en raison des séries, des films et de tous les éléments de la culture américaine qui inondent les autres pays.

    Pour autant, quand il s’agit de franchir le pas, et donc de trouver un stage ou mieux encore un emploi, les Français se heurtent très souvent à des refus voir à aucune réponse.

    Qui ne rêve pas de vivre à Manhattan?

    Et si l’une des principales raisons était des erreurs, petites ou grandes, lors de la recherche d’emplois ? C’est ce que pense Josselin Petit-Hoang. Le jeune homme, à New York depuis 6 ans et qui y gère l’équipe marketing d’une start-up, eut lui aussi des difficultés pour trouver un premier stage à New York pendant une année de césure. Il en a tiré plusieurs enseignements et a développé un site .

    Le visa : 1er blocage

    Le premier problème est le visa. Il en existe de plusieurs sortes aux Etats-Unis. Pour certains, l’employeur doit prouver la plus-value qu’apporterait le demandeur d’emploi étranger par rapport à un travailleur américain ou résidant déjà sur le territoire américain avec un visa permanent.

    « le visa est le premier blocage » Josselin Petit-Hoang

    D’autres visas sont plus ouverts mais souvent les employeurs ne veulent pas s’embêter avec des tracasseries administratives qui coutent de l’argent nous a expliqué Josselin Petit-Hoang.

    Il n’y a pas en revanche, selon cet expert, de problèmes spécifiques concernant les diplômes : les employeurs américains acceptent sans problème d’embaucher des étudiants d’écoles de commerce par exemple françaises et qui ont un bachelor (bac +3) ou un master.

    Les différences de pratiques concernant les CV

    Les visas, blocage numéro 1

    Autre problème et véritable différence culturelle : le CV. Aux Etats-Unis, celui-ci doit le plus neutre possible. Les autorités américaines sont particulièrement vigilantes sur de possibles discriminations à l’embauche en raison de l’origine, de l’âge, de la religion … Par conséquent, les CV ne contiennent aucune information personnelle, pas même l’adresse de la personne, et bien sûr pas de photos du candidat.

    « les différences culturelles sur les Cv sont absolument essentielles »

    Les candidats français privilégient les grandes métropoles : New York, Boston, Miami, Chicago et sur la côte ouest Los Angeles, San Francisco et Seattle. Un job pour Alex propose des cours gratuits. Depuis son lancement il y a 2 ans, ce sont pas moins que 7 000 personnes qui se sont inscrites. Il existe aussi par ailleurs un programme avancé qui lui est payant et qui s’axe notamment sur la stratégie visa.

    Au cœur de la stratégie également : identifier les entreprises et les personnes en leur sein à contacter plutôt que parfois le service RH, et la façon de contacter ces personnes. Josselin Petit-Hoang a développé une base de données de 5 000 entreprises et contacts en leur sein.

    Si il est souvent dit que chercher un emploi est en soit un emploi à temps plein, beaucoup oublient qu’à l’étranger, cette recherche doit s’accompagner d’une compréhension du marché et des pratiques. Un job pour Alex aide en ce sens sur le marché américain.

  • États-Unis, zone euro : le pétrole de schiste contre la récession.

    L’époque est à la décarbonisation. La transition énergétique doit aboutir à l’abandon des énergies fossiles au profit des énergies dites renouvelables. Pour autant, la dépendance des économies au pétrole est forte.

    Les cycles économiques s’expliquent par le pétrole

    La hausse du prix du baril a provoqué la rupture de la croissance à maintes reprises que ce soit en 1973, en 1980, en 1990, en 2000 et en 2008. À chaque fois, la hausse du prix du pétrole a provoqué une recrudescence de l’inflation conduisant à une augmentation des taux d’intérêt et un recul du revenu réel qui affaiblissaient l’activité. Lors de ces cinq crises, la corrélation entre hausse du prix du pétrole et chute de la croissance est nette. La forte hausse du cours du pétrole est à l’origine de la crise de 2008. Avec un baril de Brent à 140 dollars, les banques centrales augmentent leurs taux entraînant un ralentissement de l’économie. Les souscripteurs à taux variables sont touchés ce qui conduit à une hausse des défaillances et à la mise sur le marché de biens immobiliers acquis par emprunts. La titrisation des emprunts immobiliers a permis à des personnes à revenus modestes d’acquérir un logement. Cette catégorie de la population est la plus vulnérable en cas de retournement conjoncturel. La mise sur le marché de nombreux biens immobiliers provoqua une baisse de leur valeur. Avec le jeu de la titrisation, la crise se répandit comme une traînée de poudre sur l’ensemble de la planète. La crise de la demande, de facture classique, se mua en crise immobilière puis en crise financière de grande ampleur.

    La crise grecque de 2010/2012 est également en partie due au prix du pétrole. La remontée des cours au-delà de 100 dollars le baril pèse sur la croissance de ce pays dont le solde extérieur est fortement dégradé. Les investisseurs commencent à douter de la capacité du pays à rembourser les dettes accumulées et retirent leur soutien financier.

    Baisse du prix du baril, retour de la croissance.

    A contrario, la chute des cours a permis le retour de la croissance en Europe à partir de 2016. Le baril atteint un point bas en février 2016, à 26 dollars le baril de Brent. Les principales économies européennes enregistrent leur meilleur taux de croissance en 2017. L’expansion de la France atteint alors 2,2 % du PIB. La chute des cours a généré un surcroit de revenus de l’ordre de 1 000 euros par ménage entre 2016 et 2017.

    Une des explications du long cycle de croissance de l’économie mondiale depuis la crise de 2009 se trouve en partie dans la faiblesse devenue structurelle des cours du pétrole. La forte augmentation de la production de pétrole de schiste a modifié en profondeur l’équilibre du marché pétrolier. La production américaine de pétrole est passée de 6 à 13 millions de barils jour de 2002 à 2019.

    Pétrole de schiste, faiblesse des cours.

    Les prix du pétrole restent faibles malgré l’expansion économique. Cette situation concourt au maintien d’une inflation et de taux d’intérêt faibles. Le prix du baril est d’autant plus faible que le contenu de la croissance en énergie tend à diminuer. Par ailleurs, l’essor des énergies renouvelables ralentit la progression de la demande de pétrole. La faible inflation générée par le prix du pétrole se répercute sur les coûts du travail. Ces derniers constituent un facteur important dans les spirales inflationnistes. La faible inflation actuelle réduit les pertes de pouvoir d’achat des ménages. En 1973 comme en 1980, en 2000 et en 2007/2008, les salaires réels avaient enregistré des diminutions du fait de l’augmentation rapide des prix. Depuis dix ans, leur augmentation est faible mais le pouvoir d’achat progresse. Dans le premier cas, la demande avait été pénalisée avec la perte de pouvoir d’achat quand dans le second cas, elle peut poursuivre sa progression.

    Les États-Unis bénéficient de manière plus importante des cours faibles du pétrole car ce dernier est moins taxé qu’en Europe. Une chute du prix de pétrole brut s’y répercute plus nettement. Par ailleurs, l’économie américaine profite également de l’essor du pétrole de schiste en tant que producteur. Les autorités américaines souhaitent un cours du pétrole à un niveau intermédiaire, ni trop élevé pour favoriser les consommateurs ni trop bas pour ne pas pénaliser les producteurs de pétrole.

    Dix ans de croissance en Europe et aux Etats-Unis

    Malgré plus de dix ans de croissance, les pays occidentaux et, en premier lieu, les États-Unis, ne connaissent pas réellement d’augmentation des prix tout en étant en situation de plein emploi. Cette absence d’inflation explique en grande partie le caractère atypique du cycle de croissance actuelle et sa longévité. La très grande sensibilité des pouvoirs politiques face à toute menace de ralentissement économique joue également un rôle non négligeable en empêchant une remontée des taux d’intérêt.

    En 2019, les deux grandes banques centrales, BCE et FED, ont été contraintes d’abaisser leurs taux à la simple annonce d’une décélération de la croissance. Ce cycle reposant sur un pétrole bon marché et sur des taux d’intérêt faibles permettant une croissance médiocre mais réelle peut s’interrompre soit du fait d’une augmentation rapide du cours du pétrole, soit de celle des taux d’intérêt provoquée par une crise de défiance.

    Risques politiques

    Le relèvement des cours du pétrole pourrait être provoqué par une crise majeure au sein du Moyen Orient. Les derniers évènements (attentat contre une raffinerie en Arabie Saoudite et tensions entre les États-Unis et l’Iran) ont eu peu d’impact sur le cours. La menace la plus réelle est celle liée à une guerre préventive contre l’Iran en cas de mise au point manifeste de leur bombe nucléaire. Parmi les autres menaces militaires figure une tentative de déstabilisation de l’Arabie saoudite par l’Iran mais cela aurait pour conséquence une rapide implication des États-Unis.

    Le deuxième risque est une stagnation de l’offre de pétrole par sous-investissement. Les faibles prix conduit les entreprises pétrolières à différer leurs programmes de recherche de nouveaux gisements. Par ailleurs, ces derniers exigent des moyens de plus en plus importants pour l’extraction. Compte tenu des cours actuels, leur rentabilité n’est pas assurée. Aux États-Unis, les producteurs de pétrole de schiste ont néanmoins réalisé d’importants gains de productivité afin de contrecarrer les conséquences de la baisse des cours. Une concentration des producteurs est également en cours afin de permettre une mutualisation des investissements.

    Une croissance faible de longue durée possible

    Du fait de la pression des ONG et de l’opinion publiques en faveur de la décarbonisation de l’économie, les compagnies pétrolières pourraient manquer de fonds propres pour assurer leur développement. La pénurie de capitaux pourrait amener celle de pétrole à moyen et long terme. Concernant les taux d’intérêt, la forte surveillance des banques centrales empêche pour le moment un réel dérapage. Le maintien des taux bas contribue peut-être à celui d’une faible inflation. La relation inflation/taux d’intérêt pourrait s’être inversée. En fixant des taux bas sur de longue période, les banques centrales auraient convaincu les investisseurs que l’inflation ne sera pas de retour de sitôt. Dans ces conditions, le cycle de croissance pourrait perdurer et continuer à battre les records de longévité.